Des bougies, des burritos et des ministres contre le terrorisme islamiste

Rassemblement après le meurtre de Samuel Paty By: Jeanne Menjoulet - CC BY 2.0

Osons nous affirmer comme la terre des Lumières, de la science et du progrès et considérons nos ennemis pour ce qu’ils sont.

Par Marc André.

Suivant, en bon hussard de la République, les consignes de son ministère, un professeur vient d’être décapité pour avoir enseigné la liberté d’expression à ses élèves. Ce meurtre abject n’est pas l’œuvre d’un illuminé, mais la résultante d’une cabale, savamment orchestrée par l’islamisme politique et tous les petits nervis qui gravitent autour.

Le meurtrier est un réfugié politique tchétchène de 18 ans. Un garçon accueilli, protégé et éduqué par notre pays et nos impôts. Une bête sauvage que la justice a maintenue sur notre sol, alors que l’administration pour une fois clairvoyante voulait le renvoyer en Russie, compte tenu de ses antécédents, lesquels, malgré son jeune âge, représentaient tout sauf une chance pour la France.

On ne peut plus fermer les yeux

Parce que cet acte de terreur touche un enseignant, les bisounours qui nous gouvernent ne peuvent plus fermer les yeux sur l’ampleur de la menace. Le parti du déni est touché au cœur de son ADN. Décidément, les islamistes ne respectent rien, pas même les pieux (si j’ose dire) mensonges de nos dirigeants sur le péril fasciste. Impossible, cette fois, de mettre la poussière sous le tapis au prétexte commode qu’il ne faut pas donner du grain à moudre à l’extrême droite.

Le problème c’est que Samuel Paty n’est pas la première victime du fanatisme islamique qui tente de prendre le pouvoir en France en semant la terreur. Avant lui des enfants juifs ont été abattus en tant que tel, à Magnanville deux policiers ont été égorgés devant leur fils, un chef d’entreprise décapité ; et le père Hamel tout aussi sauvagement assassiné dans une église au pied de son autel pour ne citer que des actions individualisées, sans oublier Charlie Hebdo, l’Hyper cacher, le Bataclan et Nice.

Au total, depuis 2012 : 266 victimes… 267 maintenant. À chaque fois, des bougies, de belles paroles, « plus jamais ça », « nous sommes tous trucmuche » et… les affaires reprennent comme si de rien n’était. Simplement maintenant, ça ne prend plus et l’émotion est considérable.

Rodomontades médiatiques

Comme à chaque fois que l’exécutif est pris en flagrant délit d’impéritie, nous assistons aux désormais bien rodés brassages d’air et autres rodomontades médiatiques de nos autorités qui veulent se donner l’air de prendre à bras-le-corps un sujet dont elles ont toujours soigneusement évité de s’emparer jusqu’ici.

Darmanin s’en prend aux rayons ethniques dans les supermarchés, déclenchant au passage la panique des amateurs de fajitas et autres burritos qui craignent pour la sécurité de leurs approvisionnements en gastronomie mexicaine.

Ce faisant, il passe gentiment sous silence le fait bien plus préoccupant que certaines supérettes de quartier ne vendent plus ni alcools ni charcuteries. Nathalie Loiseau — sans doute en manque de notoriété — propose que chacun mette une bougie à sa fenêtre en attendant sans doute de faire applaudir chaque soir nos enseignants, comme hier nos soignants…

L’ineffable Blanquer souhaite que les parlementaires se déplacent à la rentrée dans les établissements scolaires pour témoigner du soutien de la nation à son corps enseignant. Outre le ridicule de l’opération, je souhaite bien du plaisir aux chefs d’établissement qui recevront la visite des LFI, Verts et autres indigénistes, les idiots utiles de l’islamofascisme qui ont été copieusement traités de collabos lors des manifestations d’hommage à Samuel Paty le week-end dernier.

Dans cette agitation frénétique, les mots ont leur importance à défaut d’avoir un sens et quand on s’adresse à des enseignants, il serait utile de les peser. Notre rocailleux Premier ministre vient d’en faire l’expérience après avoir déclaré que les enseignants sont « choyés » par le gouvernement.

Il faut dire que ce meurtre tombe affreusement mal pour notre exécutif à paillettes. Le président venait à peine de se rendre compte du péril islamiste « séparatiste » et s’apprêtait, à grands renforts de tambours et de trompettes, à donner l’illusion qu’il allait faire quelque chose que boum, patatras et ironie de l’Histoire, la tête d’un professeur de cette même matière roule dans un caniveau 227 ans, jour pour jour après que celle de Marie-Antoinette soit tombée dans la sciure de la République naissante…

Lors du vibrant et nécessaire hommage rendu à ce serviteur de l’État, notre sémillant président a enfin nommé l’ennemi. L’islamisme (toujours serti d’un adjectif) est enfin entré dans le viseur d’un homme pourtant si prompt à déclarer la guerre à un virus. Ce faisant il nous assure, sous les bravos de ses thuriféraires, que la France ne « renoncera pas aux caricatures, aux dessins. »

Les dessins de presse sauvés

Nous voilà rassurés ! La patrie des droits de l’Homme a pour ambition de demeurer celle de ceux des dessinateurs de presse. Non que leur rôle soit négligeable, mais bon… quelle ambition pour la France.

Comme l’a superbement écrit Pierre Jourde dans une récente chronique du Nouvel Obs, notre pays a été un phare dans le combat des Lumières face aux interdits et aux dogmes religieux. C’est parce que nos ancêtres ont bravé les interdits de l’Église et qu’ils ont, ce faisant, blasphémé que nous sommes libres et aussi considérablement avancés scientifiquement que matériellement. C’est parce que la chrétienté a accepté la remise en cause de ses présupposés que l’Occident est ce qu’il est.

Les barbus sont terrorisés à l’idée que des musulmans puissent préférer les lumières de la pensée et de la réflexion aux ténèbres du dogmatisme le plus stérile. C’est pour cela qu’ils s’en prennent avec acharnement à nos valeurs qui n’ont, du reste, rien de si spécifiquement républicaines.

Ils craignent la contamination et c’est pour cela qu’ils s’acharnent sur nous. Soyons un peu plus fiers et relevons nos ambitions. Osons nous affirmer comme la terre des Lumières, de la science et du progrès et considérons nos ennemis pour ce qu’ils sont. Cessons de leur trouver des excuses, cessons de nous compromettre avec ces fanatiques et combattons les sans répit.

Nous le devons à nos enfants, nous le devons à nos compatriotes musulmans. Nous le devons à la France éternelle, celle de Jeanne d’Arc, de Napoléon et de De Gaulle. Ces grandes figures de la Nation ne le sont pas devenues en allumant des bougies et en répétant « vous n’aurez pas ma haine ».

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