Médine au Bataclan : le Camp du Bien à la rescousse

En programmant Médine au Bataclan, l'établissement provoque un tollé. La presse, elle, n'y voit qu'un prurit de l'extrême-droite.
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Médine au Bataclan : le Camp du Bien à la rescousse

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 13 juin 2018
- A +

Vous ne connaissiez probablement pas Médine (le rappeur, pas la ville) mais l’actualité et les médias français ont réussi le tour de force de lui offrir un peu plus que son quart d’heure de gloire : le Bataclan a en effet choisi de le programmer pour deux concerts en octobre, malgré certaines de ses paroles et de ses clips musicaux qui ne laissent planer qu’un doute léger sur son engagement religieux quasi prosélyte.

C’est ainsi que ce rappeur, auteur notamment de Don’t Laïk dont les paroles donnent assez peu dans l’ambiguïté, a été rapidement propulsé en avant de la scène médiatique. Tous les ingrédients étaient en effet rassemblés : un lieu de passage hautement symbolique puisque marqué par la mort de douzaines de personnes et des centaines de blessés dans un attentat islamiste, un rappeur à la prose aussi fleurie que délicieusement parfumée de modération, plusieurs personnalités politiques vent debout et tweets rageurs dégainés en salve serrée contre la tenue de ces concerts… Il n’en fallait pas plus pour que tout ceci enfle rapidement sur les réseaux sociaux.

Et alors qu’on aurait pu assister à un intéressant débat sur la décence, la moralité ou l’opportunité de programmer, à ce moment-là, cet artiste-là dans cette salle-là, la polémique a rapidement été détournée pour se résumer à une nouvelle opposition frontale entre une droite voire une extrême-droite naturellement islamophobe et méchante et cracra, et le reste du monde, naturellement posé et réfléchi (et mignon aussi bien sûr).

Je n’exagère même pas.

Écartons tout d’abord la question pratique de ce que le Bataclan peut ou pas faire de sa programmation : oui, les propriétaires de cette salle sont parfaitement libres d’y faire jouer les « artistes » qu’ils veulent. Et s’il n’est, commercialement parlant, certainement pas très judicieux de s’asseoir sur les questions morales ou de flirter avec l’indécence voire la provocation la plus caricaturale, la liberté d’expression et celle d’usage de sa propriété autorisent effectivement la direction du Bataclan à programmer n’importe quelle mauvaise soupe de son choix (après tout, soyons honnête, ce ne sera pas la première fois).

Par ailleurs, peut-on vraiment être surpris de ce comportement lorsqu’on se rappelle de la mise en scène consternante qui nous fut jouée lors de la commémoration de Verdun, dans laquelle on avait cru judicieux de faire trotter des centaines de gamins sur des milliers de tombes de soldats morts dans des conditions abominables cent ans auparavant ? Peut-on réellement s’étonner, de nos jours, de voir ce genre de personnages et cette direction artistique envisager sans broncher un concert dans une salle martyrisée alors que, lors de ces mêmes événements de Verdun, certains envisageaient aussi sereinement d’y faire braire chanter Black M, au passé « artistique » tout aussi sulfureux ?

Non, en réalité, il n’y a rien de surprenant : certains veulent absolument choquer, et la tribune et la visibilité que leur offrent les médias leur donnent de ce point de vue une réussite fulgurante. Un rappeur méconnu utilise (une fois n’est pas coutume, voyons !) des propos haineux et, magie d’une programmation maline, se retrouve sous les feux de la rampe.

Classique.

Ce qui l’est tout autant mais dont on parle, malheureusement, nettement moins, en est le traitement par notre presse, toujours à la hauteur de ses subventions ; pour elle, il n’y a guère de doute à avoir : ceux qui s’opposent à la tenue de ce concert ne peuvent être placés ailleurs que dans le champ politique, et même plus précisément, dans celui plus étroit encore de l’extrême-droite (avec une petite incursion de la droite parce que bon, tant qu’à faire).

Il suffira de parcourir les articles de la fine fleur journalistique française pour bien comprendre comment la polémique a viré à l’énième jeu de politicaillerie habituelle : ceux qui s’opposent à ce concert semblent n’être que « des élus de droite et d’extrême-droite », quand ce n’est pas toute « la droite et l’extrême-droite qui appellent à l’annulation de concerts du rappeur Médine au Bataclan » (avec des variantes possibles).

Escamotées (on dirait « invisibilisées », de nos jours) plus ou moins finement, les victimes qui s’y opposent aussi par la voix de leurs avocats. Oubliés ou pudiquement relégués en fin d’articles, ceux qui seraient plutôt au centre (comme des élus En Marche) voire à gauche et qui auraient les mêmes sentiments.

Pour bien enfoncer le clou, cette presse préfèrera balancer du Le Pen, du Wauquiez, du Ciotti, les laissant ainsi avec le monopole de la décence dans le débat public, ce qui, au passage, en dit très long sur la grave crise d’identité qui traverse la gauche et le Camp du Bien, du Progrès et de la Gentillesse en général…

Pire encore : en polarisant de façon si caricaturale le débat public comme un simple prurit d’une frange de la droite et de l’extrême-droite, en allant même jusqu’à présenter ces derniers comme des semi-débiles, cette presse de plus en plus indigente fait une nouvelle fois la sourde-oreille la plus complète à des réactions pourtant légitimes qui ont un réel besoin d’expression. Cette expression pourrait être de rappeler que, quoi que puisse réellement penser le rappeur Médine, ce qu’il écrit et ce qu’il chante dans ce cadre-là, à ce moment-là, choque effectivement une part de l’opinion et mériterait sans doute des aménagements, pour le dire posément.

Mais la presse n’en a cure. Pourtant, on pourrait être sûr que si un groupe de hard rock, joyeusement baptisé Dylann Roof, se prenait l’envie d’aller faire un petit concert dans une église de Caroline du Sud, chacune de ces publications ne manquerait pas de s’étouffer sous l’outrage dans de multiples articles incendiaires (au passage, on pourra se demander comment elle réagirait à un hypothétique concert de Bertrand Cantat qui serait organisé le 8 mars, journée de la femme). Du reste, on les retrouve toujours en première ligne lorsqu’éclate une énième polémique idiote (à base de féminisme, de sexisme ou de l’une de ces innombrables luttes que ces médias affectionnent tant de nos jours). En fait, il ne fait bon être outré que si l’on est du bon camp.

Comme le disait paradoxalement Médine, notre rappeur polémique, « La provocation ne sert que pour provoquer le débat. Si la provocation n’aboutit qu’à rester dans des postures, qu’on perd le dialogue, elle ne sert plus à rien. »

Comme une horloge arrêtée qui indique l’heure exacte deux fois par jour, il adresse ici un message que notre belle presse bien pensante et sur-subventionnée devrait méditer avant de paraphraser niaisement les dépêches AFP ou de nous infliger ses préférences morales débiles ripolinées en canons universels de la vérité, du juste et du bon goût : encore une fois, la provocation ne ‘perd pas le dialogue’, elle le clot avec beaucoup de mépris et de stupidité.
—-
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  • Merci h16. Une démonstration que le libéralisme exige de s’inscrire dans un système moral. On y mettrait par exemple le respect des morts.

    • @Chris_de_B : Euuuuh…Le libéralisme exige le respect de la propriété. Raison pour laquelle h16, qui juge que la programmation du Bataclan est problématique, a malgré tout pris le soin (contrairement à l’extrême droite) de défendre le droit des propritaires du Bataclan d’inviter qui ils veulent dans les limites de leur propriété. Le « respect des morts » relève d’une éthique personnelle, le libéralisme ne se prononce pas sur une telle question, il ne se préoccupe que du respect du Droit.

    • Gardez votre morale en dehors du libéralisme s’il vous plait…

      • Edouard Bracame
        13 juin 2018 at 12 h 15 min

        Bien dit ! Le liberalisme façon Contrepoints vire à la farce. Va falloir vous ressaisir les gars !

    • Il me semble qu’il ne s’agit pas là de morale, mais de propagande plus ou moins idéologique.

  • Si on commence à mettre de la morale partout, on n’a pas fini.

  • Edouard Bracame
    13 juin 2018 at 12 h 13 min

    « Écartons tout d’abord la question pratique de ce que le Bataclan peut ou pas faire de sa programmation : oui, les propriétaires de cette salle sont parfaitement libres d’y faire jouer les « artistes » qu’ils veulent. (…) la liberté d’expression et celle d’usage de sa propriété autorisent effectivement la direction du Bataclan à programmer n’importe quelle mauvaise soupe de son choix (…) »
    Sage précaution oratoire parce que tout le reste de l’article indique à mots couverts que son auteur n’aurait pas vu d’un mauvais oeil que cette liberté là fût quelque peu rognée pour une question de « décence » et aussi parce que, ma brave dame, vous comprenez, hein, les rappeurs, si pn pouvait leur couper le sifflet à ceux-là, hein ?! …

  • La même chose s’est passé avec Dieudonné… Mais là, ça a marché… Dans ce cas, ça ne marchera pas, car ce rappeur est du bon côté…

  • Edouard Bracame
    13 juin 2018 at 12 h 45 min

    Il est assez paradoxal de se voir signifier bon ou mauvais point (au bout de combien a-t-on droit à une image ou au contraire doit-on aller au piquet ? ) sous la bannière d’un article qui critique le Camp du bien tout en prônant mezza voce une extension du domaine de la décence…

    • En fait non. On peut trouver ce concert indécent et être parfaitement contre l’idée de l’interdire. De même qu’on peut trouver indécent de se réclamer communiste aujourd’hui, sans vouloir l’interdire. De même qu’on peut trouver que le voile (ou du moins ses versions les plus « couvrantes ») est indécent sans vouloir l’interdire. Oui, on peut défendre ses idées sans vouloir interdire celles des autres, ou vouloir les faire taire. Etonnant non?

      • Edouard Bracame
        13 juin 2018 at 13 h 10 min

        La tentation de l’interdit transpire pourtant à travers cette prose. Oh certes, pas directement, mais en convoquant la douleur des victimes, bien moins volubile néanmoins que Ciotti et cie, et la morale déguisée en la circonstance en décence…
        Ne voyez vous pas que l’on aimerait bien ici « faire taire » Medine et Black M ?

        • Lol, non. Il émet juste son opinion : les propriétaires du Bataclan sont des crétins.
          Bizarrement, ce sont les mêmes qui ont refusés un nouveau concert du groupe Eagles of death metal (le groupe qui jouaient pendant l’attentat) parce que son chanteur avait émis des opinions pas très bisous sur l’islam…

        • Un peu surpris par ces commentaires. En effet, H16 commence par dire que le Bataclan a le droit de faire ce qu’il veut. Toutefois, être libéral ne signifie pas, à mon avis, ne pas pouvoir émettre une opinion sur un sujet de société comme celui-ci. Pour ma part, je suis choqué par les quelques extraits que j’ai lu des chansons de ce rappeur Medine faisant du prosélytisme islamisme radical d’une part et par l’extrême gauche (mais ils refusent de se faire appeler ainsi) traitant ceux qui s’indignent, de fachos et d’extrême droite; ce sont les mêmes d’ailleurs qui s’indignent et font ce qu’ils peuvent pour que des Zemour, Dieudonné et d’autres n’aient plus droit à la parole. Ce 2 poids, 2 mesures me gène. Pour moi, tout le monde a le droit de s’exprimer y compris ceux qui ont des idées nauséabondes à mes yeux et, je revendique le droit de penser que ce Medine au Bataclan, ce n’est pas le beau visage de l’humanité…

        • En résumé: cet article déplore qu’une occasion de débattre librement et de laisser place a une contradiction / opposition d’idées somme toute relativement normale en la circonstance ait été comme d’habitude l’occasion pour tous de faire des procès d’intention sans fondements réels et d’en faire une caricature, c’est a dire, exprimer une profonde stupidité ainsi qu’un mépris insondable. Laisser donc vos procès aux placards, Edouard. Si ma prose sous entend que vous êtes ce qu’il fallait démontrer, c’est que vous avez, enfin, tout compris.

        • « La tentation de l’interdit transpire pourtant à travers cette prose. »
          Vous avez raison c’est inacceptable. Il devrait être interdit d’interdire n’est-ce pas 😉

  • Edouard Bracame
    13 juin 2018 at 12 h 51 min

    Visiblement, je commence ici à faire l’objet d’un début de censure. On doit me confondre avec un rappeur…

    • Bah oui, nous ne sommes pas d accord avec vous, quoique que nous pensions pas ailleurs de Médine, et nous le disons, donc vous vous sentez censuré. .Logique de mal comprenant.
      Les droits de la personne et le droit de propriété ne s arrettent pas où commence vos sentiments Édouard, et personne ici ne vous censure. : La preuve je peux vos commentaires. Apprenez le sens des mots.

      • Guido Brasletti
        15 juin 2018 at 0 h 09 min

        Je vous confirme que mon pote a bien été censuré. Il m’a confié qu’aucun de ses messages depuis ce matin n’a été publié.

    • Si vous étiez censuré nous ne pourrions pas vous répondre 😀

  • Aaaah la transgression ! Géniaaalllll !
    Vraiment ?
    Pas pour moi, je trouve cette programmation infiniment triste, provocante et malvenue. C’est  » j’irai cracher sur vos tombes « .
    Je ne sais vraiment pas comment on peut y trouver son compte, car pour ma part j’y vois l’humiliation des victimes du Bataclan, Le « vea victis » de terroristes venus de la oumma.
    Je ne parle pas de libéralisme ici. Ce n’est tout simplement pas le sujet. Je dis juste ce que je ressens !

  • En ce qui concerne les Carolines, états US que je connais bien, il a fort à parier que l’engin inventé par Monsieur Poulain, cracherais très vite des pralines qui ne seraient pas en chocolat….

  • Certains ici on l’air de ne pas vouloir comprendre – ou font comme si – de quoi il s’agit quant à la venue de Medine au Bataclan.
    L’attaque terroriste est un fait de guerre par une entité terrorise djhadiste (le djihad est la guerre religieuse de l’Islam contre ses ennemis). Il y eu 230 morts et 350 blessés à l’arme de guerre !
    Le contexte est celui-là : la guerre que mène contre nos sociétés libres et ouvertes et ses symboles un doctrine intégriste et violente.
    Nous ne pouvons ici tenir des raisonnements comme si nous étions dans un contexte de simple fonctionnement sociétal ordinaire. Inviter sur cette scène chargée de sang, de larmes et d’émotions, un personnage qui fait référence au djihad et à la doctrine de l’agresseur est une provocation insupportable et une insulte faite aux victimes de la barbarie terroriste.
    Ergoter dans ce contexte du convenable et du répréhensible, de la liberté, du libéralisme, du libre commerce, n’a juste aucune pertinence.
    Les circonstances de guerre abolissent les codes de temps de paix et d’harmonie. Elles portent leurs propres lois.

    • 130 morts
      ont l’air

    • « Les circonstances de guerre abolissent les codes de temps de paix et d’harmonie. Elles portent leurs propres lois. »

      @Jean-Michel : Supprimer la liberté sous prétexte qu’on vit en temps de guerre ne va pas améliorer la situation. Au contraire, cela va l’empirer encore plus, car c’est exactement ce que recherche l’ennemi (les terroristes, les djihadistes salafistes.) Ce que déteste l’ennemi et qui l’affaibli, c’est justement de nous voir défendre la liberté d’expression même pour des rappeurs qu’on trouve communautaristes, ou défendre la liberté vestimentaire même pour des femmes qui choisissent librement de porter une burka qu’on juge rétrograde ou un burkini qu’on trouve ridicule. Ce qu’adore l’ennemi et qui le renforce, c’est de nous voir défendre l’extention de l’Etat au détriment de la liberté, défendre le prolongement de l’Etat d’urgence, défendre les interventions militaires en libye ou en syrie ou autre, défendre le renforcement des lois liberticides, des censures, des interdictions, etc… L’ennemi adore nous voir creuser notre propre tombe.

      • Tout à fait; par contre il est permis de lancer un appel au boycott de ces concerts sur les réseaux sociaux.

      • @ commando,
        Un mélanchoniste n’aurait pas dit mieux. Bravo.

        • @MonsieurB : Depuis quand Mélanchon et sa clique s’opposent-ils à, je cite, « l’extention de l’Etat au détriment de la liberté » ? Depuis quand s’opposent-ils aux « lois liberticides » , « censures » , « interdictions » ?

          La réalité c’est que les mélanchonistes, et plus généralement la gauche regressive, ne défendent pas la liberté. Ils se contentent, comme l’extreme droite, de piocher les morceaux de liberté qui les intéressent et de rejeter ceux qui mettent en péril leurs privilèges indus.

          Contrairement à un libéral qui dit « je suis pour la liberté. Point final ». Un mélanchoniste ne pourra pas s’empêcher de rajouter « je suis pour la liberté MAIS » (exemples : mais contre la liberté d’exprimer des opinions « racistes », contre la liberté de licencier des salariés improductifs, contre la liberté de fuir les enfers fiscaux, etc…)

          • L’Homme est un animal grégaire. Il n’y a pas de liberté réelle, ce que vous défendez est pur fantasme. Il n’y a que des rapports de forces entre groupes d’individus qui s’agrègent entre eux sur des principes futiles comme la couleur de peau, la religion, l’idéologie politique, etc etc…

            • Tiens l’épreuve de philo au bac approche. Suggestions:
              1) Si l’homme est un animal grégaire, quelle est la place de l’individu dans la société?
              2) Y a-t-il une liberté réelle?
              3) La société humaine se résume-t-elle a des rapports de force?

              zavez 4 heures

          • Melenchon n’est pas xénophobe Mais Il hait les Lituaniens et les plombiers polonais. Quand il s’agit de réduire les coûts de sa petite entreprise, il préfère passer par l’Italie que demander au gouvernement français de baisser les charges sociales.

        • @MonsieurB
          Bonsoir,
          « Un mélanchoniste n’aurait pas dit mieux. »
          Un mélenchoniste ne peut pas dire mieux. Il est contre la liberté.

          • @STF
            Tiens, ça me rappelle quelque chose ça. Le camp de ceux qui sont pour la « liberté » contre le camp de ceux qui sont contre. Le camp du bien contre le camp du mal. C’est bien vous avez choisi d’appartenir à un groupe fondé sur des valeurs idéologiques abstraites.

        • Vous savez, même Mélenchon dit des choses intelligentes parfois. Même à vous cela doit arriver.

    • La logique, la raison sont différentes en fonction des circonstances ?
      Les lois doivent l être également ?
      En temps de guerre, le droit doit être assoupli ?
      Je crains de mal vous comprendre.

  • La Presse Française : Il est stupéfiant de voir que ceux qui demande l’interdiction des concert de Bertrand Cantat sont exactement les mêmes qui défendent Médine et la « liberté d’expression » des rappeurs communautaristes !!!
    L’idéologie est la pire des drogues !!!

    • @Daniel.S : Corrigez-moi si je me trompe, mais Médine (aussi dangereusement communautariste soit-il) a tué personne, contrairement à Cantat. Là où vous avez cependant raison, c’est sur le fait que la complaisance de la gauche regressive envers les conneries de certains rappeurs (racisme anti-blanc, slut-shaming, homophobie) est chaque jour toujours plus flagrante.

    • L’idéologie est ce qui pense à votre place.

      Revel

  • @AerosolKid
    Effectivement Mélanchon est capable d’une liberté de pensée dont l’intelligence tranche parfois sur la médiocrité ambiante. Notamment, sa prise de position dans le débat sur l’euthanasie et le suicide assisté est exemplaire.

    Mieux vaut ne pas sous-estimer quelqu’un qui veut faire inscrire dans la Constitution le droit de disposer de son corps afin de rester maître de soi. Contrastant avec l’obscurantisme maintenu dans le débat sur l’euthanasie par ce qui semble une secte infiltrée pour imposer ses diktats contre la volonté de plus de 80 % de la population, Mélanchon a le mérite de défendre pour chacun le droit de vivre sa mort avec la même exigence universaliste que le sénateur Henri Caillavet il y a 40 ans.

    Aujourd’hui, il n’y a que les élus de La France Insoumise qui ont le courage de défendre notre dernière liberté contre la loi Claeys-Leonetti de 2016 qui n’aura ajouté que de la souffrance à la souffrance avec l’ignoble solution de la sédation. Loin de réussir à endormir la souffrance, cette fausse solution n’a pour effet que d’endormir la conscience de ceux qui ne veulent pas voir dans quelle indignité l’on meurt encore en France.

    Que vient faire la question de l’euthanasie à propos d’un article sur le Bataclan?
    Le Bataclan reste dans les mémoires comme le lieu du paroxysme d’un obscurantisme terrifiant. Or cet obscurantisme spectaculaire nous renvoie à l’obscurantisme poisseux qui recouvre aussi d’un voile pudique une violence plus ordinaire et dont la banalisation est terrifiante aussi, celle de ce que les vieux, les malades et les accidentés peuvent endurer en l’absence de légalisation de l’euthanasie (« mort douce » en grec). Au nom de quoi ?

    A ce sujet, et pour rester dans le registre du scandale que constitue la programmation de son concert au Bataclan, peut-être que le rappeur précité pourrait avoir le cynisme de penser à un couplet sur le caractère rédempteur de la souffrance… ceci afin d’aller dans le sens de ceux qui se satisfont de la situation… en toute inconscience, quand ce n’est pas par méchanceté délibérée qui semble devenue en France un principe de gouvernement.

    Cela pour dire que la réouverture du débat sur l’euthanasie s’impose afin de rappeler que si nous entendons être libres c’est parce que nous sommes supposés avoir une conscience. Ce débat doit nous permettre de nous élever pour sortir de l’obscurantisme dans lequel nous sommes encore englués. Et ne sous-estimons pas la capacité de Mélanchon et des élus et militants de La France Insoumise à se saisir de ce combat pour savoir le mener, contre toute attente, sur la base de principes parfaitement libéraux. Le fait qu’ils soient les seuls à avoir publiquement sur le sujet un positionnement aussi exemplaire est déjà pour eux une victoire.

  • Je veux bien être «libéral», mais pas jusqu’à l’imbécilité, façon Chamberlain à Munich. Ici, l’identité véritable de Médine : https://www.youtube.com/watch?time_continue=2&v=ulzUKC1fL28

    Si les libéraux se refusent à reconnaître les nombreuses manifestations du «jihad soft» (entrisme, associations, revendications multiples, mosquées, port du voile, taqqya dans le discours) prôné par les Frères musulmans et leurs acolytes, les choses ne feront qu’empirer.

    • « Je veux bien être «libéral», mais pas jusqu’à l’imbécilité ».
      Enfin un commentaire sage. La réalité de la vie ne se résume pas à de la pensée abstraite aussi séduisante soit elle. Parfois il faut revenir aux fondamentaux, aux choses simples et accepter que les rapports humains ne sont régis que par des rapports de force entre individus agrégés. Quelque part heureusement que la pensée libérale ne s’applique pas à la lettre car sinon elle mourrait instantanément phagocytée et étouffée par d’autres idéologies qu’elle ne pourrait contenir.

  • jacques lemiere
    15 juin 2018 at 7 h 27 min

    on a les polémiques qu’on mérite..

    On a le droit de penser que le terrorisme islamique est distinct du radicalisme religieux islamique..et considérer que a programmer un rappeur religieux est une sorte de démonstration de ce fait.

    La vraie question n’est elle pas de comprendre l’origine de la penséé radica

    • jacques lemiere
      15 juin 2018 at 7 h 31 min

      le en général?

      Et pour juger du crétinisme éventuelle de la programmation de ce type il faut connaitre les buts des programmateurs..si c’est dans le militantisme, alors ils ont clairement raison, si c’est le commerce, on comptera les tickets d' »entrée et la valeur équivalente de la campagne de presse…et c’est un peu inquiétant..

    • jacques lemiere
      15 juin 2018 at 7 h 38 min

      Il me semble qu’il existe un mythe…les valeurs supposément partagée par une société ce n’est JAMAIS le cas.
      sans parler des islamistes, je vois tous les jours des gens qui sont contre les libertés fondamentales des méchants…
      et quand on en vient aux valeurs ça peut finir en baston.

      • Johan Rivalland
        15 juin 2018 at 11 h 16 min

        Je l’avais un peu moquée dans l’un de mes articles, sur un tout autre sujet, tout en reconnaissant son intelligence. Voici une argumentation bien construite et mesurée de la part de cette jeune fille loin d’être idiote. Une approche intéressante. A verser au débat, et en plein coeur de celui-ci.

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