Condamner les voitures, c’est nuire aux individus

En limitant l’utilisation des voitures les autorités publiques portent atteinte aux satisfactions individuelles, ce qui est totalement contestable.

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Condamner les voitures, c’est nuire aux individus

Publié le 6 octobre 2020
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Par Pascal Salin.

Il y a eu des époques dans le passé où d’importants efforts étaient consentis pour faciliter l’utilisation des automobiles. Il y a quelques décennies on a ainsi construit beaucoup d’autoroutes et favorisé la circulation des voitures en ville, par exemple sur les quais de Seine à Paris.

Mais nous sommes maintenant confrontés à une situation totalement inverse : il existe beaucoup de lobbies plaidant pour la limitation ou même l’interdiction de la circulation des voitures. C’est ainsi que le gouvernement diminue les vitesses maximales autorisées et que de nombreuses mairies cherchent à réduire la circulation des voitures en ville.

L’un des exemples les plus frappants est évidemment celui des décisions de la mairie de Paris qui réduit constamment les rues disponibles pour les voitures et qui par ailleurs semble créer volontairement des situations d’embouteillage pour décourager leus utilisateurs.

Or, si les voitures ont été inventées et se sont considérablement développées c’est parce qu’elles permettaient de satisfaire les objectifs d’un très grand nombre de personnes. Il est évidemment essentiel de toujours tenir compte de cette caractéristique.

Liberté de déplacement et gain de temps

La voiture est un instrument permettant de se déplacer, mais elle en est un parmi beaucoup d’autres. Tout d’abord, bien sûr, la marche à pied puis, par exemple, les vélos, les motos, les bus, les trains, les avions, mais aussi les chevaux et autres animaux comme les éléphants dans certains pays.

Dans la mesure où il existe précisément un grand nombre de moyens de déplacement, si les voitures sont bien davantage utilisées c’est évidemment pour leurs avantages spécifiques. Et il est indéniable qu’elles sont utilisées par un grand nombre de personnes dans tous les pays ou toutes les régions de France.

Les raisons pour lesquelles beaucoup choisissent la voiture relèvent bien sûr des objectifs et capacités de chacun, mais on peut en souligner certains aspects évidents. Il est par exemple préférable d’utiliser une voiture plutôt qu’un mode de transport collectif (train, bus, avion) car si l’on doit se déplacer d’un point à un autre, il y a peu de chances qu’un bus ou un train permette de faire exactement le trajet en question.

Ainsi si l’on doit aller du point A au point B, il faut peut-être aller à pied du point A au point C où l’on peut monter dans un bus (ou tout autre mode de transport collectif), puis arriver à un point D à partir duquel on doit se rendre à pied vers le point B.

Dans certains cas la nécessité de faire des trajets à pied est acceptable, mais elle ne l’est pas si ces trajets sont extrêmement longs et si le voyageur ne peut pas marcher facilement.

Par ailleurs il est préférable d’utiliser une voiture plutôt que de se déplacer à pied ou en vélo pour transporter des objets lourds et encombrants ce qui est en particulier le cas de beaucoup de professionnels, par exemple des artisans ; ou si l’on doit se déplacer avec des enfants et des bébés. Ces quelques exemples sont des évidences et il existe évidemment beaucoup d’autres raisons spécifiques pour lesquelles certains préfèrent utiliser une voiture.

Mais il faut certainement insister sur une remarque d’ordre général : une voiture permet d’économiser beaucoup de temps, bien davantage que tout autre moyen de locomotion. Or on doit reconnaître que le bien le plus rare pour tous les individus c’est le temps car personne n’en dispose indéfiniment.

Condamner les voitures c’est donc nuire considérablement aux individus en portant atteinte à leur bien le plus rare, le temps. Précisément, si quelqu’un décide d’utiliser une voiture pour se déplacer alors qu’elle lui coûte beaucoup plus cher qu’un trajet à pied ou en vélo, c’est bien parce qu’il estime que le gain de temps apporté par sa voiture justifie ce supplément de dépenses compte tenu de la valeur subjective de son temps.

En limitant l’utilisation des voitures les autorités publiques portent atteinte aux satisfactions individuelles, ce qui est totalement contestable. Ainsi, toutes les mesures prises à Paris au cours des dernières années pour réduire les trajets possibles en voiture sont à l’origine d’embouteillages, donc d’atteinte au temps des individus.

Des arguments anti-voitures contestables

L’un des arguments généralement avancés pour justifier les mesures contre la circulation des voitures consiste évidemment à dire qu’elles engendrent de la pollution, cause du réchauffement climatique. Mais cette argumentation est extrêmement discutable et ne résulte pas d’une connaissance scientifique absolument irréfutable.

Par ailleurs en limitant la circulation des voitures en milieu urbain, par exemple à Paris, on ne réduit pas vraiment l’utilisation de la voiture individuelle, ce qui prouve bien que cette usage a une valeur subjective considérable conduisant à maintenir son usage en dépit des difficultés imposées à leurs utilisateurs. Par ailleurs ces mesures anti-voitures ont pour conséquence de nombreux embouteillages générant une pollution plus importante, alors que ces dispositions sont supposées la réduire.

Il se peut par ailleurs que certains lobbies soient inspirés également par l’hypothèse que les voitures sont l’apanage des riches et qu’il convient de porter atteinte à leurs activités ; hypothèse évidemment discutable parce que les objectifs des individus doivent être respectés quels qu’ils soient ; par ailleurs il y a évidemment une complémentarité de toutes les activités, par exemple celles des riches et des autres personnes.

Les limitations de vitesse constituent évidemment une caractéristique très largement répandue des désirs des lobbies anti-voitures et de beaucoup de politiciens. Le prétexte en est évidemment que la vitesse serait un facteur d’augmentation des risques d’accidents. Ces limitations portent évidemment atteinte à la disponibilité du temps des individus, mais par ailleurs la relation entre vitesse et accidents doit être totalement contestée.

Sans vouloir en faire la démonstration dans le présent texte, je me permets d’en évoquer un aspect particulier : du fait des limitations de vitesse les automobilistes sont contraints de passer beaucoup de temps à surveiller leur compteur au détriment de la route et des voitures devant et derrière eux. En l’absence de limitations de vitesse obligatoires, ils seraient évidemment incités à économiser le plus de temps possible, mais aussi à prêter attention aux autres véhicules afin d’éviter des accidents.

Dans ce domaine comme dans tous les autres domaines il est préférable de faire confiance aux capacités de chacun plutôt que d’imposer des comportements spécifiques.

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  • « Dans ce domaine comme dans tous les autres domaines il est préférable de faire confiance aux capacités de chacun plutôt que d’imposer des comportements spécifiques. » => je me demande pourquoi alors les embouteillages se sont largement développés dans toutes les petites et moyennes villes depuis 50 ans…
    Et perso, je peux voir l’évolution depuis 25 ans. Quand il faut 15 minutes pour faire 1,5km là où on passait crème en 3 minutes il y a 25 ans.
    L’auteur ne connait simplement rien à la réalité du terrain, à la géographie urbaine, ses contraintes, etc. Son article est vide car plein de lieux communs simplistes.

    • justement..la réalité urbaine..

    • Si les embouteillages ont progresse il ne faut pas chercher bien loin, on construit des logements à l’infini autour des villes, la densité de population devient alors un probleme et en même temps on empêche les autos de rouler au lieu de faciliter la circulation…. 40 ans de banlieue parisienne, monsieur permettent de se faire une idée.

    • Pas d’accord. Tous les arguments de l’auteur sont justes, il manque seulement les éléments de preuve.
      Par exemple, sur la pollution : les restrictions liées à la circulation en ville (ZCR, Critair, aménagement de la circulation) n’ont pas bénéficié à la pollution. Tout d’abord parce que la pollution d’origine routière est une petite fraction de la pollution totale (sauf peut être pour les oxydes d’azote). Ensuite parce que la plupart des aménagements (redistribution du trafic et diminution du stationnement) ont eu pour effet d’augmenter l’embolie urbaine. Enfin parce que l’essentiel de la réduction des polluants vient des normes Euro sur les moteurs, sévérisées tous les 4-5 ans au niveau de l’homologation des véhicules.
      Je pourrais ainsi passer en revue tous les points cités mais ce serait un peu long.
      En réalité, tout se passe comme si l’on voulait mettre un terme au règne de la voiture (et de la moto) pour des raisons purement idéologiques. Ses opposants utilisent les ficelles les plus grosses qui soient et qui reposent toutes sur les trois bases suivantes (et quand c’est pas l’une, c’est l’autre) : la pollution, la sécurité routière et le bruit.
      C’est comme cela qu’on a tenté de justifier le passage à 70 sur le périph. Pourtant la pollution n’a pas diminué ; la première année, il y a eu 75 % de mortalité en plus (avant de retrouver le même niveau qu’avant) et quant au bruit, la diminution mesurée de 1 dB n’est pas perceptible à l’oreille humaine !…

      • ET cerise sur le gâteau, il y a eu un pic de pollution fin mars dernier en plein confinement (cf Airparif) alors que pratiquement plus aucune voiture ne circulait…
        Et si vous regardez la courbe de pollution sur Paris en Avril dernier ( confinement toujours), elle est identique à la courbe d’avril 2019!
        Donc la voiture, ce n’est pas grand-chose dans la pollution de l’IDF.

      • 70 sur le périphérique ? D’habitude même s’il mettaient la limite à 130 si on arrive à dépasser les 30, c’est déjà bien.
        Sérieusement il n’y a simplement pas la place pour une utilisation exponentielle de la voiture en île de France et ailleurs, « limiter » la place de la voiture serait retirer la liberté des automobilistes, mais les piétons ou les cyclistes n’auraient pas la liberté de circuler sur des trottoirs de 50cm et respirer de la merde, et les riverains un peu de calme ?

        • Prenez le périph à 11h00 du soir et essayez de ne pas dépasser le 70… Vous m’en direz des nouvelles !
          Anecdote mise à part, il n’y a pas utilisation exponentielle de la voiture en région parisienne. Sur Paris, c’est plutôt l’inverse.
          Avant la folie politicienne du vélo, la cohabitation se faisait très bien : sur les grands axes, les vélos prennent les voies de bus et basta. Il n’y avait pas besoin de mettre de la piste cyclable partout ; en réalité, elles ne servent qu’à justifier les attaques contre la voiture. Une piste cyclable en ville, c’est plutôt un luxe inutile ; elles n’ont un intérêt réel que sur les tronçons où les véhicules à moteur roulent au-dessus de 50.

    • Petits exemples de « réalité du terrain ».
      Il y a 20 ans j’habitais dans une ville de la banlieue lyonnaise. Je travaillais dans la ville voisine, à environ 6km de chez moi.
      Temps de trajet en voiture : 10 minutes
      Temps de trajet en vélo : environ 1/2h, avec une grosse descente au départ et une grosse montée à l’arrivée – il m’arrivait de le faire de temps en temps.
      Temps de trajet en transports en commun : 1h30.

      Aujourd’hui, je suis plus âgé, plus sage peut-être, plus parent et plus parisien. Ma fille a un cours de danse à 2 villes de mon domicile (environ 6km aussi). Là, il y a des lignes de bus à peu près directes, sauf que le cours de danse de ma fille commence à 17h et elle sort de l’école à 16h30. Temps de marche pour rejoindre un arrêt de bus depuis son école : 10 minutes. Temps de trajet en bus : 15 minutes. Fréquence des bus : 1 toutes les 20 minutes. Autant dire qu’il est impossible d’être à l’heure en transports en commun. Au passage, les bus en question sont rarement pleins à ces heures. Niveau « écologie », on fait mieux…

      • Dès qu’on sort du schéma : « boulot en ville, métro, dodo en ville » la voiture n’a pas d’équivalent. Si, un peut-être, la moto ou scooter, encore plus pertinent et rapide (sauf pour les courses encombrantes, mais pour ça, il y a désormais Amazon).

    • L’article a précisément expliqué les raisons qui expliquent l’augmentation des embouteillages, qui sont la conséquence des décisions prises. Incompréhensible votre commentaire.

      Ce qui est dit n’est pas des lieux communs simplistes, ce sont précisément les bons arguments face aux décisions politiques prises en matière de transport.

      L’auteur est Pascal Salin, un véritable et un des plus grands économistes vivants, qui a apporté des contributions majeures à la théorie économique (réfutation de l’effet revenu par exemple). Donc dire qu’il ne connaît rien au sujet dont il parle est risible. L’article est comme d’habitude très solide.
      C’est vous qui, n’ayant pas compris ce qui est dit et pourquoi c’est dit, dites n’importe quoi.

      • @BA : M. Salin, qui est officier de la Légion d’honneur, Officier du Mérite, et également chevalier des Arts et des Lettres et officier des Palmes académiques et qui écrit régulièrement Le Monde (Le Monde ? Attendez… les Khmers ? (coucou Amike)), est un économiste majeur et ces théories sont aussi théoriques que toutes les autres théories économiques. Il n’a aucune qualification en géographie urbaine ou en « science des transports », aménagement du territoire, etc.
        @Anagrys : comme dirait le camarade Gillib, vous faites du cherry picking, et pour une fois, il aurait raison.
        @toutlemonde : la voiture a été imposée en ville à grands coups de coercition planiste (expropriation, démolition, construction de boulevards, aménagement du territoire par les autorités, financement par les pouvoirs publics, etc…) alors venir maintenant dire « oooooh, c’est vilain d’enlever quelques voitures pour mettre des bus et des vélos », pardon de dire que c’est du foutage de tronche.
        Est-ce que l’auteur est au courant des désirs exprimés par les habitants des villes sur leur environnement/cadre de vie ? Non. Pas du tout. Sinon il n’écrirait pas ces fadaises.
        Je ne suis pas anti-voiture (j’ai commandé une très belle Fiesta 125ch hier) MAIS il ne faut pas être prof d’unif pour voir que les villes croulent sous la voiture. Que, à moins d’encore abattre des maisons, réduire les trottoirs, élargir des routes par magie, on ne mettra pas plus de voitures dans les villes.
        Il est indéniable que, dans certains cas, la voiture est la meilleure solution. Mais pas dans d’autres. Que 300 voitures qui bouchonnent dans des rues de centre-ville pour déposer les gamins tous les matins à l’école pendant 45 minutes, c’est écologiquement et économiquement irrationnel (combien de temps perdu dans les embouteillages ?). Ce que je reproche aux promoteurs du tout-voiture, c’est de dire en gros « chacun est libre de se déplacer, mais les voitures sont plus libres de se déplacer que d’autres ».
        En gros, c’est construire des routes pour voiture, et si un cycliste veut oser s’y aventurer, c’est sa liberté de prendre des risques.

        • Pourquoi les villes croulent sous le tout voiture ? Parce que les villes ne sont pas privés. Les gens laissent leur voiture dehors parce que c’est la tragédie des communs. Si les villes étaient privés, les propriétaires décideraient ou pas de ne pas laisser les bagnoles dehors. Il y aurait des villes poubelles, et des villes sans voitures visibles avec des voies interurbaines efficaces.

        • Pouf pouf pouf. les boulevards, c’était pour faire passer les troupes pour mater les émeutes. Les bagnoles à moteur n’existaient pas encore…
          Question libéralisme, on fait nettement mieux.

          • Je pense que vous faites allusion au baron Haussmann. Je ne parlais pas de lui. Saviez-vous que l’histoire des boulevards ne s’est pas arrêtée avec lui ? Avez-vous déjà entendu parler de la « bruxellisation » ? Allez, je suis sympa : « Bruxellisation (en néerlandais : verbrusseling) est un terme utilisé par les urbanistes pour désigner les bouleversements urbanistiques d’une ville livrée aux promoteurs au détriment du cadre de vie de ses habitants, sous couvert d’une « modernisation » nécessaire. »
            Question libertés, on fait nettement mieux.

        • Ok boomer, vous êtes un parfait ignare en économie, et par conséquent vous pensez que tout se vaut et qu’il n’y a aucune vérité dans l’action humaine. Aucun intérêt d’argumenter.

    • Ah ! Vous avez une voiture ! Il faudrait supprimer celle des autres. C’est aussi mon avis: tous des « embouteilleurs » quiu M’empêchent de rouler.

    • Épique! Du grand Cactus! En pleine forme à ce que je vois.

    • Les villes augmentent et la lutte contre l’automobile bas son plein. On réduit les routes, on les farcis de feu, de ronds points, chicanes, de dos d’âne, réduction des places de parking disponible au autre dispositif qui n’ont qu’un seul but ; ralentir la circulation pour dégouter les gens de prendre leur voiture…

  • En vertu des dires d’un texte précédent du même auteur (https://www.contrepoints.org/2020/06/20/374034-il-est-fondamental-de-respecter-les-droits-de-propriete-legitimes), la cohérence des idées ne devrait permettre de conclure que sur la privatisation des routes, et non sur la critique des règles dictées par leur propriétaire actuel.

    • S’il ne parle pas de privatiser les routes, c’est parce que ce n’est pas l’objet de l’article. Ici il s’agit de critiquer les décisions prises dans le système où les routes appartiennent à l’État, et c’est tout. Donc aucun problème de cohérence.

      • Eh bien alors, si on veut être cohérent, c’est au propriétaire de dicter les règles sur sa propriété, l’Etat en l’occurence.
        A moins que vous considériez comme les collectivistes que « l’Etat, c’est nous » ?

        • L’état n’est pas la pour « moraliser » les individus, il est juste là pour garantir leur liberté de choix. Si des millions d’individus choisissent de se déplacer et voiture ET qu’il paient (chèrement) ce choix l’état n’a rien d’autre à faire que de leur permettre d’exercer ce choix. L’état n’a pas a arbitrer sur les moyens de transport par exemple en subventionnant massivement les transports commun ou en rendant la circulation automobile la plus infernale possible.

          • J’ai certainement mal exprimé mon 1er commentaire, je voulais dire que cet article s’attaque aux effets (prévisibles) et non aux causes de la situation actuelle, ce qui, sous la plume de Pascal Salin, est un peu décevant.

    • Sauf erreur, les droits de l’homme et du citoyen ne concernent pas l’Etat. La propriété qui y est évoquée est nécessairement la propriété privée, celle des individus, pas celle de l’Etat.

      Parce qu’il détient le monopole de la violence, fondamentalement, l’Etat a tous les droits. La belle affaire ! Il ne sert à rien de décrire ses droits ni d’en discuter, sauf pour les limiter drastiquement. C’est l’objet des constitutions. Mais comme la DDHC le précise fort à propos, un Etat qui ne respecte pas les droits des individus n’a pas de constitution. Autrement dit, il n’existe pas. Il est sans objet. Un Etat n’est pas fait pour avoir des droits mais pour avoir des devoirs. Sinon, on s’en passe aisément puisqu’il n’y a pas de différence entre l’anarchie et un Etat omnipotent (le fascisme ultime).

      Bref, en posant que l’Etat serait un propriétaire, vous dissertez dans le vide à propos du néant.

      • Quelqu’un a dit un jour « ils sont ceux qui ont le pouvoir, condition nécessaire et suffisante. Mais vous pouvez toujours espérer prendre leur place si vous y parvenez. Alors vous ferez comme bon vous semble. En attendant, les règles sont ainsi et pas autrement ».
        Sinon, pas de différence entre anarchie et Etat omnipotent ??? Euh… un chouia non ?

      • Ça n’était pas vraiment le sujet, mais si vous y tenez remplacez « propriétaire » « gestionnaire ».

        • Vous dites que « c’est au propriétaire de dicter les règles sur sa propriété, l’Etat en l’occurrence ». L’argument ne tient pas.

          L’Etat n’est ni propriétaire, ni sur sa propriété. Contrairement à un vrai propriétaire privé, nous sommes fondés à critiquer ses décisions. Critiquer est même un devoir constitutionnel, « tous les Citoyens [ayant] le droit de constater la nécessité de la contribution publique [et] d’en suivre l’emploi ».

          Vous reprochez à l’auteur son manque de cohérence avec un argument incohérent. Vous pouvez retenter votre chance, mais il faudra trouver mieux.

          • Oui bon ok. Pour votre information, depuis quelque temps j’ai pris pour principe de réduire mes envois de commentaires d’articles à ceux qui s’adressent principalement au comité de rédaction.
            Si vous faites partie de ce comité merci donc d’avoir lu mon commentaire, mais ne vous croyez pas pour autant tenu de m’expédier systématiquement des accusés de réception, sous une forme ou une autre.

  • le grand mystère…

    d’un coté le monde moderne nous tue nous empoisonne si on en croit les écolos….et de l’autre une espérance de vie qui augmente encore avec des gens qui pensent que nous avons atteint un maximum « pratique »..si on regarde les faits…

    le problème de la bagnole..vous ne voyez pas ce que ça vous apporte si clairement que cela…mais vous pouvez mettre en évidence clairement certains cotés négatifs..

    • Bien sûr que si, tout le monde en voit les bénéfices ! Sa large utilisation, pour aller bosser, partir en vacances, se faire plaisir, être libre de ses déplacements, en sont autant de preuves.
      Seulement voilà, le discours des autorités publiques depuis une petite cinquantaine d’années a changé. D’abord par le biais de la sécurité routière (1972), puis par le biais des économies d’énergie (crise pétrolière de 1973) et enfin par l’instauration des PDU (1982).
      Mais malgré tous ces freins, le parc n’a cessé d’augmenter.
      La voiture répond à un besoin que les autres modes de déplacement ne peuvent couvrir que très partiellement.
      On peut faire sans peine le pari qu’on roulera encore en voiture (ou équivalent) dans 50 ans. Elles auront juste une autre gueule et une autre motorisation.

  • L’essentiel est que cette phobie du CO2 est une invention fondée sur des élucubrations qui, chaque fois qu’elles ont été confrontées avec la réalité se sont montrées fausses. Le CO2 n’a aucun effet sur le température ou du moins un effet négligeable par rapport à celui de la vapeur d’eau.
    Restent les NOx et les particules fines. Les NOx ont énormément diminué depuis les normes Euro 6. Quant aux particules elles sont les mêmes pour les moteurs diesel ou essence et proviennent pour moitié environ des freins, surtout en ville où on freine très souvent.
    Reste les deux roues, très présents en région parisienne, qui polluent beaucoup plus que les voitures.
    D’une façon générale, on va dépenser des centaines de milliards, saboter des industries entières pour….. 1 millième de degré qu’on ne pourra de toutes façons pas mesurer. Le reste est d’origine naturelle.

    • « Reste les deux roues, très présents en région parisienne, qui polluent beaucoup plus que les voitures. »
      Si le reste est vrai, ceci est faux ! Les 2RM ont aussi des normes Euro a respecter. Par ailleurs, ils consomment moins, particulièrement en ville (donc moins de polluants et moins de CO2). Et enfin, ils fluidifient le trafic, ce qui contribue aussi à réduire la pollution.
      Enfin, il n’y a jamais eu de moto diesel. Pendant que les diesels sans PAF polluaient à gogo, les motos restaient vertueuses…

    • En fait, co2, nox, particules fines, c’est sans aucun intérêt ni pour le climat ni pour la santé…esperance de vie déjà trop longue.

    • cette formulation est encore inadéquate… la vapeur d’eau bien entendu.. mais pour expliquer ou prédire une variation de temperature…on regarde ce qui change…on ne regarde pas justement la temperature mais sa variation..
      mieux vaut ramener le role radiatif du CO2 à sa place par rapport aux autres joueurs dans les échanges énergétiques qui determinent la « temperature » il est petit. mais il est défini et augmente…si un des joueurs change ça peut nanifier le role du CO2…

      le problème est qu’on ne sait pas trop comment si les joueurs « changent ». et comme l’effet du CO2 n’eest pas l’effet radiatif mais un effet supposé amplifié..

      il ya des doutes..

      • 1) Le climat terrestre a toujours varié et n’a pas attendu l’humanité.
        2) Les taux de CO2 dans l’atmosphère ont pu être beaucoup plus élevés par le passé sans préjudice pour la vie, bien au contraire.
        3) Les périodes chaudes de l’histoire sont les plus prospères pour l’humanité.
        4) Les modèles climatiques en sont encore à leurs débuts, et prétendre être en capacité de prévoir le climat est soit une escroquerie, soit très présomptueux. C’est d’autant plus grave quand c’est ce qui guide des politiques liberticides.
        5) Vouloir appauvrir la France pour « sauver le climat » est en soi une trahison de l’Etat envers son peuple. Croire que le reste de l’humanité renoncera à la prospérité pour nous suivre est une dangereuse illusion.
        6) Être riche est une bien meilleure façon de se prémunir des aléas climatiques qu’être « frugal ». Vouloir la frugalité pour réduire les impacts du climat sur nous est un dangereux contresens.
        7) Sachant 1), le fait que « la terre se réchauffe » est une bien meilleure nouvelle pour l’humanité que si elle se refroidissait.

    • pourquoi les deux roues polluent plus que les voitures? y’a aussi des normes euro sur les motos et d’un point a a un point b une moto y va beaucoup plus rapidement donc moins de pollution non?

  • heureusement que paris n’est pas la région des vaches ; seraient capable de les éradiquer sous prétexte qu’elles polluent en émétant du méthane ….pauvre France va …

  • Suppression des limitations de vitesse.
    Généralisation des vitesses conseillées.

    • Et comment fait on pour les pv d’exces de vitesse, on les remplace par le bon vouloir et la clairevoyance de la marechausee, souvent légèrement alcoolisee et se prenant pour des dieux ?

      • Apporter la preuve du respect de la vitesse conseillée serait un élément du bonus/malus des assurances, ça suffirait, et en plus ça inciterait les assureurs à pousser à ce que les valeurs conseillées soient optimales. Enfin, tant qu’il y a encore une concurrence entre les assureurs…

      • La notion arbitraire d’excès de vitesse disparaît avec les limitations arbitraires. Un excès de vitesse, crime sans victime, ça n’existe pas. Il existe seulement la vitesse adaptée aux circonstances, aidée par la vitesse conseillée qui prévient d’un danger, la survenue d’un accident prouvant éventuellement le contraire. Dès lors, la maréchaussée peut revenir à sa fonction originelle, servir les automobilistes plutôt que les harceler.

  • On donne aux bourgmestres (les maires) en Belgique de plus en plus de droits quant à la circulation (quant à la circulation, notamment). Après les rues à circulation locale réservée aux riverains essentiellement et aux policiers, pompiers, ambulances, etc, voilà maintenant que des rues sont données aux vélos et que les voitures ne peuvent plus y circuler. Nouveau: des rues mises en sens interdit dans les 2 sens … sauf pour les riverains et … les vélos. Or ces rues ont été équipées (éclairage, tarmac, égoûts, troittoirs, entretien, ….) avec l’argent de tous les citoyens qui ne peuvent plus les emprunter. C’est donc une privatisation de l’espace public et, surtout, une entrave à la libre circulation bien que nous payions des taxes pour pouvoir nous déplacer en voiture. Et d’aucuns trouvent qu’on exagère quand on dit qu’on voit poindre la dictature. Dans le nouveau gouvernement, c’est un écolo qui est à la barre pour la mobilité. Et savez-vous ce qu’il dit ?
     » … Oui, je pense qu’on doit étudier toute possibilité qui permettra de rendre la route plus sûre, et de la rendre à ceux qui en ont besoin. » Oui, oui, vous avez bien lu : il va décider qui a besoin de sa voiture. Les autres ? Il n’en parle pas. Comment (selon quels critères ?), va-t-il permettre aux gens de circuler ou pas ? Ils sont devenus fous. Et on laisse faire, mais jusqu’à quand ?

    • Bonjour Cloups007 : ce n’est pas une privatisation de l’espace public puisque piéton, cycliste, trotinette, etc peuvent encore y passer. Ce serait comme dire qu’une rue interdite aux poids lourds est privatisée. Certes, c’est limité. Mais c’est pour le bien-être des riverains.
      Un autre exemple : une usine implantée dans un village, qui s’est développée et a prospéré : actuellement plus de 100 semi-remorques par jour. Les riverains qui ont vu chuter la valeur de leur maison, des fissures apparaitre, etc, ont-ils le droit d’exiger un plan de mobilité différent à la commune ? à l’usine ? à qui ?
      Certains camarades ici qui défendent la privatisation des rues vont être bien embêtés par votre commentaire….

      • Je peux comprendre que certaines situations sont gênantes. Mais ces gens, là, qui ont fait cette demande, ils ne passent jamais dans la rue des autres? Moi aussi, je trouve que les voitures sont trop nombreuses dans ma rue. Et c’est eux qui payent les équipements?

  • J’adhère aux arguments exposés dans cet article. Pour ma part, alors que pour les besoins dus à ma profession de conseil j’ai parcouru près de 3.000.000 de kms, j’ai évité le train, l’avion, sauf pour changer de continent ou de pays, car à chaque fois je loupais mes rendez-vous, pour cause de grèves, météo, vaches sur le réseau ou pire …
    Alors qu’avec ma voiture et à la condition d’en assurer un entretien scrupuleux et d’avoir une vision spatiale du temps de trajet prenant en compte les haltes nécessaires et la météo sauf à perdre un peu de sommeil je n’ai jamais perdu un rendez-vous…

    • Il ne fait pas de doute qu’à moins de 1000 km de distance, la voiture est imbattable dans la plupart des cas en porte à porte. A ce titre, la France est le pays idéal pour la voiture, sous réserve d’ajouter les quelques autoroutes transversales qui font encore défaut.

  • Une précision, j’ai toujours 12 points à mon permis, il faut bien l’avouer avec un peu de chance…

  • L’auteur utilise un peu trop les « évidemment », « indéniable ».

    Je me méfie à chaque fois que je vois ces mots dans une phrase, car ça signifie que son auteur veut faire passer son opinion personnelle pour une vérité universelle, alors que ce n’est que son opinion.

    Une fois ceci pris en compte l’article se comprend beaucoup mieux.

    Un autre bémol cependant :
    « En l’absence de limitations de vitesse obligatoires, ils seraient évidemment incités à économiser le plus de temps possible, mais aussi à prêter attention aux autres véhicules afin d’éviter des accidents. »

    Je serai hélas beaucoup moins optimiste : les gens se foutent royalement des autres.

    Il n’y à qu’à voir combien mettent leur clignotant pour s’en convaincre.
    Le clignotant ne sert à rien au conducteur qui le met : ça n’améliore en rien sa manoeuvre, ça ne stabilise pas son véhicule, sa vitesse, sa position, etc.
    C’est une indication pour les *autres* automobilistes de la manoeuvre qu’on entend faire, afin qu’ils prennent une meilleure décision de leur coté.

    Or trop peu le mettent. Et oui c’est plus rapide de traverser le rond point et sortir quand on veut sans avoir à déplacer sa main sur la manette de clignottant : on gagne du temps…

    • En effet, la phrase « En l’absence de limitations de vitesse obligatoires, ils seraient évidemment incités à économiser le plus de temps possible », c’est un grand moment de WTF magique. Il est cependant vrai, surtout en France par rapport à la Belgique, qu’on frôle parfois l’overdose de panneaux, mais l’auteur n’a pas l’air d’un conducteur chevronné… Je pense que nous sommes nombreux ici à être capable de « sentir » notre vitesse au ronron du moteur, au bruit, aux vibrations. Et à avoir un cerveau suffisamment développé pour en moins d’un 20ème de seconde pouvoir voir, lire et comprendre un panneau de limitation de vitesse. Il faut voir alors s’il y a respect des distances de sécurité :-), et là…

    • @AxS
      Dans ma ville de province reculée, les automobilistes mettent à 99% le clignotant, s’arrêtent à 99% pour laisser passer les piétons ou laisser un automobiliste coincé sortir de son impasse, etc. On passe son temps à se remercier de petits signes de la main, et à se rendre les politesses. Il reste quelques malotrus, souvent avec des plaques 75, mais malgré les aménagements municipaux perturbateurs, la prévenance et le respect des autres n’ont pas encore disparu. Là où ça se passe mal, ça pourrait donc revenir si chacun comprenait que c’est à charge de revanche, comme on le pense encore dans nos provinces reculées.

      • Aux plaques 75, vous pouvez ajouter des plaques 13…

      • Au moins un tel endroit existe encore en France ! Il reste de l’espoir. Merci !

        • 🙂 Ce matin, le chauffeur du bus m’a fait un appel de phares pour me laisser sortir de chez moi, et j’ai du lui faire de violents signes de dénégation pour attendre que ma compagne monte dans la voiture après avoir fermé le portail…

    • d’accord avec vous sur les clignos, c’est hallucinant, à croire que c’est en option sur les caisses..

    • Dans le nouveau gouvernement belge, les écolos ont obtenu confirmation de l’arrêt des centrales nucléaires. Ils souhaitent donc lancer au plus vite les appels d’offre pour des centrales au gaz – mais ce sont les SUV qui font du CO2 !
      Tout aussi logique, ces nouvelles centrales au gaz seront subsidiées car, grâce aux énergies renouvelables et gratuites, elles ne peuvent plus être rentables – les diaux sont tombés sur la tête

    • Nihil novi… Avant, leur obsession s’appelait 4×4 (mais bizarrement laissaient tranquilles les monospaces, souvent plus lourds…). Aujourd’hui, ils remettent cent sous dans le bastringue, par manque d’originalité sans doute.
      L’argumentaire est outrancier… « l’impact écrasant des SUV sur le climat »… du grand n’importe quoi !
      Pour la France, la stagnation des émissions de CO2 liées aux automobiles ne vient pas de là, mais de la décrue du diesel au bénéfice de l’essence. Merci qui ?!
      Car les SUV ne sont qu’une évolution esthétique des monospaces et des breaks, désormais aux abonnés absents des ventes automobiles.
      Le WWF devrait refuser de s’aventurer dans un domaine où son incompétence est notable.
      Plus généralement, on note une obsession politico-médiatique (qui impulse l’autre ?) pour tenter de faire passer une réforme du malus automobile en prenant le poids en compte. Quand c’est pas le WWF, c’est la Cour des Comptes (guère plus compétente que le WWF sur l’automobile d’ailleurs)…
      On dirait que personne ne veut comprendre que c’est déjà le cas dans le barême lié aux émissions de CO2 – les véhicules les plus lourds rejetant évidemment plus de CO2.
      L’Etat et ses succubes y voient une source supplémentaire de taxation, voire peut-être de protectionnisme. Les assoces écolos un moyen de frapper encore plus l’objet de leur éternel ressentissement.

  • Les commentaires sont fermés.

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