Covid-19 : bienvenue dans un monde complètement administré 

La crise de la Covid-19 a ceci de merveilleux qu’elle devient maintenant un fabuleux prétexte à faire entrer dans un monde parfaitement administré.

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Covid-19 : bienvenue dans un monde complètement administré 

Publié le 29 septembre 2020
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Par Sébastien Leblet.

Les libéraux qui ont voté en 2017 pour Emmanuel Macron ont eu la mauvaise surprise de se rendre compte, qu’une fois président, il se révélait être tout sauf un libéral. Pour s’en convaincre, n’est-ce d’ailleurs pas encore lui qui, en 2020, essaie de limiter la liberté d’expression avec la loi Avia, ou bien qui ressuscite le Haut-Commissariat au plan ?

La crise de la Covid-19 a ceci de merveilleux, qu’outre d’avoir permis aux dirigeants du monde entier d’assigner à résidence pendant de nombreuses semaines la totalité de leurs citoyens et de les avoir empêché de travailler librement, et cela sans opposition, elle devient maintenant un fabuleux prétexte à faire entrer de manière coordonnée, et cette fois le monde entier, dans un monde parfaitement administré.

Deux économistes veulent reconfiner

En effet, alors que le principe même, ou la réalité, d’une deuxième vague de Covid-19 est particulièrement discuté entre les spécialistes, ce sont deux influents prix Nobel d’économie qui invitent maintenant le monde entier à se confiner préventivement du 1er au 20 décembre prochain, car ce serait, selon eux, « une solution qui a le mérite de prendre, pour une fois, de l’avance sur le virus, d’être claire, uniforme et transparente » et à réorganiser en conséquence les vacances scolaires de la Toussaint.

Déjà, il est assez croustillant de lire que ce sont deux économistes, aussi talentueux soient-ils, qui aient réussi à modéliser en septembre 2020 l’essor et la propagation de la Covid-19 pour le mois de décembre 2020… alors que depuis cinq mois,  systématiquement tous les spécialistes, médecins et épidémiologistes se trompent sur leurs pronostics, anticipent qu’il n’y aura pas de seconde vague ou pensent au contraire qu’elle va commencer de façon imminente. En réalité, depuis le début, personne ne sait quelle va être l’évolution de cette épidémie.

Les économistes devraient se contenter de travailler leurs prévisions économiques, plutôt que de se lancer dans l’étude de la propagation des maladies, tant par le passé leurs prédictions se sont révélées fausses.

Le règne des planificateurs

Ce qui doit nous étonner est surtout cette volonté de planifier la vie de chacun dans ses moindres détails, de manière synchronisée sur toute la planète. Nos gouvernants décident qu’après les confinements de mars avril-mai 2020, dorénavant chaque jour nos petites vies doivent être organisées : dans le travail, la sphère familiale, l’éducation de nos enfants, et dans le respect d’impératifs décrétés supérieurs, sans aucun souci de notre liberté individuelle.

En effet, le programme pour nos vies de ces deux économistes est précis :

Décréter un confinement dans tout le territoire pour la période de l’Avent, disons du 1er au 20 décembre, en demandant aux familles de rester chez elles et de ne pas anticiper les vacances en se précipitant chez les grands-parents […] Le coût éducatif serait très faible : les deux dernières semaines de cours avant les vacances pourraient se faire en ligne ; il serait peut-être même envisageable de réduire la durée des vacances de la Toussaint d’une semaine et d’augmenter celles de Noël d’une semaine.

Et si j’avais envie, moi, de partir en vacances début décembre et de travailler pendant la période de Noël ? Et si je ne suis pas chrétien et si je ne fête pas Noël ? Et si je n’ai pas d’enfants et donc qu’ils n’ont pas de grands-parents ? Serais-je alors libre de me déplacer et de vivre comme je le souhaite ? Ce confinement sera-t-il exclusivement celui des familles chrétiennes ?

J’en doute… Et si je me fiche totalement d’être contaminé par la Covid-19 depuis que je sais que statistiquement j’ai beaucoup plus de risque de mourir d’autre chose ? Et si j’ai déjà été contaminé et que je suis immunisé, devrais-je être confiné malgré moi par solidarité ?

Et quand l’épidémie aura pris fin, naturellement ou grâce à un vaccin ou un remède, sous quel nouveau prétexte fallacieux les gouvernants se permettront de me priver de liberté si j’ai accepté d’être leur prisonnier pour une mauvaise grippe ?

Incertitude devant la pandémie

En réalité, Esther Duflo et son acolyte ne savent pas quand l’épidémie reprendra ou se terminera et franchement, comment le pourraient-ils ? Nicholas Nassim Taleb nous rappelle souvent que l’avenir, par essence, ne se prévoit pas.

Mon hypothèse est qu’ils s’en contrefichent et que cela fait bien longtemps déjà que l’épidémie n’est plus une épidémie virale mais politique. Mon hypothèse est que leur proposition, faite par l’entremise du journal Le Monde, vise à coordonner les différents gouvernements sur la date à laquelle il faudra siffler la fin de l’épidémie, ce qui se résumera simplement à ce que les médias les plus vus/lus n’en parlent plus.

Leur volonté est de convaincre chacun d’entre nous que notre monde a besoin de s’unir dans une planification mondialement synchronisée pour faire face aux défis qui l’attendent (résolution de la crise économique et monétaire accélérée par le traitement de la Covid-19, réchauffement climatique), quitte à perdre en liberté.

Cette proposition des deux prix Nobel nous montre sans aucun doute que sans résistance rapide des peuples et notamment des libéraux, la Covid-19 va permettre aux gouvernements du monde entier de créer une nouvelle normalité, une vie dans laquelle nous serons indéniablement moins libres et où chacun de ses aspects qui ne l’était pas encore sera administré.

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  • Bravo, deux Nobel d’économie qui appellent à l’anéantissement de l’économie mondiale … Ce virus qui rend fous, de plus en plus fous !

  • mon hypothèse est que les dirigeants veulent mater leur population , quoiqu’il en coûte , avant qu’elle n’est la  » mauvaise  » idée de se retourner violemment contre ceux qui veulent nous asservir ;

    • Le retournement violent est malheureusement devenu inéluctable! A force d’enfiler comme des perles les mauvaises décisions et pousser à la ruine le pays tout entier, nos clowns à roulettes vont bientôt se prendre une grande baffe dans le museau, malgré les muselières imposées sans motif valable ( leur utilité plus que contestable)
      CPEF

  • Tout le monde veut participer au plus grand complot contre les peuples du xxi ème siècle , rien d’anormal d’y retrouver quelques Nobel, il y en a tellement retourné dans l’ombre voulant retrouver la lumière.

  • C’est notre 2iéme prix Nobel d’économie en peu de temps,si je ne me trompe et tout est à bout,rien ne fonctionne malgré les milliards engloutis ,politique de ceci de cela ,plan de ceci plan de cela …nos déficits sont abyssaux,tout est sur le point d’exploser ,on aura aussi le Nobel de l’explosion puisque c’était l’inventeur de la dynamite!

  • Une illustration supplémentaire, effectivement, que cette histoire n’a plus grand chose de médical : on est dans l’ingénierie sociale. Le but est d’habituer les populations à ce que les dirigeants prennent, « pour le bien commun », des décisions unilatérales, sans contestation possible.

  • Petit désaccord: les libéraux n’ont pas été surpris de découvrir que Macron n’était pas libéral. Comment le conseiller puis le ministre de Hollande pourrait-il être libéral? Il a toujours été et reste étatiste et le virus lui offre une belle opportunité pour le démontrer.

  • C’est exactement le scénario de 1984 avec des actions terroristes floues servant de justification à tous. On ne sait même plus si ces attentats existent vraiment ou is le gouvernement n’en est pas le commanditaire.

    C’est pareil avec le COVID. Le gouvernement justifie tout par cette maladie alors que c’est lui qui donne les chiffres auto-justifiant son action. Pire, c’est censé être son action qui lutte contre la maladie. Donc sa propre incapacité avec les masques, les tests, les lits d’hôpitaux, les autorisations diverses servent à justifier ses dépenses sans compter sur des sujets sans rapports (nouveau commissariat au plan et virage écologiste) , sa répression des libertés et sa prise en main dirigiste complète de l’économie.

    Il n’y a qu’à comparer le CAC40 avec le DAX et le dow Jones pour voir que c’est la catastrophe chez nous. On a à peine récupérer 50% de la chute alors que les autres indices ont tout récupérer. C’est bien le signe que tout le monde pense que l’économie française ne se remettra jamais de cette crise avec ces charlots aux commandes.

  • Je ne voudrais pas avoir la dent dure, mais avoir cru en 2017 que Macron était/serait un libéral relevait soit de la pensée magique, soit de la bêtise ordinaire, car le passé(if) de cet individu parlait contre lui : énarque, haut fonctionnaire donc, socialiste pur jus ayant travaillé durant toute sa carrière politique pour et avec des socialistes… et que je sache, les socialistes français ne sont pas particulièrement libéraux ! Leur propension à sabrer les libertés – sauf celle des délinquants – est archi-connue…

  • C’est pas des vrais économistes. Ils ont beau s’autoqualifier comme ça, ils n’en sont pas.
    Déjà il faut savoir qu’ils sont mari et femme, ce qui change un peu tout au niveau de la présentation des choses.
    Et surtout Esther Duflo est d’une incompétence totale, elle a osé affirmer sur un plateau télé : « La croissance on ne sait pas l’expliquer. » Alors que la chose la plus simple à expliquer en économie, c’est précisément la croissance. Une telle réflexion devrait la faire virer de son poste d’enseignant au MIT.
    On a affaire là à 2 soi-disant économistes, qui sont en fait des infirmes moraux, donc d’authentiques analphabètes économiques.

    • Oui le seul truc flou c’est le calcul de la croissance…..

      • Oui mais il n’est pas possible dans un commentaire de se lancer dans des explications sans rapport direct.
        Au lieu de parler de « croissance » qui est un concept pseudo-statistique sans queue ni tête, il aurait effectivement mieux fallu parler de développement, de progrès ou autre terme voulant dire quelque chose, ce qui est probablement le sens de votre remarque.
        Concernant « le calcul de la croissance », c’est impossible à faire et de toute façon conceptuellement délirant puisqu’on prétend raisonner sur des sommes d’argent (autrement dit des propriétés) en ignorant que ces sommes n’ont de sens, en l’occurrence de la valeur, que du point de vue de leur propriétaire. Et ça c’est sans parler du fait encore plus délirant qu’on considère comme de la « croissance » toute dépense effectuée par les hommes de l’État, alors que précisément, comme le soulignait Rothbard, il faudrait les retrancher (pour au moins 2 raisons distinctes).

  • le problème est que notre pays est très très mal administré par des gens qui n ont pas la compétence et qui ne savent pas s entourer de compétences. Ca ira mieux quand à la tête de l’Etat sera élu un homme qui aura réussi à gérer une grande ou même une petite entreprise.

  • le problème est que notre pays est très très mal administré par des gens qui n ont pas la compétence et qui ne savent pas s entourer de compétences. Ca ira mieux quand à la tête de l’Etat sera élu un homme qui aura réussi à gérer une grande ou même une petite entreprise. Et que ceux qui ne savent pas faire réussir la France soient simplement viré et ne continuent pas à gagner bien leur vie même si ils sont mauvais

  • Les économistes de gauche, c’est comme les écolos : c’est déjà difficile à supporter quand tout va bien, mais quand tout va mal … »

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