La décroissance, cette illusion dangereuse

Sous couvert de bonnes intentions, la décroissance se révèle être une doctrine motivée par une idéologie, dont les objectifs risquent d’être à l’opposé des objectifs qu’elle prétend servir.

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La décroissance, cette illusion dangereuse

Publié le 20 juillet 2020
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Née dans les années 1970 avec le rapport Meadows, la décroissance connaît un nouvel élan s’appuyant sur l’urgence écologique et le refus du capitalisme. Le rapport Meadows présente les résultats d’une simulation numérique de notre société modélisant les interactions entre l’agriculture, l’industrie, la démographie, les ressources, et la pollution.

L’issue de ces simulations montre un emballement exponentiel dès lors qu’il y a de la croissance économique.

Certains économistes (dont Friedrich Hayek, prix Nobel d’économie 1974) ont été très critiques à l’égard de ce rapport, mais l’intérêt des média pour le spectaculaire l’emportait déjà sur la critique rationnelle.

Il est assez facile de démontrer que la société humaine est trop complexe pour que les moyens de simulation disponibles dans les années 1970 puissent apporter des prédictions satisfaisantes.

Bien que ces résultats aient été ré-actualisés en 2012 pour bénéficier des progrès informatiques et des dernières observations, ils restent sujets à trois critiques : la complexité à simuler les comportements humains est encore aujourd’hui hors d’atteinte, les effets papillon dont il est impossible de prévoir l’issue existent aussi dans l’évolution des comportement sociaux et les biais des auteurs qui auront tendance à intégrer dans leurs simulations les effets avec lesquels ils sont en accord.

Les promoteurs de la décroissance

Des responsables politiques ont récemment surfé sur ces prédictions, comme Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon. Le plus souvent en dévoilant maladroitement leurs positions anticapitalistes. Même le pape a cru bon de donner sa bénédiction à la décroissance dans une ligne de défense des plus défavorisés et de critique du système économique mondialisé.

Le Parti pour la Décroissance a présenté une liste aux européennes de 2019, faisant de la décroissance son seul et unique objectif. De plus en plus de voix s’élèvent pour récupérer ce label, mais sans en définir les modalités.

Une idée sans idées

Le plus troublant étant que la proposition s’arrête systématiquement là. Sans plus de développements, d’explications, de solutions, de propositions, ni de programme de mise en œuvre. Comme si la décroissance se justifiait comme une évidence suffisante à fournir les solutions guérissant les maux modernes.

Et pas seulement environnementaux, mais aussi sociaux, fiscaux et moraux. Le Parti de la Décroissance nous informe que « émancipation personnelle, partage, éthique » se sont rangés du côté de la décroissance et que le  « déferlement technologique détruit aussi les liens sociaux ».

Voici donc une formule tout-en-un qui règle tout, sans plus d’explications. Malheureusement, le vide qu’elle masque difficilement, doublé d’une collusion régressive et anticapitaliste devrait nous mettre en alerte. Ne faisons pas la même erreur, faisons abstraction de ces égarements, focalisons notre analyse sur son objet : le PIB. Et posons-nous la question : est-ce que la décroissance est un remède efficace ?

Décroissance signifie diminution du PIB, donc diminution de la valeur produite. Celle-ci inclut les biens industriels, les biens agricoles et les services, auxquels il faut ajouter les investissements.

Tout d’abord, il est curieux de parler de décroissance comme d’un levier d’action sur l’économie. On n’agit pas directement sur le PIB pour produire des effets économiques ; on agit sur des leviers économiques : taxes, autorisations de commercialisation, lois encadrant les activités, normes,  infrastructures publiques, lois du travail, etc.

Ensuite, ces actions auront des effets, dont le plus suivi est le PIB. En citant la décroissance comme levier d’action, non seulement on confond la cause avec la conséquence, mais on occulte le vrai débat : quel levier doit-on actionner pour éviter la catastrophe écologique ?

Les effets néfastes de la décroissance

Il faut bien reconnaître qu’une diminution de la production de biens matériels aura comme effet mécanique une diminution de la consommation de ressources matérielles et de l’énergie nécessaire à leur production et leur transport. Un argument simple et imparable.

Sauf qu’il ne résiste pas longtemps à l’analyse : trier les déchets, construire et installer des éoliennes, développer et produire des matériaux recyclables, isoler sa maison, éviter l’huile de palme (et donc acheter des huiles plus chères), produire et acheter bio (plus cher), acheter local (dont la production est comptabilisée dans le PIB au contraire des importations), investir à optimiser les modes de transports, etc. sont des actions favorables à l’environnement qui pourtant participent à l’augmentation du PIB, et donc à la croissance.

À l’opposé, une réduction des services d’entretien, des infrastructures modernes, un frein à l’investissement peuvent se révéler un bien mauvais calcul, conduisant à des effets néfastes.

Dans une situation de faible pouvoir d’achat, comme cela semble être le cas en France comme nous le disent les Gilets jaunes, les citoyens auront naturellement tendance à favoriser les produits les plus accessibles et non pas les plus écologiques.

Pour être complet, il faut reconnaître les comportements bénéfiques allant dans le sens d’une baisse du PIB. L’abandon volontaire de toute consommation inutile permet de réduire l’impact écologique, et de rediriger les économies vers une consommation plus respectueuse ou l’aide au développement éco-responsable. Ce bénéfice ne se matérialisera pas par une diminution du PIB.

Un combat contre le progrès

Autre moyen d’atteindre la décroissance : une forte réduction des investissements. Ceci conduirait soit à une société se fondant sur les moyens de production actuels (pour rappel le pétrole, charbon et gaz naturel ont compté pour 84 % de l’énergie mondiale en 2016, loin devant l’hydraulique, le nucléaire et autres renouvelables, et sont en progression importante et constante pour le pétrole et le gaz), soit un retour au XVIIIe siècle avant l’exploitation du charbon et bien avant l’électricité : perspectives catastrophiques et peu réaliste.

Au contraire, la recherche et donc l’investissement sont une nécessité absolue pour permettre le développement d’une société respectueuse de son environnement. Les véhicules automatiques et partagés de demain permettront de réduire drastiquement leur nombre par habitant, de favoriser les transports en commun, de supprimer les embouteillages, de généraliser la mobilité électrique.

Les réseaux informatiques ultra rapides (fibre, 5G, etc.) et les mondes virtuels permettront de limiter les déplacements à un minimum. Des aliments et des techniques de production respectueux de l’environnement seront mis au point.

Ces progrès nécessitent de lourds investissements comptabilisés dans le PIB. On a là un double effet d’augmentation du PIB : par l’investissement puis par l’augmentation de la valeur du service, et ceci en réduisant fortement l’impact écologique. À l’opposé des perspectives décroissantes. Et si la promesse d’un avenir radieux par le progrès a parfois déçu, cela reste la principale voie réaliste et acceptable socialement.

La consommation aveugle et futile doit être combattue, mais cela ne signifie pas décroissance. Une stagnation technologique, voire une régression, favoriserait les produits les moins respectueux, conduirait à une dégradation des conditions de vie, nécessiterait un régime autoritaire pour maintenir cette voie, provoquant des violences sociales inacceptables. À nouveau, l’épisode des Gilets jaunes devrait nous interpeller.

Pour une croissance forte et responsable

Une croissance forte et responsable, orientée vers les énergies non polluantes, vers une réduction de la consommation des ressources critiques, vers le recyclage systématique, dans le respect des éco-systèmes, et puisant ces moyens dans les progrès à venir permettra une transition rapide et socialement acceptable vers un monde plus respectueux, plus durable et donc plus juste et plus équitable.

Article initialement publié en juin 2019.

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  • écologique n’est pas défini.
    consommation aveugle et futile non défini..
    énergie non polluante… n’existe pas..il s’agit de choisir le mode de production d’énergie ayant selon la grille d’analyse du MOMENT le moins d’impacts négatifs par unité d’énergie produite;.
    définir la criticité des ressource set en quoi le signal prix n’est pas suffisant
    un monde lus respectueux de quoi?
    plus durable?
    plus équitable???pour qui?

    et je suis plutôt d’accord avec l’article!!!!
    mais on en est rendu là il est impossible d’avoir une conversation non polluée par des termes ambigus qui ma rende vide de sens..

    une conversation sensée demanderait de lever l’ambiguïté sur ces termes ( répondre aux questions que je posais)…le faire conduit à montrer là où se situe l’arbitraire..

    cela conduit à dire le dommage sur les écosystème que l’on préfère..
    par exemple je préfère diminuer la surface des écosystèmes naturels plutôt que d’utiliser des pesticides…
    je préfère les particules que les déchets nucléaire ou je ne sais quoi..

    commencez par donner votre matrice de mesure pour quantifier l’ impact écologique d’une action humaine pour au moins être capable de dire…ariel est plus écologique que omo…

    aux dernières nouvelles construire une éolienne n’est pas « écologique »…en soi…ça ne peut être que plus écologique et encore faut il etre capable de le démontrer.

    • je m’excuse pour l’orthographe…je suis aussi sincère qu’irrité..
      comment en est on arrivé là?
      comment un ensemble des présupposés à la con ont réussi à s’imposer dans le débat et le rendre stérile sauf à ceux qui ont pour but de protester et de s’opposer à tout?

  • Rappelons que le modèle social français nécessite au moins 2,5 points de croissance additionnelle chaque année pour pouvoir s’équilibrer budgétairement. On peut être certain que les défenseur de la décroissance, essentiellement à « gauche », ne voudront pas lésiner sur les acquis sociaux et l’augmentation qu’ils jugent nécessaire de le redistribution. Leur dogme ne conduit donc pas seulement à la décroissance continue et progressive visant à réduire l’activité globale de l’économie – mais à la spoliation massive en son nom de tous ceux qui auraient encore échappé à leur diktat.

    • pas vraiment..la décroissance les gens sont pour car…ils ne savent pas ce que c’est vraiment…mais en gros..
      ça aurait tous les avantages de la société modernes sans ses tares réelles ou imaginaires..c’est t’y pas tentant?

      bon quasiment chaque proposition pratique des adeptes de la décroissances a pourtant son lot de problèmes….
      comme y dit le monsieur…la fin de la consommation aveugle et futile.. le respect..un monde plus durable…
      futile
      adjectif

      (latin futilis)

      DéfinitionsSynonymesDifficultés

      j
       DÉFINITIONS
      Qui a peu de valeur, d’importance, qui ne mérite pas qu’on s’y arrête : Des raisons futiles.
      Qui attache de l’importance à des choses qui n’en ont pas : Un être futile qui passe son temps à courir les magasins.
      Qui porte sur des choses sans intérêt, qui n’est constitué que de futilités : Lectures futiles. Existence futile.
      e cite ecore une définition
      Le développement durable (anglais : sustainable development, parfois mal traduit par développement soutenable) est une conception de la croissance économique qui s’inscrit dans une perspective de long terme et qui intègre les contraintes liées à l’environnement et au fonctionnement de la société. Selon la définition donnée dans le rapport de la Commission mondiale sur l’environnement et le développement de l’Organisation des Nations unies, dit rapport Brundtland, où cette expression est apparue pour la première fois en 1987, « le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ».

      Cette notion s’est imposée à la suite de la prise de conscience progressive, depuis les années 1970, de la finitude écologique de la Terre, liée aux limites planétaires sur le long terme.

      ça intègre les contraintes liées à l’environnement allez comprendre ce que ça signifie vraiment…

      vous ne comprenez pas? mais pensez que certains comprennent? c’est l’idée.

      • « Futile »
        La condamnation de la futilité est commune à toutes les religions. C’est l’une des plus grandes justifications qui ait été trouvée pour que certains tartuffes viennent régenter la vie des autres. La liberté de se montrer futile est pourtant essentielle au bonheur humain. Et qu’on arrête de nous bassiner avec la futilité des gens heureux qui serait un danger pour la planète !

    • et vous pouvez le lire sur contrepoints…vous avez des leham ou autres qui avance.. »es ressources sont finies » donc vous arrêtez ce que vous faites… ou il faut changer de système…

      demandez leur de vous donner UNE proposition autre que de moins consommer et de s’appauvrir…vous n’aurez rien..

      ils pensent qu’ils pourraient mieux faire…mais ils ne pourraient pas faire autant… conclusion irrévocable pour eux: on est trop nombreux et on consomme trop…

  • C’est quoi la décroissance….par exemple une devaluation , c’est bien mal je n’en sais fichtre rien tout depends des effets voulus et d’atteindre l’objectif souhaite .

  • « consommation aveugle et futile »
    La consommation aveugle, c’est d’abord celle qui se justifie par de « bonnes intentions écologiques » et qui en pratique n’apporte ni plaisir ni satisfaction des besoins au consommateur. L’exemple typique en est le ralentisseur « gendarme couché » à 5 à 10000€ et même son cousin « coussin berlinois » à 2 à 3000€, qui augmente considérablement la consommation des véhicules, leur usure, leur pollution par freinage et accélérations et le temps perdu pour les automobilistes, sans que personne ne le voie ni ne s’en inquiète.
    Le but du progrès scientifique n’est pas de réduire la consommation « aveugle et futile », il est de supprimer la consommation contreproductive afin de rendre la vie plus agréable, sûre, commode et facile pour tous. Il faut évidemment se renseigner auprès du consommateur pour savoir si les inventions le satisfont, mais en faisant abstraction de tous les clichés bien-pensants et totalement invérifiés selon lesquels ça augmenterait la sécurité ou ça diminuerait la pollution, clichés qui ne servent que l’image de ceux qui imposent ces mesures idiotes au reste de la population.

    • « afin de rendre la vie plus agréable, sûre, commode et facile pour tous. »
      ah ben non surtout pas.. les riches eux ok parce qu’ils sont moin nombreux que les autres, mais si on veut donner accès a toutes les ressources aux pauvres là c’est le désastre bien entendu

      • Il n’y a que les Français à croire que riches et pauvres sont deux catégories à traiter séparément. Les autres estiment que ce sont des situations transitoires, et que le meilleur moyen de servir les pauvres est de les laisser s’enrichir, plutôt que de leur donner quoi que ce soit.

  • Il faut être hors du réel pour prétendre qu’ « émancipation personnelle, partage, éthique se sont rangés du côté de la décroissance ».
    Quand il y a moins, il n’est pas naturel que les gens partagent le peu qu’il y a…

  • C’est évident puisque l’économie qui crée les richesses nous fait travailler !
    Décroissance veut dire moins de richesses créées et surtout chômage pour une grande partie de la population, puisque nous travaillons pour la consommation!

  • J’ai la désagréable impression que l’auteur ne sais pas de quoi il parle. Qu’il a juste lu le titre « décroissance » et qu’il écrit ce que cela lui inspire…
    Ou à la rigueur que son point de vue soit comme celui d’un spécialiste de l’art antique grecque à qui on demande de critiquer l’art contemporain russe. Les postulats, les fondamentaux, ne sont pas du tout identiques et comparables. C’est Moto Magazine qui parle de la pêche à la carpe. Car parler de PIB comme indicateur, alors que la décroissance rejette en général la pertinence de cet indicateur, c’est déjà ne pas partir sur des bases saines pour une analyse saine.
    Bref…
    Pour reprendre une belle phrase de Briarpatchmagazine :
    « la poursuite de la croissance doit être abandonné parce qu’elle nous réduit tous et toutes à l’état de simples rouages des macro-systèmes techniques et économiques sur lesquels elle s’appuie. Devenus les moyens de nos outils, nous n’avons plus la possibilité de décider de nos manières de vivre ensemble. Ces décisions sont maintenant largement déterminées par des impératifs économiques et techniques sur lesquels même les politiciens les plus puissants n’ont aucun contrôle réel »
    Suis-je un partisan de la décroissance ? Ben déjà, il faut savoir qu’il existe pas mal de courants de pensée différents dans la décroissance. Ce n’est pas un bloc monolithique idéologique. (désolé pour les simplistes binaires). Mais je pense que oui, un peu. Pas encore bien sûr…

    • Mon pauvre S Hayek 6, la notion de PIB de croissance sont bien des notions étatistes, constructivistes.
      Les liberaux se moquent de ce genre d’instruments, ils ne sont ni croissants ni decroissants, ils sont ailleurs.
      PS je vous répond, mais vous êtes dans une doxa qui vous empêche de comprendre.

      • aaaahh le mot à la mode « doxa ». Déjà vu 2 fois aujourd’hui.
        Votre condescendance fait plaisir à lire :-). Quand on en arrive là, c’est que les arguments factuels ont quitté le bateau.
        Ce matin, lors d’une superbe rando VTT, je réfléchissais justement au PIB, indicateur fantastique pour énormément de libéraux et qui leur permet de confondre bien-être et croissance.
        Les libéraux sont « ailleurs » ? Genre ils ont atteint le 7ème Paradis et ouvert leur chakra et leur 3ème oeil ? Vous fondez une secte ?
        Va falloir arrêter la tisane Gillib..

        • Je n’ai aucune condescendance. Si vous avez du plaisir à faire du VTT, tant mieux pour vous. Je n’ai aucune opinion sur l’activité des autres dans la mesure où elle ne nuit pas aux autres.

          • Il y a un film que l’on voit rarement rediffusé à la TV – et ce n’est surement pas un hasard : « Le bal des casse-pieds » de Yves Robert.

            Politiquement incorrect voire blasphématoire dans un pays où faire ch… les autres est devenu une religion.

        • le pib devient fantastique aux libéraux parce que ce sont les non libéraux qui veulent s’amuser avec..
          donc on le regarde, et on leur dit d’une part, le pib n’est pa sun indicateur pertinent… et en second en admettant qu’il soit important pour vous, vous échouez..
          pour les libéraux c’est un résultat pour les étatistes un « outil »..
          le pib résulte du choix des gens, les étatistes veulent changer la vie des gens pour augmenter ou baisser le pib.

          un jour mao a décidé que la production d’acier de la chine était importante… il a donc emmerdé tout un peuple, pour obtenir une grosse production d’acier…

    • seuls les gouvernements s’occupent de croissance… et bien souvent ils la veulent mais n’arrivent pas à la faire naître…..les gens eux se contentent de mener leur vie…

      donnez des exemples pratiques de ce que vous voulez…
      si j’ai bien compris moins consommer…
      faites le..

      il n’y pas de mal à être simpliste face à des gens comme vous…qui causent…qui veulent régir la vie des gens…usant …

      • Si nous consommons moins la production de biens chutera, et donc inévitablement des tas de gens devenant inutiles dans les entreprises qui les emploient ils seront licenciés. La réalité dont les intellos n’ont aucune idée est que nous travaillons pour l’économie et que toute décroissance entraîne le chômage!
        Commençons par virer tous les parasites qui profitent du travail des autres!

        • Commençons par virer tous ces ingénieurs et managers qui essayent d’augmenter la productivité en automatisant, rationalisant les proces, etc. Il faut engager un portier pour ouvrir la porte et supprimer les détecteurs d’ouverture par exemple.
          En URSS étaient distribuées des bottes « fantômes » qui n’avaient jamais été fabriquées mais qui étaient dans les chiffres. En Libertalie, il faut acheter des bottes inutiles qui ont été produites pour être vendues, d’où l’intérêt de faire de la mauvaise qualité, ça soutient la consommation.
          Vous êtes une machine-outil Virgile.

    • Et bien appliquez vos principes à vous-même.
      N’oubliez pas que poster sans relâche sur un forum consomme de la sainte électricité (verte?) et produit du diabolique CO2. Pensez à Gaïa mon frère et éliminez toutes ces futilités.

    • Du charabia au char à biais, le pas est petit. Comme vous :mrgreen:

  • Baisser le PIB ❓

    Fastoche : supprimer les taxes subventions et impôts, le PIB chute 🙂

  • Les constructivistes. Les etatistes. Les socialistes. Les climato hysteriques. Les decroisseurs… Leurs points communs? Ils n’ont aucune foi en l’homme. Le voisin est par definition mauvais. L’etat doit le controller. L’humanite est une bacterie hors de controle qui tue son hote. C’est un systeme de pensee qui exonere de facon tres commode toute notion de responsabilite individuelle. Je promene mon chien avec un sac poubelle et ramasse les canettes jetees sur la route. C’est futile. Je plante des arbres tous les ans. Beaucoup. C’est futile. Je crois en l’homme. Peut etre ai je tort. Ca ne se prove pas. En attendant, je fais, et les diseux pretentieux brassent.

    • Seuls les étatistes pourraient croire que l’homme doit être nécessairement dirigés; pas les autres. Car pour construire des projets communs, il faut de la confiance, de l’entraide, l’union des forces et des volontés. Donc croire en son prochain.

      • L’Etat peut très bien assurer le respect des engagements sans diriger, et la confiance s’établir ainsi sans pour autant passer par une croyance naïve en son prochain.

  • « L’issue de ces simulations montre un emballement exponentiel dès lors qu’il y a de la croissance économique. »

    Oh la grandiose découverte !

    Mais dans ce monde, la plus part des choses sont exponentielles depuis la croissance des cellules, de la population, de la consommation jusqu’au nombre de bêtises proférées chaque jour dans le monde. Mais tout développement exponentiel est rapidement limité et saturé : par les ressources, l’espace vital, la taille de l’estomac ou la lassitude de ceux qu’on abreuve de bêtises.

    De fait les modélisations ont une date de péremption bien antérieure aux catastrophes annoncées. C’est comme si vous regardiez une moisissure qui double de taille tous les jours : au bout de 2 mois sa taille sera supérieure à la surface de la planète. Et pourtant, bien que Macron ne fasse rien contre les moisissures de l’Elisée ou Matignon, elle ne sont pas encore arrivées chez moi !

    Cependant, il y a autre chose qui a un développement exponentiel : c’est la complexité. La complexité technologique, des échanges, des communications … Et l’explosion de cette complexité rend impossible l’administration pyramidale souhaitée par les idéologues à courte vue.

    • bien que Macron ne fasse rien contre les moisissures de l’Elisée ou Matignon, elle ne sont pas encore arrivées chez moi !

      Si si : par des taxes diverses et (a)variées…

      • Quel dommage pour les hollandais, les danois, les suédois et les autrichiens de ne pas avoir découvert la pénicilline.

        Parfois, il faut envisager l’amputation pour éviter la gangrène. Les anglais l’ont compris.

  • Une croissance forte et responsable, orientée vers les énergies non polluantes comme le nucléaire?

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