Carrefour : derrière le localisme, on vous vend la pénurie

La France des années 2020 risque de ressembler beaucoup à celle de 1950 ou, pire, à la RDA des années 80…

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Carrefour : derrière le localisme, on vous vend la pénurie

Publié le 8 mai 2019
- A +

Par h16.

Émoi et allégresse dans la bobosphère française : on apprend par voie officielle que les supermarchés Carrefour vont se concentrer sur des produits français en ne proposant plus dans leurs étals que des fruits et des légumes de saison !

Comme l’explique une presse déjà vibrante d’admiration pour la démarche entreprise, l’enseigne s’engage d’ici 2020 à proposer 95 % de produits récoltés en France en misant sur leur saisonnalité, quitte à relancer certaines productions locales.

En pratique, on comprend bien que la chaîne de supermarchés veut se recentrer sur l’alimentaire : âprement concurrencée par Internet, elle est actuellement dans une phase économique particulièrement délicate et va devoir supprimer plusieurs milliers d’emplois. Il faut se rendre à l’évidence : il n’y a plus guère besoin d’aller en magasin pour acheter du matériel électroménager, technologique, d’ameublement ou de façon générale tout ce qui n’est pas alimentaire. Non seulement Internet permet d’obtenir ces produits à bon prix, mais en plus sont-ils livrés directement à domicile, ce que les enseignes de grandes surfaces traditionnelles ont bien tenté de faire avec un succès mitigé.

Retourner sur le créneau alimentaire constitue donc une mesure logique dans le monde actuel. En revanche, on peut s’interroger sur la pertinence de l’enseigne à vouloir ainsi se concentrer sur le « tout français » et sur le retour forcené à des fruits et des légumes de saison.

Dans un premier temps, on pourrait y voir une volonté louable de suivre sa clientèle : celle-ci semblant déclarer fièrement ne pas vouloir de fruits ou de légumes qui auraient voyagé depuis l’autre bout de la Terre, cette clientèle réclamant même des produits exclusivement locaux « pour aider nos agriculteurs et nos artisans du terroir », s’adapter à cette demande semble une excellente idée.

Il reste cependant difficile d’écarter complètement une volonté malheureusement déplacée de faire du pur virtue signaling, c’est-à-dire un affichage vertuel dans lequel il s’agit surtout de communiquer au maximum sur ses vertus réelles et supposées (s’affranchissant ainsi de l’une d’elles, l’humilité), sans comprendre que les efforts entrepris auront plusieurs effets de bord négatifs.

Tout d’abord, cette réduction claire de l’offre et cette relocalisation des produits va inévitablement augmenter les prix au moins au début (et probablement ensuite aussi, si l’on s’en tient aux coûts de production actuels dans l’Hexagone). Tous les fruits et les légumes ne sont pas substituables les uns aux autres et on peut douter d’un franc enthousiasme à remplacer les fraises d’Espagne par les topinambours, même locaux, même de saison.

Cette hausse des prix et cette baisse de l’offre pourront probablement être absorbées par une frange de la population dans laquelle on trouvera les classes moyennes et supérieures ainsi que les retraités (dont le niveau de vie moyen est supérieur au reste de la population) ; reste à savoir si cette hausse compensera le départ des classes moyennes et modestes vers les autres commerces qui n’auront pas les mêmes scrupules à placer de la poire sud-américaine en rayon en novembre.

En outre, on peut aussi s’interroger sur la pertinence de réduire la variété dans les choix alimentaires ce qui historiquement s’est régulièrement traduit par des régimes moins variés et moins aptes à assurer une bonne santé. Là encore on se doute que le scorbut ne menace pas vraiment les populations concernées, mais la tendance générale semble déjà bien présente qui consiste à vouloir à tout prix calibrer les consommateurs plutôt que les produits, comme si devant l’échec des politiques agricoles de planification complète des productions, on avait subtilement orienté la planification des choix des individus.

Et puis on ne pourra s’empêcher de noter que pour tous ces gens qui ont le cœur sur la main, il semble quelque peu étonnant de mépriser soudainement la fraise sud-américaine, au motif qu’elle pousserait tout plein de CO2 (forcément méchant) dans l’atmosphère. On oublie ainsi le fait qu’elle fait vivre un producteur ainsi qu’un transporteur puis un distributeur de fruits et légumes : si ces fats nous proposent un service aussi agressif à la bonne santé des petites plantes et des petits animaux, c’est parce qu’ils sont encore trop stupides pour comprendre que, dans dix-huit générations, ils seront peut-être fort marris d’avoir gaspillé tout cet air et généré toute cette pollution. Certes, ils n’atteindront même pas la troisième génération s’ils ne mangent pas à leur faim tout de suite mais là n’est pas la question ! Il faut penser aux petites plantes et aux petits animaux, oublier les autres êtres humains et prendre plutôt des topinambours à la chantilly.

Bref : pour le moment, on se contentera d’observer ce qui est une intéressante expérience de marché libre. Les consommateurs trancheront et donneront une bonne idée de leur volonté d’accompagner ce changement ou non.

Cependant, la démarche qui consiste à culpabiliser les consommateurs (sous couvert d’écologie) et qui vise à modifier leurs comportements n’est pas nouvelle, et elle a même tendance à s’accélérer, s’inscrire confortablement dans les esprits (on pourra d’ailleurs relire un précédent billet vieux de 13 ans pour mesurer le chemin parcouru) et passer gentiment du mode « proposition » au mode « imposition ».

J’en veux pour preuve ce qui se passe de nos jours de façon de plus en plus fréquente lorsque des militants (végans ici) s’arrogent le droit de détruire les productions et le travail de certains sur la base de leurs convictions quasi-religieuses. Il suffit de voir le déluge permanent, et grotesque, d’informations catastrophistes visant à nous faire culpabiliser d’absolument tous les aspects de notre mode de vie pour comprendre que l’idée de Carrefour n’est qu’une étape supplémentaire vers un contrôle de plus en plus poussé de notre alimentation pour des raisons purement idéologiques. Magie de l’idéologie ainsi implantée : il n’y a même plus besoin de coercition affichée, le grégarisme des foules, la pression sociale et une information subtilement orientée suffisent.

Du reste, si l’on pousse le raisonnement à son terme, revenus dans une France « auto-suffisante » sur le plan de son agriculture et moyennant quelques efforts supplémentaires pour se débarrasser enfin des vilains bienfaits de la mondialisation, on pourra aussi envisager des coupures volontaires d’électricité (pour sauver Gaïa), le remplacement des méchantes voitures (individuelles donc égoïstes) par des solex (évidemment électriques) et des voiturettes de golf, en passant par une alimentation au volume millimétriquement mesuré.

Organisant ainsi son propre repli sur elle-même, la France des années 2020 risque de ressembler beaucoup à celle de 1950 ou, pire, à la RDA des années 80…



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  • et prendre plutôt des topinambours à la chantilly.

    De la chantilly. Malheureux, vous n’y pensez quand même pas ❓ Tout le CO2 qu’il faut pour la monter ❓
    Vous allez vous faire mal voir par tous ces écologistes puritains.
    Ce sera tout bonnement interdit. Monter de la chantilly une fraude passible de La Haye…

    Je parie sur la RDA, dans ce cas la RDF 🙁

    • en plus les topinambours çà fait péter gaffe a la pollution au méthane

    • En fait pour la chantilly, c’est du protoxyde d’azote, mais ça ne change rien à la pertinence de votre commentaire.
      Surtout que le N2O , contrairement au CO2 sujet à discussion, est un vrai gaz a effet de serre…

  • C’est la méthode de production qui devrait, à mon avis, être mise en avant plus que la provenance. Malgré tout les efforts, les dattes ou le cacao ne trouveront jamais un climat favorable en France.
    A contrario, qui a déjà mangé des tomates poussées en hydroponie, eussent elles poussées en France, sera dégoutté à jamais.

    • non…prix ,qualité, organoleptiques ( le gout qui vous plait) et accessoirement qualité sanitaire.
      pas la méthode de production..pas l’origine…
      on peut produire des tomates en hydroponie tout à fait bonnes…

  • donc plus d’agrumes en hiver sauf corses (mais ça ne suffira pas) on aura droit à du jus de carottes ou de topinambours

  • il suffit de ne plus acheter chez carrefour , (ce que je fais depuis une décennie)
    notre modèle de consommation est foutu , les villes vont claquer du bec , ce sera bouffer ou téléphoner

  • Le Français achète d’abord un prix, succès assuré…
    « en passant par une alimentation au volume millimétriquement mesuré » : c’est déjà le cas quand tu vois l’explosion des prix par rapport au grammage des boîtes qui fond… On garde le package du hâchis parmantier 500 grs pour en mettre 200 dans la boîte et le prix ne baisse pas, il monte…

  • « on peut douter d’un franc enthousiasme à remplacer les fraises d’Espagne par les topinambours »
    Etant donné que ce n’est que parce qu’elles sont vaguement rouges qu’on reconnait les fraises d’Espagne des courges et nullement par le goût qui est totalement absent, il suffira de colorer les topinambours pour que la substitution soit parfaite.

  • Youpi, Carrefour va oeuvrer pour l’écologie et mettre 3000 personnes au chômage.

    • +1000
      Mais c’est exactement comme ça qu’on sauve son image de marque en France quand les profits s’effondrent, en transformant les victimes des licenciements en héros.

    • C’est pas bien , il devrait les garder pour pousser le chariot des clients ..non remplacer le chariot !

    • Quelles personnes ? Les producteurs lointains dont le travail se déroulera en France par d’autres personnes qui auront un salaire et de quoi consommer et relancer la France ? (le fameux effet salaire). Et vous critiquez une décision d’une entreprise privée côtée en bourse et donc qui est une décision économiquement rationnel ?

      • Faut atterrir !

        Carrefour se recentre sur l’alimentation parce que Internet a pris le business de l’habitat (électroménager, ustensiles, livres, etc …). Ils cherchent un business model nouveau car ils sont aussi débordé par le hard discount sur l’alimentaire. Ils virent leur personnel car ils sont forcés de réduire la voilure et cherchent à accrocher le wagon du boboïsme éco-conscient en désespoir de cause.

        Cependant passer de la consommation de masse pour prolétaires au beau-bon-bio me semble un paris risqué : je ne pense pas qu’il y ait suffisamment de bobos friqués pour faire vivre des grandes surfaces.

        (Ce sont des familles pauvres. Le père est pauvre, la mère est pauvre, les enfants sont pauvres. Même le chauffeur et la femme de chambre sont pauvre !)

        • pourquoi vous parlez de pauvres ? Carrefour, 2ème groupe français de distribution (ou 1er selon comment on compte) se dirigerait vers les marchés de niche ? Pas logique.
          Ils ne cherchent à s’accrocher au wagon de la boboisation, ils font simplement ce qu’on appelle « offre et demande ».. vous savez, ce fameux truc qui doit régler tous les problèmes du monde comme par magie selon les libéraux peu réalistes.

          • @Amater
            Bonsoir,
            « ils font simplement ce qu’on appelle « offre et demande »..  »
            Oui c’est exactement cela. Mais ils vont faire autre chose : ils vont changer de clientèle. Même s’il on le voit partout, le beau-bon-bio pour les bobos reste assez confidentiel, et cher. Et comme il est écrit dans l’article : « Les consommateurs trancheront et donneront une bonne idée de leur volonté d’accompagner ce changement ou non. »
            Si Carrefour tend à changer de coeur de cible, pour un moins nombreux, supposé plus « riche », et exigent, le groupe est cuit.
            Dommage, c’est là que je fais mes courses depuis des années.

            • Oui, les gens mangent ce qu’ils veulent, il y a une clientèle pour le bio, les produits en vrac, les produits locaux … Mais je ne parierai pas un kopeck sur l’avenir de Carrefour s’ils prétendent appliquer ce Business Model aux hyper-marchés. (Pour les magasins de ville, pourquoi pas).

              A voir : va-t’on assister à une descente aux enfer de la grande distribution : chute de l’action, plans de licenciements ?

  • Il me semble que c’est ce que fait la Suisse, à savoir privilégier (surprotéger?) son agriculture. Résultat: des prix prohibitifs, notamment pour la viande.

  • L’avantage, c’est que carrefour n’a pas de monopole… On peut (encore) aller voir ailleurs.

  • Les dirigeants de Carrefour devraient réviser leurs cours de marketing.
    Ils semblent confondre les clients et les fournisseurs.
    Pour vendre, il faut un marché et une demande que l’on peut favoriser mais en définitive c’est le client qui est le roi de la décision.

  • Carrefour sera mort si les autres chaines ne suivent pas…et si toutes suivent ,expliquez moi comment cela est compatible avec les règles commerciales européenne? le porte monnaie des français et les quantités à fournir….lol ( enfin jaune) .vu le nombre de grands manager virés par le passé, faute de résultats suffisants ,l’actuel sera viré bien avant

    • Faut avouer un truc , les fruits et legumes, ca marche pas en hyper c’est un metier trop compliqué.reste le bio , produit frais si local donc stockable..un hyper n’est qu’un stock ,il ne faudrait pas l’oublier la concurence des marchés , concurrence nomade donc optimisee , l’hyper ne fait pas le poids surtout qu’il existe des hyper specialises seule option valable au marché!
      Alors mr h16 je suis encore tres dur avec vous et je le regrete , on s’en fout de ce que vendra carrefour ,on n’achete pas ces legumes la dedans sauf en depannage.

  • Vous pouvez bien vous marrer, c’est ce qui nous pend au nez , non par choix ou par idéologie, mais par contraintes naturelles sur les ressources.
    Gaïa se venge !
    Non, simplement la loi de l’action/ réaction.
    Tout se paye un jour ou l’autre, l’open bar va bientôt fermer et vous pouvez vous moquer parce que jusque la on s’en est toujours bien sorti, dans la même puissante logique libérale que chaque matin je me réveille donc je suis immortel…
    Bon, en attendant on se marre bien , hein ?!

    • @leham
      Bonsoir,
      « Gaïa se venge ! »
      Si effectivement elle se vengeait, avec Ouranos, elle nous pondrait des Titans.

      L’open bar c’est ce que promettent toutes les politiques collectivistes : le paradis socialiste.

    • ah ! J’ai oublié :
      « dans la même puissante logique libérale que chaque matin je me réveille donc je suis immortel… »
      ???? Dans quel ouvrage, chef-d’oeuvre littéraire, journal, revue, magazine, livre de poche, avez-vous trouvé cette ineptie ?

  • Carrefour va se faire bouffer par les concurrents s’ils vont vraiment dans cette direction… ce dont je doute. Pour moi il s’agit juste de virtue signaling gratuit comme le dit l’article.
    Ce dont j’ai peur par contre, c’est que cette idée ne soit reprise et forcée par l’Etat, jamais loin pour transformer des initiatives privées en obligations publiques.
    J’imagine déjà les Français acheter leur fraises hors saisons en même temps que leur cigarettes au Luxembourg ou en Belgique…

    • Mais c est ce que font les suisses qui achetent en masse en FR viande et fromage meme suisse car moins cher en FR vu les taxes dementielles sur les produits agricoles pour conserver les paysans dans les alpages.

      • Oui et non,
        car si le parking est plein de plaques suisses, je n’en croise plus guère dans les rayons…

      • … » c est ce que font les suisses qui achètent en masse en FR viande et fromage même suisse »
        La Confédération Helvétique est un pays que je connais assez bien pour y séjourner très souvent chaque année, et vos propos me semblent excessifs, voire inadaptés.
        Soulignons ces prix que vous qualifiez de « prohibitifs » : un fromage d’alpage réputé (L’Etivaz – Canton de Vaud) dont le prix en Suisse est 29 CHF/ kg (= 24,65 €/kg) est vendu en France 50 €/kg… exemple qui n’est de loin pas une exception ! La viande suisse (succulente) vendue en boucherie, est un peu plus cher qu’en France, mais elle n’est en rien comparable avec les viandes « recyclées et remballées » des supermarchés français… et dénoncées comme malsaines et dangereuses par de nombreuses enquêtes.
        Autre information : le 24 septembre 2017 les Suisses ont voté à 78,7% pour compléter leur Constitution par un article sur la sécurité alimentaire ; ce qui implique une qualité des aliments.
        Pour conclure, rappelons que le taux de change est à l’avantage de l’Euro ; que les Suisses doivent ajouter 15% au prix Euro pour l’équivalent CHF ; qu’ils sont très attachés à la qualité alimentaire et qu’ils n’ignorent pas qu’en France celle-ci laisse à désirer. Qu’ils franchissent la frontière pour acheter des livres, c’est fort possible, ces derniers étant très chers chez eux, mais ils ne viennent surement pas en « masse » envahir la France pour l’alimentation !

  • Encore une fois, nos fournisseurs nous prennent pour des couillons.ça me rappelle le catalogue Toupargel d’avril dernier où, en plus de prix prohibitifs (par ex. du jambon de bayonne à 103 € le kg), on nous promettait du rosé bio « et vegan », comme si nos viticulteurs actuels faisaient leur vin avec du boeuf . N’importe quoi pour séduire le consommateur bo-bo des métropoles, sensé ne plus avoir aucune connaissance pratique et gober tout et n’importe quoi.

    • En fait, pour les vins, on les ‘colle’ avec des protéines animales pour les clarifier.
      Aujourd’hui il existe des protéines de pois pour les remplacer, d’où l’appellation végan pour les talibans spécistes…

      Le rosé, plus que les autres vins, il n’y en a que deux : le bon et le mauvais.
      Comment le distinguer ?

      Le bon reste buvable même quand il est tiède…

  • Et encore, heureux qui peut s’en nourrir !

    Un ami m’en a refilé il y a quelques années, j’ai eu une belle récolte mais je n’en ai mangé que deux fois:
    la première, ou j’ai pensé dans l’après midi avoir été contaminé par un virus gastrique, tant j’ai subit une ‘Siasse’ carabinée.

    une deuxième où, n’ayant pas fait le rapport avec les topinambours la première fois, j’ai eu confirmation que ces légumes sont de ‘monstrueux’ laxatifs.
    Puis fini, mais j’en suis encore a arracher année après année, les rejets de cette plante géante…

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