Écologie positive – Le nucléaire, c’est supaire !

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Écologie positive – Le nucléaire, c’est supaire !

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 14 janvier 2016
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Article écrit en commun par Nathalie MP et h16

Il existe une gradation dans l’horreur écologique. On trouve assez haut la peur diffuse (et confuse) du réchauffement climatique, suivie de près par la peur de manquer de ressources naturelles. Un peu plus bas, celle de manquer de place pour stocker nos déchets, qui déclenche une frénésie de tris et de recyclages pas toujours judicieux. Mais indéniablement, au sommet de cette échelle se situe la peur panique de mourir d’un cancer, de muter atrocement ou d’émettre de la lumière en battant des paupières : l’industrie nucléaire et ses déchets dépassent tout dans l’effroi et la répulsion quasi-mystique qu’ils inspirent dans le public.

L’épouvante est si palpable qu’à la suite de la catastrophe de Fukushima, les Allemands décidèrent de sortir totalement du nucléaire pour 2022 et ce, malgré la traque impitoyable des émissions de CO2 pour sauver la planète de l’autre horreur écolo, le réchauffement climatique. Paradoxe étrange : la seule source d’énergie pauvre en émissions de CO2 et efficace pour la production d’électricité est régulièrement écartée des solutions possibles.

Quitte à bousculer du chaton mignon, tentons d’expliquer ce paradoxe sur le nucléaire.

parc-nucleaire-francaisEt question bousculement de chatons, la France sait faire puisqu’elle est au deuxième rang mondial après les États-Unis pour la production d’énergie nucléaire et le nombre de réacteurs en fonctionnement ; par habitant (chatons compris), elle dispose même du plus grand parc mondial, qui en 2014 produisait 418 TWh (*) dans 58 réacteurs répartis sur 19 sites, couvrant ainsi 77 % de sa production électrique. Le reste de l’électricité est assuré à 12,6 % par l’hydraulique, 5 % par le thermique à combustible fossile, 3,1 % par l’éolien, 1,1 % par le photovoltaïque (**) et une quantité négligeable par des petits hamsters qui trottent dans leur roue à dynamo.

gifa hamster dans sa roue

Eh oui, la France bénéficie directement des travaux nobélisés de Becquerel et des époux Curie sur la radioactivité, ainsi que de la décision politique prise après guerre d’accéder à l’indépendance énergétique grâce au nucléaire, renforcée par les chocs pétroliers des années 1970. Ceci a permis de faire passer notre taux d’indépendance de 23 % en 1973 à environ 52 % aujourd’hui. On objecte souvent que la France est dépendante à 100 % de son approvisionnement en uranium, mais la diversité des pays producteurs (Canada, Australie, Niger, Kazakhstan) comme celle des fournisseurs (AREVA représente 40 %) réduit notablement ce risque (voir carte ci-dessus).

approvisionnement uranium

Mais voilà : en consommant les 1200 tonnes de combustible par an (dont 17%, soit 200 tonnes, proviennent de combustible recyclé), les 58 réacteurs français produisent des déchets qui sont traités à l’usine de traitement de La Hague (Normandie).

déchets-radioactifs-2013Les déchets nucléaires (voir répartition de la provenance ci-contre) sont bien sûr les combustibles non recyclés qui représentent seulement 4 % des combustibles usés et qui sont aussi les plus radiotoxiques (comme le plutonium), mais aussi tout élément qui fut en contact avec une zone radioactive, aussi bien dans une centrale nucléaire que dans les autres industries, la recherche ou le secteur médical (gants, combinaisons, matériaux divers). En pratique, selon l’Andra, l’agence française chargée de la gestion de ces déchets, ils représentent 2 kg par an et par habitant, ce qui est très loin de nos 360 kg d’ordures ménagères.

Qu’en fait-on ? Eh bien outre des croquettes pour chatons, essentiellement, on les stocke : temporairement en surface pour les moins radioactifs, à faible profondeur pour les autres ou en couche géologique profonde (pas très loin de la cote de popularité de Hollande) pour les déchets les plus radioactifs de la catégorie HAVL (haute activité et vie longue), de toute façon peu volumineux.

Bref, s’il est bien grotesque de paniquer à cause des déchets nucléaires, finalement peu nombreux et bien gérés, peut-être est-ce le fait même de casser des atomes qui provoque l’angoisse ?

Eh bien non, l’épouvante ne résiste pas à l’analyse des faits.

Prenez les catastrophes nucléaires. Si on ne compte pas le dernier album de Christophe Maé, il y en a seulement 3 à ce jour, à savoir Three Mile Island en 1979, Tchernobyl en 1986 et Fukushima en 2011. Notons au passage que cette dernière résulte d’un tsunami et pas d’un incident nucléaire initial.

Si l’on élimine l’hystérie médiatique qui les a entourés, ils restent des accidents isolés et bien moins létaux que d’autres accidents. Comparé aux autres sources d’énergie, une étude montre que le nucléaire a provoqué à ce jour 0,04 mort par TWh produit. L’énergie solaire est à 0,44 et le pétrole à 36. Le charbon, quant à lui, caracole en tête de cette liste macabre avec 100 morts par TWh produit. Autrement dit, toutes les autres sources d’énergie sans exception sont donc plus meurtrières que le nucléaire. Comme quoi, des accidents extrêmement rares, médiatiquement spectaculaires, provoquent une perception faussée et font oublier les accidents miniers et la pollution de l’air dus au charbon.

À cette très basse létalité, il faut ajouter un impact environnemental bien plus faible et bien mieux géré que pour les autres énergies. On l’a vu pour les déchets principaux, mais on se doit de rappeler aussi que la production électrique nucléaire produit très peu de CO2 (et sans émission lors du fonctionnement des réacteurs). Il faut ajouter la construction et le démantèlement d’une centrale pour voir apparaître ce poste, et on arrive à 35 g de CO2 par kWh, contre près de 500 g pour les centrales à pétrole, 1200 g pour les centrales à charbon, ou 16 tonnes pour le dernier album de Christophe Maé.

gifa a little crazy

Certes, l’éolien fait mieux (20 g par kWh) mais reste peu efficace car il exige une météo favorable et des hectares de champs d’éoliennes pour devenir significatif, en plus d’accumuler des terres rares, hautement toxiques et polluantes, dans les alternateurs. Les miaulements de Greenpeace et de Cécile Duflot au sujet du nucléaire sont inaudibles sur le sujet des terres rares… qu’on retrouve également dans les panneaux photovoltaïques.

Enfin, citons aussi le coût très modéré du nucléaire pour le consommateur : selon un rapport de la Cour des comptes de 2014, le MWh (*) nucléaire français coûterait un petit 60 €, frais de démantèlement et de gestion des déchets inclus. Ça veut dire une électricité 22% moins chère que la moyenne européenne et moitié moins qu’en Allemagne. C’est plus que l’hydroélectrique (15 à 20€), mais moins que l’éolien, massivement subventionné, (80 €) ou le photovoltaïque dans le sud (100 €).

Récapitulons : les déchets ne sont pas catastrophiques, la production n’est guère polluante, les catastrophes très très rares et peu létales. Peut-être doit-on alors justifier l’hystérie anti-nucléaire des chatons mignons de l’écologie punitive par une pénurie de combustibles ?

Même pas. D’une part l’uranium 235 utilisé actuellement après enrichissement ne manquera pas. D’autre part, une autre forme de nucléaire est possible !

On peut évoquer rapidement les travelling wave reactors ou réacteurs à onde progressive, fonctionnant avec de l’uranium naturel ou du thorium, alternative non militarisable dont les réserves sont immenses. Citons aussi les réacteurs à sels fondus dont l’intérêt a donné lieu à de nouvelles études afin de les déployer en réacteurs de quatrième génération, ainsi que les projets de petites centrales personnelles dont on pourrait équiper directement des petits groupes résidentiels.

Enfin, la surgénération permet de valoriser en tant que combustible nucléaire l’ensemble des matières fertiles telles que l’uranium 238, qui représente plus de 99% de l’uranium naturel, et le thorium, lui-même trois fois plus abondant que l’uranium. L’expérience menée en France à Superphénix (Creys-Malville, Isère) fut consciencieusement sabotée sur le plan politique, bien qu’ayant prouvé sa viabilité conceptuelle, et pouvant néanmoins faire partie de solutions retenues pour les générateurs de quatrième génération.

En parallèle à la fission nucléaire, on peut aussi évoquer les avancées dans la fusion.

Il y a encore loin de la coupe aux lèvres, mais on peut citer ITER (International Thermonuclear Experimental Reactor), plus grand centre de production expérimentale d’énergie de fusion, en cours de construction à proximité de Cadarache (Bouches-du-Rhône) et associant l’Union européenne, l’Inde, le Japon, la Chine, la Russie, la Corée du Sud, les États-Unis et la Suisse. Intéressant techniquement, il suscite cependant beaucoup d’inquiétudes… financières : le calendrier et le budget dérapent complètement (de 5 à 16 milliards d’euros).

Il n’est toutefois pas exclu que l’initiative privée de Lockheed Martin parvienne à produire une fusion contrôlée qui soit rentable (i.e. avec moins d’énergie en entrée pour démarrer et entretenir la réaction que ce qu’on peut en tirer en sortie). Mieux encore : ces expériences ne produisent pas de déchets de vie longue et, du point de vue de la gestion des incidents, ce sont des réactions qui s’effondrent si elles ne sont pas entretenues c’est-à-dire s’arrêtent net en cas de problème, au contraire de la fission qui peut devenir critique (et exploser).

Enfin, et tant pis pour les chatons nucléo-sensibles qui ont eu le courage de lire jusqu’ici, rappelons que l’utilisation des isotopes radioactifs est de plus en plus importante en médecine, depuis l’imagerie médicale avec la scintigraphie, jusqu’aux traitements anticancéreux. Chaque année, 35 millions de personnes dans le monde sont diagnostiquées ou soignées grâce à la médecine nucléaire, et ce chiffre croît avec la recherche et la diffusion progressive des équipements nécessaires. Bien moins controversé dans l’opinion, cet aspect dépend cependant de la disponibilité des isotopes dont certains doivent être enrichis au grade militaire, ce qui provoque à nouveau quelques miaulements pavloviens chez les chatons écolos les plus délicats.

Conclusion

Résumons : le nucléaire permet d’obtenir facilement, avec une mise en danger réduite et en grande quantité, une énergie propre, peu chère, dont les déchets sont limités et de mieux en mieux gérés. Les combustibles utilisables sont abondants et les technologies en développement permettent d’envisager des réacteurs toujours plus performants et plus sûrs. Le nucléaire civil possède également des applications industrielles nombreuses, notamment dans le secteur médical.

L’opposition hystérique est donc absolument indispensable.

Acte VI scène dernière :

Nathalie MP :
Mais, mon cher h16, compte tenu de ce que nous venons d’écrire, comment se fait-il que la loi sur la transition énergétique portée par Ségolène Royal, prévoit de ramener la part du nucléaire dans la production d’électricité de 77% à 50% à l’horizon 2025 ?

h16 :
L’énergie, c’est la vie. Mais justement, toute cette vie foisonnante, Ségolène n’aime guère : comme tous les grincheux de l’écologie punitive, elle n’aime pas ces progrès, parce que chaque niveau supplémentaire d’énergie facilement disponible affranchit un peu plus l’Homme de sa condition animale. Et les grincheux, ils ne veulent surtout pas nous voir la quitter, trop contents qu’ils sont de pouvoir s’en servir pour exercer leur pouvoir de contrôle et de domination sur nous.

Rassurez-vous cependant, nous ne manquerons pas d’énergie, et le nucléaire restera longtemps une excellente réponse à beaucoup de nos défis écologiques.


(*) TWh : Terawatt-heure, c’est-à-dire un milliard de kWh (Tera = 1012).
MWh : Megawatt-heure, c’est-à-dire mille kWh (Mega = 106).

(**) Pour fixer les idées, précisons que la consommation totale d’énergie en France en 2014 se répartit en pétrole : 40,5 %, électricité : 24,5 %, gaz : 20,9 %, énergies renouvelables thermiques (bois, agro-carburants, biogaz et déchets, etc…) : 10,5 % et charbon : 3,7 %. Le nucléaire représente donc près de 19 % de ce total.
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  • Bravo. Mais juste une remarque : faire une comparaison massique des déchets, c’est tout de même très très très risqué ! Car entre 2 kg de purée radioactive à vie longue et 360 kg d’ordures ménagères ( dont 80 % de biomasse utilisable en méthanisation ), ça passe mal … Heureusement comme vous le soulignez ensuite, les nouvelles générations de centrales arrivent !

    Ensuite, mis à part la réalité de la « nostalgie conservatrice » et du méshumanisme, n’oubliez surtout pas que les verts sont AUSSI les lobbyistes très aggressifs des industriels et des financiers liés aux énergies renouvelables, bref de toute cette mafia verte qui court après les subventions et les revenus GARANTIS par nos impots ; car ils ont même réussi à faire « voter » une loi qui oblige l’achats de tout kwh « renouvelable » produit, et pire avec un prix supérieurs au prix du kwh français électronucléaire ! C’est fort de café ! Ainsi, bien loin des militants qui mangent bio et font du vélos, les dirigeants écolos sont bien ancrés dans notre époque; ils font du business comme des pros, avec les toutes dernières techniques de marketing et de manipulation idéologiques !

    • « 2 kg de purée radioactive à vie longue » : justement, ce n’est pas le cas. 2kg, c’est tous types de déchets compris. Les déchets HAVL ne représentent qu’une toute petite quantité de ces 2kg.

    • 80% de biomasse dans les 360 kg d’ordure ménagère ?!? D’où sortez vous ce chiffre ?

      Par ailleurs, je pense qu’il est plus facile de gérer un risque important mais concentré qu’un risque faible mais réparti : question de cout, de compétence et de gestion humaine (car on s’habitue aux faibles risques jusqu’à ne plus y prêter attention et à l’accident).

      • Ce qui ne va pas dans les déchets nucléaires, c’est que dans 1000 ans (et bien plus en fait), nos descendants devront consacrer une partie de leur temps et de leurs moyens à se protéger de déchets toujours dangereux, qui ont donné lieu à une énergie bradée par leurs lointains ancêtres lesquels, par ailleurs, ont laissé une dette à leurs descendants directs.

        L’escroquerie d’Edf dans le calcul du cout des déchets porte sur l’application d’un taux d’actualisation, lequel permet de réduire à rien aujourd’hui des sommes énormes dans 1000 ans. Et à surtout ne pas se poser la question de savoir pourquoi ces descendants lointains devraient dépenser cette somme qui ne leur rapporte rien…

        • Proponome: « nos descendants devront consacrer une partie de leur temps et de leurs moyens à se protéger de déchets toujours dangereux »

          Ne soyez pas ridicule, on ne disperse pas les conteneurs de ces déchets n’importe ou et il faudrait d’énorme bouleversement géologiques pour les faire remonter de manière très, très localisée de toute manière.

          Avant que le site de Bure ne devienne une colline aux pentes ruisselante de radioactivité il s’écoulera des millions d’années.

          Proponome: « Et à surtout ne pas se poser la question de savoir pourquoi ces descendants lointains devraient dépenser cette somme qui ne leur rapporte rien… »

          Le contenu des mines abandonnées depuis mille ou cinq-mille ans sans précautions particulière n’est jamais remonté, votre hypothèse est ridicule.

          Dans l’intervalle la lutte contre les catastrophe naturelle coute 100 milliards par année, soit 100’000 milliards de dollars par millénaire et les volcans nous balancent tous les dix ans l’équivalent de la radioactivité de tchernobyl.

          http://energie.lexpansion.com/climat/-le-nuage-du-volcan-eyjafjoll-plus-radioactif-que-tchernobyl_a-35-4448.html

  • Très bon résumé.
    La quantité d’uranium actuellement qualifié de déchets n’a été utilisé qu’à 5%.
    En l’utilisant dans des centrales adéquates dont les modèles sont connus on a de quoi faire de l’électricité pendant plusieurs siècles.

  • Euuhhh en plus du nucléaire, l’écologie positive ne passerait elle pas par la promotion d’une auto production d’énergie via notamment par la pose d’éoliennes hélicoïdales sur chaque maison ou immeuble. Plusieurs d’entre elles assurent l’alimentation électrique suffisante d’un foyer. Couplées à un système de chauffage solaire, quasiment tous les besoins d’un foyer sont pourvus.
    Elles ont l’avantage de se mettre en mouvement ès le moindre souffle de vent; de ne pas couper celui-ci et de fait d’être presque entièrement silencieuse. Leur défaut: une production moindre que les pâles mais suffisante pour les besoins classiques.

    Ah oui suis je bête ? L’Etat et les grands groupes seraient perdant financièrement. Il faut donc bannir cette idée

    • C’est joli, mais ça marche pas la nuit quand il n’y a pas de vent, tant qu’on ne saura pas stocker l’énergie en quantité significative…

    • « l’alimentation électrique suffisante d’un foyer »

      C’est quoi l’alimentation électrique suffisante d’un foyer ?

      • Une veilleuse pour aller aux toilettes (écologiques, s’entend…) la nuit ❓

        • Veilleuse alimentée en fils de 10 mm2 + terre par sécurité et protégée par disjoncteur différentiel, terre raccordée à un câble de 25 mm2 qui fait le tour de la maison.

          Les normes de sécurité poussent à la surconsommation alors que les normes « écologique » nous restreignent l’usage de l’électricité. Il faudrait qu’ils se mettent d’accord : je ne vais pas tirer des barreaux de chaise (dans des gaines encore plus larges) dans toute la maison pour alimenter des plaques électriques en 32 A et faire la cuisine sur un poile à bois …

          Quoi qu’en pense les écolos, le tout électrique (chauffage, cuisson, eau chaude) a une certaine logique économique (à condition de garder des prix bas sur le kwh) et de sécurité en éliminant le gaz et les chauffages à combustion. Mais cela suppose des centrales nucléaires.

          Multiplier les risques d’asphyxie (gaz, bois), d’explosion (gaz, batteries), d’incendie (tout), d’électrocution (continu haute tension), de prolifération bactériologique (chauffage air chaud mal installés) dans chaque foyer pour diminuer un risque centralisé de centrales électriques a-t’il un sens. Et je ne parle même pas des ouvriers qui tombent du toit ou de l’éolienne …

          • En fait, sur le papier, le tout électrique pourrait même être alimenté par des sources renouvelable, et donc être manifestement plus propres que la version fossile *y compris* pour ceux qui n’aiment pas le nucléaire.

            Sur le papier, c’est parce qu’il faudrait avoir suffisamment de sources renouvelables à la fois en quantité, et en disponibilité. Mais les écologistes proclament qu’ils y croient, donc pourquoi sont-ils contre le tout électrique ? Ça n’a pas de sens.

            • moi ce que j’adore c’est ‘affirmation de quasi gratuité suivie de ‘impératif d’économiser cette énergie quasi gratuite et non polluante…

              bon on ne doit pas critiquer les énergies renouvelables mais le fait qu’on veuille les imposer et tout le fatras d’affirmations très hypothétiques..
              On peut imaginer que dans un habitat dispersé…des unités de production indépendantes ne sont pas stupides..

              Lais foutez les idéologues dehors et laissez parler les ingénieurs.

    • Evitons la promotion, ça coûte toujours un bras ou deux au contribuable. Mais je reconnais qu’on pourrait faire l’expérience de la non-interdiction : tant que vous ne demandez pas à l’opérateur public de vous racheter le courant et que vous avez une bonne assurance responsabilité civile, faites ce que vous voulez chez vous, et les communes acceptent de ne pas spécifier la forme et la couleur de ce que vous mettez sur votre toit.

    • Je suis totalement d’accord avec vous, sous certaines conditions
      Les maisons ou immeubles ainsi equipes ne sont reliés à aucun réseau
      Ils ne reçoivent pas de subvention ou des subventions modérées
      Comme on est dans un pays libre, enfin en principe, on laisse les autres choisir et mettre en oeuvre leurs solutions, le nucléaire par exemple, si c’est leur choix. Chiche !

      • On y viendra et c’est bien pour cela que nombre de personnes ( dont les promoteurs EnR ) misent sur une hausse ( doublement du tarif ) de l’électricité.

        A créer une pénurie ( peut-être à venir rapidement ) d’électricité en obligeant les énergéticiens à fermer des centrales polluantes et aussi des centrales fissiles, ne va-t’on pas en arriver au stade que chacun chez soi essaiera de trouver sa solution pour produire son jus !

  • Le nucléaire/radioactif a eu des périodes d’engouement et des périodes (actuelles) de rejet. Il ne faut pas en chercher les raisons dans une analyse objective des risques mais plutôt dans le couple infernal politique/communication. Les politiciens ont besoin de créer des menaces pour convaincre de leur utilité, ils ont aussi besoin d’alliances. Si le nucléaire n’existait pas ils auraient trouvé autre chose.

  • bah , lorsqu’un ‘problème’ parait illogique ou insensé il faut prendre sa calculette et rechercher le produit le plus confortable pour les élus , l’écologie..on transforme des mots en or , un seul perdant , le contribuable et il ne le sait même pas ..faut dire qu’il a été éduqué de longues années à prendre des vessies pour des lanternes magiques !

  • L’article commence par qualifier le nucléaire de « seule source d’énergie pauvre en émissions de CO2 », ce qui déjà est faux, et résumer les travaux de Curie et Becquerel à chauffer de l’eau dans nos centrales c’est vraiment n’importe quoi!
    Le pire est quand même la conclusion où tout est l’inverse de la réalité. Je ne vois pas qui cela pourrait convaincre

    • c’est un peu court, Georges, il faut argumenter ou se la fermer…

    • « L’article commence par qualifier le nucléaire de « seule source d’énergie pauvre en émissions de CO2 », ce qui déjà est faux, »
      — > NON : seule source d’énergie pauvre en émissions de CO2 ET efficace pour la production d’électricité

      « résumer les travaux de Curie et Becquerel à chauffer de l’eau dans nos centrales c’est vraiment n’importe quoi! »
      — > NON : Becquerel et les Curie ont eu le Nobel de physique 1903 pour leurs travaux sur la radioactivité, ce qui veut dire que la France a une familiarité ancienne avec ce type de technologie du point de vue de la recherche.

      • L’hydraulique aussi est pauvre en émissions de CO2 et efficace pour la production d’électricité. Si vous regardez les petites lignes de votre facture EDF, vous verrez que c’est quasiment la seule source d’électricité étiquetée « renouvelable ». Cela dit, le principal problème de l’hydro c’est que pratiquement tous les sites exploitables en France sont déjà équipés. Le deuxième pb c’est que le moindre projet dans ce domaine provoque des levées de boucliers des écolos (qui ne sont pas à une contradiction près). Donc une fois l’hydro évacuée pour ces raisons, ben oui, Nathalie MP et h16 ont raison, il ne reste que le nucléaire.

      • Je pense que l’hydraulique est une source à la fois pauvre en CO2 et même parfaitement renouvelable (et même parfaitement propre, en dehors de la construction du barrage). Seul problème : il nécessite de noyer des zones entières, ce qui peut parfois causer l’extinction du criquet palmé, endémique de la petite vallée à noyer… zut !

    • « L’article commence par qualifier le nucléaire de « seule source d’énergie pauvre en émissions de CO2 », ce qui déjà est faux »

      L’article cite des chiffres et des sources. Sur quoi vous basez-vous pour le contredire ?

      « résumer les travaux de Curie et Becquerel à chauffer de l’eau dans nos centrales c’est vraiment n’importe quoi! »

      Tous les systèmes de production d’électricité (à l’exception du solaire) reviennent à faire tourner des turbines. La seule différence porte sur le comment faire tourner ces turbines. Résumer la production nucléaire à « faire chauffer de l’eau » c’est vraiment n’importe quoi 😉

      « Le pire est quand même la conclusion où tout est l’inverse de la réalité. »

      Développez. La conclusion ne fait que reprendre les démonstrations de l’article, qui sont toutes chiffrées/sourcées. Quels sont les points exacts de la conclusion (donc les démonstrations de l’article) que vous réfutez ? Sur quelles bases ?

      • « Tous les systèmes de production d’électricité (à l’exception du solaire) reviennent à faire tourner des turbines. »

        Y compris les hamsters 🙂

  • Les écologistes préfèrent garder les déchets HAVL plutôt que de les brûler. Rien que d’y penser, ils vomissent.

    Ils vont finir par inventer la mort écologique… ❗

  • Oui sur le constat optimiste concernant les nouvelles techno nucléaires, particulièrement la fusion au regard des déchets produits (peu contaminés) mais également la fission (sels de thorium). Mais pour des libéraux, l’organisation structurellement liée à la filière nucléaire est quant à elle suspecte car centralisée, sécurisée, policée, opacifiée d’une part et forcément financée par l’Etat d’autre part (au regard du montant de l’investissement et du pay back à très long terme). Dés lors la tentation est naturellement grande pour les Etats qui financent, gèrent et surveillent le dispositif: 1) de donner au lobby électrique complice plus de pouvoirs qu’il ne devrait en détenir (ex d’Areva et EDF). Par exemple la fixation des prix étant monopolistique, le consommateur devra payer le tarif fixé ou se priver d’électricité 2) d’utiliser l’énergie comme moyen de pression politique surtout lorsqu’une seule source étatisée fournit plus de 60 % du tout. 3) de retarder toute recherche et découverte de procédés individuels domestiques qui viendraient concurrencer la source étatique .. etc
    Le gros pb du nucléaire, au regard de sa technicité, de son coût et de sa sécurisation nécessaire c’est qu’il constitue un modèle qui peut être une sorte de chèque en blanc entre les mains d’une minorité d’individus qui auraient d’autres ambitions moins avouables que de nous chauffer et nous éclairer…

  • L’analyse objective des risques et avantages n’est pas une qualité chez nos écolos et la plupart des journalistes et hommes politiques.
    Ces derniers en particulier utilisent des résultats de sondage et des courbes économiques à longueur de journée bien souvent sans connaitre les notions de base de biais, d’écart type, de puissance statistique etc…. ce qui permet les extrapolations les plus folles, aidé en cela par une bonne dose de mauvaise foi.

  • Je suis très largement d’accord sur l’aspect « technique » de cet article, mais avec 2 remarques d’ordre plus « politique ».
    Nous avons le parc nucléaire par habitant le plus important du monde, et nous ne produisons que 20% de l’énergie que nous consommons. Même si cette part pourrait mathématiquement augmenter par la réduction de notre consommation, jusqu’où pourrait-on aller ? le risque nucléaire est certes limité, mais plus on a de réacteurs plus il augmente aussi. Je ne parle d’ailleurs pas là du risque santé probablement exagéré, mais de la perte irréversible de terrains en cas d’accident. est-on prêt à sanctuariser à jamais un département français comme à Tchernobyl ?
    Si la France mise surtout sur le nucléaire, va-t-on interdire aux autres pays son utilisation ? Imaginons que l’ensemble des pays développés nous rejoignent dans la quantité de réacteurs, qu’en sera-t-il des réserves d’Uranium et la gestion des déchets ?, et imaginons surtout que certains pays en voie de développement souhaitent s’équiper, peut-on dire non dès lors que nous l’utilisons ?. Le nucléaire civil ne débouche pas forcément sur le nucléaire militaire, mais il en est la condition nécessaire. On joue déjà avec le feu en Iran, peut-on aller plus loin ?

    • Vu les alternatives aux réacteurs actuels, je suis assez confiant, même pour les pays émergents.

      « mais il en est la condition nécessaire »
      Ben non, justement, plus maintenant.

    • L’augmentation du risque correspondant par exemple à un doublement du nombre des centrales nucléaires est à comparer avec l’augmentation du risque correspondant à la production de la même quantité d’énergie autrement, et puisque vous abordez le sujet, avec l’augmentation du risque dans un contexte de consommation réduite d’énergie. Il faut aussi faire ces comparaisons dans un contexte tendanciel où tous les risques diminuent, grâce à l’amélioration des connaissances et des techniques, et où donc une « augmentation » se trouve être une diminution moindre, sachant évidemment que les rythmes de diminution ne sont pas les mêmes pour le nucléaire ou pour l’éolien, par exemple.
      D’autre part, extraire 20% des ressources naturelles qui nous serviront à produire de l’énergie n’est pas un seuil d’une quelconque criticité. La Norvège est très au-delà de 100%, Singapour est à 0%, l’avenir n’y est pas plus risqué qu’en France.
      Enfin, la question des conséquences faramineuses d’un accident à probabilité très faible n’a pas de sens en elle-même. Est-on prêt à voir la France entière rasée par la chute d’un météore ? Ce qu’on doit examiner, c’est le risque d’invalidité et de mort pour un individu quelconque, sachant que pour le mort, il n’y a guère de différence qu’il soit le seul à mourir ou que toute la population du lieu l’accompagne. Est-on prêt à tuer un mineur de charbon chaque jour pour éviter le risque d’avoir 300 morts d’un coup en un siècle ?
      J’ajoute aussi que Tchernobyl n’est pas un accident technologique, mais un accident politique, dû de manière évidente à un système corrompu installant des irresponsables incompétents aux commandes, et que c’est de ça qu’on ferait bien de se préoccuper d’abord.

    • Je t’invite à regarder le film sur les babouchka de Chernobyl et avoir un autre regard sur ce territoire soit disant perdu irréversiblement : http://www.slate.fr/story/108205/grands-meres-tchernobyl-babouchkas
      Certaines évaluations, malheureusement pas faite de manière suffisamment rigoureuse scientifiquement pour être indiscutable, estiment que les femmes restés sur place en moyenne vivent 10 ans de plus que celles qui ont fuit à Kiev, victime du dépaysement et des regrets d’avoir du partir.

      Par ailleurs non le nucléaire civil n’a jamais été la condition nécessaire du nucléaire militaire. En gros, presque aucun pays n’a développé une bombe après avoir eu un réacteur civil. Les pays historiques ont développé la bombe d’abord, mais même parmi ceux venus bien plus tard, plusieurs se sont intéressés uniquement à la bombe, pas au civil, comme Israël et la Corée du nord. L’iran a fait les 2 en parallèle, mais dans la négociation des accord personne n’a demandé d’arrêter leur centrale civile pour avoir de meilleur chance d’arrêter la bombe, il suffisait qu’ils arrêtent l’enrichissement avec des centrifugeuse, enrichissement qui peut se faire sans avoir aucun réacteur civil. Ça laisse 2 pays qui ont construit des réacteurs avant d’avoir la bombe, l’inde et le pakistan, mais quand on regarde en détail ni dans un cas, ni d’ans l’autre la filière qui leur a fourni les matériaux fissiles n’était lié à leurs réacteurs, au moins ceux électrique (ils ont pu détourner l’uranium hautement enrichi d’un réacteur de recherche).

  • Les deux kilos par habitants de déchets me laissent perplexe. Comme il y a 60 millions de français, ça devrait faire 120 million de kilos, soit 120 000 tonnes. Or un peu plus haut il est dit que nous consommons 1200 tonnes. Je ne vois pas comment 1200 tonnes de combustibles donneraient 120 000 tonnes. Soit quelque chose m’échappe soit il y a un lézard quelque part. Génant.

    • Il faut 1200 t de combustible par an pour faire tourner nos 58 réacteurs. Cela donne des déchets de combustion dont une grosse part est recyclée en nouveau combustible. Mais il y a d’autres déchets, qui sont en fait bien plus volumineux tout en étant moins radio-toxiques : tous les matériaux qui ont été en contact avec une zone radioactive (gants, masques, matériaux de construction, outils …) et il y a aussi tous les déchets semblables qui viennent des autres industries, des hôpitaux et des labos de recherche.
      Le détail sur les déchets se trouve sur le site de l’Andra dont le lien est donné dans l’article sous le mot « 2 % ».

  • Seul petit problème :
    « Alstom : Démentelement du nucléaire français après l’ététage de toute la filière energie (EDF, Areva, Total) en quelques semaines :
    « Début 2015, Jean-Michel Quatrepoint, journaliste économique, dénonce les conditions de cette vente au groupe General Electric (GE)
    soulignant que contrairement aux promesses d’Arnaud Montebourg,
    assurant que le secteur nucléaire resterait sous contrôle français,
    le protocole d’accord approuvé par Emmanuel Macron en novembre
    et voté par l’assemblée générale, a pour conséquence de placer sous la coupe du
    groupe américain les turbines produites par Alstom et de cette
    manière la maintenance des centrales françaises.
    « Nous avons donc délibérément confié à un groupe américain l’avenir de l’ensemble de notre filière nucléaire… »

    « Le 23 février 2015, la Commission européenne a annoncé l’ouverture d’une enquête sur le rachat de la branche « énergie » d’Alstom
    par General Electric, car « des problèmes de concurrence pourraient se poser sur le marché des turbines à gaz de haute puissance ».
    La nouvelle entité disposerait en effet de 50 % des parts de marché en Europe et dans le monde
    (à l’exception de la Chine) sur ce segment d’activité50.
    http://www.lefigaro.fr/vox/economie/2015/01/05/31007-20150105ARTFIG00339-vente-d-alstom-les-dessous-des-cartes-par-jean-michel-quatrepoint.php

    • Si le problème c’est qu’une promesse de Montebourg n’a pas été tenue, je crois que nous y survivrons.

      • Le problème n’est pas Montbourg, un détail, mais la vente de la branche énergie d’Alstom à GE.
        Y compris une partie du nucléaire militaire français. Voir article.

  • Les Américains viennent de prolonger la durée de vie de leurs centrales à 80 ans. Si nous en faisons autant, avec toutes les précautions nécessaires, nous aurions plusieurs décennies devant nous pour profiter d’une énergie économique, écologique et sûre.
    Les écolos avec leurs techniques de manipulation habituelle, jouent sur nos peurs pour précipiter une transition. Aucune raison rationnelle d’anticiper des choix, des paris, économiques et technologiques, aussi lourds de conséquence sur nos modes de vie.

  • J’adore que dans le cas de Fukushima, TOUS les medias ont ENCORE oublie de mentionner une information capitale: comme Chernobyl and Three Miles Island, le réacteur en question était du type BWR (Boiling Water Reactor) et non PWR (Pressurized Water Reactor) comme c’est le cas pour tous les réacteurs en France et en Belgique. Le type de catastrophes qui ont eu lieu pour les 3 cas cites plus haut n’auraient pas pu se passer dans le cas de PWR mais ca on oublie toujours de le mentionner, les gens risqueraient de ne plus avoir peur du diabolique Nucléaire tueur de petits nenfants

  • supaire??? c’est de l’humour orthographique ?

  • Dans votre critique de l’éolien, vous pourriez mentionner qu’il ne fonctionne que 20 % du temps (il faut du vent, n’est-ce pas…).
    Pour le reste on doit disposer de sources d’énergie en back-up, qui ne peuvent pas être du nucléaire, car celui-ci ne travaille qu’en base.
    Donc des centrales thermiques (charbon, gaz, fioul), qui crachent les « horribles » gaz à effet de serre et épuisent les énergies non renouvelables…

  • Les commentaires sont fermés.

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