L’écologisme : faut-il réduire à néant la civilisation ?

L'écologisme va-t-il réduire à néant la civilisation ?
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L’écologisme : faut-il réduire à néant la civilisation ?

Publié le 5 mai 2019
- A +

Par Thierry Godefridi.

Plus jamais cela ? Les instigateurs des plus grandes idéologies totalitaires de l’Histoire nous avaient prévenus des monstruosités qui seraient commises en leur nom. Dans un discours qu’il prononça dès 1920 à Munich, Adolf Hitler stigmatisa les Juifs comme étant les ennemis du national-socialisme et en préfigura l’extermination. Une haine d’un même ordre se manifestait à l’égard des bourgeois dans les écrits de Karl Marx, qui conceptualisait la violence et l’arbitraire comme instruments politiques – c’est l’idée de la Volksrache, la vengeance populaire sur les individus détestés.

Avec l’écologisme, n’est-ce pas une idéologie encore plus radicale dans ses prétentions humanicides qu’aucune de ses devancières qui prend forme sous nos yeux, s’interroge Drieu Godefridi dans L’écologisme, nouveau totalitarisme ?

En première partie de ce nouvel essai, Drieu Godefridi expose les fondements théoriques communs aux divers courants écologistes. Qu’une majorité de propositions écologistes ne déparerait pas les programmes des partis marxistes et socialistes se trouve avéré dans une même obsession de l’égalité matérielle et dans le fait qu’écologistes et marxistes n’hésitent pas à marcher ensemble « pour le climat » comme ils le firent à Bruxelles.

Marxisme et écologisme se distinguent en ce que le premier promet l’égalité dans l’abondance (bien qu’il ne les ait jamais réalisées, le Venezuela en est une énième preuve), tandis que le second est un anti-productivisme qui, d’emblée, programme l’égalité dans l’appauvrissement. Ces deux théories se distinguent encore par un autre aspect essentiel : malgré ses 100 millions de morts au XXe siècle, le marxisme met l’Homme paradoxalement au centre de son projet ; pour l’écologisme, c’est la Nature.

Dans L’écologisme, nouveau totalitarisme ? Drieu Godefridi remonte aux prémices de la pensée écologiste, au XIXe siècle, pour démontrer que cette « dégradation ontologique » de l’Homme au profit de Gaïa, la Terre comme totalité vivante, est fondatrice de l’écologisme et marque une rupture radicale avec la pensée occidentale, qu’elle soit chrétienne, libérale ou socialiste. L’écologisme répudie l’humanisme et adhère à un physico-morphisme pour lequel l’écosystème est une « totalité vivante auto-organisée d’elle-même (spontanée) », selon le pléonasme du centre de recherche associé au parti belge Écolo.

Tant que les théoriciens de l’écologisme se contentèrent de promouvoir une éthique anti-humaniste d’inspiration malthusienne, leurs arguments résistaient mal à la confrontation avec la réalité. La théorie du réchauffement climatique d’origine anthropique échafaudée par le GIEC vint complètement modifier la donne et la visée de l’écologisme.

Dans un essai datant de 2010, Le GIEC est mort, vive la science !, Drieu Godefridi avait dénoncé le caractère politique du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat dont l’objet est d’étudier l’influence de l’Homme sur le climat, à l’exclusion de toutes autres influences. Le nouvel écologisme se veut scientifique, bien que le GIEC admette que 96 % du CO2 global sont naturels et que l’Homme n’en produit que 4 %.

« If you control carbon, you control life », relevait le physicien américain Richard Lindzen. Drieu Godefridi :

« Cette vérité, scientifique quant à elle, fonde l’empire, totalisant dans son principe, de l’écologisme contemporain »

« si le CO2 humain est le problème, alors l’Homme est le problème ».

Dans une interview publiée sous le titre « Dem bösen Ende näher » par le magazine allemand Der Spiegel en 1992, Hans Jonas, l’un des principaux théoriciens de l’écologisme contemporain et l’initiateur d’une « métaphysique de la nature », cité par Drieu Godefridi, en convint : pour sauver la planète, « le renoncement à la liberté individuelle est inéluctable ».

L’écologisme implique également de renoncer à la démocratie. Les écolos feraient volontiers l’économie du débat parlementaire. Leur dogme est tellement prégnant qu’ils préfèrent l’instiller au travers d’institutions normatives qui échappent à tout contrôle démocratique. Le GIEC onusien en est un exemple, pas le seul. Le projet de « loi spéciale climat » visant à l’écologisation du droit en Belgique, auquel tous les partis francophones belges ont souscrit à l’exception d’un seul, en est un autre exemple.

Que liberté individuelle et démocratie soient incompatibles avec le projet écologiste de lutte contre le réchauffement climatique est cohérent avec la pensée écolo qui confère audit réchauffement une origine anthropique. Mais il y a pire. Si l’on pousse le raisonnement jusqu’au bout, c’est l’Homme en lui-même et la perpétuation des 7,5 milliards d’humains sur la planète qui s’avèrent inconciliables avec le dogme écolo. Pour réduire de 95 % les émissions humaines de CO2 afin de sauver Gaïa, c’est toute l’humanité qu’il faudrait réduire en la divisant par dix.

Quand madame de Jonge van Ellemeet, députée du parti écologiste néerlandais GroenLinks – est-il nécessaire de traduire ? – préconise une réduction des soins aux personnes âgées de plus de 70 ans et en fait une condition sine qua non à l’entrée de son parti dans des négociations gouvernementales, ce n’est pas un hasard. Quand, dans son interview mentionnée ci-dessus à Der Spiegel, le théoricien écologiste Hans Jonas parle de « solution finale » (« die endgültige Lösung »),  ce n’est pas une coïncidence.

Voilà qui ramène au point de départ de cette recension du dernier essai – sans doute le meilleur à ce jour – de Drieu, L’écologisme, nouveau totalitarisme ?, lequel rassemble et développe un certain nombre de thèmes qu’il avait abordés dans de précédents essais et dans lequel il met en garde contre les effets mortifères de ce dogmatisme de notre temps, de cette « métaphysique de la nature » qu’est l’écologisme.

Drieu Godefridi, L’écologisme, nouveau totalitarisme ?, Texquis.

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    • En fait, c’est une question que se posent tous les médecins :
      à quel moment faut il cesser ‘d’emmerder’ les vieux et passer des soins ‘intrusifs’ aux soins palliatifs, dans le but de leur assurer une fin de vie aussi digne et apaisée que possible.
      La réponse en revanche n’est pas évidente, ni la décision facile, il y a tant de paramètres…

      • Ce n’est pas au médecin de décider si la personne est lucide.
        Sinon, on descend la barre à 50 ans ❓

    • Pour certains, ce sera la La Haye. Sinon La Haye-Birkenau.

  • Le monde ne basculera pas plus intégralement dans un totalitarisme écologiste qu’il n’a basculé totalement dans le marxisme. Mais certains pays vont se donner (quand ?) à cette idéologie mortifère et liberticide c’est à peu près certain. Malheureusement ca pourrait etre de nouveau un pays d’Europe qui serve de cobaye à cette nouvelle folie idéologique. Les médias notamment nous y prépare tous les jours. Un pas de plus vers la décadence finale de l’Europe ?

    • claude henry de chasne
      5 mai 2019 at 9 h 58 min

      quand les effets « écologistes  » commenceront a gêner la finance et a punir les politiques…
      vous verre .. ils disparaîtront

    • Il n’y a pas que l’Europe puisque les USA sont également touchés; C’est l’Occident tout entier qui est en pleine décadence, l’Asie va prendre la place!

  • La société moderne est urbaine. La plus part des humains sont complètement déconnectés de la nature et peuvent donc adhérer à des idées mortifères et farfelues. La porte est grande ouverte pour l’écologisme et ses nouveaux Polpots.

    • claude henry de chasne
      5 mai 2019 at 10 h 21 min

      moui.. sauf que dans les campagnes ils peuvent toujours essayer de trouver des sièges ou des municipalités

    • @daf22fr. Bien d’accord avec vous.
      J’ai eu toute ma vie un métier « urbain » (heureusement car agriculteur est un esclavage mal payé) mais vécu à la campagne en cultivant mes fruits et légumes et en faisant de la botanique pendant tous mes loisirs. Ce que je continue encore plus intensément en retraite.
      Pour cette raison, je suis restée connectée étroitement à la nature comme mes ancêtres paysans.
      Et je suis horrifiée de la propagande écologiste que je lis dans les journaux. Des gens, qui ne savent pas faire pousser une salade, racontent n’importe quoi sur des sujets de nature.
      Le bio, c’est très joli pour un potager individuel quand on se fait juste plaisir.
      Pour nourrir la planète, c’est une catastrophe et on court vers des famines inimaginables.
      On va supprimer le glyphosate, les pesticides, les engrais chimiques. Ok… rendements de moins 50 à moins 75% et retour des mauvaises herbes toxiques dans les récoltes et des ergots divers dans les céréales avec intoxications et atteintes neurologiques du passé qu’on a oublié.
      Les prix des produits reviendront au début du XIXème siècle quand la nourriture était 80% du budget d’un ménage ouvrier ou paysan.
      Remarquez que le problème de l’explosion démographique sera vite résolu.

  • Il se trouve que je suis viscéralement régionaliste, autonomiste, décentraliste ou toute chose du genre.

    Prêt à m’engager bannière au vent pour le parti autonomiste du coin !

    Hélas, 3 fois hélas, les v’la t’y pas qu’ils font liste commune avec EELV ?

    Pour moi, c’est éliminatoire, je resterai à la maison;
    « nach mir die Sintflut », (après moi le déluge)…

    • Pourtant régionalistes et écologistes siègent ensemble depuis un moment au PE. Peut-être le seul moyen d’exister politiquement ?

    • Si vous restez à la maison, vous leur abandonnez la place, sans combat.

      • Il y a 33 listes dans la place, et moi dehors.
        Aucun combat n’est envisageable dans ce cadre (européennes).
        Il y aura d’autres arènes, d’autres forces en présence, d’autres combats, et je répondrai présent !

  • M’intéressant en qualité de citoyen depuis plusieurs années aux différentes déclarations des écologistes, je constate qu’ils ne donnent aucun programme, aucune méthode détaillée pour convaincre les populations à leur croyance. Je constate aussi que beaucoup de scientifiques (plus de 3.000 de part le monde !) s’élèvent contre la doxa du « réchauffement climatique d’origine anthropique » et avancent parallèlement un manque de connaissances actuelles pour évaluer un réchauffement quelconque.

    • Pourtant, en ce 5 mai, on a battu les records de froid de 1945 et l’action humaine a empêché le gel de nombreux vignobles. Si ça n’est pas du réchauffement anthropique, ça !

  • Merci, M. Godefridi. Continuez à écrire et à publier pour que ce totalitarisme dangereux et mortifère finisse par sombrer.

  • forcer à l’écologisme , c’est demander à des milliards de citoyens de se passer de tout ce qui leur apporte le confort et tout ce qui va avec ; bon courage à ceux qui veulent nous faire revenir au moyen age ……avec ses odeurs nauséabondes et ses multiples pollutions ; z’ont du boulot sur la planche ……

  • L’écologisme ne se contente pas de frayer avec le marxisme. Il commence, par la désignation de boucs émissaires (industriels, automobilistes, adeptes de la société de consommation…) à ressembler bigrement aux pires fascismes.
    En ce qui me concerne, des fanatiques de l’égalité m’inquietent moins que ceux qui dressent leurs petites listes de groupes d’individus à éradiquer…

  • Oui bon tous les « ismes » sont potentiellement totalitaires sauf le capitalisme et le libéralisme (qui ne sont pas des systèmes de pensée contre un ordre natuel).

  • Je l’avait déjà écrit il y a 6 mois. Staline Hitler et Mao étaient des précurseurs des écologistes! Personne ne proteste quand la folle exige qu’on arrête les soins des plus de 70 ans? C’est monstrueux!

    • Drôle d’idée de tuer les vieux, il serait bien plus efficace d’exterminer les jeunes qui se reproduisent le plus.

  • La civilisation je ne sais pas, mais l’humanité se détruit d’elle même par ses comportements destructeurs, ici on peut parler d’auto-totalitarisme.

  • une civilisation qui n’existe pas ne peut pas etre aneantie , ils cherchent simplement a supprimer le peu de democratie existante dans le monde pour imposer une dictature totale..ce sont des primitifs seule la force compte pour ces gens la et les gvt semblent croire que cela les sauvera d’un monde entierement connecte donc qui leurs echappe…l’implosion est imminente.

    • La petite bête
      5 mai 2019 at 16 h 21 min

      La dictature totale, c’est ce qui relie tous les totalitarismes évoqués sans l’article.
      Quand l’auteur indique que « c’est toute l’humanité qu’il faudrait réduire en la divisant par dix », il se trouve que c’est exactement l’objectif des mondialistes…
      Ces derniers préexistaient d’ailleurs à l’écologisme. De leur côtê, pendant longtemps, les mouvements écologistes ont déliré dans leur coin… Ce n’est que lorsque les mondialistes et leurs soutiens financiers et médiatiques ont décidé d’utiliser ce vecteur qu’ils ont pris de l’importance dans les opinions publiques

  • Le but revendiqué par les « écologistes » est la destruction du capitalisme. C’est ce qu’ a explicitement déclaré une de leurs représentantes à la suite d’une réunion à l’ONU, il y a quelques années déjà. Tous les commentaires, déclarations, explications de l' »écologisme » ne sont que du temps perdu. C’est comme tenter de défendre le marxisme.

  • Déification de la nature, réification de l’humain : tout un programme pour un spectaculaire retour à la barbarie antique.

  • Dame Nature sait se défendre, elle n’y mettra pas les formes et ne nous demandera pas notre avis.

    • @mc2

      Prenons surtout conscience que nous sommes bien issus de Dame Nature, et qu’il serait temps d’avancer en cessant de nous flageller, car la Nature, d’une puissance infinie, est par essence immaîtrisable.

  • « L’écologisme : faut-il réduire à néant la civilisation ? »
    Non mais votre déni récurent des problèmes nous y mène à grand pas, puisque ce faisant, vous plébiscitez l’inaction.
    Soyez réaliste 2 seconde , qui dirige le monde ? écologisme ou le capitalisme ?

    • « vous plébiscitez l’inaction » : ce n’est pas l’inaction en soi qui est souhaitée, seulement l’inaction des incompétents et des abrutis (obsédés étatolâtres, escrolos avides d’argent gratuits, crypto-marxistes haineux, nouveaux fascistes pastèques, fêlés bienheureux qui laissent passer la lumière, etc.)

      • « ce n’est pas l’inaction en soi qui est souhaitée, seulement l’inaction des incompétents et des abrutis. »
        OK vous êtes contre la bêtise mais sincèrement trouvez vous que cette bêtise dirige ou infléchie significativement la marche du monde ?
        Et pendant que vous-vous énervez sur cette bêtise, dérisoire à mon sens, vous ne promouvez ou n’agissez pas, pour l’action positive.
        Est-ce rentable ?

    • @leham

      Quel serait donc selon vous, »le meilleur des mondes? »
      Nous avons tant besoin de savoir, sachant que des nobélisables n’ont toujours pas trouvé !

      • @LEONIDES C’est pourtant assez simple et plein de bon sens, le meilleur des mondes est un monde vivable, donc durable.
        Le libéralisme occulte ce bon sens car estimé liberticide. Fin de la partie, bienvenue dans le mur.

    • jacques lemiere
      5 mai 2019 at 21 h 56 min

      le capitalisme ne « dirige » pas le monde…et vous encore vous essayer de divertir du vrai sujet qui est la liberté individuelle.

      • @jacques lemiere
        « le capitalisme ne « dirige » pas le monde »
        Éclairez moi alors …parce que quelque chose a du m’échapper.
        Si vous voulez parler de divertissement l’article en est un, il n’est question que d’un ennemi fantasmé, question d’une quantité négligeable dans la réalité.
        Allez vous aimez bien vous faire peur, non ?

        • jacques lemiere
          6 mai 2019 at 7 h 28 min

          le capitalisme est en premier lieu mal défini..il est en quelque sorte une création des gens qui sont contre la liberté économique..et la liberté économique ,ça ne dirige pas ,et on peut ajouter que ce sont des gens qui dirigent et non un système éventuel.. tout est bancal dans cette phrase qui est juste là pour donner l’impression que vous êtes opprimé.. car au final on sait ce que sont les écologistes..des hypocrites , si le but des gens qui se disent soucieux de l’environnement était bel et bien l’environnement ils vivraient en accord avec leur dire…ils sont donc obligés de s’imaginer une main de fer qui les forcent à faire ce qu’ils ne veulent pas faire en réalité.. vous pourriez très bien vivre plus modestement voire pauvrement…mais non..le capitalisme vous force donc à consommer.. le « capitalisme » ne vous dirige pas..
          la pensée écologique moderne impose de réduire à néant la liberté économique et on voit m^me mal quelle liberté tout court pourrait subsister….

          et vous ne pouvez rien répondre à cela sinon me tenir un propos grandiloquent sur l’etat de la planète qui m’imposerait d’abandonner toute liberté..discours similaire dans son catastrophisme à ce qu’on aurait pu tenir depuis le début de l’agriculture d’ailleurs.

          et je ne parle pas des relations internationales..une fois que vous imposez à votre population la pauvreté heureuse , il faudra bien rendre à la raison ce pays voisin qui tue VOTRE planète.. ne veut on déjà pas imposer aux brésiliens de ne pas exploiter l’amazonie? aux indonésiens leurs forêts? des gentils militants ne payent ils pas au final des gardes et des politiciens africains qui flinguent de pauvre hères qui n’ont que le braconnage pour subsistance?

          tandis que les écolos mentent ici..on ne peut pas un geste pour l’environnement…on DOIT controler tous les gestes..

          • @jacques lemiere
            J’utilise le mot dirige dans le sens donne une direction au monde.
            C’est bien toujours la rentabilité financière à court terme qui pilote l’avion monde même s’il n’y a pas un, ou des individus qui nommément, pilotent.
            C’est bien le système capitaliste qui donne la direction au monde ou si vous préférez, la liberté d’être enfermé dans la rentabilité à court terme.
            Toute autre considération à long terme , surtout si elle remet en cause la rentabilité à court terme, est vue comme une nuisance par les acteurs économiques donc comme liberticide.
            Tenir compte des limites s ’appelle la confrontation avec la réalité (limites en ressources , limites en pollution, liées au mode vie et à la démographie), limites qui sont vues fausses car liberticides, encore une fois. 🙂
            « la pensée écologique moderne impose de réduire à néant la liberté économique et on voit m^me mal quelle liberté tout court pourrait subsister…. » Pur fantasme, pour vivre il faut échanger des biens et services et donc une économie. C’est à la déraison, à la déification du court termisme dont il est question de remettre en cause l’absolutisme.
            « tandis que les écolos mentent ici..on ne peut pas un geste pour l’environnement…on DOIT contrôler tous les gestes.. » Excusez moi, mais vous versez ici dans le déraisonnable, la paranoïa…Il s’agit de tenir compte de ce que vous voulez ignorer par idéologie : le biotope Terre est fragile et nécessaire à notre survie.
            Merci à tout le vivant végétal qui nous permet de respirer gratuitement, par exemple.
            Tenir compte du vivant (hors humain) est finalement vu comme liberticide, c’est vous qui voyez…ou ne voyez pas.

  • La France accueille cette semaine un congrès international sur une soi disant 6ème extinction des espèces que personnellement vivant au contact très proche de la nature depuis 60 ans, je ne constate absolument pas, bien au contraire du moins en France ou en Europe.

    C’est peut-être plus réel en Afrique, mais avec toutes les sympathies que j’ai pour les éléphants, ma sympathie première va au paysan africain qui essaie de manger et de faire manger sa famille et dont je comprends qu’il puisse tuer un éléphant pour protéger son champ ou ses proches.

    L’IPBES (ce congrès), émanation d’instances internationales similaires au GIEC pour diffuser une pensée unique, regroupe 132 pays et des experts qui ont plus à voir avec le droit et la finance qu’avec la « nature ».
    Amusez vous à remonter la biographie des participants.
    Derrière la constitution de l’IPBES, il y a le puissant NRDC américain.
    Et un des principaux financiers du NRDC est l’Open Society d’un certain Soros.
    Il n’y a pas de hasard………
    https://www.activistfacts.com/organizations/19-natural-resources-defense-council/

  • Henry Clément
    8 mai 2019 at 10 h 10 min

    Je vois qu’on ne peut acheter cet essai qu’en version papier. Une version électronique est-elle prévue ?

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