Le glyphosate sera-il remplacé par un produit miracle ?

Il semble difficile de trouver un substitut crédible au glyphosate.

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Le glyphosate sera-il remplacé par un produit miracle ?

Publié le 2 juillet 2020
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Par Christophe de Brouwer.

Cette question me fut posée. Je vais tenter d’y apporter une réponse. Mais avant cela, quelques généralités sur les pesticides de façon à cadrer la réponse.

Petit historique sur les pesticides

Les pesticides, désignés parfois produits phytosanitaires ou biocides sont une classe de molécules extrêmement vaste et variée.

Ces termes visent indifféremment les insecticides, les herbicides, les fongicides, les molluscicides, les rodenticides, etc. En matière de toxicité, ils peuvent être très différents les uns des autres.

Au Moyen-Âge, on avait un produit pour tout, les sels d’arsenic. Au XVIIIe siècle ou peut-être avant, on utilisait les feuilles de tabac comme insecticide et notamment pour lutter contre les punaises. Mais c’est bien au XIXe siècle qu’a débuté l’utilisation de pesticides à grande échelle.

Outre la nicotine et l’arsenic, jusqu’à la Deuxième Guerre mondiale, on connaissait le pyrèthre (extrait du chrysanthème) et la roténone (extrait de racines de légumineuses).

Les deux premiers composés sont des toxiques dangereux pour l’Homme, les deux derniers beaucoup moins.

Ce n’est qu’en 1939 que Müeller redécouvrit le DDT, un organo-chloré. Il recevra le prix Nobel à juste titre, ce produit ayant sauvé des dizaines de millions de vies en éradiquant la malaria dans certains pays comme les USA et l’Inde, ou en tout cas les formes pernicieuses et mortelles de la malaria (le tristement célèbre falciparum).

À peu près au même moment sont découverts les organo-phosphorés qui sont des neuro-toxiques extrêmement puissants dans leur formulation d’armes chimiques, évidemment beaucoup moins dans les formulations actuelles que l’on trouve notamment dans nos supermarchés. Leur grand intérêt est d’être rapidement biodégradable, alors que les organo-chlorés sont persistants.

Une expansion quantitative et qualitative

Depuis, les produits phytosanitaires ont connu une expansion en quantité et en diversité tout à fait remarquable, dans leurs usages domestiques, agricoles ou industriels.

Il est clair que leurs avantages ne doivent pas cacher leur toxicité humaine.

Les pesticides visent des voies métaboliques cellulaires essentielles du vivant, comme la synthèse d’acides aminés et de protéines, d’acides nucléiques, des mécanismes cellulaires tels que ceux liés aux cytochromes, la division cellulaire. En théorie, le mieux est qu’ils agissent sur des cibles spécifiques qui ne se retrouvent pas chez les mammifères. Critère que rencontrent des herbicides comme l’atrazine, un poison de la photosynthèse ou le glyphosate, un poison de la synthèse de molécules essentielles par la voie shikimique, spécifique aux plantes.

À l’inverse, la grande majorité des insecticides sont des neurotoxiques qui possèdent une activité variable chez l’humain (organochloré et phosphoré, carbamate, nicotine, pyréthrinoïdes…).

Si c’était aussi simple, nous n’en serions pas aux polémiques actuelles. Mais la toxicologie s’enrichit de multiples voies d’action. Et notamment parmi celles-ci, depuis les années 1980, la notion toxicologique de disrupteurs endocriniens s’est imposée avec force.

On se rappelle les accusations à l’encontre du bisphénol A, un plastifiant que l’on retrouvait dans les biberons en plastique et certains jouets ; interdit depuis, il n’était d’ailleurs pas le seul.

Quasiment tous les pesticides sont des disrupteurs endocriniens plus ou moins efficaces. Mais ce ne sont pas les seuls, loin de là, ils sont en fait très minoritaires à ce niveau-là.

Les disrupteurs endocriniens ont des effets complexes chez l’Homme que je vais résumer en :

  1. atteinte du système reproducteur (liés aux hormones)
  2. mutagène/cancérigène de type promoteur

Entendons-nous bien, nous sommes tous exposés en permanence à des disrupteurs endocriniens et nous ne sommes pas tous devenus stériles et nous ne développons pas tous un cancer. Bien au contraire, notre espérance de vie a toujours tendance à augmenter, comme le nombre d’habitants sur cette planète. Remettons correctement les choses en perspective.

En Europe nous avons connu dernièrement l’interdiction de divers pesticides d’origine soit naturelle, soit de synthèse, comme la roténone (molécule naturelle issue d’une légumineuse), ou le paraquat (qui était fort utilisé dans la culture des pommes de terre), ou le malathion/fenthion, deux organo-phosphorés beaucoup utilisés par exemple pour la conservation des grains en silo, et cela pose un problème aujourd’hui.

Le glyphosate, un composé organo-phosphoré

Actuellement, nous assistons aux hésitations concernant le glyphosate, (l’ancien Round-Up®, Weedol®…), le produit phytosanitaire le plus utilisé au monde. Stricto sensu, il s’agit d’un composé organo-phosphoré qui ressemble à la glycine, un acide aminé essentiel à la vie, d’où son nom. Mais il ne possède aucune des propriétés toxiques des organo-phosphorés. Sa toxicité personnelle apparaissait en fait assez faible et de ce point de vue, son utilisation raisonnable était un bon compromis.

En 2015, le Centre International de Recherche sur le Cancer, un organisme dépendant de l’OMS, basé à Lyon, a modifié son classement en 2A, c’est-à-dire comme cancérigène probable. En général, ce classement est acquis lorsque tant l’expérimentation animale que l’observation humaine sont concordantes et montrent un effet cancérigène net, avec cependant de façon marginale une ou quelques rares études, répondant évidemment à des critères de qualité, hésitantes et/ou négatives. L’examen de la monographie du glyphosate qui fut publiée lors du reclassement n’apparaît pas conforme à ce schéma général.

Je ne vais pas ici entrer dans la polémique sur cette molécule, chacun peut en examiner les éléments contradictoires par lui-même.

Par contre, ce qui était depuis longtemps en cause n’était pas tant le glyphosate en tant que tel, mais son adjuvant, un surfactant, le POEA, permettant à la molécule de pénétrer dans la plante, et qui s’est révélé être un disrupteur endocrinien franc, contrairement au glyphosate, qui apparaît peu actif de ce point de vue-là.

On ne fait d’ailleurs pas assez attention aux adjuvants, comme par exemple le piperonyl butoxide qui accompagne souvent les pyréthrinoïdes, des insecticides, afin d’en ralentir le métabolisme par l’organisme vivant, sans discrimination !

Le nouveau round-up, efficacité et toxicité ?

Revenons enfin au round-up® nouvelle formule. Il n’est pas le seul dans cette formulation. Son composé actif est aujourd’hui l’acide pélargonique, un extrait de géranium qui agit comme défoliant par dessication. Il aurait une toxicité aquatique plus prononcée que son prédécesseur. C’est une molécule naturelle, ce qui ne présage pas de sa toxicité humaine.

Il est moins efficace que le glyphosate, il n’atteint que les feuilles (leur enlève la cuticule protectrice par effet corrosif) et non les racines, ce qui pourrait conduire à une multiplication de son application.

Nous savons que les plantes se défendent en utilisant tout un arsenal de stratégies, le cas échéant par la fabrication de molécules parfois extrêmement toxiques pour l’Homme (la belladone ou la ricine par exemple), dont nous essayons dans certains cas de tirer profit (comme avec les antibiotiques).

La question qui se pose ici est de savoir si le composé utilisé en remplacement du glyphosate, l’acide pelargonique, est toxique pour l’Homme.

On sait qu’il peut être irritant et provoquer des brûlures externes, de l’appareil respiratoire ou digestif, c’est d’ailleurs son mode d’action. On ne s’étonnera donc pas de le trouver impliqué dans certains problèmes inflammatoires, ce qui est assez banal pour toute une série de produits. On trouve d’ailleurs un de ses composés (PAVA) dans des sprays récents d’autodéfense.

En fait, c’est un nom compliqué pour un acide gras très simple, l’acide nonanoïque comportant 9 carbones en ligne. Sa production industrielle ne comporte aucune difficulté. On l’utilise depuis longtemps comme cosmétique, aromatique, plastifiant, dans des laques, etc. Mais c’est également une molécule qui serait active dans le traitement de crises convulsives.

Si une recherche toxicologique dans la littérature médicale (Pubmed et Science direct) revient quasi bredouille avec les termes « pelargonium acid », par contre l’utilisation des termes « nonanoic acid » (son équivalent) ou « medium chain fatty acid » (plus large) est un peu plus intéressante.

Mais ce qui domine cette recherche bibliographique, c’est finalement la pauvreté des données : il en manque. Les données toxicologiques de type CMR (cancer, mutagène, reproduction) sont manifestement insuffisantes, même si les rares à disposition tendent plutôt à rassurer, de même concernant un éventuel effet sur le système nerveux central.

D’une certaine manière, la conclusion est triviale et… non-conclusive. Nous sommes devant une de ces très nombreuses molécules utilisées depuis longtemps, dont les données toxicologiques bien qu’apparemment rassurantes restent disparates et parcellaires.

Si vous me posez la question d’une amélioration sanitaire dans l’usage des pesticides grâce au remplacement du glyphosate par un acide gras à chaîne moyenne non ramifiée, en toute sincérité, je ne pourrais répondre : je ne suis pas convaincu.

C’est cela qui est inquiétant dans le management sociétal de cette question, qui est réellement importante pour notre agriculture et nos agriculteurs. La science ne prime plus face à l’instrumentalisation de l’émotion sociale et complique toute décision objective.

Article initialement publié en juillet 2019.

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  • « La science ne prime plus face à l’instrumentalisation de l’émotion sociale et complique toute décision objective. »

    en effet , c’est meme un outils de management très efficace..
    pour sortir un nouveau produit protege par des brevets dont le labo fixera le prix.. il faut 2 choses..
    1 une nouvelle molecule
    2 tuer la molécule que tout le monde peut produire sans payer le labo
    Que constate t on?
    Le glyphosate ne rapporte plus rien aux labos
    Il faut donc le tuer.. pur çà facile il suffit d’agiter les
    millénaristes avec une etude universitaire bidon ( je veux dire que la FDA n’aurait pas approuvée ) lancer une campagne, trouver un juge pour condamner ( comment u juge peut il décoder un rapport de toxicologie? mystere)
    et hop voila le produit définitivement mort..

    maintenant place a la nouvelle spécialité…que bayer a dans les tuyaux, reste a faire valider les tests de toxicologie et faire une etude de carcinogenèse (sérieuse) pour qu’elle soit approuvée par la FDA.. et çà ce n’est pas gagné.. croyez moi

    • c’est ce qui s’est passé pour le Fréon.

      • Et surtout pour le DDT! Plusieurs dizaines de millions de décès secondaires à son interdiction (Palu surtout, mais pas que). Essentiellement des enfants africains, mais pas que. Remplacé par de multiples produite onéreux, inefficaces et labiles, donc à utiliser de nombreuses fois. Le bonheur pour un labo!

  • Excellente mise au point, effectivement quasi aucune étude sur l’acide pélargonique permet de le présenter comme sans toxicité.
    Rappelons qu’à la base, c’est une sorte d’extrait de géranium, et tout jardinier amateur sait que le géranium est répulsif et toxique pour un certain nombre d’insectes, ce qui interroge déjà.
    On évoquera pas certaines recettes de jardinier amateur pour se débarrasser des mauvaises herbes depuis la disparition du glyphosate, car je crois que maintenant on peut s’inquiéter sérieusement pour la pollution « réelle » des sols.
    Il existe bien des produits courants du commerce, qui peuvent servir à désherber « sauvagement » et qui n’en sont pas moins hautement toxiques.
    L’anti glyphosate est une crétinerie de bobo écolo des villes qui s’imagine que les coquelicots dans un champs de blé, c’est chouette et c’est bon à la santé ! Quelle bêtise ambiante !

    • ce qui me navre davantage est le double standard comme standard… on ne met que ce qu’on souhaite interdire sous scrutation…!!! pour les purins vous trouvez m^me d’emblée une qualification en produit pour les quels on ne doit pas se faire de souci…

      si on accepte que les arguments pour interdire le glyphosate sont acceptables..on PEUT tout interdire ou presque. et c’est l’idée pour des gens qui VEULENT interdite des substances sans avoir d’arguments valides.

      nous sommes en démocratie , il suffit de convaincre pas de prouver.

    • Mais c’est très chouette, les coquelicots dans un champ de blé! Et puis, effectivement, dans ce cas, le blé est moins nocif pour la santé.

  • voyons voyons que puis je répondre devant un exposé docte mais pédagogique clair mettant en avant un scepticisme de bon aloi..
    je choisis la carte  » vendu à l’industrie »..
    donc caca boudin poubelle moi yen a boucher mes oreilles.

  • Ce qui paradoxale, c’est que au nom du principe de précaution, one ne veut plus prendre de risque, le moindre risque avec des produits bien connus.
    Mais en fermant stupidement les yeux, on prend des risques certains non maîtrisés avec des produits mal connus.

    Une telle civilisation ne peut que disparaître.

    • Oui l’adjuvant principal le POAE est nocif, la formulation roundup un peu moins et le glyphosate presque pas et pourtant c’est ce dernier qui focalise l’attention. Dans le même registre, la bouillie bordelaise pourtant reconnue à risque pour la santé et les sols lors d’usages répétés est largement tolérée par les anti-glyphosates. C’est quoi la différence ? Le glyphosate représente une entreprise capitaliste qui fait du fric et la bouillie est une mixture maison à la portée de n’importe quel agriculteur. En résumé le capitaliste doit être vertueux mais pas le pauvre bougre !

      • Rappelons que la bouillie bordelaise est un mélange de chaux et de sulfate de cuivre, non bio-dégradable et toxique pour l’homme, quant au cuivre c’est un métal lourd qui restera éternellement sur place et polluera le sol et les nappes phréatiques.
        C’est ainsi que les escrologistes défendent la nature et la santé humaine!

        • parfois c’est surréaliste..

          un type un parlait des engrais chimiques et disait que c’était de la merde… et q’à la place il fallait mettre du fumier.. sans critiquer le fond…

          mais il faut être clair, les ancien défenseur du bio sont passés à autre chose…agroforesterie et permaculture..le bio ne peut il pas être industriel? donc horrible…

          • Les écolos sont des tarés! Le fumier grouille d’agents pathogènes, et c’est ce qu’ils veulent bouffer? Le bio a tué 53 personnes en Allemagne! Rien ne vaut nos produits normaux, testés et assurés par des dizaines d’années d’expérimentation!

  • Pourquoi vouloir trouver mieux ou plutôt moins bien que le glyphosate, produit excellent et sans danger pour personne aux doses normales?

    • vouloir trouver mieux est une excellente chose…prétendre avoir trouver mieux est autre chose..

      au contraire de trucs comme la bagnole qui a des effets sur la santé… voire le téléphone portable pôur des effets imaginaires, (pensée pour les grottistes), l’interdiction du glyphosate va emmerder voire rendre la vie impossible à un petit nombre de gens directement…..l’impact pour les autres est plus difficile à saisir.

      les gens tolèrent un risque d’accident automobile car ils veulent se déplacer…il leur est facile de souhaiter l’interdiction du glyphosate…
      il est aussi plus facile de défendre(?) les éléphants les baleines les orang outangs que les loups en france et de devoir affronter la colère d un berger…

      • y défendent ‘le’ loup et chouinent parce qu’ils se font gnaker par ‘les’ patous…
        D’ici qu’ils nous pondent une pétition pour obliger les pastouriaux à utiliser des caniches abricots…

  • Et depuis donc ce 7 juillet, vive la tablette à voyager dans le temps, y a quoi pour se débarrasser des mauvaises herbes de la feuille à la racine…. Efficace et pour un prix raisonnable ?

  • La seule solution est , mais c’est un peu tard de constituer des stocks de Glyphosate, Car la Taritude chez les cerveaux écolos se repend plus vite que le Chiendent !

  • Juste un truc qui s’est passé l’été dernier (après la parution de cet article);
    pour bien faire, l’ehpad ou je me rend régulièrement a désherbé son parc à l’acide pélargonique appelé improprement ‘nouveau roundup’.

    Résultat, les résidents se sont mis à tousser et cracher, les fenêtres ont été fermées pendant trois jours et l’accès au parc déconseillé jusqu’à l’arrivée d’une pluie libératoire.

    Cette année, il y a deux jours, j’ai pu constater que les adventices ont pu croître dans toute leur splendeur.

    En attendant que l’unique homme à tout faire, après avoir réparé les sanitaires, accroché les tableaux et déménagé les meubles, tondu les pelouses extérieures, se mette à 4 pattes un soir pour arracher les mauvaises herbes une à une ? (payé au smic)

    Car pas question de réutiliser le ‘nouveau roundup’ dixit la direction en réponse aux questions des familles concernant l’acre odeur qui avait envahi l’établissement…

  • J’ai toujours admiré les découvreurs du glyphosate, inhibiteur spécifique de l’EPSP synthase qui permet aux plantes, contrairement aux animaux, de synthétiser les acides aminés cycliques dont tout le règne vivant a besoin. De plus, la molécule est très simple et se dégrade sous l’effet d’une enzyme bactérienne du sol. C’est de ces bactéries que l’on a d’ailleurs isolé le gène qui permettra ensuite la résistance des variétés de plantes OGM au glyphosate. La toxicité est très faible, du niveau du sel, et il n’a pas été montré qu’il y avait aucun effet mutagène ni cancérigène. Au contraire, on dispose de statistiques sur des dizaines de milliers d’agriculteurs américains montrant qu’il n’y a pas d’augmentation des cancers. On n’a rien trouvé de mieux et de plus pratique. Va-t-on trouver mieux avec les géraniols? Va-ton cultiver des géraniums pour en extraire un produit dont l’efficacité est loin d’être intéressante pour la vraie agriculture? En attendant, on voit bien que l’abandon du glyphosate et d’autre herbicides totaux par les communes par exemple, conduit à la prolifération des laiterons, des inules, des pissenlits, de l’hypocheris radicant, sur le bord de tous les chemins que personne n’a le courage d’entretenir, même pas les riverains, écologistes ou non. Par ailleurs, la production de glyphosate est passée dans le domaine public mais les grosses boîtes n’ont encore rien trouvé de mieux. Elles n’ont donc pas intérêt à encourager l’abandon du glyphosate. En France, vu l’interdiction de culture des OGM, on n’utilise le glyphosate que pour désherber les sols entre deux cultures. Il n’y a donc aucun contact entre les feuilles d’une plante cultivée et le glyphosate, contrairement à ce qui se passe dans les pays où les OGM « round-up ready » sont acceptés.

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