Pourquoi il est urgent de sortir du socialisme

Marx by Txetxu. (CC BY-SA 2.0) on Flickr — Txetxu. , CC-BY

La machine bureaucratique devient chaque jour de plus en plus folle et arrive irrémédiablement près du point où elle sera totalement hors de contrôle.

Par Olivier Maurice.

Le socialisme prétendait mettre au service de chacun l’action collective.

Mais sous prétexte de progrès social a été élaborée une immense machine bureaucratique, fiscale et réglementaire qui tel un virus a envahi les moindres recoins de notre société et l’a rendu profondément malade.

Cette machine devient chaque jour de plus en plus folle et arrive irrémédiablement près du point où elle sera totalement hors de contrôle. Elle est devenue un animal fou, un parasite, un cancer qui ronge nos vies et nos espoirs.

La gestion de l’épidémie

La gestion de l’épidémie actuelle est à l’image de tout ce que gère ce pachyderme administratif : désastreuse. Il ne fait aucun doute que, sauf sursaut national très improbable, l’horizon économique et social qui s’annonce sera à la mesure du bilan sanitaire catastrophique du « meilleur système de santé du monde »

Avec à ce jour 282 décès par million d’habitants la France se classe quatrième au triste palmarès des pays les plus touchés au monde par l’épidémie, loin, très loin devant des pays comme les USA ou l’Allemagne constamment raillés pour leur système « libéral » et leur « austérité » accusée de tous les vices et perversités.

Rang Pays Population Décès Décès/Million Hab
1 Belgique 11 289 853 5 683 503
2 Espagne 46 438 422 20 453 440
3 Italie 61 302 519 23 660 386
4 France 69 861 344 19 689 282
États-Unis 333 516 432 35 884 108
Allemagne 82 801 531 4 404 53

 

Le socialisme ne marche jamais

Pourtant, ce n’est pas faute de ne pas y avoir mis les moyens : l’État Français a accumulé une telle montagne de dettes pour financer son socialisme outrancier que personne n’a la moindre idée de quand ni comment il serait un jour possible de rembourser cet argent.

Ce n’est pas faute d’avoir persévéré non plus : tout a quasiment été tenté. Tout et tous : à droite, à gauche comme au centre…  De multiples candidats se sont mis en tête de sauver le grand rêve social français, mais rien n’y a fait.

On en a donc déduit que ce serait les hommes au pouvoir qui ne seraient pas assez bons. On s’est alors mis à traquer leur plus petit défaut, au point où même le plus capable des capables, le plus intelligent des intelligents, le plus intègre des intègres, le plus saint des saints, est rapidement jugé indigne d’occuper la moindre fonction publique.

On a aussi inventé des hommes de paille de plus en plus ridicules pour expliquer cette déconfiture : le système, le monde de la finance, la mondialisation, les étrangers, les complots et les groupuscules obscurs…

Nous en sommes arrivés à une situation ubuesque où la seule solution restante consiste à se tourner vers des personnes que l’on ne connaissait auparavant ni d’Eve, ni d’Adam, uniquement parce que sans passé et sans passif, ce sont les seules à avoir encore quelques maigres chances de faire illusion, quelques espoirs de sembler un peu moins mauvaises que les autres.

Le socialisme ne marchera jamais

La triste réalité est que le socialisme est, a été et sera toujours une erreur : celle de croire que la force, la brutalité et la violence (l’État tout-puissant) permettent d’améliorer les choses : qu’il faut absolument intervenir avec autorité dans la vie des gens pour les aider et les protéger contre eux-mêmes.

L’État n’est fondamentalement rien d’autre qu’une organisation criminelle régulée par la loi. Il est d’ailleurs la seule organisation qui ait légalement le droit d’utiliser la violence. Sa seule et unique raison d’être est de se superposer à toutes les autres organisations criminelles arbitraires et de réguler la violence en lui imposant un monopole légal : hors du Droit, aucune violence n’est permise.

Mais dès que l’État sort de son rôle, c’est tout simplement la catastrophe.

L’idée pouvait sembler bonne d’utiliser la puissance de l’État pour changer la société. Le problème est que l’on ne change pas les individus par la contrainte : on ne rend pas les gens heureux contre leur gré. L’usage de la coercition aboutit toujours à la même conséquence : la rébellion, passive ou active, contre l’autorité.

Il est déjà très difficile de réguler le crime, mais il est complétement illusoire de vouloir obliger les individus à coopérer, à s’investir, à être enthousiastes et créatifs en utilisant la force. Il n’y a pas de demi-mesure : soit ils sont libres, et vont où vont leurs choix, leurs intérêts et leurs passions, soit ce sont des esclaves et on peut alors définitivement faire une croix sur leur investissement personnel.

Le socialisme n’a jamais marché

Il arrive toujours un point où la course en avant, l’escalade atteint son apogée et où l’État obèse s’effondre sur lui-même. Étant chaque jour de plus en plus coupé des réalités, de plus en plus incapable de tenir ses promesses, de plus en plus empêtré dans sa propre gestion, la réalité finit par s’imposer : sans les citoyens, l’État n’est rien et ne peut absolument rien faire.

Alors oui, il y a bien un déclin civilisationnel en cours, il y a bien une crise systémique et profonde, il y a bien une apocalypse devant nous : c’est le socialisme actuel qui est en train de s’écrouler, comme se sont écroulés le socialisme marxiste-léniniste russe en 1989 ou le national-socialisme allemand en 1945.

Il se produit ce qu’il s’est produit il y a bien longtemps avec tous les proto-socialismes (mayas, égyptiens, romains…) qui ont expérimenté très tôt dans l’histoire de l’humanité les trois grands principes du socialisme : pouvoir centralisateur, carcans politiques et fiscaux et culte de la supériorité.

Il se produit avec le socialisme actuel ce qu’il s’est toujours produit avec tous les socialismes : l’effondrement.

Sortir de la crise

Il ne tient qu’à nous de faire en sorte que celui-ci soit progressif ou brutal. Parce que si la crise sanitaire actuelle met dramatiquement en avant les manquements de l’État, elle révèle aussi l’incroyable force de la société civile.

Comment les Français vivraient-ils le confinement sans la formidable industrie du numérique qui permet le télétravail, le commerce électronique, l’école en ligne, les téléconsultations médicales, les banques en ligne, les apéros virtuels, les loisirs numériques (jeux-vidéo, cinéma à la demande etc.), l’information horizontale et les réseaux de toutes sortes ?

Comment les hôpitaux fonctionneraient-ils sans l’abnégation des professionnels de santé dont sont ignorées depuis des années les multiples alertes et revendications et qui sont depuis des décennies abrutis de procédures, de contrôles, de contraintes et de règlements ?

En un mois, le ratio réanimation/hospitalisation des malades de l’épidémie est passé de 20 % à 15 %.

Ce n’est qu’un chiffre parmi d’autres, mais il montre l’incroyable impact de l’action des personnels de santé qui ont été capables en un mois seulement et le plus souvent avec des moyens de fortune, de réduire d’un quart les sinistres conséquences de l’impréparation, des décisions contre-productives et des consignes ridicules.

Comment les Français feraient-ils pour se nourrir, sans la formidable chaine d’approvisionnement et de production alimentaire qui est pourtant depuis des années tellement critiquée, taxée, accusée de tous les maux et de toutes les perfidies ?

Comment les Français feraient-ils pour s’éclairer le soir, pour réparer leurs ordinateurs et leurs téléphones portables ou tout simplement pour se nourrir, si avaient été suivis les délires des fanatiques du culte de la supériorité qui nous bassinent sans cesse avec leurs fantasmes décroissants et autarciques ?

Le socialisme a échoué ? Vite, davantage de socialisme

Le deuxième acte (à moins que ce décompte ne soit à revoir si on y intègre les soubresauts précédents) se profile devant nous : l’État tente déjà de planifier sa réponse à une crise économique qu’il va très probablement, soit créer de toutes pièces, soit fortement amplifier.

Déjà se répandent partout les cris de panique alertant d’une crise économique et sociale à venir qui serait « brutale » et « gigantesque », peurs savamment amplifiées par les autorités criant au loup. Le gouvernement y joue son va-tout : quoi de mieux qu’une nouvelle crise (économique cette fois) pour décréter un énième « état d’urgence » et tenter une nouvelle fois de reprendre la main et faire taire les oppositions en appelant à « l’unité nationale » et en inventant une nouvelle légion de lois liberticides ?

Un peu partout, grands professionnels de l’échec socialiste et grands professionnels socialistes de l’échec s’agitent sur le banc des remplaçants et se poussent du coude pour entrer en lice.

Il ne faut pas se leurrer, les solutions proposées seront incroyablement socialistes : à base de déficit public, de gaspillages outranciers, de subventions inutiles, de bâtons dans les roues, de grands discours, d’impôts, de dettes, de projets pharaoniques et de nationalisations.

Bien évidemment, ces pseudo-solutions n’auront aucun impact et ne serviront à rien, à part complexifier encore plus la vie déjà trop compliquée des ménages et des entreprises.

Plus rien ne sera comme avant

Mais il ne faut pas être défaitiste non plus : ce qui nous attend ne fera au final que marginaliser encore plus l’action de l’État, le ridiculiser encore plus, tout comme il s’est totalement ridiculisé quand il a tenté de nous expliquer que les masques ou les tests ne servaient à rien.

Ses marges de manœuvre sont de toute façon extrêmement réduites : le système financier ne s’est pas effondré, les bateaux et les avions, même s’ils sont à l’arrêt n’ont ni brûlé, ni disparu. Et surtout : ni les professionnels de santé, ni les agriculteurs, ni les acteurs de la grande distribution, de l’agro-alimentaire, de l’industrie pharmaceutique, du numérique, ni une bonne partie de la population, après avoir relevé la tête, ne seront prêts à courber à nouveau l’échine comme ils ont été forcés de le faire auparavant.

La solution pour mettre définitivement fin à cette succession de crises ne peut être que libérale, décentralisée et économique.

Pour la crise sanitaire actuelle, la conclusion est dorénavant nette est sans appel : les pays libéraux et fédéraux sont de loin ceux qui s’en sortent le mieux, comme l’illustre l’énorme décalage entre la réponse apportée par le système sanitaire allemand, privé et décentralisé et la déconfiture du système sanitaire français, fer de lance du socialisme hexagonal.

La réforme du système de santé est un impératif urgent que cette crise et son tragique bilan ont indubitablement démontré. Tout comme la crise des Gilets jaunes avait démontré l’absolue nécessité de sortir le plus rapidement possible du modèle jacobin et centralisateur, tout comme la crise des retraites nous a une nouvelle fois rappelé l’absurdité économique de l’utopie socialiste…

Tout comme la prochaine crise continuera à essayer de nous faire comprendre que rompre avec le socialisme n’est pas une option, mais une absolue nécessité.

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