Scandale du chlordécone : rien à voir avec le glyphosate !

Le scandale du Chlordécone est un scandale sanitaire d’État avéré. Rien à voir avec le glyphosate.

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Glyphosate by campact(CC BY-NC 2.0)

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Scandale du chlordécone : rien à voir avec le glyphosate !

Publié le 28 novembre 2019
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Par Nathalie MP.

Que les farouches contempteurs du glyphosate ne se réjouissent pas trop vite. Si la responsabilité de l’État dans le désastre sanitaire du chlordécone, insecticide extrêmement toxique utilisé en toute connaissance de cause dans les bananeraies des Antilles françaises jusqu’en 1993, semble avérée, ainsi que le conclut la commission d’enquête parlementaire dont le rapport a été présenté hier aux députés, il est absolument impossible d’en tirer un parallèle avec le célèbre herbicide de Monsanto en vue d’obtenir son interdiction.

Toute la différence, essentielle, tient au fait que la lourde toxicité du chlordécone était reconnue scientifiquement depuis très longtemps, ce qui avait donné lieu à des interdictions dans la plupart des pays utilisateurs dès les années 1970 – en 1975 aux États-Unis notamment – sans que la France ne s’en émeuve outre mesure, tandis que le glyphosate est utilisé depuis 1974 sans aucun signalement sanitaire, innocuité qui a été confirmée au fil des ans par toutes les grandes agences sanitaires mondiales.

Deux scandales extrêmement différents

Autrement dit, si le scandale du chlordécone réside dans le fait que l’État français a fermé les yeux sur les graves dangers encourus par les populations antillaises suite à l’utilisation massive de ce produit, on pourrait presque parler d’un scandale du glyphosate consistant, à l’inverse, à vouloir interdire un produit dont tout montre qu’il est un cancérigène et un neurotoxique « improbable » pour l’Homme. Soyons précis : dont toutes les études sérieuses montrent qu’il est un cancérigène et un neurotoxique « improbable » pour l’Homme.

Mais reprenons l’histoire du chlordécone :

Il s’agit d’un insecticide à base de chlore développé au début des années 1950 et utilisé principalement pour lutter contre le charançon, coléoptère nuisible qui sévit entre autres dans les plantations de bananes – d’où son intérêt pour la Guadeloupe et la Martinique.

Dès le début des années 1960, des études sur des souris de laboratoire provoquèrent des premières alertes sur la toxicité de ce produit. En 1975, une contamination particulièrement sévère dans l’usine de production d’Hopewell en Virginie poussa alors les États-Unis à l’interdire. Parallèlement à l’intoxication d’une centaine d’ouvriers, les autorités avaient également constaté une pollution hors normes de l’air, de l’eau et des sols proches de l’usine. Dans son rapport final sur le chlordécone publié en 1986, l’Agence de protection de l’environnement des États-Unis (EPA) confirma sans ambiguïté la nocivité de cet insecticide.

En France, cependant – dans les Antilles, en l’occurrence – il fut utilisé dès 1972 grâce à des autorisations provisoires renouvelées régulièrement par les ministres de l’Agriculture successifs – Chirac, Cresson, Mermaz, Soisson – pour répondre à la demande pressante des planteurs et des industriels locaux, bien relayés en cela par leurs élus.

Une société française racheta le brevet du produit et obtint l’autorisation de mise sur le marché (AMM) en 1981. À partir de cette date, pratiquement, cette entreprise devint le seul producteur mondial de chlordécone et les Antilles françaises en furent le seul lieu d’utilisation.

En dépit des études négatives et des interdictions prises ailleurs dans le monde, il fallut attendre 1990 pour que l’AMM soit retirée en France. Mais face au lobbying intense des producteurs de bananes bien appuyés à l’époque par le député socialiste de la Martinique Guy Lordinot, Louis Mermaz la prolongea cependant jusqu’en 1993 pour les Antilles.

Scandale sanitaire d’État

Résultat : on constate aujourd’hui que les sols, les rivières et toute la chaîne alimentaire sont contaminés pour encore plusieurs décennies. On estime de plus que 95 % des Guadeloupéens et 92 % des Martiniquais sont plus ou moins gravement atteints par la substance qui a été reconnue comme étant un facteur de risque supplémentaire de développer un cancer de la prostate (dont l’incidence est à la base naturellement plus élevée qu’en Métropole). Bref, un vrai scandale sanitaire d’État.

Passons maintenant au glyphosate :

Nul doute que le monde agricole français est extrêmement désireux de voir l’autorisation du glyphosate perdurer. Cet herbicide systémique, qui descend dans le système racinaire et tue la plante, permet d’éviter d’en passer par le labour profond, lequel suppose une agriculture plus mécanisée qui émet davantage de dioxyde de carbone et qui perturbe davantage les êtres vivants du sol. Deux choses que les écologistes n’aiment pas, en principe.

Mais à la différence du chlordécone, les préventions contre son utilisation relèvent principalement d’une forme d’hystérie écolo-médiatique à tendance décroissante et anticapitaliste, nullement d’un large consensus scientifique sur sa toxicité.

Certes, en 2015, le CIRC, c’est-à-dire l’agence cancer de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé le glyphosate dans sa catégorie 2A des cancérigènes probables pour l’Homme. Comme la viande rouge, en fait.

Et certes, en 2012, nous avions déjà eu droit à la farce de Gilles-Éric Séralini à propos de rats hideusement déformés par de multiples tumeurs cancéreuses trois fois plus grosses qu’eux. En cause, leur nourriture à base de maïs transgénique NK603 de Monsanto présentant une bonne tolérance au glyphosate.

Malheureusement pour le CIRC comme pour Séralini, leurs conclusions fracassantes furent (assez) rapidement reléguées au rayon des bidonnages sans intérêt.

Dans le cas de Séralini, son petit bricolage anti-OGM et anti-glyphosate fut définitivement invalidé par trois études successives (GRACE, G-TwYST et GMO90+) dont les méthodologies ne prêtaient pas au doute  : cohortes plus importantes, étude sur deux ans, rats Wistar au lieu des Sprague-Dawley de Séralini qui développent naturellement des tumeurs. Même le journaliste du journal Le Monde Stéphane Foucart s’est fait une raison sur le sujet, c’est dire !

Quant au CIRC, ironiquement, ce fut l’OMS elle-même, dans une étude conjointe avec la Food and Agriculture Organization de l’ONU (FAO) qui sonna la fin de la récré en 2016 :

« Il est improbable que le glyphosate pose un risque cancérigène à l’homme via son régime alimentaire. »
(glyphosate is unlikely to pose a carcinogenic risk to humans from exposure through the diet, § 1.2)

À noter que le CIRC s’est pour ainsi dire dédouané de toute responsabilité en indiquant dès 2015 que son avis :

« ne dit pas si la population générale court un risque du fait de telle ou telle substance. Cela, c’est le travail des agences de sécurité sanitaire. »

Or justement, les grandes agences de sécurité sanitaires se sont livrées à leurs propres études et toutes concluent à l’improbabilité du glyphosate d’être génotoxique (c’est-à-dire susceptible d’endommager l’ADN) ou cancérigène pour l’Homme. On parle notamment de l’EFSA (agence européenne), du BfR (agence allemande), de l’EPA (agence américaine), de l’ANSES (agence française) et de l’ECHA (agence européenne des produits chimiques).

Le scandale du glyphosate

C’est en ce sens que l’on peut dire que l’État français entretient un scandale du glyphosate. Non pas pour avoir outrageusement négligé des alertes négatives comme dans le cas du chlordécone, mais en ayant promis de parvenir à une interdiction en 2020 en dépit de l’absence de dangerosité avérée.

Une promesse du candidat Macron qui semble cependant difficile à tenir sur le plan agricole puisque l’échéance a été reculée à 2021 puis à 2022, date à laquelle l’autorisation dans l’Union européenne devra être renouvelée. En attendant, le gouvernement a décidé de se donner du temps en demandant une nouvelle étude sur la cancérogénicité du glyphosate.

Mais pour Emmanuel Macron, le challenge reste simple ; on serait même tenté de dire simpliste. Ainsi qu’il l’a déclaré en début d’année au Salon de l’Agriculture avec une belle dose de fanfaronnade et fort peu de raisons valables, le vignoble français, très consommateur d’herbicides, doit absolument devenir « le premier vignoble sans glyphosate du monde ».

En voilà du « volontarisme » hors de propos ! Ou quand les prétendus objectifs de sécurité sanitaire se transforment finalement en une bête affaire de fierté écologique nationale mal placée. Ça promet.

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  • évidement , personne n’a posé la question a la FDA qui a autorisé la sortie du glyphosate le rapport d’etude
    mettant en evidence l’innocuité de ce produit en matière de carcinogenèse…
    l’objectif étant de le tuer , puisqu’il est désormais en fabrication libre et ne rapporte plus rien au labos..
    reste a savoir combien va coûter son remplaçant..

    • C’est un peu plus subtil que ça.
      Le produit est dans le domaine public depuis quelques années, donc il n’y a plus aucun intérêt du côté de Monsanto à vouloir le porter à bout de bras, d’autant plus que les semences résistantes que la firme prévoyait de commercialiser pour prendre le relai ont été interdites pour des raisons idéologiques.
      Autre phénomène, concomitant au premier : Monsanto a été racheté par Bayer. Il ne s’agit donc plus d’une firme américaine, mais d’une firme allemande. Ça peut changer quelques petites choses au niveau du soutien étatique au produit – quoi qu’on en pense par ailleurs.
      Mon avis : les hystériques écolos jouent dans cette affaire les idiots utiles des firmes chimiques : ils tapent sur un produit dont tout le monde se fiche, et qu’aucun lobbying ne viendra donc sauver.
      Quant au coût de son remplaçant, il est déjà connu. Vous trouverez du « round’up » dans les jardineries aujourd’hui. La molécule active n’est plus la même, la dose nécessaire pour avoir la même efficacité est 10 fois plus importante. Il va sans dire que ni le packaging, ni le prix n’ont changé.

      • @ANAGRYS c’est exactement cela .Ceci dit, tout est bon pour nos « personnalités » « segolène hulot jupiter  » pour rester envers et contre tout visible ( mercantillement parlant )sur les écrans médias. A défaut, ils seraient semblables aux vacanciers au bord de la mer que l’ont découvre à poil à marée basse. Quand ont veut grimper aux arbres, il faut s’assurer d’avoir le Q propre.

      • L’acide acétique du nouveau « Roundup » ne tue pas les racines : il y a donc repousse très rapide. Il faut remettre du produit très régulièrement. Pour la pollution la nature est finalement peut-être perdante…

  • Cette histoire du chloredone est surprennante a plus d’un titre , comment se fait il que les mangeurs de bananes echappent a la catastrophe ..et qu’on trouve sur nos etals que des bananes forcement contaminées ?

    • La banane a une peau très épaisse, que l’on ne mange pas. On peut l’asperger à haute dose sans avoir de résidus dans le fruit.
      L’histoire du chlordecone me rappelle l’histoire de l’amiante (les syndicats se battaient « pour sauver l’emploi’, avec l’appui de l’état français). Et l’histoire du sang contaminé, où l’on ne voulait pas acheter du sang étranger (non éthique, car de donneurs rémunérés), du coup on a d’abord vidé des stocks pour ne pas perdre le sang « éthique ».

  • idéologie..

    reposant sur l’idée assez consternante que si un pesticide est nocif il faut tous les interdire.. ( comme pour LES ogm)

    dans un débat rationnel , ils perdent évidemment.

    il suffit de regarder l’affaire des cancers dans une région et écouter les parents…

    la logique élémentaire dit que si on veut trouver une cause au regroupement de cancers autre bien sur que l’effet du hasard, il faut supposer qu’il existe une cause particulière à ce lieu..

    depuis le début les pesticides sont montrés du doigt.. alors que c’est peu probable que des gens aient été exposés aux pesticides plus qu’ailleurs..
    le résultat final de cette affaire est une accusation « ‘des pesticides »..

    mais soyons clairs les médias étant acquis à la cause écolo, et considérant les ong comme non biaisées.. le boulot de réfutation est quasi impossible…

    • à mon opinion, on, en est à un point tel qu’un commission d’enquête parlementaire devrait à tout le moins interroger les journalistes du secteur public sur leur continuelle désinformation sur le sujet…
      le plus banal et le plus courant..
      POUR manger sain manger bio..

      il n’y quasiment pas un seul sujet environnemental qui ne pose question sur la neutralité journalistique.
      ça dépasse l’a simple incompétence.

    • @jacques lemiere, Jean de Kervasoudé, élu socialiste ce qui me donne de l’urticaire, néanmoins dans son livre ‘ils ont perdu la raison » explique un concept très simple que même moi j’ai compris. Ce qui fait le poison n’est pas LE PRODUIT…, mais la QUANTITEE….Nous vivons une époque moderne.

  • Si les planteurs avaient été des gens responsables, ils se seraient dispensés d’utiliser le chlordécone, où auraient cessé au plus tard quand les USA l’ont interdit.
    Mais non! Les gens sont incapables de prendre des décisions censées de façon autonome, il leur faut l’État pour les guider. Et on voudrait qu’il y ait moins d’État ?

    • Justement ,ils sont responsables mais jamais coupables et le martiniké par le béké

    • Oui enfin si on avait des médias vraiment libres dans ce pays (i.e. non subventionnés par l’État et/ou dans un capitalisme de connivence, pour commencer), les médias en question informeraient, et le client étant informé, il arrêterait d’acheter des denrées contaminées. C’est comme ça que ça marche (ou devrait marcher), pas en mettant encore plus d’État. En mettant plus de liberté, donc plus d’information neutre et crédible. Le remède à trop d’État n’est jamais plus d’État, mais moins d’État.

      • @JACQUES B mais lorsque l’ont sait que les principaux propriétaires des médias sont ceux qui passent le plus grand nombre de contrat avec l’état, pourquoi voudriez-vous que ces prés-cité mordent la main desquels ils tiennent leur richesse.

    • En l’occurence l’état a bien laissé faire…une information par des journalistes indépendants aurait pu peut-être être plus efficace.

  • Le glyphosate est classé cancérigéne probable au même titre que la viande rouge mais le charcuterie est classée cancérigéne certain.
    Le glyphosate sera interdit normalement en 2021 suite à un tweet de MACRON(on peut dire de Trump qui tweet) qui à voulut se démarquer de ces collègues européens qui ont pris la décision de l’autoriser jusqu’en 2023.
    Le débat n’est pas clos, laissons parler les scientifiques qui sont peut être mieux placés pour donner leur avis que des écolos qui sont anti tout

    • Vous savez, il y a scientifique et scientifique.

      Le premier, c’est celui qui alerte sur le changement climatique catastrophique que nous sommes en train de vivre et ses conséquence incalculables sur d’une part la vie humaine, mais aussi la vie sur Terre. Ce scientifique là doit absolument être écouté, d’autant plus qu’il peut se prévaloir d’un consensus.

      Le deuxième, c’est celui qui vous dit qu’il n’existe aucune étude sérieuse, c’est-à-dire menée selon les principes reconnus par la science comme la reproductibilité, ou de vraies études en double aveugle ou autres, qui montrent la moindre nocivité pour le glyphosate. Ce scientifique-là se prévaut aussi d’un consensus, mais ce n’est pas un bon consensus : ce scientifique est vendu aux entreprises agro-chimiques, il doit donc être disqualifié, et éventuellement puni jusqu’à la 10e génération pour ses positions rétrogrades.

      • un scientifique qui parle de cette façon sur le changement climatiques sort typiquement du domaine de la science..
        catastrophe est un terme qui ne veut rien dire de précis…

    • @PHILIPPE, l’un de mes fils est docteur chercheur à Stanford, et est au demeurant tout disposé à répondre à vos questions. L’histoire du glyphosate est juste un foutage de gueule qui permet à des Mals. Baisées d’exister.
      Cordialement

  • Dans le genre, on s’est planté mais on ne veut pas l’assumer:
    https://www.lesechos.fr/politique-societe/societe/interdits-les-neonicotinoides-continuent-a-tuer-les-abeilles-1151326

    En bref, malgré l’interdiction des néonic, les abeilles continuent de mourir, signe, selon « des » chercheurs que ces produits étaient supayr toxiques et très rémanents, à doses infimes.
    A un moment, il faudra bien reconnaître, que, peut être, l’accusé n’était pas le réel coupable…
    On a arrêté l’assassin mais on continue à avoir toujours des nouvelles victimes.
    Pathétique.

  • Le glyphosate sert à détourner l’attention du chlordécone, le vrai scandale.

  • le procès en racisme on s’en fout..

    je suis désolé de vous le dire..

    vous allez vous en servir pour cerner les motivations éventuelles d’actes..qui sont condamnables en soi..

    ça va servir à quoi? aggraver les peines éventuelles?

    le racisme si il n’est pas dans la loi..ça devient un problème individuel et on a le droit d’avoir les opinions qu’on veut..et on devrait avoir le droit de haïr qui on veut pour des raisons qu’ on n’a pas à expliquer…

    en quoi la « démonstration » ou l’affirmation de racisme aide en quoi que ce soit?

    aux dernières nouvelles les békés sont aussi contaminés.. contamination dont si on ne me précise pas le niveau me laisse assez dans l’expectative…

    dans mon monde si on me parle de contamination picogrammesques à la tonne…je m’en fous un peu..

    c’est comme me dire que monsanto est une vilaine firme quand on me parle du glyphosate : rien à foutre..

  • Les commentaires sont fermés.

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