Dépenses publiques : comprendre les dérives françaises

Les dépenses publiques ne cessent d’augmenter au fil du temps. Quelles en sont les réelles raisons ? Comment les restreindre ?

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Dépenses publiques : comprendre les dérives françaises

Publié le 25 octobre 2019
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Par Claude Sicard.

Les dépenses publiques sont extrêmement importantes en France, et elles ne cessent de croître d’année en année.

On en est actuellement à 56,4 % du PIB, alors que l’on en était à seulement  34,6 % en 1980 : la progression est donc considérable. En Allemagne, il s’agit de 43,9 % seulement, et aux États-Unis de 37,7 %.

Dépenses publiques, quelles en sont les raisons ?

Tous les observateurs de la vie économique du pays s’inquiètent d’un taux aussi élevé, car il implique des prélèvements obligatoires extrêmement importants qui asphyxient finalement l’économie du pays.

La France est ainsi devenue le pays connaissant la fiscalité la plus lourde de tous les pays européens, et vient même de battre le Danemark en cette matière.
Et, phénomène aggravant, depuis une quarantaine d’années ces prélèvements obligatoires ne parviennent plus à couvrir toutes les dépenses, en sorte que l’État se trouve contraint chaque année de recourir à des emprunts pour boucler ses budgets.

La dette publique du pays en est ainsi venue à avoisiner maintenant le montant du PIB.

Différencier les causes des effets

Ce qui est frappant c’est que l’on accuse de toutes parts le montant trop élevé des prélèvements obligatoires d’être la cause des maux dont souffre l’économie du pays. Ce serait parce que les impôts et les taxes sont trop élevés que l’économie française se porte mal.

Nous allons voir que ce faisant on confond les causes avec les effets.

Il faut se défier d’une vision trop simpliste des mécanismes de fonctionnement de l’économie de notre pays, et comprendre d’où vient réellement le mal.

Les dépenses publiques se sont élevées à la somme de 1291,9 milliards d’euros en 2017, se ventilant de la façon suivante :

Dépenses publiques en milliards d’euros :

État et collectivités territoriales                         454,9

Dépenses sociales                                                  759,5

Investissement                                                         77,5

______________________                   _______

Total                                                                       1291,9

 

Ces dépenses, que l’on juge tout à fait considérables, doivent être comparées à celles des autres pays, et pour pouvoir donner un sens à ces comparaisons il faut tenir compte du niveau de développent économique de ces pays, ce que l’on néglige toujours de faire.

En effet, il va de soi que plus un pays est riche plus il a la possibilité de dédier des moyens au bon fonctionnement de ses services publics et au bien-être des citoyens.

C’est donc l’objet de la corrélation suivante, où le niveau de richesse des pays est exprimé par le PIB/tête, et les dépenses publiques sont calculées per capita, en dollar américain.

On voit sur ce graphique que les dépenses publiques se trouvent au-dessus de la droite de corrélation, celle-ci indiquant ce qu’est statistiquement la « normalité » en la matière.

L’équation de la droite nous indique que pour le PIB/tête qui est le nôtre nous avons un excès de dépenses publiques de 19,6 %, soit 253 milliards d’euros, pour l’année 2017.

Les dépenses de fonctionnement de l’État et des collectivités territoriales

Le graphique ci-dessous montre comment se situent en France les dépenses de fonctionnement de la fonction publique et des collectivités territoriales, calculées comme précédemment per capita en tenant compte des PIB/tête des pays : il s’agit des « dépenses publiques hors dépenses sociales » :

 

Sur ce graphique, on observe que contrairement aux idées reçues, les dépenses de fonctionnement de l’État et des collectivités territoriales sont sensiblement normales.

L’équation de la droite nous indique qu’en France ces dépenses sont de seulement 8,7 % supérieures à « la normale », soit pour l’année 2017, la somme de 39,6 milliards, ce qui pourrait s’expliquer en partie par le budget de la Défense qui est plus important qu’ailleurs. Nous garderons néanmoins ce chiffre, sans le corriger, pour les calculs qui vont suivre.

Les dépenses sociales en France

En 2017 les dépenses sociales se sont élevées à 759,5 milliards d’euros. Si la France se trouvait dans les normes, en matière de dépenses publiques, nous devrions avoir la situation suivante :

Année 2017                                                      Situation « Normale »

État et collectivités territoriales                  454,9                420,3

Dépenses Sociales                                          759,5                541,1

Investissements                                              77,5                    77,5

______________________                 _______________

Total                                                              1291,9              1038,9

Nous voyons ainsi que les dépenses sociales de la France étaient cette année-là en excès de 218,4 milliards d’euros, soit 29,8 %.

Il s’agit d’une distorsion considérable par rapport à la « normale ».

Avec le chiffre que nous indiquons, traduisant ce que serait une situation « normale », les dépenses sociales représenteraient 23,7 % du PIB, chiffre alors tout à fait habituel.

Pourquoi des dépenses sociales aussi considérables ?

Cette question n’est jamais vraiment posée. Ou du moins incrimine-t-on le résultat des luttes syndicales pour la défense des travailleurs.

Certes, ce sont là des phénomènes sociologiques bien français, étant donné les orientations longtemps marxistes des syndicats, mais il faut en comprendre l’origine réelle.

Elle se trouve dans le déclin extraordinairement important de notre appareil industriel, et la jacquerie des Gilets jaunes qui s’est déclenchée en novembre 2018 en a été une nouvelle illustration.

Notre secteur industriel n’intervient plus que pour 10 % seulement dans la formation du PIB alors que sa contribution normale devrait se situer aux alentours de 20 %.

En Allemagne, il s’agit de 24 %, et en Suisse de 22 % ou 23 %. Sous les pressions  populaires les pouvoirs publics ont donc été amenés à accroître sans cesse les dépenses sociales sous les formes les plus diverses pour remédier aux conséquences désastreuses de la grave désindustrialisation du pays.

Le graphique ci-dessous montre bien que les dépenses sociales sont d’autant plus élevées que la production industrielle des pays est faible.
La production industrielle est calculée, ici, par habitant, selon les données de la BIRD exprimées en pour cent des PIB.

 

 

On observe sur ce graphique que la France se trouve très nettement au-dessus de la droite de régression : elle fait donc beaucoup plus que les autres pays pour compenser les effets délétères de sa désindustrialisation, et c’est bien là avant tout ce qui explique cet excédent extraordinaire de dépenses publiques, qui se trouvent terriblement gonflées par les dépenses sociales.

Dépenses publiques et lutte contre les inégalités

Nous avons montré que le gonflement des dépenses publiques en France s’expliquait par la croissance extraordinaire des dépenses sociales, la collectivité faisant pour les habitants plus que la moyenne des autres pays.

Cela s’explique par cette soif inextinguible d’égalité existant dans le peuple français, un peuple qui a placé ce mot dans la devise de la République.

Le graphique ci-dessous montre l’impact qu’ont les dépenses publiques sur la réduction des inégalités dans les pays, celles-ci étant mesurées par ce que les économistes nomment l’indice de Gini. Plus cet indice est élevé, plus les inégalités sont importantes :

 

 

On constate sur ce graphique que la France se trouve exactement sur la droite de corrélation, ce qui signifie que les efforts qu’elle consent pour lutter contre les inégalités sont couronnés de succès.

Elle a un indice de Gini qui correspond bien aux efforts qui sont consentis pour réduire les inégalités par le biais de dépenses publiques : la seule remarque que l’on puisse faire est que ces efforts tout à fait exorbitants se situent bien au-dessus de ses moyens financiers.

Ce pays a ainsi un niveau de prélèvements obligatoires record, et un endettement qui ne cesse de croître d’année en année.

Comment restreindre ces dépenses publiques ?

Il faut donc être conscient que restreindre les dépenses publiques ne pourra se faire qu’en s’attaquant aux dépenses sociales, ce qui, politiquement, est extrêmement difficile, quelle que soit la couleur politique des hommes au pouvoir.

Faute de mieux, nos responsables politiques parlent de réduire le nombre des fonctionnaires, mais ce n’est pas cela qui résoudra le problème français.

Si demain, nous voulions que notre économie soit beaucoup plus dynamique, il faudrait que la société soit prête à admettre davantage d’inégalités : aux États-Unis le coefficient de Gini est de 41,5 contre 29,4 en France aujourd’hui.

 

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  • « Le graphique ci-dessous montre bien que les dépenses sociales sont d’autant plus élevées que la production industrielle des pays est faible »
    Excellente analyse pour cet article. Dommage que la conclusion ne suive pas. Allemagne et Suisse ont un indice de Gini très proche du nôtre. Mais s’en sortent beaucoup mieux et ont notamment des dépenses sociales inférieures.
    Ce n’est pas des inégalités que vient la solution mais bien de la réindustrialisation nécessaire du pays !

    • J’allais vous mettre +1, mais la formulation de la conclusion me déplaît : la solution ne vient pas de la réindustrialisation elle-même, elle viendrait de laisser le pays se réindustrialiser sans intervenir. Une politique dirigiste de réindustrialisation serait aussi néfaste que celle de dépenses sociales…

      • J’ajouterai de plus que l’auteur disculpe les prélèvements obligatoires en début d’article: « Ce serait parce que les impôts et les taxes sont trop élevés que l’économie française se porte mal.
        Nous allons voir que ce faisant on confond les causes avec les effets. » Or il n’est pas impossible que ce soit ces mêmes prélèvements obligatoires qui aient fait fuir les industriels de notre pays.

        • la législation du travail est bien plus néfaste que les taxes. Personnellement c’est ce qui m’a fait décider « plus de salariés en France ». Le ratio compétence par rapport au coût est toujours bon, mais l’administratif est un coût et un risque délirant.

    • le gros des depenses sociales c est pas le RSA mais les pensions de retraites. ET les retraites francaises sont bien plus genereuses qu en RFA (difficile de comparer avec la suisse vu que leur Systeme est tres different avec de la capitalisation)

      • les retraites des fonctionnaires sont archi généreuses et même scandaleusement ! car celles des ouvriers du privé qui cotisent eux pour payer celles des fonctionnaires est lamentable.

  • Les dépenses sociales renchérissent le coût du travail, le coût du travail rend l »industrie non compétitive,===> le chomage est élevé==> le RSA est un piège a pauvreté ..
    .
    Oui il nous faudra admettre que si on permet de vivre sans faire le moindre effort pour la société
    c’est la société toute entière qui va en payer le prix.
    Importer des pauvres pour maintenir la consommation par les allocations est une erreur mortele

  • « Un niveau de prélèvement obligatoire record et un endettement croissant »…
    Cette affirmation de Claude Sicard est un constat de bon sens; un constat comme pourrait le faire un expert en diagnostic d’entreprise face à une situation de cessation des paiements.
    Le problème soulevé par l’auteur de l’article est qu’il s’agit non pas d’une entreprise dont la situation est obérée mais, de toute l’organisation Étatique française dont nous dépendons.
    En somme, une situation catastrophique au plan macro-économique que la Macronie s’évertue à « voiler »; une situation qui nous amène inéluctablement à une paupérisation croissante et à un nivellement par le bas!…

  • La solution est connue , moins d’etat , plus de liberté individuelle…j’imagine mal l’état français aller dans ce sens sauf si on le contraint a le faire . le peuple, difficile quand on est sous perfusion , reste l’ue …si ca l’arrange.

    • Oui, les mesures sociales s’accompagnent d’un « effet cliquet » qui rend compliquée toute remise en cause.
      A tout le moins, on pourrait commencer par lutter contre la fraude sociale, mais en réalité, le gouvernement ne le fera pas par crainte d’une explosion dans les banlieues ou l’Outre-mer…

  • Tout se tient: la chute de l’industrie est aussi due à la fuite des cerveaux et des entrepreneurs échappant au pillage consécutif à l’approvisionnement du pognon de dingue requis pour amortir les pulsions d’égalité d’un peuple envieux biberonné au gauchisme borné depuis un demi-siècle.
    La boucle est bouclée, nous avons trouvé le mouvement perpétuel convergeant vers le zero absolu.

    • Allez ici un petit coup d’ineptocratie:
      L’Ineptocratie est un système de gouvernement où : 1/ les moins capables de gouverner sont élus par les moins capables de produire. 2/ les autres membres de la société les moins aptes à subvenir à eux-mêmes ou à réussir, sont récompensés par des biens et des services qui ont été payés par la confiscation de la richesse et du travail d’un nombre de producteurs en diminution continuelle.
      C’est très exactement le système dans lequel nous vivons aujourd’hui.

  • Les dépenses de fonctionnement de l’État et des collectivités territoriales comprennent-elles celles des agences de l’Etat?

  • Que voulez qu’il s’en suit lorsque le pays est gouverné par des irresponsables jamais coupables ❓
    Responsabiliser les français ne va pas se faire en 5 minutes, c’est un travail de longue haleine. Ou sont les discours réalistes des polytocards ❓ Seul Fillon avait osé l’ouvrir, vite remis dans sa boite par le ridicule nain à piles.

    Or que voit-on ❓ Des sinistres minuscules ministres bouffant du homard géant, des innommables ayant voiture de fonction et prenant pour 40000 Euros de taxi… etc et etc…

    À la prochaine révolte, on dira au peuple qui n’aura plus de pain : mangez du homard …
    L’élite qui se complaît dans sa crassitude est assez suffisante et hors-sol pour pour nous la sortir.

    • Ce qui ne me plaît pas, c’est que Fillon n’est pas un model à suivre, quand à t’il pris ses responsabilités vis à vis du nain et de tout un tas de situation?, dans lesquels un homme respectable et capable de redresser le pays ne se serait jamais fourvoyé!

      • Ce qui me surprend, c’est que tant de gens semble chercher un leader à suivre plutôt qu’un programme auquel adhérer.

        • Vous avez raison Michel, cependant le programme n’engage que ceux qui y croient, le leader doit être capable de respecter ses engagements c’ est aussi important, par ex Sarkozy devait passer le karcher, il n’a jamais branché le tuyau!

  • Excellent article qui met les pieds dans le plat. le Probleme en France c est les depenses sociales et dire qu on va supprimer un fonctionnaire sur 2 ne resoudra en rien le Probleme (meme si on y arrive. Sarkozy n a pas atteint son objectif)

    Apres l auteur helas s arrete en bon chemin car il n evoque pas quelles depenses sociales il faut supprimer/reduire. Bon la je reconnais que le sujet est explosif car la majorité des depenses sociales c est … le paiement des pensions de retraites. Autrement dit, c est pas en ne remboursant pas un medicament (qui de toute facon ne coute pas grand chose la plupart du temps) qu on va reduire les depenses mais en reduisant les revenus des retraités. Ce qui convenons en est suicidaire electoralement . Et c est la seule chose qui Interesse nos dirigeants : etre reelus

    • réduire les allocations familiales en les limitant a 3 enfants..
      fiscaliser toutes les aides sociales
      rien que çà deja on y verrait plus clair

      • pourquoi les réduire et pas les supprimer? quand un couple fait des enfants il doit assumer du début à la fin sans que d’autres qui n’en ont pas, paient la note à leur place…trop facile votre logique.

    • votre obstination contre les retraités relève de la psychanalyse en phase finale

      • Oui je l’ai relevé plusieurs fois… Je ne sais pas ce que lui ont fait les retraités ou les anciens mais pour lui ce sont des profiteurs du système et les responsables du marasme actuel par leurs votes antérieurs.
        Il oublie que les retraités du privés ont largement cotisés pour toucher leur pension (oui… je sais l’argent versé a été consommé par d’autres… mais on a bien payé…) et que dans notre pseudo-démocratie il est très difficile de faire bouger les choses en votant.

    • Les retraites doivent passer dans le secteur privé, comme en Suisse, avec un contrôle de l’état. Mais l’état ne doit pas y mettre ses gros doigts boudinés et graisseux.

  • On ne peut parler des dépenses slociales en omettant le problème des retraites, secteur dans lequel la France dépense plus que tous les pays similaires et ce de 4 points de PIB (si ma mémoire est bonne).

  • Que l’Etat cesse de se mêler de ce qui ne le concerne pas et de « materner » ou »infantiliser » les français et se contente de ses « devoirs » régaliens!
    Qu’il consulte le gouvernement de Lamartine en 1848 et prenne modèle sur lui.
    Tout y est sans augmentation des ministères sauf à moderniser certaines appellations.
    LIBERTE est le premier terme de notre devise: qu’il le respecte!

  • Quelle égalité vu que la France est la plus inégalitaire avec ses régimes spéciaux, qui ne sont que des privilèges!

  • @cdg votre haine des retraités frôle la paranoïa !

  • Ces chiffres sont intéressants mais leur interprétation mérite un commentaire : la majorité des prélèvements sociaux et des dépenses sociales françaises sont exercés par le monopole d’Etat et régimes assimilés (la Sécu). Cela ne veut pas dire que dans les autres pays ces prélèvements et dépenses sont inexistants bien que réalisés par des organismes privés volontaires. A titre d’exemple, la majorité des dépenses sociales françaises (en gros la moitié), concerne les retraites. Or nous ne connaissons pas en comparaison les cotisations et prélèvements des dépenses de retraite volontaires des pays voisins comparés. En réalité, ce qu’il faudrait comparer, toutes choses égales par ailleurs – à partir notamment des montants totaux de cotisations et prélèvements sociaux et des dépenses sociales de tous les pays comparés – c’est d’une part le rapport au PIB et d’autre part la différence de taux entre un système social étatisé et ses systèmes sociaux plus libres.
    Il est probable qu’on en déduirait que le système social obligatoire prélève en effet et redistribue plus que les systèmes libres, et qu’il est largement moins efficient , c’est-à-dire qu’à dépenses et prélèvements comparables, il améliore moins bien le coef de Gini.
    Car il finance évidemment au passage des intermédiaires coûteux et souvent supplétifs , les syndicats, les représentants du paritarisme, les fonctionnaires et leur organisation bureaucratique souvent opaque et inadaptée.
    Le surcroit de prélèvements et de dépenses sociales françaises est surtout le résultat de l’étatisation forcenée du système qui en réduit mécaniquement l’efficience, probablement de plus de 20 % vs des systèmes libres, ce qui explique à mon sens les différences avec nos voisins.

  • Depuis le début des années 80 la devise de la France est devenue Liberté Egalité Fraternité CLIENTELISME ,ou bien on rase gratis pour assurer ma réélection,voilà le résultat.

  • Les commentaires sont fermés.

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