Selon le niveau de salaire, le salaire net est taxé de 47 % à 150 %

La taxe sur les salaires que vous ne voyez pas.

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Selon le niveau de salaire, le salaire net est taxé de 47 % à 150 %

Publié le 18 janvier 2019
- A +

Par Jean-Baptiste Boone.
Un article de l’Iref-Europe

À cause des charges fiscales et sociales, les Français ne perçoivent que la moitié du salaire auquel ils pourraient prétendre. L’État taxe à 88 % les salaires au niveau du revenu médian.

Combien l’employeur est-il prêt à vous offrir en échange de votre production ? En théorie, il peut vous embaucher tant que vous rapportez 1 euro de plus que ce que vous lui coûtez. Pour l’employeur, peu importe ce que vous percevez, ce qui compte, c’est ce qu’il paye. Toutes ces taxes, cotisations ou impôts — autant de dénominations pour un unique effet — viennent en déduction de ce que vous avez créé comme valeur avant que vous puissiez disposer de votre revenu net. Autrement dit, pour un salaire x que l’employé accepte en échange de son travail, l’employeur est forcé d’ajouter des taxes obligatoires y. En outre l’État prélève sur ce salaire net un impôt sur le revenu z. Le taux de prélèvements obligatoires directs sur le salaire x est égal à (y+z)/x

Quelle proportion l’État et affiliés appliquent-ils à ce montant avant que le salaire puisse être intitulé net d’impôt et charges, et qu’il puisse être utilisé par l’employé selon son bon vouloir, par exemple pour effectuer des achats qui supporteront néanmoins en outre et encore la TVA ?

Taux de charges selon le salaire net d’impôt (€)

Source : www.urssaf.fr – estimateur de cotisations. 2074 euros correspond au salaire moyen net d’impôt (2250 euros net avant impôt)

Selon son niveau, le salaire net est taxé de 40 % à 170 %. Voilà le vrai niveau de taxation des salaires en France. Au niveau du salaire moyen (2 250 euros net avant impôt), il est de 88 %. En moyenne, le salarié ne touche qu’environ la moitié de ce qu’il a coûté à l’employeur.

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  • c’est pas grave, l’URSSAF est une amie.

  • Cela ne xhange rien au fond du sujet mais il serait plus normal (moins politicien) de prendre pour base le brut qui est le vrai salaire : (x+y+z)/(x+y)

    • Il y a deux manières de représenter le même prélèvement. On exprime soit le taux de taxation (qui peut être supérieur à 100%), soit la part prélevée en impôts, taxes et cotisations (comprise entre 0 et 100% du total). Par exemple, un taux de taxation de 100% représente une part prélevée de 50%.

      Pour calculer le taux de taxation, le net après impôt est comparé au salaire complet du salarié, à savoir le brut salarial plus les charges patronales.

      • Je ne sais pas si votre definition est standard mais je maintiens qu’exprimer un pourcentage sur le net donne un chiffre qui n’a pas de sens sauf a vouloir artificiellement afficher des chiffres pour impressionner.

        La donnée interessante reste celle qui vous dit combien sur 100 de salaire (le vrai, votre coût salarial pour l’entreprise) l’état and co vous pompent. Pas besoin d’artifices mathematiques douteux pour se rendre compte qu’on se fait plumer en France. Ce chiffre vous dit à quel pourcentage vous êtes spolié.

        • Je ne comprends pas votre objection:
          Quand vous achetez quelque chose l’état ajoute 20% de TVA. Personne ne dit que la taxe est de 16,7% (20/120).
          Quand l’employeur achète vos services, l’état ajoute 40 à 170% de contributions.
          Ce n’est pas parce que la réalité est scandaleuse qu’il faut la dissimuler.

          • Et plus encore, si les libéraux veulent convaincre, il ne me parait pas inutile de taper fort. En plus d’être génétiquement incapables de s’unir politiquement, les libéraux seraient aussi des chochottes en matière de propagande ?

          • Je vois les choses comme cela :
            – la tva on rajoute quelque chose au prix. Certains pays présentent d’ailleurs les prix HT et ajoutent la TVA à la caisse.
            – le salaire on retranche à partir du salaire réel.

            De plus je trouve que l’information donnée est plus utile dans un cas que dans l’autre.

            Enfin en matière de propagande, c’est peut être vrai mais je pense que les gens ne comprennent du coup rien du tout de ce à quoi cela correspond et on ne parle pas du salaire réel. On part du net comme un bon syndicaliste de base, cela ne me semble pas une bonne stratégie. Je pense que le libéralisme ne peut être adopté que par compréhension (c’est d’ailleurs surement sa faiblesse), si c’est pour prendre les gens pour des cons, vous ne ferez jamais mieux que « le camp du bien ».

            • Pourquoi parlez vous de « salaire réel » ?
              A quoi correspondent toutes les charges payées soi-disant par l’employeur ? Est-ce que ces charges sont payées par l’employeur, ou elles font partie, comme l’indique l’article, de la valeur que le salarié a fait gagner ? En d’autres termes, quand on taxe le lait, est-ce la vache qui paie ?
              Le salaire net est la seule mesure concrète à la disposition du salarié, le brut ne veut strictement rien dire, c’est une convention. Pour vous donner un exemple concret, l’année dernière en Roumanie le gouvernement a décidé de transférer toutes les contributions sociales de l’employeur vers le salarié, ce qui a forcément augmenté de manière très significative les salaires bruts. Est-ce que pour vous ce changement d’écritures comptables peut représenter une quelconque modification de la richesse du salarié ?
              L’autre mesure concrète est celle à disposition de l’employeur, le coût total du salarié pour lui, c’est à dire le salaire brut PLUS les charges qu’il doit supporter.
              La seule mesure raisonnable est de comparer les deux montants, la dépense totale de l’employeur et le gain réel du salarié. Ce que l’Etat ne fait jamais, car l’escroquerie serait alors trop visible.

              • « La seule mesure raisonnable est de comparer les deux montants, la dépense totale de l’employeur et le gain réel du salarié »

                Voilà. Donc relisez calmement ce que j’ai ecrit et vous comprendrez que je dis strictement la même chose.

                • Vous avez présenté deux formules : (x+y+z)/(x+y) et (y+z)/(x+y). Dans aucune des deux, les deux montants dont je parle, x et x+y+z, ne sont présents en même temps. Ni même y+z et x+y+z. C’est à vous plutôt de revoir ce que vous avez écrit 😉

                  • Selon l’article :
                    y charge salariales + charges patronales
                    x salaire net
                    z IRPP

                    Donc :
                    x+y salaire complet ou brut brut ou superbrut ou réel ou coût pour l’entreprise ou …
                    et
                    taux d’imposition : (y+z)/(x+y)
                    taux de taxation : (y+z)/x
                    et
                    x+y+z n’a aucun sens.

                    Le taux d’imposition donne de l’info : la part d’impôts sur le salaire réel.
                    le taux de taxation me semble idiot mathématiquement car il ne dit rien, c’est un chiffre creux, sans signification dans sa valeur absolue et sans signification dans ses variations :
                    – « taux de taxation » 900%, baisse du taux d’imposition de 10% => baisse du taux de taxation de 500%
                    – « taux de taxation » 400%, même baisse du taux d’imposition de 10% => baisse du taux de taxation de 170%

                    Il faut je crois penser les impôts en terme de taux sur une base, la base ne doit pas changer en fonction du taux. Pour la TVA la base c’est le prix, pour les revenu salariaux la base c’est le salaire réel avec cette petite coquetterie que l’augmentation de l’impôt peut imposer à l’entreprise l’augmentation de la base.

                    Vous comprenez mieux ?

                    • Sauf qu’avec le PALS, x’=x-z. Donc les seules valeurs qui comptent sont x+y+z (« salaire réel ») et x (salaire net, mais sans l’IR, le x’, quoi). Et, pour les intérêts des calculs, y+z qui représente le total de la ponction qui maintenant est ressentie de suite.
                      Je comprends votre point de vue sur les modes de calcul, et je crois qu’il y avait surtout (ou même seulement) un problème de compréhension (que vos formules n’ont pas aidé à dissiper ?).
                      Mais il y a un « détail », qui à mon avis n’en est pas un, qui est que le « salaire réel » que vous prenez comme référence n’a de sens que pour l’employeur. Le salarié, lui, tout ce qui l’intéresse est le montant qui lui reste, le « net » (après impôts). Exprimer des ratios par rapport à cette référence n’est donc pas si absurde que cela… Apprendre que l’Etat gagne plus que moi pour ce que JE bosse, c’est pas si neutre ?.
                      Pour comparer avec la TVA, le taux de 20% est parlant pour le vendeur, mais pour l’acheteur ça ne dit pas grand chose. Il doit faire des calculs complexes à partir du prix de vente, le seul qui l’intéresse. Et c’est normal, la seule manière pour l’Etat de faire tenir le système est d’embrouiller tout le monde, d’ajouter de la complexité partout, surtout là où il n’y a pas à en avoir.

                    • Donc vous n’avez toujours pas compris pourquoi prendre le net n’a pa de sens. Essayez de commrendre par vous même avec la mise en place du prélèvement à la source.

                    • Vous m’avez mal lu…

              • Et les termes.brut brut ou superbrut ne parlent a personne. Quant a utiliser des notions autant les nommer avec des mots simples. Quand vous expliquez a quelqu’un que son salaire reel est son coût salarial pour l’entreprise ça parle plus que quand on lui parle de son salaire superbrut.

    • Non.
      Le vrai salaire, c’est ce que l’entreprise est prête à payer pour le travail que vous effectuez.
      C’est le super brut.

      • oui je me suis mal exprimé, c’est bien sûr du brut brut ou super brut dont je parle.

        Je n’étais pas en forme ce matin, la bonne équation : (y+z)/(x+y)

    • Le brut est une escroquerie qui ne correspond à rien de réel : ni ce que l’employeur paie, ni ce que le salarié touche à la fin.
      Peut être qu’à l’origine quant il correspondait au total payé par l’employeur, le brut avait un sens.
      Mais plus aujourd’hui.

  • Bah , faut Bien payer les fonctionnaires et les retraités de la fonction publique pour sauvegarder la République dans la naphtaline ,elle est tellement efficace et heureuse …..

  • Nous bossone et L’ÉTAT nous donne avec générosité 8 Euros par jour pour vivre et le reste de notre salaire va à L’ÉTAT, qui se charge de payer : logement , électricité, eau jusqu’à la fin de notre vie … merci qui :L’ÉTAT !!

  • Tant qu’on y est, pourquoi ne pas ajouter la TICPE, la CSG, l’ISF, les taxes locales, les dépenses contraintes et bien sûr les frais de succession… En se débrouillant bien, on devrait pouvoir atteindre 1000 %, non ?

    • On atteint un taux de 1000% quand l’Etat prélève 90% du revenu, à un titre ou un autre.

      Vous avez raison. Il ne faut pas oublier la TVA, la CSG, la TICPE, la CSPE, les amendes des radars et les plus de 400 autres prélèvements du délirant maquis fiscal de l’Etat obèse qui sont tous prélevés sur les revenus et s’additionnent les uns aux autres pour former le taux global de spoliation subi par les Français.

      Sans surprise, la coupe étant pleine, les Français n’en peuvent plus.

    • Ce n’est pas si faux que ça!

  • Sur 100€ de Salaire super brut ( Cout du salaire total pour l’employeur), l’Etat va prélever de 30% à 52 % selon votre rémunération. Si l’on rajoute les diverses taxes TVA , I/R , ISF/IFI Impôts locaux etc et taxes sur la succession, l’Etat aura prélevé sur les 100 € entre 40 % pour les bas salaires et 85/90 % sur les hauts salaires. C’est une belle progressivité!

  • En comptant, les cotisations, les impots sur le revenu, la TVA et autres taxes, je fais l’analyse suivante:
    -le lundi je travaille pour la collectivité
    -le mardi je travaille pour la collectivité
    -le mercredi je travaille pour la collectivité
    -le jeudi matin je travaille pour la collectivité
    -A partir du jeudi après-midi je travaille pour moi.
    Quelque fois j’aimerais bien pouvoir décider un peu plus de la valeur produite par mon travail.
    Bien sur la collectivité me rend des services, mais comme beaucoup de français, j’ai l’impression de ne pas en avoir pour mon argent.

    • @cyberfred
      Bonsoir et bonne année,
      « Bien sur la collectivité me rend des services, mais comme beaucoup de français, j’ai l’impression de ne pas en avoir pour mon argent »
      C’est certain : un smicard se voit délesté de 10.500€ par an, sur son seul salaire. Sur dix ans ? Sachant que les « services publics » coûtent trois fois plus chers que dans le privé. Mais bon, c’est la FrenchTouch !

  • Certains salariés ici ont déjà dû faire le calcul suivant : comparer ce que l’on coûte à son employeur (avec retraitement de quelques bricoles, type mutuelle et chèques restaurant) avec ce que l’on verse à la collectivité sous toutes ses formes. C’est relativement simple à faire quand on suit ses dépenses par familles de produits et de services, il suffit de placer un taux en face de chaque famille : par exemple 60% pour le carburant (taxes diverses), 20% pour les gros achats représentant la TVA, entre 30% et 34% pour l’eau et l’électricité (taxes multiples), logiquement 100% pour l’IR, la TF et la TH, etc. Dans mon cas, 60% du « superbrut » finissent dans les caisses de l’État et autres organismes festifs avec le pognon des autres.

    Le calcul date d’il y a quelques années. Les taux n’ayant pas baissé et de nouvelles taxes étant apparues depuis, il y a fort à parier que le reste à vivre serait encore plus faible aujourd’hui. Et je ne suis ni « riche », au sens de Pépère et de ses 4000 euros par mois, ni suffisamment pauvre pour bénéficier d’une quelconque redistribution directe. Je ne me plains pas : je suis à l’abri du besoin. Mais qu’une collectivité prélève 60% à son avantage pour assurer très moyennement ses missions de base, tout en assurant bien d’autre choses très discutables en fonction des lubies électoralistes passées de nos dirigeants, sans que j’aie le moindre choix possible ou la moindre voix qui compte au vu du paysage politique français, me semble plus que déraisonnable.

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