Dette publique : 100 % du PIB, on y est presque !

Les principes de base de gestion de la dette devraient s’appliquer dans le domaine public comme chez les individus.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Photo by Alex Holyoake on Unsplash

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Dette publique : 100 % du PIB, on y est presque !

Publié le 1 juillet 2019
- A +

Par Patrick Aulnas.

Encore un petit effort ! Nous y sommes presque : 99,6 % du PIB, selon l’INSEE, soit 2358,9 milliards d’euros. Oui, il s’agit bien de la dette publique française qui tangente désormais les 100 % du PIB. Depuis 1981, date de l’élection de François Mitterrand à la présidence de la République, l’évolution a été implacable : 21 % du PIB en 1981, 34 % en 1990, 60 % en 2000, 80% en 2010 et enfin presque 100 % en 2019. Les rapports annuels de la Cour des comptes, les admonestations du FMI, les observations répétées de la Commission européenne n’ont aucun effet. La France continue à s’endetter.

Pourquoi cette dérive et comment la maîtriser ?

Toujours plus !

Depuis bien longtemps, les prélèvements obligatoires (impôts et cotisations sociales) ne suffisent pas en France pour financer les dépenses publiques puisque le dernier budget excédentaire de l’État a été voté en 1974 (8,5 milliards de francs d’excédent de recettes).

Les déficits budgétaires s’accumulent donc depuis cette époque, et pas seulement ceux de l’État de loin les plus importants, mais aussi ceux des collectivités locales et des organismes sociaux (santé, retraite, chômage). La dette publique de 99,6 % du PIB englobe l’ensemble de ces déficits cumulés depuis des lustres.

Certes, cette dette est constamment remboursée. Mais les remboursements des capitaux empruntés (ou amortissements) étant inférieurs aux nouveaux emprunts, la dette continue inexorablement à s’envoler. Nos petits politiciens sont très gourmands avec l’argent des autres. Ils en veulent toujours plus.

La politique, toujours la politique, rien que la politique

Un politicien est un être totalement atypique. Il peut vous prendre votre argent sans contrepartie. Du moins sans contrepartie immédiate et déterminable. La violence dite légitime ne s’exerce pas seulement en matière de police et de justice, mais aussi dans le domaine financier. Les prélèvements obligatoires sont le résultat de ce privilège exorbitant.

Mais par ailleurs, pour être élu, le politicien doit promettre monts et merveilles. Et cela coûte cher. Ce sont les dépenses publiques. Depuis le début du XXe siècle, elles sont passées en France de moins de 10 % à 57 % du PIB. Le second pouvoir exorbitant du politicien est donc de dépenser votre argent en vous faisant croire qu’il réalise beaucoup avec ce pactole et pour votre plus grand bien.

Philippe Muray dirait que les politiciens appartiennent à l’Empire du bien et même qu’ils le dirigent. Ils représentent en effet l’intérêt général et comme leur honnêteté ne peut en aucun cas être mise en doute, comme chacun a pu le constater, ils défendent corps et âme cet intérêt général.

Il en résulte évidemment que les dépenses décidées par les politiciens avec l’argent qu’ils vous ont confisqué sont au service de l’intérêt général, au service du bien. Si vous pensez que vous auriez pu en faire un usage plus utile, c’est que vous n’avez rien compris à la politique. Vous n’êtes qu’un petit individualiste égoïste et peut-être même asocial.

Dette publique : une mauvaise gestion

Quittons la politique, ses ambitions rêvées et ses petitesses bien réelles. Demandons-nous ce qu’économiquement il serait souhaitable de faire pour gérer sagement et efficacement les finances publiques. Les principes de base sont parfaitement connus dans ce domaine et ils s’appliquent indifféremment à la gestion publique et à la gestion privée.

La distinction fondamentale a été élaborée en gestion d’entreprise. C’est celle des charges et des immobilisations. Le paiement d’une cotisation sociale ou d’une prime d’assurance par une entreprise est une charge. L’achat d’une camionnette de transport des marchandises est une immobilisation. Pour financer les charges, il ne faut pas s’endetter. Pour financer une immobilisation, l’endettement est possible à certaines conditions puisque le bien dégagera une rentabilité sur plusieurs années.

Transposé dans le domaine des budgets publics, le vocabulaire devient dépenses de fonctionnement et dépenses d’investissement. La règle de gestion devrait être la même et constituer une contrainte juridique pour les politiciens. Il devrait donc être interdit de financer les dépenses de fonctionnement par l’emprunt mais cela devrait être possible pour les dépenses d’investissement.

Cette règle fondamentale est imposée aux collectivités locales (régions, département, communes) qui doivent obligatoirement présenter un budget de fonctionnement équilibré par des recettes de fonctionnement (impôts, dotations de l’État). Seul le budget d’investissement peut être financé par l’emprunt. L’éventuel excédent des recettes de fonctionnement est versé au budget des investissements.

Mais cette règle fondamentale de gestion n’est pas juridiquement obligatoire pour les organismes sociaux et l’État. Le régime général de Sécurité sociale devrait évidemment toujours présenter des comptes en équilibre. Mais il faudrait alors limiter les dépenses sociales ce qui est politiquement sensible. De même, les dépenses de fonctionnement de l’État (traitements des fonctionnaires, entretien des bâtiments publics, etc.), représentant la plus grosse partie du budget, devrait être entièrement financées par l’impôt. Mais il faudrait alors soit augmenter les impôts, soit diminuer les dépenses de l’État, ce qui est également très sensible politiquement.

Décidément, nous retrouvons toujours cette fichue politique. La politique politicienne, l’horrible, l’exécrable popol. Elle est incontournable. Le clientélisme électoral est la cause majeure de l’endettement public.

La croissance de l’État par la croissance de la dette

Les principes de gestion précédents ne sont pas considérés comme applicables à l’État par certains macro-économistes de tendance keynésienne. Selon eux, l’État détermine l’avenir de nos sociétés et pour mettre en œuvre ses vastes projets, doit disposer d’une toute autre liberté de gestion que les entreprises ou les collectivités locales. L’emprunt constitue une modalité de financement qui ne doit pas être limitée.

On comprendra aisément que si le postulat de base est que l’État construit notre devenir historique, il doit disposer des moyens nécessaires pour réaliser cette ambitieuse mission. Mais l’État n’étant pas une pure entité, on laisse ainsi la bride sur le cou à ceux qui sont chargés de le gérer : les politiciens. Et ils dépenseront tout à loisir pour l’intérêt général qu’ils ont eux-mêmes défini.

Ceux qui défendent cette liberté d’endettement de l’État sont également ceux qui pensent que l’interventionnisme public n’est pas encore assez important aujourd’hui, malgré son énorme croissance depuis un siècle. Il faut donc laisser les politiciens politiser en toute liberté en utilisant tout à loisir prélèvements obligatoires et endettement public. Les politiciens sont ainsi libres de pressurer les citoyens du présent et ceux du futur. Mais pour leur bien !

Voir les commentaires (39)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (39)
  • nos dirigeants savent très bien ce qu’il faudrait faire pour enrayer la dette publique ; mais pour ça , il faudrait avoir  » ce qu’il faut là ou il faut « …..et apparemment , nous avons surtout une belle bande d’escouillé la haut …..alors oui , sans aucun doute allons nous gaiement vers le 100% , c’est pas grave , c’est l’état qui paie…..

    • Ils en ont bien, mais sur les pompes… 😉

    • Les dirigeants savent très bien ce qu’il faudrait faire, les études sur le sujet existent et les exemples étrangers ne manquent pas. Malheureusement les rares politiciens qui font preuve de lucidité, de courage et de sens de l’Etat ne sont jamais élus.
      La faute, en dernier ressort revient à l’électeur, pour au moins trois raisons :
      – ignorance crasse des questions économiques (aucune formation sur ce sujet pendant les études),
      – camouflage des vrais chiffres (par exemple pourquoi distingue-t-on charges patronales et charges salariales alors qu’elles servent exactement à la même chose et qu’en définitive c’est le salarié qui les supporte ?),
      – une tradition bien française d’étatisme et de socialisme qui conduit à attendre de l’Etat la solution de tous nos problèmes.

    • D’ailleurs pourquoi aucune formation politique ne fait -elle figurer dans ses objectifs la réduction de la dette ? A la dernière présidentielle je n’ai trouvé qu’une timide velléité chez François Fillon, et tout le monde sait comment il a été sorti, par une manœuvre judiciaro-médiatique que les électeurs ont cautionnée. Si aucun parti politique ne met cette mesure en avant, c’est parce qu’ils savent que les Français n’en veulent pas !
      Quand on creuse un peu on trouve des associations qui mènent ce combat. La plus connue est Contribuables associés, qui regroupe, tenez vous bien 300 000 adhérents, une misère…
      J’acquiesce de plus en plus à la célèbre citation de De Gaulle : les Français sont des veaux …
      De Gaulle qui disait « la politique de la France ne se fait pas à la corbeille » pour marquer qu’un pays endetté n’est pas libre : il est à la merci de ses créanciers.

  • LA distinction depense de fonctionnement et d investissement est un leurre.
    Si je construit un pont, c est de l investissement -> emprunt possible
    Si je l entretien, c est du fonctionnement -> impot
    Autrement dit, j ai interet a construire un pont et a ne faire aucun entretien jusqu a ce qu il s ecroule et a ce moment m endetter a nouveau pour en construire un neuf …

    Un esprit rationnel dirait qu il est plus intelligent de faire de la maintenance plutot que d attendre l effondrement …

    • La véritable solution, pour nos élus, est d’attendre que le pont s’effondre pour pouvoir enfin réduire la circulation automobile…
      Vous avez vu beaucoup de constructions de ponts ces dernières années ? Ici, il n’y a eu que des aménagements créateurs de bouchons autour des ponts existants.

  • Je pense que quasiment tout le monde est d accord pour reduire l endettement (en tout cas ici)
    Par contre les choses se gatent si on demande comment:
    1) augmenter massivement les impots ?
    2) baisser les depenses ?

    Je suppose la aussi que le consensus se fera sur le 2)

    La ou ca devient interessant c est de savoir ou tailler dans les depenses

    Petit ordre d Idee :
    budget Etat =326,8 milliards d’euros
    budget secu = 344,3 milliards d’euros
    Autrement dit on a environ 700 millards de depenses financees par des prelevements obligatoires.
    Il est evident qu on ne reduira pas sensiblement le montant en supprimant le Senat ou l AME (c est au mieux 1 % des depenses -> symbolique)
    Si on veut reelement baisser les depenses, il faut taper sur les postes les plus gros : paiement des pensions de retraite (25 % des depenses, en augmentation constante et rapide), assurance maladie. Un suicide electoral

    • Non , pas moi !
      Tout le monde a des dettes ,estce que les dettes de l’état seraient plus mauvaises que les dettes de la mairie de Paris ou de la region machin ou d’edf etc ?

      • Seulement, si en tant que particulier, vous gériez votre budget comme le font nos supers politiciens depuis 50 ans… Vous seriez en taule pour irresponsabilité (et depuis plus de 40 ans) !

      • Pour les retraites et la sécu, il suffirait de revenir à une logique assurantielle, la puissance publique se contentant d’aider les plus pauvres à payer leurs primes. Ce qui rend la dette admissible, c’est la gestion que fait l’endetté de ces fonds, pas son statut. Et bien gérer, c’est viser un maximum de rentabilité, parce que c’est cette rentabilité qui permettra, ensuite, les dépenses de plaisir (ou électorales…).

        • A mon avis ce qui plombe l’etat est sa fonction publique elephantesque ,combien d’actifs combien d’inactifs donc retraites ou placards dores ?

          • Ce qui plombe les finances, c’est le cautionnement de l’irresponsabilité. L’argent gratuit des autres a vite fait de rendre le gaspillage sans aucun poids sur les consciences.

        • capitalo-fanatique jusqu’au bout des ongles !…et complétement naif sur les dépenses de plaisirs découlant d’une rentabilité maximum ….qui ne peut etre realisée qu’au détriment de d’autre chose !!!

    • Comment ? C’est très simple, au contraire : rationaliser les dépenses pour en faire de véritables investissements, qui coûtent moins cher et produisent de la richesse plutôt que de la popularité auprès des électeurs facilement manipulables.

      • Sans doute, mais l’état en est bien incapable, n’étant capable que de prévarication vu sa taille dinosauresque.
        Seul le privé peut être efficace.

        • Le privé , efficace……pour lui meme sans doute mais au détriment de ses clients , toujours et c’est normal ,loi du marche oblige…mais les prives auquels tu penses , sont des corrupteurs de gvt…..toujours ,tu veux une liste ?

          • Le privé, ce sont des gens qui sont à la fois clients et fournisseurs, et en principe libres en tant que clients de choisir le meilleur fournisseur, et en tant que fournisseur de séduire les clients.

    • «Si on veut réellement baisser les dépenses» ?
      Voir réduire les budgets de l’éducation. L’école est obligatoire jusqu’à 16 ans… donc gratuite. Au delà, prévoir un budget augmenté pour les bourses (octroie assujetti aux ressources des parents) mais rendre payant l’enseignement supérieur (tout en le rendant plus accessible en formation continue)

      • le budget de l education nationale c est 150 milliards.
        Disons que l ecole jusqu a 16 ans gratuite comme vous le proposez c est la moitie du cout -> 75 millards
        C est grosso modo 10 % du budget total.
        Bien mais reste encore 90 %

        PS: j ai pas compte ici les bourses que vous proposez. Et j ai supposé que les parents vont malgre tout payer des etudes payantes a leurs enfants. Si c est pas le cas, on va se retrouver avec des Generations de bac -5 inemployable comme dans le tiers monde

  • par pitié, pensez à nos enfants …

    • Cessez de penser à notre argent, et nous penserons à vos enfants.

    • Ca fait des annees que j’entend ca mais ,ce ne sont pas nos enfants qui paieront ni les suivants ,ce sont les actifs d’aujourd’hui comme cela sera les actifs de demain…ces actifs ne seront pas forcement francais mais allemands chinois etc..en fait , c’est le preteur qui paiera les pots casses et ce n’est que justice.

  • çà s’arrose ! La Pub pour le slip Français que je trouve actuellement en tète de l’article, tombe a point. Plein le C.., Plein les cou…., je Plains la France.

  • Soyons réalistes. La dette publique française est désormais une dette perpétuelle à taux négatifs.

    Comme personne de sensé ne va confier son argent à l’Etat en étant sûr et certain de le perdre, la Banque de France est le seul acheteur en premier ressort de la dette publique, en toute illégalité sous les applaudissements de la BCE. Passons sur le détail. Les SVT dissimulent le tour de passe-passe pour maintenir l’illusion de la légalité, malgré le bruit infernal de la planche à billets en surchauffe.

    L’endettement de l’Etat français procède d’une pure création monétaire, autant le principal que les intérêts (négatifs). En Allemagne, ce n’est pas mieux. Toutefois, l’Allemagne donne le change en réduisant progressivement sa dette. Sage politique. Mais pas la France, qui est au-dessus de ces vulgaires considérations de boutiquier.

    Le tonneau des Danaïdes étatique s’est transformé en trou noir supermassif, aspirant irrémédiablement toute richesse passant à sa portée. La production de richesses nouvelles est complètement annihilée par la création monétaire (2,5% de déficit public pour 1,5% de croissance). Plus aucune chance de s’enrichir en travaillant. Produire à la sueur de son front au service des autres est démodé. On ne peut plus s’enrichir qu’en se couchant mollement sous le robinet à liquidités et, à l’évidence, certains maîtrisent la gestuelle avec une rare élégance.

    Tout ceci va bien se terminer, forcément.

  • Vous oubliez un élément de contexte majeur dans votre article qui n’aborde l’incurie de l’Etat que du seul coté des recettes (donc de l’emprunt) sans fin, c’est celui de l’incurie de l’Etat en matière de dépenses également sans fin puisque la règle d’évaluation et de gestion budgétaire en la matière, c’est celle de « on manque de moyens ». Aucune raison donc que cela s’arrête un jour… sauf crise financière.

  • Hip hip pourrave, on est les champions ♫, on est les champions ♫, on est on est on est les champions♫ de la dette ♪♬♩
    Et les charges futures engagées mais non provisionnées, génial, non ❓
    Dans nombre de cantons suisses, le déficit est interdit, S’il est plus grand que 0.5% du budget et non du PIB, une votation est organisée pour faire un choix entre augmentation d’impôts et coupes dans les charges.

    Au moins dans ces cantons, on ne raconte pas de salades aux électeurs. D’ou la stabilité dans ce pays. Notez que dans les cantons latins, on se la joue à la latine, la barrière de röstis n’est pas qu’un mythe…

  • Les hommes politiques sont des acteurs , a qui les organisations qui les ont sponsorisés pour leurs campagnes demandent des comptes.
    Généralement ceux qui gagnent les élections son ceux dont les promesses sont les plus porteuses de mensonges.; le peuple aime croire.. N’importe quoi mais croire , le peuple est con c’est comme çà, c’est sans doute cette constatation qui a conduit les petits malins a inventer la démocratie.

    La démocratie c’est le moyen de prendre le pouvoir grâce aux cons, c’est clair.. Regardez trump , « what’s the hell? »

    Si le populisme c’est la démagogie , je ne vois aucun homme politique qui ne le soit pas populiste..
    etre politique c’est etre menteur professionnel
    Allez donc vous faire élire avec la vérité un exemple?
    Discours électoral?
    alors voila

    Mes chers cons-patriotes

    « Votre famille n’ayant pas les moyens de vous faire donner une situation par influence ni de vous payer des études prestigieuses
    Vous serez donc pauvres.
    Vos enfants seront pauvres , vous aurez des voitures pourries , des apparts dans la zone, et vous mangerez de la merde .et des vacances au camping derrière la décharge; c’est comme çà et je ne pourrais rien y faire.;c’est dans la nature des choses.

    Si vous votez pour moi vous ne serez pas moins cons, mais vous saurez la vérité.. Je vivrais riche a votre place promis vous pourrez avoir le film de mes turpitudes a la télévision sur toutes les chaînes.

    Ma ligne politique est simple augmenter les impôts! grâce a quoi
    Je pourrais augmenter les avantages de l’administration qui me protège ,et profiter de non nouveau statut pour me taper des starlettes, voyager en jet privé , avoir un coiffeur a 50 00 euros/mois, des chaussettes de cardinal , et une flopée de lécheurs pour faire ma toilette.. Je donnerait des jobs a tous mes enfants , ceux de mes amis , et des promos aux meilleurs fayots!
    Je n’aurais rien a payer et toucherais néanmoins un salaire conséquent! Pendant 5 ans minimum!

    Avouez que si vous étiez a ma place vous feriez pareil..pire?
    Vous seriez capable de mentir pour çà!

    De plus une retraite dorée m’attend après mon mandat , renouvelé ou pas c’est pareil.. Avouez que c’est tentant non?

    Hé bien grâce a vous vous pourrez voir ma vie de rêve, l’assassinat de mes concurrents. l’organisation de la lutte des partis pour des miettes, des scandales bien crapoteux,et l’exécution des mauvais payeurs d’impôts en place de grève , retransmis a la télé.

    Je ne vais pas venir vous dire ici que grâce a l’écologie vous vivrez mieux, au contraire mais vous saurez pourquoi !vous payez pour « sauver a planète » .. Là faut que je vous dise que c’est merveilleux , vous faire croire a l’urgence apocalyptique
    Pour vous pomper le pognon alors que les émissions de la France représentent moins de 1% du total planétaire .; avouez c’est croquignolet non?
    On va décréter que votre voiture est inutilisable ! Vous devrez changer de tas de boue! Vous allez payer bande de cons !
    Manger des merdes bios décrétées 30% plus chères! Vous faire invectiver par les ayatollah verts pour oser utiliser le fric qui vous reste comme vous voulez allons y ! l’avantage des cons c’est qu’ils croient n’importe quoi! Plus c’est gros mieux ça passe, (pas comme Brigitte plus c’est gros plus c’est benala);))..

    Parce que vous avez voté pour moi, ou vous vous étés abstenu de voter pour l’autre qui vous proposait la même chose a quelques détails près

    Mes chers Concitoyens , je compte sur vous pour vivre mon rêve
    A prix cassé, bonne bourre et n’oubliez pas de mettre la mamie paralysée sur la terrasse çà évitera que les moustiques viennent vous pourrir la soirée , puisque elle ne peut pas se gratter, devant chasseur d’appart que vous ne pourrez jamais acheter..Ou koh lanta qui vous fabrique des idoles qui vous ressemblent tellement puis qu’ils passent leur temps a râler et a chialer que la soupe n’est pas assez chaude avec des jeux a la con qui permettent aux gonzesses de montrer leurs cul. »

    Vous voyez la vérité ce n’est pas vendeur, mais çà reste la vérité!
    allez donc vous faire élire avec çà

    • Ouais , c’est dégoûtant de vérité mais la morale est sauve les meilleurs s’en tirent toujours en ecrasant les faibles , rien a redire a cela ,vive le socialisme darwinien .

  • Cet article pose aussi le problème de la démocratie. Cette dernière peut-elle perdurer en l’absence d’une règle constitutionnelle interdisant les déficits?

    • la democratie française est une fumisterie

    • Aux Etats-Unis, les pères fondateurs avaient l’obsession de protéger les citoyens contre les abus de l’Etat fédéral. D’où la fameuse règle qui oblige le gouvernement à faire valider par le Congrès toute augmentation du plafond de la dette (et conduit au shutdown en cas de désaccord du Congrès). Malheureusement cette mesure sage est annihilée par une autre carrément stupide : le Congrès est composé de parlementaires qui n’ont qu’un mandat de deux ans et qui sont constamment en campagne électorale…
      Chez nous on a beaucoup parlé du temps de Sarkozy d’inscrire dans la Constitution la « Règle d’or » (aucun budget en déséquilibre). Plus personne n’en parle pourtant cela me paraissait une mesure élémentaire.
      La règle suisse, rapportée par MichelC me paraît d’un grand bon sens, surtout par son processus de règlement des dépassements : demander son avis au peuple par votation. N’est-ce pas un remarquable exemple de démocratie appliquée ?

  • Si je peux résumer:
    L’état s’endette pour acheter des suffrages qui sont un investissement dans la pérennité du parti au pouvoir.

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don
6
Sauvegarder cet article

C’est un sujet que j’ai déjà traité plusieurs fois et qui remonte à un audit de la dette française demandée en 2005 par Thierry Breton ministre des Finances sous le gouvernement de Jacques Chirac à l’ancien responsable de la BNP Michel Pébereau.

 

La situation en 2005

Le rapport, publié en 2006, indique un endettement de 1200 milliards d'euros mais il ne tient pas compte les dettes dites hors bilan qui incluent les engagements de l’État en ce qui concerne les retraites des fonctionnaires, les déficits des entreprises d’État... Poursuivre la lecture

La situation n’est pas réjouissante : alors que l’État français entend se mêler de tout et régir la vie de ses habitants presque dans ses moindres dimensions, non seulement cette prétention se fait au prix d’un endettement faramineux (choix de société, diront certains) et de déficits permanents, mais cette politique de gribouille se fait sans vision du lendemain, sans réelle perspective, et sans aucune rigueur ni efficacité.

Un constat accablant qui met en jeu tant le présent que notre avenir, qui s’en trouve lourdement hypothéqué.

... Poursuivre la lecture

L’examen du projet de loi du gouvernement sur le pouvoir d’achat, soit un paquet de nouvelles dépenses publiques à 20 milliards d’euros, débute ce lundi 18 juillet à l’Assemblée nationale. D’après les échos des discussions préalables en commission des finances, on devine que les débats seront animés, mais pas vraiment dans le sens d’un retour à une certaine sobriété budgétaire, bien au contraire. À tel point que le gouvernement, qui pourtant s’y connaît en « quoi qu’il en coûte », accuse maintenant les oppositions de vouloir faire « sauter la... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles