Les États-Unis peuvent-ils devenir une dictature ?

Les États-Unis pourraient un jour devenir une dictature ? « Can It Happen Here? Authoritarianism in America » tente d'apporter une réponse à cette question.
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Les États-Unis peuvent-ils devenir une dictature ?

Publié le 2 octobre 2019
- A +

Par le Minarchiste.

L’ouvrage Can It Happen Here? Authoritarianism in America regroupe une collection d’essais de 17 auteurs tentant de déterminer si les États-Unis pourraient un jour devenir un régime autoritaire, voire une dictature. Chaque essai adopte une perspective différente.

Cet ouvrage est bien entendu motivé par l’accession à la présidence de Donald Trump, dont les agissements laissent perplexe et font craindre le pire.

Néanmoins, des dérives autocratiques sont survenues dans le passé aux États-Unis.

Le Alien & Sedition Acts de 1798, la suspension de l’habeas corpus par Lincoln, l’Espionage Act de 1917, l’emprisonnement des Nippo-Américains en 1942, le Subversive Activities Control Act de 1954 durant la guerre du Vietnam, puis les détentions à Guantanamo sous Bush et les abus de la NSA sous Obama.

Trump n’a que faire des normes

Trump a bafoué les normes régissant habituellement les élections américaines.

Il a notamment suggéré d’incarcérer son opposante Hillary Clinton, encouragé la violence envers ses critiques, donné son accord à la torture de prisonniers, suggéré qu’il ne respecterait pas le résultat de l’élection s’il n’était pas élu, prétendu l’existence de millions de votes illégaux contre lui, n’a pas résolu les conflits d’intérêts entre ses entreprises et sa présidence, n’a pas rendu public ses situations fiscales et a attaqué un juge fédéral sur la base de son origine ethnique.

Et cette liste a continué de s’allonger après la publication de ce livre !

Il a renvoyé un procureur général qui refusait de saboter l’enquête le concernant. Il a traité les journalistes « d’ennemis du peuple » et a publiquement endossé la violence envers eux. Trump a également négligé des nominations au sein de nombreuses agences gouvernementales, ce qui a eu pour effet de les paralyser.

L’une des tactiques régulièrement utilisées par les régimes autoritaires est à la disposition de Trump : utiliser les autorités légales, c’est-à-dire les percepteurs d’impôts, les régulateurs d’entreprises et même les procureurs, pour harceler ses opposants tels que des journalistes, syndicats, ONG et politiciens.

D’autres présidents américains ont utilisé ces moyens dans le passé. Il est évident que la présidence américaine a trop de pouvoir discrétionnaire.

Trump peut aussi embaucher des personnes qui lui sont loyales à la tête des différentes agences de l’État, car tout fonctionnaire indépendant sera susceptible de refuser certaines de ses directives qui seraient dans une zone grise ou en contradiction avec l’orientation et la mission primaire de ces agences.

La complexité de la bureaucratie américaine agit en quelque sorte telle une protection contre l’autocratie car il est très difficile de prendre le contrôle de toutes les agences, des États et des municipalité à la fois.

De plus, Trump a besoin de la collaboration des autorités locales (États et municipalités) pour faire appliquer ses directives. Par exemple, certaines villes ont manifesté qu’elles n’allaient pas appliquer ses plans relatifs aux immigrants illégaux.

Historiquement, la méthode la plus efficace pour un dictateur d’obtenir le pouvoir est d’utiliser une foule de supporteurs utilisant la violence pour intimider les opposants (ce fut la méthode d’Hitler et de Mussolini).

Cependant, Trump n’a même pas obtenu la moitié des votes à son élection, son taux d’approbation est très faible et il n’est généralement pas très aimé par la population.

De son coté, Martha Minow rappelle les détentions forcées de 120 000 Sinno-Américains durant la Seconde Guerre mondiale sous la présidence Roosevelt.

Elle souligne que la Cour suprême fédérale n’a jamais renversé sa décision Korematsu v. United States (1944) validant cet ordre, et que par conséquent, la jurisprudence permettrait à un autre président de répéter l’expérience. Donald Trump y a d’ailleurs fait référence lorsqu’il était question de bloquer l’entrée de voyageurs en provenance de pays musulmans.

Le germe autoritaire

Une étude de Karen Stenner et Jonathan Haidt a exploré les données Europulse de 2016 dans trois pays où des partis de droite ont gagné en popularité lors d’élections : le Royaume-Uni (Brexit), la France (Le Pen) et les États-Unis (Trump).

Les auteurs définissent le degré d’autoritarisme d’une personne par ses réponses à certaines questions, comme par exemple au sujet de l’éducation des enfants (obéissance et bonnes manières plutôt que créativité et indépendance).

La mesure ainsi obtenue est davantage corrélée au degré d’intolérance que toutes les autres, telles que le niveau d’éducation, le revenu, le genre et la religiosité.

La personnalité autoritaire est portée à adopter des attitudes et comportements visant à structurer la société de manière à réduire la diversité, encourager la conformité et favoriser l’uniformité (de race, religion, orientation sexuelle, etc).

Les individus les plus autoritaires sont d’ailleurs favorables à la coercition de l’État pour y parvenir.

Les résultats de Stenner et Haidt montrent que le degré d’autoritarisme est la meilleure variable permettant d’expliquer le vote en faveur des partis de droite populistes.

Kaufmaan 2016 démontre que le recours à la peine de mort et au châtiment corporel des auteurs de crimes sexuels est corrélé à la probabilité de voter pour le Brexit.

Il existe donc une part de la population qui éprouve un penchant pour l’autoritarisme et qui attendait l’émergence d’un politicien comme Donald Trump pour s’engager davantage politiquement et exprimer ses vues plus ouvertement.

Puis, il y a les fake news. Les affirmations fausses faites par Donald Trump depuis le début de sa présidence, qu’il s’agisse du lieu de naissance de Barack Obama, du nombre de spectateurs lors de son investiture, des votes illégaux contre lui, de la trajectoire de l’ouragan Dorian, etc.

Utilisés de cette manière, ces faits alternatifs sont une forme de propagande efficace, surtout dans un contexte où les médias sociaux permettent aux fake news d’être consultées plus souvent que les vraies nouvelles par un grand segment de la population.

Les tribunaux

Ils peuvent fournir un rempart contre les visées autocratiques de la Maison Blanche, mais ils ne peuvent pas continuellement remettre en question les décisions prises.

Dans l’exercice de leur fonction, les juges doivent prendre pour acquis que les officiers de l’État agissent de bonne foi et pour le bien public. Il leur faut donc un niveau de preuve élevé avant de pouvoir renverser une loi ou une décision.

Cela autorise les politiciens plus autoritaires à introduire de légers changements législatifs ou règlementaires affaiblissant graduellement la démocratie et les libertés individuelles sans rencontrer l’opposition du système judiciaire.

Dans les causes Shelley, Terry et Brown, les juges ont rendu des jugements qui ont définitivement modifié l’orientation de la Constitution américaine, permettant de renverser un régime raciste.

En ce sens, des juges courageux et indépendants pourraient protéger le pays d’une dérive autocratique.

La peur

Geoff Stone suggère que les Américains, et probablement toutes les nations, ont eu tendance au cours de l’Histoire à sur-réagir aux dangers potentiels les menaçant, que ce soit le communisme, le terrorisme ou l’immigration illégale.

Ces craintes injustifiées fournissent un alibi aux dirigeants politiques voulant en profiter pour augmenter leur pouvoir, surtout lorsqu’ils peuvent invoquer des pouvoirs supérieurs comme la déclaration de guerre, la suspension de l’habeas corpus et la déclaration de l’état d’urgence.

À plusieurs occasions, les politiciens ont menti, exagéré la menace et abusé de leur pouvoir.

Les États-Unis peuvent-ils sombrer dans la dictature ?

Dans l’état actuel de ses institutions, les États-Unis ne pourraient pas sombrer soudainement dans la dictature.

Cependant, des changements graduels pourraient finir par affaiblir ses institutions et centraliser davantage le pouvoir, favorisant un glissement vers l’autoritarisme.

Ce phénomène que l’un des auteurs nomme « incrémentalisme », pourrait s’accélérer en temps de crise économique ou martiale, comme ce fut le cas à de nombreuses reprises dans le passé.

En fait, on pourrait même affirmer que ce glissement est entamé depuis plus d’un siècle…

Tout cela est bien inquiétant dans le contexte mondial où plusieurs pays dérivent vers un autoritarisme accru : Russie, Chine, Inde, Pologne, Turquie, Hongrie, tandis que plusieurs ont vu des partis populistes soit prendre le pouvoir (Royaume-Uni, Brésil) ou du moins ne pas passer loin (France, Pays-Bas, Italie).

Sur le web

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  • Sous un régime démocrate (aka socialo communiste) c’est certain, c’est même leur but.

    Après tout le socialisame ne peut se consevoir que par la force et la contrainte.

    Et si ça ne marche pas au nom du bonheur social, la parade est toute trouvée, on le fera pour sauver la planète.

    • Il est clair que l’on a pas beaucoup de choix. On finira socialistes car les gens vont toujours pleurer vers l’Etat quand les choses vont mal.

      • « car les gens, en France, vont toujours pleurer vers l’Etat… ». A comparer à : « Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays » , discours inaugural de Kennedy

        • Mais pourquoi devrait t’on s’enfermer dans cette dichotomie? Et puis ici il faut bien opérer une distingo entre Etat et pays.

      • Depuis quand nous n’avons pas le choix dans les votes ? De plus, on a un truc qui existe si les candidats ne nous satisfont pas : le vote blanc. Lorsqu’il y aura plus de 50% de votes blancs / abstention, là seulement toutes les manifestations/casses seront éventuellement justifiées… Car si le gouvernement ne change pas les règles à ce moment, cela confirmera (encore plus) qu’il est pourri (quelque soit le bord)…

        • @maniaco
          Bonsoir,
          Les règles du jeu électoral sont déjà truquées. Le vote blanc est assimilé aux votes nuls : aucun ne compte. Même avec 50% de votes blancs, ne seraient pris en compte que les votes exprimés pour les candidats. C’est aussi pour cela que Macron a du mal : il a été élu avec 43% des inscrits dont près d’un sur quatre n’a pas participé à la mascarade.

  • On a oublié l’hygiénisme et le politiquement correct dans cet article.

  • Cet article est pour le moins … surréaliste.

    Drump est désigné comme un danger pour la démocratie, alors que ceux qui s’opposent au vote démocratique qui l’a porté à la présidence sont ses opposants, qui n’ont cessé de vouloir le renverser par la violence ou par des accusations mensongères, dès le début de son mandat.

    On peut en dire autant des opposants au Brexit au RU.

    • 1) L’auteur se drogue?
      2) Arrive d’une autre planète et n’a lu que l’humanité pour se faire une idée?
      3) Vit dans une dimension parallèle?
      Je sais pas, j’hésite…

  • Article totalement caricatural et sans finesse
    trop fort Trump ! car Hillary ou Obama ont toujours lutté contre la torture,
    Plus sérieusement sur l’éducation le choix autorité / independance – créativite est biaisé car il faut des valeurs de fond pour pouvoir ensuite etre indépendant ou créatif sinon c’est la porte ouverte au n’importe quoi
    Et de façon claire l’Education Nationale qui a un arrière fond clairement « socialiste » impose l’obéissance non aux règles d’autrefois mais à ses marottes non de savoir mais de bourrage comportemental (environnement, lutte contre le sexisme, …) et est absolument incapable de laisser un espace de créativité aux enfants, l’enseignant attendant malheureusement trop souvent une recopie servile des poncifs présentés.

    • Les gens de gauche sont inénarrables. Ils reprochent toujours aux autres leurs propres turpitudes. Les régimes dictatoriaux sont tous socialistes!

      • Vous ne reprochez pas tous les problèmes du monde à l’Etat ? Les régimes dictatoriaux se sont souvent parés d’intentions socialistes, puisqu’il faut, au moins au début, le soutien populaire. MAIS, ne vous en déplaise, aucun régime dictatorial n’a mis en oeuvre un vrai régime socialiste :-). Certes, on peut parler de la Yougoslavie de Tito, ou de Cuba, qui ont poussé les choses, mais si vous prenez la théorie socialiste d’un côté et ce qui était fait en pratique, ça ne colle pas du tout; donc ce n’était pas du socialisme.
        Coller un mot sur quelque chose ne suffit pas, faut que les actes suivent.

        • @Luther
          Bonsoir,
          Evidemment, ce n’était pas le « vrai » socialisme/communisme.

          « Certes, on peut parler de la Yougoslavie de Tito, ou de Cuba, » … du Cambodge, de la Birmanie, de la Roumanie de Causescu, de la Pologne derrière le « Rideau de fer », Du Vietnam des Vietcongs, de la Chine de Mao, de l’U.R.S.S, de l’Italie Fasciste, du IIIè Reich, de la R.D.A, de l’Espagne de Franco, du Vénézuela de Chavez et Maduro…

          Le socialisme est fondé sur la « redistribution des richesses » soit déshabiller Paul pour habiller Jacques, et Pierre, et Michel, et André. Pour cela il faut supprimer la propriété privée et de soi. De là, on arrive au but soit le communisme. Pour y arriver et pour mettre en place cette suppression du droit de propriété, il faut restreindre la liberté, et user des forces (physiques avec des forces armées : police et Armée ; phsychiques avec les lois plus nombreuses soumises à amendes et peines de prison ; et pour finir des impôts pléthoriques spoliateurs) pour tenir le Peuple visé. Avant d’arriver au communisme, il faut passer par des régimes dictatoriaux comme ceux cités plus haut, autrement le socialisme ne peut que rester dans sa marre.

          • Non. La lecture un tant soit peu attentive des textes fondateurs du socialisme devrait vous apprendre des choses.
            N’étant pas socialiste, je suis toujours embêté à devoir défendre non pas ce qu’il propose, mais ce qu’il est.

        • Arrêtez, cela c’est l’excuse typique des marxistes, comme quoi ce n’est pas le vrai socialisme. Si monsieur c’est ça le socialisme! C’est réduire le peuple à l’esclavage au service de la nomenklatura. Les Russes ont dévoilé la fortune de Castro, donc tous les régimes socialistes sont les mêmes. Misère pour le peuple, richesse pour les dirigeants.
          Le socialisme est une utopie, il ne peut marcher et c’est pour ça qu’il fournit toujours les mêmes résultats!

          • Si je vous suis (un peu), le libéralisme non plus ne fonctionne pas, parce qu’il est impossible à mettre en oeuvre à cause de ses effets pervers inhérents et aussi à cause de la nature humaine (point toujours « oublié » dans les réflexions libérales, étrangement).

  • non! ils ont meme résisté aux ayatollahs verts..
    les USA ont une vraie democratie!
    nous nous vivons en Allemagne de l’est

  • La dictature est comprise dans le paquet cadeau de la democratie..je trouve quand meme trump moins dictateur que les autres puisqu’il fait ce qu’une partie de l’amerique veut contrairement au precedent qui faisait ce que le parti voulait ,c’est a dire , trois ou quatre americains ,milliardaires , normal, magouilleurs comme il se doit

    • La démocratie et l’État de droit s’équilibrent.
      La démocratie sans l’État de droit, c’est la tyrannie de la « majorité ».
      L’état de droit sans la démocratie, c’est la tyrannie des juges.

  • Très bel article, totalement impartial ou presque… ou en fait, non un monument de Trump bashing, Clinton la mafieuse, aurait pu l’écrire, ou n’importe quel journaliste français qui prend ses infos sur CNN ou auprès d’AOC le clone à Melanchon

    • ou encore de l’AFP, spécialiste dans la désinformation socialiste!

    • @pabizou
      Quel commentaire insignifiant. Si selon vous l’article comporte de fausses informations, à vous de les signaler.

      Le gros problème avec les fans de Trump est que lorsque les faits vont à l’encontre de leurs opinions, ils les qualifient de fake news plutôt que d’accepter la réalité. C’est pathétique.

      • La réalité? Mais où sont les faits dans cet article?
        C’est un catalogue d’opinions et d’affirmations vagues (propos sortis de leur contexte, interprétations d’opinions et j’en passe…)
        Ce ne sont même pas des fake news, dans ‘fake news’ il y a ‘news’…
        Ici, pas de nouvelles, que des opinions orientées…

        • et qualifier le commentaire d’insignifiant, c’est pas très cool… c’est même très gauchiste d’insulter ses contradicteurs…

      • Quelle réalité? Vous n’en savez strictement rien! Vous répétez ce que les media américains, qui comme en France sont tous de gauche, serinent depuis le jour ou Trump a annoncé sa candidature! Dès le lendemain une revue a titré en première page sous un portrait de Trump affublé d’un nez rouge de clown: Un clown se présente à la maison blanche!
        Que connaissez vous de Trump? Il a 73 ans, ce n’est donc pas un perdreau de l’année. Et il est archi connu aux USA, tout le monde connaît ses opinions et son passé, surtout les journalistes.
        Il était démocrate jusqu’à l’élection de Bill Clinton où il a soutenu Joss Perot, un homme d’affaire texan. Ce qui a empêché Georges Bush père de gagner, au profit de Bill Clinton, car il a détourné 10% des voix qui ont manqué au républicain.
        Il n’a jamais été accusé de racisme tant qu’il votait démocrate. Mais du jour au lendemain il est devenu raciste et sexiste!
        Votre naïveté en politique est pathétique! Vous devriez savoir que tous les coups sont permis, et la gauche a érigé la calomnie et le mensonge en arme principale! La spécialité des media est de tronquer les phrases des gens qu’ils veulent détruire afin de détourner leur sens et les faire passer pour des salauds. Ainsi la fameuse phrase sexiste de Trump tronquée était dans son intégralité totalement différente, il disait: tu peux faire ce que tu veux avec une femme ambitieuse, pour l’argent ou le pouvoir elle te laisse l’attraper par le c.. ! C’était une critique des femmes arrivistes et non de la gent féminine!

  • En terme d’indice démocratique (indice de référence), la France se situe derrière les Etats Unis… L’auteur devrait plutôt regarder ce qu’il se passe dans notre pays au lieu d’aller voir chez les voisins…
    D’ailleurs, nous sommes en « démocratie imparfaite » d’après ce référentiel (tout comme les US).
    Au vu des différentes lois et censures qui se produisent en France (par une minorité du peuple en plus), je crains plus que la France deviennent autoritaire que les Etats Unis qui ont pas mal de garde fous dans leur constitution…
    Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Indice_de_d%C3%A9mocratie

  • Avec les démocrates de gauche aucun doute. Il suffit de voir ce qui se passe dans les universités où toute personne non politiquement correct est interdite de parole! On tend vers les URSA.

  • le communisme, le terrorisme ou l’immigration illégale.

    Quand on a faire face en même temps à ces trois fléaux le « Trump bashing » est facile à pratiquer. Mais je rappellen qu’il existe aux USA la « Cour suprême » composée de 5 Juges et dont les jugements sont infaillibles. Jamais ce Pays ne sera socialo-communiste comme la France l’est en ce moment.

    • Il y a 9 juges à la cour suprême dont la nomination doit être approuvée par le sénat…ha non, Trump a changé cela pour pouvoir nommer qui il veut…autre preuve que Trump affaiblit l’État de droit nécessaire au bon fonctionnement d’un système capitaliste.

      • Trump n’a absolument rien change a cela. Les deux juges appointes par Trump ont ete approve par le Senat malgre un cirque mediatique ridicule des Democrates. Aucune des regles n’a change.

        • Non, la règle a effectivement dû être changée pour que les nominations soient acceptées.

          • @Minarchiste
            Bonsoir,
            Qui a changé la règle pour ces nominations ? Si les nominations sont acceptées par le Sénat, comment ont-elles pu être changées sachant qu’il y a aussi un processus particulier ?
            B. Obama a lui aussi nommé des juges à la Cour Suprême de la même manière pendant qu’il était en poste. Je ne vois donc pas pourquoi reprocher à Trump ce qu’a fait avant lui Obama.

          • Vous racontez n’importe quoi. Trump ne peut changer une règle qui est dans la Constitution! Vous feriez mieux de vous appliquer ce que vous reprochez aux autres!

      • @Minarchiste : « ha non, Trump a changé cela pour … »

        Non, je crois qu’il a été le premier à utiliser un changement décidé de l’ère Obama…

        • @amike
          Non. Il est vrai que l’option « nucléaire » existait sous Obama, mais Trump et les sénateurs républicains ont fait changer la règle pour qu’elle s’applique aux juges de la cour suprême, ce que je trouve grave car la cour suprême est le dernier rempart protégeant la population des abus du gouvernement et surtout de l’exécutif.

  • Ah, ah, ah ! Article trés rigolo, on pourrait cocher les cases et rajouter ce qui peut manquer.
    – il a appelé dans un discours public le soutien des russes pour retrouver les mails de Hillary (quel culot !)
    – il a échoué dans toutes ses tentatives pour déclarer une nouvelle guerre (quel incompétence !)
    – il n’a toujours rien compris aux cycles économiques modernes (les républicains subissent les crises que les démocrates ont déclenchés !)

    Les articles libertariens se suivent et se ressemblent… On est passé du passage du Rubicon a carrément le brûlage de bateaux. Le « plus un pas en arrière (sinon …) » de Staline est pour la semaine prochaine ?

  • J’imagine que l’article vise Trump parce que la censure ne l’aurait pas laissé passer s’il avait visé un démocrate ou un gouvernant français…

  • Ce qui est navrant, c’est que Contrepoints relaie de tels messages. Laissons le mensonge, la manipulation, les opprobres et lynchages anti Trump aux médias, tous complices d’un pouvoir socialisant. Ne sont-ils pas assez nombreux ?
    Ce dont je suis sûr par contre, c’est que la France n’est plus démocratique depuis bien longtemps et que l’asservissement prend de l’ampleur chaque jour.

  • A mon humble avis, en termes de préservation de la démocratie aux Etats-Unis, Trump a déjà fait plus, rien qu’en nommant deux juges « originalistes » à la Cour Suprême, que ses prédécesseurs depuis 30 ans.

  • Wahhh !… Ça c’est de l’article orienté, ça c’est du Trump-bashing comme je n’en avais pas lu depuis un moment…
    N’en croyant pas mes yeux, j’ai quand même lu le premier tiers de cette violente charge, ce qui est beaucoup.

    Juste une chose, un FAIT, monsieur le Minarchiste : quand vous écrivez « Cependant, Trump n’a même pas obtenu la moitié des votes à son élection, son taux d’approbation est très faible et il n’est généralement pas très aimé par la population. », permettez-moi de vous rappeler, à toutes fins utiles, que :
    1. le fait que moins de 50% des citoyens américains ont voté pour lui ne compte absolument pas : c’est comme si vous vous plaigniez que les candidats macroniens (ou sarkozystes en 2007, etc.) aux législatives ont raflé une large majorité des sièges à pourvoir alors que le pourcentage de Français ayant voté pour eux est très inférieur à 50%. C’est juste le système électoral qui est ainsi conçu ! Le reste, c’est de la littérature et beaucoup de mauvaise foi.
    2. visitez donc le site rasmussenreport (.com) qui donne, jour par jour, la cote de popularité du président Trump, la comparant avec celle de son prédécesseur au même stade de son mandat : ce site, considéré comme un des plus fiables, place Trump DEVANT Obama, avec un taux d’approbation d’environ 50%.
    Que cela vous plaise ou non, les faits sont là : Trump jouit d’un fort soutien populaire aux USA (et cela, malgré le fort biais anti-Trump de la majorité des médias, c’est dire). On pourrait aussi parler des foules qu’il déplace lors de ses meetings…

    Bref, vous vous êtes complètement décrédibilisé avec cette seule phrase, sans parler du reste.

  • @Jacques B.
    Vous devriez lire au complet!

    La réalité est qu’Hillary Clinton a obtenu davantage de votes que Trump. Il est déplorable que le candidat qui obtient le plus de vote ne soit pas élu.

    Quant à son taux d’approbation, il est le plus faible à ce stade-ci de son mandat qu’Obama, Clinton, les deux Bush et Reagan. Non, il n’a pas le soutien populaire. D’ailleurs, le magazine The Economist présente ces données côte-à-côte dans son exemplaire de la semaine dernière. Ce sont les faits…

    Ce sont les faits.

    • Vous devez savoir qui a mis en place ce système électoral… Par ailleurs, est-ce mieux ici ?

    • Le vote populaire ne vaut rien ici aux USA. L’argument est ridicule car les candidats auraient une toute autre forme de campagne si telles etaient les regles. Le systeme ici est base sur le college electoral et sur base de cela il a gagne sans aucune question alors arretez de vouloir semer le doute, les regles etaient claires des le depart. J’ai l’impression de regarder CNN en lisant votre article a charge.

      • Important de ne pas oublier que les Républicains sont favorisés au Collège Électoral parce que leurs gouverneurs ne cessent de redessiner la carte électorale à leur avantage. Le « gerrymandering » est un véritable fléaut. Alors oui, he réitère que le vote populaire total est plus significatif que le vote du collège électoral qui, en plus, donne plus de poids aux états ruraux.

        • Il y a plein de Republicains qui ont arrete depuis bien longtemps d’aller voter dans des etats comme la Californie et NY parce qu’ils savent que leur vote ne sert absolument a rien dans ces etats. Cela affect significativement le vote populaire. Si le vote populaire etait la regle les gens voteraient differement. C’est bien paratique de vouloir redefinir les regles quand le resultat ne vous convient pas

    • @Minarchiste: « ce sont les faits »
      Il faut comparer ce qui est comparable. Les média empêchent la partie « démocrate » des US d’avoir une évaluation équilibrée. Celui qui soutiendrait Trump même avec une longue cuillère serait immédiatement accusé de racisme, négationnisme, populisme, suprémacisme, etc…

      En ce qui concerne le vote populaire, l’argument est révélateur d’une mauvaise foi :
      1/ Clinton fait +2 millions de plus, certes.
      2/ Mais sans la Californie, Trump à l’inverse gagne le soutien populaire de 2 millions
      3/ Trump, candidat très solitaire au départ, ne pouvait perdre temps et effort dans un état absolument verrouillé par les démocrates. Il a fait l’impasse et a bien fait. Les démocrates par contre ont fait un forcing considérable en jumelant le vote de référendums racoleurs.
      4/ Clinton n’a pas gagné mais perdu des millions de voix par rapport à Obama.

    • Et vous, le Minarchiste, vous devriez éviter de prendre les chiffres qui vous arrangent pour faire votre Trump-bashing.
      On croit rêver quand on lit que « Il est déplorable que le candidat qui obtient le plus de vote ne soit pas élu. » Vision très franco-française de la situation des USA, et très « mauvais perdant ». Le système électoral en vigueur aux USA est le résultat de l’histoire de ce pays, il a été mis en place depuis longtemps sans que PERSONNE le mette en cause, et les Américains n’ont que faire, soyez-en certain, des pleurnicheries des mauvais perdants de votre genre.
      Quand aux sondages présentés par the Economist, lisez donc des gens comme Guy Millère, qui vit aux USA et qui vous expliquera pourquoi Rasmussen est le plus fiable (entre autres, parce qu’il ne se trompe pas à chaque élection ou presque, comme ses concurrents).
      Et les foules considérables qui se déplacent lors de ses meetings ? Franchement…

      J’ai néanmoins fait l’effort de lire le reste de votre prose, qui pourrait à l’extrême limite se comprendre et s’approuver, si vous ne preniez comme contre-exemples les élections de Bolsonaro, de Salvini ou autres.
      Car à la vérité, vous savez fort bien discerner un certain type d’autoritarisme (celui des leaders dits « populistes » autrement dit patriotes/nationalistes), mais également passer sous silence une autre forme d’autoritarisme : celui des régimes dits « progressistes ». Totalitarisme ‘soft’ mais non moins réel, et plus redoutable : mainmise sur les médias (via l’argent, public en France, de personnalités très engagées comme Soros, Bezos ou d’autres aux USA), sur la justice (entrisme des marxo-gauchistes), sur l’enseignement, l’édition, et j’en passe. Ce que l’on qualifie en général de (dictature du) politiquement correct.
      Votre angle d’approche est par ailleurs très réducteur : à vous lire, l’autorité, c’est mal, parce que ça peut facilement déboucher sur l’autoritarisme. Vous préférez sans doute l’anarchie (« créativité et indépendance », dites-vous pudiquement) ? La montée dramatique de l’insécurité dans toutes les contrées dirigées par des « progressistes », les dégâts faits par le slogan « interdit d’interdire », tout cela ne vous émeut pas plus que cela, manifestement.
      Avant que l’on me fasse un procès en antilibéralisme, je précise que je suis de tendance ‘libéralisme classique’ (cf https://www.contrepoints.org/2017/08/19/150897-qu-est-ce-que-le-liberalisme ).
      Cela pour dire que votre billet est un cas d’école de relativisme, et de libéralisme mal compris, pris comme prétexte pour démolir les racines de la société occidentale, notamment son système de valeurs basé sur le judéo-christianisme.
      La vraie liberté s’arrête où commence celle de son prochain ; lucide, elle nécessite donc des règles et une autorité pour pouvoir s’exercer au profit de tous.

    • @Minarchiste
      Bonsoir,
      « La réalité est qu’Hillary Clinton a obtenu davantage de votes que Trump. Il est déplorable que le candidat qui obtient le plus de vote ne soit pas élu. »
      Les U.S.A ne sont pas une démocratie : Ils sont une république. Le système électoral n’est pas celui du candidat avec le plus de voix l’emporte pour que les états les plus petits, moins peuplés, tels que le Maine, le Vermont, ou Rhode Island ou autres, aient aussi leur rôle à jouer d’égale importance face à des états très peuplés comme la Californie, N-Y, ou la Floride.

    • La réalité est qu’il y a 50 états aux USA et que pour équilibrer les Pères fondateurs ont une cette idée géniale de ne pas permettre que les petits soient sous le joug des très peuplés!

  • Les présidents américains ont beaucoup de leviers à actionner lorsqu’ils veulent faire joujou : une guerre en Irak par ci, un Obamacare par là… Trump veut épater la galerie en construisant sa muraille de Chine, en réel et en virtuel.
    Leur problème, à ces grands hommes, est qu’il faut activer beaucoup de leviers pour devenir un autocrate. Seulement, ils ne sont même pas capables de fermer leur braguette tout seul.

  •  » incarcérer la Clinton « …..à la rigueur , je me demande si elle ne le méritai pas un peu….j’ai toujours eu des doutes sur  » la propreté  » de ces mains …

    • Les Clinton… Tout un programme… il faut regarder le nombre de suicides douteux dans le sillage de ces gens…

    • La femme la plus avide et corrompue des USA, en plus totalement incompétente vu son bilan comme secrétaire d’état. Mort de l’ambassadeur en Lybie et communications sur téléphone non crypté que tout service peut écouter!

  • Quel article mal torche. Je vis aux USA depuis 12 ans et comme tout le monde j’avais mes doutes sur le « candidat Trump » durant la campagne de 2016 que toute la presse a essaye de nous presenter comme un dictateur. Apres pres de 3 ans de présidence, en vivant ici et en me posant la question de l’evolution de mes libertés, force est de constater que ca va plutôt bien. L’administration Obama avait montre des signes inquiétants, pas celles ci, au contraire: reductions des contraintes administratives, juges de la cour supreme en faveur a l’application de la Constitution… Plutot bizarre de me sentir plus « libre » dans un pays mené par un dictateur vous ne trouvez pas? Par contre, les hystériques démocrates se bousculent au portillon pour nous annoncer comment ils vont nous taxer et supprimer toute une série de libertés, notamment « pour sauver la planète ».

    • @Cedric V
      Article « mal toche » (sic)? Franchement, ce n’est que le résumé d’un livre que j’ai lu.

      En aucun moment je n’ai mentionné qu’Obama a été mieux que Trump (j’ai d’ailleurs critiqué les abus anti-démocratiques d’Obama dans mes articles antérieurs), ni qu’Hillary Clinton aurait été un meilleur choix (j’aurais probablement voté Trump).

      Cet article est au sujet des dérives de la présidence qui font en sorte d’affaiblir les institutions du pays, et particulièrement la démocratie.

      En ce sens, il ne fait aucun doute que Trump accélère l’érosion de ces institutions, débutée il y plus d’un siècle.

  • Suis je le seul à penser que la perspective d’une guerre civile n’est plus totalement absurde ?

    Même si cette folie s’arrêtait maintenant les dommages dans les relations entre la droite et la gauche aux USA mettraient au moins une décennie à s’en remettre, et ça ne va pas s’arretter, c’est le début d’une campagne électorale d’une incroyable violence.

    S’imaginer que Trump est le problème et qu’une fois empêché, tout rentrera dans l’ordre, c’est au delà de la stupidité, c’est plutôt une forme de suicide.

  • Certains idolâtrent le dogme pendant que d’autres idolâtrent le chef..

  • Mouais, faudrait peut être regarder ce que fait effectivement Trump et non ce qu’il suggère.
    On a les mêmes à la maison, ils suggèrent plein de trucs biens et ne font jamais rien. Trump, c’est le contraire, il suggère des trucs limites mais ne les fait pas non plus.

  • Que j’aimerai que tous nos « démocrates » fassent comme le « dictateur » Trump !
    Par décret présidentiel il a obligé le législateur à abroger 2 Lois, réglements pour toute nouvelle Loi ou nouveau réglement mis en place !
    Quel dictateur !
    Je renvoie l’auteur au commentaire de Cedric V2 oct. 18h29
    Effectivement quel article mal torché !
    Pathétique de mauvaise foi…

  • Les commentaires sont fermés.

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