Les anti-Trump ne sont pas crédibles

TRIBUNE EXTÉRIEURE. Sous-estimer l’habileté politique de Donald Trump est devenu une attitude courante dans les milieux journalistiques et académiques des États-Unis et d’ailleurs.

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Donald Trump by Gage Skidmore(CC BY-SA 2.0)

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Les anti-Trump ne sont pas crédibles

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 22 août 2019
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Par Fabio Rafael Fiallo.

Rien ne me prédestinait à prendre la plume pour railler les anti-trumpistes. N’étant pas citoyen américain ni résidant aux États-Unis, mon intention première fut de rester en marge du tournoi en cours, initié lors de la campagne électorale de 2016, entre l’establishment politique et Donald Trump, sans prendre position. Un peu, si on veut, comme si je regardais un match de base-ball ou de football américain avec intérêt mais sans équipe à soutenir.

Pour tout dire, j’avais au départ un certain préjugé : il allait contre Trump. Son style ne me paraissait pas approprié pour un chef d’État : conflictuel, inélégant et soumis facilement à des dérapages. Qui plus est, les lignes principales de sa politique extérieure me semblaient floues et contradictoires, et je le fis savoir dans un article publié au début de son mandat.

Ma prédisposition du départ a cependant été secouée à maintes reprises par les incohérences proférées par des figures politiques, des analystes et des membres des grandes chaînes d’information contre l’actuel président des États-Unis.

« Le pire président que les États-Unis n’ont jamais eu »

Je me rappelle encore le moment où mon dédain pour les anti-trumpistes commença à prendre forme. Ce fut en février 2018, lisant le résultat d’un sondage mené auprès de soi-disant experts en politique.

Pareille conclusion était de nature à déclencher les alarmes. Comme j’eus l’occasion de demander dans un article publié après le sondage en question : « Qu’avait fait le président Trump de si terrible, de quels échecs politiques était-il responsable, quelle récession économique avait-il provoquée, quelles guerres avait-il menées à la défaite, pour mériter une si déshonorante appellation ? »

Le penchant idéologique des « experts » choisis pour le sondage y était sans doute pour quelque chose dans la sévérité de leur conclusion : 57 % des analystes interrogés déclarèrent se sentir proches du Parti démocrate, alors que 13 % seulement s’inclinaient en faveur des Républicains. Ces préférences avouées ne pouvaient à elles seules expliquer pareille conclusion : des préjugés irrationnels, impropres de la part de politologues, ont dû jouer un rôle non négligeable.

Sous-estimer l’habileté politique de Donald Trump est devenu une attitude courante dans les milieux journalistiques et académiques des États-Unis et d’ailleurs. Tant et si bien que le journaliste du Financial Times Janan Ganesh (qui n’est pas, loin s’en faut, un admirateur de l’actuel président des États-Unis) opta pour critiquer une telle attitude dans un article dont le titre en dévoile clairement la teneur : « L’inattendue efficacité de Donald Trump ».

« Trump à la solde de Poutine »

Bien avant la parution de l’enquête menée par le procureur spécial Robert Mueller – sur une éventuelle collusion entre l’équipe de campagne de Donald Trump et la Russie de Vladimir Poutine –, les anti-trumpistes auraient dû être moins sûrs qu’ils ne l’étaient, ou qu’ils ne prétendaient être, de l’existence de cette collusion. Car bien des mesures adoptées par Donald Trump allaient à l’encontre de la Russie – ce que (comme le signala Ted Galen Carpenter dans un papier publié dans la revue The National Interest) Trump aurait difficilement pu faire si, comme les anti-trumpistes martelaient, Poutine le tenait par la barbichette à cause de la supposée collusion.

Or, malgré la conclusion du rapport Mueller – qui affirma n’avoir pas trouvé de preuves permettant d’établir d’une façon certaine la prétendue complicité –, on trouve encore des élus démocrates (Alan SchiffRaja Krishnamoorthi), ainsi que des journalistes, prêts à continuer à soutenir la thèse d’un arrangement entre la Russie de Poutine et l’équipe de campagne de Donald Trump.

« Trump : l’ami des dictateurs »

L’un des arguments favoris des anti-trumpistes consiste à soutenir que l’actuel président des États-Unis représente une menace pour la démocratie et les valeurs qu’incarne ce pays. Pour preuve, prétendent-ils, la disposition de Trump à « cajoler » les dictateurs de ce monde – notamment Xi Jinping, Vladimir Poutine et, bien sûr, Kim Jong-un.

Un tel réquisitoire passe outre un fait mis en relief, entre autres, par l’analyste politique Marc Thiessen dans le Washington Post, à savoir : dans la pratique, Trump se montre plus hostile envers ces régimes que ne le fit l’ancien président Obama.

Rien d’étonnant, donc, à ce que la dissidence cubaine et les Américains d’origine cubaine, de même que les Vénézuéliens qui subissent la répression chaviste, ne se privent pas de louer la fermeté du président Trump à l’égard des régimes qui sèment la désolation dans leurs pays respectifs.

Qui plus est, les Ouïgours confinés dans des camps de rééducation ont reçu davantage de soutien de la part du président des États-Unis que des autres grandes démocraties, et même que des gouvernements de pays à majorité ou à forte composante musulmane (Turquie, Pakistan, Iran, Égypte et les autres) – comme le souligne, preuves à l’appui, Azeem Ibrahim, directeur au Center for Global Policy, un think-tank basé à Washington.

Cela a mené l’analyste politique Walter Russell Mead à conclure que « même sous la présidence de ‘l’Amérique d’abord’ (consigne électorale de Trump), les valeurs universelles jouent un rôle dans la politique extérieure » des États-Unis.

Entre-temps, David Ignatius, dans les colonnes du Washington Post, exhorte les candidats démocrates à la présidence à durcir le ton vis-à-vis de l’Iran (« au lieu de chercher uniquement à restaurer l’accord nucléaire de 2015 »)mais ceux-ci ne semblent pas prêter attention à ce genre d’invitation.

La comédie des anti-trumpistes dans le domaine économique

La crédibilité des anti-trumpistes en a pris un sacré coup sur le terrain de l’économie. Là, ils ont monté une comédie de pacotille en plusieurs actes.

Acte un. Lors de la campagne électorale de 2016, Larry Summers, l’un des économistes résolument anti-trumpistes, prédit que s’il était élu Donald Trump provoquerait en 18 mois une récession au niveau de l’économie mondiale. Puis, lorsque, une fois élu, Trump fit adopter ses premières mesures de relance de l’offre (diminution des impôts et déréglementation), Nancy Pelosi, figure-clé du Parti démocrate à la chambre des représentants des États-Unis, annonça qu’une telle loi serait « la fin du monde » et amènerait rien de moins que l’« apocalypse ».

Acte deux. Contrairement aux sombres prédictions de Summers et de Pelosi, l’économie américaine se met à croître plus rapidement sous Trump que sur Obama. Entre alors en scène Barack Obama en personne pour affirmer qu’une telle performance est atteinte grâce, non pas aux mesures introduites par Trump, mais aux politiques que lui, Obama, avait instituées.

Là, il y a de quoi rire. Car tout au long de la présidence d’Obama, les Démocrates et les experts de leur bord n’avaient cessé d’affirmer que la croissance molle enregistrée à cette époque était due à une soi-disant défaillance structurelle (difficile ou impossible à surmonter) de l’économie — c’était la fameuse « stagnation séculaire ». Or, quand la croissance s’accélère suite aux politiques de l’offre (baisse d’impôts et dérèglementation) de l’actuel président des États-Unis, portant un coup de grâce à la théorie de la stagnation séculaire, les anti-trumpistes, menés par Barack Obama en personne, se refusent à y voir l’efficacité des mesures introduites par Trump.

Acte trois. L’économie continue à faire montre d’une santé insolente. Le chômage se trouve au niveau le plus bas en 50 ans. Les anti-trumpistes y reconnaissent-ils enfin le résultat positif des politiques de l’actuel président des États-Unis ? Que dalle. Ils s’insurgent alors contre les effets à leur avis pernicieux de ces politiques sur les inégalités sociales.

Pour les anti-trumpistes, peu importe si, comme l’ont fait remarquer aussi bien le Wall Street Journal que The Economist, les conditions de vie s’améliorent pour les couches à bas revenus aux États-Unis. Peu importe si les salaires augmentent au rythme le plus élevé depuis 2009. Peu importe également si ces hausses des revenus sont supérieures aux attentes et ont encore été revues à la hausse. Peu importe, enfin, si le chômage chez les Afro-américains et les hispaniques se situe à des niveaux historiquement bas. Rien de cela ne compte pour les anti-trumpistes.

Qu’on se le dise : à cette reprise économique viendra tôt ou tard succéder, comme à l’accoutumée, un ralentissement de l’économie mondiale. Déjà la Chine et l’Allemagne commencent à donner des signes dans ce sens. Il n’empêche que, pour le moment, des institutions indépendantes chargées de présenter des prévisions économiques (le Conference Board des États-Unis ainsi que le Fonds monétaire international) ne prévoient pas une récession économique dans les mois à venir. Il n’empêche, aussi, que l’équipe de Trump s’attèle déjà à parer à cette éventualité.

Quoi qu’il en soit, pour les démocrates, la récession devient une bouée de sauvetage qu’ils rêvent de voir arriver avant les élections présidentielles de novembre 2020.

Pour se rendre crédibles, les anti-trumpistes ont du pain sur la planche. Entretemps, leurs incohérences sont une mine d’or pour ceux qui, comme l’auteur de cette tribune, sont à l’affût de sujets d’actualité sur lesquels se pencher, écrire – et railler.

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  • Trump sera réélu point

  • Si seulement il pouvait se présenter en France!

  • Comme salvini, Trump est un très bon gesticulateur. Dans les faits, rien de bien neuf et de concret dans la politique des us.

  • « Or, quand la croissance s’accélère suite aux politiques de l’offre (baisse d’impôts et dérèglementation) de l’actuel président des États-Unis ».

    Sauf que comme d’habitude, ça se fait via la planche à billet dans un pays déjà surendetté, et pas sur des hausses de productivité. Il y aura donc le retour de bâton.

  • Pourtant les Anti-Trump s’appliquent. Lors du « Dernier » SoirTrois, au moment ou on apprenait une fusillade quelque part aux USA, La journaleuse à annoncé l’info dans une phrase en mêlant le mot Racisme, celui de Trump, etc. sans aucun rapport avec les faits dont on ne savait encore pratiquement rien. Vomir sa bile a tous propos ne fait pas encore la réalité. Sauvons les médias numériques libres tant qu’il est encore temps.

  • Article à côté de la plaque…

    Le problème n’est pas de « sous estimer (ou d’admirer) l’habilité politique de Trump ». Elle est réelle, et démontrée.

    Le problème est que ce type est un abruti, relevant des « réflexes » du XIXème siècle, qui est dangereux pour les USA, pour ses alliés, et pour la planète.

    Le fait que son opposition (démocrates plus ou moins marxistes) soit au même niveau lamentable que lui ne change rien au problème.

    • Le problème est qui ce soucie de l’opinion de Pierre Henri ?

    • Derrière les prétendus réflexes destinés à flatter un certain électorat, il y a autre chose. En revanche, on peut s’interroger, par exemple, sur le réflexe taxateur de Macron et consorts envers les GAFA…

    • Hé Pierrot t’oublie son climatocepticisme

    • Si seuls les abrutis sont capables d’un tel bilan, vivement que nous puissions nous aussi élire des abrutis dans nos pays.

      Trump est effectivement un danger, mais seulement parce que les socialistes et progressistes de tous genres sont prêts à mettre le monde à feu et à sang pour détruire tous ceux qui s’opposent à eux.

    • « ce type est un abruti ».
      Etayez svp

      Après, qu’il soit une brute, et une brute nationaliste, qui refuse les règles du jeu érigées depuis 45, je peux le concevoir. Je suis toujours stupéfié que les européens tous confondus aient choisi d’ignorer les avertissements sur le financement de l’OTAN du candidat Trump, la seule chose qui nous concernait directement. Que d’articles et de reportages a charge, que d’accusations et de procès d’intention sur des sujets qui ne nous concernent guère, alors que la mère de toutes considérations auraient du être notre sécurité et les changements a venir.
      Le clash est encore a venir, d’ailleurs. L’argument moral tient. Il est sur de gagner. Et si il y a une chose, fondamentale, qui différencie Trump de tous ses prédécesseurs: il fait exactement ce qu’il dit.

      Trump est détesté en Europe car il nous met face a notre hypocrisie.
      Nous faisons sans cesse la leçon aux américains, sur le sociétal, sur les armes, sur leur culture, et dépensons des Ms (sans trop compter dans le cas Francais) sur des lubies néfastes), construisons des sociétés ou les valeurs universelles justement sont en regression constante mais qui font l’objet de beaux discours de la part de bureaucrates bien gominés, et ou la notion de retours sur investissements ou value for money sont des concepts étrangers.
      Tout cela sous la couverture de l’OTAN, financée par le contribuable américain.
      Alors si ce type est un abruti, alors nous sommes tous des ados gâtés pourris bien mal préparés a la vie sans les américains, surtout face a un Poutine affamé.

    • Votre commentaire débile démontre que le crétin c’est vous! Qu’avez vous fait dans votre vie pour critiquer un mec qui est devenu milliardaire, a réussi à battre la favorite des élections soutenue par l’establishment et les media. Et dont vous ne connaissez absolument rien. Contrairement à l’intellectuel Obama, qui se conduit en intello, Trump est réaliste et affronte les problèmes au lieu de les esquiver comme son prédécesseur!

      • @Virgile
        Bonsoir,
         » à battre la favorite des élections soutenue par l’establishment et les media »
        La favorite, son clan/parti, ses soutiens, se demandent encore comment et pourquoi elle n’a pas été élue.
        Je crois que c’est Cenk Uygur de « The Young Turks » au soir de l’élection de Trump qui a dit : « L’Amérique pleure ce soir ! »

    • Trump est un abruti comme 99% des américains, certes mais on parle dans cet article à la mauvaise foi de ses adversaires qui semblent très embêtés car ses réussites sur le plan économique sont indéniables. Macron est un nain à côté et il n’est pas considéré comme un abruti ! pourtant . . . .

      • « Trump est un abruti comme 99% des américains, »
        c’est quand la derniere fois que vous étés allés aux usa?

      • 99% des américains sont des abrutis, sans doute. Mais 99.7% des habitants des autres pays du monde le sont aussi. Ou pas. Dire ça démontre seulement que le curseur est placé à un niveau irréaliste.

  • « Cela a mené l’analyste politique Walter Russell Mead à conclure que « même sous la présidence de ‘l’Amérique d’abord’ (consigne électorale de Trump), les valeurs universelles jouent un rôle dans la politique extérieure » des États-Unis. »

    Erreur : Son slogan officiel était « Make America Great Again », qui n’est pas une consigne aussi isolationniste que « America First », au contraire. D’où ses interventions étrangères que certains qualifieront d’excessives et d’autres d’insuffisantes (!)
    En fait, il s’agit d’une tentative de dénigrement comme l’accusation de protectionnisme, tentative que Trump a soit retournée, soit utilisée opportunément quand il a utilisé cette expression connue et symbolique.

  • Article indigne d’un site libéral (au sens français du terme.)
    L’auteur commence cet article de propagande en nous ressortant le couplet larmoyant : « J’aimais pas Trump parce qu’il est vulgaire snif snif ! Son style est trop inélégant snif snif ! »
    Les libéraux/libertariens digne de ce nom ne se sont jamais focalisés sur le fait que Trump est vulgaire, tel que je l’expliquais dans un ancien message : « reprocher à Trump d’être franc (quitte à être vulgaire), et de ne pas être un politicien professionnel, c’est le meilleur moyen de me le rendre sympathique. »
    Bref, les libertariens s’en foutent du style vulgaire de Trump, ce qu’ils reprochent à Trump À TOUJOURS ÉTÉ EXTRÊMEMENT CONCRET, à savoir : son indifférence, similaire à celle d’Obama, face à l’augmentation de la dette publique ( source : https://www.contrepoints.org/2018/12/11/332214-dette-us-trump-sen-fiche-il-ne-sera-plus-la ), ainsi que son protectionnisme (guerres commerciales) qui provoque des dégâts économiques (comme la chute du pouvoir d’achat des consommateurs américains) auxquels Trump tente de remédier par du clientélisme électoral (Trump pille l’argent des contribuables US afin de filer des subventions aux américains suceptibles de le réélire, notamment les agriculteurs).

    Certes, les baisses d’impôts et les dérèglementations effectuées par Trump au début de son mandat ont engendré d’ indéniables retombées positives (l’auteur de l’article à donc raison de critiquer les anti-Trump qui refusent hystériquement d’admettre cette vérité) cependant ces retombées positives sont en danger à cause des deux choses évoquées plus haut : indifférence face à la dette publique + protectionnisme (guerres commerciales. )

    Les libéraux/libertariens digne de ce nom reprochent également à Trump : sa volonté démagogique, similaire à celle du président Duterte (dictateur des philippines) de condamner à mort les dealers alors que de plus en plus d’états américains (colorado, californie, oregon, nevada, etc….) légalisent le cannabis ; son hystérie démagogique accussant les joueurs de la NFL s’agenouillant durant l’hyme nationale d’être des « fils de pu** » qui détestent l’Amérique alors que la plupart protestaient en priorité contre les bavures policières ; ses promesses nationalistes intenables ( « I will have Mexico pay for that wall » + « arrêt total et complet de l’entrée des musulmans aux Etats-Unis » ) ; ses restrictions du droit au port d’armes totalement contraires à ses belles promesses pro-Second Amendment durant la campagne présidentielle de 2016 ( en Mars 2019 l’administration Trump a banni les « bump stocks », en outre Trump est célèbre pour avoir déclaré « prenons les armes d’abord et ensuite suivons la procédure imposée par la justice » quelques instants après que son propre vice-président ait expliqué que suivre en premier la procédure « permettait de ne bafouer les droits de personne. »)

    Concernant la politique étrangère, l’auteur de l’article à raison de critiquer les Démocrates et les médias qui continuent à soutenir la thèse d’un arrangement entre la Russie et l’équipe de campagne de Donald Trump. D’autre part, même si les éloges de Trump adressés au dictateur sanginaire nord-coréen sont clairement excessifs, Trump a raison de préférer la diplomatie plutôt que la guerre avec la Corée du Nord.

    EN REVANCHE, l’auteur de l’article à tort de passer sous silence la complicité de Trump avec les dirigeants saoudiens dans le génocide au Yémen. En outre, contrairement à l’auteur de l’article, les libéraux/libertariens digne de ce nom savent que la meilleure façon pour les USA de mettre en difficulté le pouvoir iranien ou cubain ou vénézuelien ou nord-coréen c’est d’agir en faveur de la liberté : il faut absoluemment éviter d’instaurer ou de prolonger des sanctions liberticides car celles-ci renforcent la crédibilité des tyrans (iraniens ou cubains ou autre…) lorsqu’ils manipulent leur peuple en lui faisant croire que les USA sont responsables de tous les problèmes du monde.

    En conclusion : l’auteur de l’article n’a pas compris qu’être libéral/libertarien consiste à faire preuve de méfiance à l’égard des hommes au pouvoir et non pas à leur lécher les bottes. Les libertariens préfèrent s’arracher un œil plutôt qu’être des lèche-bottes d’Obama et des Démocrates, et les libertariens préfèrent s’arracher l’autre œil plutôt qu’être des lèche-bottes de Trump et des Républicains. L’auteur a le mérite d’être favorable au libéralisme économique (baisses d’impôts, dérèglementations) cependant en politique étrangère il est – malgré certaines apparences – un interventionniste (le genre de mecs qui en 2003 étaient favorables à l’invasion de l’Irak) et par conséquent il ferait mieux d’aller déverser sa propagande interventionniste sur un site comme Dreuz.info

    • Trump force-t-il quelqu’un à acheter la dette publique des USA, ou bien ces acheteurs viennent-ils de leur propre chef, comme depuis des décennies, prendre les bons du Trésor US ?
      Quant à cet article, je n’y vois pas de propagande mais l’explicitation d’une position que le lecteur est libre de suivre ou de critiquer.

    • @commando
      Bonjour,
       » son hystérie démagogique accussant les joueurs de la NFL s’agenouillant durant l’hyme nationale d’être des « fils de pu** » qui détestent l’Amérique alors que la plupart protestaient en priorité contre les bavures policières ; »
      Si vous pensez à des joueurs dont le plus « emblématique » est Colin Kaepernick, les mots que vous rapportez sont ceux prononcés avant que Trump ne soit élu président.
      Kaepernick et consort ont vite débordé de la protestation des violences policières, pour clamer que l’hymne et le drapeau étaient des symboles d’oppression. Depuis quelques temps déjà, piétiner et brûler le drapeau américain en public était une mode.
      Megan Rapinoe en a rajouté une couche lors de la Coupe du monde féminine, en piétinant le drapeau. en taxant Trump de sexiste et en sortant tout le laîus victimaire des féministes LGBTetc… victimes de l’oppression des mâles blancs.
      Colin Kaepernick a été pro pendant à peine 5 saisons de 2011 à 2016. Il a saboté tout seul comme un grand sa carrière. Il a même été pleurniché qu’aucune équipe de la NFL ne l’embauche ensuite. Il a eu des prix pour son courage, mais aucune équipe ne le veut dans son effectif ; les amateurs de foot américain ne veulent pas le voir sur un terrain.
      Je pense que Megan Rapinoe va payer cher ses paroles et ses actes anti-américains.
      Les américains sont chauvins, patriotes, nationalistes, mais ils ont l’amour de leur hymne, de leur drapeau et de leur pays avec les bons et les mauvais côtés. Là, j’ai l’image d’Angela Merkel qui ôte des mains d’un des ses collaborateurs le drapeau national qu’il brandit… puis son geste de la tête : « Non mais ! ! qu’est-ce que tu fais là !? »

      J’avoue que sur les armes, Trump a dévissé avec les « Redflag laws ». Ces lois ont l’air d’être dans des cartons depuis quelques temps. C’est un peu comme quand il a accusé les jeux vidéo d’engendrer la violence, ça sentait le réchauffé.

      • @STF : Comme vous le savez sans doute déjà, par le terme « Snowflakes » on désigne généralement les gens de gauche socialistes et régressistes (les SJWs) qui sont trop capricieux, qui s’offusquent pour un rien, qui sont excessivement politiquement correct. Cependant il existe également le terme moins connu « Right-Wing Snowflakes. » Ce terme désigne les gens de droite qui s’offusquent pour un rien. ( Contrepoints.org a déjà expliqué en détail ce phénomène, entre autres dans un article intitulé « La droite aussi a sa version du politiquement correct. » )
        L’épisode « Trump VS joueurs de la NFL » est emblématique du problème posé par les « Right-Wing Snowflakes. » Le sportif Colin Kaepernick n’aurait jamais été aussi célèbre si les « Right-Wing Snowflakes » comme Trump ou la présentatrice Tomi Lahren n’étaient pas tombé dans le piège de suréagir à ses protestations (lesquelles, je vous l’accorde volontiers, perdent en légitimité dès lors qu’elles vont au-delà d’une simple critique des violences policières.) D’autre part, sur le sujet plus global de la liberté d’expression beaucoup de « Right-Wing Snowflakes » font la même erreur que les gauchistes en n’insistant pas assez sur l’importance du respect de la propriété privée et en se laissant souvent aller à souhaiter explicitement ou implicitement que l’État censure leurs opposants.

        • @commando
          Bonsoir,
          Je ne suis pas sûr que Colin Kaepernick soit assez intelligent pour « tendre un piège », bien que Quarterback. Vu ses stats il avait peut-être besoin d’un peu de couverture médiatique. Je l’ai regardé dans deux matchs et ils ne m’ont pas marqué, alors qu’il jouait chez les 49ers (ce n’est pas n’importe quelle franchise)
          Avant que les choses ne s’enveniment, quelques autres joueurs et lui ne se levaient pas du banc pendant l’hymne national. La NFL ne force pas les joueurs à se lever pendant l’hymne. Par contre le QB des 49ers pour avoir un impact a posé un genou au sol. Ensuite, il a expliqué que le drapeau, l’hymne, c’était de l’oppression. Son geste et son explication ne sont pas passés. Quelques temps avant, il y avait eu d’autres joueurs qui levaient les mains en l’air pour dire « J’ai les mains en l’air ! ne me flinguez pas ! » (en substance), mais je ne me souviens pas qu’ils l’aient fait pendant l’hymne, ni qu’ils aient « craché » sur le drapeau. Kaepernick a la liberté d’expression, et l’attention des médias en tant que sportif professionnel du sport numéro 1 chez l’Oncle Sam. Il n’avait qu’à tenir une conférence de presse, y dérouler son plaidoyer, les journalistes l’auraient couverte. Il aurait même pu fonder une association et y verser le million de dollars qu’il a versé à des fonds.
          Personnellement, je ne suis pas américain et je n’y suis allé qu’une seule fois moins d’une quinzaine de jours. Par contre j’aime le sport, et le Foot américain est le second que je préfère le plus avec le foot. J’ai pratiqué les deux. Par contre, je n’aime pas quand les joueurs dépassent leurs rôles de joueurs professionnels pendant qu’ils « bossent ». Depuis 1982, l’équipe de France de foot me fait rêver, bondir, éclater de joie, me fait râler quand elle prend un but qui l’empêche d’aller aux States, ou quand championne en titre, finit lamentablement avant-dernière. Mais là où elle m’a le plus fait rager et qu’elle m’a déçu c’est quand elle s’est mise en grève, et que derrière elle a été pitoyable dans le jeu. Vice-championne du Monde et elle ne sort même pas des poules. Bien que championne actuelle, je n’ai pas encore digéré cet épisode.
          Pour le Foot U.S, le Superbowl c’est un titre mondial : la franchise qui remporte le match est championne du monde. Ca fait rire parce que c’est entre eux, mais les joueurs NFL jouent dans cet esprit. Ils ne portent pas de maillot national, la maillot c’est celui d’une ville, d’une franchise, d’une histoire, et des fans qui viennent voir un match de Football. Et comme disait mon coach canadien, le football n’est pas un sport de balle, c’est un sport de contact, voire de combat. Les fans ne viennent pas voir des pleurnicheuses. Je vois mal les combattants UFC dans les cages poser un genou à terre pendant l’hymne national, qu’il soit américain ou pas d’ailleurs.
          Des snowflakes, des soyboys, il y en a partout. Des grandes gueules aussi, et comme disait un des Gardes de mon équipe : « Viens sur le terrain ! ». Pour l’avoir entendu et prononcé quelques fois à mon tour : « Joue d’abord ! tu parleras après ! »

          • @STF : Ce qui importe en premier, ce n’est pas de savoir si Colin Kaepernick est un sportif exceptionnel ou banal ou médiocre, ou s’il est ou non un hypocrite, ou s’il est ou non assoiffé de célébrité, mais de savoir si ce qu’il dit est vrai ou faux.

            Quand Colin Kaepernick, refusant de rester indifférent, se met à dénoncer l’acquittement de policiers auteurs de bavures en disant : « Il y a des corps gisant dans la rue, et des meurtriers qui ne subissent aucune conséquence, même pas une suspension de salaire. » = Ce que dit Kaepernick est vrai.

            Quand Colin Kaepernick estime, au sujet de Fidel Castro, que la dictature Castriste est moins focalisée sur l’emprisonnement des gens que le sont les USA, et que Kaepernick relativise de ce fait l’ampleur et la brutalité des prisons cubaines, et que Kaepernick défend le socialisme en jugant que les écoles cubaines sont ultra performantes et en croyant au mythe de la santé « gratuite » = Ce que dit Kaepernick est faux. (Si Castro et Che Guevera et tous les autres Castristes n’avaient pas détruits l’économie de Cuba – qui était autrefois l’île la plus riche des Caraïbes – les Cubains d’aujourd’hui bénéficieraient d’une meilleure éducation et de meilleurs soins, et Cuba serait peut être aujourd’hui encore plus prospère que les îles Caïmans. )

            Bref, parfois Kaepernick dit des choses pertinentes, parfois il dit des grosses conneries. Si on choisit de le critiquer plutôt que de l’ignorer, alors dans ce cas, d’une part il faut préciser qu’on respecte sa liberté d’expression (précision oubliée par de nombreux « Right-Wing Snowflakes »), d’autre part au lieu d’avoir pour stratégie de trouver toutes sortes d’excuses pour tenter d’invalider ce qu’il dit de vrai (stratégie adoptée par de nombreux « Right-Wing Snowflakes ») il est préférable de se contenter de critiquer ce qu’il dit de FAUX.

          • « je n’aime pas quand les joueurs dépassent leurs rôles de joueurs professionnels pendant qu’ils « bossent ». »


            @STF : Vous avez raison dans le sens où il est regrettable que des sports suceptibles d’être un refuge face aux tensions du monde politique, et suceptibles de rassembler des gens très différents, finissent par devenir hyperpolitisés et par diviser les gens encore plus qu’ils le sont déjà. Cependant à la question « À qui la faute ? » la réponse n’est pas aussi simple qu’on pourrait le croire.

            • @commando
              Bonsoir,
              Ce qu’a fait Kapernick c’est cracher sur les américains qui aiment le sport, leur franchise, leur drapreau et leur pays, qui paient leur tickets et qui avaient d’autres espoirs en lui qu’un « rebelle ». Il n’a fait que remettre le couvert du racisme des blancs, avec un petit fond de K.K.K, de ségrégation, et d’esclavage, pans de l’Histoire que les américains instruits (colorés ou non) connaissent, et dont ils aimeraient pouvoir tourner le chapitre sans le mettre aux oubliettes. Mais non. Kaepernick et d’autres depuis, remettent ces vieux démons sur le tapis. C’est pareil en France d’ailleurs. Tout comme d’autres, il a l’indignation à géométrie variable. Il lui fallait faire le buzz… c’est toujours dans l’air du temps. En protestant en dehors du terrain, il ne l’aurait pas eu, pas comme de la même manière.
              Ses propos il a le droit de les faire. Un terrain de football n’est pas le bon endroit pour le faire ; s’agenouiller lors de l’hymne non ; « cracher » sur le drapeau non plus. J’ai vu des vidéos de vétérans noirs, plus ou moins vieux, devenir agressifs quand ils voyaient qu’un drapeau U.S était en flammes.
              Le drapeau, la pays, donnent à Kaepernick le droit de jouer professionellement au sport numéro 1 des US.A. Le pays lui donne aussi le droit de dire des grosses conneries (Cuba) et de donner son avis, de défendre ses opinions. S’il les avait donnés de manière moins « provoquantes » il aurait eu moins de portée, moins de crédit pour son « combat ».

    • L’auteur avoue (a sa surprise) juste bien s’amuser avec les anti Trump primaires. Un chat intelligent qui s’amuse de petites souris bien connes, mais pas un seul instant dupe du dog Trump. C’est une tribune libre. Si je peux être d’accord sur une partie de votre commentaire, ou du moins, apprécier le contrepoint, je ne pense pas que l’auteur mérite d’être court martialed au nom du libertarianism le plus pur. De fait, Trump n’est pas libertarian, bien sur que non. L’alternative est tellement repoussante que nous aurions tendance a l’oublier? Vous avez sans doute raison. Mais honnêtement, si venir sur CP était juste une église ou tout le monde pense pareil…

  • Du coup, si la croissance et la bonne santé de l’économie américaine est due aux réformes de Barack Obama, est-ce qu’on peut dire que les « inégalités » qu’elle a provoquée sont elles aussi du à ces fameuses réformes ? Apparemment non bien évidemment ^^

  • La mauvause foi ds anti-trulpiste poyrrait faire pebser à celle des opposants au Brexit qui prédisaientles pures calamités en Grande-Bretagne dès le lendemain du référendum

  • La vraie question est qui gouverne au States et parfois ailleurs bien sûr…le président…je n’en crois rien…Trump est un showman télévisuel point …Rien de plus…Quand on lui murmure qu’il fait fausse route il rétropédale…Il peut bien twitter ce qu’il veut….Au dessus l’on veille….Mais qui..???

    • @sigmund
      Bonsoir,
      « Quand on lui murmure qu’il fait fausse route il rétropédale »
      Pourquoi ne rétropédalerait-il pas s’il fait effectivement fausse route ? Devrait-il garder le cap, même quand des milliers de personnes sont dans la rue tous les samedis pendant des mois, malgré le froid, la pluie, les blessures, les arrestations, montrant clairement que quelqu’un quelque part fait fausse route ?

      Aux States, comme chez nous, celui qui gouverne c’est le Peuple avec le principe « Le gouvernement du Peuple, par le Peuple et pour le Peuple. » Le principe est tout aussi galvaudé que chez nous mais pas autant. Le Congrès Américain est le « principal » pouvoir. Le président U.S ne peut rien faire en profondeur sans l’accord du Congrès. Même si certains m’horripilent, je dois admettre que les membres du Congrès U.S sont moins des guignols que les nôtres.

    • @sigmund: Que Trump subisse des influences plus ou moins fortes, certes. Mais qu’il soit arrivé par « qui, ceux du dessus, veillent », c’est du complotisme.

      Trump ou Clinton, ce n’est pas du tout pareil, et ce pour une grande partie de la population.
      Et ce n’est pas parce quelques happy few sont suffisamment aisés pour être indifférents à celui qui occupe la WH, qu’ils peuvent intervenir au-delà de leurs fantasmes.

  • Vous avez raison, les arguments des anti-Trump ne sont pas crédibles et sont de mauvaise foi mais comme il est difficile de de l’exprimer sans se faire traiter de tous les noms d’oiseaux possibles!

  • Les commentaires sont fermés.

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