Électricité : l’incompréhensible déni de réalité

Les énergies renouvelables ne parviendront jamais à remplacer les énergies pilotables. Faut-il attendre un blackout pour s’en rendre compte ?

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Eoliennes By: Jerome Bon - CC BY 2.0

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Électricité : l’incompréhensible déni de réalité

Publié le 5 juin 2019
- A +

Par Michel Negynas.

Contre l’avis de la Cour des comptes, des Académies des Sciences et des Technologies, des sociétés savantes de Physique et de Chimie, de la Fédération des ingénieurs et scientifiques de France (un million d’inscrits), des Commissions d’experts comme la Commission Percebois et  Grandil, malgré la faillite patente de l’Energiewende allemande, malgré la fronde contre la taxation de l’énergie, nos gouvernements persistent et signent : on remplacera des centrales nucléaires et à charbon, pilotables à la demande, par des éoliennes et des panneaux solaires produisant de manière aléatoire.

Les éoliennes et les panneaux solaires (les ENR) sont un surinvestissement qui ne sert à rien puisqu’il faut de toute façon d’autres centrales, pilotables à la demande, pour assurer l’alimentation du réseau les nuits d’hiver sans vent, c’est-à-dire au maximum des besoins. Cette situation n’est pas rare. Nous la connaissons presque chaque hiver, parfois pendant plusieurs jours, et sur toute l’Europe. Le stockage ne sera jamais une solution. Ce n’est même pas une question d’innovation technologique, c’est une question d’ordre de grandeur de l’énergie à fournir : à titre d’exemple, nos stations hydrauliques en totalité ne représentent que quelques heures de stockage de consommation à la pointe.

Pourquoi cette persistance dans l’erreur ?

Sur le plan environnemental, ces énergies, intermittentes et aléatoires, sont contre-productives :

 Pas de réduction de CO2 en France où l’électricité est déjà dé-carbonée. Au contraire, à terme, bien plus de recours à des centrales au gaz, seules capables de compenser les fluctuations à très court terme de l’éolien et du solaire. Cette particularité minimise même fortement les gains en émission pour un réseau alimenté en énergie fossile, par suite du très mauvais rendement de centrales contraintes à des marches chaotiques, loin de leur optimum.  

 Utilisation inutile de millions de tonnes de silicium, béton, acier, cuivre, terres rares, et surtout résines impossibles à recycler.

 Danger pour les animaux volants, nuisance pour les riverains.

 Dégradation des paysages à grande échelle.

Sur le plan financier, pour que ce soit rentable, il faudrait que le coût complet de ces ENR (investissement plus exploitation) et les surcoûts associés (lignes électriques supplémentaires, équipements de stabilité du réseau) soit inférieur au coût marginal des centrales classiques (coût du KWh supplémentaire produit par rapport à une situation sans ENR) puisqu’elles sont un surinvestissement non indispensable. De plus, l’obligation pour le réseau d’acheter tout KWh produit par les ENR même s’il n’en n’a pas besoin diminue la production des autres centrales, donc augmente fatalement leurs coûts, et obère leur rentabilité.

Les subventions aux ENR étant généreuses, tous les producteurs abandonnent les programmes de centrales classiques pour profiter de cette manne. Si on continue comme cela, on n’aura plus d’ENR (une éolienne dure 20 ans, et personne ne veut les remettre à niveau en fin de vie, voir l’Allemagne) et on n’aura plus non plus de centrales classiques. Alors que le régulateur du réseau électrique européen (ENTSOE) tire déjà la sonnette d’alarme sur un risque de manque de capacités, tous les États européens annoncent qu’ils vont arrêter des centrales classiques… cherchez l’erreur.

L’électricité, une future denrée rare ?

La France faisait un peu figure d’exception avec un prix du KWh inférieur de moitié à l’Allemagne. La programmation pluriannuelle de l’énergie (en consultation) prévoit de copier le programme allemand : 3 fois plus d’éolien, 5 fois plus de solaire. Logiquement, le prix de notre électricité s’alignera sur le prix allemand : il doublera.

Lorsqu’on pose la question au gouvernement de l’utilité de l’éolien et du solaire (cela a été fait à plusieurs reprises, lors de la consultation en 2018, ou à travers de lettres ouvertes), la réponse est toujours la même : pour diversifier les sources, en cas de risque systémique sur le nucléaire. Sauf que secourir une filière qui tourne comme une horloge depuis quarante ans par une filière dont la production est aléatoire, c’est évidemment absurde.

Les explications embarrassées des membres du gouvernement et des institutions gérant l’énergie en France sur la dernière augmentation sont bizarres. En réalité, le prix garanti par l’État est issu d’une équation surréaliste, où interviennent les prix du pétrole et du gaz, alors que notre électricité est à 85 % dé-carbonée. Le ministre de l’Écologie fustige les coûts d’EDF : ils ne représentent que 26 % du prix payé par le consommateur. Ce sont les coûts du réseau qui augmentent : les éoliennes et le solaire conduisent à installer des kilomètres de câbles car leur production n’est pas en général sur les lieux de consommation. Et la variabilité et l’absence d’inertie conduit à ajouter des dispositifs pour stabiliser le réseau.

Il faut bien entendu payer les subventions aux ENR ; c’était la CSPE qui s’en chargeait, la contribution carbone devait lui succéder. On ne sait plus très bien maintenant comment on va financer un doublement de l’éolien et un triplement du solaire (au bas mot, 120 milliards d’euros, d’après la Cour des comptes).

Mais il y a encore plus drôle, si l’on peut dire. Tous les producteurs se jettent sur les subventions aux ENR, et délaissent les centrales classiques pourtant indispensables. Les autorités du réseau prennent peur. Qu’à cela ne tienne. On va subventionner celles-ci également, via la possibilité pour elles de « vendre des capacités garanties ». C’est ce que le président de la Commission de Régulation de l’Électricité nomme pudiquement, « préserver la sécurité ». Une insécurité qui découle uniquement du développement injustifié et contre-productif des ENR. L’obligation pour les producteurs non EDF d’acheter des « capacités » va augmenter leurs coûts et baisser leur compétitivité. Les hausses de prix du tarif garanti servent aussi sans doute à les protéger.

En France, la seule libéralisation possible du marché de l’électricité aurait consisté à vendre les centrales d’EDF aux enchères. On ne peut en effet considérer un marché comme réellement concurrentiel si un producteur représente 85 % de la production. Mais dans les conditions actuelles, il est douteux qu’il se soit trouvé des preneurs.

Un tel déni collectif de réalité n’avait, à ma connaissance, jamais été atteint, alors que la problématique peut parfaitement être comprise par un enfant de 12 ans.

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  • La guerre de l’énergie date de la nuit des temps .. on pense que la disparition de la population de l’île de pâques est due a la disparition du bois seul combustible local.
    Si L’Allemagne a arrêté son nucléaire.. elle ne répugne pas a nous acheter le notre.. la politique énergétique européenne est une foire d’empoigne aux mains des lobbys..
    EDF a fait des choix désastreux a l’étranger.. on paye la facture..
    si le courant est plus cher ailleurs qu’en france la tentation est forte de faire baisser notre consommation en france pour la vendre ailleurs.;
    pas un journaliste pour nous dire combien de KWATTs vendus en europe par EDF

    • « Si le courant est plus cher ailleurs qu’en France, la tentation est forte de faire baisser notre consommation en France pour la vendre ailleurs »
      N’importe quoi !!
      Si on exporte environ 10% de notre production d’électricité, c’est parce que nous avons des capacités de production excédentaires la plupart du temps (en Été surtout mais aussi parfois en hiver quand il fait doux) et qu’elle coûte moins cher à nos voisins que leur propre production.

      • et rapporte plus a EDF puis qu’il vend cette production plu cher qu’en france

        • @CHdeC: Calculs court-termistes ! Vous appliquez les règles de marché libéral avec une linéarité théorique parfaite dans un secteur d’investissements lourds avec des contraintes d’équilibres (le réseau électrique) fortes et des coûts de seuils importants. Sans oublier les aléas météo.

      • Ce n’est pas moi qui ai mis le -1 (mais j’ai mis le -2);
        vous faites comment un débrayage « ni vu ni connu » ? Parce que quand ya plus d’électricité chez moi, ben j’ai plus d’électricité chez moi… ce qui se remarque assez facilement savez-vous.

        • cela ne vous étonne que l’on rende quelquechose qui va vous faire faire des économies ,obligatoire ? et que donc si vous faites des économies , eux perdent de l’argent il n’ ya pas un chameau quelque part ? est ce que ce ne serait pas l’abonnement ejp revisité mais cette fois çi a vos dépens ? des tarifs changeant au jour le jour ….

    • Pour l’Île de Pâques, on ne le pense plus, la théorie n’est apparemment plus prise au sérieux dans les milieux académiques, voir ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8Ele_de_P%C3%A2ques#Th%C3%A9orie_du_suicide_%C3%A9cologique

      Par contre, +1 pour l’Allemagne. À noter aussi le comportement parfaitement hypocrite des « Grünen », qui du temps du fonctionnement des centrales allemandes n’avaient rien contre les transferts des déchets des centrales allemandes vers la Hague pour retraitement, mais faisaient tout un foin quand il s’agissait de renvoyer les déchets retraités et la partie non retraitable de ces déchets vers l’Allemagne.

  • C’est notre côté altruiste et novateur. Lorsque l’on a quelque chose qui marche très bien, ce serait dommage de ne pas essayer de le remplacer par quelque chose qui marche moins bien mais qu’on va bien finir par faire marcher grâce aux inventions qu’on ne manquera pas de faire dans l’avenir. En plus lorsqu’il faut dépenser 1 € d’importation pour produire de l’électricité nucléaire (Uranium), il faut en dépenser 20 pour de l’éolien (nacelles) ou du photovoltaïque (panneau), ce serait stupide de laisser passer une telle occasion de donner à d’autres le peu d’argent qu’il nous reste encore.

  • on appelle ça idéologie..

    Ce je me demande est de savoir si les gouvernements voyant quelques problèmes d’appauvrissement à moyen terme ne veulent pas présenter la pauvreté ( pardon sobriété ) à venir comme un objectif..
    et ça ne s’arrête pas au nucleaire…. on va re-forester la france tout en diminuant les rendements agricoles, en produisant de la biomasse combustible..

    c’est bien simple parfois on ne peut m^me plus parler à ces gens.. quand ils commencent à entre une critique ou une contradiction ils tournent la tête..

    c’est d’ailleurs l’idée…si une personne vous contredit c’est qu’elle est dans le camp du mal…..et pour des raisons obscures..les gens dans le camp du mal ont tort…TOUJOURS…

    • @Jacques oui l’idéologie . Il serait d’ailleurs amusant de les lister et de les théoriser. Tout se passe comme si, quand un domaine arrive à une certaine apogée d’efficacité, il faille absolument le détruire faute de pouvoir encore l’améliorer . Il en a été ainsi de l’ed nat , avec ses calamiteuses méthodes d’apprentissage. Aucun pays occidental n’échappe à ces folies mais la France est la seule à s’accrocher à ces lubies comme une moule à son bouchot. La France , c’est la vitre cassée de Bastiat.

  • On peut parler de cette affaire de renouvellables pendant des annees sans pour autant trouver la moindre explication a ce phenomene de societe a part relever certaines coïncidences bizarres comme l’augmentation de la consommation de gaz dans le futur du pionnier du renouvellable , l’allemagne. on peut egalement supposer que les eoliennes et panneaux solaires passent egalement par l’allemagne.
    J’en conclus que la politique francaise est aux ordres ..de l’allemagne et sans doute que celle ci permet en compensation son endettement.

    • On fait surtout la fortune de la Chine qui doit financer tous les lobbys écolos!

      • Ca m’étonnerai que la Chine soit le moteur, elle vend soi disant ses panneaux solaires a perte d’ou une surtaxation. Je pense surtout que les europeens se font prendre a leur propre jeu de dupes , le solaire est une promesse d’independance des reseaux donc plus de taxes…j’ai lu je ne sais ou que l’allemagne avait des taxes sur l’electricte destinees..aux fonds de pension de retraites….

        • La Chine a voulu avoir le monopole de traitement des terres rares. Si ce n’est pas sur la vente directe, il y a donc bien un gain espéré quelque part, non ?

      • Oui l’installation d’énergies renouvelables en France – plutôt que de construire de superbes centrales nucléaires qui contrairement aux éoliennes n’abîment pas le paysage – est le résultat d’un complot entre les Chinois, les allemands et les écologistes.

  • les dirigeants (notamment politique) n’ayant aucune formation scientifique ou technique, ils ne sont pas prêts d’admettre les réalités, et encore moins de les comprendre.

    • C’est surtout qu’ils suivent leur « agenda » et refusent même d’écouter des chercheurs qui pourraient les amener à changer de politique. Et c’est vrai pour les sciences en général, médecine comprise
      On peut lire à ce sujet « la science en otage » de Jean Staune.

  • « la source de cette énergie bon marché (voir gratuite) qui permet un coût de production si faible en france »
    de quelle source d’énergie parlez vous?
    ce n’est pas clair.

  • Au moins l’auteur recycle ces articles.

  • Incompréhensible en effet. Sauf si l’on comprend que cette politique n’est pas choisie par les dirigeants français, mais imposée par les idéologues de la décroissance, au niveau mondial. La France ne suit pas l’Allemagne, mais les deux suivent un modèle imposé d’ailleurs, sur fond de malthusianisme onusien, de propagande médiatique obligeant les gouvernants à s’aligner sur leur opinion publique, et de guerre économique, l’énergie étant un facteur clé de croissance et de prospérité.
    Remarquons tout de même que les politiciens français ont fait preuve, dans cette affaire, d’une remarquable lâcheté, voire ont cédé à la corruption.

    • Décroissance qui est bien sûr tout à fait dans l’intérêt des lobbys extrêmement puissants du pétrole, gaz, métaux rares, nucléaire, grande distribution, constructeurs automobiles, navals, aéronautiques, mais aussi du secteur du tourisme (ben oui, les petits Français qui n’iront plus à Djerba, ça a un poids économique), et je rajoute l’industrie agro-alimentaire et les fabricants de pesticides et autres…
      Logique < 0.

      • vous arrive t il de raisonner autrement que sous le prisme des « lobbies »?

        A vous lire, nous ne vivrions que d’air et d’eau fraîche.
        Bien sûr que chaque secteur essaie de se défendre, parfois contre des décisions politiques irrationnelles et c’est normal.
        Que je sache, c’est le consommateur qui tranche – encore faut il qu’il soit bien informé.

        • Vous n’avez pas compris le sens de mon commentaire. Le second degré est toujours risqué ici j’ai remarqué…
          Alors, pour expliquer en clair, je me demande comment (ni qui sont d’ailleurs) les « idéologues de la décroissance au niveau mondial » font pour imposer leurs idées alors que pratiquement tous les secteurs de l’économie, de l’industrie, des riches, des personnes un pouvoir économico-politique n’ont rien à gagner dans la décroissance.

          Je ne vois pas où je parle d’air et d’eau fraîche.

      • et quand l’intérêt des « lobbys » rejoint l’intérêt des gens..je suppose que c’est encore pire…

        les salauds…ils me vendent de l’électricité pas cher…

  • Si l’on parle des réserves pour le nucléaire. Les réserves connues au coût d’extraction actuel donne 100 ans de réserves sur le parc nucléaire actuel. Sur des réacteurs types EPR on passe à plus de 1000 ans.
    Ici on ne parle que des réserves faciles et connues pour les technologies actuelles. Il n’y a pas eu le même effort de recherche sur l’Uranium que sur le pétrole.
    Des réacteurs sont à l’études pour améliorer encore l’efficacité. On pourrait utiliser d’autres minerais comme le Thorium voire même de l’uranium 238 où les ressources deviennent énormes.

  • L’écologie en général et l’obsession particulière pour les énergies improductives et fatales relèvent de l’hypnose collective. Après le réveil qui promet d’être brutal, on aura droit à la sempiternelle question par les hébétés de l’escrologie : comment en est-on arrivé là ? La réponse risque de ne pas leur plaire, car elle nécessitera un minimum d’introspection critique.

  • rien a changé depuis la guerre du feu…il y a …………

  • On va te donner une pelle et une pioche, et tu vas aller te le chercher ton pétrole qui ne coute rien 😉

  • L’auteur n’évoque pas du tout la durée de vie limitée à 50 ou 60 ans des Centrales nucléaires : la plupart des centrales françaises ont été construites entre 1970 et 1980. On arrive à l’échéance.
    Or le coût de construction de nouvelles centrales nucléaire est considérable, sans parler du coût du démantèlement des anciennes centrales, lequel démantèlement prend des années.

    • La’duree de vie d’une centrale ..autant qu’on le voudra ,il n’y pas de limites connues !
      Pour le démantèlement…..encore une fake news ,une centrale c’est plusieurs tranches ,on n’est pas obligé de tout demanteler et un reacteur c’est finalement pas grand chose, on pourrait meme construire par dessus ou a cote !

      • Reactitude
        Dites vites à EDF que vous savez comment faire pour que les centrales durent autant qu’on le voudra parce que eux ne sont pas au courant
        Ca va les intéresser si vous avez la solution

    • @MD: 100 milliards ? Soit moins que les contrats de subventions de l’EnR qu’a calculé la cour des comptes, pour une électricité qui vaut l’acier du grand plan chinois de Mao !
      http://www.dinosoria.com/chine_mao_zedong.htm

      • Le démantèlement de la centrale nucléaire de Brennilis (Finistère) ne devrait être complètement achevé qu’en 2038 au plus tôt, soit plus de 50 ans après sa mise à l’arrêt,En 2005, la Cour des comptes avait estimé le coût du démantèlement de Brennilis à 482 millions d’euros.

        • Et ça sert à quoi de la démanteler ? A part dépenser les 482 millions au profit de petits copains, j’entends… Il n’y a là-haut que des blaireaux, des lichens et du granit (naturellement radioactif, d’ailleurs).

          • C’est pour contrer le vieillissement des matières qui confinent les matières radioactives présentes dans l’enceinte. Le béton vieillit et perd de son étanchéité, les aciers rouillent et se percent… etc…

          • MichelO
            j’ajoute que votre post est insultant pour nos compatriotes bretons, ce qui ne contribue pas hélas à élever les débat…

  • @kamit2maat: Ne pourriez vous être plus explicite ? Uranium ou Terres rares ?
    Dans tous les cas, n’oubliez pas que coût de production « faible » ne signifie pas coût d’investissement faibles.

    Sans cet investissement initial, votre pays émergent peut disposer des meilleures réserves d’uranium, personnes n’en voudra (beaucoup).
    Donc, c’est son intérêt de tenir compte aussi du bénéfice du pays acheteur. Mais également de se méfier des conseilleurs comme vous qui parlent de « prédation » : La Chine par exemple, sait très bien que sa menace de couper ses ventes de terres rares sont une arme à un coup.

  • « les éoliennes et le solaire conduisent à installer des kilomètres de câbles pour leur production ».
    D’autant que les marchés signés, quasiment toujours en défaveur de l’Etat, font état de l’installation des éoliennes par les fournisseurs, le raccordement et l’adaptation du réseau pour ces énergies intermittentes étant pour le « public ». Comme les éoliennes dont le recyclage du béton, des métaux rares et des composites, quasiment impossibles en l’état à retraiter, sont prévus d’être enfouis sur place laissant, comme d’hab, les coût de surveillance, de protection et d’anti-pollution au « public », itou. On est mal barré…

  • @kamit: Ce n’est pas le coût de la matière première disponible dans « nos colonies » qui a mené la politique énergétique française, mais sa sécurité, son indépendance, sa maîtrise, sa politique industrielle et ses intérêts nationaux.
    C’est la perte de vue de ces principes qui conduit aujourd’hui la France dans le mur énergétique, pas une prétendue nostalgie ou dépendance des colonies. Au contraire, les colonies françaises ont toujours été dispendieuse pour la nation (sauf quelques individus et idéologues). Je me souviens très bien qu’au début des années 80, Cheysson justifiait par la politique le prix absolument excessif que nous achetions le gaz algérien.
    PS: Les US ont un prix du gaz de schiste très bas, et pourtant l’investisssement nécessaire est faramineux. Les gisements ne valent que par les gens qui peuvent en permettre l’exploitation.

  • L’Allemagne va dans le mur.
    Comme la France est piloté par des crétins, elle veut copier bêtement.
    Dans le mur ira la France.

    CPEF 🙁

  • Les hulots et les jadots sont des incultes, des ignares, des Tarés, et Macron est un de leur admirateurs convaincus. ces malades mentaux prétendent changer en moins de dix ans des investissements qui se gèrent et s’amortissent sur 50 ans.
    Petite remarque, la fripouille Hulot ne se trompe pas dans la gestion de ses intérêts personnels, lorsqu’elle utilise le même nom, Ushuaia, pour une « Fondation », amuser la galerie en Hélico sur TF1 et pour ses activités juteuses …
    Rien que pour ça ce type n’a pas sa place dans des affaires publiques.

  • Ce déni de réalité n’est pas du tout incompréhensible : c’est le propre de toutes les religions, et l’idéologie bobo-écolo est devenue une religion. Comme le disait Gustave Le Bon, il n’est pas possible de lutter par des arguments rationnels. Il suffira de dire que, depuis le Grenelle de l’Environnement, le nombre de chômeurs a doublé.

  • un rappel hollande a dit vouloir diminuer la consommation energetique des français…le seul moyen que je voie pour y arriver et d’augmenter les prix…
    non pas un déni de réalité mais un enfumage…

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