Pourquoi 10 milliards de concessions n’ont pas stoppé les Gilets jaunes

La somme des mesures destinées à aider les Gilets jaunes a été estimée entre 10 et 11 milliards d’euros. Mais rien n’a changé et même une escalade s’est installée… Pourquoi ?

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Paris, 08/12/18 - Gilets jaunes "acte 4" By: Olivier Ortelpa - CC BY 2.0

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Pourquoi 10 milliards de concessions n’ont pas stoppé les Gilets jaunes

Publié le 2 mars 2019
- A +

Par Michel Ghazal.

Face à un mouvement sans précédent, le président Macron et son gouvernement, déboussolés et sommés d’agir, ont fini le 10 décembre dernier par lâcher sur les premières revendications : abandon de la taxe sur le carburant, annulation de la hausse de la CSG pour les retraités dont les revenus de pension sont inférieurs à 2000 euros, hausse de 100 euros du SMIC pour plus de 5 millions de salariés et d’indépendants, heures supplémentaires défiscalisées, prime exceptionnelle de 1000 euros exonérée d’impôt sur le revenu etc. La somme de ces mesures a été estimée entre 10 et 11 milliards d’euros. Mais rien n’a changé et même une escalade s’est installée… Pourquoi ?

Trois leçons tirées de la négociation

1. Pour négocier il faut au moins être deux.

Les tentatives du gouvernement pour ouvrir une négociation avec les Gilets jaunes se sont révélées vaines. Les interlocuteurs auto-désignés pour entamer le dialogue avec lui ont vite été congédiés par le mouvement. Fort d’une adhésion citoyenne, la crise a ensuite été en s’aggravant malgré les dérapages, les violences et les destructions occasionnés.

Dans les entreprises, les patrons le savent : pour désamorcer un conflit, ils ont besoin d’interlocuteurs crédibles capables de vendre un accord à leur base. Dans le cas de ce mouvement inédit, protéiforme et refusant toute forme de représentativité notamment par les corps intermédiaires, c’était donc mission impossible et ceux qui accablent le gouvernement feraient bien de s’abstenir ou d’être plus mesurés.

2. Tous les négociateurs le savent, faire des concessions sans aucune contrepartie, au lieu de calmer le jeu, rend le vis-à-vis plus exigeant et l’encourage à réclamer encore davantage.

Pourquoi ? Parce qu’auparavant, il lui avait été expliqué en long et en large que les caisses étaient vides ; et voilà que soudain, sous la pression exercée, les tiroirs caisses s’ouvrent et déversent leurs flots. Conclusion évidente : s’ils ont cédé, c’est qu’ils en ont encore sous la pédale. Il suffit, dès lors, d’accentuer la pression pour en obtenir encore davantage.

Les concessions sans contreparties constituent à l’évidence un véritable encouragement à la mauvaise conduite. Je le dis depuis toujours : « On peut céder sans s’aider ».

Mais, le gouvernement pouvait-il faire autrement ? Très objectivement et pour être juste, au vu de l’ampleur inattendue du mouvement et les surenchères qui l’ont accompagnées, ma réponse est non. Après coup, il est toujours facile de dire qu’il aurait dû lâcher la taxe sur les carburants dès le début du mouvement. Mais, l’aurait-il décidé, n’aurait-il pas subi les critiques les plus acerbes de reproduire face à la rue les reculades de ses prédécesseurs ?

3. Pour régler un conflit, il faut identifier et traiter le véritable problème.

Or, pour désamorcer cette crise, le gouvernement a donné une réponse essentiellement financière et budgétaire. Ce faisant, il a reproduit un schéma typiquement français face aux conflits qui consiste à acheter la paix sociale en donnant de l’argent.

Bien sûr que les espèces sonnantes et trébuchantes ont un impact pour apaiser les tensions. Ceci permet aux délégués du personnel de retour vers leur base de clamer haut et fort qu’ils ont réussi à arracher de haute lutte au patron des concessions bien palpables. En réalité, bien souvent, les véritables problèmes sont ainsi éludés avec la complicité et de la direction et des syndicats.

Dans notre cas, si les éléments déclencheurs de l’étincelle ont été la taxe carbone, la CSG sur les revenus des retraités ou la limitation de la vitesse à 80 Km/h, celles-ci n’étaient que le révélateur d’un malaise de fond. Il a été vite décrit par certains en termes de pouvoir d’achat ou comme étant l’expression d’un sentiment d’injustice fiscale. En réalité, je pense que celui-ci porte sur des besoins beaucoup plus profonds de reconnaissance, d’appartenance et surtout de sens.

Seule une véritable étude sociologique permettra avec le recul d’en analyser tous les contours. J’espère en tout cas que les réponses qui découleront du Grand débat, exercice unique dans les annales de la République, sauront adresser ces trois besoins fondamentaux. Car, comme l’a dit le Président dans un des débats, ce n’est pas en remettant l’ISF que la qualité de vie des personnes présentes allait automatiquement s’améliorer.

En conclusion : transformer la crise en opportunité

Nous l’avons observé, les Gilets jaunes ont rejeté dès le départ toute récupération possible par les corps intermédiaires : syndicats ou partis politiques. Il me semble donc qu’une des leçons majeures de cette crise, qui pourrait au final la rendre positive, est de s’en saisir pour réinventer le dialogue social en France. Pour cela, les partenaires sociaux – syndicats et patronat – devraient revisiter en profondeur leurs modes de fonctionnement traditionnels.

Avec les générations Y et Z qui ont profondément changé les relations à leurs entreprises, et en présence des réseaux sociaux dont l’impact ne peut qu’aller en grandissant dans le mode d’expression des citoyens, les réponses habituellement apportées sont de moins en moins satisfaisantes. À défaut de cette transformation, ils seront encore plus marginalisés car de moins en moins représentatifs.

L’affaiblissement des syndicats serait malheureusement très grave pour la bonne conduite du dialogue social car il n’y aurait plus d’intermédiaires forts et crédibles entre les citoyens et le gouvernement. En effet, il n’est pas possible de négocier avec 50 000 personnes ne représentant qu’elles-mêmes, ni d’effectuer tous les matins un référendum d’envergure pour sonder les salariés d’une entreprise ou les citoyens de France.

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  • Croire qu’en distribuant de l’argent va régler le
    ou les problèmes tôt ou tard cela ne résout
    rien !! Tant que ce Président et son gouvernement et de ces 2 guguss comptes public et des finances , ne mettrons pas sur la table la fiscalisation et la gestion des dépenses publics , ce pays ne se tranformera pas , ils n’ont aucune marge financière en dehors d’emprunter , de prestidigitateur , je prend d’une poche pour le redistribuer à une autre poche !.. Ex : suppression de la taxe d’habitation mais non pas la mainmise sur la taxe foncière qui au passage augmentera pour combler le manque de moyen financier !! ils commencent déjà avec les Abris de Jardins , ils ne manquerons pas d’imaginations !!! Le reste , c’est pipeau !!
    Ce Président , répète il y a 40 ans que ça dur ,
    il le savait , il a été conseillé economique à l’Elysée et ministre à Bercy , il n’a pas d’excuse , il était au courant !!! tous les nouveaux presidents et 1 er ministres , nous font le coup a chaque foi…C’est un enjeu électoral , ils aiment leurs privileges et pour certains au GVT de monayer leurs carnets d’adresses !!!!

    • Autant annuler ces 10 milliards de cadeaux qui n’ont servi a rien, et les garder pour des vrais négos… un jour peut-etre …

  • les syndicats sot fonctionnarisés et ne représentent plus qu »eux meme.le communisme est mort.
    le paritarisme est a la botte et ne veut plus rien dire.

    • Oui et les dernières lignes de l’auteur me hérissent le poil. D’abord les syndicats ne représentent rien et ça n’est pas près de changer. Ensuite, il va bien falloir trouver des intermédiaires crédibles, c’est au gouvernement de les trouver. Trop facile d’avoir détruit toute représentativité du peuple avec des députés godillots et un système électif qui permet une confiscation du pouvoir par une oligarchie qui se reproduit en vase clos depuis des décennies.

      • @ Blabolo
        « les syndicats ne représentent rien et ce n’est pas près de changer »: pas très cohérent avec
        « il va bien falloir trouver des intermédiaires crédibles, c’est au gouvernement de les trouver »!
        Ensuite, que je sache, la constitution de la Vème date de 1958 et n’a jamais été démocratisée depuis, pas même le système électoral archaïque!
        On ne constate pourtant pas de contagion (ou à peine) des gilets jaunes à l’étranger!
        Alors?

      • Les syndicats ne représentent rien, en effet, mais il n’est pas possible ni souhaitable de trouver des intermédiaires crédibles pour 50 000 personnes, 0.1% de la population du pays, qui ne sont d’accord entre eux que contre Macron et pour des votes sans fin sur tout et n’importe quoi.

    • A la décharge des syndicats, leur fonction est de représenter (au sens large du terme) les salariés auprès des employeurs. Le conflit des GJ est avec l’État. Il n’est donc pas du ressort des syndicats.

  • J’ai l’impression que l’auteur comprend aussi bien ce qui s’est passé et ce qui va va se passer que Macron. Le grand débat est un leurre qui ne piège pas grand monde. Questions non ouvertes, réponses fermées…
    Le « mouvement » était au départ un mouvement de libération et il a peu à peu été noyauté par ceux qui constituait en amont une force en ordre de marche : la gauche. D’où les demandes actuelles : plus d’aides, plus d’aides…
    C’est dommage.
    Quand verra t’on enfin la dépense publique assainie et diminuée ??

  • En plus de ces très justes analyses, je crois qu’il convient d’ajouter l’émergence de Facebook comme outil de Rendez vous d’une part et d’autre part la main mise de partis organisés sur les GJ, à savoir le RN et la France insoumise qui ont tout intérêt de voir une révolution !
    Et enfin, je crois que le niveau des GJ actifs est assez bas de plafond si j’en crois les sondages montrant que la plupart d’entre eux croient aux complots ?

    • Vous remarquerez que le sondage n’a pas fait mention du complot russe…

    • C’est normal de croire aux complots quand l’information est censurée et déformée par des médias politiquement uniformes et lourdement subventionnés. Si toutes les vérités sont fabriquées pour nous manipuler, pourquoi ne pas croire aux reptiliens ou aux petits hommes verts? Surtout si cela a l’avantage de contrarier nos bons maîtres? C’est un simple résultat du libre choix. L’offre est pourrie, le consommateur va voir ailleurs. Déplorons donc ce manque d’intelligence (non.)

      Le poisson pourrit par la tête.

    • Il y en a même si bas de plafond qu’ils croient aux promesses des gouvernants, et ils ne sont même pas GJ…

      Quand aux complots, si le plus grand nombre n’a ni queue ni tête, il y en a certains qui ne le restent que faute de preuves.

      Le Rainbow Warrior ou le Watergate seraient restés des complots sans la sagacité des enquêteurs, même l’existence de la Cosa Nostra ne semblait tenir que du fantasme de certains avant les révélations de Joe Valachi en 63…

      Alors bien sur la terre est ronde, mais peut être que Poutine a aidé Trump ?
      Ou que Boulin a été assassiné ? ou Beregovoy ?
      Bienheureux qui a des certitudes…

    • Milrem : lier le niveau intellectuel et la croyance en les complots n’est pas très sympa pour plusieurs fidèles contributeurs de Contrepoints.

  • Excellente analyse !
    Des éclairages très intéressants par un véritable expert en négociation, loin des « yaka » « fokon ». Au final, cela pose de sérieuses questions sur la capacité de la France à surmonter ses mauvais démons.

    À mon avis, ce que révèle le mouvement des GJ c’est une société bloquée, devenue totalement ingérable, et donc irréformable. Il faudra, je le crains, connaître le fond comme la Grèce pour qu’enfin on puisse envisager de réelles réformes, acceptées par l’opinion publique…

    • « Après coup, il est toujours facile de dire qu’il aurait dû lâcher la taxe sur les carburants dès le début du mouvement. »

      L’expert en négociation me semble botter en touche sur un point très important : le gouvernement a laissé pourrir ou volontairement fait pourrir la situation. S’il avait reconnu au départ le mouvement comme représentatif de la pétition, l’émetteur de la pétition était un interlocuteur désigné et les revendications étaient cadrées.

      Il me semble qu’un « négociateur » devrait savoir que si on veut discuter, il ne faut pas laisser pourrir. En conséquence, le gouvernement fait semblant de discuter, et son optimiste « transformation de la crise en opportunité » est un voeux pieu ou un soutien sans fondation.

      • « Il me semble qu’un « négociateur » devrait savoir que si on veut discuter, il ne faut pas laisser pourrir. »

        Ben non, justement… Le temps est au contraire l’un des éléments clés d’une négociation. Comme le savent d’ailleurs tous ceux qui connaissent ce sujet…

        Mais je vois que, de votre côté, vous êtes expert en « yaka » « fokon ». Je vous laisse dans vos certitudes…

        • Mon expérience est que les mécontent se « montent vite le bourrichon » et qu’il vaut mieux calmer rapidement la situation.

          Le temps est un élément clé quand on ne veut pas céder et donner le minimum … et ne surtout pas résoudre le problème.

          S’il n’y a pas de vrai problème au départ on a raison. Sinon …

        • En outre, si j’en crois notre efficace ministre des GAFA et de l’économie, les 0,2 pts de croissance perdus dans l’élément clé doivent bien coûter 10 autres milliards à l’état …

    • Il va falloir Grècer les rouages… pour qu’ils se grippent 😉

  • La taxe carbone a-t-elle été rapportée ? La hausse de la CSG stoppée ? Les 80 km/h supprimés ? Pourtant, aucune de ces mesures n’a d’autre objet que de satisfaire le désir des uns de régenter la vie des autres. Les 10 milliards ne sont que de la vaseline achetée à crédit pour mieux entuber les Français sur le long terme. A la décharge du gouvernement, il y a cependant l’incroyable oubli des gilets jaunes de contester de front ces mesures et leur refus réflexe de toute responsabilité individuelle accrue.

    • Pour parfaire l’analogie, la vaseline est préalablement extraite des quelques dépôts adipeux restant sur la bête, avant de lubrifier le ou les orifices incriminés. 100% recyclage, on fait pas mieux.

    • @MichelO:
      Contrairement à ce que vous faites, l’auteur va au-delà des contingences :

      « En réalité, je pense que celui-ci porte sur des besoins beaucoup plus profonds de reconnaissance, d’appartenance et surtout de sens. »

      Les GJ veulent pouvoir répondre à la question « Pourquoi » avant de « Comment ».

      • Euh… Les GJ ne ressortiraient-ils pas la question « Pourquoi » simplement pour évacuer commodément la question « Comment », à laquelle les réponses évidentes ne les satisfont pas ?

      • Pourquoi/comment est simplement la réaction de surprise de celui qui se retrouve dans la mouise alors qu’il se croyait en sécurité, parce qu’il pensait bêtement que l’état nounou veillait sur son bonheur …

  • présupposé que la négociation peut toujours régler les problèmes..

    quand les gilets jaunes dégradent des biens privés il n’y a rien à négocier, quand ils bloquent les carrefours non plus..

    ce que l’auteur ne dit pas est que la crise des gilets jaunes c’est à dire emmerder les gens pour forcer le gouvernement à prendre des mesures en leur faveur est illégitime et inacceptable et NON négociable..mais les syndicats ne se sont jamais gênés pour le faire auparavant..
    donc nos gouvernements récoltent les fruits qu’ils ont semé ..en gros en france si tu veux obtenir quelque chose ( du gouvernement ) il faut casser..et casser des biens privés est permis!!!

    • les gilets jaunes c’est l’intersectionnalité appliquée à la politique. Il faudrait négocier avec chaque gilet jaune ou presque…

  • cela fait quelques décennies que les syndicats rémunérés à l’argent public ne représentent plus qu’eux mêmes. Mais rien n’a jamais été fait pour réformer leur financement (malgré le rapport perruchio par exempler).

    le 10 décembre, l’Etat n’a pas rendu de l’argent aux gilets jaunes, il a juste arrêté d’en prendre plus (et encore).

    Il n’y a peut-être pas d’interlocuteurs chez les gilets jaunes, mais il n’y en a pas non plus de côté de l’Etat : cela fait quelques décennies qu’un politicien honnête peut comprendre ce qui va mal dans le pays. Mais aucun n’accepte ni ne comprend la réalité de l’économie, du monde, de la société…

    le dialogue de sourds va donc continuer, et pas pour le meilleur (sinon ce serait déjà fait).

  • « L’affaiblissement des syndicats serait malheureusement très grave pour la bonne conduite du dialogue social »
    C’est déjà fait, tout le monde a compris qu’ils cherchent d’abord leur intérêt. On ne peut tenir ses financements de l’Etat et être un corps intermédaire responsable.
    C’est d’ailleurs par léfiance de la recuperation que les GJ ont refusé toute représentation. Il y a des précédents (E. Martin…)

  • « L’affaiblissement des syndicats serait malheureusement très grave pour la bonne conduite du dialogue social car il n’y aurait plus d’intermédiaires forts et crédibles entre les citoyens et le gouvernement. » L’affaiblissement n’est pas du à cette cause: Il est du, me semble t’il, à une trop grande protection des représentant syndicaux qui ne représentent, en grande partie, qu’eux même!
    « En effet, il n’est pas possible de négocier avec 50 000 personnes ne représentant qu’elles-mêmes, ni d’effectuer tous les matins un référendum d’envergure pour sonder les salariés d’une entreprise ou les citoyens de France. » Et pourquoi donc? Au XXI ième siècle, siècle d’internet et des grandes machines « intelligentes » (j’emplois ce mot à dessein) un référendum est quelque chose de facilement faisable bi-mensuellement: cela aurait pour mérite de questionner le public, y compris les GJ, mais aussi de redonner l’importance perdue à la Personne. La contestation principale des GJ est la perte d’existence « sociétale » de l’individu, et bien entendu, et la on se bat contre des moulins (à parole) la diminution du train de vie de l’état….

    • Au XXI ième siècle et dans un pays en faillite, un sondage représente une économie considérable par rapport à un référendum. Et accessoirement, la faillite impose de s’occuper prioritairement d’autre chose avant de « redonner l’importance perdue(?) à la Personne ».

  • L’auteur a raison de souligner le nécessaire renouvellement des corps intermédiaires qui ne sont plus en adéquation avec leur temps. Mais c’est oublier le cœur du sujet, à savoir le besoin impératif de changement d’Etat.

    La concession de 10 milliards et le pseudo-débat qui a suivi sont les réponses traditionnelles de l’ancien monde, celui qui n’est plus adapté et qui va bientôt devoir renoncer. Narcisse et ses sbires auraient tout aussi bien pu larguer 100 milliards par hélicoptère sur la foule en colère que ça n’aurait rien changé. Ils ne représentent pas l’avenir mais seulement les derniers avatars du passé finissant sous nos yeux, essayant désespérément de survivre encore un peu.

    Aucune réponse n’est satisfaisante quand l’interlocuteur est lui-même le problème.

    • @ Cavaignac
      Non, je ne crois pas!
      Si le problème français reste bien la prépondérance de l’exécutif dans les 3 pouvoirs, ce qui est moins démocratique, le président de la république (non symbolique) devient vite la cible privilégiée de la critique d’où qu’elle vienne pour tout et n’importe quoi!
      Ch.De Gaulle avait la tête, les épaules et la carapace, en bien ou en tort, mais depuis, G.Pompidou a tenu le temps qui lui restait, V.Giscard d’Estaing n’a fait qu’un mandat, F.Mitterrand a tourné sa veste en 1983, J.Chirac a géré le statu quo, Fr.Hollande, passons!
      E.Macron n’est pas aidé pour réformer la France: les Français n’aiment pas le changement … les manifestations et la « révolution », oui!

  • « il n’est pas possible de négocier avec 50 000 personnes ne représentant qu’elles-mêmes, ni d’effectuer tous les matins un référendum d’envergure pour sonder les salariés d’une entreprise ou les citoyens de France. » Et voilà encore une fois le type de d’argument lapidaire qui cherche à démontrer l’inutilité du RIC entre autres… Fatigant !

    • Bof, vous-même donnez bien dans le commentaire lapidaire qui cherche à présenter le RIC comme une panacée universelle, alors…

      • @ MichelO
        Une panacée qui a toutes les vertus de ce qui n’a pas été essayé: le R.IC., c’est bien si la population participe et que les politiciens tiennent bien compte des résultats, ce qui n’est jamais garanti!

        • Imaginez qu’en médecine, il suffise de ne pas avoir été déjà essayée pour qu’une substance soit considérée comme une panacée universelle. Beaucoup de patients auraient le temps de mourir, peut-être vaudrait-il mieux commencer par les traiter de manière classique… Ce qui veut dire faire tomber la fièvre fiscale et la saturation normative, et les laisser libres de faire de l’exercice plutôt que les assommer pour qu’ils restent au lit à disposition des expérimentateurs.

  • A claude henri ,les partis politique ont encore moins d’adherents que la CFDT Ou CGT Et si vous reunisser les parti politiques ont noins d’adherents que les syndicats réunis …

    • Il y aurait plus de syndiqués s’il y avait une libéralisation des syndicats et pas seulement 5 syndicats dits historiques et « représentatifs???? », adoubés par la République.

  • @ MichelO , l’hôpital est un sacré bordel , de ce que je vie a l’heure actuelle , un membre de ma famille est parti en urgence , cela fait 2 semaine que nous attendons un protocole de soins pour la simple raisons un chef de service est en vacances et n’a pas de remplaçant , il rentre Lundi , je ne lui reproche pas de partir en vacances , ce que je reproche
    il n’y a pas de remplaçant !!! C’est insensé !!!
    j’ai de la haine et je ne dois pas être le seul !!

  • MichelO , quel changement ? hausses des impôts , de taxes et hausse de la dépense publique ,c’est ça le changement !!! suppression de la taxe d’habitation et en retour hausse de la taxe foncière pour les années à venir !!

  • Thibs , lors de campagne presidentielle les partis politique traditionnelle , confisque le temps de paroles et avec aussi la complicité
    de la presse , papiers, radios , tv et le fric sont les symboles de la démocratie !!!

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