ISF et Gilets jaunes : pourquoi Macron ne peut pas céder

Dans son allocution télévisée du 10 décembre, Emmanuel Macron a énoncé toute une série de mesures visant à apaiser le mouvement de colère, parmi lesquelles le rétablissement de l’ISF ne figure pas. Explications.

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ISF et Gilets jaunes : pourquoi Macron ne peut pas céder

Publié le 13 décembre 2018
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Par Georges El Haddad et Julien Grandjean.
Un article de The Conversation

Le gouvernement, indique le « prix Nobel » d’économie 1993 Douglass North, détient le monopole de l’usage de la force. Il est le seul à pouvoir saisir et disposer des ressources individuelles des citoyens. Ainsi, la taxation est l’un de ses instruments d’action principaux. Mais c’est également l’un des instruments les plus compliqués à utiliser, notamment parce que l’ensemble des citoyens y est soumis et que, par conséquent, toute variation dans l’utilisation de cet instrument est instantanément ressentie au cœur du pays.

Une taxe en particulier fait aujourd’hui grand bruit du fait des revendications exprimées par les Gilets jaunes. Il s’agit de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), substitué en 2017 sur décision du président de la République Emmanuel Macron, qui l’avait annoncé dans son programme de campagne, par un autre impôt : l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) dont l’assiette est différente en ce sens qu’elle ne prend plus en compte que les biens immobiliers (excluant ainsi du calcul biens mobiliers et actifs financiers) des contribuables. Dans son allocution télévisée du 10 décembre, Emmanuel Macron a énoncé toute une série de mesures visant à apaiser le mouvement de colère, parmi lesquelles le rétablissement de l’ISF ne figure pas.

Un impôt chargé de sens

L’ISF porte avec lui une certaine image de la société. Imposer les grosses fortunes renvoie aux citoyens l’image d’une volonté de redistribution et de lissage des dotations au sein du pays. Le supprimer renvoie une image tout à fait contraire, perçue par beaucoup comme une volonté affichée de maintenir les inégalités et de favoriser les plus aisés. S’attaquer à cet impôt, dans un sens ou dans l’autre, revient à se mettre à dos une partie de la société.

Le président de la République Emmanuel Macron affirme qu’il ne reviendra pas sur la suppression de l’ISF (à partir de 8 :40).

 

Dans le premier cas, les classes aisées se sentent lésées de façon injuste, avec une impression de sanction de leur réussite ; dans le second cas, les classes populaires et moyennes ont l’impression que le jeu de la redistribution n’est pas joué par ceux qui pourtant pourraient le plus y participer. En choisissant de supprimer l’ISF pour le remplacer par l’IFI, Emmanuel Macron a fait le choix de lancer un message positif aux classes aisées et aux investisseurs. Le fameux appel lancé par le président nouvellement élu aux entrepreneurs et investisseurs français partis à l’étranger repose en partie sur des actes forts, qui marquent les esprits. La suppression de l’ISF – ou plutôt sa mutation – en est une.

La survie politique par la conservation des « followers »

Les électeurs qui ont voté pour Emmanuel Macron lors de la dernière élection présidentielle ne l’ont pas tous fait par conviction – nombre d’électeurs ont voté par stratégie. Mais certains ont construit leur choix sur les annonces visant à redorer l’image de la France, de sorte à attirer les investisseurs étrangers et par là même des richesses et de l’emploi. D’autres, évidemment, ont été séduits par la suppression de l’ISF en elle-même pour des raisons fiscales personnelles.

Quoi qu’il en soit, le candidat Macron n’aurait pas pu se saisir seul du pouvoir. Comme le note Gaetano Mosca dès 1939 dans son ouvrage The Ruling Class, « un individu seul ne peut commander un groupe sans trouver dans le groupe une minorité pour le soutenir ». De fait, Emmanuel Macron se doit et doit à ses électeurs convaincus, ses followers, de faire le choix de la cohérence et de la fidélité. S’il souhaite conserver ses soutiens et assurer sa survie politique, Emmanuel Macron n’a donc d’autre choix que de maintenir la suppression de l’ISF.

Si les followers d’Emmanuel Macron semblent aujourd’hui former une minorité, il faut noter que la majorité est très désorganisée entre Gilets jaunes sans réels leaders, récupération politique de tous bords, citoyens silencieux, citoyens apportant leur sympathie aux Gilets jaunes sans y adhérer, ou encore citoyens s’opposant au mouvement sans pour autant se satisfaire de la politique du gouvernement. Or, comme le souligne également Mosca, « la domination d’une minorité organisée, obéissant à un seul élan, sur une majorité désorganisée est inévitable ». L’intérêt du président Macron est donc de maintenir cette unité le temps que la tempête baisse d’intensité.

La théorie économique comme appui : survol historique

Emmanuel Macron peut par ailleurs s’appuyer sur la théorie économique pour justifier son choix. En effet, depuis près de sept siècles, divers économistes expliquent qu’il existe une relation inverse entre les taux d’imposition élevés et les recettes fiscales publiques.

Il est possible de faire remonter cette théorie fiscale au XIVe siècle, avec Ibn Khaldoun. Au XVIe siècle, l’économiste et conseiller du roi Henri IV, Barthélémy de Laffemas, constate déjà que, plus on taxe les riches, moins ils paient d’impôts. L’Ancien Régime français affirme que « l’expérience, cette leçon souvent tardive, a démontré une vérité dont il n’est pas permis de douter : c’est que les impôts ont des bornes au-delà desquelles ils se nuisent réciproquement ; c’est que, ces bornes passées, ils ne sont plus qu’une charge pour les peuples et une ressource faible, quelquefois même illusoire pour l’État » (Arrêté du parlement, 1782). Au même moment, Adam Smith souligne dans le livre V de La richesse des nations (1776) que l’impôt pouvait « entraver l’industrie du peuple et le détourner de s’adonner à certaines branches de commerce ou de travail ».

Après la Révolution française, Jean‑Baptiste Say, dans son Traité d’économie politique (Livre III), indique quant à lui qu’un « impôt exagéré détruit la base sur laquelle il porte ». Say explique qu’une diminution d’impôt augmente les recettes fiscales et fait voir aux gouvernements ce qu’ils gagnent à être modérés.

À son tour, l’ingénieur-économiste français Jules Dupuit observe le même phénomène fiscal en 1844. C’est Joseph Barthélemy, défenseur de la démocratie libérale avant son tournant réactionnaire, qui formule ainsi ses observations : « les hauts taux tuent les totaux ».

La courbe de Laffer et ses bases empiriques

En 1974, Arthur Laffer, économiste américain, au cours d’un dîner dont les économistes connaissent bien l’histoire, dessine sur la nappe du restaurant dans lequel il mange avec des membres de l’administration du président Gérald Ford une courbe sommaire qui sera rendue célèbre sous le nom de courbe de Laffer grâce à un article du Wall Street Journal, dont un journaliste, en l’occurrence Jude Wanniski, est présent au dîner.

Courbe de Laffer.

 

À l’origine de la courbe, l’État ne gagne rien car le taux d’imposition est de 0. Progressivement, les recettes de l’État augmentent suivant le taux d’imposition jusqu’à un optimum. Cet optimum est le taux d’imposition maximum accepté et payé par les contribuables. Au-delà de cet optimum, si l’État augmente le taux d’imposition, ses recettes fiscales diminuent. Il y a trois causes à cette diminution :

  • une partie des agents économiques ne voit pas l’intérêt de travailler davantage, considérant que leur surcroît de travail va être capté par l’administration fiscale ;
  • une autre partie des agents économiques décide de travailler de façon informelle (familièrement, le travail « au noir ») pour échapper à l’impôt ;
  • une dernière partie, la plus entreprenante, va chercher une imposition plus clémente et des investissements plus rentables à l’étranger.

Ainsi, Laffer montre par le biais de sa courbe que trop d’impôt a tendance à décourager la volonté de gagner de l’argent. Les travailleurs ne veulent plus travailler, les investisseurs ne veulent plus investir ce qui, de fil en aiguille, ralentit l’économie. « Trop d’impôt tue l’impôt », disait-il.

Une myriade de chefs d’État, parmi lesquels Ronald Reagan ou Margaret Thatcher, ont opté pour la baisse des impôts pendant des années. Moins d’impôt aboutit à plus d’investissement, ce qui augmente l’emploi ainsi que la croissance et, in fine, réalise l’intérêt général, comme tente de le démontrer l’ancien maire de New York Rudolph Giuliani dans la vidéo ci-dessous :

Discours de soutien à la candidature de Donald Trump de Rudy Giuliani en Caroline du Nord lors de la campagne présidentielle américaine 2016 (à écouter à partir de 7 :54).

Même si la courbe de Laffer n’a pas d’échelle précise, des mesures empiriques de l’effet de la diminution de la pression fiscale ont été mises en évidence à diverses occasions, comme l’illustrent les deux exemples qui suivent.

Ainsi, l’économiste Florin Aftalion cite l’exemple américain : en 2004-2005, les recettes fiscales du gouvernement ont augmenté de 8 % et 9 % dès l’entrée en vigueur de mesures de réduction d’impôt. En avril 2006, le Trésor américain a annoncé que les recettes fiscales avaient ainsi atteint leur second point le plus haut de l’Histoire à la suite des baisses d’impôts de 2003.

En 2010, le Royaume-Uni augmente le taux marginal à 50 %. Loin de rapporter ce qui a été prévu, cette mesure rapporte au mieux 45 % du montant attendu et aurait même pu réduire les recettes fiscales, selon le Trésor.

Maintenir le cap

Outre la théorie économique, Emmanuel Macron peut s’appuyer sur les premiers résultats positifs connus depuis son ascension à la tête du pays. Divers arguments ont été avancés par le gouvernement pour justifier la réforme de l’ISF : une hausse des investissements dans l’économie productive française (Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement en 2017), une stimulation du marché des actions et du CAC 40 (Bruno Le Maire, ministre de l’Économie en 2017), une limitation des départs à l’étranger de la part des plus grosses fortunes pour échapper à l’impôt (Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des comptes publics en 2017).

« L’infographie du jour : ISF, un impôt en voie de réforme », Les Échos.

Il semblerait justement que ces arguments commencent à s’avérer dans la réalité. Ainsi, le rapport annuel de l’agence Business France fait état d’une hausse remarquable des investissements étrangers sur le territoire national pour l’année 2017. En effet, cette étude relève le fait que 54 % des décideurs étrangers estiment que la France est plus attractive, ou encore que le nombre de projets d’investissement étrangers a augmenté de 16 % par rapport à 2016, ce qui a conduit à la création ou au maintien de plus de 30 000 emplois. Certes, la disparition de l’ISF n’est pas forcément directement liée à ce bilan positif mais elle fait partie d’un ensemble de réformes qui, comme nous l’avons indiqué, lance des signaux positifs auprès des investisseurs.

Survie politique, théorie économique et premiers résultats positifs sont donc autant d’éléments qui poussent le président Macron à laisser les demandes des Gilets jaunes concernant l’ISF insatisfaites. Mais un autre débat, philosophique celui-là, peut s’ouvrir. La politique fiscale a d’autres enjeux qui ne sont pas sans rappeler les théories de la justice sociale. Par exemple, John Rawls, dans son livre le plus commenté du XXe siècle A Theory of Justice (1971), explique que l’adéquation justice/équité entre la taxation du capital des ménages aisés et la contribution des ménages modestes/moyens est un enjeu majeur de politique fiscale.

Bien qu’économiquement, politiquement et historiquement fondée, la suppression de l’ISF au profit de l’IFI pourrait paraître injuste pour certains, inéquitable pour d’autres, stimulante pour les investissements et efficace pour l’économie, c’est sûrement ce débat qui risque d’animer encore politiques et citoyens pour longtemps.

Georges El Haddad, Doctorant en Sciences Économiques et Attaché d’Enseignement et de Recherche (ATER) à la Faculté de Droit, Sciences Économiques et Gestion de Nancy. Membre du Conseil Scientifique, Université de Lorraine et Julien Grandjean, Attaché temporaire d’enseignement et de recherche en sciences économiques au Bureau d’économie théorique et appliquée – Faculté de Droit, Sciences économiques et Gestion de Nancy – Faculté de Droit, Économie et Administration de Metz, Université de Lorraine

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

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  • Surtout revenir sur la suppression de l’ISF aurait été un renoncement. Le seul. Car aucune autre des décisions n’en est un : la hausse des salaires au Smic est une accélération de la hausse de la prime d’activité, au programme de Macron, le cadeau fait pour la Csg des petites retraites un simple ajustement de seuil, la suppression de la taxe carbone ne concerne à ce stade qu’une année et peut donc se traduire in fine par un simple ajournement de la trajectoire initiale… Etc.

    • En effet, mais c’est très ennuyeux qu’on parle en termes de poursuite ou de renoncement. Un président devrait plutôt s’appuyer sur l’efficacité pragmatique des décisions qu’il prend. Ce qui est expliqué avec talent dans cet article sur la courbe de Laffer aurait dû être le principal argument de Macron lorsqu’il a converti l’ISF en IFI, avec de plus un « si ça marche avec cette partie de l’ISF, nous continuerons en supprimant la partie restante de l’IFI ». C’est un argument que la grande majorité des Français peut accepter, et qui permet de cliver entre les gens capables de voir derrière les fausses évidences leur intérêt à long terme, et les abrutis idéologues. Mais aucun politicien ne semble prêt à se mettre à dos ces derniers…

      • Pour l’instant, l’inversion de la courbe de l’exil fiscal grâce à la suppression de l’ISF n’est pas une réalité.
        Le niveau de prélèvement en France, son instabilité fiscale, la toute puissance de Bercy sont à mon avis des repoussoirs autrement plus puissants…

      • C’est la partie la plus nuisible à l’investissement qui a été supprimée de l’ISF. Je ne suis pas sûr que la suppression totale présente autant d’intérêt. En plus, il y a le symbole. A sa place, je laisserai la patate chaude à mon successeur.

        • D’abord, je ne crois pas que l’immobilier en France soit si efficace qu’il justifie d’imposer les propriétaires sur leur bien plutôt que de les laisser en effectuer l’entretien. Ensuite, si une mesure se justifie économiquement, c’est idiot de se refuser à la prendre pour des raison idéologiques. C’est exactement de ça qu’on crève depuis 40 ans. Enfin, il faut supprimer les impôts, complètement, sinon ils renaissent à la première occasion. Dans un pays champion du monde de l’imposition, on devrait le savoir, et ne pas avoir de mal à le défendre.

  • « lors de la dernière élection présidentielle ne l’ont pas tous fait par conviction – nombre d’électeurs ont voté par stratégie »

    ben c’est surtout que la stratégie de macron a été seul en face du FN.; comme tous ceux qui l’ont précédés depuis Chirac
    penser que macron a été élu pour son programme , c’est une erreur de raisonnement au minimum,
    les gilets jaunes viennent d’en donner la démonstration..
    Et ils ont bien compris que Macron avait préféré utiliser la taxe plutôt que de réduire la depense il ne le peut pas non plus.

    il ne peut plus taxer , il ne peut pas baisser la depense, il ne peut plus emprunter..il ne peut plus gouverner, c’est tout simple.
    empeachment?

    • Alors qui peut remplacer MACRON s’il est poussé à la démission? Vos suggestions:

      • Vous pensez vraiment que ce président qui pratique au mieux, la demi mesure, et ne fait oas la seule chose absolument nécessaire (baisser kes dépenses publiques) est irremplaçable?

        • Parce que vous pensez que les français sont capables d’élire un président qui aura ouvertement désigné les dépenses à supprimer ?
          Il n’atteindrait même pas les 5% qui lui rembourseraient ses frais de campagne, ou s’il est trop crédible la presse l’affublera d’une grosse casserole bien scandaleuse.
          Je crains que la nécessaire baisse des dépenses ne puisse se faire que par la ruse ou par la force (coup d’État suite à un krach mondial).
          La démocratie de papa est devenue un obstacle à la survie.

      • n’importe qui c’est l »administration qui gouverne, il n’y a plus de democratie

    • Ce que Macron n’a pas compris, c’est que son élection a été la première action de ceux qui à l’époque ignoraient encore qu’ils allaient un jour endosser le fameux gilet jaune.
      Il n’a pas su interpréter ce fameux dégagisme qui aujourd’hui se concentre sur lui.
      Il n’y a pas d’adversaire plus féroce qu’une femme trompée à qui on a promis l’amour éternel…

    • Macron a quand meme fini premier au premier tour. donc il y a quand meme une majorite (relative certes) de francais qui ont CHOISIT Macron alors qu ils auraient pu voter pou r une bonne dizaine d autres candidats

      • C’est le vote TF1, induit par une campagne publicitaire éhontée, mais efficace à court terme. Après avoir soigneusement éliminé les concurrents par une justice aux ordres.

      • Même au premier tour, il y a une proportion considérable de votes qui correspondent à des votes par défaut et non par adhésion. Accessoirement, pourquoi faut-il deux tours et des magouilles de ralliement entre les deux tours ? Pour des représentants du peuple, on peut comprendre le principe du désistement, mais il n’est pas sûr que pour la présidentielle, un tour unique donnerait le même vainqueur que le premier tour de deux tours.

      • non, ils n »ont pas choisi macron ils ont voté contre mlp

  • Les valeurs mobilières cotées assises sur l’immobilier sont assujetties à l’IFI.
    Une déclaration beaucoup plus précise et détaillée du patrimoine immobilier, que précédemment, avec les moyens de recoupements de l’administration feront qu’il y aura de nombreux redressements.

  • Faute de réforme de l’Etat, Macron a supprimé partiellement l’ISF tout en augmentant de nombreux impôts et taxes pour diminuer le déficit. Pouvait-on attendre mieux de l’artisan du choc fiscal de 2012? Comment ne pas voir qu’avec de telles décisions, une grande partie de la population a eu le sentiment de payer pour les investisseurs?
    C’est très bien de favoriser l’investissement, mais certainement pas en taxant les classes moyennes, fût-ce le plus discrètement possible (la crise des GJ montre que ça finit par se voir!)

    • @ La petite bête
      Ce sont toujours les « classes moyennes » qui paient les impôts! Les pauvres ne rapportent rien; les très riches déménagent ou pas.
      Investir, c’est enrichir le pays, favoriser l’emploi, donc enrichir les gens aussi!
      Et qui peut dire ce qui motive les GJ à part la réaction sur la taxe des carburants?
      C’est un mouvement informel, sans leader ni revendications communes à part contre cette taxe. Toute prise de parole en leur nom, me parait hasardeuse.
      Il n’y a plus qu’à attendre samedi pour voir l’effet réel du discours présidentiel.

  • L’ISF a une image collectiviste et conteste à ceux qui ont un capital de pouvoir le conserver.
    L’IFI qui porte uniquement sur des biens immobiliers peut contraindre ceux qui n’en tirent pas des revenus fonciers à les vendre, faute de liquidités.
    La suppression de la taxe d’habitation entrainera inévitablement un report sur l’impôt foncier. C’est une mesure qui avait été proposée par le CAE (Conseil d’Analyse Economique) qui a une connotation d’extrême gauche.
    Dans les deux cas on a des mesures hostiles à la propriété privée.
    On entend en plus des propositions d’augmenter les droits de succession qui concernent surtout les biens immobiliers.
    Donc des mesures qui sont dans un premier temps moins hostiles aux entreprises pour les faire rester ou venir investir mais qui continuent à être de plus en plus hostiles à la propriété privée qui continue à être la cible des hauts fonctionnaires.

    La suppression de la taxe d’habitation et l’IFI correspondent à cette hostilité des hauts fonctionnaires à la propriété privée

  • C’est pourtant simple : quand on veut décourager les gens de fumer, on augmente les taxes sur le tabac, quand on veut les inciter à renoncer à leur voiture, on augmente les taxes sur les carburants et les amendes, quand on veut les dissuader de s’enrichir, on instaure un ISF.

  • Notre pays champion des prélèvements fiscaux mais surtout de l’instabilité fiscale permanente, cette dernière étant un facteur de défiance des investisseurs étrangers. En rétablissant l’ISF Macron donnerait un très mauvais signal supplémentaire nuisant à la crédibilité du pays. Mais la vérité c’est l’absence de réelle politique de réduction des dépenses qui est un facteur d’image négative car on ne sort de cette situation d’endettement que par une faillite à la grecque ou une hausse des impôts et parfois par les deux ….

    • Comme je l’ai déjà repris de certains éditorialistes, la simple hausse des taux souverains que le rétablissement de l’ISF aurait entrainée dépassait de beaucoup le rapport fiscal de la mesure, et Macron, en ancien de Bercy, en a bien vu le danger.

  • si vous habitez paris samedi partez !

  • Il ne pas être très malin pour avoir voté Macron en 2017 car celui-ci avait annoncé clairement son programme qui donnait l’augmentation de la CSG de+ 1.7 et la mise en place l’IFI. Personnellement je n’avais pas attendu le 1/01/2018 pour savoir ce que cela allait me coûter. Alors ceux qui ont voté Macron se retrouvent « Cocus » mais devraient être « Contents ».

  • l’ISF , vous croyez que le type qui payent 4000 euros d’ISF investi dans une entreprise ,

  • On veut faire croire que ce sont les super riches qui payent l’ISF alors que c’est surtout la classe moyenne supérieure: http://bfmbusiness.bfmtv.com/france/ces-menages-aux-revenus-pas-si-eleves-qui-paient-l-isf-1282164.html
    Cela s’explique que les plus riches ont moyen d’y échapper car ils peuvent se payer des avocats fiscalistes.
    L’ISF pénalise surtout les classes moyennes supérieures

    L’ISF ne rapporte pas d’argent cet impôt coûte plus qu’il ne rapporte:
    http://www.boursorama.com/monbourso/redaction-participative/l-isf-co-te-de-l-argent-a-l-etat-946
    http://www.atlantico.fr/decryptage/impot-coute-plus-economiquement-qu-ne-rapporte-gouvernement-jean-yves-mercier-460381.html
    http://www.leparisien.fr/economie/en-realite-il-nous-coute-15-milliards-d-euros-27-10-2016-6256770.php

    « Combien l’Etat perd en recettes fiscales évaporées à cause de l’effet repoussoir du seul ISF ? »
    Entre 15-20 milliards d’Euros/an. Ceci incluant les impôts directs non perçus et tous les impôts indirects (taxes diverses, TVA…etc) mais sans compter les impôts et cotisations qui auraient pu être perçus en France par les emplois crées par ces « riches ».
    https://www.capital.fr/polemik/pour-ou-contre-l-isf-1225661

    Prenons un pays comme la Suède qui est un modèle pour la gauche. Le gouvernement de centre droit a supprimé l’ISF en 2007. Aujourd’hui, personne (y compris à gauche) ne regrette cette suppression. Cette suppression a augmenté les recettes fiscales. L’ISF est désolé un impôt démagogue qui coûte plus qu’il ne rapporte. On se demande pourquoi aussi peu de pays ont un tel impôt.

    Supprimer l’ISF… pour faire payer les riches (en France !): https://www.institutmontaigne.org/publications/supprimer-lisf-pour-faire-payer-les-riches-en-france

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