Gilets jaunes : violence, la fin du tabou

Le mouvement des Gilets jaunes a accepté et compris que la violence peut être éventuellement le prix à payer pour exister et exercer une forte pression sur le pouvoir.

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Mouvement des gilets jaunes, Belfort, 01 Dec 2018 By: Thomas Bresson - CC BY 2.0

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Gilets jaunes : violence, la fin du tabou

Publié le 1 janvier 2019
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Par Michel Wieviorka1.

Un article de The Conversation

Jusque dans les années 70, la violence politique ou sociale pouvait avoir une certaine légitimité. Les références à 1789 et plus largement à l’histoire des grandes colères sociales et des révolutions trouvaient un assez large écho, y compris dans la vie intellectuelle. Et les combats liés à la décolonisation suscitaient eux aussi une appréciation souvent favorable au recours à la violence.

Mais le monde a changé.

« On a raison de se révolter »

Pour l’Occident, la violence révolutionnaire a été associée à l’islam, avec les expériences de l’Iran de Khomeiny ou de l’Algérie du FIS – ce qui lui a aliéné les sympathies antérieures. L’islamisme est devenu une figure majeure du mal, même si le djihadisme n’a pas le monopole du terrorisme.

Le communisme s’est décomposé, et avec lui les images positives de la Révolution russe, qui elle-même s’était réclamée de la Révolution française. François Furet a pu décréter : « la Révolution (française) est terminée ». La décolonisation s’est presque achevée, et la violence émancipatrice qui pouvait l’accompagner a perdu l’essentiel de son sens.

Le terrorisme global, d’un côté, et d’un autre côté l’essor du crime organisé à l’échelle internationale ont marqué la fin de cette époque où il était possible de conférer une légitimité au recours à la violence. Celle-ci devenait métapolitique – le terrorisme – ou infra-politique – le crime organisé – : son sens politique se perdait.

Les dernières grandes figures intellectuelles ayant plus ou moins justifié une certaine violence ne sont plus mises en avant, en tous cas pour ce qu’elles pouvaient en avoir laissé entendre de positif.

Quand Bernard-Henri Lévy, tout à son inquiétude suscitée par l’irruption des Gilets jaunes sur la scène publique, s’appuie sur Sartre pour les critiquer (dans une allocution prononcée en clôture de la Convention du CRIF le 18 novembre 2018), c’est à propos de ce que le grand philosophe, s’intéressant aux Sans-culottes, appelait le passage du « groupe sériel » au « groupe en fusion ». Ce n’est assurément pas pour rappeler le Sartre pour qui « on a raison de se révolter », exprimant une certaine sympathie pour les commerçants en colère emmenés par le CID-Unati de Gérard Nicoud, assurant la direction de La Cause du peuple, ou ayant écrit quelques années auparavant une désormais fameuse préface pour Les damnés de la terre de Franz Fanon.

Si Michel Foucault, aujourd’hui encore, demeure un penseur majeur, ce n’est certainement pas en référence au soutien qu’il a pu apporter à Klaus Croissant, avocat de la Fraction armée Rouge détenu en France que l’Allemagne avait de bonnes raisons de vouloir extrader.

Une période historique s’achève

Pendant une quarantaine d’années, la violence est devenue un tabou, le mal absolu, dénoncé et rejeté, y compris dans des milieux qui avaient auparavant fait preuve de compréhension, voire d’empathie à son égard. Avec une exception notable : celle du Che, icône christique dont l’image positive demeure forte.

Une période historique s’achève, où la violence a ainsi été refusée massivement. Nous entrons dans une nouvelle ère, que le mouvement des Gilets jaunes rend particulièrement visible. La violence, comme la lance d’Achille, peut cicatriser les blessures qu’elle a faites. Deux logiques ici sont en jeu, pour contester à nouveau à l’État son « monopole de la violence physique légitime », selon la formule célèbre de Max Weber tirée d’une conférence sur « le métier et la vocation d’homme politique » – Weber qui en fait a très peu écrit sur la question, et dont le propos vient s’inscrire ici dans une tradition philosophique inaugurée, d’une certaine façon, avec Thomas Hobbes expliquant comment l’État permet d’éviter que l’homme soit un loup pour l’homme.

La déstructuration des systèmes de partis classiques

La première logique, directement politique, procède de la déstructuration des systèmes de partis classiques. Elle s’ébauche aux deux pointes extrêmes du spectre politique, au-delà des forces populistes qui sont elles-mêmes à la hausse. Qu’il s’agisse des ultras du type Black Bloc, à l’extrême-gauche, ou de l’extrême-droite, le mode de pensée – qui n’est pas homogène au sein de ces ensembles – n’est évidemment pas neuf.

Ce qui l’est est leur présence significative dans l’espace public, grâce à la combinaison de l’action violente sur le terrain, et de l’usage d’internet et des réseaux sociaux. C’est ainsi que la presse a parlé de 1 200 Black Blocs venus participer à leur façon à la manifestation du 1er mai 2018 – un chiffre impressionnant.

Le discours de dirigeants de La France insoumise, sans faire l’apologie de la violence, a consisté ces derniers temps à encourager les Gilets jaunes à manifester à Paris ou dans les grandes villes alors même que la violence rôdait, et a recouru parfois à une imagerie révolutionnaire ou insurrectionnelle. Ce qui, là aussi, ouvre la voie d’un retour sinon justifié, du moins compréhensible de la violence dans le répertoire de l’action politique.

Jean‑Luc Mélenchon en a donné de belles illustrations en parlant d’« insoumission générale », d’« insurrection citoyenne » et d’entrée dans « la grande scène de l’histoire de France », une histoire qui n’est évidemment pas pour lui un long fleuve tranquille. De ce point de vue, Marine Le Pen s’est montrée plus mesurée, et peut-être plus fine politique.

La violence comme prix à payer

La deuxième logique qui met fin à l’absence totale de légitimité de la violence tient à la façon dont les Gilets jaunes ont saturé ces dernières semaines l’espace politique et médiatique. Si l’on doit distinguer, dans les affrontements des actes 3, 4, et 5 de leur mouvement, à Paris et dans quelques villes, entre premièrement casseurs et pilleurs, deuxièmement activistes ultras, et troisièmement Gilets jaunes devenant enragés sur place (ou étant venus manifester avec déjà l’idée d’éventuellement en découdre avec les forces de l’ordre), on doit surtout s’interroger sur le lien contradictoire car contre-nature qui a existé entre la violence et le mouvement social.

Ce dernier n’est pas violent, il ne prône en aucune façon l’affrontement brutal. Mais il a accepté et compris que la violence peut être éventuellement le prix à payer pour exister et exercer une forte pression sur le pouvoir. Il y a dans cette perspective une fonctionnalité de la violence du point de vue – paradoxal – de ce mouvement qui en même temps ne la recherche et ne la souhaite pas. Une telle fonctionnalité ne peut que donner vie à des modes de pensée nouveaux, ou renouvelés, dans lesquels la violence trouve une certaine légitimité.

Ainsi s’ébauche, politiquement et socialement, la fin d’un tabou. Avec une implication majeure : le discours et la pratique pour prévenir la violence, ou en sortir, perdent aussi une partie de leur légitimité.

Que veulent dire les efforts pour penser le passage de logiques de rupture violente à celles de la paix, du débat, de la négociation, de la « dé-radicalisation » (horrible expression) ou du conflit institutionnalisé quand il s’agit d’acteurs bénéficiant dans l’opinion de compréhension ou de sympathies agissantes ? Quand le désir d’histoire est désir de violence ? Quand les sources sociales, économiques, culturelles, politiques d’une action devenant violente, ou s’accompagnant de violences semblent plus légitimes, aux yeux d’une partie de la société, que la répression et l’exercice du pouvoir, même démocratiquement choisi ?

Michel Wieviorka dirige avec Jean-Pierre Dozon le Panel international sur la sortie de violence (IPEV), un projet de la Plateforme Violence et sortie de la violence (FMSH). La Carnegie Corporation of New York en est le principal soutien.

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

  1. Sociologue, Président de la FMSH, Fondation Maison des Sciences de l’Homme (FMSH) – USPC
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  • « contester à nouveau à l’État son « monopole de la violence physique légitime »  »
    L’état à bien ce monopole « statutairement ».

    Cependant il y a ici un mot qui compte plus que les autres:
    LEGITIME.

    Et le péché originel, le drame de la macronie, est d’avoir comme légitimité que 18% des inscrits. Si les élections ont bien été (sauf cette « curieuse » affaire Fillon arrivée bien à propos alors que 149 autres députés ont salarié « un jour » leur famille, dont B.Lemaire d’ailleurs…) faites dans le cadre constitutionnel « normal » elles ont consacré, grâce à la constitution de la 5ème République, de manière non représentative, l’extrême supériorité politique de la macronie.

    Celle-ci a obtenu ainsi une majorité écrasante à l’assemblée.
    Et surtout « macron et consorts » ont crus qu’ils avaient désormais un « blanc-seing » de cinq ans pendant lesquels tout leur serait permis sans contestation possible.

    Ce « hiatus » entre la représentation politique et la cartographie politique de la France avec un horizon d’alternance de 3 ans incompatible avec un sentiment diffus « d’urgence » en raison du fait que la France s’enfonce inexorablement suite à 40 ans de laxisme budgétaire, judiciaire, sociétal…alors même que le monde apparait plus qu’instable: islamisme, ré-armements divers, « guerre » commerciale, « pression écologique » …
    ce hiatus donc, faute d’avoir une possibilité démocratique d’infléchir le destin de la nation dans un délai court, pousse à des actions non conventionnelles de type « révolutionnaire ». (C’est cette notion d’urgence qui explique l’émergence du RIC dans les revendications)

    Or la foule des incompris, des « soumis », de ceux qui souffrent, qui se lèvent tôt pour aller faire un travail à des dizaines de kilomètres de chez eux pour un salaire dont la partie non contrainte (lire une fois le logement, le chauffage etc…payés) s’amenuise quand il n’est déjà pas pensé le 20 de chaque mois, cette foule s’est levée pour crier son opposition au système que l’on lui impose. Les 80 km/h imposées alors que 75 à 80% des Français étaient contre ont certainement été le détonateur.

    La macronie , quand elle ne les raille voire les insulte pas, bafoue « les Français » en permanence : 75% des Français sont contre l’immigration (cela dépasse largement la communauté des « lépreux ») …qu’à cela tienne : on signe puis ratifie le pacte de Marrakech.
    A gouverner de cette façon contre son peuple on ne peut que provoquer la révolte.

    On ne contrôle pas une explosion de cet ordre (personne d’ailleurs).

    D’autant que la macronie continue, non pas de réformer « drastiquement » le « système » avec un gouvernement de 15 à 16 ministres, « écrémage' » de toutes les dépenses non régaliennes de l’état (il serait difficile d’en faire la liste : 1245 agences d’état, CESE et comités Théodules… Doublons voir triplets administratifs etc…) mais est juste intervenu à l’extrême marge pour égratigner un code du travail de plus de 3.000 pages, et nous déclarer en terme de crédo que « l’URSSAF était notre amie  » (!!!) etc… (c’est une image mais c’est bien représentatif de ce que l’on a vécu ces 18 derniers mois)

    Toute cela débouche sur des manifestations « incontrôlées », tant la diversité des mécontentements est immense, dans lesquelles les « black-block » altermondialistes et anarchistes se fondent. La violence nécessaire hélas à se faire entendre (15 jours de blocages de gilets jaunes n’ayant nullement réveillé le premier ministre) a donc surgit brutalement…

    La boite de Pandore est ouverte et nul ne sait comment cela se terminera…

    • si on sait , par la ruine du pays

    • « Les élections ont bien été faites dans le cadre constitutionnel normal » vous avez tout dit, alors qu’on arrête de nous rabâcher la soi-disant absence de légitimité de Macron. Il a été élu selon nos règles en vigueur ? Oui. Circulez. Ceux qui remettent ceci en cause sont justement les anti-démocratiques.
      Et d’ailleurs, que ceux qui parlent ainsi réfléchissent au fait que si Fillon n’avait pas été éliminé par une basse manœuvre politicienne, c’est lui qui aurait été élu, et la situation serait encore plus dure pour certains gj (ceux qui profitent de notre bel état-providence qui nous coûte un pognon de dingue), alors que pour les autres (ceux qui bossent et sont surchargés de taxes) elle serait meilleure, car lui aurait mis un coup de rabot dans ce qui nous coûte le plus : la fonction publique pléthorique et l’état qui se mêle de tout. Et nous aurions de la même manière des milliers de fonctionnaires dans la rue, blocages etc… mais je suppose que Fillon tiendrait bon car cette réforme est absolument nécessaire.
      Rappelons que le blocage de la circulation n’est même pas un délit mais un crime. Qu’il aurait donc juste fallu que notre gouvernement ait le courage de faire arrêter les premiers bloqueurs pour que le mouvement ne dégénère pas dans cette violence scandaleuse. Là est son tort. Parce que, quoi qu’un gouvernement fasse, il ne pourra jamais contenter tout le monde, il y a trop à faire en France du fait de nos 40 ans de gauche-socialo-bobo-droits-de-l’hommiste , il y aura toujours des mécontents qui iront bloquer quelque chose pour exprimer leur colère.
      Le premier tort est d’avoir pris le prétexte de l’écologie pour cette énième taxe, mais bon jusqu’à présent, on fait tout gober au peuple tant que c’est pour « sauver la planète », c’était normal d’essayer encore.
      Le second tort est d’avoir laissé faire les blocages, les opérations escargots et les manifestations non déclarées tout en ne communiquant pas sur leur interdiction, les sanctions encourues (et appliquées).
      Rappelons aussi aux gens qui se réjouissent des mesures obtenues que, même si elles sont insuffisantes, elles coûtent déjà, encore, un pognon de dingue et qu’il y aura donc de nouvelles taxes à venir, puisqu’on ne s’attaque toujours pas à ce qui coûte le plus au pays.
      Souhaitons que la fermeté affichée pour 2019 permettra de s’y atteler, mais j’en doute…

      • Elu certes, légitime « constitutionnellement » certes…mais pas de fait ! avec 80% des inscrits qui ne le voulaient pas comme président.
        Et c’est bien cela qui compte en pratique.

        Seul 1 Français sur 5 le soutien.

        Une grande partie était prête à lui donner sa chance (dont moi).
        J’attendais une rigueur budgétaire basée sur la diminution des dépenses non régaliennes de l’état.

        Je me suis penché sur le passé: Les gouvernements de De Gaulle comptaient 15 à 16 ministres.
        Ma désillusion est donc apparue dès la proclamation du gouvernement: 30 ministres !
        J’ai donc pris acte que la réduction des dépenses n’était pas à l’ordre du jour…et ce fut le cas.

        Je crois que les Français auraient été prêts à le suivre en majorité (plus de 50% des INSCRITS) s’il avait commencé par balayer devant sa propre porte c’est à dire au niveau de l’état et de ses satellites (à titre d’exemple et d’exemplarité : 1245 « agences » gouvernementales, comités et commissions Théodules etc…).

        Au lieu de cela , aucun changement de fond, que du superficiel, et budget 2018 en déficit de 86 milliards
        (et on continue de distribuer : 10,45 milliards d’euros dépensés en 2018 pour les aides aux pays étrangers par exemple. Si l’on était « riches » cela pourrait s’entendre mais…)

        L’échec est patent. Le quinquennat est foutu. Macron totalement grillé.
        Il a su apporter le chaos sans que le pays progresse…
        Et le pire est à venir.

        • J’ai donc pris acte que la réduction des dépenses n’était pas à l’ordre du jour…et ce fut le cas.

          Qui a conseillé à Hollande d’augmenter les prélèvements de 100 milliards entre 2012 et 2017 ?

        • « avec 80% des inscrits qui ne le voulaient pas comme président. »

          Vous n’en savez rien et nous n’avons aucune idée de combien n’en « voulaient pas », le mode de scrutin ne permettant pas de le savoir.
          Tout ce qu’on sait c’est que 24% des suffrages non blancs ne le mettaient pas en premier des onze candidats.

          Je suis sûr que vous êtes capable de faire la différence avec votre affirmation.

  • Le gouvernement a aussi fait le choix de la violence.
    La chasse au Gilet Jaune est autorisée et le tir de flash-ball en pleine tête devient la norme.
    On peut être inquiet des dégâts causées par certaines grenades et de leur utilisation.
    La situation est telle qu’Amnesty International a signalé cette dérive en un rapport que la presse a enfoui avec le plus grand soin.
    Faible avec les forts et forts avec les faibles, gouvernement qui mutile les braves gens.

    • dégâts causés et fort sans s avec les faibles, désolé.

    • Oui. La violence a été, dans une certaine mesure, organisée, mise en scène, et très largement instrumentalisée par les détenteurs du monopole légal. Mais il semblerait que les gens aujourd’hui soient moins facilement effrayés; ou plus résistants à la violence.
      Curieusement on n’a guère vu la même détermination à utiliser la violence contre les ubermensch légaux habituels.

    • moui , les braves gens .. faut voir

      • il ne faudrait pas pousser! les gentils GJ qui mettent le feu à des péages, accompagnés des casseurs qui en profitent ne sont bien sur responsables d’aucune blessures. Ce sont les CRS, c’est gros méchants qui sont toujours des gros vilain en plus!!!
        Aux vue de « l’ambiance » , je trouve que nos forces de l’ordre ne s’en sont pas si mal sortie que cela! Qu’il y est pas plus de blessé grave (et un blessé est toujours un de trop)avec la « tailles/nombre d’échauffourées me semble déjà pas si mal…(avec en Plus ces cons de terroristes débiles…)
        Dans les sacs fouillés, en plus des tenues de combats, les boulles de pétanques étaient surement pour ce faire une petite triplette à la pause !!!!
        Le jeune qui allume une flaque de carburant au briquet a coté de la voiture dont il coule, avait il réellement fait attention au fait que c’était du gasoil et non de l’essence….? (l’un explose l’autre pas à cette température)( images passée plusieurs fois aux infos de 20h).
        Donc : Si les manifestants ne sont pas « de mon avis  » (avis nombreux et variés mais tempi…) il faut que les forces de l’ordres interviennent fermement et de façon efficace pour le respect des libertés de chacun ,mais, si les manifestants sont de mon avis, les force de l’ordre sont des méchants en voulant m’empêcher de tout casser/ »emmerder » un max les autres, et devraient nous foutre la paix!
        Pour une rare foi : Surtout bravo aux force de l’ordre qui sont aux front pour ne pas plus souvent péter un câble ( ben oui parait que l’erreur est humaine et là il faut qu’ils soient vraiment entrainés pour ne pas bouger/répondre à certains moments…!)!
        UN MINIMUM D’OBJECTIVITE !

        • D’accord avec vous yann, face à ces hordes de casseurs d’une violence inouïe, les forces de l’ordre sont exemplaires.

    • La chasse au gj est autorisée, hélas pas sur les ronds-points où on laisse des automobilistes, victimes d’une atteinte à leur liberté, péter un câble et eux, les faibles pourtant, sont poursuivis avec des chefs d’inculpation extrêmement graves.

  • La violence économique risque de laisser beaucoup plus de traces. Elle coûte un pognon de dingue à l’Etat.
    – les forces de l’ordre qui ne travaillent quand même pas gratuitement et qui réclament primes et augmentations.
    – le coût des morts et des blessés (assurances)
    – le coût des destructions (assurances)
    – le coût en terme de consommation perdue (définitive ou différée)
    – le coût des premières mesures gouvernementales (10 Mds ?)
    Si le phénomène des gilets jaunes devait repartir en 2019, il y aura bien un moment de blocage. Des pertes trop importantes auraient raison du système, l’Etat ne pourrait pas faire payer ces pertes à ceux qui manifestent justement pour payer moins.

  •  » En situation d’anarchie, de despotisme ou de mauvais gouvernement, ce sont la violence, l’intransigeance ou la sauvagerie, et non l’intellect, qui l’emportent le plus facilement.  »

    Charles Darwin

  • Lorsque les forces de l’ordre et la justice sont utilisées par un pouvoir corrompu pour servir ses intérêts particuliers, les citoyens finissent par utiliser la violence et la considèrer comme devenue légitime pour restaurer la démocratie.

  • La violence est la réponse à une maltraitance subie par un individu ou un groupe social.
    C’est donc l’oppresseur qui déclenche la violence qui se retourne contre lui. Il n’y a pas de quoi s’en étonner ni en faire un débat moral. L’arrêt de la violence dépend par conséquent du dominant qui veut imposer sa raison du plus fort qui n’est pas toujours la meilleure. « Le sage à toujours tort » Je ne connais pas l’auteur de cette citation qui me paraît être une bonne solution aux règlements de conflits. Il faut savoir avoir tort.

    • C’est ça : la meute a toujours raison.

    • non , force reste a la loi..
      si la loi n’est pas bonne changeons la loi

    • D’accord avec vous Gérad 27, ce sont donc bien les gilets jaunes bloqueurs qui sont responsables des violences qu’ils reçoivent en réponse de la part de conducteurs excédés. Mais dans ce sens-là vous n’êtes peut-être plus d’accord avec votre propre phrase : « c’est donc l’oppresseur qui déclenche la violence qui se retourne contre lui ».

  • Il y a un aspect de la violence protestataire qui n’est pas évoqué ici alors que c’est une tradition française, notamment syndicale. C’est la prise d’otages aléatoires qui procède de cette logique de violence inverse: honte à vous gouvernants insensibles qui, refusant de céder à nos justes revendications, causez l’intolérable malheur de ces pauvres innocents que nous sommes obligés de malmener pour nous faire entendre!
    En France, ça marche à tous les coups surtout depuis que l’exécutif a renoncé à entretenir la force publique. Dans ces cas-là le pouvoir a juste de quoi protéger ses fesses et rien de plus.

    • C’est à un renversement de valeurs qu’on assiste ici.
      Lorsque les manifestations étaient civilisées, notamment le 17 novembre, et sans oublier le nombre très important de signataires de la pétition de départ, le pouvoir en place a tout simplement ignoré les demandes et l’existence même du mouvement.
      Mais dès que des actes de violence sont apparus (et sur ce point il y aurait des précisions à faire), le pouvoir a reculé presque de suite.
      Si on ajoute à ça le deux poids – deux mesures attesté de manière quasi-systématique par les décisions de justice suivant les origines du coupable (élites, banlieues ou population « normale »), on a plus trop envie de parler d’Etat de droit ou de violence légitime (à propos, la vidéo des motards agressés sur les Champs, qui a tourné en boucle, n’est pas complète, et le départ change complètement la perspective), ou d’autres concepts abstraits.

      • Dès le premier jour, certains clowns jaunes (pas tous) ont interdit de circuler par la force. Il eût été légitime de faire intervenir la force publique (que nous payons cher) pour libérer le passage et coffrer les contrevenants. Cela n’a pas été fait et le signal de cette démission était clair: nous allons céder à l’intimidation. On connaît la suite.
        Parfait exemple de cette spécificité française de la violence inverse que je dénonce plus haut et qui nous coûte si cher.

        • Je peux vous partager mon expérience de ce premier jour, un peu de l’intérieur. Ce que vous dites est vrai, mais seulement en partie. Dans le sens où, à l’instar de ceux qui ont dévalisé la boutique sous l’Arc de Triomphe, n’importe qui peut mettre un gilet jaune.
          Dans mon coin, une opération escargot sur l’autoroute était prévue, bien relayée par la face de bouc. Dans le rond point juste avant l’entrée sur l’autoroute, des équipages de gendarmerie faisaient un filtre et pratiquement ne laissaient passer que ceux qui arboraient un gilet jaune. Par la suite, on a constaté que les précédentes entrées sur l’autoroute avaient été bloquées et la sortie rendue obligatoire, car il n’y avait strictement aucun véhicule autre que ceux des participants à la manifestation.
          Par la suite, quelques heures plus tard, j’ai pu constater que, malgré la fin de la manifestation et la dispersion des GJ, les équipages de gendarmerie étaient toujours sur place et bloquaient plusieurs accès, à la fois à l’autoroute et à la ville.
          Donc, première observation, chez moi les GJ ralentissaient le trafic, tandis que les gendarmes le bloquaient.
          Plus tard dans la soirée, près de l’entrée d’un village, environ quatre ivrognes en gilets jaunes avaient amassé quelques palettes de bois sur un rond-point, pour allumer un feu, et avaient bloqué la sortie du rond point vers le village. Malgré les faibles effectifs, pas la moindre trace de police ou de gendarmerie pour rétablir le trafic.
          Depuis le tout début, la politique du gouvernement a été de pourrir la situation et d’en rendre responsables les GJ, sans que cela soit vraiment le cas.
          Et on ne parle même pas de la manière dont tout ça a été relayé par les médias « traditionnels ».
          Même si le jeune enquêteur affirme sa sympathie pour LFI et il a certaines analyses un peu limite, je vous conseille d’écouter l’interview de Juan Branco posté par Integrity plus haut, c’est assez révélateur.

          • Merci pour votre témoignage.
            Si votre impression est correcte l’insuffisance du gouvernement a été encore pire (provocation) que je ne le pensais (passivité).

            L’idéal eût été l’explication rationnelle que leurs problèmes de fins de mois résultaient du fameux effet Laffer et qu’il fallait diminuer les taux confiscatoires et les dépenses pour rétablir une situation supportable par tous, mais je vois mal le GJ moyen comprendre un argument qui semble déjà dépasser les capacités de l’énarque moyen.

        • Moi je revois ce médecin, bloqué dans les 1ers jours effectivement, expliquer au gj qu’il va visiter des malades et demander combien de temps,le blocage va durer, et le gars lui répondre, goguenard : je ne sais pas… des heures certainement. Le gars s’amusait de la situation.
          Je re entends aussi le témoignage de ces automobilistes bloqués toute une nuit sur l’A8, avec enfants..
          Scandaleux, il n’y a pas d’autres mots. Lorsque des quidams se prennent pour des justiciers, pour des cow-boys qui vont « rétablir la démocratie », le pire est à craindre et ça ne loupe jamais.
          Ma sympathie va aux automobilistes qui se sont révoltés et qui se retrouvent devant les juges avec des chefs d’inculpations scandaleux.
          Là, aucun gj pour reconnaître que la violence de ces automobilistes a été provoquée par celle de leurs bloqueurs. On est tellement habitué en France à ces situations que ceux qui les utilisent s’imaginent que tout le monde est toujours derrière eux !

          • Vous avez bien intégré la propagande médiatique donc. Sans ignorer non plus qu’il est tout à fait possible d’avoir eu ici ou là à faire à des manifestants « professionnels », style CGT.
            Je vous laisse lire mon témoignage ci-dessus, je n’ai strictement aucune raison d’affabuler. Je peux même ajouter que je n’ai rien constaté de plus agressif de la part des GJ dans mon secteur depuis.
            Lorsqu’il y a mort d’homme, vous trouvez que les chefs d’inculpation sont « scandaleux »? Eh ben… je ne sais pas ce qu’il vous faudrait alors.
            Par ailleurs, justement, vous voyez, mais vous ne voulez pas comprendre. L’Etat nous a tous habitué à un respect très relatif des libertés individuelles. Si ce sont des syndicats, ou des gens du voyage, ou des émeutiers des banlieues, qui entravent nos libertés, personne n’a rien à dire, tout est normal, circulez, y’a rien à voir. Et vous voulez que ceux qui sont, depuis bien trop longtemps, les victimes systématiques de ces comportements inacceptables, ne comprennent pas qu’en fait tout le monde a le droit d’avoir ce genre de comportement, eux y compris.
            Nous vivons dans le pays du deux poids – deux mesures, où certains sont plus égaux que les autres. C’est le seul constat acceptable, et ce à tous les niveaux, du pouvoir jusqu’au dernier citoyen.

        • C’est inadmissible d’avoir laissé faire, je suis d’accord.

    • c’est l’administration qui gouverne donc quand la violence syndicale permet de spolier le peuple pour enrichir l’administration là
      pas de probleme

  • La consigne générale des forces fe police et de gendarmerie etait : » laissez les manifestants occuper les rond-point a l’extérieur des villes pour eviter qu’ils rentrent dans les centre-villes. » . La hantise c’était le blocage des prefectures . Il fallait éviter cela a tout prix . Et ca a marché. A part au puy aucune prefecture n’a ete bloquée par les GJ.

  • Je suis d’accord avec le slogan des Gilets jaunes « Vous vous occupez de la fin du monde et nous de la fin du mois. »

    La surtaxation générale permettant de dire que l’inflation était nulle et que le SMIC ne devait pas augmenter montrait à l’évidence que LAREM n’a aucun ancrage dans le réel. La réalité est que toutes les taxes « dites vertes » rentrent dans le budget de l’Etat et des milliardaires des EnR éoliennes et photovoltaïque pour un résultat contraires à l’objectif recherché. Les gens n’ont pas fait l’ENA mais ils savent compter et ont du bon sens. Ils voient bien que l’on ne peut plus vivre avec le SMIC. En outre, Macron les méprise et ne leur accorde aucune considération. Je ne parle pas d’empathie, il ne doit pas savoir ce que signifie ce mot. LAREM comme le dit Legendre est trop intelligent et trop subtil!!!!

    Je suis parfaitement d’accord avec leur mécontentement et soutient leur mouvement. Mais la violence doit être exclue sinon, ils perdront la sympathie qu’ils ont su inspirer aux Français. Là où l’on voit que ce n’est pas un mouvement structuré est qu’en appelant à manifester en masse à Paris et dans les grandes villes bobos, comme Bordeaux, ils servent de cheval de Troie à tous les casseurs professionnels venant de Greenpeace, des black-block et causent beaucoup de tort à leur image parce que les victimes de ces violences sont souvent des gens comme eux qui travaillent dans le commerce avec beaucoup de précarité ou bien des forces de l’ordre exténuées et qui sont, comme eux, dans une forme de dénuement. La violence est le piège des gilets jaunes et je ne partage pas le point de vue de Wievorka

    • Le smic n’a pas à être augmenté, il est déjà l’un des plus élevés au monde. Je parle du smic brut. Ce sont les chages sociales qui doivent réduire, elles sont les plus élevées au monde, mais pour baisser les charges sur les salaires, il faut revoir tout notre système en profondeur et là, vous allez avoir tous les fonctionnaires dans la rue, et c’est reparti pour les blocages, violences, reculades.
      CPEF

      • Je précise : car si les gens touchent leur smic brut et ensuite s’assurent dans le privé, alors leur net sera bien plus élevé que ce qu’il est actuellement avec notre beau système-que-personne-au-monde-ne-copie.

    • Car augmentation du smic = augmentation du coût de fabrication = augmentation du prix payé par le consommateur = cercle vicieux.

  • Durru, je me fiche de la propagande médiatique, je réfléchis aux actes dans les détails : la conductrice qui a tué le 1ère manifestante gilet jaune, en Savoie, est poursuivie pour « violence volontaire ». On voit sur les images de la video-surveillance que la manifestante veut la bloquer sur place tandis que des manifestants secouent sa voiture et tapent dessus, on voit la conductrice paniquer et démarrer. Qui est responsable de la mort de cette femme ? La conductrice qui tient le volant bien sûr ? La horde de manifestants qui ont fait manquer cette femme en se fichant totalement des conséquences ? La manifestante qui se met volontairement devant ? C’est facile de juger depuis son fauteuil, c’est autre chose de vivre une telle scène. Mais c’est sûr, en France, un mort n’est jamais responsable de ses actes, même les voleurs peuvent attaquer leur victime en justice si elle ose se défendre et les blesse ! Mais détrompez-vous, je condamne tout autant les gitans qui bloquent une autoroute en brûlant des pneus pour obtenir la libération d’un des leurs, les CGT qui bloque les transports en commun, les chômeurs qui envahissent une voie de chemin de fer, bloquant un train en plein soleil près de Marseille pour obtenir une prime de Noël, et tout autant les émeutiers de banlieue qui brûlent les voitures de leurs voisins ! Je trouve scandaleux qu’en haut lieu on laisse de telles situations se produire avec le risque de dégénérer.

  • Durru suite : Mais pourquoi laisse-t-on faire ? Parce qu’il n’y a qu’en France que le coupable devient une victime ! Que des marches blanches sont organisées pour des voyous ! Que les personnes qui se défendent se retrouvent en justice en position d’accusés ! Si ce retournement n’était pas devenu une habitude, alors les agresseurs se méfieraient des possibles réactions de leurs victimes, un groupe de gj ne secouerait pas une voiture et surtout, une manifestante ne prendrait pas position devant une voiture dont la conductrice paniquée enclenche la marche avant. Effectivement, nous vivons dans le pays du 2 poids 2 mesures et du responsable jamais coupable car se défendre est condamnable, encore une exception française.

    • Je suis d’accord avec vous RaphSud, j’aurais très mal réagi qu’une bande de nolife me bloque. Voyez-vous, j’estime mon temps précieux. Cette conductrice emmeneait son enfant chez le medecin, je me mets totalement à sa place. Je ne soutiens pas les gilets jaunes du tout, que ce soit des authentiques ou des infiltrés du gouvernement ou qui vous voulez.
      Je ne suis pour rien dans leur pb de fin de mois.

    • @RaphS§ud
      Bonjour et bonne année
      « un groupe de gj ne secouerait pas une voiture et surtout, une manifestante ne prendrait pas position devant une voiture dont la conductrice paniquée enclenche la marche avant. »
      Dans ce cas nous avons aussi autre de chose de bien visible : l’endormissement cérébral. Il faut être cérébralement endormi pour se mettre devant un tas de ferraile de plus d’une tonne, en pensant que cela suffira pour le stopper. La manifestante a présumé sa présence empêcherait la conductrice de paniquer et de garder son bon sens. Erreur qui lui a été fatale.
      Du côté de la conductrice, penser que des gens mécontents la laisseraient passer était aussi une erreur. Elle a perdu son sang-froid et son bon sens. En enclenchant la première, elle cru que la manifestante (qui croyait pouvoir stopper le véhicule de sa seule présence) se pousserait. Des deux côtés du pare-brise, il y a eu des erreurs de raisonnement, qui ont été fatales et dramatiques.
      Cela c’est parce qu’on nous surine avec le fait que « route », la « vitesse » tuent, et non ceux qui conduisent. Et qu’on ne nous dit pas que l’on peut mourir d’une erreur de jugement. De plus, l’appréhension du danger, la notion même de danger, est faussée, et certaines personnes, ne s’aperçoivent qu’elles sont en danger ou qu’elles se mettent en danger.
      J’ajoute que la « pensée unique » ne permet pas de réfléchir alternativement.

    • Ce qui est absolument étonnant pour moi c’est que vous avez eu besoin de l’apparition du phénomène GJ et du changement inattendu de l’identité de l’agresseur pour vous rendre compte que la situation est celle-ci depuis belle lurette.
      Ce que j’essaie de vous dire ce n’est pas un jugement de valeur ou un avis personnel, mais bel et bien un constat. Lorsque l’Etat n’est plus (en tout cas, pas un Etat de droit), tout devient possible, surtout le pire. Nous y sommes et s’insurger contre une évidence me semble totalement inutile.
      Le « mur des cons » date depuis un moment, les décisions de « justice » complètement farfelues qui ont touché toutes sortes de criminels multi-récidivistes aussi, l’intransigeance de la même « justice » envers ceux qui ont essayé de se protéger eux-mêmes (bijoutier de Nice, buraliste du Tarn, etc, etc) itou.
      Je ne vous rappelle même plus les violences récurrentes des black blocs, par exemple.
      Ce qui vous choque aujourd’hui c’est exactement la même chose qui a paralysé le gouvernement depuis le début : l’incapacité à comprendre qu’il y a des limites à tout et que, une fois ces limites franchies, eh ben… il n’y a plus de limites.

  • Balthazar, je suis d’accord avec vous sur les ratages de début de mandat de Macron, quoique la loi travail et la réforme de la SNCF ont de bons côtés. Mais trop de ministres effectivement et il aurait dû commencer par la dissolution des comités Theodule. Ce qui aurait dû primer est même la réforme de l’Etat : réduction du périmètre d’action et du nombre des fonction. Mais si on suit le raisonnement du nombre d’inscrits, alors PERSONNE n’est légitime et encore moins ceux qui s’y croient le plus et se permettent de donner des leçons (Mélenchon et les écolos – quels résultats réels selon ce calcul ?)

    • Pitié, pas ça, pas la « réforme de la SNCF »… A part avoir dépensé quelques dizaines de milliards d’euros d’argent public pour rien, c’est quoi sa « réforme » ?
      Cela ne vous aura quand même pas échappé que la SNCF a donné une prime de fin d’année aux cheminots. Encore une fois de nos poches. Et après la « réforme ».
      Concernant la légitimité, le problème est avant tout celui du système. Et bien sûr que ce ne sont pas des clowns comme Mélenchon ou les écolos qui ont le droit de la revendiquer. Mais personne n’a obligé Macron à s’auto-proclamer Jupiter ou maître des horloges. Personne ne l’avait mis là pour ça, même…

    • On peut admettre que l’élu ne rassemble pas 50% des inscrits et c’est dans ce cas que la légitimation par le Référendum a de l’intérêt concernant toutes les grandes décisions.
      Si l’élu est capable de faire passer ses réformes ainsi cela remplace le déficit de l’élection.

  • Balthazar Je ne trouve cette information sur aucun site, vous avez lu cela où ? De toute façon, là n’est pas la question. Que le médecin consulte ou pas, la conductrice a accéléré parce qu’elle a paniqué, pas parce qu’elle avait peur d’être en retard. En revanche, bloquer une route est interdit, et si c’était une manifestation, elle n’était pas déclarée. Et cette conductrice a désormais sa vie gâchée, son enfant se souviendra longtemps de cet épisode, à cause de personnes qui ont décidé d’exercer un petit pouvoir sur d’autres qui sont… leurs semblables !

    • 1. La route n’était pas vraiment « bloquée », il y avait une file de dégagement pour les urgences (raconté par des témoins au JT à l’époque, si vous voulez les sources).
      2. Elle a pris le rond-point à contre-sens, d’où les GJ qui tapaient sur sa voiture (source, idem).
      3. C’est quand même hallucinant de donner plus d’importance à une vie « gâchée » qu’à une vie complètement arrêtée…

    • Je vous rejoins néanmoins : c’est une triste affaire « perdante-perdante »…

      La foule n’est pas homogène et peut se laisser entraîner sans pour autant d’ailleurs avoir la volonté de faire du mal.

      On est dans son véhicule « tranquille », véhicule qui nous coûte souvent « un bras » par ailleurs…et l’on voit que l’on ne domine rien, que ce véhicule payé « un bras » risque d’être abimé, l’imagination peut faire le reste : la menace devient ingérable…
      Un moment de folie et voila.

      Cependant un anti Gilets jaunes c’est fait prendre avec une machette et est sorti de son véhicule en voulant s’en servir.

      Les excès sont partout et c’est pourquoi quand j’ai parlé de révolution dans un post sur la cinquième république j’ai également parlé « d’infamies »…

  • Durru la réforme de la SNCF, c’est la fin du recrutement au « statut » dès 2020, c’est l’ouverture à la concurrence entre 2020 et 2021, c’est la fin du monopole en Île de France. Oui, ça coûte cher là tout de suite, à cause de cette reprise de la dette, mais à terme bien sûr que le citoyen lambda s’y retrouvera.

    • 🙂 🙂 🙂
      Mais vous saviez que vous êtes drôle, vous ? L’ouverture à la concurrence était de toute façon imposée par l’UE, elle avait été retardée autant que possible.
      Pareil pour le « statut », vous croyez sincèrement que celui des fonctionnaires va survivre au-delà de 2020 ?
      Quant à votre « s’y retrouvera », j’espère sincèrement que c’est du second degré. Macron a juste appliqué le proverbe « Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras ». Comme le phénomène GJ essaie (en vain, apparemment) de vous l’expliquer, les caisses sont vides. Ce qui est donné aujourd’hui est bel et bien donné. On ne sait simplement pas de quoi demain sera fait.

  • Je n’ai pas eu besoin des gj pour me rendre compte de cela, il y a belle lurette que ces situations me scandalisent. Vous citez le bijoutier de Nice, il y a eu aussi le cambrioleur je ne sais plus où, les 2 petits cons sur une mini-moto (donc interdite de circulation en ville) qui ont percutés une voiture de police, le « défavorablement connu des services de police » qui roule une roue arrière et est percuté et a droit à sa marche blanche, etc etc des exemples comme ça, il y en a à la pelle. Sans parler des policiers eux-mêmes ! Il y a belle lurette que je sais que la justice est vendue à la bien-pensance socialo-gauchiste et que les journaleux le sont aussi. C’est bien pour ça d’ailleurs que je m’informe sur d’autres site, genre Contrepoints ?

    • Vous ne comprenez toujours pas, rien à faire…
      Je ne cautionne rien, je vous explique tout simplement qu’il s’agit là de comportements humains tout à fait prévisibles. S’en étonner c’est donner un coup d’épée dans l’eau. S’en insurger c’est risible.

  • Balthazar Oui, c’est intéressant comme idée. Encore faut-il que l’élu puisse informer sur ses réformes, et en France, où tout est noyauté par le gauchisme, ça me paraît compliqué. Quand je vois que des pays autour de nous refusent l’augmentation du smic, refusent des congés payés supplémentaires, je me dis que ces pays-là informent très bien leurs citoyens, ce qui n’est absolument pas le cas de la France, voir ce gj qui part en vélo avec ses enfants pour demander l’augmentation de la prime de Noël…

  • STF Bonjour et merci pour vos vœux, je vous adresse les miens ! La nuit dernière encore, un brave gj qui monte sur une bretelle d’accès à l’autoroute pour lancer son feu d’artifice, espace où les piétons sont totalement interdits, pas de trottoir, bref, se fait faucher. Il est certain que le conducteur va se retrouver accusé et condamné. Il y a des endroits où, heureusement, les gj ont eu de la jugeote et on laissé passer les automobilistes furax, c’est arrivé à un ami en région parisienne, gros bosseur s’il en est, et à mon homme, très gros bosseur s’il en est : quand il a invectivé ceux qui avaient mis des palettes sur la route, ils ont bien compris que ça finirait mal et ils les ont retiré pour le laisser passer. C’est quand même la moindre des choses, je ne vois pas de gloire à emmerder ceux qui ont des impératifs ou le refus viscéral de se faire bloquer gratuitement. J’ai perdu ma mère il y a 5 ans, je faisais 1h de route tous les jours pour passer les derniers moments avec elle, si des gj avaient voulu me bloquer, il est absolument certain que j’aurais démarré quand même, ils n’ont pas à dicter aux autres ce qu’ils ont le droit de faire ou pas.

    • @RaphSud
      Bonsoir,
      Cet homme en jaune confirme ce que j’ai écrit en réponse à votre post : la notion de danger est totalement faussée, voire effacée pour certains. La non-conscience du danger disparaît vers 11 ou 12 ans, on passe d’enfant à adolescent. Les ados ont une autre forme d’inconscience, de celle qui permet de se jeter d’une plateforme de rampe de skate, LA rampe, celle de 4 mètres de haut et une verticale d’un mètre. avec une planche à roulettes sous les pieds.
      Concernant votre exemple, lié aux derniers moments de votre mère, je pense que vous auriez évité de passer par des voies fortement susceptibles d’être bloquées, la « pensée unique » n’a pas l’air d’avoir pris sur vous, vous auriez pris une voie alternative (je vous présente mes condoléances).
      Vous bloquer n’aurait pas mis en péril votre vie, il n’y aurait eu nul besoin de recourir à la force de la légitime défense avec une arme (le véhicule).
      Souvenez-vous aussi que durant la première semaine, un conducteur a forcé le passage alors que la police était présente lors d’un point de ralentissement à un rond-point, que ce conducteur a manqué de rouler sur un policier, et que les GJ ont aidé les flics à l’arrêter. Lui aussi était pressé et ne souhaitait pas que les GJ lui dictent quoique ce soit.

  • Kykunn merci, je me sentais un peu seule lol. Au début, je les approuvais, trop c’est trop niveau taxes. Mais depuis l’Arc de Triomphe, c’est fini. Ce que Macron a cédé le 10/12 va coûter cher encore, mais ce n’est encore pas assez ! Comme vous le dites très bien, nous ne sommes pour rien dans leurs problèmes de fin de mois. Il convient aussi de savoir faire les bons choix de vie, et de ne pas rejeter sur les autres ses propres erreurs. J’espère qu’on va tourner cette page et se mettre au travail sur les réformes nécessaires qui permettront, elles, de faire gagner davantage à tout le monde en rapprochant le net salarial du brut (pas clair alors je précise : en finir avec tous ces organismes sociaux (syndicats) qui gèrent à un prix exorbitant toutes les cotisations retenues d’office sur nos salaires et qui seraient bien mieux gérées dans le privé)

    • Vous vous êtes posé une seule seconde la question fondamentale, la seule qui compte : QUI va faire ces réformes ?
      Une AN dont le groupe majoritaire est dirigé par un individu qui considère qu’ils ont été « trop intelligents, trop subtils, trop techniques », mais que leurs décisions jusqu’à présent sont d’une qualité exquise ?
      Des énarques aux postes de commande (Macron, Philippe, Le Maire, etc), qui ne réfléchissent que par le prisme du pouvoir de l’Etat ?
      Quant à l’Arc de Triomphe, il y a des images qui ne trompent pas : tous les tags étaient à connotation extrême-gauche ou banlieues, et les pilleurs de la boutique étaient à visage découvert ! Si c’est ça qui vous a fait changer d’avis, nous avons une preuve vivante que la manipulation du pouvoir et des médias fonctionne encore 😉

  • Tous vos arguments n’enlèveront pas une chose : un groupe de citoyens lambda n’a pas à bloquer les routes, point. Les conséquences de ces blocages sont de leur responsabilité. C’est drôle la force avec laquelle vous défendez ce petit pouvoir que s’octroient quelques milliers de personnes. Je me souviens bien de cette scène, le conducteur qui pète un câble et se retrouve sorti de la voiture par les policiers, sous les applaudissements des gj. Cette scène-là aussi était scandaleuse, elle m’a certainement aussi convaincue du désir de ces gens d’instaurer leur dictature par la force. Vous croyez vraiment à un complot de l’état qui manipule l’opinion ? Le pouvoir veut discréditer les gj, ça, je veux bien le croire, mais ils se discréditent tous seuls même s’ils sont aidés par-ci par-là par les médias. Alors il y avait une voie de dégagement… Accusez directement cette femme de meurtre volontaire. Avec son enfant dans sa voiture. S’il y avait eu une voie de dégagement, elle l’aurait prise non ? Les témoins étant des gj… Vous pensez vraiment que les gens qui se sont retrouvés bloqués sur l’A8 une nuit n’auraient pas pris une autre route ? Qu’ils avaient une voie de dégagement mais ont passé la nuit là parce que c’était fun ? Ce sont bien des gj qui les ont bloqués où c’est un complot pour les discréditer ?

    • Calmez vous svp et relisez mes messages à tête reposée. Vous comprendrez qu’il ne s’agit pas de « défendre », mais d’expliquer.
      Et de corriger aussi, par endroits, vos propos extrêmement agressifs et biaisés.
      Vous croyez vraiment à un complot de l’état qui manipule l’opinion ?
      C’est collector ça, vraiment ! Non, l’Etat n’a aucunement l’intention de manipuler qui que ce soit ! D’ailleurs, la nouvelle loi « fake news » aurait déjà dû être appliquée quelques fois à l’encontre des membres du gouvernement ou de la majorité 🙂

    • @RaphSud
      Bonsoir,
      « un groupe de citoyens lambda n’a pas à bloquer les routes, point.  »
      Quand des citoyens estampillés CGT ou autres bloquent des rafineries, des routes, des autoroutes, des facs, que leurs manifs se terminent par des échaufourées avec les Forces de l’Ordre, et des hélico qui tournent la nuit projo allumé, pensez-vous qu’il s’agisse d’autre chose que de citoyens lambda ? Les « débordements » de ces mouvements sociaux, les feux de joie de la Saint-Sylvestre sont traités comment depuis plus d’un quart de siècle ?

      « Alors il y avait une voie de dégagement… »
      C’est du même ressort qu’être bloqué dans des bouchons estivaux alors que Bison Futé annonçait des bouchons.
      Je ne parlais de voie de dégagement, mais de « voie alternative », à trouver soi-même.
      La plupart des autoroutes boquées l’ont été par les Forces de Police, les GJ pratiquaient le ralentissement aux entrées d’autoroute. Les camioneurs bloquent aussi quand ça les prend et je n’ai pas le souvenir qu’ils soient plus « civilisés » que les GJ.
      Je pense que les réactions tragiques des automobilistes coincés, résultent du fait que ce sont des citoyens lambdas non estampillés qui manifestent, donc moins crédibles que ceux estampillés.
      J’ajoute pour ma part que même la Police n’a pas à bloquer les routes, ni faire de barrages filtrants, sauf sur autorisation spécifique et précise d’un juge.
      Perso, je trouve les bloquages inutiles et nuisibles au mouvement jaune. Je préfère qu’ils décorent les radars pour Noël.

  • Tout à fait Balthazar, il y a de tout dans ces gj, c’est bien pourquoi vouloir en faire une unité et parler d’eux comme d’une entité est ridicule. Je ne pense pas que tous réclament l’augmentation de la prime de Noël, car nombre d’entre eux ont conscience qu’il faudrait alors augmenter une taxe quelconque. Le mouvement de départ était spontané et identifiable, maintenant il reste les « forçats de la faim », ceux qui espèrent le grand soir qui leur donnera la belle vie gratis sur le dos des « riches », oubliant qu’on n’est plus au temps de Germinal. Que ceux qui sont lucides créent leur parti, comme cela se passe en démocratie.

  • Balthazar Je suis passée sur cette discussion-là maintenant moi aussi, celle sur la Ve République. Je rejoins complètement ce que dit Claude Henri dans ses messages, notamment le 1er. Et également ce que vous écrivez.

  • Non Durru, je ne crois pas que l’état complote, j’ai supposé que c’était ce que vous, vous croyiez ! Comme quoi, communiquez ces pensées par écrit n’est pas simple, surtout que mon site dysfonctionne, je ne peux plus répondre individuellement aux messages, ce qui est tout de même plus simple. Et si vous, vous tentez d’expliquer le pourquoi des gj, moi j’essaye d’expliquer le pourquoi de la réaction de certaines des personnes bloquées. Voyez, si derrière mon écran je trouve scandaleux que certains se permettent d’en bloquer d’autres, imaginez ce que cela peut donner si je me retrouve réellement bloquée. Mais ce qui me fait bondir, c’est que certains trouvent normal de bloquer les autres, et surtout se permettent de montrer du doigt ceux qui se révoltent. Personne parmi vous (sauf Balthazar) pour admettre que les gens bloqués puissent disjoncter ! Comme si justement il fallait être, face aux gj, les moutons qu’ils se défendent de ne plus être. Paradoxal, non ?

  • D’accord avec vous sur la loi fake news à appliquer au gouvernement, ne serait-ce que concernant le climat et donc la fameuse taxe sur les carburants !

  • Durru, j’ai relu mon message où je fais allusion à un complot, et il est pourtant très clair, je vous demande si vous, vous croyez à un complot. Vous n’avez répondu que sur ce petit bout de phrase, et à contresens, sur un message pourtant bien long. Tant pis. Je pense en fait que vous ne voulez pas comprendre les miens.

  • STF Je critique tous les bloqueurs, qu’ils soient gilets jaunes, chauffeurs routiers, CGT ou gitans. Là, on parle des gj parce que ce sont eux actuellement, j’aurais les mêmes remarques avec d’autres. Le blocage est devenu un sport national, pourquoi ?
    1/ Parce que, effectivement, les consignes sont de laisser faire et ce sont les citoyens bloqués qui se retrouvent inculpés lorsqu’ils osent forcer le barrage pourtant illégal. Pourquoi ces consignes ? Parce que la France s’est laissé s’engluer dans la bien-pensance, le Pays des Droits de l’Homme, des Lumières et j’en passe, qui font qu’on recherche toujours des circonstances atténuantes lunaires aux agresseurs. Ne surtout pas risquer qu’une association quelconque dénonce l’autoritarisme supposé ou rappelle les heures sombres etc.
    2/ Parce que la violence, ça paie, on le voit encore.
    Je ne sais pas où vous êtes STF, mais non, toutes les régions de France n’ont pas des voies de circulation à profusion, vous bloquez 2 ronds-points et vous bloquez réellement la circulation.
    Le péage de la Barque n’était pas bloqué par les forces de police.
    Le plus grand scandale est là pour moi : qu’on déloge des infirmières mais pas des bloqueurs de routes. Mais il est clair que tout ceci est voulu en haut lieu, on s’approche de la guerre civile et du chaos.

    • @RaphSud
      Bonsoir,
      « Le plus grand scandale est là pour moi : qu’on déloge des infirmières mais pas des bloqueurs de routes. Mais il est clair que tout ceci est voulu en haut lieu, on s’approche de la guerre civile et du chaos. »
      Les manifs d’infirmières… cela me rappelle les manifs des infirmières à Toulouse vers l’an 2000, quand les C.R.S avaient chargé le cortège composées d’infirmières majoritairement. Un truc de fou avais-je pensé à l’époque.
      Quelques semaines plus tard, c’était les pompiers du département qui manifestaient. Les C.R.S ont aussi chargé, sauf que les pompiers portaient leurs cuirs et leurs casques, qu’ils avaient aussi des canons à eau et qu’ils ont répondu/répliqué. La charge n’a pas duré longtemps.
      Les charges ou non charges de C.R.S sont comme vous l’avez dit décidées en haut lieu. Des C.R.S témoigent que TOUS les moyens ont été autorisés pour les manifs des GJ, alors que par contraste, quand ils interviennent dans des quartiers sensibles, ils n’ont droit à quasiment rien, et doivent reculer.
      J’ai encore gravé en mémoire la vidéo de la fin d’une manif, dispersée par les C.R.S, qui a fini par des agressions à dix contre un sur le Trocadéro, filmée par des caméras de surveillance, et où aucun policier n’est intervenu. Des « casseurs » venus pour cogner du manifestant, et même du non manifestant, à plusieurs contre un, (même à terre), dans le plus grand désintérêt de la Police ou des C.R.S.
      On nous prévient de la guerre civile depuis quelques années, le ministre sortant en a parlé dans son élocution de départ. Certains membres des forces de Police en parlent aussi, et demandent à ce que la population s’y prépare.
      Un C.R.S interviewé a clairement dit que ses collègues ne prendraient pas le risque de prendre une balle au prix où ils sont payés : ils ont une linge de conduite relative au service de la portection des institutions mais ils ont une limite. En gros, tant qu’ils sont les seuls à avoir le monopole des armes, donc de la force, ils seront forts donc feront front contre les manifs quelles qu’elles soient.
      (https://www.youtube.com/watch?v=r60EbwsaysI&t=315s)

      Forcer un barrage illégal.
      Le Code de la route place le piéton au-dessus de tous les « usagers » de la route/chaussée. Cela parce qu’il est considéré comme le plus fragile parmi tout ce qui circule. Donc même illégal, nul ne peut forcer un barrage parce qu’avec son véhicule il met en péril le piéton. Le véhicule donne un avantage que le piétion n’a pas. Dans le cas de forçage d’un barrage, le véhicule devient une arme c’est aussi simple que cela.
      De plus, des barrages on en a tout le temps, et ils ne sont pas que le fait de mouvements sociaux. Lorsque vous voyez une personne avec un panneau qui filtre la circulation, vous ne lui roulez pas dessus, pourtant elle vous filtre et bloque la circulation. Je ne pense pas que la Police ou la Préfecture lui ait donné un quelconque cerfa pour faire la circulation.
      D’ailleurs, cet été, en partant pour le Sud, j’ai été filtré par une demoiselle étudiante. Elle tenait un panneau, portait un casque de chantier et un gilet orange. La voiture devant moi, a manqué de l’écraser tout simplement, sous des sourires voulus amicaux. La demoiselle voyant que le chauffeur de la voiture devant moi ne s’arrêtait pas vraiment, s’est mise devant l’aile. La dame côté passager à ouvert sa fenêtre et a sorti avec son air le plus naïf « Oui ? ». L’étudiante a donc dû leur expliquer que la voie était bloquée et qu’ils ne pouvaient pas passer. Le chauffeur a un peu rouspété, mais la demoiselle leur a expliqué que la route était en cours de réfaction et que des voitures allaient arrivé en face. Le chauffeur et sa dame sont devenus miéleux à souhait et se sont souciés du bien-être de la demoiselle quant à l’étanchement de sa soif. Il faisait 37°C ce jour-là. Le job de cette étudiante et de sa collègue à l’autre bout, tout aussi jeune, consistait à filtrer les véhicules, donc à créer des ralentissements et des files de véhicules. Perso, sous mon blouson noir et mon casque j’ai cui pendant les 5 minutes d’attente. Mais je n’ai pas écrasé la demoiselle, bien que j’avais encore 5 heures de route à faire. Le chauffeur devant moi a fait comme si elle ne comptait pas.

      On dit que la violence ne résout rien, ce qui est faux. La violence résout tout, pas de la bonne manière certes, ni même de façon juste ou équitable, mais la violence résout et clôt tout. Pour mettre fin à une manif, on envoie les C.R.S, qui utilisent la violence ; pour mettre fin à une tuerie, une prise d’otage, on envoie les Forces de l’Ordre, (Police RAID GIPN Gendarmerie GIGN), qui utilisent la violence si nécessaire (prise d’otage à l’aéroport de Marseille, Human Bomb dans la maternelle de Neuilly, Mérah à Toulouse, le chauffeur de camion à Nice, etc…)

      L’autre truc aussi, c’est que les manifs habituelles ne sont pas aussi dispersées sur le territoire que le sont celles des GJ. On voit aussi quelles sont les zones à protéger en priorité.

      • Vous avez raison de parler du code de la route : l’entrave VOLONTAIRE à la circulation est un délit, rien à voir donc avec la belle étudiante, les travaux ou le véhicule accidenté. L’art 412-1 stipule que lorsque le trafic routier est volontairement ralenti ou carrément impossible du fait de véhicules ou d’objets divers, filtrant ou barrant une rue ou route, il s’agit d’un délit sanctionnable d’une amende de 4500€, de 2 ans d’emprisonnement, de 6 points de permis, de la suspension du permis jusqu’a 3 ans et de la mise en fourrière du véhicule bloquant.
        Renseignez-vous bien car, en cas de collision avec un vehicule ou un objet constituant le blocage, ce n’est pas l’automobiliste qui est mis en cause, mais le ou les auteurs de l’entrave. Responsabilité du propriétaire de l’obstacle ou des organisateurs collectivement. Enfin, si vous participez à une manifestation sociale ou autre et que votre véhicule est un des éléments de l’entrave, votre assureur peut décider de limiter votre garantie. Même en « tous risques », l’assureur peut décider de ne prendre en charge que les dégâts du véhicule qui a été entravé.
        Allons, vous savez très bien que l’automobiliste qui pète un câble face à des manifestants patiente sans souci face aux dames qui font traverser les enfants, voyons.

      • Nombre de gj le savent parfaitement, notamment ceux responsables de l’accident qui a fait un mort sur autoroute (véhicule qui s’est encastré sous un camion dont le chauffeur parlementait avec les gj pour pouvoir passer) se sont volatilisés, sauf quelques femmes prenant conscience du drame qu’elles avaient provoqué. C’est bien pour ça que dans les commentaires nombre de gj affirment que ces accidents ne sont que des accidents de la route, les gens doivent être maîtres de leur véhicule etc. Si jamais une victime d’accident porte plainte, ils risquent gros. Donc on distille le mensonge. Et surtout on n’assume pas, et on n’est pas catastrophé par les morts qui ne sont gj.

  • Les bouchons de l’été ne mettent pas 43000 personnes en chômage partiel, n’annulent pas des recrutements de saisonniers. Il y a des limites aux arguments pour soutenir quelques milliers de jusqu’au-boutistes. Car la bonne raison du début du mouvement n’existe plus.

  • le pouvoir paie aujourd’hui 40 ans de laxisme dans le domaine du maintient de l ordre et d une justice défaillante: quand on voit que les zadistes et autres casseurs ne sont pas poursuivis ou condamnés à simplement payer les dégâts causés on comprend la violence d aujourd’hui qui sait qu elle ne risque rien.

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