Les Gilets jaunes peuvent-ils survivre sans leaders ?

Le mouvement spontané des Gilets jaunes comporte naturellement ses divergences internes. Un leader visionnaire leur est-il donc nécessaire ?

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Paris, 08/12/18 - Gilets jaunes "acte 4" By: Olivier Ortelpa - CC BY 2.0

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Les Gilets jaunes peuvent-ils survivre sans leaders ?

Publié le 23 février 2019
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Par Phillippe Villemus.
Un article de The Conversation

Depuis la mi-novembre 2018, les Gilets jaunes  monopolisent toutes les attentions et saturent les canaux d’information. Ce mouvement fait l’objet de maints commentaires et analyses, plus ou moins sérieux, qui déchaînent souvent les passions.

Cet article, qui se veut apolitique, mais qui garde un œil critique sur cet objet social inédit, tente de répondre à des questions qui taraudent sans doute le président de la République, le gouvernement, les médias, le grand public, les observateurs étrangers, voire les Gilets jaunes eux-mêmes : le mouvement va-t-il perdurer avec l’arrivée des beaux jours ? Est-il une organisation efficace ? Peut-il fonctionner sans leader ?

Les Gilets jaunes, qu’est-ce que c’est ?

Commençons par écrire que les Gilets jaunes ne sont pas une organisation au sens managérial, sociologique ou politique du terme. En effet, en théorie des organisations ou en sciences de gestion, une organisation, quelle que soit sa taille ou sa nature, est un ensemble de personnes qui cherchent à atteindre un but ou des objectifs communs, grâce à des règles de fonctionnement, des lois, une structure ou des méthodes communes (S. Robbins, Management). On peut donc représenter toute organisation, composée de ces trois éléments fondamentaux (objectifs, personnes, règles) par le triangle suivant :

À l’évidence, le mouvement des Gilets jaunes coche au moins une case : les personnes. Lors des premiers samedis de rassemblement, les médias ont évalué leur nombre à plus de 250 000. Ce qui en ferait un des premiers partis politiques français en nombre d’adhérents. En janvier leur nombre était tombé à 50 000 environ. En comparaison, l’entreprise EDF emploie 155 000 personnes, et la CFDT annonce un peu plus de 600 000 cotisants.

Sur le deuxième élément (règles, structure et méthodes), les Gilets jaunes cochent seulement en partie la case. Certes, ils ont des méthodes assez communes. Ils revêtent, bien sûr, le fameux vêtement de sécurité fluorescent. Ils se regroupent, via les réseaux sociaux, sur les ronds-points, et autres lieux de défilés. En principe, ils n’utilisent pas la violence physique (mais pas forcément verbale) et ne cassent pas, même si on peut s’interroger sur la porosité entre vrais casseurs/faux Gilets jaunes  et vrais Gilets jaunes/faux casseurs.

Notons que sur les règles d’action, des divergences existent entre ceux voulant investir des lieux institutionnels comme l’Élysée, ceux prônant l’occupation pacifique des carrefours, ceux bloquant les centres commerciaux et ceux voulant présenter une liste aux Européennes. En revanche, ils n’ont pas de structure commune bien identifiée : pas d’organigramme, ni de statut, ni de partage des rôles ou des fonctions.

Sur le dernier élément (objectifs et buts communs), le bât blesse clairement. Certes, ils se rapprochent sur des ressentis communs : la colère ou la méfiance envers les élites ou le système, termes fourre-tout où chacun peut trouver ce qu’il souhaite. Mais il n’existe pas de consensus sur les objectifs ou les buts recherchés : départ du président de la République ? Dissolution de l’Assemblée nationale ? Référendum ?

De grandes contradictions apparaissent même dans les discours et les ébauches de programmes des uns et des autres. D’un côté, davantage de revalorisation des minima sociaux et des aides, de l’autre éradication de l’assistanat. De l’autre côté, soutien à tous les démunis, ou encore expulsion des immigrés. D’un côté, moins de fonctionnaires et de taxes ; de l’autre davantage de services publics.

Ces oppositions radicales sur le fond et les idées divisent le mouvement, parfois violemment sur Internet. Elles ruinent tout volonté d’organisation efficace à long terme.

Le refus de la représentativité

Cela étant dit, les Gilets jaunes, au début, n’ont pas cherché à devenir une organisation. Cela ne les a pas empêchés d’obtenir des avancées (augmentation de la prime d’activité par exemple) ou des reculades (taxe carbone sur le diesel) dont rêveraient beaucoup d’organisations syndicales ou associatives. Néanmoins, la baisse de leur nombre d’actifs début février et le déclin de leur popularité dans l’opinion publique peuvent remettre en question la pérennité du mouvement. Et ce, d’autant plus qu’ils n’ont pas de leaders susceptibles de compenser leur faiblesse organisationnelle.

Car tout mouvement social, révolutionnaire ou réformateur a toujours eu un ou plusieurs leaders capables d’entretenir, voire de fixer, les objectifs ou le cap comme on dit, et de fédérer les personnes autour de règles ou valeurs communes. Même au sein d’entreprises ayant fortement réduit la hiérarchie, inspirées par le courant des entreprises dites libérées (voir le livre d’Isaac Getz), on trouve des leaders.

Il ne faut pas confondre absence de hiérarchie avec anarchie. Moins on a de chefs, plus il faut de règles, de valeurs et d’objectifs communs. Toutes les organisations favorisant l’autonomie et la réduction de la hiérarchie ont gardé des leaders, que ce soit au niveau des ateliers ou bien sûr de la direction.

Or les Gilets jaunes peinent à nommer des porte-parole ou des représentants. Justement parce que beaucoup rejettent la notion de représentativité. L’arrivée des beaux jours pourrait certes redynamiser leurs sorties. En France, les grands mouvements se font plutôt aux belles saisons : prise de la Bastille, Trois Glorieuses des 27-28-29 juillet 1830, grèves de mai-juin 1936 ou mai 68. Les Gilets jaunes ont-ils besoin de leaders ou ont-ils besoin d’un programme commun ? Ou ont-ils besoin des deux ?

Leaders et changement, inextricablement liés

En tant que force collective, les Gilets jaunes ont exercé un fort leadership sur le gouvernement et la société française, dans le sens où ils ont influencé les autres afin qu’ils comprennent et acceptent ce qui devait être fait selon eux. Il va sans doute leur manquer non pas un chef, au sens de la figure ayant l’autorité statutaire, mais un leader capable d’orienter et de mobiliser durablement un groupe d’individus vers l’accomplissement de buts précis, ce qui est la définition même du leadership.

Car s’ils souhaitent du changement, il leur faudra du leadership. En effet pour gérer la continuité, il faut des managers. Pour réaliser le changement, il faut des leaders. Leadership et changement sont inextricablement liés. Il ne peut y avoir de conduite du changement sans leadership efficace. Et on ne peut être un leader sans conduire efficacement le changement.

Or beaucoup parmi eux refusent de nommer des leaders à leur mouvement, fustigent par ailleurs la crise de leadership au sommet de l’État et dans les institutions. Cela prouve, si besoin était, que le leadership est une notion complexe, ambiguë, protéiforme. Le leadership nous parle de pouvoir, d’autorité, d’influence et de capacité à entraîner des individus qui acceptent librement de suivre le leader. C’est le mot librement qui compte ici.

Les Gilets jaunes sont une affaire à suivre et analyser avec vigilance. À ce jour, ils surprennent parce que, défiant les théories, ils parviennent à fonctionner sans leaders et sans objectifs communs. Il serait ironique de voir ce mouvement fustiger l’absence de leadership au sommet des institutions, ainsi que le déclin de l’autorité, et péricliter à cause d’un manque de leaders.

In fine se pose une question encore sans réponse. Qu’est-ce qui relie les gens dans un pays, un parti, une entreprise, un syndicat, une collectivité ou une association : l’identification à un leader ou le partage de lois et valeurs communes ?

Phillippe Villemus, Professeur chercheur en marketing et leadership, Montpellier Business School – UGEI

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

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  • Sans leaders ? Mais il en a partout et a chaque rond point !
    Vous voulez sans doute dire sans leaders intronisés par la presse…en effet , ils ne peuvent pas survivre et le jour où les médias les ignorent ,ils n’existeront plus

  • Revêtir le gilet jaune revient tout simplement à allumer un warning social; une façon de se différencier pour exprimer un mal être sociétal.
    C’est pour, beaucoup d’entre eux, le moyen d’exprimer un sentiment de défiance vis à vis d’une hiérarchisation de la société fondée sur la répartition inégale des moyens de paiement.
    Il semble évident qu’un mouvement de circonstances, à géométrie variable, peut s’accommoder d’une absence de leader charismatique.

    • Les GJ se focalisent sur la répartition inégale des moyens de paiement, ok. Mais il ne leur est pas venu à l’idée que les querelles sur la distribution de la récolte étaient bien futiles. L’important est d’assurer la croissance et la perpétuation de cette récolte, et pour ce faire, s’il y a effectivement des choses à corriger, ça n’est certainement pas en évitant de reconnaître que les contributions à cette croissance doivent être récompensées qu’elles le seront. Un mouvement de circonstances ne survivra pas, tout simplement parce que la géométrie variable ne peut que réduire l’envergure, et que l’absence de leader ou d’objectif commun ne peut que décourager les nouvelles adhésions et la continuation des anciens membres.
      Les GJ, c’est peut-être très bien comme club de rencontres gratuit sur les ronds-points, ou comme activité de retraite pour les anciens délégués du personnel frappés par l’âge et la nostalgie, mais pour le mal-être, je connais une bonne recette à la base de toutes les trajectoires de ceux qui en sont jamais sortis : ne rien attendre de la collectivité et se démener pour améliorer son sort et celui de ceux qui vous sont chers par son travail, pas par ses protestations.

    • Pour un temps, oui. Mais si c’est pour contester et revendiquer tout et son contraire, ça finit par lasser. Cela fait vraiment le beau jeu du gouvernement, dans la mesure où les propos de n’importe quel hurluberlu (cf. l’abruti salafiste insultant Finkie) peuvent être associés au mouvement.
      Il est sans doute temps que les GJ s’organisent et proposent un projet concret. S’ils deviennent une nième formation gauchiste, ça aura le mérite de clarifier les choses.

      • Vous dites: que les gilets jaunes s’organisent et proposent un projet concret. J’en suis dubitatif car, le seul point de convergence des GJ est ce que j’appelle le mal être sociétal qui est causé par le fait que la moitié des français vit au dépens de l’autre moitié…
        Un véritable hiatus social qui fait que, ceux qui paient n’en peuvent plus et sont de moins en moins disposés à se faire tondre et, ceux qui reçoivent de la redistribution estiment qu’ils n’ont pas les moyens financiers pour vivre comme ils le voudraient!…

        • Si leur seul point de convergence est le constat que ça va mal, alors il leur faut de toute urgence se dissoudre, parce que sinon leur intérêt étant de rester d’accord entre eux, il est alors de faire perdurer ce mal être !
          Au début du mouvement, j’ai eu la naïveté de croire que les GJ pouvaient construire un ensemble de principes communs : baisse de la fiscalité, abandon des normes idiotes, suspension sine die des transitions volontaristes, et aussi un certain nombre de constats précis pour lesquels les remèdes sont moins évidents et peuvent se discuter. Mais même ça, non…
          80% des Français font le constat que les 20 autres % ne leur donnent pas de quoi vivre. Mais combien de % comprennent que la solution serait qu’ils produisent de quoi vivre et que les autres % leur en laissent la libre disposition ?

          • « …Qu’ils produisent de quoi vivre…. » Vite dit car, par expérience de la vie entrepreneuriale de ce pays, je pense que créer et gérer une entreprise est un exercice difficile qui n’est pas ouvert à tout le monde ceci, d’autant qu’il est nécessaire de supporter les diverses contraintes Étatiques en général et les contraintes fiscales en particulier…

            • Les GJ pourraient proposer justement que ça s’améliore. Pourquoi ne le font-ils pas ?

              • La spécialisation des tâches est souvent source de progrès ; le « dégagisme » démocratique ayant échoué, les gilets jaunes ont pris le relais. Mon interrogation serait plutôt : pourquoi aucun opportuniste ne se manifeste ? et propose ?

              • peut être parce qu’il n’ont aucune confiance ni dans l’appareil politique Français ni dans l’administration et l’épreuve des faits leur donne raison, la France c’est le royaume de la technocratie triomphante, quasiment une dictature administrative dont le seul but est de broyer toute individualisme avant même qu’il n’apparaisse. demander à l’état ou à l’administration de changer c’est comme vouloir retirer un steak de la bouche d’un lion, bon courage!

        • c’est ce que le gouvernement entretient depuis longtemps , la division..c’est sa force..tant que les GJ intelligents (il en reste peu à mon avis) ne comprendront pas ça ils disparaîtront.

  • « défiant les théories, ils parviennent à fonctionner sans leaders et sans objectifs communs. » Il serait peut-être plus opportun de s’interroger sur ce qui unit les GJ et les Français en général.

    Une piste de réponse : qu’est-ce qui pouvait bien unir les Français en 1944, par delà leurs multiples divisions politiques ? Dans les bureaux dorés et feutrés de la Ripoublique, certains ont sans doute déjà compris. La réponse à la question les effraie. D’où les violences policières, judiciaires et médiatiques extraordinairement disproportionnées. D’où le pseudo débat national cherchant à imposer des solutions de telle sorte que rien ne change au fond. D’où l’échec des multiples tentatives pour discréditer ou récupérer le mouvement. Le mal est si profond que, même si les GJ devaient disparaître du paysage, la fracture n’est pas près de se refermer.

    Ainsi s’effondrent les Etats obèses.

    •  » D’où les violences policières, judiciaires et médiatiques extraordinairement disproportionnées.  »

      Parce que les nombreux commerces vandalisés et pillés ou les voitures cramées ça été fait dans de bonnes proportions?

      • Lorsque les délits que vous mentionnez se passent en marge de défilés cgtistes ou à l’occasion de la désormais rituelle émeute vivronsomblesque de fin d’année, il n’y a jamais d’éborgnés ou d’estropiés. C’est bizarre, hein? Comme si l’on prenait plus de précautions pour ménager les publics respectables ou victimaires, bénéficiaires dans les deux cas des largesses de l’État matrone?

      • N’est-il pas stupéfiant que les GJ pacifiques et plutôt âgés sont arrêtés sans ménagement tandis que de jeunes vandales sont laissés libres de détruire les commerces et les voitures ?

        Merveilleux résultats de l’action d’une police qui obéit encore aux ordres de ne surtout pas s’attaquer aux vandales, afin de faire de belles images le soir à la TV.

        • C’est plus facile d’arrêter un vieux sans faire de bavure. Il est moins fort et agile. Je ne suis pas sûr qu’il faille chercher plus loin…

      • Ah si on n’avait pas démantelé les escadres de protection de Heinrich Benalla avant qu’il ait le temps de les organiser, tout cela serait vite rentré dans l’ordre …

  • Je partage cette analyse.
    Le manque de leader est, depuis le début, une force et une faiblesse. Je crois qu’il ne s’agit pas seulement d’un doute sur la représentativité d’un leader, mais aussi de la perception du risque qu’il soit instrumentalisé voire corrompu. Il y a des précédents…
    Reste tout de même une revendication commune: le RIC, partagé par une majorité de gens (quand bien même une telle institution devrait évidemment être balisée). C’est bien la revendication dont ne veulent pas entendre parler ceux qui sont au pouvoir. Et pour cause.

    • Encore une fois, le RIC n’a comme avantage que de faire peur au gouvernement, comme vous le dites. Mais pour que les Français vivent mieux et avec moins d’impôts et plus de possibilités de s’enrichir, le RIC, laissez moi rire (jaune)…

      • La démocratie représentative ayant lamentablement échoué, il n’y a pas grand risque à essayer autre chose. Le RIC est un bon candidat. Qui sait, nous serons peut-être surpris.

      • Pas le RIC tout seul, mais le RIC avec un débat pluraliste suffisamment long pour chaque sujet. Le débat a une vertu éducative quand il est pluraliste, et je crois que, dans bien des cas le bon sens peut l’emporter.
        Utopique? Peut-être…

        • Quel pourcentage de gens abandonnent leurs idées à priori à la suite d’un débat ?

          • Ça dépend de la pertinence des arguments.
            Et beaucoup de gens de gens n’ont pas d’idées a priori, ça ne les empêche las d’avoir des facultés de compréhension.
            Mais cette éducation par le débat se fait petit à petit. Ce ne sont pas les polémiques stériles sur des sujets secondaires qui peuvent arriver à cela.
            Et puis, pouquoi ne pas essayer? Si de mauvaises décisions sont prises par RIC, les Français ne pourront pas accuser leurs dirigeants. Ça s’appelle la responsabilité.

            • Un second RIC pourra toujours défaire le résultat d’un précédent qui ne donne pas satisfaction.

              Les mauvaises lois votées par le parlement ne sont, elles, jamais changées. C’est aussi ce qui a convaincu de nombreux Français de ne plus aller voter, puisque ça ne change rien.

            • Il ne s’agit pas de savoir qui accuser en cas de mauvaises décisions, mais de s’arranger pour que celles qui soient prises soient en grande majorité bonnes. Les anglophones ont un terme pour le genre de choix qui résulte d’un consensus type débat : « by committee ». « A camel is a horse designed by a committee » ou « Un atelier d’écriture vous produira de la poésie by committee. »
              Un débat honnête entre gens responsables, posés et ouverts (!!) peut laisser passer plus de bonnes décisions que de mauvaises, mais, et on retombe sur le sujet de l’article, il ne fera jamais émerger les bonnes questions et les bonnes alternatives.

  • « Quand un vicomte, rencontre un autre vicomte, qu’est-ce qu’il racontent : des histoires de vicomtes. »

    Phillippe Villemus, Professeur chercheur en marketing et leadership recherche un leader dans le mouvement des GJ !

    LOL – Cela fait 3 mois que Jupiter le cherche pour le foudroyer ou le soudoyer sans le trouver !

  • Les gilets jaunes n’existent plus, arrêtez de propager des conneries !
    Depuis des semaines ce sont nazo-gochos casseurs et des nazislamistes qui a 90 % occupent les rues ou l’on brule, insulte saccage, et pille !

  • L’historique et les buts ont éclairé les quelques neurones qui me restent
    Vu à distance cela semblait sympathique et correspondre à des préoccupations quotidiennes de nombreuses personnes
    Le goût français de la révolution a pris le dessus. Cela a permis à notre belle jeunesse de se défouler en cassant tout sur son passage.
    Quelques enragés perdurent. La tempête va se calmer et le président va reprendre son programme avec moins d’argent
    Respect pour les honnêtes, mais qu’on essaie de s’en sortir avant tout

    • Au départ, c’était une pétition contre le prix de l’essence. Il faut arrêter et embastiller tous les casseurs syndicalistes, retraités ou écolos qui se sont infiltrés dans la manif !

      Mais il va peut-être falloir construire des prisons d’urgence tant Jupiter est populaire.

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