La déchéance de la gauche radicale

Les peuples d’Amérique latine ont succombé aux sirènes de la gauche radicale. Pour leur plus grand malheur.

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Hugo Chavez Fidel Castro Credit Antonio Marín Segovia (Creative Commons)

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La déchéance de la gauche radicale

Publié le 23 février 2019
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Par Fabio Rafael Fiallo.

Qu’ils paraissent loin aujourd’hui, les jours – du début de ce siècle – où le chef de la révolution bolivarienne, Hugo Chavez, menaçait de couper le robinet du pétrole vénézuélien aux États-Unis ! Temps d’euphorie pour la gauche radicale.

Une gauche autrefois montante

C’était en effet l’époque où les partis classés à la gauche de la gauche prenaient le pouvoir en Amérique latine par voie électorale : Argentine, Bolivie, Brésil, Équateur, Nicaragua, et bien sûr Venezuela, autant de pays qui tombaient sous le charme du discours de la gauche populiste, procastriste, de l’Amérique latine.

Même tendance en Europe. Avec des promesses plus faciles à formuler qu’à tenir, le parti populiste de gauche Syriza devint gouvernement en Grèce, tandis qu’en Espagne, Podemos, mouvement lui aussi populiste de gauche (et fortement pro-Chavez de surcroît), était l’étoile montante dans le paysage politique de ce pays.

Tourisme révolutionnaire

Les aficionados de la gauche radicale d’Europe et d’Amérique faisaient alors du tourisme révolutionnaire, se rendant aux grand-messes altermondialistes de Porto Alegre ou d’ailleurs, où ils écoutaient, hébétés, leurs coqueluches du moment – Hugo Chavez, bien sûr, mais aussi le Brésilien Lula, d’autres encore – leur parler du nouveau Grand Soir de la révolution.

Ils prenaient aussi des vacances à Cuba. Histoire d’admirer sur place ce à quoi ils croyaient avant même d’entamer leur pèlerinage, c’est-à-dire les conquêtes sociales  de la révolution. Ces touristes révolutionnaires ne voyaient pas – n’étaient d’ailleurs pas autorisés à voir, et pour tout dire ne tenaient pas à voir – l’état de délabrement dans lequel se trouvaient les hôpitaux de l’île rouge censés soigner les Cubains d’en bas. Pas vu, non plus, la traite de médecins, ceux envoyés par le régime à l’étranger – et dont l’État s’approprie une grosse partie des salaires versés directement au régime castriste par le pays acheteur de leurs services.

Par contre, nos touristes révolutionnaires ne pouvaient pas ignorer, en se baladant sur la promenade du bord de mer de La Havane, à d’autres endroits aussi, les hommes et les femmes qui, un diplôme universitaire dans leur besace, étaient obligés, pour survivre, de s’engager comme chauffeurs de taxi ou de s’adonner à la prostitution.

Mais bien entendu, pour cette gauche, la faute de ces insuffisances revenait au blocus imposé par les États-Unis. Peu importe si, en vérité, il ne s’agit pas d’un blocus mais d’un embargo, lequel n’a jamais empêché le régime castriste d’avoir des échanges commerciaux avec le reste du monde.

Le temps des idées mortes

Quoi qu’il en soit, tous ces espoirs, tous ces mirages, sont aujourd’hui mal en point.

En Amérique latine, les gouvernements de la gauche radicale, bolivarienne, ne cessent de perdre les élections, et ceux qui se maintiennent au pouvoir (notamment au Venezuela et au Nicaragua) ne le font qu’en détruisant l’indépendance des pouvoirs, muselant la presse indépendante et, surtout, en ayant recours à une brutale répression.

En Europe, Syriza est devenu un mouvement assagi, prêt à temporiser, afin de garder le pouvoir, avec les principaux bailleurs de fonds, notamment l’Union européenne et le Fonds monétaire international. Podemos, pour sa part, est travaillé par de fortes querelles internes.

Pire encore pour le moral de la gauche révolutionnaire, c’est le désastre du socialisme du XXIe siècle instauré par Hugo Chavez au Venezuela. Ceux qui, naguère, comblaient d’éloges Hugo Chavez – entre autres Jean-Luc Mélenchon en France, Jeremy Corbyn au Royaume Uni, Bernie Sanders aux États-Unis – ne savent plus où donner de la tête, comment justifier ou, mieux encore, comment effacer leurs louanges d’antan envers ce socialisme aujourd’hui décrépit.

Non-assistance à peuple en danger

D’aucuns sortent leur joker préféré, à savoir que le malaise qui règne au Venezuela ne justifie pas l’ingérence internationale, qu’il faut laisser les Vénézuéliens résoudre eux-mêmes leurs problèmes.

Argument bidon s’il en est. Car les Vénézuéliens ne peuvent pas, à eux seuls, venir à bout de leur tragédie. Les tortures et les assassinats de manifestants y sont monnaie courante. Les principaux dirigeants de l’opposition se trouvent soit en exil, soit en prison. Le nombre de prisonniers politiques approche le millier. Les tortures atteignent une écœurante cruauté.

Dans ces conditions, brandir l’argument de la non-ingérence, comme le font les tenants de la gauche radicale, relève carrément de la non-assistance à peuple en danger – un crime.

Un féminisme de circonstance

Quand il s’agit de soutenir le mouvement #MeToo, la gauche radicale n’a, à juste titre d’ailleurs, aucun problème. Mais pour reconnaître les exactions commises contre des femmes par des régimes révolutionnaires de l’Amérique latine ou leurs dirigeants, dans ce cas, alors, c’est silence radio.

Jamais un mot, de cette gauche, pour dénoncer le tabassage fait périodiquement par les troupes de choc du régime castriste,contre les «  Dames en Blanc », dont le seul délit est de demander la libération des prisonniers politiques à Cuba. Pas un mot, non plus, pour rejoindre les mouvements féministes et répudier le chef de la révolution sandiniste, Daniel Ortega, le patriarche de la gauche radicale au Nicaragua, accusé par Zoilamérica sa fille adoptive, de viols répétés. Pas un mot, non plus, pour compatir avec Lilian Tintori, épouse du prisonnier politique vénézuélien Leopoldo Lopez (aujourd’hui en résidence surveillée), fouillée dans ses parties les plus intimes, juste pour l’humilier, un jour où elle rendait visite à son mari en prison. Pas un mot, enfin, pour montrer ne serait-ce qu’un soupçon d’écœurement à l’égard des dénonciations du sergent Harry Solano Vargas aujourd’hui exilé en Colombie qui accuse les sbires du régime de Maduro d’avoir torturé et violé plusieurs femmes membres de sa famille, y compris sa mère, afin de le punir pour sa prise de position en faveur du président en charge du Venezuela, Juan Guaidó.

Pour la gauche radicale, le féminisme s’arrête là où commence la révolution.

Deux gauches

À force de se voiler la face devant les crimes perpétrés par les régimes révolutionnaires de l’Amérique latine, la gauche radicale a perdu toute autorité pour donner des leçons de morale.

Soyons clairs : à côté de cette gauche complice, il existe une gauche aux fermes convictions démocratiques, qui n’a cessé de condamner – tout à son honneur – les exactions des régimes castrochavistes. C’est la gauche, pour n’en citer que quelques noms honorables, d’un Jorge Edwards, ambassadeur éphémère du Chili à Cuba à l’époque du gouvernement socialiste de Salvador Allende et déclaré persona non grata par le régime castriste ; celle des anciens présidents Felipe González (Espagne) et Ricardo Lagos (Chili) ; celle de Joaquín Villalobos, ancien guérillero salvadorien ; ou encore celle de l’écrivain chilien Patricio Fernández, qui vient de publier un ouvrage déchirant, n’en déplaise aux touristes révolutionnaires, sur le fiasco du castrisme depuis une perspective de gauche (Cuba : Viaje al fin de la revolución).

C’est à cette gauche décente et cohérente qu’appartient Luis Almagro – ancien ministre des Affaires étrangères du très gauchiste président d’Uruguay José Mujica et actuel secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA) – qui joue un rôle de premier plan dans la pression internationale exercée actuellement contre le régime tyrannique en place aujourd’hui au Venezuela.

Cette gauche démocratique a été honteusement négligée, voire méprisée, souvent même dénigrée, par la fameuse gauche révolutionnaire. Voilà un clivage idéologique, et davantage encore moral, dont la gauche radicale sort en lambeaux.

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  • Bien entendu si vous pensez reconnaître la France dans ce brûlot contre le socialisme radical , ce n’est qu’une coincidence, les gilets jaunes ne sont pas des martyrs politiques , les yeux crevés ou les mains arrachées que des incidents domestiques.

    •  » les gilets jaunes ne sont pas des martyrs politiques , les yeux crevés ou les mains arrachées que des incidents domestiques.  »

      Vandaliser ou piller des commerces ou cramer des voitures n’est pas une opinion politique au cas où.

  • Pour rappel sur l’embargo et Cuba : les USA sont, pendant des décennies, restés les premiers fournisseurs de Cuba en blé et produits pharmaceutiques ( mais en cash, pas à crédit, bien sûr )

  • Il y a une convergence idéologique entre Macron et Maduro.
    (manifestants tués, éborgnés, estropiés…)
    J’ai agendé mes excuses pour le 25 février.

    • Idem pour moi. La gauche est et sera toujours une salle d’attente du fascisme. On se souviendra que le nationalisme, la xénophobie et l’antisémitisme rattraperent le vieux Staline.

    • D’après les députés des Ripoux en Marche, le dépouillement des revendications de GJ montre qu’ils veulent plus d’écologie.

      Les Venezueliens veulent donc plus de socialisme.

      Macron et Maduro, même combat !

  • Ce qui est incroyable c’est qu’il y a des gens pour croire en france a cette idéologie..faut il etre con quand meme

    • souvent éduqués ce qui n’ a RIEN à voir avec le fait que le système universitaire soit essentiellement public.

      • Vous pensez ce que vous voulez mais ma théorie la-dessus consiste à mettre ces comportements sur le dos de la biologie, de l’inné si vous préférez. Sinon comment expliquer ?
        Par exemple pour une idée quelconque, vous aurez des esprits radicaux pour cette idée et d’autres contre cette idée. La grande majorité balançant d’un côté et de l’autre avec plus de modération. Il n’y a rien à faire directement sur ces esprits, en revanche on peut influencer l’environnement comme par exemple une organisation politique avec des contre-pouvoirs suffisants et une certaine décentralisation (ce qui explique la situation française). Mais la difficulté réside pour les pays encore immatures sur ces points ou des évènements exceptionnels, situations où les radicaux peuvent se faufiler.

      • L’idéologie socialiste est redoutable en ce que :

        – elle repose sur un corpus pseudo-scientifique construit (quoique sur des bases fausses, comme l’analyse marxiste de la valeur) qui occupe des rayonnages entiers. Ca a l’air sérieux en tout cas.

        – elle est enseignée depuis plusieurs générations et nous savons qu’un mensonge souvent répété devient une « vérité »; de fait le socialisme a ses maîtres, ses gourous et surtout ses idiots utiles.

        – elle s’accompagne d’une dialectique très étudiée et d’autant plus efficace que ce qui se voit est beaucoup plus simple à faire passer que ce qui ne se voit pas.

      • On remarque que ce sont les plus instruits qui sont les plus affectés. Le monde universitaire est en très grande majorité gauchiste. Preuve que culture et intelligence ne vont pas de paire!

        • Je crois que c’est surtout un biais de sélection: les gauchistes restent (en se plaignant quand même) dans le giron universitaire, les autres préférant en sortir pour valoriser leurs compétences au mieux.

          Il y a des tas de gens qui sont fait des études et qui ne sont pas gauchistes. C’est juste qu’ils ne sont pas visibles.

          • Oui, la plupart des gauchistes sont dans des secteurs où ils ne sont pas (ou très peu) en situation de concurrence et où le statut est la base de l’organisation du travail et du revenu.

        • Peut-être aussi que l’intelligence, la culture et la politique sont trois choses totalement différentes …

          Et si les plus instruits sont les plus affectés, c’est simplement que la cause est externe : ce sont des fils de famille – cultivés à la base – à qui on paye des études, et qui ont le temps pour refaire le monde en rejetant leur héritage culturel.

    • Faut surtout être intéressé par le pognon des autres.

    • « Ce qui est incroyable c’est qu’il y a des gens pour croire en france a cette idéologie..faut il etre con quand meme »

      Il doit rester 2 à 3% de vrais communistes en France. Ils ont été phagocyté par Mélanchon aux dernières élections. Autant je considère les communistes bêtes mais sympathiques, autant je considère Mélanchon et ses portes-flingues intelligents et antipathiques. Ces derniers n’y croient surement pas un instant et ne s’intéressent qu’à l’argent et au pouvoir. Les bien-pensant craignent Le Pen, mais Mélanchon est autrement plus fourbe, dangereux et sans scrupules.

    • La propagande d’état joue un grand role. lorsque depuis votre plus jeune age on vous assène à la ‘école, dans les médias, dans les administrations (omniprésente) que :
      – tous les problèmes seront résolus par l’état
      – les inégalités sont un fléaux
      – les riches sont coupables de tous les maux
      – si vous avez des problèmes c’est que vous êtes une victime
      Alors il est aisé de concevoir qu’une majorité puisse se former sur ce genre de concept faciles et desresponsabilisant.
      Tout la propagande socialiste est conçu pour flatter les bas instincts de l’être humain, tout ce qu’il y a de plus veule, déresponsabilisation, envie, jalousie, facilité. C’est pas tellement que les gens crois à ce billevesées mais qu’il veulent y croire et comme dit le proverbe il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voire. Et c’est comme cela qu’on arrive des régimes jusqu’au-boutiste qui traqueront les riches jusqu’au dernier, qui verront des traitres partout parce que leur délire est tel qu’il sont devenu incapable de voir la réalité comme au Venezuela en ce moment et en France également.

  •  » Mais bien entendu, pour cette gauche, la faute de ces insuffisances revenait au blocus imposé par les États-Unis.  »

    C’est sûrement grâce aussi au blocus que les hôtels touristiques 3 étoiles et autres clubs de vacances ne manquaient absolument de rien. Il y a que des types comme J. Ziegler qui veulent nous faire croire encore à cette fable du blocus américain qui prive de tout au peuple cubain.

  • « Les peuples d’Amérique latine ont succombé aux sirènes de la gauche radicale. Pour leur plus grand malheur. » Ceci est une généraisation malheureuse, certains pays en sont sortis et ont développé de solides anticorps.

  • Gauche démocratique et gauche révolutionnaire. La première respecte l’état de droit et pas la seconde. Mais les deux conduisent à la pauvreté du peuple.

  • Où mène le socialisme ? – Eugène Richter (ouvrier allemand dans l’imprimerie)
    Vous le trouverez aux Ed. Coppet- la version Gallica propose une introduction de Paul Leroy-Beaulieu, un économiste que je viens de découvrir.
    Extraits de cette préface
    L’effroyable monotonie de la vie nouvelle, la servitude physique et mentale, l’interdiction absolue de tout espoir d’amélioration personnelle, l’impossibilité de toute initiative propre, l’extinction du foyer domestique, les obstacles aux relations et aux joies de famille, la conscience de la nullité individuelle dans ce grand tout qui enserre la personne humaine de ses implacables règlements, un ensemble de conditions affadissantes et énervantes, voilà ce que, avec beaucoup d’art et de vérité, par une gradation insensible, nous montre Eugène Richter.

  • Un écrivain anglais, Mallock, a dit avec raison : « Tout travail productif qui dépasse la satisfaction nécessaire des besoins alimentaires est toujours motivé par le désir de l’inégalité sociale. »

  • dernier extrait qui montre l’influence de Keynes, sans lui, le socialisme n’aurait certainement pas pu s’établir :

    Avons-nous quelque crainte de voir le Collectivisme triompher? Nous ne croyons pas-que son avènement soit proche ; mais nous redoutons les transactions que proposent tous ces esprits indécis, tous ces rêveurs, tous ces flatteurs qui foisonnent dans le Parlement, dans la presse et dans le public. Le socialisme d’État, le socialisme de la chaire, le socialisme chrétien, toutes ces variétés inconscientes ou hypocrites du socialisme pur et simple, tous ces complices ou ces précurseurs du Collectivisme, doivent être combattus résolument, sans défaillance, par tous ceux qui tiennent à la civilisation, c’est-à-dire non seulement à un ensemble précieux de biens matériels, mais à la liberté intellectuelle et morale. Il n’y a pas à transiger avec le socialisme, il n’y a qu’à le repousser. Tous les moyens artificiels de supprimer ou de réduire l’inégalité sont des attentats à la libre expansion du talent, de l’activité et des progrès mêmes du genre humain.

    C’est toujours Leroy-Beaulieu qui s’exprime.

  • Pour la gauche radical l’égalité justifie tout, c’est un objectif indépassable quitte à ce que se soit la mort, la grande égalisatrice, qui s’en charge.

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