Immigration : l’État-providence ne favorise pas l’intégration

En France, on n’arrive pas à concevoir les questions migratoires autrement qu’à travers l’assistanat de l’État-providence. Analyse des causes et des solutions.

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Migrants by Jeann Menjoulet(CC BY 2.0)

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Immigration : l’État-providence ne favorise pas l’intégration

Publié le 11 septembre 2017
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Par Ferghane Azihari.

« Nous ne pouvons pas accueillir toute la misère du monde ». Ces mots prononcés par l’ancien premier ministre Michel Rocard servent de refrain chaque fois que la question migratoire revient au premier plan de la scène politique.

Bien sûr, on oublie de rappeler que la citation est tronquée. Il faudrait ajouter « … mais nous devons prendre notre part » pour obtenir les propos complets.

Peu importe.

Car malheureusement pour les quelques minorités bien-pensantes qui osent compléter ce refrain, il ne s’agit pas de philanthropie. Au contraire, se demander s’il faut accueillir « la misère du monde » est révélateur du mépris, peut-être inconscient, que nous témoignons vis-à-vis de ceux qui fuient la guerre ou la pauvreté. Que les philanthropes bien intentionnés ne s’y trompent donc pas : leurs discours misérabilistes teintés de paternalisme participent également à la marginalisation des immigrés.

Envisager la migration sans brandir l’assistanat

Suggérer qu’il faille « prendre notre part » de « misère du monde » montre avant tout que l’on n’arrive pas à concevoir les questions migratoires autrement qu’à travers l’assistanat. À croire que le réfugié qui émigre aspire à exporter sa seule condition misérable en se contentant de vivre aux crochets de la société sans chercher à améliorer sa situation personnelle.

Le réfugié est dépeint comme un être voué à demeurer un simple fardeau, incapable de faire preuve d’initiative quand bien même ses péripéties migratoires feraient pâlir les plus aventuriers d’entre nous.

Cette représentation infantilisante de l’immigré « parasite » n’est pas seulement insultante pour celui-ci. Elle ternit son image auprès des locaux, ce qui compromet ses chances d’être accepté par ces derniers.

Les États-providence les plus généreux sont les plus fermés

La réputation des réfugiés est déjà bien entamée par les préjugés entretenus auprès des contribuables peu enclins à ajouter à la « solidarité publique ».

C’est pourquoi les électeurs tendent à demander une plus grande répression des réfugiés si cela permet d’éviter de nouvelles concessions budgétaires.

À la différence du capitalisme libéral, la social-démocratie ne peut en effet que fonctionner que dans le cadre étroit et primitif de la tribu nationale, sans quoi elle s’effondrerait.

Ceci explique pourquoi les États-providence les plus généreux sont également les plus fermés. Le Danemark est un cas emblématique. Notons que cette fraternité exclusive n’est pas sans contradiction avec les valeurs égalitaires prétendument incarnées par l’État social.

Le mythe de l’immigré parasite se heurte à toutes les données disponibles en la matière. Les informations dont on dispose suggèrent que les immigrés sont en moyenne plus entreprenants que les populations locales, pour peu qu’on les laisse travailler librement.

Mais cette option est rarement débattue dans les pays développés où sévit l’inculture économique qui conduit à considérer le marché de l’emploi comme un gâteau fixe. Selon cette vision, l’emploi de l’étranger se traduit par le chômage d’un autochtone.

À cela s’ajoute la prédominance culturelle des idées socialistes qui considèrent toute immigration comme l’armée de réserve du capital.

Ces biais conduisent les populations à considérer que l’immigration économique appauvrit tout le monde. Sensibles aux pressions des masses, les gouvernements se contentent d’ouvrir des centres d’accueil et des camps de réfugiés.

Le marché noir préférable aux centres d’accueil

Mis à part peut-être les quelques technocrates qui vivent de la mise en œuvre de ces programmes, chacun sait qu’ils ne sont pas durables. Ceux qui « bénéficient » de ces mesures en sont eux-mêmes conscients. Selon les chercheurs Alexander Betts et Paul Colliers, dans des pays comme la Turquie et la Jordanie, 85% à 90% des réfugiés boudent les camps administrés par l’ONU pour s’employer sur le marché noir, à défaut d’être autorisés à travailler légalement.

Certains gouvernements ont entrepris quelques réformes pour faciliter l’insertion professionnelle des réfugiés. L’Ouganda est à cet égard réputé avoir la législation la plus libérale en Afrique – à tel point que dans Kampala, la capitale du pays, 21% des réfugiés possèdent leur propre entreprise et emploient des autochtones.

En Europe, l’insertion professionnelle des réfugiés ne figure pas parmi les priorités des dirigeants. Même un pays comme l’Allemagne, qui a fait le choix d’accueillir sur son sol un million de réfugiés syriens, n’a pas pris la peine d’ouvrir son marché de l’emploi. Résultat : l’écrasante majorité des réfugiés – y compris les plus qualifiés – se retrouvent au chômage et sont condamnés à vivre de l’assistance publique ou privée.

Si nous ne pouvons pas accueillir toute la misère du monde, la première chose à faire est alors d’arrêter de la fabriquer en multipliant les restrictions sur le marché de l’emploi.

Pour plus d’informations de ce genre, c’est ici.

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  • Que proposez-vous pour « créer » des emplois pour les immigrés quand nous avons déjà tant de chômeurs ?

    • Le travail n’est pas une masse fixe. Le chômage n’a pas de relation avec l’immigration. Par contre l’immigration doit être choisie, et non subie.

      • Bonjour
        Dans un état providence, l’état organise la société, les ayant droits, les frontières au nom de l’intérêt général qu’il définit.
        Dans une démocratie libérale, l’état défend la liberté individuelle et donc la liberté des migrants qui ont aussi des droits. Mais pas d’assistanat comme en Allemagne (20 Mrd € quand même).

        • Tout a fait.
          L’État providence biaise complètement le processus d’immigration.
          Sans lui, les immigrés utiles trouvent leur place, et les immigrés qui trouvent leur place sont utiles.
          C’est gagnant-gagnant.

          • Très juste!

            Notez cependant que cela vaut pout tout le monde, immigré ou local.

            • Tout a fait, c’est la beauté du système !

              Mais cela vaut seulement si le système est libérale et ne peut pas être changé (cas théorique, ou cas d’une dictature libérale).

              Si le système libérale est démocratique et peut être « renversé » par les 51% (ou 66% pour la constitution), je persiste a penser qu’il faut « réfléchir » a immigration (cf autre article ou nous avons déjà échangé, mais ça n’est que mon opinion…).

              • 1/ C’est pas demain la veille qu’il y aura 51% de libéraux en France…

                2/ On fait quoi des presque 50% d’électeurs qui on voté Mélenchon et/ou Le Pen? on les mets dans des bateaux aussi?

                3/ Le libéralisme consiste à défendre le droit des minorités. Donc pour qu’une démocratie puisse être qualifiée de libérale, elle ne doit justement pas permettre à une majorité quelconque d’imposer arbitrairement ses vues à toute la population.

                • @ Puce à l’orteil
                  1/ C’est évident! Et si, au moins, ceux qui se disent libéraux acceptaient de se retrouver votant pour un parti libéral commun, ça pourrait doucement changer!
                  2/ Vous ne faites rien: vous n’avez pas le pouvoir et votre devoir est de défendre aussi le droit à la parole et à l’association de ceux qui ne pensent pas comme vous.
                  3/ Non, c’est bien plus contestable et tient à votre vote « majoritaire »: toute démocratie, représentative ou pas, permet aussi aux minorités d’avoir accès au parlement et à la parole. Le système majoritaire, démocratique par alternance, donne forcément lieu à des « renversements de vapeur », des « détricotages » …C’est bien plus rare dans les systèmes proportionnels, même quand ils ne sont pas « libéraux »!

                  • 1/Le problème c’est que parmi ceux qui se disent libéraux, un certain nombre ne semble pas en comprendre le sens: refouler les migrants à la frontière, c’est pas ce que j’appelle une politique libérale.

                    2/Bingo! C’est exactement là ou je voulais en venir.

                    3/Le libéralisme défend les libertés individuelles. Quelle est la plus petite échelle pour une minorité? l’individu. Donc le libéralisme défend le droit des minorités. C’est pas plus compliqué que ça.

              • le libéralisme consiste à défendre le droit des minorités. Donc pour qu’une démocratie puisse être qualifée de libérale, elle se doit d’empêcher une quelconque majorité d’imposer ses vues à toute la population.

                • Justement, comment faire pour que ceux qui ne veulent pas défendre le droit des minorités ne deviennent pas majoritaires ?

                  Ça n’est pas réellement une question de libéralisme effectivement, mais plus de la démocratie.
                  C’est plus une question de théorie des jeux.

                  Dans un système libérale, faut il défendre le droit de pouvoir transformer le système en un système non libérale ?

                  • « comment faire pour que ceux qui ne veulent pas défendre le droit des minorités ne deviennent pas majoritaires »

                    On pourrait commencer par s’appuyer sur une constitution forte défendant les libertés individuelles, pour le reste, pas de miracle: « le prix de la liberté, c’est la vigilance éternelle » (Thomas Jefferson).

                    « Ça n’est pas réellement une question de libéralisme effectivement, mais plus de la démocratie. »

                    Tout à fait. Un des problèmes étant qu’on utilise (mal) l’outil démocratique là ou le principe de subsidiarité aurait amplement suffi

                    « faut il défendre le droit de pouvoir transformer le système en un système non libérale ? »

                    Certainement pas! Mais il faut défendre le droit des minorités à vivre comme bon leur semble tant que personne n’est forcé d’adopter cette façon de vivre.

                    • « Dans un système libérale, faut il défendre le droit de pouvoir transformer le système en un système non libérale ? »

                      « Certainement pas! Mais il faut défendre le droit des minorités à vivre comme bon leur semble tant que personne n’est forcé d’adopter cette façon de vivre. »

                      « le prix de la liberté, c’est la vigilance éternelle »

                      Ok, on avance.
                      Donc vous êtes d’accord que dans un système libérale, ça ne doit pas être une liberté de rendre le système non libérale.

                      Sachant que le système en France est la démocratie et que si 51% des votants se déclarent ouvertement anti-libérale, le système atteint le point de non retour et bascule :

                      En quoi limiter l’immigration massive de personnes se déclarant ouvertement anti-libérales, serait une option en contradiction avec vos réponses ?

                      Vous arbitrez donc pour la solution ou le système est vulnérable a l’attaque des 51%.
                      Moi j’arbitre pour la solution du contrôle de l’immigration de personne qui s’auto-déclarent ouvertement anti-libérales, et j’ai conscience que c’est une régression de liberté.
                      Ceci reste évidement purement rhétorique car personne de malin ne se déclarera ouvertement anti-libérale si une telle loi existait….

                      Je veux juste montrer que la démocratie est un cheval de Troie du système libérale.

                      D’ailleurs j’ai une question pour vous, si vous aviez le choix d’envoyer vos enfants pour leur vie entière dans un pays, préféreriez-vous une démocratie libérale (avec le risque que cela puisse tourner socialiste) ou une dictature libérale (avec la certitude que le dictateur restera libérale) ?

                      Deuxième question, selon vous, une dictature mettant en place un set de lois libérales est elle un système libérale ?

                      Et dernière question, êtes vous démocrate ? (il n’y a pas de piège, c’est juste pour discuter).

                      Par définition la démocratie autorise 51% des gens qui se mettent d’accord a voler les autres 49%.
                      La seule démocratie qui serait libérale serait celle ou toute loi devrait avoir 100% d’adhésion des votant pour être votée (et elle deviendrait inutile).

                      Si vous connaissez des auteurs libéraux qui traitent le sujet, je suis preneur !!

                    • @ Puce à l’orteil
                      « Les Français haïssent les réformes », dont acte!

                      Mais votre solution est simple: la proportionnelle résoudra la question une fois pour toute!

                    • « Moi j’arbitre pour la solution du contrôle de l’immigration de personne qui s’auto-déclarent ouvertement anti-libérales, et j’ai conscience que c’est une régression de liberté. »

                      Êtes-vous consciente que, selon votre propre raisonnement, vous vous auto-expulseriez? En prônant une réduction des libertés, vous rentrez de fait dans la catégorie ouvertement anti-libérale,donc…

                      Pour le reste, c’est un peu trop confus selon moi mais je pense que vous êtes sur la bonne voie.

      • Deux questions:
        – C’est quoi une « immigration subie » sans Etat providence?
        – Qui décide de celui qui peut immigrer de celui qui ne le peut pas?

        L’article a tout dit: le problème n’est pas l’immigration mais bien la gestion calamisteuse de l’Etat en la matière.

        • – Qui décide de celui qui peut immigrer de celui qui ne le peut pas?

          Ce sont aux intéressés de décider ce qui est bon pour eux.

        • Lorsque l’immigré passe un entretien ou monte une boite, il est soumis a un choix (employeur ou client). Il est évalué. C’est le processus pour savoir s’il est utile.

          Dans le cas de l’état providence, personne n’évalue l’immigré. Il est subit car telle est la loi.

    • @RICA
      Commençons déjà par défaire l’état, providence en particulier.

    • Pourquoi voulez-vous proposer quelque chose? Donnez le droit aux immigrés de travailler et créer leur entreprise et ils généreront de l’activité économique et de l’emploi sans que personne, et en particulier pas l’état, n’ait à s’en mêler.

    • @RICA
      Pourquoi « créer » des emplois pour les immigrés ? Pourquoi ne pas les laisser se les créer eux-mêmes ?
      Ah oui ! J’oubliai ! Déjà que pour les Français, c’est la vraie merde à créer sa propre affaire avec les lois stupides que nous ont pondues nos imbéciles d’élites ; alors pour les Étrangers, ce n’est pas même pas la peine.

      • Mais ils en créent ! Dans le BTP, la restauration, l’agriculture, le commerce, le high-tech, des start-up… Tous les immigrés ne sont pas ceux que nous montre la propagande, tous les immigrés ne sont pas musulmans et ne survivent pas de minima sociaux. L’immigration italienne a créé en son temps de nombreuses entreprises, sans qu’on se soucie, en haut lieu, de politique d’intégration. Le problème qu’il y a, avec les immigrés, c’est au niveau de l’accès à l’emploi qu’il se pose. A diplôme égal, chance inégale. Question qui cesse de se poser en franchissant le Channel ou en passant en Allemagne, pour celles et ceux qui en ont le cran et les moyens.

        • « L’immigration [italienne, portugaise, chinoise, maghrébine ou autre, peu importe] a créé EN SON TEMPS ».
          Tout est dit: « EN SON TEMPS », c’est-à-dire avant De Gaulle, Mitterrand, Hollande et toute cette racaille et bande d’imbéciles à la tête de la cinquième république.
          Au fait, je suis un émigré. Et je connais des immigrés qui ont à nouveau émigré pour les raisons que j’évoquai dans mon premier message.

  • « les immigrés sont en moyenne plus entreprenants que les populations locales »

    Mais elles sont où les populations locales ? À lire la liste des prénoms d’une classe du centre de Bruxelles, on peut s’apercevoir qu’il n’y a plus un seul élève belge d’origine belge. Ce constat est similaire dans beaucoup de métropoles européenne. Cela signifie que l’immigration, en très peu de temps, a transfiguré le continent. L’État providence a aidé ces population a s’installer, on s’en occupe à qui mieux-mieux, on parle d’eux, on ne parle que d’eux, encore et toujours.

    Mais pourquoi s’intégrer ? S’intégrer à quoi ? Où sont donc parti « populations locales » ? Ils ont fui ces populations nouvelles, c’est un véritable exil interne qui c’est opéré et qui continu sous des prétextes de « fuir la ville pour se rapprocher de la nature », il y a bien une fuite des populations d’origine, et cela ne va pas sans souffrances, de ces souffrances dont on ne parlera jamais : les pires.

    • Bonjour

      Lire l’excellent papier de P Salin: https://www.contrepoints.org/2013/09/21/139865-limmigration-societe-libre

      « L’étatisation du territoire a donc une double conséquence : non seulement elle crée une incitation à immigrer qui, sinon, n’existerait pas, mais cette incitation joue uniquement pour les moins productifs, ceux qui reçoivent plus qu’ils ne fournissent, alors qu’elle décourage les immigrants productifs, ceux qui paieraient plus d’impôts qu’ils ne recevraient en biens publics. »

  •  » l’état providence ne favorise pas l’intégration  » , …certes …en revanche l’état providence installe la paix sociale …..du moins pour l’instant …..

    • Bonjour

      Comme dans les zones de non-droit, où l’état a abdiqué de ses pouvoirs régaliens, et laisser la place aux racailles, pour le désespoir de la population.
      L’état n’installe pas la paix, il l’achète.. à crédit. On verra quand une crise majeure surviendra. Comme à St Martin.

  • 1)Pour quelles raisons doit’on en prendre notre part ?
    2)Je constate que les immigres asiatiques réussissent sans rien casser, sans rien changer dans la société française, ils mangent normalement comme nous, nous imposent pas des menus spéciaux a l’école, nous imposent pas des bâtiments religieux avec les nuisances que cela produit, ils s’habillent comme nous.
    3) S’ils sont plus entrepreneurs chez nous pourquoi ne le serait’il pas dans leur pays ?

  • L’article mentionne avec raison le lien entre fermeture des frontières et sociale-démocratie… mais que se passerait-il dans une société libertarienne ou libérale?
    Dans une société libertarienne, ce serait très simple. Si tu paies le propriétaire de la route tu peux passer – si tu paies ton loyer au propriétaire, tu peux t’installer. Et c’est à peu près tout…
    Dans une société plus libérale que la France, mais où on attribuerait à l’Etat le contrôle des frontières, comment décider qui entre ou non? On passe par le truchement de la représentation démocratique. Mais y a-t-il un devoir d’accueillir les immigrés? Si on excepte le cas des réfugiés, non. Car si on dit oui, alors la notion de frontière (et donc d’Etat) n’a plus de sens.
    Il n’y a donc pas de devoir d’accueillir des immigrés. Des considérations d’opportunité peuvent intervenir, mais elles vont en sens divers. Il y a l’avantage économique, la nécessité démographique, mais en sens inverse il y a la question culturelle. Or si vous faites cohabiter des gens de cultures très différentes, vous multipliez les risques de malentendu et de conflits entre ces cultures, et de ce fait vous augmentez la nécessité de faire appel à l’Etat (pour arbitrer tant bien que mal).
    Dès lors, en tant que libéral, puisque l’immigration n’est pas un droit, je pense qu’il faut la limiter dès qu’elle crée des conflits culturels trop importants – et malheureusement nous y sommes déjà…

    • en tant que libéral, puisque l’immigration n’est pas un droit

      Hein? Pardon? La liberté de déplacement et d’installation n’est plus un droit naturel? Depuis quand?

      Pour vous mettre la puce à l’oreille, je rédige la même conclusion que vous mais en version gauchiste: « en tant que libéral, puisque le libre échange n’est pas un droit pense qu’il faut le limiter dès qu’il crée des conflits trop importants »

      Vous voyez le problème? Si les frontières, les différences de cultures ou encore l’Etat providence ne sont pas des excuses valables face au marché libre (ce qui est vrai), pourquoi le seraient-elle dans le cas de l’immigration libre?

      En tant que libéral, je défend toutes les libertés individuelles, quel ce soit le contexte. Même quand elles ne m’avantagent apparemment pas.

    • Il n’y a donc pas de devoir d’accueillir des immigrés.

      Non, vous n’êtes pas obligé. Mais vous ne pouvez empêcher l’un ou l’autre de ces polytocards de les prendre dans leurs énormes salons. Fafa, la capitaine mollusque de pédalo, Éolienne Impériale, …, tout ce beau monde au balcon, cela en fera des capacités d’accueil.

  • « la social-démocratie ne peut en effet que fonctionner que dans le cadre étroit et primitif de la tribu nationale »

    Dans les pays qui veulent instaurer un revenu universel, ca se traduira inéluctablement par la fermeture des frontières et le contrôle de la natalité. Pas de socialisme sans nationalisme et eugénisme.

  • Comparaison n’est pas raison. La France n’est pas un pays d’immigration, car il n’en a pas besoin. Son économie n’offre pas d’emplois à tout va, et notre législation tatillonne ne les facilite pas. Il ne nous reste donc que le minimum humanitaire, la prise en charge, les solutions sociales. Qui ont des limites. Il y a encore de la place, mais, pour le moment, pas d’argent sainement gagné.

  • Il faudrait ajouter « … mais nous devons prendre notre part » pour obtenir les propos complets.
    Inexact ou plutôt encore incomplet. Rocard, lors de cet entretien s’est montré très ferme sur l’immigration beaucoup plus que certains ne veulent le faire croire en voulant rappeler que la citation  » nous ne pouvons prendre la misère du monde ». « mais nous devons prendre notre part » n’est qu’une autre partie (incomplète) de son propos sur l’immigration. voir video par google.

  • les émirats lors de l’accord passé entre les pays occidentaux en 1975 avaient imperativement imposer que les immigrés devaient garder leur culture et pas d’integration ,les medias n’en parle jamais ,curieux non?,un oubli sans doute!!!

    • D’accord avec vous, en ajoutant qu’eux et l’Arabie Saoudite n’en accueillent aucun, alors qu’à au moins 95% ce sont des musulmans.

  • Pas mieux !
    Mais surement très impopulaire parmi les fonctionnaires de l’anti-racisme.

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