La retraite : droit ou privilège ?

Considérée comme un droit par l’opinion, la retraite n’en est pourtant pas un au sens économique ou financier.

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La retraite : droit ou privilège ?

Publié le 5 novembre 2018
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Par Yves Montenay.

La réforme des retraites en projet pour 2019 ne pose pas la question de la nature des retraites. Je comprends pourquoi, car s’interroger sur ce « droit » serait politiquement suicidaire.

Néanmoins le soupçon a fini par se répandre : les retraites au niveau actuel ne seront pas assurées à l’avenir. N’ayant aucune responsabilité politique, je peux m’interroger : les retraites sont-elles vraiment « un droit » ?

La polysémie de ce terme est trompeuse : regardons donc de plus près ce qu’est concrètement une retraite.

Retraite ou rente ?

La notion de retraite au sens actuel du terme est très récente. La majorité de la population mondiale n’y a pas droit. La masse des personnes âgées était, et est encore largement, soignée et nourrie par leurs enfants. En France, jadis, ceux qui n’en avaient pas allaient s’entasser à l’hôpital au milieu d’autres mourants. Les plus favorisés avaient des économies ou des rentes, des fermages par exemple.

Remarquons que la rente est prélevée sur une activité présente. C’est une répartition du fruit de l’activité économique du jour, et non un transfert de travail ou de pouvoir d’achat dans le temps.

Or l’opinion a pris l’habitude de distinguer la rente de la retraite, car elle pense que cette dernière est justement un transfert de pouvoir d’achat dans le temps. Cette perception est accentuée par l’idée vague que la rente est la solution « du riche » (« le capitaliste » ou autre privilégié), que sa légitimité est douteuse, notamment car déconnectée d’un travail réel, alors que la retraite est la (noble) contrepartie du travail passé. D’où l’expression parfois utilisée de « salaire différé », donc le remboursement d’une dette, donc « un droit » au sens juridiquement courant du terme.

Je viens ici démontrer que cette distinction entre rente et retraite n’a pas de sens, voire se retourne contre ses auteurs. Toute retraite est une rente, en ce qu’elle est prélevée sur la production d’aujourd’hui du fait d’un privilège.

La retraite, un privilège

Comme son nom l’indique, un privilège découle d’une loi avantageant une personne ou un groupe.

Que ce privilège bénéficie à une partie notable de la population n’en change pas la nature, d’autant que ce privilège est beaucoup plus prononcé pour certains groupes que pour d’autres. Car ce privilège, comme tout autre, dépend du pouvoir politique de ses bénéficiaires.

La retraite n’est pas un salaire différé

Notons d’abord que la formule « salaire différé » n’a pas de sens concret : le salaire est la contrepartie d’un travail, or je ne peux pas mettre une partie du travail que j’ai fourni lorsque j’avais 30 ans dans une bouteille, et m’en servir 40 ans plus tard pour produire des biens ou des services que j’échangerais contre ceux dont j’ai besoin aujourd’hui.

La totalité de mon travail a été transformée dans le meilleur des cas en biens et services de l’époque, lesquels ont été consommés. Ou gaspillés du fait de l’incompétence d’un décideur, d’une obsolescence technique, d’une guerre ou tout autre événement destructeur.

Dans tous les cas, mon travail comme ses fruits, a disparu.

Ce travail que j’ai fourni est tout au plus une des bases du calcul d’un « droit » que le pouvoir va m’attribuer. Je dis bien « l’une des bases », et parfois même pas.

Une vérification historique est que le pouvoir a fait justement varier ce « droit » au gré des variations économiques et politiques, par exemple en l’indexant ou non sur les prix ou en changeant l’âge de départ ou tout autre paramètre.

Une autre vérification est que le pouvoir peut décréter de donner une retraite sans lien avec le salaire passé, le minimum vieillesse par exemple, ou l’application des majorations familiales.

Le fait que ces deux points soient largement justifiés ne fait que confirmer notre raisonnement : la retraite n’a pas grand-chose à voir avec le salaire, ni même avec le remboursement des cotisations.

Cela non seulement parce qu’elle n’en est qu’indirectement ou pas du tout fonction, mais surtout parce qu’elle est de nature différente.

La retraite : un prélèvement en nature

En effet, qu’est-ce concrètement qu’une retraite ? De l’argent, certes, mais à condition qu’il se traduise concrètement par du pain, des soins et un ascenseur qui marche.

Or le débat s’est focalisé sur l’argent. Le raisonnement a été le suivant :

1) pas assez de cotisants par rapport aux retraités toujours plus nombreux (14 millions de retraités en 2017 contre 10 millions en 2001).

2) choix économiquement justifié de ne pas augmenter les cotisations,

3) choix politiquement compréhensible de ne pas diminuer les retraites des bénéficiaires actuels,

La conclusion mathématique qui en découle est recul de l’âge de départ et la recherche d’autres sources de financement.

Ce dernier point est une fausse piste. Ponctionner les entreprises, ou qui que ce soit d’autre, ou emprunter des fonds à l’Arabie, ne règlera pas le problème du nombre insuffisant de boulangers, d’infirmières ou de réparateurs d’ascenseurs nécessaires pour le nombre accru de retraités.

Recevoir du pain, des soins et un ascenseur qui marche est un prélèvement en nature sur l’activité économique, et non une question d’argent.

Or le travail disponible dans les qualifications nécessaires est une ressource limitée (je mets de côté ici les flexibilités envisageables à long terme comme l’immigration de travail et l’amélioration des formations).

L’argent « ne change pas la taille du gâteau » et n’est qu’un moyen de distribuer des « tickets de rationnement ». Celui qui dispose du plus grand pouvoir reçoit un plus grand nombre de tickets.

Cela va de la retraite chapeau de certains industriels (sommes importantes par personne, mais pour très peu de monde) à celle des dockers (proportionnelles à leur pouvoir de nuisance) en passant par celle d’une partie du secteur public (importantes par le nombre de personnes concernées, et par rapport au travail fourni dans certains recoins abrités nous disent des mauvaises langues).

Comment appeler « droit » le résultat d’un processus aussi… gauchi ?

La retraite : un système injuste et contre-productif

Le fait que la retraite dépende d’un rapport de force auquel chaque actif est étranger n’est déjà pas satisfaisant. Mais il y a pire : le système est profondément injuste et contre-productif.

En effet nous avons vu que le travail disponible est une ressource limitée dans les qualifications nécessaires, tel le nombre de boulangers, d’infirmières et de techniciens d’ascenseurs. Or la condition nécessaire à l’existence de ces actifs est une fécondité préservant grosso modo la forme de la pyramide des âges, donc la proportion d’actifs.

Dans le monde développé et en économie de marché, cette condition nécessaire est en gros suffisante.

En effet le niveau général des parents combiné aux infrastructures intellectuelles et physiques et à la flexibilité de l’économie de marché transforment les enfants en jeunes adultes travaillant « au bon endroit ».

En France, dont l’économie est imparfaite, cela est réalisé à 80 ou 90 % (suivant qu’on considère la proportion de chaque promotion sortant sans qualification de l’école ou le taux de chômage).

Dans les sociétés traditionnelles et rurales, où les liens familiaux sont stables dans l’espace et dans le temps, tout le monde sait que l’on sera nourri par ses enfants. On en a donc par exemple huit parce qu’on sait qu’il en mourra six (cas fréquent jadis au Nord et naguère au Sud), et que les deux survivants vous nourriront et perpétueront le groupe.

Par contre, en ville, où les liens familiaux se délitent, et où l’on est salarié avec des caisses de retraite qui vous promettent monts et merveilles (témoignage vécu de DRH), cette motivation disparaît.

En bonne logique micro-économique, pourquoi en effet avoir des enfants ?

C’est ce que d’ailleurs proclament certains Américains : « Ayez deux salaires, deux belles carrières, pas d’enfants et vous vous roulerez sur l’or en fin de vie avec le fruit de votre épargne ou de vos cotisations ».

Bref comptons sur les enfants des autres, qui auront (la femme surtout) sacrifié leur retraite pour élever ceux qui vous nourriront. On oublie ce que les philosophes nous disent : « le critère, c’est de voir ce qui se passerait si tout le monde en faisait autant ».

L’injustice est patente et gravissime, mais le mécanisme est puissant. En simplifiant, la moyenne entre ce comportement rationnel (pas d’enfants) et le désir d’en avoir donne les taux de fécondité extrêmement bas que l’on constate dans le monde développé ou (véritablement) en voie de développement.

L’écroulement est en route, notamment dans la quasi-totalité de l’Europe et au Japon, mais aussi en Chine et en Corée. Dans les deux Amériques et en France, le phénomène est limité à un effritement, déjà jugé insupportable par beaucoup.

Le (relatif) miracle français

En effet, la fécondité française est en gros convenable, et le problème actuel vient du télescopage du « baby boom » (1946-1973), du creux de la fécondité des années 1975 à 2000 (lui-même dû, disons, à une certaine ambiance politique) et de la décision irresponsable d’abaisser l’âge de la retraite de 65 à 60 ans (« Vous voulez gagner les élections, oui ou non ? » disait Mitterrand à son entourage perplexe).

Les Français ne font que redécouvrir aujourd’hui la manière la plus simple et la plus naturelle de préparer sa retraite : faire des enfants.

Nos prestations familiales, en argent (dont les majorations familiales évoquées ci-dessus) ou en nature (écoles maternelles) y sont pour beaucoup.

Ce n’est toutefois pas si simple, car il y a loin de l’acte initial à la perception de la retraite. D’abord, il faut monter un accord à long terme entre deux individus de sexe opposé (les arrangements récents entre personnes du même sexe ne font que transférer les enfants d’une personne à une autre).

Ensuite, il faut réussir sa famille, c’est-à-dire que les enfants trouvent naturel de soutenir votre vieillesse, malgré les ponctions qu’ils subissent par ailleurs pour la retraite des autres. Et il ne faut pas que ces ponctions affaiblissent l’emploi, voire poussent les jeunes à émigrer… or c’est déjà largement le cas.

Conclusion

Finalement, il est miraculeux que les retraites soient au niveau où elles sont actuellement.

Il s’agit probablement d’une exception dans l’espace et dans le temps : des États sans crise grave ni guerre, des institutions respectées : caisses de retraite, quel que soit leur statut, organismes de prélèvement comme l’URSSAF, et, en amont, un parlement, une constitution etc.

De plus, même si ces conditions nécessaires à la continuation de prélèvements injustes demeuraient respectées, le vice interne au système en abrégera la durée.

Le niveau miraculeux des retraites actuelles commence à être érodé par la force des choses : une CSG s’ajoutant à quelques années de blocage du niveau des retraites en transfère une petite partie aux actifs.

C’était à la fois mathématiquement indispensable et de simple justice pour les cotisants.

Mais l’approche purement financière qui domine jusqu’à présent ne va pas faciliter la compréhension des remèdes qui restent nécessaires. D’autant que nous devrions nous attaquer aux « abus de position dominante » qui en dérivent le fruit vers une minorité de privilégiés. Je ne développe pas sur ces privilèges, l’objet de ce texte étant la nature des retraites et non de (re)lancer des polémiques.

Revenons au fait que les retraites ne seront pas concrètement servies, faute des personnes nécessaires. Certes je n’oublie pas que les hommes sont adaptables, et le travail qui manquera officiellement se fera partiellement au noir, ou par autoproduction.

Mais cette dernière, qui peut paraître naturelle, est la pire : il vaudrait mieux que le technicien d’ascenseurs continue à travailler plutôt que de soigner ses parents parce que les infirmières sont parties en retraite, car elles ne peuvent, même « au noir », réparer l’ascenseur.

La retraite n’est pas un droit

Finalement si la retraite est considérée comme un droit par l’opinion, et que ce sentiment est confirmé par les textes juridiques impératifs qui en permettent la distribution financière, ce n’est néanmoins pas « un dû », et encore moins une possibilité « physique », faute des acteurs nécessaires.

Ce n’est donc pas un droit au sens économique du terme, pas plus que ne l’est « le droit au logement » lorsque ces derniers n’existent pas. Or il est moins difficile de bâtir 100 000 logements de plus que de faire apparaître 100 000 médecins et techniciens en chauffage, ascenseurs, transports publics.

La retraite actuelle n’est pas non plus un droit au sens moral, du fait de l’injustice faite aux parents et en particulier aux mères, et du fait que son montant reflète des rapports de force qui ne sont pas proportionnés aux mérites de chacun.

Enfin vous me direz que mon analyse ne porte que sur la retraite par répartition. C’est apparemment vrai. J’ai choisi cette approche pour des raisons de simplicité du raisonnement et par réaction à la situation française.

Mais attention ! Via la retraite par capitalisation (fonds de pension), ce n’est pas non plus votre épargne ou l’efficacité de vos placements qui généreront des boulangers, des infirmières et des techniciens d’ascenseur s’ils ne sont pas nés.

Certes, les circuits de prélèvement sur l’économie ne sont pas les mêmes, ni les acteurs et leur motivations, mais la logique d’ensemble est-elle si différente ?

Sur le web

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  • Non!
    On ne m’a pas demandé mon avis pour cotiser de force pendant plus de 40 ans pour avoir une retraite basée sur les sommes prélevées.
    Avec ces cotisations j’aurais pu acheter 2 ou 3 studios que je louerais aujourd’hui et qui feraient plus que ma retraite de base.

    Mais non, je ne possèdes rien et l’état a gaspillé mes cotisations!

  • les retraite c’est comme le reste , géré par des fonctionnaires ..
    Pyramide de ponzy la répartition est une escroquerie évidente.

  • faire des enfants….certes , reste à savoir s’ils auront du travail , mais aussi et surtout s’ils auront envie de travailler …..perso , j’ai eu la chance de trouver quelques mois de travail , parce que l’entreprise qui m’a choisit ne voulait pas d’une personne jeune ……

  • Il ne faut pas clamer « faites des enfants ! ». C’est déjà moralement très discutable comme motivation que de les fabriquer pour payer les retraites, mais c’est en plus totalement inutile. Que les gens fassent ou non des enfants comme ça leur chante, notre job est de rendre ces enfants, en nombre qu’il y aura, suffisamment productifs pour qu’ils puissent se prendre en charge, et qu’il leur reste de quoi financer leur retraite, et la nôtre pendant la période de transition. Il n’y a pas d’impossibilité de base. L’urgence est de pouvoir transformer le financement du chômage en disponible pour les transferts inter-générations et que la propriété individuelle reste le moyen privilégié de ces transferts.

  • Le priblème de fond n’est-il pas que l’Etat s’est imposé dans les mentalités comme celui sur qui on pouvait compter pour ses vieux jours? Alors que chacun doit, au moins partiellement, se sentir responsable de son avenir.

  • La capitalisation est une contribution active à l’économie tandis que la répartition est un prélèvement stérile sur l’économie.

    Les boulangers, infirmières et techniciens d’ascenseur n’existeront pas (ils seront au chômage, désœuvrés) s’il n’y a pas de capitaux pour soutenir et accompagner leurs activités.

    L’épargne de la capitalisation apporte les capitaux indispensables à l’apparition des emplois. La capitalisation rend les retraités actifs, utiles et bénéfiques à l’économie, jusqu’à leur dernier souffle et même après leur mort, car ce qui restera de leur épargne sera employé pour financer en partie la capitalisation (l’épargne) de leurs héritiers.

    • oui et non. l exces de capital et donc d investissement mene aux bulles et aux surcapacites. Ca sert a rien de construire une usine qui fera des voitures si personne ne va les acheter.

      • Dans un marché libre, personne ne construira une usine qui fera des voitures si personne ne va les acheter. Il n’y a que la collusion état-syndicats qui conduit à de si mauvais emplois du capital.

        • Pas mieux. Le capital en excès est le capital mal alloué du fait des politiques monétaires et budgétaires publiques qui empêchent la régulation de l’économie par le marché libre, soi-disant pour éviter les crises, en réalité pour détourner les richesses au profit de certains mais aux dépens de la plupart (redistribution socialiste).

        • les surcapacites, les bulles ca existe et ca existera toujours. Comment savez vous si la demande pour votre produit va stagner, augmenter un peu ou diminuer dans les 3-4 ans (temps necessaire pour construire une usine). Regardez par ex l IT ou l industrie des semi conducteurs

    • commentaire pertinent qui complète bien l’article.
      Mais avant de pouvoir exercer leur métier, encore faut-il que les boulangers, infirmières et techniciens d’ascenseur soient nés !

      • Les variations de productivité compensent amplement les variations démographiques. La démographie est une variable faible, qui explique très peu les évolutions économiques dès lors que l’économie est libre.

        En revanche, la démographie est un facteur essentiel pour l’Etat. Seul l’Etat a besoin de toujours plus d’individus à traire dans le troupeau pour financer la hausse sans fin de ses dépenses parasites et de ses dettes passées superfétatoires.

        • Sauf que quand il n’y a plus personne pour travailler, il n’y a plus de productivité !
          il me semble’ que c’est la première fois que l’on commence à voir un tel vieillissement de population (Japon, Chine, Europe)…

          • Certes, mais le cas d’une démographie nulle (plus aucun enfant) est hautement improbable. De manière plus réaliste, il existe des cycles démographiques qui finissent par se tasser avec le temps et rejoindre le renouvellement de la population. Si le Japon voit sa population réduite à 80 millions d’habitants d’ici 50 ou 100 ans, les Japonais ne seront pas moins riches pour autant. En revanche, l’Etat japonais aura plus de mal à rembourser ses dettes.

            Compte tenu de l’allongement de la durée de vie, il est de moins en moins réaliste de compter sur les enfants des autres pour payer sa retraite par répartition. Quelles que soient les promesses électorales, il faudra travailler beaucoup plus longtemps. Or, investir, c’est travailler. D’où la nécessité impérative de généraliser la retraite par capitalisation. Ceux qui croient qu’on va leur offrir 40 ans ou plus d’inactivité sans aucune contrepartie se fourrent le doigt dans l’œil.

    • « la capitalisation est une contribution active à l’économie » ce n’est
      le cas que lorsqu’il y a apport financier aux entreprises et non pas
      lorsqu’il s’agit d’achat de titres déjà émis qui ne constituent qu’un
      simple changement de propriétaire, sans effet sur la trésorerie des
      entreprises concernées.

  • « Le droit au logement » n’est pas un droit au sens économique du terme dîtes-vous. Je me fiche qu’il ne soit pas un droit au sens économique. Ce que je sais c’est que j’ai besoin -comme tout un chacun- d’un abri, d’un chez-moi. Qui n’en aurait pas besoin ? L’anomalie c’est qu’avec le système de taxes, avec la législation actuelle personne ne peut se construire cet abri avec ses propres forces et avec son propre argent. L’Etat est là, qui veille à tout, qui ponctionne tout, qui entrave toute démarche. Même donner un lopin de terre à ses enfants n’est pas facile. Céder une grange qui s’effondre suppose de passer chez le notaire et payer des frais qui dépasse la valeur du bien. Pouvons-nous construire nous-mêmes notre maison ? Dans mon village certaines maisons ont été construites par les habitants eux-mêmes qui s’entraidaient (il y a de cela 60 anq environ).
    Il est facile de dire le logement n’est pas un droit, la retraite n’est pas un droit. Mais laissez les gens libres, laissez-leur leur argent, laisse-leur faire ou ne pas faire d’enfants et ils trouveront eux-mêmes des solutions à leurs problèmes.

    • le probleme c’est que la majorité des français comptent sur les autres

    • Combien de m2 pour le logement que m’octroi Ce droit ? Avec ou sans piscine ? Et le garage pour la Zoè ? N importe quoi…
      C est dommage car je suis plutot extrêmement d’accord sur la dernière phrase : le droit à la poursuite de son propre bonheur, la liberté et la responsabilité , ça ce sont des droits.

      • J’ai lu le commentaire d’H plutôt comme critiquant le poids des réglementations et normes, qui limitent la capacité à se loger par ses propres moyens.

    • Je dis simplement qu’on ne peut pas appeler « droit » quelque chose qu’on ne peut pas procurer. Supposez que l’on vote une loi décrétant « le droit au bonheur » …

  • tres bon article. Il est clair que les retraités actuel profitent d une Periode doree qui ne va pas durer.

    je mettrai juste un bemol a la solution « faire des enfants ». Vu l evolution de l economie (IA, robotisation) je suis pas certain que c est une tres bonne Idee. il vaut mieux faire moins d enfant mais de mettre le paquet pour les former

  • Intéressante analyse.
    On chipotera sur les détails parce qu’on est comme ça:
    La fertilité française n’est pas « convenable », les chiffres sont faussés par l’immigration attirée par le pognon gratuit.
    La corrélation négative entre fertilité et gabegie sociale reste bien confirmée.

  • Éternel débat entre ceux qui passent leur vie à ne rien foutre en vivant de « Etat Providence » et ceux qui ont vraiment travaillé pour prendre leur retraite quand ils le jugent possible

  • Je suis désolé de répondre en bloc à tous les commentaires.
    Cet article a deux points principaux
    1- le rappel que ce sont les actifs qui assurent les retraites non seulement comme cotisants mais aussi parce qu’ils sont physiquement nécessaires pour s’occuper des vieux et faire tourner l’économie
    2 c’est ce qui explique que le mot « droit », même s’il est juridiquement fondé, ne résout rien si la proportion entre actifs et retraités se dégrade trop, que le système soit par répartition ou par capitalisation

    Tout cela est brièvement évoqué dans cet article, et longuement dans les articles précédent :

    https://www.yvesmontenay.fr/2018/06/14/financer-les-retraites-ne-suffira-pas-il-faut-revoir-lage-du-depart/

    https://www.yvesmontenay.fr/2017/01/18/retraites-les-fonds-de-pension-ne-reglent-pas-la-question-demographique/

  • Les commentaires sont fermés.

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Pour répondre à cette question, le concept de taxation « pure » ou « implicite » est utile. Il repose sur une comparaison entre le rendement de la répartition et celui de la capitalisation.

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