Revenu de base : une utopie socialiste ?

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By: Jonny Hughes - CC BY 2.0

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Revenu de base : une utopie socialiste ?

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 23 janvier 2019
- A +

Par Frédéric Jollien.

Le XXe siècle a été sans aucun doute le siècle de l’utopie socialiste. Les pays de toute la planète recherchant une philosophie générale guidant leurs institutions se sont essayés à différentes variantes de la pensée socialiste. Cette philosophie politique a gagné les cœurs et les esprits par sa poétique, sa cohérence générale et la force de ses idées. Les lendemains ne furent pas chantants. Les pays ayant pu appliquer le plus totalement ces idées, que ce soit par l’usage de la force des armes ou celui des urnes, furent ceux qui en souffrirent le plus.

Il en fut autrement des pays dits occidentaux qui, en raison de leurs institutions et des tensions politiques internes, durent appliquer ce qu’on appela « la troisième voix ». L’étrangeté philosophique de cet ensemble était clair pour tout intellectuel mais elle était un résultat démocratique et consensuel. On la nomma sociale-démocratie, social-libéralisme, capitalisme social et bien d’autres sobriquets étranges cherchant à mettre un nom sur cette absence de cohérence philosophique qui résultait en réalité du jeu politique.

À l’aube du XXIe siècle, il était inévitable que les intellectuels et tous les citoyens intéressés par la raison davantage que par le jeu du pouvoir, chercheraient d’autres idéaux. Un œil peu averti serait tenté de l’attribuer à l’écologisme, aux réactionnaires nationalistes et aux socio-démocrates ; mais ceux-ci ne cherchent plus le changement profond des institutions, seulement l’avancée de leurs agendas dans la création des lois.

Il en va autrement des partisans du Revenu de Base Inconditionnel (RBI) qui apparaissent comme des trouble-fêtes et des intellectuels qui cherchent à donner une cohérence d’ensemble à un système qui remplacerait le marasme actuel.

Le courage politique de ces personnes qui agissent par tous leurs moyens pour faire passer un message est sujet à l’étonnement. À l’approche des votations fédérales de juin, les partisans suisses du RBI font preuve d’un engagement exceptionnel et généralement courtois pour expliquer leur raisonnement. C’est donc avec un certain respect que cet article cherchera à expliquer avec autant de pédagogie et de respect que nécessaires en quoi le RBI est une terrible erreur intellectuelle et se base sur des absurdités philosophiques qui sont déjà à la base du système actuel. Cette idée n’est pas une véritable nouveauté et serait même plutôt un prolongement logique des erreurs précédentes.

Une idée de son temps

On parle du RBI comme d’une mesure innovante ancrée dans son temps et à la mesure des défis de la modernité. Elle assurerait la transition vers un futur technologique hautement imprévisible et où l’emploi aurait drastiquement baissé. Les initiants déclarent que nous avons les moyens de cette ambition et que ce serait faire preuve d’un conservatisme d’un autre siècle que de ne pas y voir une opportunité unique d’assurer notre futur.

Il est absolument vrai que le RBI est une idée politique très liée à son temps et à sa localisation. Elle a été imaginée dans les esprits d’intellectuels occidentaux vivant dans l’opulence du XXIe siècle et non dans l’esprit d’un agriculteur d’un pays pauvre. Cette idée n’aurait même pas pu être envisagée ne serait-ce que quelques décennies auparavant dans notre propre pays. La raison en est bien simple : grâce aux améliorations productives de notre économie moderne, la nourriture et le logement ne représentent plus qu’une fraction de nos dépenses ménagères.

Le communisme promettait également de garantir les besoins de chacun par la collectivisation des productions des citoyens. Dans un discours quasi identique à celui des partisans du RBI, Charles Fourier disait : « Il faut que le peuple jouisse d’une garantie de bien-être et d’un minimum pour le temps présent et à venir, et que cette garantie le délivre de toute inquiétude pour lui et pour les siens »1 mais contrairement au RBI, il exigeait la totale obéissance et le travail obligatoire. « Celui qui ne travaille pas est un voleur »2 était la devise que voulait inscrire Louis Blanc, successeur de Fourier, dans toutes les usines collectives de son socialisme.

Le RBI ne souhaite pas la collectivisation totale mais seulement partielle pour garantir ce qu’elle définit comme « une vie digne ». Nous avons donc un héritage idéologique du communisme en la croyance d’une magie collective où l’on parviendrait à garantir un « Droit » par le décret et la loi. La différence réside dans la méthode de paiement plus indirecte, moins directive, qui consiste à prélever le tribut à l’État par l’imposition plutôt que par l’esclavage pour la collectivité. Cette idée est évidemment très liée à la transformation du socialisme d’après guerre en idéologie faussement anti-autoritaire.

Mais qu’est-ce qu’une vie digne ? Les partisans l’indiquent : ce que le législateur désignera comme telle. Notez l’absence de réflexion sur la notion de dignité dont la définition serait livrée à l’arbitraire du politique plutôt qu’à la pensée rationnelle. La dignité est-elle une exigence morale ou la possession de biens ? Si l’on associe la dignité à une possession minimum, quelle doit en être sa mesure ?

Au XXe siècle en Suisse, une personne pauvre possède davantage de moyens que n’aurait jamais pu rêver le moindre bourgeois du début du XXe siècle. Il peut se soigner des maladies qui dévastaient autrefois les campagnes, possède généralement un transport motorisé, a accès à quasiment tout le savoir humain en tapotant sur un clavier d’ordinateur, peut communiquer sur de grandes distances pour un coût modique et mange à sa faim quelles que soient les saisons et les années. On ne peut guère en dire autant des pauvres vivant dans d’autres pays ni de ceux qui vivaient ici même, un demi siècle plus tôt.

Personnellement je pense que la dignité n’est pas de posséder une certaine quantité de biens par la spoliation d’autrui, mais de les obtenir par un échange volontairement accepté démontrant la reconnaissance de nos services par d’autres citoyens. La dignité est un concept philosophique hautement sujet à débat mais les partisans du RBI semblent en avoir une définition assez claire : il s’agirait de la somme de biens nécessaires pour présenter une normalité sociale.

Je pense personnellement que l’homme faisant le choix de vivre dans une yourte et de vivre en grande partie de sa propre production possède une bien plus grande dignité qu’un homme du commun réclamant subventions et aides de l’État pour maintenir son train de vie de classe moyenne occidentale. Je perçois la dignité davantage comme un concept moral, une valeur humaine, qu’une addition de biens terrestres.

Le RBI, derrière ses atours de belle idée solidaire et citoyenne, cache une certaine idée de la normalité et une philosophie de la soumission à la norme sociale.

Le RBI ou l’ingénierie fiscale

Le gros du débat sur le RBI porte principalement sur son financement. Il est désolant d’observer comment les aspects moraux, philosophiques et économiques sont évités au profit d’une simple réflexion de comptable. Ses partisans évoquent tour à tour des taxes sur les transactions financières, une hausse de la TVA, de la progressivité des impôts ou encore un transfert de l’inflation monétaire aux particuliers.

Il faudrait bien des pages pour démontrer l’erreur de chacune de ces propositions bien qu’elles  reposent toutes sur des pratiques institutionnelles déjà actuelles et peu discutées. Les libéraux se battent depuis fort longtemps pour démontrer les méfaits dans le processus de production de chacune de ces mesures fiscales, et une grande bibliographie est présente sur le net pour expliquer les processus économiques en jeu3. Leurs erreurs reposent largement sur une vision fixiste de la production et une économie vue comme un jeu à somme nulle.

Il ressort tout de même un constat évident : le RBI est avant tout une expérience alchimique fiscale. Combinant tout l’arsenal existant entre les mains de l’État, le RBI cherche à remodeler l’économie et les processus distributifs actuels.

La philosophie soutenant cette idée est celle des partisans de la redistribution : il s’agit d’améliorer les conditions des plus pauvres en prenant le surplus soi-disant inutile des plus riches pour augmenter la force productive globale dans un cercle vertueux permettant l’amélioration de la société.

Fort de nombreux graphiques, ils exposent les différentes options fiscales qui permettraient de niveler les conditions économiques de chacun sans pousser à l’assistanat, tout en mettant tout le monde au travail. Les plans sont prêts. La démocratie n’a plus qu’à se prononcer sur celui qui lui paraîtra le meilleur.

Voilà des centaines d’années que les ingénieurs étatiques cherchent avec acharnement la solution magique qui permettrait de remplir les caisses de l’État tout en maintenant un bon développement économique privé qui puisse maintenir une hausse des revenus de l’État et couvrir l’augmentation des dépenses de celui-ci. Ces ingénieries nous ont amené au système fiscal actuel combinant une panoplie invraisemblable de taxes, « cadeaux » ou abattements fiscaux, défiscalisation partielle, impôt sur les revenus, sur certaines transactions ou sur la fortune.

Il est assez ironique de constater que quelques initiants utopiques auraient aujourd’hui la solution au problème sur lequel travaillent les économistes depuis la naissance des États. Ils veulent augmenter drastiquement les dépenses de ce dernier et ont, en même temps, la solution à son financement alors que tous les États occidentaux actuels sont dans des situations budgétaires catastrophiques que seule l’intervention massive des banques centrales parvient vainement à cacher.

Il serait dangereux de faire confiance en ces réflexions : les mécanismes sociaux de l’échange et de la production, soit l’économie, sont largement incompris et les ingénieurs qui s’en réclament sont certainement les personnes les plus dangereuses à mettre au pouvoir. Comme le disait F.-A Hayek, l’étonnante tâche des sciences économiques est au contraire « de démontrer aux hommes combien en réalité ils en savent peu sur ce qu’ils s’imaginent pouvoir modeler »4.

Une incompréhension économique

Comme dit précédemment, le RBI se base sur des prétentions de connaissances économiques que les libéraux rejettent avec force depuis fort longtemps. Les incompréhensions portent tour à tour sur les mécanismes de production, le salaire et l’amélioration technologique.

Les partisans du RBI reprochent aux politiciens d’avoir une vue à court terme et de ne pas développer de plans pour embrasser la modernité et les révolutions technologiques qui promettent des changements substantiels dans notre société. Ils dépeignent le futur comme une magnifique combinaison de chômage de masse et d’amélioration technologique. Destituant des quantités de travailleurs, les machines ne pourraient plus que produire pour les rares personnes ayant encore un emploi. La technologie est ainsi décrite comme créatrice de progrès mais également comme facteur d’inégalité.

Il est désespérant de voir qu’au XXIe siècle des idées aussi vieillottes puissent encore passer dans les débats publics sans aucune résistance. Le concept de destruction créatrice est à peine compris. On ne brûle plus les machines mais on veut voler leur produit.

La seule difficulté qu’amène l’amélioration technologique est celle d’être un défi pour certaines professions soumises à ce changement. Il est faux de penser que l’emploi est en nombre limité et qu’il sera sensiblement réduit par les machines. Au contraire, l’emploi est, tout comme nos besoins, infini. Qui ne souhaite pas avoir un jardinier, une femme de ménage, un masseur, etc… Malheureusement nous ne pouvons bénéficier du travail de ces gens parce que notre capital est utilisé pour d’autres besoins plus urgents. En réduisant le prix des biens, les machines nous dégagent ce capital pour que nous puissions l’utiliser à d’autres fins. Le défi de celui qui perd son emploi est donc de trouver les nouvelles fins d’autrui. C’est là le rôle économique clé de l’entrepreneur.

Les partisans du RBI ont également une mauvaise compréhension du salariat et, par extension, du rôle de l’argent. Ils s’indignent du fait que des travaux, ostensiblement utiles, ne permettent pas de salaire. Les faits semblent donc contredire la fameuse maxime « tout travail mérite salaire ». Ils citent ainsi le travail acharné des parents qui élèvent leurs enfants, le noble engagement des associations bénévoles, des gens qui travaillent à produire eux-même leurs aliments, etc. Le système économique actuel ne permettrait pas une juste rétribution de ces travaux.

C’est absolument vrai mais c’est également parfaitement normal. L’argent est un bien intermédiaire d’échange. Tout travail ne mérite un salaire que s’il est le fruit d’un échange entre des personnes. Ces échanges peuvent également être non monétaires. C’est généralement le cas dans la plupart de nos relations d’amitiés ou de couple où l’échange se fait à travers l’attention portée à autrui, les paroles échangées et les services rendus. Nous n’agissons pas uniquement pour acquérir des biens mais également pour éprouver des émotions ou pour accomplir certaines valeurs.

L’inégalité des échanges, comme dans les échanges monétaires, entraîne également des conflits pour rétablir l’équilibre. Peu de personnes tolèrent d’être exploitées par leur compagnon ou leurs amis et comme le démontre l’adage « les bons comptes font les bons amis », les apports réciproques nécessitent d’être perçus comme acceptables par les différentes parties pour qu’une relation entre des personnes se maintienne. Il est donc parfaitement faux de voir le travail de la mère au foyer comme un asservissement, ou le bénévole comme un être agissant sans intérêt personnel. L’homme a des intérêts divers et l’argent n’est qu’un intermède dans l’échange matériel des individus.

Il est également faux d’associer le travail à l’argent. On ne paie pas quelqu’un pour son travail mais pour la valeur que l’on porte à ce qu’il nous offre. Karl Marx avait tort de définir le travail des salariés à la création de valeur ; la valeur d’un produit ne dépend pas des heures passées à le créer mais uniquement du jugement qu’on lui porte. Un monochrome d’une personne célèbre se vend plus chèrement qu’un travail de sculpture de longue haleine d’un amateur. Creuser un canal avec une cuillère plutôt qu’avec une pelle vous demandera plus de travail mais la valeur du canal en restera la même.

Par extension, c’est également pour cette raison que les partisans du RBI occultent une grande partie des conséquences de leur mécanisme de distribution. En taxant les échanges, on fausse l’information donnée par les prix. On peut transformer des marchés auparavant parfaitement rentables en échec. On crée ainsi des incitatifs contraires à l’ordre naturel des échanges. Là où un emploi aurait pu être créé, il est détruit par la taxe. Ainsi seuls certains échanges peuvent supporter le poids de l’imposition.

Une augmentation importante des dépenses de l’État entraînera de facto une augmentation de l’imposition et celle-ci aura un effet direct dans les échanges entre les individus. Quels seront les emplois qui seront supprimés par cette imposition ? Quels seront ceux qui se maintiendront ? Impossible de le savoir car nous ne savons pas quelle valorisation chacun portera sur les différents biens qui lui seront proposés dans un monde où l’État lui en aura pris une partie plus importante.

Il reste une vérité que l’on ne peut éviter : l’imposition aura un impact important sur la structure de production de la nation. Penser qu’en délivrant les personnes de l’angoisse de survivre elles se mettront soudainement à prendre des risques entrepreneuriaux plus importants et plus productifs est ridicule car l’imposition posera justement un problème supplémentaire dans leur entreprise. Elles resteront plus probablement dans la précarité de leur situation de rentier RBI.

Le RBI – le socialisme du XXIe siècle

Le revenu de base inconditionnel est définitivement dans l’air du temps. Il hérite d’un passé socialiste renouvelé autant dans sa philosophie que dans son approche. Touchant les citoyens par la noblesse de ses fins, il évite ainsi soigneusement les écueils moraux, économiques et philosophiques de son application.

Certains audacieux ont proféré qu’il était une solution libérale au problème de la pauvreté. Se référant parfois à l’économiste Milton Friedman et son impôt négatif qu’ils n’ont pas compris, ils parlent également d’un concept « libérateur » où l’individu n’aurait plus besoin de quémander et de se justifier pour survivre. Cela lui permettrait de se réaliser dans des tâches plus nobles.

Je pense au contraire que cette solution est révoltante et autoritariste. On crée une rente basée sur la spoliation généralisée plutôt que la dignité issue de l’autonomie financière à travers le service à autrui. On détruit l’harmonie de la coopération sociale basée sur les échanges consentis entre personnes pour construire un monstre asservissant les citoyens qui ont l’audace d’utiliser un moyen d’échange intermédiaire : l’argent.

Se basant sur les mêmes erreurs intellectuelles que le socialisme d’antan, le RBI échouera pour les mêmes raisons. Entraînant une baisse généralisée des biens produits et une hausse des prix en résultant, le RBI devra en permanence être réévalué et les mécanismes de taxation transformés et exacerbés. Les gens souhaitant se réaliser à travers des échanges productifs sans être grandement spoliés fuiront à l’extérieur des frontières de l’oppresseur. Finalement, ce seront ceux souhaitant simplement améliorer leurs conditions de vie qui partiront et aucune frontière, ni aucun mur, ne les retiendra…

Cet article a été publié une première fois en mai 2016

 

  1. P. Louis, Les étapes du socialisme, Paris, 1903.
  2.  Imbert A., Frédéric Bastiat et le socialisme de son temps, Paris, 1913.
  3. Voir par exemple les travaux de think tanks comme le Mises Institute ou le Cato Institute.
  4. F.-A Hayek, The Fatal Conceit, 1988.
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  • L’article est un peu long mais bien écrit et d’un ton posé qui est interessant

  • vivre dans une yourte , ou une caravane et vivre des fruits de son travail……j’ai vécu de cette manière , en échangeant le loyer de mon petit térrain contre fruits et légumes du jardin ;je bossais à coté pour payer les assurances auto et m’habiller ; je ne dépensais presque rien finalement ….seulement à ce jour , je crois que l’on a plus le droit de vivre de cette manière ; en russie , le sieur poutine donne des petits térrains gratuits à sa population à la seule condition que ces terrains ne soient pas revendus ; leur propriétaire doivent s’en servir pour eux ;si j’avais à choisir entre de l’argent gratuit ou la possibilité de travailler la terre comme je le faisait avant , je choisirai la seconde solution sans hésiter ;

    • @ marie
      C’est votre choix 100 % respesctable, sans plus! Tant que vous faites ce que vous voulez, de vrais libéraux n’auront rien à vous dire!

  • trappjmrapp jean-marie
    13 mai 2016 at 12 h 54 min

    Cet article ne tient aucun compte des calculs de l’IFRAP disant que l’on pourrait donner 500 euros à chaque français et faire encore des économies, tellement les gaspillages sont important dans cette (redistribution). Ce serait des centaines de milliers de fonctionnaires en moins, de bâtiment revendu et de budget de fonctionnement supprimé. bien sûr, je parle de cette vraie idée qui est d’en faire un revenu pour tous, sans exception avec la suppression de toutes les allocations qui existent. Je sais également que cela ne plait absolument pas aux socialistes puisqu’ils perdraient une grande partie de leur pouvoir et du chantage permanent qu’il nous font à chaque élection. Les français qui touchent déjà cet argent doivent répondre à de plus en plus de critères, remplir des tas de formalités, bien souvent d’avoir des passe-droits, de connaitre du monde bien placé ou simplement d’être au courant de cette allocation, ce qui en fait de vrais esclaves de ce système. Tous les opposants à cette idée ne tiennent absolument pas compte de ce principe aussi simple, mais imaginent comment les politiques vont le pirater pour garder le pouvoir…. mais cela doit rester deux débats différents. Je ne suis pas naïf, je sais très bien qu’en France, tous les partis saboterons cette idée pour garder leurs fonctionnaires et surtout leur pouvoir.
    la Finlande va le faire dès le mois de Novembre de cette année, nous aurons donc le temps d’examiner les résultats !

    • On pourrait éviter de prendre 30 Mds aux uns pour les redistribuer uniformément en 500 euros à chacun. La question de la modulation ne peut se régler sans considérer à la fois bénéficiaires et contributeurs. La modulation ne peut pas non plus disparaître. Elle doit suivre les lois du « marché » si on est libéral, ou même la loi du « besoin » si on est socialiste, ce qui est totalement antagoniste à une absence de modulation, laquelle revient à faire fi des différences entre citoyens. Quant à la Finlande, je doute qu’on ait jamais les comptes exacts, sinon on aurait d’ailleurs déjà la situation de référence toutes choses égales par ailleurs…

      • @ MichelO
        Vous pouvez tout imaginer sur l’administration française, évidemment. De là à accuser la Finlande, cela demanderait de sérieux arguments: la Finlande n’est pas une république bananière comme la France!

    • https://www.lesechos.fr/29/04/2018/lesechos.fr/0301620027781_la-finlande-ne-poursuivra-pas-son-experimentation-du-revenu-universel.htm

      une remarque si jamais des économies étaient faites… alors soyez CERTAIN que les bénéficiaires demanderaient d’en profiter et cela ne représenterait aucune économie pour ceux qui financent.. et encore on peut voireles personnels de l administration qui gère les aides sociales comme les premiers bénéficiaires du « système »…et donc des assistés sociaux..dont le travail est illusoire.

    • Je suis pour l’instauration d’une ration de baise incompressible : trois fois par semaine minimum. Je serai curieux de connaître l’avis des futures intéressées.

      Le RBI fera appel d’air et aboutira à la fermeture des frontières et au contrôle des naissances.

      • Pour être viable il faudrait que le RBI soit extrêmement faible. La question de l’appel d’air ne se poserait pas si le montant était si faible que le pouvoir d’achat en résultant est inférieur à celui des pays à bas salaires. Un exemple serait de le fixer à 1.9$ par jour, le seuil absolu de pauvreté. C’est suffisant pour survivre en France, et ne pas mourir de faim à court terme. Bien évidement quand j’entends parler de vie « digne », j’imagine qu’on ne parle pas d’être SDF et d’avoir tout juste de quoi manger… Des montants du niveau du RSA auraient à long terme exactement l’effet que vous dites, et qui se produit actuellement avec les « migrants ».
        A propos de la baise, il me semble qu’il y avait projet de payer (aux frais de l’état, donc aux nôtres) des prostituées pour les handicapés, je ne sais pas où on en est…

        • @titi
          C’est le travail d’associations caritatives concurrentes financées par des contributions volontaires et non celui des parasites de l’État.

      • @ Théo31
        Encore un croyant qui prédit l’avenir mais qui n’est pas crédible, comme d’hab!
        Mais quand on parle de baise incompressible (déjà essayée? Ça donne quoi?), la crédibilité retombe à 0!

    • @trappjmrapp jean-marie
      Il est impossible de donner 500€ à chaque Français sans les avoir pris dans la poche de quelqu’un. Donc ceux à qui « on » les prend sont exclus du système. Et « on », ce n’est personne d’autre que la bureaucratie que vous pensez à tort réduire avec cette supercherie.

    • @ trappjmrapp jean-marie

      Ben oui mais la France n’est pas la Finlande, en France on discute, en Finlande , on agit! Et souvent les pinailleurs sont les perdants!

  • Cet article est prémonitoire. Une société basée sur cette hérésie s’auto détruira en provoquant la fuite des producteurs de richesses, fuite qui est du reste la seule issue pour les individus dignes donc autonomes et volontaires et qui veulent le rester.

    • Cependant, il faut regarder de quoi on parle. Ce qui vient d’être instauré en Italie sous une dénomination approchante n’est rien d’autre qu’une sorte de RSA. Si cette formule remplace toutes les aides sociales, elle peut être gagnante. Mais ça ne devrait pas s’appeler revenu universel.

  • Le RBI n’a aucune chance de passer en Suisse. Certains sournois avancent même un montant faible sous couvert « expérimental », et moi je garantis les multiples dérapages par derrière. Même si la Suisse me semble moins atteinte que la France de ce point de vue.

    Je vois mal les Suisses voter pour cette initiative. Mais j’ignore où en est l’état de l’opinion.

    • D’après les derniers sondages, cette initiative sera largement refusée (65 % 70 %). Je n’ai pas trop de crainte là-dessus, mais tout de même, que 3 suisses sur 10 l’accepte me laisse pantois.

      • 3 sur 10…
        Et combien sur 10 en Romandie ?
        Les médias franchouillards y font des ravages…

        • En plus, la Télé suisse disparaîtra de la TNT le 3 juin, fini le point de vue suisse pour les populations frontalières, mais la télé française continuera à arroser de ses bienfaits le territoire de ces Suisses réfractaires à la communauté des biens…

          • @ Leipreachan
            Mais rien ne vous contraint à regarder la télé française! ils sont passés maîtres en manipulations verbales plus qu’en actions concrètes, effectivement, mais en voisins, on s’est bien habitués à ces ces voisins crocodiles avec une grande gueule mais de petites pattes!

            • Je ne suis pas contraint… C’est vite dit !

              J’ai déjà du racheter deux télé à la norme DVB-T2 HD HEVC 265 pour continuer à regarder les chaines allemandes ( les décodeurs sont trop chiants et limitent les fonctionnalités des télés modernes),
              maintenant la télé suisse qui cesse d’émettre ( au profit du câble, mais seulement en Suisse), il ne reste pas grand chose à se mettre sous la dent…
              Quand comme moi on est réfractaire à TOUT abonnement !

  •  »
    Je pense au contraire que cette solution est révoltante et autoritariste. On crée une rente basée sur la spoliation généralisée plutôt que la dignité issue de l’autonomie financière à travers le service à autrui. On détruit l’harmonie de la coopération sociale basée sur les échanges consentis entre personnes pour construire un monstre asservissant les citoyens qui ont l’audace d’utiliser un moyen d’échange intermédiaire : l’argent.
     »
    Ce serait vrai si on avait la certitude qu’il existe un travail pour tout le monde. Mais à mon avis ce n’est pas le cas. Aujourd’hui, le taux de chômage de nombreux pays s’explique avec les facteurs suivants :
    – faible natalité depuis des décennies
    – retrait des chercheurs d’emploi des statistiques
    – incitation des femmes à rester à la maison

    Et la tendance n’est pas à l’amélioration pour les prochaines années. Pour une fois que l’on essaye d’anticiper un problème qui va devenir massif.

    • Non le problème du chômage en France s’explique par les facteurs suivants:
      -Le SMIC
      -La difficulté de licencier
      -Les 3000 pages du code du travail
      Le travail « n’existe » pas comme un objet, il est issu de la volonté d’un échange. Et remarquez que ce n’est pas un travail que les gens recherchent, c’est un salaire. C’est juste que l’employeur demande du travail en retour, et si ce n’était pas le cas, je pense que l’employé en serait tout aussi satisfait.

  • On espère pour les Suisses qu’un bon paquet d’entre eux choisiront volontairement de « se réaliser » en trimant sans (trop) compter pour faire tourner un bouzin pareil, i.e. que d’autres puissent « se réaliser » soit par exemple, jouir douillettement de la vie par ponction du travail d’autrui…

    Je sais, je ne suis qu’un affreux comptable…

  • Tout ce qui est écrit là serait convainquant si nous vivions dans un pays où au lieu de donner de l’argent à qui en a besoin, on se contenterait simplement de lui donner un travail et si il existait toujours des institutions charitables aidant les handicapés et malades qui ne peuvent travailler à vivre. Michel Rocard avait simplement constaté que le temps béni précédemment décrit était révolu : non nous ne savons plus donner un travail à qui le souhaite, et non notre société laïque ne porte plus en son sein suffisamment d’associations comme les restos du cœur. Il a donc créé le RMI devenu maintenant le RSA. Nous sommes aussi dans un pays où 2 personnes célibataires au RSA qui se marient perdent de l’argent alors que si l’un d’eux est au contraire très riche, ils en gagnent en se mariant. Enfin, malgré la prime d’activité, les détenteurs du RSA redoutent parfois que Pole Emploi leur trouve un job trop peu payé car la perte de revenu reste possible. Qu’est-ce que le RBI en France ? Rien d’autre qu’une simplification d’un système existant délirant qui soit la moins douloureuse possible et qui remette d’aplomb toutes ces incohérences : non un pauvre qui ne travaille pas ne gagnera pas plus avec le RBI qu’avec le RSA, par contre il aura l’assurance absolue qu’en effectuant un petit travail déclaré, il gagnera plus qu’avant, évidemment on supprimera le quotient conjugal et familial de l’IR qui est stupide et complètement injuste mais en compensation les membres d’une famille de riches toucheront le RBI…et enfin on pourra laisser partir sans recruter les fonctionnaires partant en retraite pendant plusieurs années en remplaçant ceux qui sont utiles par les fonctionnaires des CAF et des impôts qui font aujourd’hui un travail de shadock…

  • Le Venezuela l’expérimente depuis quelque temps.

    Le RBI:

    Qui le paye ?
    Où trouve-t-il l’argent pour payer ?
    Pourquoi travailler si on reçoit de l’argent en privilégiant l’oisiveté ?
    Est-ce juste que d’autres doivent travailler pour obtenir la même somme ?
    Comment peut-on consommer sans produire ?

    Conformément aux lois de la physique, diviser la richesse conduit assurément à la ruine. Quand on divise un gâteau en un nombre de parts de plus en plus grand qui sont forcément de plus en plus petites, au final « tout le monde obtient rien ».

  • Faut il rappeler à l’auteur que le revenu de base est une idée :
    – qui remonte bien avant le 21e siècle
    – qui est proposée aussi et surtout par des libéraux.
    Ce n’est donc pas parce que les socialistes la promeuvent qu’elle est à jeter aux orties.

    Je suis par ailleurs en totale opposition avec cette affirmation : « Le RBI, derrière ses atours de belle idée solidaire et citoyenne, cache une certaine idée de la normalité et une philosophie de la soumission à la norme sociale. »
    Le revenu de base, c’est tout le contraire : il ne fait plus dépendre le revenu d’un travail qui recevrait un quelconque agrément normatif. Il laisse libre de faire ce qu’on souhaite. Ne pas travailler, travailler autrement, se servir de son pécule pour investir dans une activité rentable ou non, travailler comme salarié, etc… Le revenu de base, c’est d’abord une incitation à se responsabiliser. C’est pourquoi cette mesure est surtout poussé, solidement du point de vue argumentaire, par des libéraux.
    Sur le plan comptable : pas besoin de depenser plus ; si l’on remplaçait les 700 et quelques milliards d’aides diverses et variées par une allocution unique, on pourrait offrir l’équivalent d’un smic à tous les actifs et retraités.
    Sur le plan pratique, c’est sous la forme d’un impôt négatif (cf Friedman ou Koenig) qu’il serait le plus pertinent …

    • Bonjour J Quille
      Il y a ce qui se voit et ce qui ne se voit pas.

      Chez les chinois, on dit plutôt; quand le sage montre la lune, l’idiot regarde le doigt. :).

      • Cépafo !
        Dans « Voyage d’un philosophe au pays des libertés », Koenig identifie 3 concepts fondateurs à la base du Revenu universel dont seul un serait pertinent (je vous laisse deviner lequelm :
        – la technologie avec le mythe de la fin du travail
        – la société avec la « juste compensation » au sein du contrat social
        – la liberté avec l’octroi de la liberté réelle pour tous.
        Manifestement, notre ami Jollien n’a pas vu le premier et a mal compris le troisième…

    • Le RBI défendu par des libéraux ? Des noms à donner pour rigoler un peu ?

      • J’en ai déjà donné deux, si vous avez lu mon post jusqu’au bout.

      • Je peux ajouter Stuart Mill aussi, proposant dans Principes d’économie politique un « certain minimum établi pour chaque membre de la communauté, capable ou non de travailler »…
        Histoire de montrer que l’affirmation « Elle a été imaginée dans les esprits d’intellectuels occidentaux vivant dans l’opulence du XXIe siècle » est une belle ânerie (parmi d’autres)…

        • A Quille :

          Koenig n’est pas vraiment un libéral, rien que de sous entendre que l’état devrait s’occuper d’un revenu universel de base, game over pour le libéralisme.

          Friedman n’est pas pour le RBI, mais pour l’impôt négatif, c’est complétement différent.

          Enfin, Mill est bien libéral quand il écrit « de la liberté », mais quand il bascule à la fin de sa fin dans le concept d’utilitarisme, cen ‘est plus un libéral.

          Utilitariste et libéral sont 2 concepts complétement opposés, John Rawls (qui n’est pourtant pas un libéral, loin s’en faut) l’expliquait très bien dans son livre « Théorie de la Justice ».

          Enfin, Proudhon est devenu libéral, voire libertarien à la fin de sa vie, le rattacher au socialisme est une façon incomplète de refléter sa pensée très riche.

          Enfin, toutes les idéologies sont tjrs proposées par des bourgeois (Marx était un bourgeois), les gens qui travaillent dur pour joindre les 2 bouts n’ont pas le temps de penser …

          • Pour votre info, Koenig est sur la même ligne que Friedman : un impôt négatif.
            Toujours pour votre info, Stuart Mill a proposé un « certain minimum établi » dans Principes d’économie politique, 11 ans avant De la liberté, soit à vous suivre dans sa période libérale et non utilitariste.

            • « C’est aux fruits qu’on reconnaît l’arbre » Jésus Christ.

              Si demain Friedman réclame un impots progressif avec des tranches d’imposition jusqu’à 95 %, ce sera une mesure libérale ?

              Il est bien de connaître les auteurs libéraux, il est encore mieux de savoir ce que c’est que le libéralisme : le respect absolu des droits fondamentaux de l’individu ie la propriété, foulée au pieds si on prends à certains de force pour assurer à d’autre un RBI.

    • @Jean Quille
      Ce n’est pas parce qu’on se dit libéral qu’on l’est.
      1) Un « revenu universel », ça n’existe pas. Il y forcément des contributeurs, qui sont par définition exclus du système et spoliés du fruit de leur travail.
      2) Toute spoliation de ce qui a été justement gagné est une atteinte à la propriété légitime de la victime et donc anti libéral (=socialiste).
      Vous confondez liberté, qui ne peut se définir que par rapport à la contrainte exercée par les autres, avec les conditions de la vie sur terre qui obligent l’homme à travailler pour satisfaire ses besoins.
      Réclamer un revenu universel, c’est réclamer une partie du fruit du travail des autres et donc, reconnaître que sans ce travail, il n’y aurait rien. C’est la position immorale de tous les voleurs : « le travail, c’est bon pour les autres, mais pas pour moi ! »

      • Pas mieux
        Le RU c’est du vol.

      • C’est pourquoi l’impôt négatif est préférable au revenu de base. Doupa, plus bas, ne s’y est pas trompé.
        Par ailleurs, laisser entendre que des gens comme Stuart Mill, Friedman ou Koenig ne seraient pas des libéraux porte un sérieux coup à la crédibilité de vos affirmations, qui ressemblent en réalité plus à des slogans creux qu’à l’issue d’une véritable réflexion sur le sujet.

        • @Jean Quille
          Réponse qui vaut pour tous vos commentaires, dont ceux qui sont postérieurs à celui-ci.
          1) Je n’ai laissé entendre quoi que ce soit. C’est votre interprétation. Je n’ai pas lu Stuart Mill et très peu Milton Friedman donc je ne peux pas juger.
          2) Comme d’autres, je vous ai apporté des arguments (ci-dessus et ci-dessous). Vous pouvez les réfuter mais vous ne le faites pas. Si ce que vous avez lu de Stuart Mill, Milton Friedman ou Gaspard Koenig ne vous permet pas de le faire, quelle est donc votre réflexion personnelle sur le sujet ?

          • C’est inutile, je sais par expérience qu’un individu qui considère l’impôt comme une spoliation (et accessoirement qui prend le socialisme pour l’antithèse du libéralisme) est hermétique à tout argumentaire sur l’intérêt du RU.

    • @ Jean Quille
      En France, vous délirez? Non! Pas du tout! Il faut absolument que tout ça passe par des administrations! En France, on ne crée rien, on ADMINISTRE! C’est bien compris?

    • @Jean Quille
      Mon commentaire ci-dessus répondait à votre intervention de

  • Il me semble que les minimas sociaux ne coûtent « que » 6 Mds d’euros, donc une paille quand on regarde toutes les dépenses.

    Pourquoi ne pas garder ces quelques minimas, supprimer le reste du maquis des aides et instaurer le salaire complet + un impôt de 10% sur tous les revenus (capital+travail+aides sociales)?

    • Bonjour Koris
      Vous avez raison, ciblons les aides aux seuls nécessiteux, plutôt que de saupoudrer comme actuellement des aides à tous le monde CAF, Quotient familial, Ayant droit, Retraite de réversion, Assurance chômage, etc..

      Ah, on me dit que ces gens sont des électeurs…

    • @ Et ben non!

      Recevoir de l’argent gratuit quand on peut vendre une compétence de travail est un affront pour un professionnel qui se sent déclassé! Ça compense le manque d’argent mais ça ne remplace rien sur la capacité professionnelle! C’est évident: on n’est plus rien!

  • @ titi , l’on trouve en france le smic + taxe est un frein à l’emploi..A mon avis , c’est une erreur . Les entreprise auraient dû faire des produits de valeur , pour une simple raison faire des produits a bas -coût , la chine le fait , l’inde ,les pays du Maghreb, les pays de l’est européen , la France ne peut les concurrencer !!! Nos dirigeants politiques en place se sont trompés dans leur jugement…Sur la valeur ajouté de l’Entreprise !! face au marché..Voir Hermès, LVMH etc ..etc.. le luxe s’exporte !! et rentable .

  • Jean Quille ???

    Je suis 100/100 pour le revenu universel de Milton Friedman. 100/100 contre le revenu universel de Benoit Hamon.

    • La conception de Hamon s’apparente à celle du mythe de la fin du travail. Il voulait d’ailleurs dans le même temps mettre en place une taxe sur les robots.
      Il a tout aussi faux que ceux qui opposent RU et travail.

  • Le revenu universel est le seul moyen de faire avancer les idées libérales et de faire accepter la fin du salariat (chaque employé devient auto entrepreneur contractuel), la fin du magma des avantages sociaux (y compris la fin de la sécurité sociale) et la mise au rebut de millions de fonctionnaires. C’est la solution la plus humaine et équitable. 400 euros par Français, cela fait 26 milliards par mois, soit beaucoup moins que l’ensemble des avantages sociaux cumulés et des centaines de milliers de fonctionnaires inutiles à lea administrer. Son financement est simple: TVA à 20% sur les biens et les services (donc 20% sur les salaires ubèrisés). Comprenons bien que cela, en l’état, n’a jamais été expérimenté car les expériences ont eu lieu dans des pays non-libéraux.
    Si les libéraux français veulent encore être inaudibles, qu’ils continuent à taper sur le salaire universel. On croirait Le Pen qui, surtout, ne voulait pas accéder au pouvoir. Enlevez le salaire universel et vous ne pourrez vendre que des réformettes.

    • Bonjour niki
      Je crois au contraire que le RU va rendre totalement incohérente la pensée libérale.
      Vous parlez que les libéraux ne veulent pas le pouvoir, ce sont plutôt les français qui ne veulent pas du libéralisme (aux élection les libéraux obtiennent – d’un% des voix).
      Le RU est contraire aux idées libérales, c’est de l’ingénierie sociale typique, comme votre idée de fin de salariat. Bcp de salariés sont contents d’être salariés et ne veulent pas être autonomes.
      Laissez les gens décider d’eux-mêmes.

      • D’abord le RU n’est pas contraire aux idées libérales, puisqu’il a été et est toujours porté par des libéraux, dont seule la plus grande mauvaise foi peut nier leur libéralisme.
        Ensuite, vous rappelez à juste titre que beaucoup de gens préféreraient continuer à être salariés. C’est vrai et cela signifie que le RU ne signe pas la fin du travail, salarié ou pas, d’ailleurs. Le RU, c’est a minima une manière plus responsable et moins coûteuse de pourvoir aux besoins de base des citoyens, par rapport à la situation actuelle de multiples aides, guichets, conditions d’octroi etc.
        Enfin, ce n’est pas salariat vs autonomie. Il n’y a pas d’opposition. Il faut plutôt voir le dispositif comme un millefeuille dont la première couche est le RU (qui n’interdit pas des activités non rémunérées) et les couches suivantes des activités rémunérées par un tiers (que ce tiers soit un patron ou un client).
        Le fait même que dans sa conception le RU ne permet que de répondre aux besoins de base du citoyen (comme aujourd’hui le RSA, le minimum vieillesse, le smic, le chômage,…) incite fortement à rentabiliser au mieux son capital mensuel et à le compléter par une activité rémunéré…
        Au passage, on résout définitivement des questions comme l’âge de départ à la retraite, voire la retraite elle même et toutes les questions relatives aux indemnités chômage et au chômage…

      • Et j’oubliais : on en finit définitivement avec le mépris larvé envers les « assistés », puisque tout citoyen, par l’impôt négatif dont il bénéficierait, serait logé à la même enseigne.

        • @Jean Quille
          Vous ne lisez pas les commentaires avant d’y répondre. Si je décrète que vous me devez 2000€ et que je vous en rends 500 sous forme « d’impôt négatif », ne vous ai-je pas volé 1500€ ? Par définition, « tout le monde » ne peut pas bénéficier de votre « revenu universel de base ». C’est donc une escroquerie car il n’a rien d’universel.

    • Tout à fait d’accord. Reste la question du niveau du RU. Avec notre niveau d’aides redistributives actuel, on devrait pouvoir monter à environ 1000 euros. Mais cela suppose qu’en toute période non travaillée, cad a dire l’équivalent du chomage ou de la retraite on retomberait au niveau du RU. Chomage et retraite seraient absorbées par le dispositif. Pour avoir plus, il faudrait donc soit travailler, soit avoir été capable de faire fructifier son pécule.
      PS 1 : par RU, j’entends « impôt négatif »
      PS 2 : la définition même de travail devrait être amendée ; comment qualifier par exemple, l’activité d’un citoyen au RU, qui inventerait, grâce à son temps libre, à ses passions, un nouvel outil, une nouvelle musique, ou un nouveau concept philosophique ?

    • Eh bien, que les libéraux convaincus de l’intérêt du revenu universel financent une fondation qui le versera ! Les avantages de la chose conduiront bien entendu chacun à y adhérer. Pour ma part, j’attendrai quand même de les voir plus concrètement que dans les paroles de quelques théoriciens dont je me demande toujours s’ils font la différence entre milliers et milliards.
      Parce qu’il y a toujours le gros inconvénient de l’effet catastrophique de la progressivité du prélèvement, quand bien même on veut le cacher derrière une taxe sur la consommation prétendument uniforme : produire plus de richesses et vouloir en profiter, tant que c’est payer beaucoup plus d’impôts, on n’est guère motivé.

  • Un revenue « Un-Con-Ditionel », c’est Bernard Arnaud et Carlos Ghosn qui vont être « Comptant » de ce petit plus.
    Un revenu qui ne dépend de rien donc, Hors des lois humaines et de celles de l’univers, Il serait donc plus judicieux de parler de revenu Divin.
    Un con l’a Dit, et le revenu Vint !
    Faite semblant de croire et un jour ….

  • Plutôt d’accord avec l’idée de supprimer les multiples aides affectées sans vision globale, ainsi que leurs canaux de distribution très coûteux, pour les remplacer par un minimum vital, complétant d’éventuels petits revenus. Cela coûterait moins cher et serait plus transparent.

  • En tous cas moi, après les classes, je me suis fait chier à tourner en rond à l’armée.
    Jamais je n’ai autant bu, fumé, joué aux cartes et fait des conneries pendant un an…
    Rien faire, juste a attendre la solde, même pas assez fatigué pour trouver le sommeil.
    Le plus dur fut de se réhabituer à bosser…

    Alors oui, je pense comme nos anciens que
     » l’oisiveté est mère de tous les vices « 

  • Sur ce sujet, Ayn Rand a déjà tout dit depuis longtemps :
    Dans la mesure où les choses dont l’homme a besoin pour survivre doivent être produites, et où la nature ne garantit le succès d’aucune entreprise humaine, il n’y a pas et il ne peut pas y avoir de garantie d’une sécurité économique. L’employeur qui vous donne un emploi n’a aucune garantie que son entreprise va rester en activité, que ses clients vont continuer à acheter ses produits ou services. Les clients n’ont aucune garantie qu’ils auront toujours la capacité et l’envie d’échanger avec lui, aucune garantie de ce que leurs besoins, choix et revenus seront dans le futur. Si vous vous retirez dans une ferme autonome, vous n’avez aucune garantie vous protégeant des conséquences d’une inondation ou d’un ouragan sur vos terres et vos cultures. Si vous laissez tout aux mains du gouvernement et lui donnez tout pouvoir pour planifier l’économie dans son ensemble, cela ne garantira aucunement votre sécurité économique, mais garantira l’abaissement de la nation entière à un niveau de pauvreté misérable – le résultat pratique que toutes les économies totalitaires, communistes ou fascistes, ont démontré.
    Moralement, la promesse d’un impossible « droit » à la stabilité économique est une infâme tentative d’abrogation du concept de droits. Elle ne peut signifier et ne signifie qu’une seule chose : la promesse de réduire en esclavage tous les hommes qui produisent au bénéfice de ceux qui ne travaillent pas. « Si certains hommes ont le droit de bénéficier des fruits du travail des autres, cela signifie que ces autres sont privés de droits et condamnés à travailler en esclaves. » Il ne peut y avoir de droit de réduire en esclavage, i.e. de droit de détruire les droits.
    Ayn Rand, « The Ayn Rand Letter » ; *Ayn Rand, « Capitalism: The Unknown Ideal ».

  • Le revenu de base passe pour une idée neuve. C’est totalement faux.

    Il a déjà été tentée a grnde échelle sur toute l’Angleterre en 1795. La première loi dite : loi de Speenhamland.
    Les effets pervers furent terribles, surendettement, oisiveté, dépendance, dévalorisation de la valeur travail, lutte des classes entre ceux qui finançaient et ceux qui recevaient sans rien faire.
    Ca n’a pas mis fin a la misère ni offert de meilleurs revenus aux gens. Le revenu de base engendra un nombre de démunis encore plus grand et n’a jamais réduit le mal vivre.

    http://lequidampost.fr/comment-le-revenu-de-base-universel-a-cree-la-main-invisible-du-marche-regulateur/

    • Pas vraiment un RU, plutôt un RSA. Et c’était il y a plus de deux siècles, à une époque ou le rôle redistributif de l’impôt n’en était même pas au stade embryonnaire. On a un peu évolué depuis…

      • Rhooo, la nature humaine aurait évoluée? A l’insu de notre plein gré?

      • @Jean Quille
        On vous démontre que RU et RSA c’est la même chose et vous persistez. Essayez de nous démontrer avec vos arguments que ce n’est pas la même chose et on en reparlera.

        • Si vous pensez que cela a été démontré, alors vous n’avez rien compris. Le RSA, c’est une allocation versé aux pauvres. L’impôt négatif (le RU des libéraux) concerne tout le monde. De plus, les concepts à la base de ces deux dispositifs sont aussi différents, pour faire court, que donner du poisson à quelqu’un et lui apprendre à pêcher…

  • Tiens, aujourd’hui dans le Point, encore un libéral, Guy Sorman, qui plaide pour le RU (sous la forme d’impôt négatif)…
    Dois je encore m’attendre à ce que quelques hurluberlus viennent me démontrer que ce gus n’a pas donné suffisamment de gages au libéralisme ?

    • Guy Sorman a commis des articles ici il y a quelques années, et ces papiers soulevaient parfois de belles controverses. Il ne s’agit pas de trouver un argument d’autorité en la personne de Sorman ou qui que ce soit d’autre, mais de relever, et je crois que d’autres l’ont déjà fait plus haut, que si le RSA et le RU sont différents, l’impôt négatif (qui n’est absolument pas universel) et le RU le sont tout autant.

    • A Jean Quille :

      vous affirmez 2 post plus haut qu’il ne faut pas confondre RSA et RBI, et vous confondez allègrement impot négatif et RBI …

      L’impot négatif est un pis aller inventé par Friedman, qui je vous le rappelle est un économiste libéral confronté à la montée du socialisme dans son pays (les USA, lire capitalisme et liberté) et si on suit le raisonnement de Friedman, cet impôt négatif a pour seul but de rendre le travail plus attractif dans un régime d’aides sociales importantes comme les USA. Mais encore une fois, si des libéraux proposent l’impôt négatif c’est parce que des aides sociales, le mieux serait de supprimer les aides de l’état.

  • L’impôt négatif n’est pas le RU. Les défenseurs du RU ne peuvent être des libéraux car le RU nie les principes fondamentaux du libéralisme.

    La mise au point nécessaire pour débusquer les mensonges à propos de Friedman :
    https://fr.irefeurope.org/Publications/Articles/Milton-Friedman-n-a-rien-a-voir-avec-le-revenu-universel

    Quant à espérer que le RU supprimerait la pauvreté, c’est se fourvoyer complètement. Les pauvres ne manquent pas d’argent. Ils manquent surtout de liberté. Avec beaucoup de liberté et un peu d’efforts, l’argent vient naturellement. Le RU provoquerait un appauvrissement généralisé du fait de la privation majeure de liberté qu’il provoquerait à travers la spoliation légale.

    Enfin, l’impôt est-il une spoliation ? On définit le spoliation comme l’action de déposséder par violence ou par ruse. L’impôt prélevé pour financer des fonctions non régaliennes, notamment en vue de redistribution socialiste, répond parfaitement à cette définition.

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