Revenu de base inconditionnel : une utopie

Publié Par Pierre Chappaz, le dans Philosophie

Par Pierre Chappaz.

Revenu de base, de l'argent gratuit qui découragera le travail ?

Tax-Credits-money-CC-BY-2.0-

 

Le 5 juin prochain, les Suisses voteront pour ou contre le revenu de base inconditionnel. Que dit cette initiative populaire ? Le Revenu de Base Inconditionnel (RBI) est :

« une rente mensuelle, suffisante pour vivre, versée individuellement à chaque personne, de la naissance à la mort, quels que soient ses autres revenus ou sa fortune ».

Utopie ! Et comme d’autres utopies politiques, celle-ci n’est pas dénuée de dangers.

Cette initiative est un mauvais message qui dit aux gens, et aux jeunes en particulier, qu’il est inutile de travailler pour gagner de l’argent. Le projet de ce revenu universel ? Transformer toute la population en fonctionnaires oisifs… Est ce vraiment un bon projet ? Les peuples qui ne travaillent pas sont condamnés à péricliter face à la concurrence de ceux qui travaillent dur. La Suisse n’est pas isolée. Elle fait partie d’une compétition internationale.

Revenu de base : quelles dérives ?

D’ailleurs, l’expérience du RMI puis du RSA en France (le RSA -Revenu de Solidarité Active, est une sorte de revenu universel pour les personnes qui n’ont pas d’emploi), illustre bien les dérives de l’assistanat généralisé. Les bénéficiaires complètent souvent leur revenu par du travail au noir, de sorte qu’ils n’ont que peu d’intérêt à retrouver un emploi déclaré. Conditionner le versement du RSA à au moins quelques heures de travail d’intérêt public, est un débat toujours très vif en France. Depuis février 2016, un premier département, le Haut-Rhin, exige 7 h de bénévolat en contrepartie du RSA.

Les défenseurs du revenu universel nous expliquent que son avantage serait la simplification, car il remplacerait toutes les allocations existantes. Ce grand nivellement est complètement irréaliste, car il ne tient pas compte des besoins spécifiques de certaines catégories de personnes, personnes âgées, fragilisées, malades … alors il faut bien envisager de nouvelles recettes pour le financer ! Créer une taxe sur les transactions financières ? ce serait une incitation à la fuite des capitaux. Augmenter la TVA ? c’est un impôt anti-social.

Plutôt que de se prendre la tête à vouloir réaliser une utopie dangereuse, cultivons la valeur Travail. Car le travail n’est pas qu’un gagne-pain, c’est la participation active à la vie de la société, la richesse des relations humaines et des projets partagés !

Ici, permettez-moi d’ajouter ce mot célèbre de Frédéric Bastiat, économiste français visionnaire du XIXe siècle :

« L’État, c’est la grande fiction à travers laquelle chacun s’efforce de vivre aux dépens de tous les autres ».

Sur le web

  1. Dans un premier temps, il serait nécessaire d’apprendre la valeur travail aux politiciens. Une large majorité, à l’instar de Laurent Wauquiez, n’a jamais travaillé de sa vie, jamais crée un euro dans le secteur marchand. Leur action se borne à dilapider la valeur créée par d’autres.

    1. Pas besoin d’aller si loin pour trouver des politicards n’ayant jamais travaillé. Notre président est le premier sur la liste et l’immense majorité de ses ministres.

  2. utopie…..le futur nous réserve bien des surprises comme la fin du ‘travail’ . le robot arrive pour les taches manuelles , l’IA n’est pas loin pour remplacer les métiers ‘intellectuels’ alors , comment fera t on lorsque ce mot aura disparu du vocabulaire pour vivre ?

    1. @ reactitude :

      Pour information, à chaque gain massif de productivité dans l’historie de l’humanité, cela a augmenté le nombre de personne qui travaillent, et non diminuer …

      la fin du travail est une absurdité anti économique et irréelle.

      1. es tu sur , personnellement j’ai arrêté à 50 ans , j’aurais eu un emploi mieux payé j’aurais sans doute stoppé a 40 ans….l’amélioration du rendement se voit ..sur la feuille de paie et un jour ou l’autre elle est trop grosse pour une consommation limitée sauf pour les éternels affamés …

        1. @ reactitude :

          « et un jour ou l’autre elle est trop grosse pour une consommation limitée sauf pour les éternels affamés … »

          Les raisonnements malthusiens se sont toujours révélés faux et complètement à côté de la réalité depuis qu’ils existent …

        2. Les progrès technologiques ont fait basculer la France d’un système majoritairement agricole à un système majoritairement tertiaire.
          Si les robots étaient destructeurs nets d’emplois, on serait à 90% de chômage. La réalité est tout autre.
          Je pense qu’on ne sait même pas à quoi ressembleront les métiers futurs mais Internet a créé de nouveaux jobs (web master, développeur, data scientist…).

          Comme pour la matière, rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme 🙂

          1. +1000

            Plus la division du travail est poussée, plus il y a d’emplois à occuper.

            1. c’est pour cela que les chaines de montages en industries ont été vidées ?
              plus la division du travail est poussée, plus il peut être automatisé; c’est même la raison d’être de l’informatique.

              1. Vidées au profit de milliers de nouveaux métiers. Où sont donc passés les 20-30 millions d’agriculteurs que comptait naguère la France ?

          2.  »
            Je pense qu’on ne sait même pas à quoi ressembleront les métiers futurs mais Internet a créé de nouveaux jobs (web master, développeur, data scientist…).
             »
            oui, mais dans quelle proportion ? les nouveaux jobs créés depuis 100 font moins d’1/4 des emplois en france (source insee)
            la majeur parti des emploi restent liés au transport, à l’alimentation, l’habillement, tout ce qui existait depuis longtemps au final.

            que va faire le chauffeur de taxi ?
            que va faire le pharmacien ?
            le banquier ? l’assurance ?
            ils vont tous faire de l’informatique / data science ? hahahaaa, je rigole. Et le data science, c’est maintenant qu’on en a besoin. dans 10 ans, les places seront prises.
            même les informaticiens, il y en aura de moins en moins besoin.

             »
            Comme pour la matière, rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme
             »
            Explique ça aux chevaux. Il y a 100 ans, il y en avait énormément. il n’y en a presque plus aujourd’hui (comparativement)

            1. Les jobs du numérique ne sont pas les plus pourvoyeur d’emplois (on le voit bien avec les salariés de airbnb, uber&Cie). Mais ils dégagent des marges d’économie et de productivité énormes. Ces dernières se retrouvent forcément dans d’autres secteurs de l’économie.

              Exemple: tu as un budget de X euros pour un week-end dans une grande ville.
              Avant, pour le taxi et le logement, tu utilisais les 3/4 du budget et le reste pour te faire plaisir (resto, ciné…).
              Aujourd’hui pour le même budget tu économises énormément en taxi (uber) et logement (airbnb…), ce qui te laisse une marge de manœuvre plus importante pour le reste.
              En ce qui concerne les emplois, les taxis et les hôteliers sont perdants, mais les resto, ciné et autres sont gagnants.

              Dans la foulée, il y a des possibilités assez énormes en terme de reconversion: on a besoin de personnel dans le paramédical (aide-soignants, infirmier…), dans les industries de pointes (opérateurs sur matériaux composites, soudeurs, électriciens…) qui ne nécessite pas forcément de longues années d’études.

              Bref, j’espère que mes explications ont été assez limpides. Loin de moi l’idée d’idéaliser un monde de bisounours technologique mais l’être humain a toujours su s’adapter à de nouvelles situations/révolutions technologiques. J’ai plutôt confiance en cet avenir.
              Pour ce qui est des chevaux, il y en a peut-être moins car on n’en a moins besoin à l’heure actuel (équitation, lasagnes…). Maintenant, on utilise les chats pour créer des bars à chats (je te conseille d’essayer c’est plutôt original ^^).

  3. Une utopie revendiqué par « generation libre » et son meneur, Gaspard Koening qui sévit içi mais souvent par ignorance ceux-ci se réfère à milton friedman.
    Dans les années 60 l’économiste avait effectivement développé l’idée d’un impôt sur le revenu négatif. Il proposait ainsi de facto un revenu garanti minimum (% de la différence entre zéro revenu et le seuil d’imposition), mais celui-ci n’était pas le seuil de revenu à partir duquel le foyer doit payer l’impôt. Ce n’était pas une allocation unique et universelle. La mesure visait à aider les pauvres à sortir de la pauvreté et l’expansion d’une bureaucratie de la redistribution. même cette théorie de Friedman ne résout pas le problème des incitations. Tout cela est donc voué à l’échec, rendez vous dans 10 ans …

  4. Il faudrait peut-être commencer à se poser la question des raisons qui ont fait que le travail à perdu de sa « valeur », de son attrait. Les réponses sont multiples mais assez simples. Comme l’annonçait déjà il y a 20 ans Jeremy Rifkin, la fin du travail est programmée par la robotisation des tâches ingrates et par l’explosion démographique. D’autres éléments tels que l’augmentation permanente de la durée de vie, les progrès de la médecine complètent le tableau.
    Il faudra bien trouver des occupations pour la moitié des habitants de cette planète.
    Le travail, tel que nous le connaissons aujourd’hui est limite abrutissant et ressemble au tournage du boulon à l’usine. Nous sommes assis du matin au soir devant un écran à aligner des chiffres et des lettres et rares sont les métiers qui permettent d’exprimer sa créativité.
    Les postes disponibles demandent soit une hyper-spécialisation, soit l’inverse, une tâche limite esclavage en attendant qu’elle puisse être effectuée par une machine lorsque ce sera plus rentable.
    La question n’est donc pas de valoriser le travail, mais l’activité. Et c’est là que le RBI devient simplement incontournable. En offrant inconditionnellement à tous le minimum vital, on encourage la prise de risque, la recherche et les activités qui font sens.
    Je suis très étonné de cette prise de position d’un libertarien actif sur le net. Le RBI s’imposera de lui-même à terme.
    Les sondages sont unanimes, 98% des personnes interrogées confirment qu’elles garderont une activité lucrative. Sans en arriver au triste slogan « Arbeit macht frei », il faut reconnaitre que le « travail » est une composante indissociable de l’humain. L’oisiveté mène à la dépression.

    1. @ Pierre :

      Arrêtez avec Rifkin, il s’est toujours trompé sur tout, et le fait qu’il ne soit écouté que par les instances européennes dans les domaines économiques et écologiques montrent bien l’étendue des dégâts liés à ces « visions ».

      C’est aux fruits qu’on reconnaît l’arbre disait Jésus.

      « Le travail, tel que nous le connaissons aujourd’hui est limite abrutissant et ressemble au tournage du boulon à l’usine »

      Dans quel monde vivez vous ?? les temps modernes de Chaplin, c’était il y a plus de 80 ans, c’est fini depuis longtemps, 80 % des actifs français travaillent dans les services !!!

      Alors, bien sûr, tout le monde trouve que travailler pour vivre, c’est fatigant et abrutissant, et c’est bien la preuve qu’en cas de RBI, l’immense majorité sera oisive !!!

      vous vous contredisez vous même …

      Un RBI pour tous encourage l’oisiveté et le repli sur soi et non la prise de risque, ouvrez les yeux et regardez le RSA en France : de plus en plus d’allocataires, et de moins en moins d’insertion ou alors pour des petits boulots minables ou du black.

      L’oisiveté est la mère de tous les vices, et le RBI encourage à l’oisiveté.

      vos sondages sont faussés par la question, demandez donc à l’être humain s’il veut être gentil ou méchant, 98 % voire 99 % diront qu’ils veulent être gentils …

    2. LE RBI par principe est une redistribution et donc est contraire au libéralisme.

      1. Alors je ne comprends pas le libéralisme. Pour moi, un libéral défend avant tout la responsabilité individuelle. C’est exactement ce que propose le RBI. La financiarisation de l’économie n’est plus une rémunération du travail ou de la valeur ajoutée. Les fossés se creusent dangereusement, hypothéquant le pouvoir d’achat de la masse laborieuse, esclave d’un petit pourcent de cupides insatiables qui se sentent obligés de créer des fondations qui, au passage, leurs permettent encore une optimisation fiscale en plus du petit buzz de bonne conscience.

        1. @Pierre :

          le RBI propose exactement la responsabilité individuelle quand il est attribué sans contrepartie ????

          ce n’est pas que el libéralisme que vous ne comprenez pas, c’est aussi la responsabilité, qui se conçoit comme des droits et des devoirs liés.

          Quand il n’y a que des droits, il n’y a plus de responsabilité….

          « Les fossés se creusent dangereusement, hypothéquant le pouvoir d’achat de la masse laborieuse, esclave d’un petit pourcent de cupides insatiables  »

          Et voilà de nouveau Marx et ses analyses fausses et contredites constamment par la réalité (lisez contrepoints svp)…

          1. Contrepoints ?
            Ah, vous voulez parlez de ce club où l’on se congratule de penser de la même manière ?

            1. Aïe ! …Parler. Je déteste faire des fautes d’orthographe ou de grammaire. Un vieux reste d’éducation.

            2. @ Pierre :

              Et voilà encore le polylogisme de Marx…. il faut lire autre chose svp …

              Sauf que chaque affirmation et démonstration est sourcée, ce qui n’est pas le cas ailleurs …

              On se congratule juste d’utiliser la Raison pour info …

              1. ahah la Raison voyez vous ça n’importe quoi nan mais vous vous prenez pour qui sérieusement là?

                1. @Lazarius :

                  si vous n’avez pas encore compris que le libéralisme est la seule philosophie politique issue et ayant pour base la Raison, alors on ne peut rien faire pour vous …

                2. Le libéralisme n’est pas une doctrine économique, il n’est basé que sur le droit et rien que le droit. Lorsque les libéraux auront compris cela on arrêtera de savoir si le libéralisme est de droite ou de gauche. Il me semble que d’un point de vue du droit, déverser de l’argent à une population (parfaitement idéologique mais rien à voir avec le droit) est très mauvaise et aura des conséquences très négatives. Nous aurons un système type marxiste (on déverse de l’argent mais par contre vous aurez l’obligation de fermer votre clapet). Quant au financement il faut m’expliquer quelle sera la contrepartie (parce qu’il y a toujours une contrepartie sous-jacente et à mon humble avis certainement pas éthique).

                  1. Une partie de cette contrepartie sera la disparition de toutes les allocations et des administrations qui s’en occupent, en face, il faut aussi supprimer toutes les exonérations fiscales qui ne correspondent pas à des frais réels d’obtention de revenus: pas de réduction pour les enfants ou autres personnes à charge, suppression de toutes les niches fiscales.

                    Personnellement, je ne sais franchement pas quoi penser de ce revenu de base mais j’attends impatiemment les résultats de l’expérience finlandaise.

                    En France, on assiste quand même à des choses qui interrogent: Pôle emploi remet combien de personnes au travail par an avec quel coût de fonctionnement?
                    Pourquoi le nombre de pauvres, y compris des gens qui travaillent, augmente? (on sait l’enchaînement des faits: faillite ou pas d’une entreprise, licenciement, problèmes de couple à cause d’un seul salaire, chômage, divorce, revente à perte de la maison avec rupture du contrat de crédit, acceptation d’un travail payé moins que le précédent, après période difficile, alcoolisée ou pas et on finit par dormir dans sa voiture).
                    Si l’état (global) refuse obstinément de se réformer et de diminuer son train de vie, alors que c’est bien lui qui dépense trop depuis longtemps, il faut bien trouver des solutions alternatives!

                    Le revenu de base en est une qui va quand même supprimer un sacré paquet des dépenses administratives! C’est un bon début!

                    Donc, je ne sais pas et j’attends de voir!

                    1. En théorie, vous avez raison. En pratique, je n’ai jamais vu en France supprimer un prélèvement ou une dépense. En général, on ajoute. Dans le meilleur des cas, on « transforme » c’est-à-dire qu’on modifie un peu la présentation, la méthode de calcul mais avec une ponction plus importante in fine, un service rendu (ou redistribution financière) plus faible et quelques fonctionnaires supplémentaires pour gérer.
                      « …va quand même supprimer un sacré paquet des dépenses administratives! »
                      En théorie oui, mais que va-t-on faire de tous ces braves fonctionnaires? Les virer? Impossible sans changer leur statut ce qui nécessite une reforme du statut des fonctionnaires… Trop compliqué, trop risqué électoralement, trop…etc Donc, il sera plus simple de rajouter un tuyau supplémentaire dans l’usine à gaz administrative du pays avec les fonctionnaires ad hoc pour gérer les flux dans le tuyau.

                    2. miky stouffs: « Si l’état (global) refuse obstinément de se réformer et de diminuer son train de vie, alors que c’est bien lui qui dépense trop depuis longtemps, il faut bien trouver des solutions alternatives! »

                      Il mangera simplement aussi les gains permis par les « solutions alternatives ». Deux jours après le RBI un article subventionné dénoncera une situation « injuste », trois jours plus tard les élus recommenceront à bricoler et vous aurez le RBI plus l’enfer fiscal.

                      La France est une monarchie bureaucratique (1 élus pour 48 électeurs, élus par 1,9 voix sur 10) qui permet tous les pillages de minorités corporatistes, il faut simplement exiger une vraie démocratie.

                      Je mets ma tête à couper sur les résultats d’initiatives populaires comme « acceptez-vous de diminuer le nombre de fonctionnaires/élus/impôts » ou « acceptez-vous de scier tel privilèges des fonctionnaires/élus »

                      78 % des Français jugent que le nombre d’élus est excessif.
                      http://www.contribuables.org/2012/11/05/78-des-francais-jugent-que-le-nombre-delus-est-excessif-sondage-exclusif-csa-le-cri-du-contribuable/

                      Les Français, partisans à 61% d’économies budgétaires, quitte à fermer certains services publics.
                      http://www.lefigaro.fr/politique/2013/12/02/01002-20131202ARTFIG00522-les-francais-reclament-moins-de-fonctionnaires.php

                      Réformer la retraite des fonctionnaires? Les Français sont pour à 75%
                      http://www.challenges.fr/patrimoine/20130607.CHA0508/retraite-des-fonctionnaires-75-des-francais-favorables-a-la-reforme.html

                      Trois quarts des Français hostiles au cumul des mandats local et parlementaire selon un sondage
                      http://www.20minutes.fr/societe/1227667-20130925-75-francais-hostiles-cumul-mandats-local-parlementaire-selon-sondage

        2. Un liberal entend de faire c qu’il veut avec ce qu’il a. Le RBI va aller chercher une part de l’argent qu’il a produit pour le redistribuer. Comment ne pas se considerer déficitaire par rapport à celui qui prend le choix de ne rien faire? J’en ai un peu ras le cul de faire la fourmi pour les cigales.

    3. Parfois, je me sens avec inquiétude devenir maoïste : quelques doux rêveurs urbains auraient bien besoin d’aller se confronter à la réalité des campagnes ! La robotisation décharge des tâches physiquement pénibles, elle ne le fait qu’au prix d’une demande bien plus grande de ces qualités irrémédiablement humaines que sont le bon sens, l’initiative, l’ingéniosité, la réaction à l’imprévu, le raisonnement par analogies, etc. Et aussi au prix de beaucoup d’énergie et d’usure mécanique.
      Donc qui crée les robots, qui produit les richesses ? D’où vient cet argent que vous voulez distribuer en tant que RBI ?

      1. Il faut bien dire que les agriculteurs sont gâtés par la robotique qui leur facilite bien la vie mais au prix d’un nouvel endettement et en se passant éventuellement d’une personne. Il semble qu’en Allemagne, le prix du lait ne pose pas problème du fait que le méthane émis par les vaches soit récupéré et apporte un complément de revenu bienvenu. Il reste à définir la taille idéale du cheptel nécessaire. C’est vrai que le métier a sérieusement évolué pour devenir de la gestion d’entreprise sans réduire à rien un minimum de travail physique.

        1. miky stouffs: « Il faut bien dire que les agriculteurs sont gâtés par la robotique qui leur facilite bien la vie mais au prix d’un nouvel endettement »

          Le revenus des agriculteurs augmente aux états unis et baisse en France:
          http://www.momagri.org/FR/articles/Revenu-et-structure-des-exploitations-La-tres-grande-diversite-de-l-agriculture-americaine_1308.html

          La robotique n’est qu’un outil, ce n’est pas le tournevis qui met au chômage 25% des jeunes français, c’est l’état. Seulement 3.5% des jeunes suisse subissent le chômage.

        2. « au prix d’un nouvel endettement »

          Sachant que bon nombre d’exploitations ne sont pas rentables, quel intérêt d’emprunter des sommes aussi importantes qu’on sait pertinemment impossibles à rembourser ?

    4. Vous avez oublié une donnée essentielle de la perte de valeur du travail: l’État-Providence.
      Si on vous lâchait la grappe quand vous travaillez (règles minimum du travail) et que le fruit de votre travail vous revenait majoritairement (moins d’impôts…) vous seriez encouragé à travailler.
      La valeur travail s’apprend en travaillant, c’est aussi bête que cela.

      De plus, on peut faire l’analogie entre le robot et la vitre cassée de Bastiat. Ce que l’on voit, les robots remplacent les caissiers et les comptables, d’un autre, de nouveaux métiers sont créés (web designer, data scientist, ingénieur) et d’autres manquent cruellement (aide-soignant, infirmiers…). Bref, la robotisation n’est pas une fatalité. Ils permettent de dégager de fortes marges de productivité et, que l’on soit pour ou contre, elles sont nécessaires pour améliorer notre niveau de vie.

      1. Nous y voilà ! Productivité, le mot est lâché. Mais avec quelles ressources ? Nous sommes passés de 1 à 7 milliards d’humains sur cette planète en à peine 200 ans.

        1. @ Pierre :

          vous êtes au courant que Malthus et ses disciples se sont toujours trompés ?

          le génie humain, vous connaissez ?

        2. La productivité c’est justement la capacité de l’humain à produire autant avec moins de ressources.
          Le pétrole en est un excellent exemple: on fait rouler plus de voiture avec moins de pétrole, extrait d’ailleurs bien plus efficacement qu’avant. Et voilà comment on se retrouve avec un pétrole à 30$ au lieu de 1 000 000$ 🙂

          Et je terminerai avec ce qui incite à la productivité: le prix sur un marché libre (ou le plus libre possible).

        3. Et alors, faut il comme le préconise certains écolos éliminer une partie de l’humanité pour être sûr d’avoir une part du gâteau ?

          1. @ libellule

            Non les écolos qui excluent les personnes de leurs soucis: il suffit de stériliser les couples non pas pour la part de gâteau mais pour ne pas agresser plus la « nature » (dont bizarrement ils excluent le genre humain!).

            1. Un écolo finlandais propose le liquider six milliards et demi d’habitants pour protéger mère Gaia. Curieusement, il n’a pas dit qu’il voulait être de la première fournée pour donner l’exemple.

      2. Je partage en partie votre analyse. L’Etat est devenu fat et inerte. Il décourage. Mais la raison principale de la perte de motivation ne vient pas de ces contraintes mais des types de travaux qui nous sont proposés. Si pour vous, passer plus de huit heures par jour devant un écran, ce qui est la réalité de la grande majorité des gens actifs dans le tertiaire, c’est une destinée enviable pour l’humain, alors nous pouvons cesser la discussion ici.
        Je pense que l’homme est essentiellement créatif et cette faculté est occultée ou réorientée vers un espoir de devenir le prochain Gates, Job ou Zuckerberg, pour ne rien foutre et encaisser les dividendes. Belle vision du travail !

        1. La responsabilité individuelle, c’est créer son propre travail plutôt que regarder d’un air dégoûté ceux qu’ « on » vous propose. Et le libéralisme, c’est se limiter aux deals volontaires, gagnant-gagnant. Vous voulez vivre de vos créations sans toucher de dividendes ? No problem, trouvez un mécène qui vous entretiendra avec son propre argent. Vous voulez instaurer un RBI ? Montez votre association, faites-en une règle des statuts, et bon vent !

        2. Vous ne pensez pas sérieusement que B.Gates ou S.Job ou M.Zuckerberg soient arrivés à fonder des empires sans travailler sans compter leurs heures? S.Job a quasi travaillé jusqu’à sa mort. Ne croyez pas que la fondation Gates ne demande pas une surveillance , des visites sur place et de la gestion: il est très impliqué dans les projets mais je crois qu’il s’ennuierait sans travailler!

        3. Pierre : « la perte de motivation ne vient pas de ces contraintes mais des types de travaux qui nous sont proposés. »

          Donc, selon vous, les gens sont « fait pour la création » mais ils restent là, les bras ballant à attendre que d’autres leur disent ou aller et quoi faire ?
          Et quand cette passivité, pour le moins surprenante de la part de gens si créatif, ne leur apporte qu’un boulot d’exécutant, ils blâment la maitresse leur papa leur maman dieu le père…

          …ils doivent blâmer qui en fait ? qui est chargé d’organiser tout ces travaux « super créatifs » pour ces gens totalement passifs ?

          1. Accident de tag plume…l’encre s’est mise à couler 🙂

        4. Chez Apple, tous les bénéfices sont réinvestis.

  5. Merci pour votre intervention, qui est intéressante parce qu’elle critique les idées et non les personnes qui les défendent.

    Pour ce qui est du revenu de base inconditionnel, il me paraît être la plus sage, la moins dangereuse, et finalement la moins mauvaise de toutes ces autres utopies, que nous vivons depuis pas mal d’années maintenant :
    – toutes ces allocations existantes aux attributions incontrôlées, et dont vous citez les dérives,
    – le SMIC, qui demande aux entreprises de rémunérer selon les besoins des personnes et non selon la valeur ajoutée de leur travail,
    – le blocage des frontières, des marchés et leurs contreparties en subventions, pour contrer les effets des mesures précédentes,
    – etc …

  6. Sur ce sujet, un autre visionnaire a tout dit et bien dit : Ayn Rand :

    Dans la mesure où les choses dont l’homme a besoin pour survivre doivent être produites, et où la nature ne garantit le succès d’aucune entreprise humaine, il n’y a pas et il ne peut pas y avoir de garantie d’une sécurité économique. L’employeur qui vous donne un emploi n’a aucune garantie que son entreprise va rester en activité, que ses clients vont continuer à acheter ses produits ou services. Les clients n’ont aucune garantie qu’ils auront toujours la capacité et l’envie d’échanger avec lui, aucune garantie de ce que leurs besoins, choix et revenus seront dans le futur. Si vous vous retirez dans une ferme autonome, vous n’avez aucune garantie vous protégeant des conséquences d’une inondation ou d’un ouragan sur vos terres et vos cultures. Si vous laissez tout aux mains du gouvernement et lui donnez tout pouvoir pour planifier l’économie dans son ensemble, cela ne garantira aucunement votre sécurité économique, mais garantira l’abaissement de la nation entière à un niveau de pauvreté misérable – le résultat pratique que toutes les économies totalitaires, communistes ou fascistes, ont démontré.
    Moralement, la promesse d’un impossible « droit » à la stabilité économique est une infâme tentative d’abrogation du concept de droits. Elle ne peut signifier et ne signifie qu’une seule chose : la promesse de réduire en esclavage tous les hommes qui produisent au bénéfice de ceux qui ne travaillent pas. « Si certains hommes ont le droit de bénéficier des fruits du travail des autres, cela signifie que ces autres sont privés de droits et condamnés à travailler en esclaves. » Il ne peut y avoir de droit de réduire en esclavage, i.e. de droit de détruire les droits.
    Ayn Rand, « The Ayn Rand Letter » ; *Ayn Rand, « Capitalism: The Unknown Ideal ».

    1. Ayn Rand se retournerait dans sa tombe à vous lire. Sa philosophie était parfaitement adéquate au début de la seconde révolution industrielle et l’immense créativité qui l’accompagnait. Nous en sommes aujourd’hui à la 4ème avec la dématérialisation, la numérisation et l’automatisation.

      1. @ Pierre :
        Relisez mon post, c’est Ayn Rand qui parle, mot pour mot, et penser qu’une révolution technique change quoique ce soit au problème, cst ne pas comprendre la nature humaine.

        C’est comme vous disiez que la dématérialisation, la numérisation et l’automatisation rendaient caduque les droits de l’homme !!!!

        relisez Ayn Rand svp …

      2. Pierre: « au début de la seconde révolution industrielle et l’immense créativité qui l’accompagnait. »

        Vous devez vivre dans une grotte alors parce que le monde n’a jamais été aussi créatif qu’actuellement.
        Les nouveaux produits, les innovations, les services sortent à un rythme effrénés, les opportunités, les nouveaux métiers sont légions dans la majorité des domaines.

        En 1880 moins de 20’000 brevets étaient déposés chaque année, actuellement c’est 2,5 millions, 125 fois plus.

  7. Honnêtement j’ai du mal a me situer sur le sujet, car je n’arrive pas a me projeter suffisament pour voir ce que cela peut faire, car d’un coté on parle de gens qui profitent et qui font du travail au noir, mais ne touchent pas un revenu universel, mais un revenu spécifique. La différence est grande, dans un RSA ou autre, vous allez faire la démarche de chercher cette aide, donc vous estimez que votre situation va duré, et par conséquent vous n’etes pas dans une recherche active de trouver du travail, ou sinon au lieu de chercher le RSa vous chercheriez du travail.
    Je pourrais donc citer l’exemple contraire, de gens qui pratiquent le bénévolat 2h/semaine car ils n’ont pas beaucoup plus de temps pour s’y consacrer vu qu’ils doivent bosser 35h par semaine, et s’occuper du reste… maintenant si vous leur verser 500€, certains d’entre eux s’en contenteront et iront travailler beaucoup plus souvent au sein d’associations bénévoles. Et l’argent que vous sortez pour payer cette personne est de l’argent que vous ne sortirez plus pour d’autres taches. Soyons plus précis :
    – l’Etat chaque année, dépense des millions (milliards ?) en dons a des associations, imaginons une association type « aide aux plus démunis », au lieu de lui fournir 1000€ de subventions par mois pour payer les frais d’avocats, vous pourriez imaginer qu’un avocat bénévole fasse le travail gratuitement (vu qu’il touche tout de meme ces 500€ et peut-etre que cela lui suffit) donc au lieu de sortir 1000€ (pour payer un salaire chargé d’avocat) l’Etat ne sortirait que 500€.
    Bien sur les sommes précisés ici n’ont aucune cohérence, et c’est le fond du probleme, on parle ici d’un probleme qu’aucun pays n’a vraiment expérimenté, donc nous n’avons aucun retour, mais sur le fond, la majorité absolue des gens travaillent, la majorité ne se sentiraient pas ne rien faire, donc on ne peut pas voir le système juste en se disant, que tout le monde en profiterait, cela est plus complexe.

    Probleme plus complexe que « tout le monde deviendrait assisté » ou son contraire « c’est génial, les robots arrivent c’est indispensables »…

    1. @ Liberté adorée :

      devant la promesse d’une vie médiocre mais oisive, il faudrait moins d’une génération pour que l’immense majorité des êtres humains deviennent oisifs.

      Tel est la nature humaine, pensez que la majorité va travailler, c’est la même utopie qui a présidé à l’URSS, aux Kohlkozes et Sohvkozes…

      Et si certains ont des droits, cela veut dire que d’autres ont des devoirs, car le revenu pour tout le monde, il faut bien que certains travaillent plus pour gagner plus pour payer ce revenu à ceux qui ne travaillent pas.

      Les laborieux deviendraient les dupes de paresseux, jusqu’à ce que tous les laborieux aient rejoints les paresseux, ou aient été « esclavagisés » pour fournir les laborieux.

      1. @ Stéphane

        Connaissez-vous beaucoup d’oisifs purs qui ne jamais travaillent? C’est une horreur! Or ce revenu base suffirait pour vivre (700 à 1000 € mensuels, par exemple) mais c’est insuffisant pour avoir quelques loisirs agréables ou des vacances: les oisifs sans le sou, ça existe, mais vous les retrouvez collés à leur télé (gratuite) 14 heures par jour, avec à leurs pieds le casier de bière « premier prix » d’Aldi ou Lidl! C’est franchement déprimant.

        Il me semble clair, au contraire, que le risque est le travail en noir ou la délinquance ou même, actuellement, les échanges de services troqués par internet, sans échange financier.

        Il faudrait aussi une pédagogie expliquant bien que la providence de l’état sera supprimée: il est bien prouvé, maintenant, que c’est dans les 2 dernières années de vie que la consommation médicale est la plus importante, c’est logique. Sans prise en charge par la sécu qui disparaîtrait, il faudra donc épargner pour payer ces soins! Le simple manque d’activité du oisif décrit plus haut, est évidemment source de plus de maladies somatiques ou psychiques, à payer tout autant. Il y a donc bien, par rapport à la situation actuelle, une responsabilité personnelle accrue avec la liberté d’en faire ce qu’on a envie: ce n’est pas un progrès libéral extraordinaire, mais ça diminuerait bien l’administration d’état et succursales et diminuerait donc le rôle de l’état et le coût de son train de vie, puisque toutes les allocations (sécu comprise) disparaitraient: à chacun de se débrouiller!. L’économie sera importante et le « moins d’état », les Français risquent d’y prendre goût! Reste le problème du financement complémentaire et du licenciement des fonctionnaires rendus inutiles qu’on ne « recasera » pas (ça, ça ne passera pas facilement!).

        Attendons de voir les résultats chiffrés de l’essai finlandais!

        Moi-même, comme déjà dit, je n’ai pas vraiment d’avis.

        1. miky stouffs : « Attendons de voir les résultats chiffrés de l’essai finlandais! »

          Il y a une grande diversité d’organisation politique et économique dans le nord mais ils s’en sortent tous. La diversité est grande aussi au sud, mais la plupart ont des problèmes. (Portugal, Espagne, Italie, Grèce)

          Il y a une composante culturelle qui fait que les mêmes choses donnent des résultats différents suivant les pays. Les rapports hiérarchique sont verticaux en France, il n’y a pas de culture du consensus ni de pragmatisme ni de remise en cause des pouvoirs quasi monarchique.

          L’expérience finlandais n’a aucun intérêt pour la France, sinon il suffirait de copier le modèle suisse: 3.5% de chômage, 35% de dette en diminution, trois fois le salaire moyen français, aucune caisse sociale en déficit.

  8. Bêtise ou méchanceté? Préjugés unis à une complète incompréhension de la situation socio-économique à venir donnent ce peu reluisant anathème…

    1. @phil zof :

      mais encore ? arguments ?

  9. Un article pondu par un mec qui n’a jamais mis les pieds à l’usine

    1. Un article pondu par un mec qui a permis à des milliers de personnes de gagner loyalement leur vie sans avoir à aller s’abrutir à l’usine.

    2. Un commentaire pondu par un mec qui n’a LUI NON PLUS jamais mis les pieds à l’usine… ne nous la faites pas… vous écoutez 3 syndicalistes et vous pensez savoir ce que c’est le travail d’usine, alors que vous n’en savez strictement rien…

  10. Les visionnaires comme Rifkin sont évidemment marginalisés par les réticents à l’innovation. Mais vous semblez mal informé sur son influence. Le ministre du travail en Chine s’inspire largement de ses vues pour accélérer la mutation. Mais j’imagine que pour vous, la Chine fait fausse route.

    1. @ Pierre :es visionnaires comme Rifkin ????

      oui oui oui, Marx, Malthus, Keynes, bourgois étaient des visionnaires comme Rifkin …

      Leur point commun : la déconnection totale entre leur prévision du futur et ce qui s’est réellement passé …

      Je crois vous avoir déjà dit qu’il fallait ouvrir votre horizon de lecture, Rifkin est très nettement insuffisant pour comprendre le monde d’aujourd’hui et son futur

      Mais depuis al dernière fois, vous n’avez pas du lire grand chose 🙂

  11. Qui crée les robots ? Et bien, dans un premier temps c’était bien ce pithécanthrope qu’est l’humain d’aujourd’hui. Seulement voilà, depuis Deep Mind et AlphaGo, on a compris que la machine faisait à peu près tout mieux. Les robots de demain seront conçus et fabriqués par des machines. Oserais-je vous encourager à revisiter vos classiques ?

    1. @Pierre :

      et oui, la machine fait tout mieux que l’homme, alors pourquoi on ne met pas des robots partout ????

      le principe des classiques que vous mentionnez est de se positionner dans un monde qui n’existe pas pour avoir des réflexions philosophiques.

      Ce monde que vous croyez voir n’existe que dans vos rêves.

      « la réalité, c’est ce qui ne disparait pas quand on cesse d’y croire » P.K DICK

      Et le boulanger, c’est encore un être humain, pas un robot …

    2. Deepmind et Alphago ne tiennent pas 10 secondes face à mon voisin, qui donnera un coup de genou « par inadvertance » dans l’échiquier ou le goban si ça l’arrange de le faire… La vraie vie est faite de coups de genou.

      1. Si tu veux aller par là, je ne vois pas ce qui empêchera deepmind et alphago de donner des coups de genoux, voire de commander le tir d’un robot militaire

        1. Si tu veux aller par là, il faut arrêter de croire que l’intelligence artificielle nous promet des lendemains qui chantent…

          1. « Des lendemains qui chantent », sans doute pas, compte tenu du remplacement progressif de l’humain par l’informatique sous toutes ses formes. Je ne vais quasi plus jamais à ma banque même si je sais que je fais les 3/4 au moins de leur boulot sur mon ordinateur, à une heure où je ne rencontrerais personne, mais si j’ai une question, j’ai la réponse en moins de 24 heures!

            Pour les robots, voir le lien communiqué ci-dessous.
            Actuellement, ce sont les robots qui « apprennent » déjà à se perfectionner eux-mêmes en fonctionnant dans notre entourage: un robot qui rit après une histoire drôle, ou qui vous embrasse quand il vous quitte, c’est quand même impressionnant, non? Il faut faire gaffe: ça va vite!!!

            http://www.lalibre.be/economie/digital/de-quoi-sont-capables-les-robots-lorsque-la-science-depasse-la-fiction-5710fb3c35708ea2d492f05c?m_i=oMToTVOlZASK626trGOevj6q3Bbj7bTnF5SwImeZ6CVW2_m_gkYUaKVvy0aI4JU7UK9cZKEx53aF_oO%2Biv9NGE3XQsXUM&utm_source=selligent&utm_medium=email&utm_campaign=&utm_content=&utm_term=_News+Eco+-+19-04-2016_

            1. miky stouffs: « remplacement progressif de l’humain par l’informatique […] Je ne vais quasi plus jamais à ma banque »

              Il n’y a plus non plus d’allumeurs de réverbères et dans les pays libéraux c’est presque le plein emploi.

              miky stouffs: « Il faut faire gaffe: ça va vite!!! »

              Pas assez à mon goût, on passe encore une bonne partie de nos journées à des tâches ménagère idiotes.

              1. Moi non plus je ne vais presque jamais à ma banque, et depuis que j’ai installé ABP et mis certains numéros de téléphone en indésirables, ma banque ne vient qu’à peine plus souvent à moi que je n’y allais autrefois…

            2. Oh oui, ça va vite ! Néanmoins, d’une part je disais déjà dans les années 80 que l’avantage du Cray était qu’il pouvait faire en une seconde plus d’erreurs qu’un million d’hommes en mille ans, et à cette même époque, Knuth décrivait un programme capable de rédiger un scénario de western. Personne ne vit mieux parce qu’un robot rit à ses blagues ou l’embrasse en partant. En revanche, il y a des domaines où l’absence de bon sens du robot peut être mortel. Et je ne parle pas de l’acquisition du bon sens par l’expérience : pour le robot pompier ou amant, imaginez un peu !

    3. « on a compris que la machine faisait à peu près tout mieux »

      Y compris faire l’amour ? si votre épouse vous lit, vos jours sont comptés. 😀

  12. RBI = communisme accouplé avec une allocation braguette. Plus antilibéral que ça, tu meurs. Beurk.

    1. @ theo31
      Pas forcément! Pour le citoyen, c’est moins d’état, c’est plus de liberté et plus de responsabilité, voir plus haut. Ceci n’est pas un plaidoyer pour ou contre le revenu de base: j’attends les conclusions chiffrées de l’expérience finlandaise, sans a priori. Je suis ma raison, la réalité actuelle, pas ma croyance: je veux rester libéral mais pragmatique et réaliste: il n’y a pas de force politique pour défendre une révolution libérale, en France.

      1. miky stouffs: « Pour le citoyen, c’est moins d’état, c’est plus de liberté »

        Le principal levier de pouvoir et de pillage des élus c’est justement de tripoter les dix-milles fleuves, rivières et ruisseaux d’argent-gratuit qui passent ici et là au gré de leurs petit arrangements et luttes pour la cagnotte.

        Pour instaurer le RBI, les élus, syndicats, administratifs, fonctionnaires et profiteurs divers devraient donc accepter de perdre leurs pouvoirs et leurs privilèges.

        Zéro chance !

      2. Le RBI existe déjà en France sous une forme un peu particulière: c’est la fonction publique. Ca fonctionne tellement bien que l’Etat doit emprunter 800 millions par jour pour la maintenir en vie.

        1. Le RBI c’est juste l’inverse. Et c’est la raison principale qui explique le refus de la gauche. Le RBI permet une réduction sensible de l’appareil d’Etat.

          1. Si vous croyez que le RBI en Finlande se traduira par une réduction drastique du périmètre de l’Etat, vous vous mettez le doigt dans l’oeil.

  13. Décidément, la jeune génération ne rêve que de vivre de Yaka et de technologie fraiche. Personnellement, le Yaka me donne des mots d’estomac et je trouve la technologie qu’on veut nous vendre passablement faisandée.

    Panem et circenses. Grandeur et décadence de l’empire occidental.

  14. Et comme d’hab, l’auteur du billet ne participe pas à la discussion. C’est même plus drôle ces types qui lancent des trucs et qui n’assument pas la suite.
    Ma courte incartade du côté des libertaires m’aura vite donné un aperçu de tout ce que je ne veux plus dans ma vie.

    1. Sauf erreur, l’auteur du billet dirige un groupe de plus de 450 employés dans 18 pays, qui a fait 70% de croissance organique, à 130 millions d’euros, en 2015. C’est très aimable à lui de trouver le temps de nous faire part de ses réflexions, il ne faut peut-être pas abuser en lui demandant aussi de délaisser ses entreprises pour polémiquer avec le premier Mickey venu.

    2. On peut imaginer que dans quelques siècles on aura des machines intelligentes qui travaillent pour nous en prenant les initiatives nécessaires, que le monde sera unifié sans frontières et sans concurrence et que chacun vivra heureux dans le bonheur de l’état machine providence. Mais :

      « le travail n’est pas qu’un gagne-pain, c’est la participation active à la vie de la société » dit l’auteur. Et je crois qu’il a totalement raison : pas de travail, pas de société. Il faudra réinventer pas mal de choses pour faire un monde quand plus personne n’aura de projet, de raison d’apprendre, ni de raison de supporter les autres et encore moins de but dans la vie.

      1. pragmat: « c’est la participation active à la vie de la société » dit l’auteur. Et je crois qu’il a totalement raison : pas de travail, pas de société. »

        Isaac Asimov faisait d’intéressantes prospections fictionnesque sur le thème de sociétés ou chaque humain disposait de quantités de robots. Perte du lien social, de l’innovation, de l’esprit d’aventure, du gout du risque, de la dynamique. Asimov ne s’est jamais pris au sérieux, signe du sérieux de l’individu justement, mais c’était très intéressant.

        Pour ma part, je dirais comme lui que cette décadence est possible localement (même si l’humain est et restera un animal social qui a besoin des autres) mais que ces sociétés sont condamnées à la stagnation et au remplacement par d’autres plus dynamiques.

        On peut imaginer des cultures ou la possession d’une quantité d’esclaves robotisé serait mal vu et assimilé à la décadence de voisins qui n’avancent plus.

        « La vie trouve toujours une voie »

      2. Ne pas confondre travail et activité. Comme le relevait je ne sais plus qui, le génie humain reste et nous trouverons toujours à nous occuper d’une manière ou d’une autre. Mais travailler juste pour pouvoir payer les besoins de première nécessité sans aucun plaisir ni engagement, c’est l’enfer sur terre.
        Le RBI vient proposer un autre modèle, qui, quoique vous vouliez ou fassiez, s’imposera tout naturellement et universellement d’ici 20 ans.
        Merci aux commentaires sensibles de Miky stouffs.

        1. Pierre: « Le RBI vient proposer un autre modèle, qui, quoique vous vouliez ou fassiez, s’imposera tout naturellement et universellement d’ici 20 ans. »

          L’important pour un prédicateur c’est d’être convaincu par ses propres sermons.

          1. L’homme est sur la Terre depuis 8 millions d’années, pourquoi ne pas y avoir pensé plus tôt ?

            1. Et il est passé de 1 à 7 milliards en 200 petites années.

              1. Et aucune des prédictions catastrophique des prédicateurs ne se sont jamais réalisées. Le mythe de la surpopulation

                La prochaine révolution c’est celle de l’énergie qui est la clé d’une humanité beaucoup plus propre. De nombreux projets sont dans les cartons et si en 1950 seuls quelques équipes travaillaient dessus, avec la révolution numérique et 3,2 milliards d’internautes, la matière grise humaine, notre principale ressource, est absolument considérable.

                La révolution industrielle a démarré avec 90% d’illettrés, même en 1950, ère de l’atome, la matière grise lettrée était trois à quatre fois moins nombreuse qu’actuellement et les gens communiquaient difficilement. En 1950, en france 8% des gens seulement avaient le téléphone, actuellement, 6 milliards de gens ont un portable

                C’est vous qui clamiez que l’homme n’était plus aussi inventif que pendant la révolution industrielle alors qu’on dépose 105 fois plus de brevets actuellement.

                Vous ne connaissez apparemment pas grand chose du monde dans lequel vous vivez , vos prédictions relèvent de la voyance.

  15. Le RBI peut avoir le mérite de rémunérer le travail non plus en fonction de sa productivité mais de ca pénibilité.
    Certains emplois auront du mal a etre pourvus (typiquement, ouvriers, éboueurs, etc) et cela fera mécaniquement augmenter les salaires. Intéressant pour ceux qui n’ont pas peur de travailler dur pour se constituer un capital.
    D’autres au contraire, moins pénibles, plus vocationnels comme prof, pompier, docteur, etc… verront les salaires venir en complément du RBI et vont donc diminuer, les gens ne les considérant plus comme alimentaires mais plutot une source d’épanouissement et de lien social.
    On va aussi voir les mi temps exploser, puisqu’on pourra vivre en ne travaillant que 3 jours par semaine pour quelques centaines d’euros par mois.
    on pourra aussi d’avantage se consacrer a ses passions, avoir plus de temps libre.

    Par contre il parait important de limiter le RBI en fonction de l’age et en fonction du nombre d’enfant, par exemple réduction du RBI des enfants au 3eme enfant pour ne pas que ca devienne une allocation braguette.

    Sinon niveau cout, ca represente au moins 30 milliards par mois ou 400 milliards par an, quand le budget de l’Etat deja en déficit tourne a 240 milliards. Certes beaucoup de charges seront annulées, mais meme comme ca il y a un énorme deficit. Bref, c’est pas demain la veille que ce sera mis en place.

    1. Adolfo Ramirez Jr: « Le RBI peut avoir le mérite de rémunérer le travail non plus en fonction de sa productivité mais de ca pénibilité. »

      La mine, la pelle et l’usine vont revenir à la mode.

      Adolfo Ramirez Jr: « Par contre il parait important de limiter le RBI en fonction de l’age et en fonction du nombre d’enfant »

      Je prédisais qu’ils recommenceraient à bricoler un enfer fiscal et législatif dès son instauration, vous êtes en avance.

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