Les robots vont-ils vous mettre au chômage ?

Publié Par The Conversation, le dans Travail & emploi

Par Thierry Weil.

Un article de The Conversation

L’usine du futur met en œuvre des processus plus flexibles et automatisés. Des postes d’opérateurs sont remplacés par des machines autonomes, automates ou robots. Est-ce la fin du travail ?

Des phénomènes contradictoires à la résultante incertaine

La question dépend largement du périmètre considéré. En effet, l’impact de l’automatisation de la production sur l’emploi est la résultante de quatre phénomènes :

  • sur le site de production, des robots, automates ou convoyeurs se substituent à des postes d’opérateurs : il y a donc moins d’emplois d’ouvriers pour une production donnée
  • l’amélioration de la compétitivité de l’usine peut faire gagner des parts de marchés à l’entreprise (ou lui permettre de les conserver) et induit donc une augmentation des quantités produites et éventuellement des emplois nécessaires à cette production
  • la conception, la fabrication, l’installation, la programmation, la mise en œuvre, la maintenance des robots, logiciels et automates demandent du travail, ceux qui le fournissent peuvent être proches du site de production où le robot est utilisé (mais parfois dans d’autres entreprises), mais peuvent aussi être dans d’autres territoires
  • le temps libéré et le surplus de richesses produites grâce aux gains de productivité peuvent conduire à la création de nouvelles activités, marchandes ou non

Les analystes, selon le phénomène qu’ils privilégient, nous prédisent la fin du travail ou une nouvelle prospérité partagée. Thibaut Bidet-Mayer, dans une étude éclairante de La Fabrique de l’industrie, présente et commente certains de ces travaux.

L’augmentation de la productivité dans l’agriculture, puis dans l’industrie, liée à l’utilisation de machines et d’énergie (vapeur, puis électricité ou produits pétroliers), puis d’automates et de robots, a longtemps été compensée par le « déversement sectoriel » : s’il fallait moins de main d’œuvre pour produire la nourriture, le poids de celle-ci diminuait dans le budget des ménages et ces derniers achetaient des équipements ou des services qu’ils ne pouvaient pas s’offrir avant. Si les voitures devenaient suffisamment bon marché, les ouvriers de Ford pouvaient en acheter et la production d’automobiles augmentait. Une fois le consommateur nourri, logé, équipé, suréquipé d’objets divers, il consacrait plus de moyens à ses loisirs, son bien-être, sa santé ou son éducation.

Les techno-optimistes ironisaient donc sur le « sophisme de la masse de travail fixe », arguant qu’on n’observe pas de corrélation historique entre les gains de productivité et le taux de chômage. On voit quels emplois sont détruits sans toujours deviner où apparaissent les nouvelles activités, ou comme le dit un proverbe africain, « un arbre qui tombe fait plus de bruit qu’une forêt qui pousse ».


Un robot… en train de coder (Rethink Robotics) Steve Jurvetson / Flickr, CC BY

Peu de preuves empiriques du danger des robots

robots rené le honzecFaute de pouvoir prédire ce qui va l’emporter du remplacement des hommes par les machines pour effectuer certaines tâches ou de l’apparition de nouvelles activités, on peut chercher des indices dans les statistiques historiques ou les comparaisons géographiques. Les gains historiques de productivité peuvent se faire en période de plein emploi, comme pendant les trente glorieuses, ou de chômage de masse. L’histoire ne nous donne pas d’indication claire.

Au niveau géographique, des recherches de Roland Berger sur la période 2002-2012 montrent que les pays qui ont le plus de robots (rapportés aux effectifs salariés) sont ceux qui ont la croissance de la valeur ajoutée industrielle la plus soutenue.

La corrélation avec l’emploi dans l’industrie, elle, est presqu’indétectable : la croissance de la production ne ferait que compenser – en moyenne – la décroissance de la main d’œuvre nécessaire pour fabriquer une unité de production. Toutefois cette dernière statistique ne prend en compte que l’emploi dans l’industrie (résultant des deux premiers phénomènes décrits plus haut) et non le fait que les emplois suscités par la robotisation le sont largement dans les services (conception, programmation).

D’une manière générale, la production industrielle repose de plus en plus sur l’achat de services (parfois réalisés jadis dans l’entreprise et donc non comptabilisés comme tels) et la vente de produits industriels s’accompagne de plus en plus de services associés. Si on prend en compte ce dernier phénomène, il est probable que l’amélioration de la productivité et de la compétitivité permise par l’investissement dans l’appareil de production, et notamment l’automatisation et la robotisation de la production, a un effet positif sur l’emploi global.


Robots de l’usine Tesla Steve Jurvetson / Flickr, CC BY

Mourir certainement ou vivre dangereusement

L’absence de certitude n’empêche pas d’apprécier certaines conséquences des choix qui s’offrent à nous.

Si nous n’investissons pas dans la modernisation de notre appareil de production, nous sommes alors condamnés à perdre nos parts de marché et à terme nos emplois. Une politique protectionniste ne pourrait que ralentir un peu le rythme de ce déclin.

Si nous montons en gamme et modernisons l’outil de production, nous pouvons espérer maintenir, voire augmenter nos parts de marché. Des emplois seront perdus dans les sites de production (sauf si, comme en Allemagne, nous produisons justement les biens d’équipements qui permettent aux industriels du monde entier de moderniser leurs usines). D’autres pourront être gagnés si nous sommes pionniers sur les nouveaux marchés qui s’ouvrent. La France acquiert des positions enviables sur certaines technologies d’avenir (objets connectés, transactions sécurisées, informatique embarquée, simulation, certains dispositifs médicaux), mais a pour l’instant moins de succès sur d’autres (biotechnologies, plateformes logicielles).

La modernisation ne garantit pas le succès et peut conduire à des transitions difficiles, le repli sur soi mène inéluctablement au déclin. Le syndicat allemand IG Metall, l’a bien compris, dont un représentant déclarait lors d’une table ronde récente du Printemps de l’économie qu’il avait tiré les leçons de ses réticences passées face à l’automatisation des usines et qu’aujourd’hui il s’impliquait dans le pilotage du programme Industrie 4.0 (l’équivalent de notre programme « industrie du futur »), afin que les aspects sociaux soient bien pris en compte.

Une certitude : un immense besoin de formation

Une chose sûre est que beaucoup d’emplois vont disparaître, notamment des emplois peu qualifiés, mais aussi des emplois relativement qualifiés mais facilement automatisables : le succès de la banque et de l’achat de produits financiers en ligne se traduit par un moindre besoin de conseillers clientèle dans les agences bancaires. La principale incertitude porte sur le rythme de leur attrition.

D’autres emplois vont apparaître, de natures très diverses, certains dans la haute technologie, d’autres dans les services à la personne ou le secteur des loisirs. Certains de ces emplois (comme les services, qualifiés ou non, nécessitant une présence près du bénéficiaire) seront nécessairement sur notre territoire, d’autres (comme l’édition de logiciel ou le service en ligne ou la fabrication d’objets) pourront être chez nous, notamment si nous avons les compétences requises pour ces nouveaux emplois.

Tout ceci pose un immense défi à notre système de formation, tant pour ceux dont la tâche risque de disparaître (parce qu’elle est automatisée ou parce que l’unité de production en France est fermée faute d’une compétitivité suffisante) que pour ceux qui souhaitent profiter des nouvelles opportunités. Ce sera l’objet d’une prochaine chronique.

  • Thierry Weil est membre de l’Académie des technologies, et Professeur au centre d’économie industrielle, Mines ParisTech – PSL.

A lire aussi : pourquoi les robots créeront des emplois

Sur le web – Article sous licence CC-BY-ND 4.0

  1. P.L.jesuisunhommelibre

    Le débat avait déjà eu lieu avec les métiers à tisser. Résultat : Le debut de l’ère industrielle et un besoin gigantesque de main d’oeuvre.

    D’autre part, comment une politique protectionniste pour faire autre chosequ’accélérer le déclin ? Quel pays s’est jamais développé en se recroquevillant sur lui-même ?

    1. c’est un mauvais exemple , les métiers a tisser ont augmenté la production de tissu donc cela a évidement demandé de la main d’oeuvre pour la transformer en vêtements…tous depuis disparus vers les pays a bas couts .
      là on parle de robots transformant la matière première en produits finis…donc .on supprime des milliers emplois manuels pour garder quelques emplois de fabrication et de maintenance de robots ..hautement intellectuel et bien payés ici …donc forcement expatriés ailleurs
      le protectionnisme .. c’est la base du bon commerce , on ne peut pas se développer sans se protéger contre la concurrence…. par l’innovation et la compétitivité , bien sur l’état ne doit pas intervenir directement sauf a faciliter l’innovation et la compétitivité..et si le concurrent ne joue pas le jeu, la contrainte réglementaire et les taxes a l’import

      1. Combien reste-t-il d’emplois manuels dans les pays développés ? Combien sont menacés d’être remplacés par des robots ? Si je regarde autour de moi à la recherche de métiers manuels, je vois justement l’employé municipal sur sa tondeuse autotractée, et celui qui conduit la camionnette qui tire la remorque avec les tontes. Il faut ajouter le mécanicien qui entretient la tondeuse et la camionnette et la souffleuse à feuilles à la saison, et le jardinier qui remplacera les fleurs que le tondeur aura zigouillées par inadvertance. Du temps de mon grand-père, en la même durée de travail un peu plus pénible le cantonnier aurait dégagé le « trottoir » à la faucille à lui seul. Un robot tapera plus souvent dans les fleurs et les bordures, et les employés feraient mieux de s’occuper de ceux qui vont bientôt en avoir marre de les payer, que ce soit à 4 humains ou à 8 robots, pour faire des fioritures inutiles et ne pas reconnaître un pétunia d’une ortie !

        1. en effet on est dejà dans une société de service, la France ne craint pas les robots…mais a 10 millions de chômeurs et personne ne sait comment inverser la situation car la situation ne peut pas s’inverser, il y aura toujours plus des chômeurs et des privilégiés pendant que de pauvres cloches sueront sang et eau pour les servir .mettre des robots ne changera rien , ils iront là où les hommes ne voudront plus aller ou alors ( et c’est ma certitude), les robots iront dans des emplois jusqu’ici valorisant comme prof medecin ministre etc ..et tout le monde deviendra.. travailleur manuel…ouf , enfin le plein emploi car le robot saura nous occuper 24h sur 24 pour garder la cadence et la santé et éviter de détruire la planète 😉

          1. Tout le monde sait comment inverser la situation : en retirant l’Etat de la boucle et en laissant chacun libre de décider s’il veut faire lui-même le job au prix du robot ou non. Mais personne ne le veut parmi les différents membres de l’Etat.
            Ceci dit, vous vous confieriez pour une opération chirurgicale à un robot qui ne serait pas contrôlé par un humain, vous ? Si oui, ne voyez-vous pas qu’en fait vous confiez dans ce cas votre vie à une bande de [plus de quatre, cf. Brassens] programmeurs en ayant coupé le feedback ? Souvenez-vous d’Ariane V. !

          2. Mais où sont donc les centaines de millions de chômeurs que la voiture a provoqués en remplaçant le cheval ?

            On a du chômage de masse en France parce qu’on empêche les gens de rendre des services aux autres et qu’on préfère des esclaves qui votent bien. Regardez les nounous, c’est devenu l’enfer pour elles de trouver des familles pour les embaucher.

      2. Les robots augmentent la productivité, donc créent de nouvelles richesses, permettant l’arrivée de nouveaux services : Assistance aux personnes âgées, livraison à domicile, entretien, organisation de loisirs, soins de santé, accession à la connaissance (MOOC …), formation individualisée, individualisation de la mode, des automobiles, des services de plus en plus spécifiques et adaptés à chaque individu.

        La fin du travail est une vision malthusienne.

        En fait, autant dans les métiers demandant une grande spécialisation, que dans les métiers les plus simples, une augmentation de richesse créera de nouvelles offres et donc de la demande.

        Sans compter le développement de pays actuellement pauvres, devenant, en s’enrichissant, de nouveaux marchés.

        1. la richesse produite va (devrait) à celui qui la produit .. le robot n’a pas besoin de service , il n’a donc pas besoin de partager sa richesse, en conséquence ,il ne permet pas la création d’ emplois sauf si le robot appartient à tout le monde..c’est du communisme , ça ne marche pas.

          1.  » en conséquence ,il ne permet pas la création d’ emplois  »

            Un robot de vient pas d’un autre monde en tombant comme ça du ciel. Il faut le concevoir ce que font les ingénieurs. Il faut l’assembler ce que font les usines dont la mécanisation est sous surveillance de mécaniciens formés. Il faut l’informatiser ce que que font les informaticiens. Il faut le mettre sous tension ce que font les électriciens. Et il faut tout un système informatiques quand cette robotisation doit produire en usine. Et on en revient pour les ingénieurs qui doivent créer ce système informatique, l’électricien pour mettre tout cela sous tension et tout le personnel qui doit se relever puisque un humain ne peut pas être 24h sur 24 et 7 jours sur 7 derrière plusieurs écrans de contrôles pour assurer que tout les robots fonctionnent.

            D.J

          2. Reactitude, réfléchissez un peu. Ce n’est pas parce que vous allez répéter 10 fois la même bêtise que ça en deviet une vérité.

            1/Une entreprise qui investit dans des robots c’est obligatoirement pour baisser le coût de production. Personne n’investirait pour fabriquer à coûts constants c’est une hérésie.
            2/ Si le coût de production baisse alors le prix de vente baisse. Pourquoi ? Parce que si le prix ne baisse pas ça veut dire qu’il y a une rente qui va attirer de nouveaux producteurs de ce bien.
            3/ Si le prix de vente baisse alors le client dispose de plus pour moins d’argent et il augmente donc son pouvoir d’achat pour de nouveaux biens ou de nouveaux services.

            Il fallait un an d’équivalent smic en 1955 pour acheter une machine à laver, 1 mois en 1980 et maintenant vous pouvez en acheter 3 par mois soit une multiplication par 36 de votre pouvoir d’achat vs 1955… sans compter que les machines ne sont même pas comparables.

      3.  » là on parle de robots transformant la matière première en produits finis…donc .on supprime des milliers emplois manuels pour garder quelques emplois de fabrication et de maintenance de robots ..hautement intellectuel et bien payés ici …donc forcement expatriés ailleurs  »

        Cela fait des décennies que la transformation de matières premières en produit fini est mécanisée. Comment croyez vous que l’on obtient le craquage du pétrole pour le transformer ensuite en Kerosène, en Diesel ou en essence pour voiture. Pour les céréales: vous croyez que les moulins et les machines à pétrir pour le pâtes à pain deux procédés qui transforme la matière première en produits finis sont des trouvailles récentes?

         » le protectionnisme .. c’est la base du bon commerce , on ne peut pas se développer sans se protéger contre la concurrence….  »

        Le protectionnisme provoque des situations de rentes ou l’intérêt d’innover ne devient plus aussi nécessaire pour être présent dans le marché que quand il y a de la concurrence. J’ai rien contre de protéger les brevets du moment que c’est limité dans le temps pour ne pas freiner l’innovation. Copier les brevets au lieu d’innover n’est de toute façon pas un avantage. Le copieur restera toujours dans les éternels seconds avec toujours un temps de retard pour percer le marché. Quand il y arrive les innovateurs sont passé à autre chose de nouveau.

        D.J

      4. « le protectionnisme .. c’est la base du bon commerce »

        Comme en Corée du Nord ? Excellente référence en effet.

        J’imagine que vous devez considérer Castro comme un traitre. Je note que ceux qui haïssent le libre-échange sont les mêmes qui hurlent contre l’embargo affectant Cuba, ne voyant même pas la contradiction dans leur raisonnement.

      5. « si le concurrent ne joue pas le jeu, la contrainte réglementaire et les taxes a l’import »

        C’est tellement plus simple de tabasser de taxes le client que celui qui lui fournit un service.

        Jouer le jeu comme les moines qui allaient détruire des imprimeries ?

      6. Reactitude
        Protectionnisme et innovation sont 2 termes opposés : un seul exemple, France Telecom dans les années 90.
        Les téléphones fixes utilisés sur le réseau cuivre de France Telecom devaient être agréés par… France Telecom dans son propre laboratoire à Lannion en Bretagne. Alors que tous les autres pays utilisaient des téléphones sans fil depuis les années 70 il a fallu de notre coté attendre 20 à 30 ans pour ce faire et en devant se satisfaire de téléphones fixes très chers car la procédure d’agrément coûtait des centaines de milliers de francs. Les industriels français n’étaient pas préparés à cette invasion et se sont fait doubler à fond de 6ème. Quand France Telecom a été forcé d’abandonner ce système (merci l’europe) tous les téléphones sans fil étaient d’origine étrangère car les industriels français protégés par leur marché n’étaient pas prêts.
        On retrouve le même genre de protectionnisme sur les fax qu’il était préférable d’acheter à l’étranger (mais FT filtrait la ligne pour empêcher la transmission de données), dans les répondeurs (très cher aussi et à cassette alors que le monde entier avait déjà des répondeurs numériques), dans le minitel qui a empêché internet de se développer à la même époque.

        Le protectionnisme est une taxe payée par le consommateur.

  2. bel exercice de style, mais , a mon humble avis, a coté du probléme.

    celui ci n’est pas de savoir si, globalement, le nombre d’emploi va augmenter ou diminuer, mais de savoir si les humains d’aujourd’hui ont les capacités necessaires pour occuper les emplois tres techniques qui sont créés.

    on se leure, ou on veut se leurer, sur la formation; elle ne permet pas a n’importe qui d’occuper n’importe quel emploi

    la notion du QI est discutée certe; mais

    a) il est prouvé que le QI est corellé a la capacité de reussir des etudes,
    b) que le QI ne varie pas (ou peu) au cours d’une vie

    il faut voir les choses en face,nous sommes face a un changement de societe, et la robotisation n’en est qu’un aspect

    l’origine de ce changement est les gains de productivités humaine (et les robots n’en sont qu’un avatar)

    la productivité permet a peu d’hommes de subvenir aux moyens de beaucoups

    le jour ou (et on y est) il suffira de 30 personnes pour subvenir aux besoins de 100 il est evident que 20 adultes se retrouverons sans emploi, et le mot est terrible, inutiles a la société

    (sur 100 personnes tres grossierement 30 enfants et etudiants, 20 retraites, reste 50 adultes . 30 emplois utiles, reste 20 chomeurs, officiels ou cachés)

    le siecle actuel devra resoudre ce probleme; et il est terrible car on ne peut arreter la machine.

    la loi d’airain du « strugle for life » fait que le progres, qui donne un avantage de survie, continuera

    les « competitifs » n’accepterons pas eternellement de nourir les autres; ils se dirigerons vers des pays ou on les taxe moins (l’exode est commencé)

    a vous d’ecrire la suite (vous ne croyez quant même pas que je vais tout faire 🙂 )

    mais il y a de quoi être trés pessimiste

    1. Personnellement je ne suis pas pessimiste, au contraire, l’opération « Darwin » va pouvoir reprendre sa course et cela fera du bien ce petit nettoyage, plutôt que de subir le nivellement par le bas.

      1. « Darwin » c’est un concept qui n’existe pas ou plutôt c’est un état de fait qui est continuellement à l’œuvre tout le temps. Donc penser que l’opération « darwin » serait arrêtée prouve que vous ne ferez pas long feu dans le cycle de l’évolution ;).
        De même penser que l’humanité en 2016 est plus « intelligente » ou « améliorée » qu’il y a 2000 ans est faux. L’individu ne s’améliore pas, il s’adapte au grès des générations, mais il y aura toujours des disparités entre les individus. Une grande masse d’individus suiveurs et un petit nombre de leaders.

        1. je ne suis pas entierement d’accord avec vous mon cher Hank

          si « darwin » est une constante millenaire il arrive que des circonstances la mette entre parentese pour une durée plus ou moins longue.

          c’est ce qui est arrivé dans notre beau pays ou, bienfaits de la révolution puis de l’industrialisation, la derniere famine remonte a 1789, soit, grosso modo 7 générations

          autant dire que nos contemporains, y compris et surtout les intelectuels et les politiques a completement oublié que, un jour ou l’autre on ne poura plus partager liberalement mais qu’il faudra soit se suicider ensemble, soit reserver les ressources aux plus « utile » pour la survie du groupe

          bref le parfait contraire de l’égalitarisme ambiant plein de bonnes intentions

          je pense que le reveil sera douloureux pour beaucoup

          c’est ce que j’ai voulu dire

          pour la seconde partie je craint que, dans l’etat actuel des choses, la proportion « d’adapté » diminue; la fecondité etant superieure chez les classes a faible revenu

          et le debut d’exode auquel on assiste ne vas pas améliorer les choses

    2.  » celui ci n’est pas de savoir si, globalement, le nombre d’emploi va augmenter ou diminuer, mais de savoir si les humains d’aujourd’hui ont les capacités necessaires pour occuper les emplois tres techniques qui sont créés.  »

      Les emplois très techniques reposeront surtout sur les concepteurs d’appareils toujours plus sophistiqué et leur maintenance. Le tout sera gérer par de l’informatique. Tout le monde ( ou presque ) aujourd’hui travail ou s’amuse avec des ordinateurs toujours plus sophistiqués sans pour autant être informaticien de formation ou ingénieur en informatique. La femme de ménage utilise des aspirateurs et des machines à la ver informatisé sans avoir fait des études poussées.

      D.J

      1. ah la je ne suis pas d’accord

        il y a un monde entre utiliser un ordinateur et coder un programme

        et, entre ceux qui savent coder il y a des écarts effrayants d’éfficacité; je me souviens de ce programme écrit en 2 ans par une equipe de 20 personnes

        a l’arrivée je me suis apperçu que 30% des lignes provenaient d’une seule personne; et c’était les parties les plus sensibles.

        pour reprendre vos exemples; les opérateurs de saisies vont disparaitre; les machines communiquerons entre elles; quant a l’aspirateur et a la machine a laver ils n’auront plus besoin de femme de ménage

        l’aspirateur robot existe deja; le sac a linge sale/machine a laver et a repasser ne tardera pas

        il restera a l’homme le traitement des moutons a 5 pates, les cas rares et compliqués pour lesquels il n’est pas rentable de concevoir un robot

        mais traiter ces cas la necessitera des qualités peu courantes

        le probléme reste; que faire de l’homme  » standard » sans dons particuliers et qui les nouriras

    3. @ poilagratter
      « Le jour ou (et on y est) il suffira de 30 personnes pour subvenir aux besoins de 100 il est evident que 20 adultes se retrouverons sans emploi, et le mot est terrible, inutiles a la société »

      Vous vous rendez compte de la bêtise que vous venez d’écrire. C’est une équation régressive… puisque ayant éliminer les 20 adultes ils n’ont plus de besoins et engendre moins de travailleurs et en final le dernier travailleur ne satisfait que ses propres besoins !

      Continuez à vous gratter les poils !

      1. j’aimerais que ce que je viens d’ecrire soit une énorme betise

        mais reprenez le raisonnement:

        le progrés permet a chaque travailleur d’augmenter le nombre de biens produits

        a force de progres il n’y a plus besoin d’utiliser a plein le potentiel productif humain

        le potentiel productif humain est divers et non fongible et il y a, des maintenant, exces de potentiel productif humain ne présentant pas les caractéristiques recherchées; ( admirez l’effort de politiquement correct) ce qui explique le chomage structurel qui enfle depuis 1980

        avant d’arriver au dernier travailleur il va se poser un sacré probleme: institueras t’on un travail obligatoire de ceux qui ont les caracteristiques idoine pour nourir ceux qui les ont pas?

        (a noter que, pour ma part, profession liberale, j’en suis a 80% de prelevement obligatoire sur mes resultats on n’est plus trés loin de la spoliation)

        gratez vous et dites moi ou je me trompe

        1. Votre erreur vient du fait que vous ne prenez pas en compte que le progrès est naturellement déflationniste.
          Jusqu’à peu c’était masqué par les prélèvements obligatoires (taxes, impôts) mais on commence à s’en apercevoir. Le taux de prélèvement de l’état est passé de 35% à 57% en 30 ans
          « le progrés permet a chaque travailleur d’augmenter le nombre de biens produits : le problème est que vous manquez de clients et c’est bien pour cela que votre raisonnement conduit à un seul travailleur produisant pour lui-même.

          Quelle solution ? Je lisais dernièrement que les caisses automatiques sont plus développées en Europe qu’aux USA et ce parce que les supermarchés aux USA n’hésitaient pas à embaucher des aides pour empaqueter vos produits en sortie de caisse car le coût du travail est moins important. Mais ça ne va pas durer avec l’augmentation du salaire minimum qui plane là-bas.

          Il y a plein de petits boulots en france qui pourraient être tenus par des employés peu qualifiés. Vous gagnez 2500 euros, est-il économiquement ou humainement préférable de vous prendre 500€ pour les donner à quelqu’un pour vivre ou de payer cette personne 500€ pour faire un travail peu qualifié ? Faites le bilan, d’un coté il y a 2500 euros de valeur travail, de l’autre 3000 euros. Cette personne a le même revenu et n’est donc pas plus pauvre et vous vous avez 500€ pour consommer plus.

          1. « le problème est que vous manquez de clients et c’est bien pour cela que votre raisonnement conduit à un seul travailleur produisant pour lui-même. »

            je ne suis pas d’accord;

            ça vas vous paraitre abominable; mais ceux qui sont competitifs sont repus: quels que soient mes moyens je ne fais que deux repas par jour; je n’ai pas l’utilisation de plus d’une voiture a la fois, et vous pouvez continuer comme ça

            mes prélévements obligatoires sont des transferts qui sont consommées par d’autres donc sans incidence ur la consommation gloabale

            je repose la question jusqu’ou les competitifs devront-ils travailler pour nourir des chomeurs 90% 95% 98% avant de se revolter ?

            quant aux petits boulots j’ai essayé d’en creer via des associations pour prendre des emplois aidés

            c’est desesprant non pas au niveau fric; ça coute presque rien, mais au niveau administratif

            l’ursaff m’a radie parce que j’avais pris les cheque emploi associatif
            le cheque emploi a fait une paye en janvier puis m’a radié sans que je sache pourqoi
            resultat le cheque emploi ne fait plus les payes
             » monsieur vous etes radie »
            « eh bien reinscrivez moi »
            « je peux pas c’est l’urssaf »

            je tel a l’urssaf

            « ah non c’est au cheque emploi associatif de faire »
            « ils veulent pas »
            « moi je peux rien faire »

            j’ai envoyé des recommandé ar et j’ai reçu un coup de tel d’engueulade  » arretez de nous ecrire, d’ailleur on lit pas le courrier , vous devez faire obligatoirement par internet »
            « mais ça marche pas puisque vous m’avez radié »
            « la je peux pas vous reinscrire adressez vous a……( l’autre organisme) »

            a force de gueuler j’ai fini par avoir des correspondants au tel, (jamais le même) a qui il faut reexpliquer a chaque fois la question
            tres gentils la moitié compatissent mais « je ne peux rien faire » l’autre moitie compatisent, promettent que ce sera arrange le semaine suivante…..mais iren ne vient!!!!!!!

            entre les mails, les courriers les tel j’en suis a pres de 60 h de travail pour regler ce merdier administratif, ma salarié a pas de fiche de paye depuis trois mois, ne vas pas pouvoir se reinscrire a pole emploi et vas être oblige de me mettre aux prud’homme.

            avecinternet c’est tout simple qu’ils disent

            en tout cas j’ai compris; j’arrete d’essayer d’embaucher

  3. Selon Robin Rivaton, les débats sur la compétitivité de l’économie française se suivent et se répètent, les solutions conjoncturelles qui en ressortent se limitent bien souvent à explorer la seule facette du coût du travail. Le progrès de la robotisation offre à nos entreprises une opportunité stratégique pour restaurer notre puissance industrielle. Retrouvez son analyse pour la Fondation pour l’innovation politique « Relancer l’industrie par les robots » sur https://lc.cx/4uux

  4. « Les robots vont-ils vous mettre au chômage ? »

    En tous cas pas C6P0 ou alors peut-être un ministre …

  5. Moins de travail sans qualification, mais beaucoup plus de travail qualifié et hautement qualifié.
    D’où la nécessité d’améliorer de façon importante et urgente la qualité de nos enseignement et formations dès le CP.
    Ce n’est pas en lavant le cerveau des enfants avec de l’idéologie et en supprimant notes, classements, examens et culture (latin, grec par ex.) que l’on va hausser le niveau.
    Et je ne parle pas du revenu minimum à 18 ans qui encouragerait fortement les jeunes à se lever le matin pour étudier ou travailler !

    1. Arrêtez de parler de travail « sans qualification » pour désigner le travail « bête » et répétitif, et de travail « qualifié » pour celui qui demande simplement du sens commun, de la jugeote et de l’esprit critique, vous faites le jeu de nos ennemis, ceux qui nous serinent que la qualité de l’enseignement se mesure justement à combien il efface ces dernières qualités qui n’ont pourtant rien d’élitistes.

      1. non nous constatons simplement que  » la vie humble aux travaux ennuyeux et facile » ( victor hugo) disparait de nos entreprises

        et, comme  » le sens commun, de la jugeote et de l’esprit critique » manquent malheureusement a pas mal de monde on ne sait pas quoi faire de ces personnes

        je donne un exemple savez vous le nombre d’etudiant inscrit en licence d’histoire de l’art ou en licence de linguistique alors qu’il est evident que ça ne mêne a aucun emploi?

        et apres il viendrons pleurer a la tele j’ai un bac + X et je ne trouve pas d’emploi

        1. et après, on leur donnera des bourses, un siège à l’UNEF et 360 jours de congés par an, ce qu’ils n’auraient jamais eu s’ils avaient fait un métier où l’embauche est immédiate comme pâtissier, boucher, soudeur ou chaudronnier.

  6. la grosse erreur est d’imaginer que le mode normal de travail c’est l’emploi slarié.
    le mode normal est plus l’indépendant et le microcapitaliste que le salarié, mais avec la parenthèse industrielle on a tout concentre entre quelques mégacapitalistes et des employés zombies
    De Soto explique bien comment les « pauvres » dans les pay émergents sont autant capitalistes que employés.
    http://www.huffingtonpost.com/hernando-de-soto/piketty-wrong-third-world_b_6751634.html

    d’ailleurs c’est léconomie que l’on redécouvre avec AirBnb, uber, les plate forme de parking de location, de gardemeuble, de vente…

    c’est parce que cela déconcentre le capital, et déinfantibilise la masse que l’éat et les élites détestent.

    c’est pour l’ancien monde que les écoles classiques sont faites,
    alors que l’école inversée ou montesori correspondent au monde ancien ou nouveau de l’autonomie.

  7. un robot fait ce pour quoi il a été programmé et en conséquence si il a été programmé pour vous mettre au chomage vous n’y couperez pas.

    1. lemiere jacques

      mais on peut aussi être sérieux, m^me si les robots pouvaient vous prendre votre travail , formulation qui relève de la plaisanterie puisque nous n’en sommes pas au point où les robots montent leur boite, au nom de quoi j’aurais le droit des les interdire?
      Les chinois nous prennent notre travail, interdisons les chinois!
      mon voisin accepte de bosser pour moins cher? interdisons les voisins!

      Les robots sont ou ne sont pas un moyen de produire plus de richesse avec moins de travail humain, si c’est le cas ils s’imposeront.

      juste une tentative de préserver une rente de situation, on peut à la rigueur comprendre des inquiétudes d’un bouleversement trop rapide d’une société incapable de s’adapter et imaginer des problèmes sociaux, pour le reste…

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