Le diagnostic erroné du candidat Macron explique l’échec du président Macron

Dans son analyse de la crise française, le candidat Macron a commis plusieurs erreurs de diagnostic. Le président les paie aujourd’hui au prix fort.

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french presidential election 2017 By: Xavier Buaillon - CC BY 2.0

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Le diagnostic erroné du candidat Macron explique l’échec du président Macron

Publié le 20 décembre 2018
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Par Vincent Feré.
Un article de Trop Libre

Les commentateurs soulignent à l’envi les points communs entre la crise française révélée par les Gilets jaunes et celle des autres pays occidentaux. Partout se manifeste en effet un même malaise des classes moyennes et populaires, menacées dans leur emploi par la mondialisation, l’économie digitale et le numérique, écartées de la fête à laquelle invite la société de consommation et constatant avec amertume que travailler leur suffit à peine à satisfaire les besoins élémentaires et à payer… les impôts, privées de promotion sociale et guettées au contraire par le déclassement, de plus en plus éloignées d’une élite qui leur paraît avoir confisqué le pouvoir et dont tout le projet politique se résume de surcroît à adapter l’économie et la société à cette mondialisation dont ils sont les perdants.

Travailleurs, citoyens, contribuables, ils viennent donc rappeler qu’en démocratie le peuple a légitimement le droit de réclamer dignité et écoute de la part des dirigeants qu’il élit.

Tout cela est exact et bien connu mais le mouvement des Gilets jaunes, au-delà de son hétérogénéité, révèle que la crise française est plus encore politique que sociale. Certes parce qu’elle se traduit par une impopularité record du président de la République mais surtout parce qu’elle remet profondément en cause le modèle de la Cinquième République dans sa double dimension d’écosystème social et d’organisation institutionnelle.

Autre manière de dire que le diagnostic erroné du candidat Emmanuel Macron est la véritable raison de l’échec du président Macron.

L’échec du président Macron

Est-il besoin d’insister sur l’échec du président de la République ? Homme providentiel, monarque impérial, dirigeant seul avec l’appui d’un gouvernement technocratique, il devait résoudre la crise économique et sociale française en remettant le pays « en marche », relancer l’Europe et renforcer sa souveraineté, réconcilier enfin les Français avec le pouvoir politique. Dix-huit mois plus tard, il ne reste plus rien de cet ambitieux projet.

La France s’enfonce dans les difficultés économiques et sociales en priant pour que la remontée des taux d’intérêt ne la place pas en cessation de paiement, l’Europe est au point mort, les adversaires de Macron comme Matteo Salvini ne manquant pas l’occasion d’ironiser sur ses déboires intérieurs, et les prochaines élections européennes laissent entrevoir une victoire du Rassemblement national, preuve que le populisme n’a pas été vaincu. Conséquence logique : Emmanuel Macron vient de battre le record d’impopularité d’un chef de l’État sous la Cinquième République.

Qu’il porte une responsabilité dans le déclenchement de la crise des Gilets jaunes et l’effondrement de sa popularité n’est pas douteux et, reflets de l’opinion, les media, après l’avoir paré de tous les talents, lui ont soudain découvert tous les défauts du monde que résumerait le mot « arrogance ». Soit.

On aurait cependant grand tort de réduire la situation à un désamour entre le peuple et son chef. Car cette dimension bien réelle, conséquence inévitable d’un régime fondé sur une extrême personnalisation du pouvoir encore renforcée par le quinquennat, n’est pas la plus importante. Les Français en ont l’intuition d’ailleurs, l’application du slogan « Macron démission » ne changerait rien et ils ne font pas plus confiance aux leaders de l’opposition qu’au chef de l’État. De fait, les vraies raisons de la crise sont ailleurs.

Crise de l’État-providence et de l’État administratif

L’État-providence septuagénaire et les services publics agonisent en France mais les Français refusent leur nécessaire transformation ; mieux, ils voudraient en bénéficier toujours plus en payant toujours moins. Insoluble équation1. L’État administratif ne se porte pas mieux : obèse, paralysé, il est impuissant à faire triompher l’intérêt général et se contente de produire des décisions arbitraires aux yeux des citoyens2. Or cette double crise atteint le cœur de l’écosystème social de la Cinquième République indissolublement lié à son constitutionnalisme.

On souligne toujours en effet, à juste titre, la rupture institutionnelle de 1958, le retour d’un pouvoir présidentiel fort qui « assure par son arbitrage le fonctionnement régulier des pouvoirs publics » (article 5), un pouvoir d’inspiration monarchique donc mais également bonapartiste puisqu’élu au suffrage universel depuis 1962. Mais on oublie que sur un point essentiel le général de Gaulle se situe dans la continuité de la tradition républicaine et juridique française qui affirme que l’État est le mieux à même de produire des politiques au service de la collectivité. Car pour de Gaulle, le président de la République est précisément celui qui assure le triomphe de cet État garant par son action de l’intérêt général au-dessus des intérêts particuliers, ceux des partis politiques ou ceux des groupes sociaux et professionnels.

Il reçoit pour cela un mandat direct du peuple qui lui renouvelle – ou pas – sa confiance en fonction de ce principal critère. Là se trouve donc une source essentielle de la légitimité du pouvoir gaullien et plus largement du pouvoir présidentiel dont ont hérité ses successeurs. Et ce n’est sans doute pas un hasard si les gilets jaunes posent la question du rapport qualité/prix des services publics3.

Pour fonctionner, l’écosystème social et le mode d’organisation institutionnel de la Cinquième République supposent donc un chef ; « Jupiter », après tout aurait pu faire l’affaire, mais également un État efficace. Or, dans son analyse de la crise française, peut-être abusé par une interprétation superficielle du gaullisme de gouvernement, le candidat Macron a en réalité commis plusieurs erreurs de diagnostic. Le président les paie aujourd’hui au prix fort.

Erreurs de diagnostic

Première erreur : Emmanuel Macron a d’abord cru qu’il suffisait de restaurer la verticalité du pouvoir après la « normalité » de son prédécesseur. Les commentateurs ont eu tôt fait de souligner la référence gaullienne. Mais dix-huit mois plus tard, il bat le record d’impopularité de François Hollande.

Deuxième erreur : il a été très tôt convaincu que l’impuissance publique était due au jeu politique stérile des partis, fondé sur des oppositions idéologiques d’un autre âge. D’où son projet du « en même temps, en même temps », cette « République du centre » jadis théorisée par F. Furet, J. Julliard et P. Rosanvallon, qui a provoqué l’effondrement du vieux système partisan sans pour autant rendre au pouvoir sa capacité d’action.

Troisième erreur enfin : il a pensé que les groupements sociaux et professionnels, les syndicats, les corps intermédiaires, étaient les autres responsables de l’incapacité française à la réforme. D’où son mépris de la démocratie sociale et locale. Il a certes fait adopter la réforme du Code du travail et celle de la SNCF malgré la CGT mais la crise sociale française n’est pas résolue.

Dans les deux derniers cas, sous les vivats des esprits paresseux, Emmanuel Macron a cru remporter une grande victoire alors qu’il achevait simplement de mettre à terre des acteurs moribonds. Or les Gilets jaunes sont venus lui signifier l’ampleur de son erreur de diagnostic : le mouvement n’a émergé ni des partis politiques ni des syndicats et, en le prenant pour cible, a mis à mal son image de président jupitérien.

La leçon de l’histoire est donc claire. Ce ne sont pas d’abord les institutions qu’il faut modifier, c’est l’État dont il convient de repenser les structures et les modalités d’action dans un environnement qui n’a plus grand-chose à voir avec celui de son apogée – les Trente glorieuses dont les Français ont gardé la nostalgie -.

Une tâche autrement plus complexe que la rédaction d’une Constitution !

Sur le web

  1.  E. Le Noan, Trop libre, 13/12 /18.
  2. D. Reynié, Trop libre, 10/12/18.
  3. E. Le Noan, Trop libre, 07/12/18.
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  • Le constat est clair: il faut passer à la 6ième république des Régions!
    Il faut casser le pouvoir central , sa nomenclatura, son inefficacité chronique, sa déconnexion des réalités.
    L’Europe des Régions historiques chapeauté par un pouvoir central à pouvoir strictement démocratique donc représentatif de ce qu’il se passe réellement dans le pays, permettra de ré-intéresser le peuple à son histoire et son quotidien. Exemple: la Suisse.
    La Nation c’est la guerre avait dit Miterrand : on s’en approche….

    • Du passé, faisons table rase ! Le problème, c’est que la table risque de rester rase bien longtemps, et qu’assis devant, on la préférerait bien garnie.

    • Oui et non. Je ne me lasserai jamais de le répéter: les régions et collectivités locales aujourd’hui, c’est une administration pléthorique, un financement affectueux de tous les copinages électoralistes, bref la réplique fractale et gourmande du Léviathan…

      Pour avoir du sens, la réforme que vous appelez de vos vœux suppose que les régions soient organisées sur un modèle minimaliste, ne s’occupant pas d’organiser la société civile, laissant de côté leur rôle « social » etc.

      Ne pas trancher dans le vif, ne pas limiter drastiquement le rôle et le pouvoir des structures administratives, reviendrait simplement à déplacer le problème; à remplacer une ploutocratie centralisée par des féodalités tout aussi corrompues.

      Sinon le modèle Suisse c’est pas mal, surtout les votations :p

      • Oui, la décentralisation est à priori souhaitable mais l’écueil est de retrouver( voir développer ce qui existe déjà) les mêmes lourdeurs administratives intrusives des politiques . Mr Aulnas dans un article suggère à raison moins de politique. IL y a souvent une nostalgie inconsciente du féodalisme ce qui confirme ce que vous dites des formes que prennent les structures locales. Le « manifeste du parti communiste » est un énoncé nostalgique du féodalisme.

        • Le « Manifeste du Parti communiste », un énoncé nostalgique du féodalisme ? Marx doit se retourner dans sa tombe. Sinon, je suis d’accord avec le reste de vos propos.

      • Les votations, c’est en effet pas mal, mais ça n’est pas non plus ce qui nous sortira d’affaire…
        Reste « The economy, stupid ! »

    • Le modèle libéral Suisse, avec le même périmètre de compétences Étatiques, est le seul qui vaille dans un pays évolué; ceci, si l’on considère que la France est un pays évolué…
      Par exemple l’organisation et la compétence des Cantons Suisses transportés à nos régions françaises même si certains les trouveront trop grandes…

  • On pourrait rajouter :

    « Quatrième erreur : il a fait construire une piscine à Brégançon
    Cinquième erreur : il a fait changer la vaisselle de l’Elysée
    Sixième erreur : il a fait changer la moquette de l’Elysée
    La leçon de l’histoire est donc claire. Ce ne sont pas d’abord les logements de la présidence qu’il faut modifier, c’est l’État dont il convient de repenser les structures et les modalités d’action dans un environnement qui n’a plus grand-chose à voir avec celui de son apogée – les Trente glorieuses dont les Français ont gardé la nostalgie -. »

    Merci pour ce moment de franche rigolade.

    • Durant les Trente glorieuses les prélèvements de l’état était de 32%, ils ont augmenté de 50% depuis, ceci explique cela! Il y avait de l’argent pour investir, il n’y en a plus.

    • 6 me erreur il augmente le salaire des flics
      7 eme erreur donne des primes a la SNCF

      • Mettre les deux sur le même plan n’a pas de sens : on a tous besoin de flics rémunérés à hauteur de leurs services, on a tous besoin que la SNCF soit rémunérée à hauteur de ses services, et donc disparaisse au profit du privé.

      • L’erreur aurait justement été de ne pas payer les flics.
        Quand on veut rester au pouvoir, on paie sa garde. Grassement.
        Car c’est elle qui a les armes…

    • J’ai raté mon effet.
      Même en poussant jusqu’à l’absurde ce type de raisonnement pour en montrer le ridicule, ma parodie de l’article n’a même pas soulevé une contradiction.

  • Bravo. Excellent article. En effet un predident jupiterien ne peut rien faire si au niveau en dessous l Etat ne fonctionne pas ou n ets plus adpate au XXI sciecle.

    Sinon le premier paragraphe resume tout le probleme : une partie de nos concitoyens vivent un descendeur social (reel ou subjectif) qui est imputé a la mondialisation et le projet de nos gouvernement est d augmenter la dose. Evidement ca ne passe pas bien …

    Tant qu on aura des dirigeants qui pensent que le Probleme c est que les gens sont cons et qu on leur a mal explique (la fameuse pedagogie) ou qu ils ont ete trop subtil (comment un depute peut etre aussi cretin ?) on ne pourra pas refonder un Etat adapte au defit du XXI sciecle

    • Le descendeur est effectivement plus ou moins réel. La « descente » n’est pas toujours constante, il peut y avoir des paliers , des améliorations…
      Pour les ascensions elles sont souvent médiocre ( le travail ne paie pas) . Mais le grand absent à mon sens , c’est l’espoir !
      Tous les jours « on » nous vend du désespoir .
      Léo ferré l’a chanté . Et littéralement on nous fait payer le désespoir: par toutes ces charmantes taxes . Et pour finir de nous accabler on nous culpabilise sans relâche . Les Français sont déprimés ? Etonnant !

    • la mondialisation a bon dos, elle permet de camoufler la starification de la sphère publique

      • « stratification » , désolé

      • la mondialisation est directement responsable de la pauperisation d une bonne partie de la France. Allez voir a roubaix, St Etienne… les usines fermees generent chomage, absence de perspective (avant vous pouviez esperer gravir les echelons dans l usine X)
        Evidemment comme dirait Bastiat il y ce qui ne ce voit pas: les produits importes sont moins cher, les entreprises ayant delocalisees sont plus rentables (vu qu elle produisent moins cher et vendent peut etre au meme prix). par contre c est pas les memes qui en profitent. Allez dire a quelqu un dont son usine a fermé qu il va payer moins cher ses chemises ou TV, ca va lui faire une belle jambe …

        • La mondialisation a bon dos. La sclérose sur un modèle industriel d’il y a un siècle, en revanche, différencie la France de ses voisins qui ont tiré parti sans problème de la mondialisation…

          • Ne serait-ce pas « l’Etat stratège » qui porte une (grosse) part de responsabilité dans cette sclérose ?
            S’il y a quelque chose qui sera difficile à faire comprendre et accepter aux Français, je crois que c’est ça, la déroute de « l’Etat stratège »…

  • « les services publics agonisent en France mais les Français refusent leur nécessaire transformation ; mieux, ils voudraient en bénéficier toujours plus en payant toujours moins.  »

    NON! c’est la structure étatique qui en déduit cela , le peuple veut plus de services certes mais pas publics!
    car le « service public » a fait la démonstration de son inefficacité a des coûts vertigineux..a tous les niveaux!
    Qu’on passe au chèque éducation , permettant a tout un chacun de choisir l’école la mieux adaptée.. par exemple
    le peuple veut sortir du socialisme! voila ce que veut le peuple et c’est ce qu’il a cru comprendre dans la volonté réformiste de l’etat.
    on a vu qu’il n’en était rien..

    • Mouais, enfin le peuple a été ednatuqué à croire que le privé, c’est sale et le service public, c’est l’abnégation du bon kolkhozien.
      Pour rappel, les louanges de Jules Ferry sont chantées dès le CM1.

      • Toutefois, tout parent un petit peu responsable (même des enseignants dans le public) commence à se renseigner pour mettre ses progénitures dans le privé. Malheureusement, il n’y a pas de place pour tout le monde. Comme quoi, à vouloir trop bien faire, l’EdNat, comme Macron, a sauté au-delà du cheval…

  • La seule analyse que ce monsieur Macron a faite..quand je serais président cela sera beaucoup mieux que ma première Rolex , fini le boulot métro dodo a moi la vie au grand air et en taille XXL.
    Et tous les autres échelons ont la même approche de leur carrière politique…et c’est pareil pour les civils, ainsi sont fait les hommes médiocres.
    Et tous les présidents ont fait la même analyse avant de se présenter !

  • Vous savez comment se débarrasser de la mérule en Bretagne ? Il faut bruler la maison. C’est quand même simple à comprendre ! Un parasite petit ou gros ne lâche pas sa proie sinon il meurt. L’Etat ne se suicidera jamais. Il faudra l’aider…
    L’erreur de Macron est de se croire plus intelligent que les autres. Il méprise les gens, le petit peuple. Lui même est une chimère. Un homme étrange qui va terminer le travail de 40 années de politique stupide. Il est le plus beau, le plus jeune, le plus con finalement. Mais peut-être que cette naïveté donnera enfin à la France une mort propre et rapide. Que l’on en finisse. Sinon C.de gaule et la politique à l’époque c’était sérieux. La voix lente, puissante. Le mot juste et avare. Une certaine humilité et de l’humanité. Il ne reste rien aujourd’hui de cela. Les politiciens modernes sont des bouffons, des cloportes, des minables corrompus.

    • Deux petites remarques:
      – Le Grand Charles a quand même commis le péché originel de s’acoquiner avec les communistes, avant de créer une république géniale à condition que le président ne soit pas une enflure corrompue… Comme tous ses successeurs depuis 1974. Comme quoi, le culte des ancêtres, en ce qui me concerne, c’est surfait.
      – Pour prendre l’exemple de la baraque qui brûle, Macaron est logé au top avec un héliport. Vous (nous) vivez où? au 3è sans issue de secours? Ah ouais, ça risque d’être chaud. Je préfèrerais qu’on continue de gâcher la fête au parasite jusqu’à ce qu’il s’exile de lui-même. Il pourra facilement se reconvertir à Bruxelles.

      • et le péché d’être très étatiste, d’avoir créer l’ENA (l’école des premiers de la classe chouchou de la maîtresse, comme notre président…) !

  • Demandez aux services secrets des USA ils ont un cabinet de profilage psy…

  • @Pangzi, ne pensez pas pour moi 😉 même mort la France n’aura pas ma liberté de penser. Je n’attends rien de ce pays. Je profite des dernières miettes de bonheur que l’on peut y trouver mais j’ai un seul objectif: partir. C’est triste mais ce pays me dégoûte. J’y vois cette désolante chute en avant d’un peuple qui n’y comprend rien et d’une classe politique irresponsable. Etant un grand sensible je reçois toutes les energies tristes et négatives de mes semblables. Quand je rencontre des gens je ne perçois rien de vivant. Les yeux sont éteints. L’âme de la France est morte. Cela rien ne pourra le changer par magie. Cet état de déprime nécessite une très très longue convalescence. Je ne veux pas infliger cela à mes enfants. La France n’aura pas ma mort elle m’a déjà volée ma vie.

    • Je partage votre avis! C’est dans la nature française d’être jaloux et envieux, et trop bête pour comprendre comment fonctionne l’économie qui crée les richesses dont dépend notre niveau de vie et notre prospérité! Rien ne changera cela, comme le prouve l’écart de mentalité entre les pays du nord, prospères, et les pays du sud, corrompus et bordéliques!

    • On est à la période des vœux, donc je vous souhaite de tout cœur un grand succès dans votre expatriation!
      De mon côté c’est un peu compliqué, je suis déjà revenu et m’accrocherai sans doute encore un moment, mais c’est sûr que si les choses deviennent (trop) sombres je mettrai ma petite famille dans l’avion.

    • ‘ Etant un grand sensible je reçois toutes les énergies tristes et négatives de mes semblables ‘

       » Je m’appelle John Caffey, patron, comme le café mais ça s’écrit pas pareil.
      Et je suis fatigué, Patron… « 

  • J’ai l’impression que l’auteur place dans les « institutions » les autres corps intermédiaire qui ne sont pas de l’Etat : syndicats, partis politiques.

  • Il y a eu d’abord l’affaire Benalla où il s’est conduit en véritable imbécile, avec sa morgue: qu’ils viennent me chercher! Puis les 80 km/h où Philippe n’arrêtait pas de fanfaronner et enfin l’excès de hausses de l’énergie et de taxes avec celle sur l’essence qui a fait déborder la pompe!
    Bref, il l’a bien cherché!

  • « Dis moi qu tu fréquente et je te dirai qui tu es ».

  • M. Macron est en échec parce qu’il a cru benoîtement tous les boniments que lui déversaient ceux qui l’adulaient, tous ces vieux politiciens dans les coulisses qui lui avaient mis le pied à l’étrier et tous ceux plus ou moins de son âge partageant les mêmes utopies, les mêmes études et des moyens financiers intéressants, sans oublier les media béats confits de dévotion devant lui comme devant un bébé qui vient de dire maman. Pour cet homme qui n’aime rien tant que l’admiration et les sunlights, la confrontation avec la réalité est certes dure mais méritée. D’une certaine manière, M. Fillon a été déshabillé pour permettre à M. Macron d’enfiler ses costumes.

  • Réforme du code du travail ?
    Mon entreprise emploie 7 salarié et un apprenti
    Je n’ai pas vu de changements suite à cette réforme.
    Les contraintes et les charges n’ont pas diminué.

  • Macron ne paie rien du tout : ce sont les contribuables qui paient !!!

  • Pas mieux. Mais, contrairement à votre ancien collègue, je doute que Macron soit « extrêmement intelligent », sauf pour embobiner l’assistance. Du coup, l’analyse, même s’il l’a faite, ça n’a pas dû ressortir grand chose…

  • Je suis d’accord. Changer les institutions ne changera rien. Je rajoute que si, contrairement à la période de Gaulle, le costume (les institutions) est trop grand c’est avant tout parce que les hommes sont trop petits. Non seulement la qualité des élus baisse mais qui plus est, l’Etat s’octroie de plus en plus de responsabilités qui ne devraient pas etre les siennes. Dernier exemple en date, la fessé… Recentrer les prérogatives de l’Etat sur le régalien est la seule solution.

  • Et rajoutons la 4e erreur que commet l’auteur avec Macron : c’est de croire au pouvoir du politique sur l’Etat alors qu’en fait le politique en France est subordonné à l’administration d’Etat puisqu’il en est issu. Sans spoil system, pas de salut. D’où les mesures suivantes à mettre en oeuvre :
    Président élu sur un septennat unique.
    Deux mandats non consécutifs maximum pour les autres mandats. Tous les élus détachés par leur employeur au service de l’état qui leur paye leur salaire d’activité civile pendant le mandat.
    Absences non justifiées des élus décomptées de leur salaire.
    Obligation d’un quorum physique de 80% pour valider un vote.
    200 députés, 100 sénateurs.
    Election des juges (séparation des pouvoirs).
    Interdiction à l’exécutif (gouvernement) de proposer des lois à l’examen de l’assemblée nationale (séparation des pouvoirs).
    3 niveaux d’administration : l’état, la région, l’agglomération et c’est tout. Réduction à 10 000 le nombre des conseils municipaux dans un premier temps. Obligation de fusionner pour les agglomérations dont le bâti est mitoyen.
    5 ministères : Intérieur, défense, justice, affaires étrangères et finances.
    Interdiction à un membre de i’administration de briguer un mandat politique.
    Fin du statut de la fonction publique.
    Fermeture de l’ENA et des IEP.
    Placement de l’administration sous tutelle de la cour des comptes qui se voit dotée de pouvoirs de contraintes sur l’administration publique.
    Abrogation du droit administratif et réintégration de l’administration dans le droit commun.
    Mise en place de la votation citoyenne ou RIC avec un seul de signatures de 1% de la population française. Obligation faite à l’assemblée nationale d’ouvrir le débat ensuite.
    Droit de pétitionner un député avec un seuil de signatures de 1/20000 de la population française. Obligation faite au député d’en rendre compte en commission ou à l’assemblée nationale.
    NON remplacement des fonctionnaires partant en retraite pendant dix ans.
    Obligation pour 10 ans de présenter un budget en excédent de 5%. Si l’objectif d’au moins 5% d’excédent n’est pas atteint une année compensation et report sur l’année suivante.
    Primauté du droit français sur le droit européen et international sur le territoire français.
    Encadrement de la jurisprudence qui doit être validée par le parlement et le conseil constitutionnel qui devient une norme inférieure aux lois et codes.
    Mise à référendum préalable de tous les accords et traités proposés à la signature de la France (ONU, Europe etc). Obligation à l’état de se conformer au choix du peuple de France. Inscription de cette loi dans la constitution.
    Abrogation des monopoles d’état dans le domaine de l’énergie, du transport, de l’éducation et de la santé.
    Démantèlement du cartel des télécoms.
    Interdictions faite à l’état d’octroyer des licences d’exploitation et charges dans quelque domaine que ce soit (télécoms, transports, santé, notariat, professions libérales).
    Fin des professions réglementées : notaires, taxis, médecins etc.
    Fin des régimes « spéciaux » : SNCF, journalistes, culture, intermittents du spectacle, élus etc
    Inscription dans la constitution du respect de la liberté individuelle d’entreprendre. Inscription dans la constitution du primat de la libération du marché sur la protection du business. Mise en place de loi antitrusts.
    Privatisation de l’audiovisuel public.
    Fin du monopole d’état sur les prestations sociales, soit libre choix de se voir verser son salaire brut, charges patronales incluses.
    Interdiction à l’Etat de subventionner quelque activité ou association que ce soit.

    • Alors là, c’est du lourd 🙂
      Je vois néanmoins quelques écueils :
      – primauté du droit français : faudra au préalable dénoncer lesdits accords et traités, si le droit français ne correspond pas
      – cour des comptes : quels seront ses membres et ses pouvoirs ?
      – cartel des télécoms : faire quoi, et comment ?
      – jurisprudence : ça va être compliqué à gérer tout ça, avec l’élection des juges et tout. Vous avez des détails ?
      – licences d’exploitation : peut-être, mais alors faut pas oublier que nos voisins ne sont pas forcément sur la même longueur d’onde, faudra s’adapter
      – fonction publique, faut pas tout mélanger ; la police on va pas la faire disparaître ; le « statut » OK, mais le non-remplacement suivant le type d’activité. Mais je crois qu’il va falloir couper plus profond, avec tous les fonctionnaires qu’on a aujourd’hui, la faillite par provisionnement des retraites guette.
      Sinon, des mesures plutôt de bon sens, mais qui ne vont jamais passer… 🙁

  • Monsieur Macron comprend le monde politique , la bureaucratie , mais ne comprend pas le désert économique des zones hors grandes villes . grande difficulté d’y trouver du travail bien valorisé car peu d’industries ( les usines sont en Asie).
    Mais dépenses des collectivités locales disproportionnées dans des équipements publics de loisirs très utilisés par la population qui bénéficie du statut protégé de la fonction publique ou populations nécessiteuses non intégrées = impôts locaux maximum pour la classe moyenne etc …
    Le travail est immense pour remettre les choses en ordre

  • Franchement, c’est pas du ‘Karma’, votre histoire ?
    La preuve que même en restant assis au bord de la rivière, on finit par voir passer le cadavre de ses ennemis. (Lao Tseu)

    En tous cas, à mon âge, j’en ais vu défiler, et c’est pas fini…

    Quand à Macron, comme disait Eli Wallach dans un fameux western :
    « Les gros comme toi, ça m’a toujours fait rigoler, parce que quand ça dégringole, ça fait un de ces boucans ! »

    Hoppla !

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