La droite allemande aux prises avec les populistes

Après Chemnitz, Köthen. L’Allemagne n’est qu’un symbole parmi d’autres des craintes identitaires d’une part de l’opinion publique occidentale.

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Ambassador John Emerson at CSU meeting in Wildbad Kreuth By: U.S. Consulate General Munich - CC BY 2.0

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La droite allemande aux prises avec les populistes

Publié le 12 septembre 2018
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Par Jonathan Frickert.

Dimanche soir, à Köthen, petite ville d’Allemagne de l’Est connue pour son carnaval s’est tenu un tout autre genre de défilé, organisé par l’AfD, principale formation populiste du pays, afin de dénoncer une nouvelle fois la politique migratoire de la chancelière. Deux semaines après Chemnitz, ce nouvel épisode inquiète l’exécutif, à quelques semaines seulement des élections régionales dans le très symbolique Land de Bavière.

Des faits tristement similaires

Tout a commencé dimanche matin, lorsque la presse locale a relayé l’arrestation de deux ressortissants afghans. Ceux-ci sont suspectés d’avoir provoqué la mort d’un jeune Allemand au cours d’une rixe qui se serait déroulée la veille. Il n’en fallait pas plus pour que l’AfD appelle immédiatement à une manifestation dans le centre-ville de Köthen, en Saxe-Anhalt.

Entre dépôt de gerbes et de bougies, le défilé pacifique a réuni près de 2500 manifestants contre 200 pour la contre-manifestation organisée par la gauche.

Si les révélations sur le fait divers qui a provoqué cette manifestation ont été volontairement laconiques, le quotidien Die Welt en a donné plusieurs détails. La victime, 22 ans, aurait succombé à une hémorragie cérébrale, après deux altercations successives dont l’origine serait un démêlé opposant trois Afghans et une femme enceinte.

Des échauffourées qui ne sont pas sans rappeler celles qui ont provoqué la manifestation de Chemnitz à la fin du mois dernier. Pour rappel, un homme de 35 ans aurait été poignardé à plusieurs reprises par un demandeur d’asile irakien, amenant déjà l’organisation de manifestations par l’AfD et PEGIDA, qui s’était fait connaître en 2014 par des défilés hebdomadaires à Dresde contre « l’islamisation de l’Allemagne ».

Les autorités, qui n’ont pas autorisé les manifestations de ce dimanche ont été contraintes à de simples mesures d’encadrements face aux risques de débordements. Le ministre-président de la province s’est limité à recommander de la pondération, confirmant que les gouvernants sont totalement dépassés par l’ampleur des problèmes d’insécurité et de flux migratoires que connaît le pays depuis bientôt 10 ans.

Ces événements ne sont pas sans provoquer un regain de tension à la tête de l’exécutif allemand. L’exécutif, dès sa laborieuse formation en mars dernier après des scrutins marqués par l’entrée de l’AfD au Bundestag, est le théâtre de vives tensions entre Angela Merkel et son ministre de l’Intérieur, Horst Seehofer, président de la CSU.

Bavière, Saxe, Thuringe… Les populistes en embuscade

Ministre-président de Bavière de 2008 à mars dernier, Horst Seehofer est également président de la CSU depuis bientôt dix ans. Ce mouvement, officiant exclusivement en région bavaroise, est le parti frère de la CDU d’Angela Merkel, avec lequel il a toujours gouverné. Plus à droite que son allié historique, la récente crise migratoire a provoqué une défiance de la formation bavaroise envers la chancelière, et malgré la réaffirmation de l’alliance des deux mouvements, les tensions sont toujours bien présentes, en particulier depuis l’entrée au gouvernement du président du mouvement.

Si ce dernier ne participe pas aux élections locales de Bavière du fait de son entrée au cabinet fédéral, son successeur, Markus Söder, la montée de la droite populiste dans cette région connue pour son vote conservateur très affirmé sera largement scrutée dans tout le pays.

En effet, si les sondages continuent de placer la CSU largement en tête, autour de 42 % des voix, Alternative für Deutschland pourrait faire une nouvelle percée. Si le parti n’a pas participé aux scrutins de 2013, les sondages montrent que les populistes talonnent les Verts et les sociaux-démocrates avec 14 % d’intentions de vote. Au vu des événements récents, le mouvement pourrait bien devenir le premier parti d’opposition bavarois le 14 octobre prochain.

Pour rappel, l’AfD avait obtenu 12,4 % des voix dans ce Land lors des élections générales de 2017, un niveau similaire à son score national.

Des questions qui ne concernent pas uniquement la Bavière, puisque l’année prochaine verra les scrutins régionaux dans deux Länder d’ex-Allemagne de l’Est, bastion en puissance de l’AfD : la Saxe et Thuringe, où le parti avait obtenu ses plus hauts scores régionaux lors des élections fédérales de l’année dernière avec respectivement à 27 et 23 % des voix. La Saxe, terre d’origine de PEGIDA, est dirigée par la CDU depuis la création du Land en 1990. Une situation d’hégémonie du principal parti conservateur du pays qui pourrait bien changer courant 2019.

Une situation moins étonnante lorsqu’on sait que lors du scrutin local berlinois de 2016, l’Alternative a réuni plus de 14 % des votants. Un succès d’autant plus étonnant que Berlin est connu pour être un fief du SPD. L’AfD a pu toutefois compter sur le statut de Berlin de deuxième ville d’Allemagne ayant le plus fort taux de délinquance, la capitale n’étant battue que par Francfort-sur-le-Main, dans le Land de Hesse. Une autre région gouvernée par la CDU et qui s’apprête elle aussi à aller aux urnes dans un mois.

Cette tendance est largement confirmée par une enquête révélée samedi montrant que l’AfD est en passe de devenir la première formation politique de l’est du pays avec 27 % d’intentions de vote.

De PEGIDA à l’AfD, la droite populiste allemande a su se réinventer ces dernières années. Initialement fondée par d’anciennes personnalités conservatrices rompues à l’école autrichienne, l’AfD était un parti anti-Euro ayant rapidement pris ses distances avec l’extrême droite allemande de l’époque, le NPD. Le vote de 2013 et l’entrée manquée du mouvement au Bundestag amèneront à un changement radical de ligne en 2015 avec l’élection de Frauke Petry, issue de l’aile droite, à sa présidence. Le basculement prendra un an, avec la sortie des eurodéputés AfD du groupe des Conservateurs et réformistes européens, libéral, conservateur et eurosceptique, fondé par les conservateurs britanniques, pour rejoindre les deux groupes populistes de Nigel Farage et Marine Le Pen.

L’intérêt électoral ne s’est pas fait attendre puisque les élections au Bundestag qui se dérouleront en 2017 marqueront l’entrée de 92 députés, et ce malgré le fait que le parti ait connu pas moins de deux scissions en tout juste 5 ans d’existence. Un intérêt que la gauche radicale vient seulement de découvrir.

La sonnette d’alarme de l’Europe

En 2010 sortait L’Allemagne disparaît, écrit par le banquier central membre du SPD, Thilo Sarrazin, critique acerbe de la politique migratoire, lui imposant par la même occasion de démissionner du directoire de la Bundesbank. L’ouvrage le plus vendu de la décennie outre-Rhin avait initié une remise en cause du multiculturalisme allemand, amenant Angela Merkel à reconnaître que ce dernier avait échoué.

Cela n’a pas empêché la chancelière de devenir la chantre européenne de l’accueil des migrants à partir de 2015, provoquant de grandes difficultés politiques aussi bien en Allemagne que sur la scène européenne.

L’Allemagne n’est qu’un symbole parmi d’autres des craintes identitaires d’une partie de l’opinion publique occidentale. Craintes dont les gouvernants européens semblent être loin d’avoir compris l’ampleur.

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  • du blabla verbeux, quand j entend ou je lis populiste, je sais immediatement que l auteur marche a cote de ses pompes, et va debiter ses eternelles fadaises sur l extreme droite et les gentils gouvernements

    • Ce terme ne fait que remplacer celui de fasciste dans la bouche des gauchistes, sensé déconsidérer la personne visée. Mais cela ne marche qu’aux yeux des bobos!

    • Sauf que chez moi le terme de « populiste » n’est pas une insulte. Je l’ai justement utilisé pour ne pas utiliser celui « d’extrême-droite » qui aurait justifié votre commentaire ;).

      • fasciste j’ai une idée..populiste aussi en fait,
        je cite
        « Discours politique s’adressant aux classes populaires, fondé sur la critique du système et de ses représentants. »
        alors cette définition piquée au hasard est assez tourneboulante…
        le discours s’adresse on est dans l’intention..il est possible que ceux qui l’entendent ne fassent pas partie des classes populaires en outre il est clair qu’un populiste souhaitant exercer le pouvoir doit savoir stopper sa critique du système de quel système d’ailleurs..

        je n’ai pas la prétention de comprendre quoique ce soit sauf que de parler du populisme est juste une façon de polémiquer, on a toujours un échappatoire comme on ne sait pas exactement de quoi on parle..

        donnez votre définition du populisme d’abord..

      • A mon sens, la seule lecture non-péjorative du terme « populiste » serait par opposition à « élitiste ».
        Car mettre sur le même plan Farage et MLP a peu d’autres points communs que l’opposition à ce qu’on a pris l’habitude récemment de qualifier comme « élites » (politiques, médiatiques, intellectuelles…)
        Êtes-vous prêt, donc, à qualifier l’ensemble des partis habituels d' »élitistes »?
        Pour ma part, leur propension à s’ériger en donneurs de leçons me tente à franchir le pas. Et, malgré la cible plutôt populaire du parti de Mélenchon (et similaires), par rapport à son discours moralisateur, je le mettrais dans la même case (voir, par ailleurs, la récente connivence théâtrale entre Mélenchon et Macron).

      • @ JFrickert
        « chez moi le terme de « populiste » n’est pas une insulte ». Ce disant, vous semblez ignorer que le terme « populiste » est toujours utilisé de manière péjorative ; de même que l’expression « craintes identitaires » que vous utilisez aussi avec le même type d’innocence apparente. Le procédé me semble pernicieux sous couvert d’un masque d’objectivité peu crédible.

        • Ce qui vous dérange, c’est que je n’ai pas fait l’éloge de la droite populiste dont vous semblez être partisans. Les mots ont été justement pesés pour éviter toute critique dans ce domaine. Lorsqu’on tente d’être un minimum objectif, on est toujours accusé par un camp de rouler pour le camp d’en face.
          Vous mentionnez ces termes en oubliant totalement que j’évoque la réalité des problèmes d’insécurité en Allemagne. De la même manière, en fin d’article, je regrette que les élus ne prennent pas en compte cette crainte, ce qui réfute totalement vos accusations de relativisation …

          • Vos efforts pour donner une analyse équilibrée sont appréciés, nonobstant mes critiques sémantiques précédentes. Je ne peux pas parler pour les autres, mais dans mon cas, la très large prévalence du discours « PC » dans le discours public me rend malheureusement sensible à certaines tournures de phrase.

  • MODÉRATION CONTREPOINTS >>
    Insulte de l’auteur inacceptable.
    Message supprimé et commentateur banni.

    • Trois petites remarques:
      – Insulter l’auteur ne fait pas avancer les choses.
      – Fichez la paix aux Chinois. Ils bossent, eux.
      – Quand à « vendre la richesse » aux mahométans, votre remarque implique qu’on reçoit quelque chose en échange des tombereaux de pognon gratuit qu’on déverse vers leurs quartiers autogérés et centres d’accueil festifs. C’est rigoureusement inexact.

    • Le prétentieux connard Français vous salue ;).
      Je n’ai pas l’impression d’avoir fait un article à charge. Juste, comme le dit très justement Pangzi, une photographie de la situation politique en cours.
      Sur d’autres articles, j’ai eu droit aux mêmes attaques du camps d’en face. C’est le jeu. Lorsqu’on essaie d’être un minimum objectif, on a toujours des ronchons :).

  • Petite erreur de la part de l auteur. Francfort a bien le taux de criminalite le plus fort de RFA, mais c est une illusion statistique. Francfort a le plus gros aeroport de RFA et tous les delits constatés sur l aeroport sont compte comme delits de francfort, meme si les personnes ne faisaient qu y transiter. Ex si la police arrete une personne avec de la drogue a l aeroport, il sera compte comme criminel de francfort meme s il habite Munich …

    Pour le reste, Merkel et la CDU paient l echec du « wir schaffen das »
    (traduction « on va y arriver » autrement dit integrer million de migrants).

    Il faut bien noter que ce qui booste l AfD n est pas tant les burqua que la criminalité des nouveaux arrivants. Si ceux ci ne se retrouveraient pas souvent dans la rubrique des faits divers, l AfD seraient toujours un parti anti-euro (qui etait leur positionnement initial)

    • Assez juste, ce qui fait de Berlin la ville ayant le plus fort taux de délinquance.
      Il ne serait pas irrationnel d’envisager que la capitale allemande perde son statut de bastion soc-dem.

    • ce n’est pas une illusion statistique alors… c’est que on ne peut pas conclure grand chose de taux de délinquance entre des régions différentes.. ce qui importe c’est les causes. et la délinquance…en outre , il faut considérer les taux de délits différenciés..sinon le taux de délinquance ne veut RIEN dire…jeter un mégot ou foutre une baffe à un inconnu, deux délits?

    • et sur le fond les migrants ne sont pas le problème, le problème a été de dire, les migrants sont de braves gens… bien sur que non..

      si un politique dit pour des raison humanitaires j’ai décidé d’accueillir des migrants en dépit des conséquences négatives que l’arrivée massive de gens de culture différente ne manquera pas d’avoir dans le pays… j’ai prévu de renforcer les services de polices à cet effet…et suis prêt à assumerla responsabilité de ma décision..e etc…un discours de responsabilité politique..
      au lieu de ça..un discours qui tient de la fable..les migrants sont une chance pour l’allemagne…
      l’Allemagne ne fait pas de vélo…et les migrants c’est comme les allemands..il ya les bons et les méchants..

      • il ne faut pas oublier que rien ne fait plus plaisir à un gauchiste que de voir une extreme droite prospère sinon il n’y a rien à « combattre ». donc les migrants sont de braves gens est il un propos naïf ou machiavélique….
        à la black lives matter…

  • Article informatif sur la dynamique en cours. Donc, merci.

    Dommage que l’auteur soit si empressé d’adopter le vocabulaire de rigueur: « les craintes identitaires », à rapprocher du « sentiment d’insécurité » et autres termes bien PC tendant à impliquer une réaction irrationnelle face à une réalité bien bénigne.

  • Quand on gouverne sans le peuple, voire contre le peuple, il ne faut pas s’étonner que celui-ci finisse par se révolter.

  • Les erreurs de Merkel pourraient jouer en notre faveur.
    L’arrivée de plus d’un million de migrants , combinée à une très forte population d’origine Turque , pourrait être la bonne opportunité de détruire l’Allemagne.
    A condition bien sur de verrouiller notre frontière et de laisser les migrants en Allemagne.

    • Franchement je nous vois plus mal barrés, et à plus courte échéance, que l’Allemagne. Je parierais plus facilement sur le scénario suivant:
      1- l’Allemagne se fâche et commence à virer ses migrants avec l’efficacité industrielle que l’on imagine.
      2- Nos énarques couinent au meurtre des droits de l’homme, et ne ferment, justement, pas les frontières. Les migrants allemands débarquent en France et se plaignent de la qualité de vie pourrave.
      3- La masse critique est atteinte plus vite que prévu. Les énarques prennent l’avion pour sauver leurs joyaux de famille. Moi aussi, en fait.
      4- CPEF

  • Mme Merkel n’a fait que mettre en pratique l’agenda mondialiste dont l’UE est le fer de lance. Tout cela était prévu depuis longtemps (voir texte de l’ONU de 1995 et d’autres bien antérieurs).
    Je rappelle qu’avant 2012, les navires de Frontex renvoyaient les bateaux de clandestins en Libye. C’est la CEDH qui l’a interdit ensuite.
    Il n’y a pas de fatalité, seulement une question de volonte politique.

  • « Le ministre-président de la province s’est limité à recommander de la pondération, confirmant que les gouvernants sont totalement dépassés par l’ampleur des problèmes d’insécurité et de flux migratoires que connaît le pays depuis bientôt 10 ans. » pas nécessairement… ça ne confirme rien.. c’est juste un appel à la modération ce qui ne veut d’ailleurs rien dire..

    mais bon..ok l’afd s’oppose à la politique migratoire… on ne peut pas dire que ça suffise à nous expliquer en quoi c’est un parti de droite populiste… je veux bien vous croire..

    Je ne connais pas vraiment la politique migratoire de Allemagne , je sais que des « migrants » en nombre ont été acceptés sur le territoire.. c’est tout..aussi ai je du mal à penser quoi que ce soit de gens qui s’opposent à une politique dont je ne connais pas grand chose..autrement dit je suis peut être un populiste de droite qui s’ignore.

    frontière imperméable c’est populiste..
    frontière ouverte c’est non populiste?

    • frontière imperméable c’est populiste..de droite pardon
      frontière ouverte c’est non populiste? ou populiste de gauche? ou quoi?

      en plus ..;si j’ai une opinion je n’ai que faire qu’une personne essaye de me faire changer d’avis en raison du fait qu’elle est partagée par des populistes..
      il m’arrive de dire des choses sensées et je suis pourtant un parfait idiot.

      enfin vous voyez le tableau…

  • dès qu’on parle DES migrants sans les individualiser, c’est abdiquer devant un idéologue..
    c’est tout à fait similaire à un antiraciste qui vous dira par exemple, le racisme c’est mal car les jaunes, les noirs ou les blancs ou autres sont de braves gens.

    il y a bien sur des migrants qui sont accueillis avec joie par tous les citoyens honnête d’un pays..il y a aussi du gibier de potence.

    en premier lieu on est pas tout à fait d’accord pour dire ce qu’est un bon citoyen donc un bon migrant en second lieu on se demande bien comment on peut juger un migrant pour savoir si il est acceptable ou non..

    ce que je déplore et je le répète dans la politique migratoire allemande est la fable aussi nécessaire pour un élu que pour un juge qui remettrait en liberté une personne qui va commettre un crime…
    oui…si vous n’accueillez pas les migrants vous n’aurez pas les crimes des migrants..merkel peut donc être vu comme
    partiellement responsable de tout crime commis pour un migrant qu’elle a laissé entrer dans le pays..
    Il s’agit ici d’une question d’acceptation quantitative..personne ne noie tous les gosses pour le prétexte qu’il pourraient commettre un crime..

    l’expérience prouvant que les migrants ont un comportement en moyenne différent des allemands en ce qui concerne le respect des femmes ou de la loi que d’ailleurs ils ignorent encore davantage que l’allemand moyen..un gouvernement qui les accepte doit agir en tenant compte de ça..
    du moins à mon opinion..

    A tout le moins les migrants et non les réfugiés doivent être sujets d’enquêtes individuelles avant d’etre lâchés, de fait , dans la nature.

    un distinguo doit être aussi fait entre supposés réfugiés et migrants…un réfugié c’est l’urgence…et l’humanitaire, un migrant c’est un citoyen..

    • des tas de pays peuvent vous refuser un visa de touriste… parce que..vous avez répondu » tu te fous de ma gueule  » à la question « voulez vous commettre un crime dans notre pays?. ».

    • Bien d’accord sur la responsabilité de Merkel. Sa connerie est typique de l’hubris des dirigeants et gens « bien éduqués » qui voudraient gérer la démographie comme un élevage bovin.

      Pour la réflexion sur les migrants, je reste persuadé que les sociétés civiles occidentales doivent avoir le droit de refouler les partisans de la théocratie. J’ai conscience de l’entrave aux libertés que cela implique. Je pense simplement que les théocrates sont une menace mortelle pour les toutes libertés.

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