7 politiques qui accroissent la pauvreté

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Si l’on souhaite vraiment réduire la pauvreté, seule l’économie de marché, malgré ses imperfections, peut y aider.

Par Brian Balfour.
Un article de Libre Afrique

Plusieurs politiques publiques sont de nature à maintenir les pauvres dans la pauvreté. Étrangement ce sont des politiques qui au premier abord pourraient paraître attractives. On peut en citer au moins sept.

Étendre le champ de l’État providence

Une première recette consiste en la création de dispositifs d’aides incitant les pauvres à prendre des décisions les empêchant de sortir de la pauvreté. Une étude réalisée en 2012 par le secrétaire à la protection sociale de la Pennsylvanie a analysé les décisions auxquelles sont confrontés les individus et les familles inscrits dans divers programmes d’aide sociale étatiques.

L’étude a par exemple montré qu’une mère célibataire ayant deux enfants âgés de 1 et 4 ans, disposant d’un salaire annuel de 29 000 $, serait éligible à des aides gouvernementales d’environ 28 000 $ (Medicaid, chèques-logement et garderie subventionnée). Ainsi, si elle trouve un travail mieux rémunéré, ou travaille davantage d’heures, elle risque de perdre des aides substantielles.

Face à cette situation, de nombreuses personnes choisissent naturellement de recevoir des prestations plutôt que de tenter d’augmenter leurs salaires. D’évidence, ce « filet de sécurité sociale » crée des incitations économiques perverses, et piège les bénéficiaires dans la trappe de l’assistance sociale. S’enlisant dans le segment des emplois de bas niveau, ils deviennent inaptes au travail. C’est un cycle vicieux qui maintient les gens pauvres et dépendants de l’État.

L’État providence a de plus un impact négatif sur la cellule familiale. Les programmes d’aide sociale ont tendance à diviser les familles. L’argent injecté par le gouvernement dans le budget familial rompt une certaine interdépendance au sein des couples pour subvenir à leurs propres besoins. Depuis que l’on a renforcé les programmes d’aide sociale dans les années 1960, le taux de naissances hors mariage a triplé. En Caroline du Nord, les familles ont environ cinq fois plus de risques de vivre dans la pauvreté lorsqu’il n’y a pas de père à la maison.

Instaurer une politique fiscale progressive

La deuxième recette consiste à alimenter l’État providence par le biais de taxes punitives pour l’emploi et la création de richesse. En effet, l’ingrédient essentiel de la croissance économique, et donc du recul de la pauvreté, réside dans les gains de productivité réalisés grâce à l’investissement en capital. Les impôts élevés prélevés sur les entreprises rentables et les petites entreprises découragent les investissements en capital. Les entreprises préfèrent donc ne pas trop développer leurs activités ou s’expatrier dans des pays plus favorables à l’investissement. Ainsi, les opportunités d’emploi se tarissent.

Augmenter le salaire minimum

Le salaire minimum imposé par le gouvernement est aussi facteur d’augmentation de la pauvreté. La loi de l’offre et de la demande nous dit que plus le prix d’un bien ou d’un service est élevé, moins il sera demandé (toutes choses étant égales par ailleurs, bien sûr).

L’augmentation du salaire minimum rendra de plus en plus chère l’embauche de personnes peu qualifiées. En même temps, les salaires plus élevés attireront davantage de demandeurs d’emploi disposés à fournir leur main d’œuvre à un prix plus élevé. Les employeurs pourront être plus sélectifs dans leur recrutement et, en tant que tels, les demandeurs d’emploi peu qualifiés seront encore une fois évincés par des candidats plus qualifiés et moins nécessiteux. Les lois sur le salaire minimum sont un outil efficace pour exclure ceux qui ont le plus besoin d’acquérir une expérience professionnelle.

Soutenir des politiques «d’énergie verte» restrictives

Les initiatives du gouvernement en matière d’énergie verte rendent l’énergie plus chère. Les initiatives étatiques et fédérales qui imposent une énergie « renouvelable » plus coûteuse signifient que les factures de services publics monteront en flèche. Les pauvres sont directement touchés.

Augmenter le fardeau de la réglementation des entreprises

Autre recette pauvreté : imposer de nombreuses réglementations coûteuses aux entreprises. Ces restrictions strictes découragent la création et le développement des entreprises. Cela signifie : moins de possibilités d’emploi. Les lourdes exigences légales obligent les entreprises à dépenser des ressources rares pour être en conformité plutôt que d’investir dans leurs entreprises et de créer des emplois. La dépense pour des postes hautement qualifiés conformes à des normes de conformité consomme des ressources qui pourraient être consacrées à des demandeurs d’emploi peu qualifiés. Les pauvres restent encore sur la touche.

Gonfler la masse monétaire

Le jeu de la Banque Centrale qui crée de l’argent ex nihilo est aussi un potentiel outil de pauvreté. La masse monétaire gonflée érode alors la valeur de la monnaie et donc des revenus et de l’épargne. Les pauvres sont les plus durement touchés par cette inflation, car leurs ressources limitées les empêchent de faire face à la hausse du coût de la vie. L’impact est plus fort sur les plus pauvres.

Imposer des tarifs douaniers élevés

Enfin, la politique qui consiste à maintenir des droits de douane élevés sur les produits étrangers pour limiter les importations, est aussi créatrice de pauvreté. Certes, les industries domestiques protégées de la concurrence par ces tarifs peuvent prospérer, mais à quel prix ?

Prenons l’exemple des tarifs douaniers sur l’acier étranger. Ils peuvent aider les 170 000 travailleurs américains employés par l’industrie sidérurgique, mais la hausse des prix de l’acier nuira aux industries qui utilisent l’acier comme intrant. Ceci aura donc un impact négatif sur les 6,5 millions de travailleurs employés dans le secteur. Notons également que les hausses de prix qui se répercuteront sur les consommateurs nuisent de manière disproportionnée aux ménages à faibles revenus. Ainsi, moins d’opportunités d’emploi et coût de la vie plus élevé créent un duo favorable à la pauvreté.

Cette analyse en 7 points devrait inspirer le continent africain qui enregistre encore un taux de pauvreté inquiétant. Si l’on souhaite vraiment réduire la pauvreté, seule l’économie de marché, malgré ses imperfections, peut y aider. Comme le disait Milton Friedman : « L’histoire montre clairement que, jusqu’à présent, rien n’a été plus capable d’améliorer le sort des gens ordinaires que le système de la libre entreprise.»

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