Les effets pervers des aides sociales

La « guerre inconditionnelle à la pauvreté » engagée aux États-Unis au moyen d’aides sociales a eu des effets pervers que rien n’empêchera de se reproduire en France.

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Les effets pervers des aides sociales

Publié le 21 janvier 2014
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Par Dominique, d’Emploi 2017.

En 1964, année de son élection, le président Lyndon Johnson lança « la guerre inconditionnelle à la pauvreté »,  guerre que « la nation la plus riche du monde avait les moyens de gagner et qu’elle ne pouvait se permettre de perdre ». Les différents programmes d’aides sociales mis en œuvre eurent cependant l’effet totalement inverse à celui escompté.

Les aides sociales furent tout d’abord un puissant désincitatif au travail, particulièrement pour les personnes faiblement qualifiées. Les recherches ont montré entre autres qu’en présence d’une allocation minimum assurée, le nombre d’heures travaillées diminuait de 43 % pour les hommes célibataires et de 33 % pour les hommes mariés sans enfants1. Surtout, ces chiffres étant une moyenne, ils ne consistaient pas en une diminution des heures travaillées de l’ensemble, mais un abandon pur et simple du travail d’une partie d’entre eux.

Outre l’effet sur l’insertion dans l’emploi, les aides sociales entraînèrent une augmentation de la pauvreté et notamment de la pauvreté des afro-américains, population aux revenus les plus modestes. Entre 1940 et 1960, la part des pauvres chez les afro-américains était passée de 87 % à 47 %. Pourtant, après que la « guerre contre la pauvreté » a été menée, le nombre des enfants noirs vivant sous les seuils de pauvreté a été multiplié par trois2. La réforme de l’aide sociale de 1996, qui rendit son accès plus restrictif, eut un effet immédiat dans l’autre sens. La pauvreté chez les enfants noirs, qui stagnait entre 40 et 47 % depuis 1970, est passée à 30 % quatre ans seulement après la réforme3

Ces chiffres montrent donc que l’existence d’aides sociales influence les comportements. Aux États-Unis, certaines de ces aides n’étaient accordées qu’aux parents isolés ; or après l’instauration du dispositif, le taux d’enfants nés hors mariage augmenta considérablement. Dans les années 1940, moins de 10 % des bébés noirs étaient nés en dehors des liens du mariage4, mais en 1994, 70 % des enfants noirs sont illégitimes, alors que ce taux n’atteint que 25 % des enfants blancs5. Le taux de pauvreté des Afro-américains était ainsi en grande partie corrélé à l’augmentation de la monoparentalité, les mères choisissant d’être enceintes pour percevoir les allocations, puis restant au foyer, coincées ensuite dans cette situation sans aucune perspective d’ascension sociale.

Ces faits ont été prouvés pour les États-Unis, et aucun argument ne permet d’affirmer que les aides sociales en France n’aient pas des conséquences perverses de nature similaire. Un référent RSA6 confiait récemment à Emploi 2017 que « pour beaucoup d’allocataires c’est bien simple, ils préfèrent rester chez eux ! ». Les solutions pourtant existent.

La première réforme à mettre en œuvre est de n’accorder un revenu minimum qu’en échange de contrepartie pour les personnes en bonne santé. Cela permet tout d’abord de distinguer les profiteurs de ceux qui ont vraiment besoin d’une aide. Aux États-Unis, lorsqu’un tel programme a été instauré et que les États ont demandé de rendre des services d’intérêt général, un tiers des bénéficiaires des revenus minimum y ont renoncé en un an. Cette contrepartie est par ailleurs loin d’être injuste : la société soutient l’allocataire dans le besoin, l’allocataire ne fait donc que le lui rendre sous forme de service à la collectivité. Ensuite, cela permet à l’allocataire de garder l’habitude du travail et de maintenir des relations avec le monde extérieur. De tels programmes ne sont pas exceptionnels puisqu’ils existent également au Royaume-Uni, au Danemark et en Suède pour les chômeurs de longue durée.

La deuxième réforme à mettre en œuvre, c’est celle qui consiste à inciter les plus riches à investir dans les jeunes entreprises, celles qui ont le plus fort potentiel de création d’emplois, comme c’est le cas au Royaume-Uni. Dans le cas spécifique des jeunes, qui sont en France presque trois fois plus touchés par le chômage que l’ensemble de la population, seul le développement de l’apprentissage aura un effet durableComme le rappelle l’OCDE, ce sont les pays ayant réussi à mettre en place l’apprentissage qui connaissent les plus faibles taux de chômage des jeunes.


Sur le web.

  1. Charles Murray, Losing ground, p.151, édition de 1994, Basic Books.
  2. Welfare and Poverty, » NCPA Policy Report No.107 (Dallas, Tex. : National Center for Policy Analysis, 1983), p.3.
  3. R.E. Rector, « Despite Recession, Balck Child Poverty Plunges to All-Times Historic Low », Backgrounder No. 1595 (Washington, DC : Heritage Foundation, 2002).
  4. Welfare and Poverty, » NCPA Policy Report No.107 (Dallas, Tex. : National Center for Policy Analysis, 1983), p.3.
  5. S. Thernstrom and A. Thernstrom, America in Black an White : One Nation Indivisible (New York : Simon & Schuster, 1997, p.239).
  6. Personne qui s’occupe des allocataires dont le profil présente des « freins sociaux à l’emploi ». Les autres allocataires sont suivis par du personnel de Pôle Emploi.
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  • 1- « les pauvres arrêtent de travailler si on leur donne des aide: c’est logique si leur travail leur rapport moins que les aides, c’est un comportement rationnel dans la mesure où leurs productivités ne leur permet pas de gagner suffisamment bien leur vie.

    2- « la réforme de 1996 » ouai, faut dire que ce fut aussi une époque de forte croissance (4 années supérieurs à 4%, donc largement suffisante pour réduire de façon significative le chômage) et de forte promotion d’une élite économique noire.

    3- « en échange de contrepartie » en pratique c’est compliqué et coûteux à mettre en oeuvre, surtout avec des cas sociaux de-socialisés extrêmement difficile à gérer.

    4- « investir dans les entreprises » Tant qu’on sera dirigé par des grands propriétaires immobiliers, on ne produira que des bulles immobilières. Investir dans une entreprise est très mal vu en France (ça oscille entre se faire traiter de salopard ou de crétin, voir les deux).

    5- « l’apprentissage » comme je l’ai expliqué dans l’article dédié, l’apprentissage n’existe pas vraiment aux USA mais ça ne les empêche pas d’avoir un taux de chômage des jeunes plus faible. Le problème est moins la façon de former les jeunes que le fait que plus de 120 000 quittent le système scolaire sans aucune formation. Et qu’on me raconte pas qu’ils sont trop débile ou inadapté à l’école, quand on veut on peut. La culture de l’effort scolaire a totalement disparu du discours sur l’éducation, il ne faut pas s’étonner d’en payer le prix.

    • 1- c’est un comportement rationnel dans la mesure MEME si leurs productivités leur permet de gagner suffisamment bien leur vie. Je fait même régulièrement le calcul, juste pour voir si ça peut contribuer à un projet qui Il y a le travail au noir

      2- C’est vrai qu’il faut relativiser par le contexte économique, mais il faut noter que la chute de 1960 à 1970 se produit dans une période encore plus faste que celle de 1996.

      3- Perso je suis également dubitatif sur le principe de « contreparties » : une aide, par définition, ça ne se justifie que si aucune contrepartie n’est possible. Malheureusement, en pratique on étend l’aide à des gens qui peuvent et qui devraient s’aider tous seul, car valides ; dès lors, il faut comparer le cout supplémentaire de la gestion des contreparties au coût de leur absence, et là j’ai bien peur que l’expérience prouve que l’aide gratuite est horriblement plus cher, notamment parce qu’elle produit des cas sociaux.

    • Tout à fait d’accord avec Karg se

      1 A mon avis, la seule suppression des aides n’aurait en France aujourd’hui aucun effet positif sur l’emploi. Il y’a environ 2,5 millions d’allocataires du chômage pour 5 millions de chômeurs : cela fait donc 2,5 millions de personnes qui n’ont pas d’aides et qui ne trouvent pas d’emploi malgré tout. Le problème est plutot au niveau du smic et du cout du travail que des allocations chômage.

      3 Demander aux chômeurs de travailler pour l’état relève de la même logique que les contrats aidés.
      -Soit ils font un travail utile et c’est une main d’œuvre peu couteuse qui est sacrifié pour maintenir les privilèges des fonctionnaires en faisant leur travail à leur place.
      -Soit ils ne servent à rien ou pire, justifient la création d’une nouvelle administration couteuse pour les gérer

      • Merci pour le complément sur le point 3, j’avais oublié l’aspect concurrence déloyale pour les salariés « normaux ». Si on cherche on trouve de très nombreuse raison pour ne pas organiser ce système, les ateliers nationaux sous la IIième république n’ont pas été une franche réussite.

      • +1
        mais « contrepartie » ça ne veut pas forcément dire travail. Ça peut aussi bien être des obligations de réaliser des trucs bien concrets et réels qui leur permettra de se prendre en charge, ou au moins de moins dépendre de l’aide sociale : formation, auto-construction de leur logement, …

        Et même si c’est du travail, à partir du moment où le SMIC existe et de facto interdit tout travail utile mais coutant plus cher que le SMIC, il n’est pas absurde de leur confier des boulots à des salaires « apprentissage » (60% du SMIC) ou mini-job allemand.
        Bien entendu dans le secteur privé, pas public ou para-public (associatif subventionné)

  • « , 70% des enfants noirs sont illégitimes »
    Il y a une petite différence entre être illégitime et ne pas avoir ses parents mariés.

    « distinguer les profiteurs de ceux qui ont vraiment besoin d’une aide »
    Les profiteurs ce sont juste des gens qui cherche a maximiser leurs profits, des capitalistes…..

     » les mères choisissant de tomber enceinte pour percevoir les allocations, puis restant au foyer, coincées ensuite dans cette situation sans aucune perspective d’ascension sociale. »
    C’est ridicule le coût pour élever un enfant surpasse largement le gain des allocations. Et puis le nombre d’enfants nées hors mariage chez les blancs a aussi augmenté. De manière plus général la Chine qui assoupli la loi de l’enfant unique ne voit pas de changement réel de la natalité. Les coûts et les gains d’un enfant dépasse largement ce que l’état peu offrir généralement.

    • « Les profiteurs ce sont juste des gens qui cherche a maximiser leurs profits, des capitalistes….. »
      Un capitaliste capitalise, il ne vit pas d’aide sociale et n’y a en général même pas droit. Les cocos aussi maximise leur profit, simplement il ne le calcule pas pareil

      « C’est ridicule le coût pour élever un enfant surpasse largement le gain des allocations. »
      Ce qui est ridicule, surtout, c’est de nier à ce point une réalité qui a même un nom : « l’argent braguette » qui n’est pas utilisé pour le bien de l’enfant. Bien sûr, dans ce cas l’enfant n’est pas souvent élevé correctement.

    • En quoi le fait de vouloir maximiser ses profits fait de quelqu’un un profiteur?

    • Argent braguette ça se fait dans certains milieux, notamment dans le Nord et le DOM TOM. Par contre aux USA je suis pas certain que l’aide sociale soit aussi généreuse, il ne faut pas oublier qu’ils ont énormément de grossesse des adolescentes à cause de leur stupide politique de répression de la contraception.

      • @Karg se
        aux USA, il y a toute une frange de la population, qui ne vit que de l’aide sociale. Avec l’EBT, les food coupons, le logement social (les fameux « section 8 » qui font fuir les contribuables blancs de la violence toujours plus loin dans les suburbs), les cantines gratuites, le transport gratuit, les soins gratuits, les aides sociales municipales (c’est ainsi que les villes autrefois prospères comme Detroit, Indianapolis, Newark, New Orleans, Memphis, Baltimore… sont soit en perfusion sans espoir de sortie, soit en faillite).

        C’est une « redistribution de richesse » (« spreading the wealth », selon la rengaine d’Obama, qui ne fait guère mystère de ses intentions marxistes) qui se chiffre en centaines de milliards par an, en montant par habitant, le social en France, c’est de la gnognote.
        Les faits et chiffres montrent que c’est très loin de l’enfer libéral décrit par nos merdias.

        Karg se : « ils ont énormément de grossesse des adolescentes à cause de leur stupide politique de répression de la contraception. »
        ——————————————————-
        Les child moms, c’est surtout chez les noirs, pas chez les hispaniques, les blancs ou les asiatiques. Comme avec la violence, la criminalité, l’échec scolaire, ce n’est pas un problème de politique, de pauvreté ou autre prétexte bidon mais de race.
        Ignorer le problème ne le fera pas disparaître, ça ne fait que s’empirer.

        • Obama marxiste? lol
          Child moms uniquement noir?
          http://datacenter.kidscount.org/data/tables/107-children-in-single-parent-families-by#detailed/1/any/false/867,133,38,35,18/10,168,9,12,1,13,185/432,431

          « Black and Hispanic women have the highest teen pregnancy rates (117 and 107 per 1,000 women aged 15–19, respectively). Studies show that whites (43 per 1,000)[1] and Asians[5] have the lowest rate of pregnancy before the age of 20. The pregnancy rate among black teens decreased 48% between 1990 and 2008, more than the overall U.S. teen pregnancy rate declined during the same period (42%).[1] Slightly more than half of Hispanic and black women will become pregnant before the age of 20.[5] Declines in birth rates between 2007 and 2011 were steepest for Hispanic teenagers, averaging 34% for the United States, followed by declines of 24% for non-Hispanic black teenagers and 20% for non-Hispanic white teenagers. Rates in Arizona and Utah declined the most during that period.[6] » wikipedia
          http://en.wikipedia.org/wiki/Teenage_pregnancy_in_the_United_States

          Bof, les latino sont aussi très touchés.

        • @miniTax
          Avez vous entendu parlez du programme de MTV « 16 ans et enceinte »? Je pense qu’il vous apprendrait bien des choses sur la sociologie des US. Pour ce qui est de l’échec scolaire, de arithmétique de base vous démontre que les noirs ne sont pas assez nombreux pour tirer vers le bas le nivaux des US. Ce que vous appelez violence et crime, s’appel aussi auto entrepreneur et avec la légalisation du cannabis un peu partout je pense qu’il va falloir réviser à la hausse le PIB.

          @ARO
          On s’est sans doute mal compris. C’est une très bonne chose de maximiser ses gains de l’aide sociale comme de minimiser son impôt. Je n’ai rien contre les capitalistes.

          @P
          L’argent braguette ça n’existe pas. On a remarqué nul part des inflexions significative après s’être mis à subventionner/sanctionner les naissances. Pour la simple et bonne raison que ça coûte cher et qu’un parent si on lui donne dix généralement ce qu’il veut c’est que sont enfant soit le meilleurs, c’est pour ça qu’il paiera 20 en éducation par exemple.

          •  » L’argent braguette ça n’existe pas.  » Si dans les DOM TOM, mais c’est autre mode de vie que la métropole. Moi j’ai vu des choses assez choquante en Guyane, beaucoup d’enfants livrés à eux même, des filles de 12-13 ans qui font le tapin, c’est très loin de l’image d’Épinal…

          • Sur le problème Noir aux États-Unis, il faut absolument écouter Thomas Sowell.
            Attention: Ce que la gauche a fait aux Noirs, elle veut le faire aussi aux autres !

          • « Le dysfonctionnement de la communauté noire »

            … découle en bonne partie du système de welfare américain. Comme le rappelle très bien Sowell, les familles noires étaient certes plus pauvres avant et moins éduquées, mais elles étaient unies au moins.

            http://www.youtube.com/watch?v=WIl_FtuDSPs (à voir absolument)

            Quasiment pas de divorce, peu de problèmes de pères absents, peu de problèmes de drogue, etc. puis l’État fédéral s’est mis à mettre ses gros doigts boudus dans leurs vies avec les résultats qu’on connait.

          • « « Le dysfonctionnement de la communauté noire »

            … découle en bonne partie du système de welfare américain »

            C’est juste ridicule dans la même période les autre communauté ont vécu le même genre d’évolution. Et dois je rappeler qu’avant Kennedy les noirs n’était pas égaux aux blancs. Selon vous c’est les bases saines pour faire progresser sa communauté? Thomas Sowell c’est une blague qui voit un complot gauchiste à chaque problème qu’il identifie.
            Divorcer c’est la norme aujourd’hui on est en 2014, prendre de la drogue désolé mais c’est aussi la norme. Personne n’a prouvé théoriquement que l’aide sociale avait un quelconque impact sur les comportement familiaux. Et c’est d’ailleurs toujours un sujet de recherche chez les économistes du développement.
            Pour ceux qui ne sont pas à jours, on a récemment mis en évidence que donner de l’argent sans condition, ou avec condition aux gens pauvres ne changeait pas leurs comportement. Auncun impact particulier sur la fertilité ou le divorce n’a été observé.
            L’économie c’est pas e la poésie et Thomas Sowell n’a pratiqué AUCUNE expérience pour justifier ce qu’il dit .

          • « Divorcer c’est la norme aujourd’hui on est en 2014, prendre de la drogue désolé mais c’est aussi la norme. Personne n’a prouvé théoriquement que l’aide sociale avait un quelconque impact sur les comportement familiaux. Et c’est d’ailleurs toujours un sujet de recherche chez les économistes du développement.
            Pour ceux qui ne sont pas à jours, on a récemment mis en évidence que donner de l’argent sans condition, ou avec condition aux gens pauvres ne changeait pas leurs comportement. Auncun impact particulier sur la fertilité ou le divorce n’a été observé. »

            Non non, la politique d’assistanat permanent n’a rien à voir là-dedans… Ca doit être la faute aux jeux vidéos, n’est-ce-pas?

            Tenez, un peu de lecture, ca vous fera pas de mal:
            http://www.discoverthenetworks.org/viewSubCategory.asp?id=1672

          • Ce que vous me donnez à lire n’a rien d’un texte académique, c’est la même poésie que Sorwell. Construire un raisonnement ne signifie pas exhiber des chiffres qui vont dans le sens de sa thèse, mais expliciter des mécanismes THÉORIQUES et le démontrer mathématiquement. La théorie de Friedman sur l’inflation c’est un postulat théorique et des démonstrations mathématique, pas du commentaire.
            Dois-je vous rappeler que de TRÈS nombreux gouvernement ont mis en place des politiques de contrôle de naissance, qui n’ont JAMAIS fonctionné. En Russie les bébés sont massivement subventionné cela n’a aucun résultat. Citez moi un pays ou la subvention a fait augmenter ou baisser la fertilité?

            « Throughout the epoch of slavery and into the early decades of the twentieth century, most black children grew up in two-parent households »
            Aux US les familles d’esclaves noirs étaient séparés au gré des propriétaires, et était regroupé avec des gens ne venant pas des même régions ne parlant pas la même langue. C’est ça pour vous la famille idéale? Etre contre les subventions ça n’empêche pas de s’intéresser à la réalité.

          • Bon, je vous ai amené des chiffres et une théorie pour les expliquer, maintenant à votre tour d’envoyer des sources pour appuyer vos postulats, si vous le pouvez. Non mais.

            « Citez moi un pays ou la subvention a fait augmenter ou baisser la fertilité? »

            C’est une blague j’espère? Commencez par regarder la situation en France, enlevez les aides sociales et vous verrez que la natalité des populations autrefois subventionnées décrochera.

            « En Russie les bébés sont massivement subventionné cela n’a aucun résultat. »

            Foutaises. La natalité russe repart à la hausse dernièrement. Rien de sensationnel pour l’instant, mais on est loin de vos approximations tordues.
            http://www.forbes.com/sites/markadomanis/2013/07/25/dying-russias-birth-rate-is-now-higher-than-the-united-states/

            Enfin, épargnez moi votre couplet sur l’esclavage, je n’ai même pas abordé le sujet. Les données chiffrées qu’on a sur les familles noires américaines ne remontent pas aussi loin de toute façon.

          • « Enfin, épargnez moi votre couplet sur l’esclavage, je n’ai même pas abordé le sujet. Les données chiffrées qu’on a sur les familles noires américaines ne remontent pas aussi loin de toute façon. »
            Ce couplet comme vous dites c’est la VERITE. Plutôt que de vous laissez emporter, observez qu’aux Brésil la Bolsa Familia n’a pas eu d’effet significatif sur la fertilité ou sur la famille alors que cela concerne des populations proches dans les destins économiques.

            Désolé mais le lien que vous m’avez donnez, va dans le sens inverse que vous défendez:
            « Fertility is notoriously immune to state interventions, and while I’m sure someone will show up in the comments and say that Russia’s strong performance is solely due to the “maternal capital” program the reality is that most of the change is due to structural demographic and economic factors that are incredibly difficult to change. »

            Plus généralement croire que l’état peut influencer la natalité avec des subventions va contre la doctrine libérale. Le résultat de la subvention et quasiment toujours l’inflation, donc rien. La subvention aux loyers en France n’augmente pas spécialement la taille de la demande locative, puisque cette subvention est intégralement capté par le loueur. Par contre on a vu la hausse des loyers. C’est pareil pour la famille, Edouard Leclerc se félicite des couches/livre/jean subventionnés.
            Je ne pense pas que Sorwell ai une théorie qui explique pourquoi cette subvention ne se transforme pas en inflation, ce qu’il raconte est bien de la poésie, comme l’ensemble de son oeuvre, mais vous n’êtes pas forcé d’y croire.

            http://d-scholarship.pitt.edu/18534/1/Jeffrey_Nelson_BPhil.pdf

      • La procréation n’est pas un mal et la contraception n’en est pas la solution.
        La promotion de la contraception et de l’avortement est perverse, entraîne des cascades de problèmes sociaux et mène au nihilisme.
        Ne vous laissez pas entraîner par les constructivistes..

    • @P, la différence entre quelqu’un maximisant son profit sur un marché libre et par contrat, et entre celui qui « maximise ses profits » en pompant les aides sociales, c’est que le premier ne vole rien à personne. Le second, par définition, suce les ressources de ceux qui travaillent, sans leur consentement (doit-on rappeler que l’impôt n’est pas volontaire?).

    • Sur ces sujets, écoutez Thomas Sowell (youtube…) !

      La sollicitude de la gauche conduit toujours à l’augmentation des « cas de détresse » qu’elle prétend soulager.
      Les destruction de la famille et du devoir en général conduit à l’augmentation des mères célibataires, seules responsables de leur sort puisqu’elle n’ont pas eu le coeur de tuer l’enfant malgré les incitations.
      Il n’y a aucune raison pour que ce phénomène soit limité aux Noirs, ils sont davantage touchés parce que la « générosité » de la gauche les vise en particulier.
      Ils sont victimes de l’ogre philanthropique.

      Enfin sur ces sujets, il faut lire Tocqueville (1835 !!!!), tout y est dit …
      http://dx.doi.org/doi:10.1522/24850018

  • Le versement du rsa est soumis légalement à un contrat dans lequel s’engagent le bénéficiaire et le service gérant le dispositif. Seul problème, un minimum de contrat est réalisé, et lorsqu’ils sont établis mais non respectés, les suspensions de paiement sont très rares. Ce qui revient à dire que des ménages subventionnés peuvent l’être jusqu’à l’âge de la retraite, sans aucun contrôle d’aucune sorte.

  • L’article parle d’aides qui dissuadent le travail. Y a-t-il eu des études similaires faites dans le cas où une aide ne se substituerait pas au travail, mais le compléterait, comme le revenu «universel» octroyé sans aucune condition? Tout revenu supplémentaire venant s’ajouter à celui-ci?

    D’ailleurs, est-ce que ce type d’aide à déjà été essayé, où et avec quels résultats?

    • Etant partisans du RU, il me parait logique que son instauration, même accompagné d’un suppression ou baisse franche du SMIC, permettent de mettre fin à ces effets de seuil et redonne au travail sa valeur: ce qui est gagné d’une main n’est pas repris de l’autre (= pas de baisse du RU). In fine l’effet dés-incitatif serai faible. En Alaska il existe un RU mais il est sans doute trop faible (1200 à 3000 dollars par an) pour permettre aux bénéficiaires de vivre sans travailler. Il y a eu des expérimentations limités, mais pas en Europe.

      • Une seule question: qui va le financer, ce RU?

        • Les mêmes qui financent actuellement l’assurance chômage, les allocations familiales, le rsa, … ?

          Je n’ai aucune donnée chiffrée, mais si on fusionne toutes les aides d’état actuelles, et qu’on les divise par le nombre de citoyens, ce serait de quel ordre de grandeur?

          • Le problème n’est pas seulement là. Si on donne un RU à tout le monde, cela veut dire qu’on taxe ceux qui auront un travail en plus. Cela renchérit d’autant le coup du travail, même si on à un abattement fiscal égal au RU.

            Imaginons un RU à 1000€ (je dis n’importe quoi, on s’en fout) et que la moitié de la population travail. 70 Millions de personnes touchent 1 000€ quoi qu’il arrive. Cela fait 70 Milliards. Les impôts étant payés par ceux qui travaillent, on arrive à 2 000€ d’impôts par tête si on veut que le système soit à l’équilibre.

            Cela veut dire que chaque actif (je me place dans l’hypothèse ou chacun est payé pareil, par facilité) doit gagner plus de 2 000€ avant de commencer à augmenter ses revenus. Cela ne me paraît pas du tout valoriser le travail.

            Maintenant, 1000€, ça fait pas beaucoup pour vivre. Et 50% de travailleurs ça parait énorme.

            • 500-600 euro est un chiffre plus réaliste, dans ce cas il n’est pas nécessaire de faire une surcharge fiscal pour récupérer la somme: on se contente de faire fusionner les cotisations sociales actuels avec un IR-CSG-RDS unique. Ca permet au passage de supprimer un nombre incalculable de fonctionnaire et de fermer la CAF. L’objectif du RU est de découpler la part redistribué de la part gagné, pour supprimer les effets de seuil, la bureaucratie et la stigmatisation des « assistés ».

            • Je pense que de simples baisses drastiques et simplifications feraient mieux le job.Si on abandonne cette saloperie de progressivité de l’impôt et abolit le code du travail.

              Je ne suis pas sûr que le RU soit vraiment liberhallal.

            • ce qui est liberhallal c’est le mouvement vers plus de liberté. Il ne s’agit pas de comparer le RU à un hypothétique monde parfaitement libéral, mais de le comparer à la situation actuelle. Même chose pour le chèque scolaire (pourtant financé par l’impôt), etc.

            • toi

              si le RU est vraiment RU ( universel ) alors il faut le donner aux 1300 million de chinois ? pouvez r’faire le calcul avec ces lascars là ?…

            • Pour rendre ce « RU » vraiment attractif, rajoutez-y SS, comme « Revenu Universel de Solidarité Sympathique », tout de suite on comprend à quoi on a affaire et les suites de l’Histoire – la Russie éternelle qui renait…

              Essayé qu’en Alaska ? Bigre ! J’attends les résultats en Papouasie, en Centrafrique – prime à la machette ! – ou en Absurdistan, là où les gens bossent cinq jours par semaine pour 600 euros de plus que le gros c.n qui écoute sa musique à fond jusqu’à pas d’heure… Ah il a pas besoin de se lever c’est vrai !!! Plus 100% sécu, insaisissable – super pour ses créanciers, victimes… – et pourquoi pas cumulable avec des émoluments d’élu… Non imposables bien sur !!! Soyons fous… 🙂

              Jouer avec l’argent des autres c’est du vol…

        • On brasse 600Md d’aide sociale, si on met de coté le handicap et la santé (en gros 250Md) on arrive à 450 euro par tête et par mois. Si on module un peu (tiers tarif jusqu’à 18 ans) ça monte à environ 600 euro. C’est inférieur à pas mal de prestation mais ça met un énorme coup de balais dans tout ce machin. Et cerise sur le gâteau il suffit de l’accrocher au PIB pour éviter tout risque de dérapage budgétaire (sous l’effet d’enjeux politicard) ou de prime collective à la paresse: moins on va travailler, moins le RU rapporte..

          • Pas tout à fait. Je crois plutôt que cela va se passer de la façon suivante:

            Moins on va travailler, plus la contribution de ceux qui le font augmente (il est difficile de baisser les prestations), moins il y’a d’intérêt à travailler, plus il faut augmenter les cotisations.

            • En Alaska ça fait plus de 30 ans qu’un RU est en place, certes plus faible qu’un RU qui prendrait appuie sur notre fiscalité actuel, mais il est remarquable qu’il n’est pas dérapé. Il suffit simplement de le fixer au PIB ou à ses ressources, et de les sanctuariser. Si vous partez du principe que toute lois sera forcément détournée par abus, on ne peut plus légiférer sur quoique ce soit.

          • Dans les 450 milliards d’aides sociales restantes, on compte entre autres les retraites par répartition, base et complémentaires. Autrement dit, pour financer le RU sans augmenter les dépenses publiques, il faudrait que les retraités acceptent de passer d’une retraite moyenne de 1600 euros environ à 600 euros de RU. Hmmm, comment dire ?

            Compte tenu des sommes en jeu, le RU n’est pas une réponse opportune pour réduire les dépenses publiques. En revanche, la privatisation des dépenses de santé avec la mise en concurrence des assureurs, et la privatisation des retraites avec la capitalisation dès le premier euro cotisé, forment la solution.

            Comme n’importe quelle redistribution, l’effet désincitatif du RU est majeur, car il déconnecte les ressources vitales de la création de richesses, tout en se finançant par le vol des créateurs de richesses qu’aucune idéologie ne justifiera jamais. Plutôt que le RU, l’accumulation de capitaux personnels investis dans le secteur privé par le plus large public (pe fiscalité nulle sur les revenus des capitaux investis) semble bien plus efficace, créant un état d’esprit favorable à la création de richesses, renforcé par les retraites par capitalisation.

            • Effet dés-incitatif majeur? C’est une opinion sans preuve, ce n’est absolument pas ce qui a été observé durant les (il est vrai rare) expérimentations. Pas de fiscalité sur le capital? Qui peut épargner?

            • Un revenu universel? C’est du pur vol.

            • Les diverses expériences menées subissent deux biais majeurs.

              D’une part, les individus inclus savent dès le début de l’expérience qu’ils ne bénéficieront pas longtemps du RU. Ils n’ont donc pas intérêt à abandonner leur principale source de revenus quand ils en ont une.

              D’autre part, les individus inclus ne subissent pas eux-mêmes le poids des taxes nécessaires pour financer le RU expérimental. L’attitude relative au travail et à l’effort serait notablement différente s’ils devaient payer XX% de leur revenus en taxes pour financer le RU de ceux qui refusent de travailler, sans même parler des rapports sociaux explosifs que ne manquerait pas de provoquer cette injustice.

              En revanche, ces études montrent que les jeunes inclus ont tendance à poursuivre leurs études plus longtemps s’ils n’avaient pas d’emploi au début de l’expérience. L’incitation à ne pas produire paraît donc tout sauf négligeable.

              L’un des arguments des défenseurs du revenu de base est la lutte contre les inégalités pour atteindre l’égalité réelle, au sens des revenus. Mais c’est une erreur car les inégalités de revenus sont bonnes, contrairement aux inégalités devant la loi. Les inégalités de revenus sont un des moteurs de l’activité humaine, du progrès et de la civilisation. Admettre cela permet de comprendre pourquoi le RU serait finalement une catastrophe.

            • « l’effet désincitatif du RU est majeur »

              Le RU deviendrait une gigantesque allocation braguette par l’explosion de la démographie pour capter les ressources distribuées.

            • si certaines économies mettaient le  » rhu  » en place, il ne faudrait pas dix ans pour quelle se fasse bouffer par les pays qui n’aurait pas ce boulet aux pattes…

              une utopie de plus, comme le fourièrisme, le bolchevisme, le maoisme, le loup ne mange pas l’hommisme, le réchauffement climatique d’origine antropiquisme… de quoi faire palabrer les zozos… au fait, bernadette scoubidou a-t-elle réellement vu le loup ?

  • 1. raisonnement à sens unique mais qui peut être pris dans l’autre sens qui semble d’ailleurs le plus logique : c’est parce que les heures de travail, voire le travail des personnes dont vous parlez a diminué que celles-ci ont eu accès aux aides sociales. Autrement dit, cela ne montre rien. Pour lutter conte cette idée éculée véhiculée depuis le XIXème siècle, quelques lectures : -rapport de l’ONPES « Penser l’assistance (mai 2013) » montre que les pauvres bénéficiaires d’aides sociales sont pour les 2/3 en emploi ou en recherche d’emploi.
    -enquête « L’influence des incitations financières sur le retour à l’emploi des bénéficiares de minima sociaux » (2009) montre que que la plupart des bénéficiaires sont prêts à accepter la reprise d’un emploi même sans gain financier immédiat
    – expérimentation menée entre février 1985 et juin 1986 du côté de Rennes, avec un revenu garanti à 146 familles en situation de grande précarité, le nombre de personnes au travail avant l’étude et après était le même et ceux qui avaient un travail régulier avant l’expérimentation travaillaient toujours après.
    -on peut également citer O. Baugrain. « si elle existe, cette désincitation devrait se traduire par un fléchissement du taux d’emploi des jeunes juste après 25 ans [âge à partir duquel la perception du RSA est plus systématique], puisque le gain à l’emploi de certains jeunes serait plus faible à partir de cette âge. Or aucune rupture dans les taux d’emploi à 25 ans n’est repérable.

    2. Oubliez-vous la croissance à plus de 4% par an ?

    3. si la collectivité a besoin de service, elle n’a qu’à embaucher. Vous me semblez du genre à faire creuser des trous à certains chômeurs pour ensuite les faire reboucher à d’autres, histoire de dire : « ils travaillent » !

    • ONPES alias ‘Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale’,
      Encore un beau fromage de la république.
      « L’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale a été créé par la loi d’orientation n° 98-657 du 29 juillet 1998 relative à la lutte contre les exclusions (article 153). Cette création répondait à une demande des associations œuvrant dans le champ de la lutte contre les exclusions. »
      Ben voyons.

    • @lionel37
      étude à la méthodologie complétement con, qui donne des résultats absurdes.
      En sociologie on sait très bien que les gens ne changent pas de comportement sans un choc psychologique violent ou une longue pression continue (plusieurs années) qui déstabilise leurs vieilles habitudes. Les aides expérimentale provisoires ne sont pas un choc violent qui déstabilisent au point de quitter un travail quand on en a un… Une aide sociale ne change pas plus un travailleur en fainéant que l’irrigation ne change un pied de blé en tige de maïs, mais elle change aussi surement une population de travailleur en une population de fainéant que l’irrigation change un champ de blé en champ de maïs.
      Leur influence délétère est de trois ordres
      1) elles permettent à une frange de la population de prendre de mauvaises habitude, ou de les garder en restant à l’abri de toute remise en cause
      2) elles nourrissent dans une large frange de la population travailleuse un fantasme du profiteur qui gâche l’ambiance générale du pays (alors que les sommes en jeu sont en réalité assez faibles)
      3) elles déplacent l’équilibre des forces en faveur de l’improduction.
      Les subventions ont un effet favorable pour le développement de ceux qui les reçoivent, au détriment du contribuable qui les paye, et au prix de la liberté des deux (le premier devient dépendant, le second est exploité). Les aides sociales sont une forme de subvention de la pauvreté, leur effet logique (et réellement observé) est la multiplication du nombre de pauvres

      • Bonjour P
        C’est tjs le même problème avec les trolls,  » Y’a deux solutions : ou on se dérange ou on méprise… »
        -On répond, don’t feed the troll
        -On méprise, on les laissent pourrir le fil.

        Je trouve qu’il y a de plus en plus de moules qui s’incrustent sur contrepoints. La rançon de la gloire sans doute. 🙂

        • alors mon vieux, toujours pas de réponse ? Comment pouvez-vous savoir que c’est de la propagande sans l’avoir lu ? pas très scientifique et rationnel tout ça !

      • 1.Déjà, commencer sa phrase par « on sait très bien » doit mettre la puce à l’oreille de l’interlocuteur. On général, cela veut surtout dire : « je vais vous donner un argument auquel je suis incapable de fournir la moindre justification, et donc je vas me cacher derrière une pseudo-évidence », ou encore « je vais utiliser un argument du sens commun », c’est à dire un argument dont il faut se méfier (car le bon sens peut-être trompeur). D’autre part, cette critique vous devriez également la formuler auprès de l’auteur de cet article. je ne crois pas qu’une aide sociale quelle qu’elle soit, soit un choc violent et ce quelle que soit la durée pendant laquelle on la distribue….. Ce qui rend définitivement votre argument caduc.

        2. 1. en quoi est-ce une mauvaise habitude ? C’est votre jugement personnel. Ceci dit, encore faudrait-il justifier de cette implication causale.
        2.2 l’argument classique du retournement : c’est la victime qui est responsable de son sort. Et bien non, ce ne sont pas les aides sociales qui sont responsables du fantasme mais l’ignorance et la désinformation propagée par certains.
        2.3 que voulez-vous dire ? Il y a moins de production ? C’est loin d’être une évidence même s’il y a moins de travailleurs. Mais là encore, ces deux affirmations méritent d’être justifiées.

        la fin est grotesque puisque les aides sociales sont justement là pour augmnenter les revenus des personnes pauvres, ce qui a pour conséquences de réduire la pauvreté.

        • Lionel37: « la fin est grotesque puisque les aides sociales sont justement là pour augmnenter les revenus des personnes pauvres, ce qui a pour conséquences de réduire la pauvreté. »

          Pourtant ce n’est pas du tout ce qu’on constate en France.
          L’emploi et la production de richesse s’écroulent jetant encore plus de gens dans la pauvreté au moment même ou les dettes contractées pendant 40 année vont peser de plus en plus lourd rendant la situation sociale dramatique.

          • au contraire, il suffit de regarder la distribution des revenus ou le taux de pauvreté avant et après redistribution pour s’apercevoir que cela réduit la pauvreté. Disponible sur le site de l’ocde.

            Par contre, le point où vous avez raison c’est que le chômage est un facteur de risque principal de pauvreté. Même si les travailleurs pauvres sont une réalité et forment une grande partie des pauvres disposant d’ailleurs de certaines aides sociales.

            • Lionel37: « ou le taux de pauvreté avant et après redistribution pour s’apercevoir que cela réduit la pauvreté. »

              A crédit… et au prix maintenant de 5000 faillite d’entreprise par mois (2013) et d’un remboursement de la dette qui excède le budget de l’éducation. Merveilleux et durable. Pour des résultats plutôt mitigés d’ailleurs, 9 millions de pauvres, 25% de chômage chez les jeunes et les vieux, 11% dans la population, 3 millions de salariés au smic.

              Pour un état qui englouti 57% des ressources c’est minable.

              Ce que « vous ne voyez pas », c’est le cout à long terme, la dette d’une part qui pèse de plus en plus lourd, et l’impact de cette argent qui manque ailleurs; les emplois non créé du fait des charges et des législations excessives qui pèsent sur les créateurs de richesse.

              ça fait 40 année qu’on emprunte et qu’on impose pour faire cette grande distribution et la création de richesse est d’une manière prévisible en train de s’effondrer actuellement, ce qui donne :
              = plus de chômage, plus de pauvres
              = plus de distribution sociale pour ces nouveau pauvres & chômeurs
              = encore plus de prélèvements et de dettes
              = encore plus de faillite ou de non création d’entreprises
              = moins d’emplois, plus de pauvres
              = etc. etc.

              En gros au lieu de traire la vache et de distribuer parcimonieusement son lait en la soignant bien pour qu’elle fasse d’autres petits on tue la vache et on emprunte du lait au voisin.

            • remboursement de la dette qui excède le budget de l’EN et qui est même supérieur au montant du déficit de la France Autrement dit, l’Etat français aurait continuer à se financer auprès d’une banque centrale, le budget de l’Etat serait excédentaire ! Un remboursement de le dette publique (à 80% de l’Etat) qui provient non pas d’une hausse des dépenses de l’Etat depuis 30 ans (elles ont même baissé tendanciellement) mais d’une baisse des recettes plus importantes, du fait de nombreux cadeaux fiscaux aux plus aisés (baisse des taux marginaux, multiplication des niches fiscales).

              Cela fait 40 ansqu’on emprunte non pas pour redistribuer, mais pour transférer une partie des revenus des classes moyennes et pauvres vers les créanciers, rentiers de la France, ceux qui ont justement bénéficié de cadeaux fiscaux. C’est ce qu’on appelle le double jackpot !

  • L’effet désincitatif des aides condionnelles est inévitable. Et néfaste.

    C’est pourquoi seul le Revenu Universel peut efficacement nous permettre d’éradiquer la misère tout en valorisant le travail.

    Rappelons à ceux qui choisiraient de travailler que certes une partie de leur travail financerait d’autres qui ne travaillent pas, mais non pas qu’ils soient incités à ne rien faire, le RU étant inconditionnel, mais parce que les circonstances et leurs capacités seraient incompatible avec un travail rémunéré, sans quoi eux aussi travailleraient.

    Bref, le monde du travail n’est pas accessible à tous et la technologie accentue ce phénomène, ceux qui en sont exclus n’en sont pas pleinement responsables et ne méritent pas la misère qu’on leur impose dans le système actuel.

    • le souci du « ru » c’est qu’il cache derriere un gros mot(universel)le tabou français:l’idee de peuple ou de nation,droit du « sang » ou du sol,le maitrise de la demographie et des flux migratoires,etc…bref tout ce dont on ne peux pas discuter sans etre triter de raciste,donc megabof

      • Pas plus que le système actuel. Il serait accordé au citoyen français, comme les aides actuelles. Quelle différence voyez vous ?

        • « Je te donne la nationalité et tu votes pour moi et tu as le RU. Puis tu peux faire venir ta femme – re 600e – tonton, mémé », « lui aussi mon fils naturel qui est majeur? » »La France… » – 600+600+600 ou 1 vote + 4 = jackpot pour le prometteur… Tout ça sans avoir contribué en rien… Ah, on me souffle que c’est un système qui fonctionne très bien depuis 33 ans… 🙂

    • Si le monde du travail n’est pas accessible à tous, c’est à cause du salaire minimal et de la réglementation du travail en général. Supprimez ces règles et il n’y aura plus de chômage – les fonctionnaires qui les font appliquer pourront se reconvertir sans difficulté !

      Je ne suis pas contre le RU à condition
      – qu’il remplace et exclue toute autre « solidarité » d’État (coercitive), y compris allocations familiales
      – que l’impôt sur le revenu ne soit plus progressif mais proportionnel
      – que la proportion de cet impôt consacrée au RU soit fixée d’avance, le montant du RU dépende de la collecte

  • certains humains ont le comportement des animaux . tant que on lui rempli la gamelle pourquoi se fatiguer
    a aller chasser.

  • la solution avec les assistés, n’est pas de leur supprimé les aides sociales, mais de leur supprimer la médecine gratuite, comme il se gavent de tabac, d’alcool, et de malbouffe, on en sera rapidement débarrassé…

    • yeneralalcazar : « comme il se gavent de tabac, d’alcool, et de malbouffe, on en sera rapidement débarrassé… »
      ————————-
      Et pourquoi ne pas leur laisser du crack et des armes aussi tant qu’on n’y est ???
      Non, mauvaise idée, franchement ! Même sans la médecine gratuite, ils vivent largement mieux et plus vieux que les aristocrates d’il y a 2 siècles et ont largement le temps de reproduire des lignées entières de cas-socce.
      L’assistanat est devenu une affaire héréditaire en France depuis plusieurs générations déjà, il suffit de réécouter les sketches de Coluche il y a 30 ans.

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