Idée reçue : le protectionnisme sauve des emplois

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La vitre cassée de Frédéric Bastiat ? By: Sheila in Moonducks - CC BY 2.0

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Idée reçue : le protectionnisme sauve des emplois

Publié le 18 juin 2017
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Par Wikibéral.

Le protectionnisme est une pratique politique selon laquelle l’État réglemente l’économie pour « protéger » l’industrie nationale, le commerce national, etc. On qualifie souvent des pratiques isolées de protectionnistes sans que cela engage une politique générale.

Le protectionnisme peut être « défensif » (dirigé contre l’arrivée de produits étrangers importés dans le pays) ou « offensif » (cherchant à favoriser les exportations en faussant le marché extérieur). Le protectionnisme défensif s’exerce soit de façon forte (interdiction d’entrée sur le territoire des produits visés), soit de façon dissuasive, fiscalement, en imposant des taxes supplémentaires sur les produits.

On peut dire que le protectionnisme est un monopolisme nationaliste, mis en œuvre autant par la droite que par la gauche, la droite (dans la tradition colbertiste) le voyant comme une façon de renforcer l’industrie nationale, la gauche de protéger l’emploi contre les pays à bas salaires.

Les différentes formes du protectionnisme

Les États prétendent protéger les productions nationales de la concurrence étrangère. Aussi, il est important de vérifier les points suivants :

  • les prescriptions en matière d’enregistrement,
  • les redevances et impositions à la frontière : les droits de douane (barrières tarifaires)
  • les licences d’importation : les quotas d’importation ou appelés aussi les restrictions quantitatives (barrières non tarifaires)
  • les obstacles techniques au commerce
  • les normes nationales
  • les autorisations administratives
  • les réglementations sanitaires et phytosanitaires
  • les subventions à l’exportation
  • les politiques publiques concernant le trafic en transit
  • le régime d’investissement direct
  • les aides diverses, directes et indirectes
  • les questions de propriété intellectuelle
  • les menaces directes1

Le protectionnisme, une erreur économique et une erreur morale

Pourquoi les libéraux sont-ils opposés au protectionnisme ?

  • Pour des raisons morales : le protectionnisme est l’expression de la loi du plus fort, celle de l’État, qui favorise arbitrairement certains producteurs aux dépens d’autres (étrangers ou non) ;
  • Pour des raisons économiques : contrairement à ce que beaucoup pensent naïvement, le protectionnisme ne profite pas aux pays qui le pratiquent. Son seul effet, résultant de la fermeture du marché, est d’augmenter les coûts des produits dans le pays protectionniste, et ceci au profit de quelques producteurs qui s’enrichissent indûment.

Dans sa version agressive, c’est-à-dire quand il s’exerce hors des frontières, le protectionnisme oblige certains pays étrangers à commercer exclusivement avec le pays protectionniste, par la force ou par des prix artificiellement bas (compensés par des subventions étatiques aux producteurs) ; dans ce dernier cas, ce sont les contribuables du pays protectionniste qui sont volés au bénéfice des producteurs de ce même pays.

Il est faux d’affirmer que le protectionnisme est pour un pays une façon de s’enrichir tant qu’on n’a pas cherché qui s’enrichit ainsi : ce qui se passe le plus souvent est une redistribution à l’intérieur du pays aux dépens des uns (consommateurs ou contribuables selon les cas) et au bénéfice des autres (producteurs).

Un produit de bonne qualité ou offrant un bon rapport qualité/prix n’a pas besoin de mesures protectionnistes pour se vendre. Le protectionnisme n’est qu’une tentative de changer par la force une situation commerciale défavorable.

Le seul cas où le protectionnisme peut enrichir un pays est celui où un pays est assez puissant pour imposer ses vues aux autres pays et les contraindre à acheter ses produits au prix qu’il souhaite : ce n’est pas autre chose en ce cas qu’une spoliation des autres pays, mais elle a aussi un coût politique, diplomatique et fiscal (plus ou moins caché).

Tout l’art du politicien promoteur des mesures protectionnistes consiste à faire croire qu’une telle politique s’exerce, quand il ne s’agit pas de nationalisme pur et simple, au nom de l’intérêt général, ce cache-sexe habituel des intérêts privés.

Description

Parmi les doctrines protectionnistes, citons la réciprocité commerciale, la balance du commerce, l’indépendance nationale, les industries stratégiques, l’exception culturelle, etc.

La pensée libérale s’oppose, en règle générale, au protectionnisme. En effet, l’échange est considéré comme étant une action positive car les participants à cette action fondamentale échangent par intérêt, car sinon cette action n’aurait pas de sens, pas lieu d’exister : chacun y gagne. De cette définition de l’échange, selon laquelle elle est une action volontaire qui découle de la libre initiative des individus, la pensée libérale estime que tout protectionnisme, car celui-ci ne pouvant être qu’imposé, s’oppose au libéralisme.

Examinons les différentes formes que peut prendre le protectionnisme.

  • Le protectionnisme des idées

Tout d’abord il existe un « protectionnisme des idées ». Ce protectionnisme soutient la censure et le non respect de la liberté d’expression. Il s’agit, pour les personnes qui mettent en place ce type de protectionnisme, de protéger une pensée, une parole, contre une autre car cette dernière est jugée néfaste, nuisible pour la société ou pour le groupement d’individus qui forment la communauté.

Cette forme de protectionnisme a largement été utilisée par les régimes nazis et communistes pour manipuler l’opinion publique. Le but étant de former la population, d’en faire des moutons bien dociles, et de limiter la liberté d’expression des moutons noirs en les enfermant, en les avertissant, et au pire des cas en les tuant. Ainsi, la pensée libérale stipule un respect total de la liberté d’expression. En effet, un des pouvoirs, dont dispose l’individu critique, réside justement dans cette liberté de penser, de publier des idées qui, si elles peuvent heurter la sensibilité de certains, expriment la pensée de l’individu et donc sa liberté de penser.

Dans cette vision, le libéralisme s’oppose aux susceptibles, aux partisans de la pensée unique. Le libéralisme est donc un mouvement fortement humaniste puisque le libéral accepte toutes les pensées dès lors que ces pensées ou ces actions ne violent pas les libertés individuelles.

  • Le protectionnisme économique

Le protectionnisme s’exprime aussi dans la sphère économique : en effet, l’État est un champion du protectionnisme. Tout d’abord sur le plan interne, de par les subventions, les aides qu’il accorde à des activités, les impôts qui handicapent l’échange… Cette forme de protectionnisme est presque plus néfaste que la précédente puisqu’elle se justifie par l’intérêt général, celui-ci étant jugé supérieur à l’intérêt individuel.

Le protectionnisme stipule donc fondamentalement le collectivisme, ou plus précisément un collectivisme inconscient. Or on peut se demander si son but principal n’est pas de défendre la classe dirigeante et les privilèges dont celle-ci dispose, et non un intérêt général fictif. Adam Smith ne pensait-il pas qu’un des rôles de l’État est de défendre les riches contre les pauvres ?

  • Le protectionnisme extérieur

Enfin, le protectionnisme peut être extérieur : il s’agit de protéger le marché intérieur du commerce extérieur (droits de douane, accords d’autolimitation…). Il se justifie donc aussi par l’intérêt général : l’intérêt que les nations ont à protéger leurs industries. Or, en réalité la protection ne concerne pas l’intérêt général mais bien l’intérêt des industriels qui cherchent à défendre leurs activités. Plusieurs penseurs, comme Friedrich List (Système national d’économie politique, 1841) estiment qu’il faut protéger les industries « naissantes » contre la concurrence extérieure.

En effet, les industries à leur naissance ne peuvent pas lutter contre la production internationale. Ainsi, le commerce international ne peut être bénéfique qu’entre nations ayant un niveau de développement comparable. J-M. Jeanneney pense que l’Europe subit une mutation aussi importante que celle qui justifiait la position de List au XIXe siècle, du fait de l’émergence de la Chine par exemple. Plus généralement, les nations appliquent le protectionnisme de manière visible ou plus camouflé en se référant à la doctrine japonaise : « les affaires c’est la guerre ».

Le protectionnisme, sous toutes ses formes, a donc largement été utilisé par toutes les formes de pouvoir, d’autorité, qui cherchent à limiter les libertés individuelles. L’intérêt général, ou les intérêts d’un groupe, étant largement sa justification première. Or, l’intérêt général est une fiction non mesurable, une utopie qui ne peut que conduire au totalitarisme.

Est-ce que vous percevez le protectionnisme tous les jours ?

La position libérale

Les économistes libéraux ont depuis la Richesse des nations d’Adam Smith (1776) beaucoup critiqué les théories mercantilistes des protectionnistes. Selon les libéraux, le protectionnisme est une imposture intellectuelle qui ne sert qu’à favoriser des groupes d’intérêt aux dépens du plus grand nombre et du bien public. Lire par exemple les Sophismes Économiques de Frédéric Bastiat (1845), et sa « Pétition des fabricants de chandelle ».

Alors que le libre marché est une démocratie de consommateurs, le protectionnisme est le socialisme des producteurs, qui consiste à faire peser sur le contribuable la protection politique de secteurs économiques défaillants. Défendre le protectionnisme, c’est cautionner la raréfaction autoritaire des marchandises et la hausse artificielle des prix. Cela revient donc à gruger le consommateur, obligé de se contenter de biens et services moins bons ou plus coûteux quand l’accès aux biens ou services qui l’intéressent lui est interdit. Des patrons de sociétés qui demandent des aides à l’État ne sont pas de vrais entrepreneurs, mais des confiscateurs de richesses.

Comme toute intervention étatique, le protectionnisme a des effets positifs, mais qui ne concernent qu’une minorité et sont financés par l’impôt ou par les consommateurs, c’est-à-dire par des effets négatifs pesant sur les autres. La propagande étatique montrera les effets positifs (« on protège l’emploi » en achetant « national », on « sauvegarde nos industries », etc.) et dissimulera soigneusement les effets négatifs (renchérissement des biens et services, perte de qualité et de compétitivité, alourdissement de la charge fiscale).

D’un point de vue économique, l’erreur du protectionnisme est de croire qu’il n’y a pas de relation entre importations et exportations, et qu’on peut agir sur les unes, supposées néfastes (les importations), sans conséquence sur les autres, supposées favorables (les exportations). Il n’y a pas d’exemple dans l’histoire d’un pays qui ait été ruiné par le libre échange, alors que le protectionnisme appauvrit tout le monde, tant le pays qui l’instaure que les pays émergents auxquels on refuse ainsi le droit de se développer.

Un des arguments parfois avancés par les partisans du protectionnisme est celui de la symétrie : « notre pays doit se protéger, parce que les autres pays en font autant et protègent leur marché intérieur ». C’est un non sequitur : si les autres pays décident de renchérir le prix des produits importés par des mesures protectionnistes, ils sont les premiers perdants, et il n’y a aucune raison pour les imiter dans leurs erreurs. Le protectionnisme motivé par des raisons exclusivement politiques (comme le fut le Blocus continental napoléonien de 1806 à 1814) relève d’un masochisme absurde, un jeu perdant-perdant : on est prêt à s’appauvrir en espérant qu’en contrepartie cela appauvrisse également l’ennemi.

Certains libéraux assimilent le protectionnisme à un racisme qui ne dit pas son nom : faire du commerce avec les nationaux serait bien, tandis que faire du commerce avec les étrangers serait mal, car « ça détruit des emplois nationaux ».

Le mensonge central du protectionnisme consiste à faire croire qu’il désavantage les étrangers et profite aux seuls nationaux, et notamment aux entreprises nationales. Or le protectionnisme viole non seulement les droits des consommateurs, mais aussi ceux de nombreux producteurs. Il nuit automatiquement à toutes les entreprises autres que celles qu’il privilégie en amputant le pouvoir d’achat général, et plus directement à celles qui dépendent d’approvisionnements étrangers pour maintenir leur compétitivité, ainsi qu’aux exportateurs qui ont besoin que l’étranger vende dans le pays pour avoir les moyens d’acheter des produits du pays.

Erreur courante : « protéger l’emploi »

L’argument central en faveur du protectionnisme qu’avancent ses partisans est le plus souvent la préservation des emplois nationaux : un pays à haut niveau de vie et salaires élevés ne pourrait soutenir la concurrence de pays où les salaires sont beaucoup plus bas, et par conséquent où les produits et services sont moins chers. Des droits de douane (droits d’entrée pour les marchandises importées) seraient donc nécessaires pour rétablir l’équilibre vis-à-vis de cette concurrence « déloyale ». En réalité, le protectionnisme accélère le déclin. Il permet certes de sauver quelques emplois et industries, mais en réduisant le niveau de vie et le revenu des consommateurs de produits étrangers (car ce sont eux qui payent les droits de douane !), en augmentant les coûts de production interne (les producteurs employant des produits du secteur protégé, plus chers), en rendant par conséquent moins compétitifs les producteurs au niveau international. Finalement, il diminue l’attractivité du pays pour les étrangers qui, ne pouvant y vendre leurs produits, ne disposent pas en retour de fonds dans la monnaie du pays protectionniste.

Le résultat est que, pour sauver quelques emplois inefficaces, un bien plus grand nombre d’emplois efficaces sont détruits ou non créés.

Les politiciens protectionnistes ne mettront évidemment en exergue que les côtés positifs, visibles (« on a sauvé des emplois ») sans insister sur les côtés négatifs (voir aussi la parabole de la vitre cassée de Frédéric Bastiat). Quand le coût des emplois « sauvés » devient excessif et ne peut plus être assumé, on assiste à des reconversions douloureuses : le protectionnisme n’a servi qu’à repousser le problème à un peu plus tard, au bénéfice des politiciens du moment.

Si la logique protectionniste était poussée jusqu’au bout par les politiciens, on aboutirait à des pays qui vivraient en autarcie totale et emploieraient des techniques complètement dépassées : n’aurait-il pas fallu protéger l’emploi des charrons, sabotiers, forgerons, conducteurs de diligence, vendeurs de bougies, porteurs d’eau, allumeurs de réverbères, etc. Le rêve secret du protectionniste, c’est d’aboutir à un monde figé pour toujours, en contradiction avec toute réalité.

Il est d’ailleurs étonnant de voir resurgir, de la part de certains intellectuels (par exemple Emmanuel Todd, et avant lui Maurice Allais), la préconisation d’instaurer un « protectionnisme continental », cela plus de deux cents ans après le Blocus Continental napoléonien qui avait réussi à appauvrir davantage le continent…

Si le but affiché du protectionnisme est d’entraver les importations étrangères et de favoriser l’exportation des produits nationaux (mercantilisme), on peut dire que le protectionnisme est contradictoire puisqu’il va à l’encontre de ce but, les étrangers ne disposant pas de suffisamment de monnaie nationale pour acheter les produits nationaux (du fait de la barrière protectionniste qui les empêche de vendre leurs produits).

Citations

  • « S’il y a quelque bénéfice à retirer d’une entreprise, elle n’a pas besoin d’encouragement; s’il n’y a point de bénéfice à en retirer, elle ne mérite pas d’être encouragée. » (Jean-Baptiste SayTraité d’économie politique, Livre I, chap. 17, 1803 (lire en ligne).)
  • « Ce n’est pas le libre-échange qui est la loi du plus fort, mais plutôt le protectionnisme car seuls les pays riches et puissants ont les moyens de mettre en œuvre des aides pour protéger leurs industries. » (Jean-Louis Caccomo).
  • « Le protectionniste est un homme qui surveille avec vigilance les progrès de la science et de l’industrie, pour empêcher ses compatriotes d’en profiter. Chaque fois qu’un de ces progrès réduit le prix de revient d’un produit, il évoque un spectre, un croquemitaine, et il crie à ses compatriotes de trembler devant ce nouveau danger qui risque de leur permettre de satisfaire certains de leurs besoins à moins de frais. Demain un nouveau perfectionnement, une nouvelle invention abaisse de nouveau le prix de revient de l’objet surtaxé. Dans sa lutte contre le progrès du dehors, le protectionniste est condamné à des défaites fatales. Il lui est aussi impossible d’arrêter l’effort constant de l’humanité vers la réduction du prix de revient qu’il a été impossible aux juges de Galilée d’arrêter le mouvement de la terre. » (Yves GuyotLe commerce et les commerçants, 1909).
  • « Vous venez de dire : nous n’arrivons à produire qu’à 40 pour cent plus cher que l’industrie voisine. D’où il suit qu’il faudrait pour vous protéger, continuer à faire payer aux consommateurs français 100 francs ce qu’ils pourraient avoir pour 60 ! Cela n’est pas admissible. » (Eugène Rouher, ministre du Commerce, de l’Agriculture et des Travaux publics, aux fabricants de bonneterie de la Somme et de l’Oise, le 28 juillet 1860).
  • « S’il est mauvais pour l’Allemand d’acheter des étoffes anglaises ou des céréales russes, il est également mauvais pour le Berlinois de boire de la bière bavaroise et du vin du Palatinat. » (Ludwig von MisesLe Socialisme, 1922).


Article initialement publié le 20 juin 2011

  1.  Par exemple, les compagnies d’assurance qui entendaient entrer en concurrence avec l’assurance-maladie de la Sécurité sociale française en ont été « dissuadées » sous la menace de rétorsions administratives diverses (contrôles fiscaux, etc.
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  • Pourquoi est-il si difficile d’engager un débat de fond sur le protectionnisme où les arguments se résument souvent à se lancer des noms d’oiseaux et à ne pas s’écouter ?

    Je me crois libéral et je suis pour le protectionnisme pour des raisons morales et économiques.

    En morale c’est tout le débat entre l’OMC et l’OIC que l’on s’est empressé d’oublier alors que tous les pays membres de l’ONU l’avaient unanimement signé à La Havane en 1948. L’OIC était fondée sur la coopération et parce que le Sénat républicain américain a refusé de le ratifier au profit de la compétition, il a fallu attendre 1995 pour voir hors ONU, à Genève, la création de l’OMC fondée sur la loi du plus fort et la compétition. Tout aujourd’hui est fondé sur la compétitivité qui est une fuite en avant avec le seul espoir de voir mourir les autres les premiers.

    Au niveau économique le protectionnisme est comme fermer la fenêtre de la chambre d’un malade, un refus de la fuite en avant et une prise de conscience de la réalité. Actuellement nous faisons croire au peuple via les médias et les politiques que l’on peut vivre pour pas cher en ne travaillant quasiment plus dans un nouveau pays de Cocagne en vivant sur trois esclavages :

    Un esclavage dans l’espace qu’est la mondialisation où des enfants peuvent travailler pour nous si nous ne le voyons spas trop.

    Un esclavage dans le temps où nos enfants devront rembourser la dette dont la seule dette publique française augmente de 100.000 € toutes les 43 secondes.

    Un esclavage ici est maintenant où nous laissons à l’immigration le soin de dépenser son énergie par ses hommes et celui de renouveler la population par ses femmes.

    Où est le libéralisme ? Où est la liberté ? Où est l’intelligence ? Tout est fondé sur la sottise de la création de richesse qui a été insérée dans les esprits alors que l’économie n’est que constat d’échanges d’énergie humaine sous ses trois formes de monnaie, de biens et de services.

    La croissance n’est que l’augmentation des dépenses tant publiques que privées et personne ne dit que ce sont les trois esclavages qui la payent et qu’elle ne patine que parce que nous ne sommes pas encore arriver à nous réjouir de l’esclavage.

    • @Marc Dugois
      Bonjour,
      « Je me crois libéral ». Vous ne l’êtes point. Le protectionnisme est édicté par un Etat, pas par les personnes.
      Vous pensez que l’Economie est donc basée sur la loi du plus fort. Dans le cas du protectionnnisme c’est effectivement le cas puisque c’est un gouvernement, avec toute sa force (administrative, législative, fiscale, armée), qui impose cette doctrine.
      Si une entreprise de taille gigantesque veut acquérir une autre entreprise concurrente, elle le peut, aux conditions de l’entreprise désirée. Si la petite entreprise ne veut pas, l’entreprise géante va se rhabiller. L’Etat doit rester neutre et garantir les Droits, dont celui de la petite entreprise de dire « NON ! ». L’Etat ne doit en aucun cas écouter les griefs de l’entreprise géante pour contraindre et/ou forcer l’achat.

      Les dépenses publiques ne devraient en aucun cas être comptées dans le PIB. Celui-ci n’est que de 911 milliards sans les dépenses publiques, soit moins que celui de l’île de la Grenade, qui est 180ème en terme de PIB, et qui est habitée par 110000 âmes.

      « Où est le libéralisme ? Où est la liberté ?  » Ils ne sont plus en France. Pour la seule raison que notre gouvernement ne respecte pas la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789.

    • Bonjour Marc Dugois

      « Tout aujourd’hui est fondé sur la compétitivité qui est une fuite en avant avec le seul espoir de voir mourir les autres les premiers. »

      La compétitivité c’est de proposer de meilleur service que les autres, c’est proposer un BMW contre une traban.. et que le client ait le choix. La compétitivité c’est augmenter la productivité, faire plus avec moins (meilleur allocation des ressources). etc..

      Quant à votre laïus sur les trois esclavages:
      le travail des enfants, un grand classique des gauchistes, il existe malheureusement dans des pays miséreux parce que non libéraux,
      la dette est le fait des hommes politiques qui font dans la facilité avec la complicité de la population,
      l’immigration quant à elle n’a rien à voir avec l’esclavage, c’est plutôt le contraire, des populations qui cherchent une meilleur vie.

  • « Les dépenses publiques ne devraient en aucun cas être comptées dans le PIB. Celui-ci n’est que de 911 milliards sans les dépenses publiques, soit moins que celui de l’île de la Grenade, qui est 180ème en terme de PIB, et qui est habitée par 110000 âmes. »

    Grenada, c’est 1 milliard de PIB, pas 1000 milliards…

    • @galliwasp
      Bonjour,
      Mea culpa.
      Vous avez raison.
      911 milliards c’est entre le Mexique et l’Indonésie. (12 et 13ème)
      Je vais profiter de mes deux heures de maths ce matin. 🙂

  • Bonjour,

    Le débat sur le protectionnisme est avant tout idéologique.
    Lorsqu’il se veut purement économique, il conduit généralement au rejet du protectionnisme, mais, comme toutes les démonstrations économiques, celle-ci est sujette à caution.
    Il est impossible de prendre en compte tous les effets induits des différentes décisions en la matière, et même les effets induits des effets induits.
    Il y a cependant un certain consensus pour constater que le libre-échange développe la croissance au niveau mondial. Reste à examiner le partage de cette croissance ; depuis quelques décennies, la France fait pâle figure parce que peu compétitive pour diverses raisons, notamment de politique économique. De ce fait, on pourrait penser que le protectionnisme pourrait être efficace au moins à court terme.
    A long terme, le protectionniste s’avère généralement contre productif, car l’absence de concurrence sclérose l’économie du pays, comme l’examen des pays vivant en économie fermée le démontre.

    Si donc le protectionnisme doit être considéré avec beaucoup de réserve, il reste aux citoyens la possibilité, par leur civisme d’acheteur, de procurer au pays, une partie des avantages du protectionnisme, sans ses inconvénients.
    J’ai développé cette thèse sur ma page perso.
    L’essentiel de l’argumentation est la suivante.

    Nous sommes en GUERRE ECONOMIQUE . Elle est sévère et son enjeu, c’est l’emploi et la prospérité de chacun. Or, nous sommes en train de la perdre, les positions de la France dans le commerce international régressent tandis que le chômage ne cesse de croître.
    Son issue dépend pour une part importante de la politique économique menée par les pouvoirs publics et de l’efficacité des entreprises. Mais elle dépend aussi des consommateurs que nous sommes tous, et qui pouvons, en privilégiant l’achat de produits français, améliorer la situation économique de la France ;
    • Acheter français, c’est donner directement du travail au personnel des entreprises françaises, et réduire le coût du chômage pour la collectivité
    • Acheter français, c’est augmenter les recettes fiscales en France, ce qui permet de limiter les impôts à payer par chacun.
    • Acheter français, c’est assurer des rentrées aux caisses de sécurité sociale « maladie » et « vieillesse » ce qui permet d’améliorer ou préserver les prestations sociales ainsi que de limiter les cotisations ou d’éviter de repousser à l’excès l’âge de la retraite.
    • Acheter français, c’est agir en faveur de l’environnement en supprimant les transports des produits importés et en les remplaçant par des transports à moindre distance.
    Mais, peut-on objecter, pourquoi ne pas inciter plutôt à acheter européen ? Dans quelques années ou peut-être décennies, ce sera le mot d’ordre à adopter. Mais aujourd’hui, les diverses solidarités, comme l’ont montré les trois points précédents, ne se situent pas au niveau européen, mais au niveau français. Acheter un produit européen, mais non français, n’aura qu’une incidence très réduite sur notre emploi, nos impôts, et notre sécurité sociale.

  • Bonjour,
    Pour ceux qui auraient été intéressés par la lecture de l’argumentation que j’ai donnée sur le protectionnisme, je me permets d’indiquer l’adresse du site sur lequel cette thèse est développée de façon plus détaillée.
    http://acheterfrancais.monsite-orange.fr/

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