Macron : un Président très occupé… à ne rien faire

En cette rentrée 2018, Emmanuel Macron es extrêmement occupé à des petits riens coûteux et inutiles au regard de tout ce qu’il faudrait mettre en oeuvre pour voir la France regagner du terrain en compétitivité, prospérité et liberté.

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Macron : un Président très occupé… à ne rien faire

Publié le 5 septembre 2018
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Par Nathalie MP.

Calendrier politique chargé en ce début du moins de septembre 2018. Qui oserait dire que le gouvernement ne fait rien ? C’est tout le contraire et ça décoiffe ! Voyez plutôt : on s’attend à tout moment à ce que le président de la République rende sa décision finale concernant le prélèvement à la source et l’on s’attendait de façon tout aussi imminente à l’annonce d’un remaniement ministériel devenu inévitable après la démission-spectacle de Nicolas Hulot de son poste de ministre de l’Écologie1

Sujets d’importance, « choix cruciaux », qui mobilisent la presse et qui demandent à l’évidence réflexions profondes, consultations nombreuses et calculs politiques complexes. Emmanuel Macron et son Premier ministre y ont passé le week-end, nous dit-on.

Rien de fondamental pour l’avenir du pays

Et pourtant, une fois que tout ceci aura été fait – peu importe le sens des décisions prises, peu importe les noms qui accéderont au portefeuille ministériel – rien de vraiment fondamental pour l’avenir de la France n’aura été accompli. (Mais ce rien nous aura quand même coûté beaucoup d’argent.)

Là est le drame de l’action politique telle qu’elle se joue chez nous depuis trop longtemps. Un nouveau Président arrive sur la scène nationale avec l’ambition de tout changer suite à l’enlisement crépusculaire de son prédécesseur. Chirac après Mitterrand, Sarkozy après Chirac, Macron après Hollande (on mettra « Hollande après Sarkozy » au rayon des exceptions très malheureuses qui confirment la règle), tous ont prétendu réveiller la France, tous ont tenté au début de faire adopter quelques réformes indispensables pour la remettre au diapason avec les principaux pays comparables.

Capitulation en rase campagne

Finalement, pour différentes raisons, tous ont capitulé en rase campagne dans l’année qui a suivi leur élection pour ne plus s’occuper ensuite que de sujets périphériques ou frivoles quand ce n’était pas de sujets carrément nocifs pour le développement du pays :

Chirac s’est cassé les dents sur les retraites du secteur public et a fini ses mandats en s’occupant d’arts premiers et en inscrivant le principe de précaution dans la Constitution. Sarkozy s’est pris la crise de 2008 dans la figure, ce n’était certes pas vraiment de sa faute, mais le tournant politiquement correct de la solution keynésienne, dont les effets délétères de long terme se font encore sentir sur nos comptes publics, n’a pas été long à prendre. Sa fin de mandat a surtout consisté à courir après le FN en vue de sa réélection.

Quant à Macron, il a annoncé le printemps. Après le très pluvieux quinquennat Hollande, c’était bien le moins, encore qu’on ait davantage eu droit à des incantations appelant à l’avènement d’un monde nouveau qu’à un programme précis de mesures à prendre pour dégraisser le mammouth étatique et aider la France à rebondir. Eh bien, le printemps macronien est très silencieux et c’est à peine si l’on voit une hirondelle passer à l’horizon.

Macron après l’affaire Benalla

Ce que l’on a vu passer, en revanche, c’est l’affaire Benalla. Pas une affaire d’État selon moi, mais une affaire tellement représentative de l’outrecuidance des puissants ! Aucune loi de moralisation de la vie publique, même signée en grande pompe à la télévision comme ce fut le cas, ne pourra faire oublier que les « affaires » s’enchaînent dans le nouveau monde comme dans l’ancien. Après Ferrand, après Saal, après Kohler, après Nyssen, j’en oublie sans doute, l’image de Macron ne pouvait qu’en sortir très écornée.

En réalité, on a bien vu une petite hirondelle : la fin du recrutement des cheminots au statut dans le cadre de la réforme, par ailleurs trop timide, de la SNCF. Mais si dans un premier temps, l’exécutif est sorti victorieux de son bras de fer avec les syndicats d’extrême-gauche sur ce point hautement symbolique malgré une longue grève de trois mois, je pense que l’affaire Benalla est aussi tombée à point nommé pour offrir rapidement une formidable revanche aux pans les plus archaïques de l’opposition à Macron : mettre un coup d’arrêt à toutes velléités gouvernementales de toucher à d’autres statuts de la fonction publique.

Le gouvernement toujours sous le choc

On peut le dire, c’est réussi. L’été a passé, mais le gouvernement semble toujours sous le choc. D’autant mieux réussi que nous entrons prochainement en période électorale. Tout comme nous autres automobilistes avons tendance à lever le pied lorsque nous entrons dans une zone de contrôles radar, l’exécutif déjà fort peu disruptif avant l’été aborde les mois à venir avec des prudences de chat échaudé qui craint l’eau froide.

Les élections européennes se tiendront en effet le 26 mai 2019. Elles suscitent rarement un grand enthousiasme, l’abstention y est élevée (57 % en 2014), mais elles ont déjà été préemptées par les partis politiques, notamment la France insoumise, comme un « référendum anti-Macron » qui va permettre à chacun de compter ses troupes à la faveur du scrutin proportionnel. Qui aura le titre de premier parti de France, où en sera le parti présidentiel, qui sera le premier opposant ? Voilà ce qui intéresse dorénavant toute notre classe politique, gouvernement compris.

On mesure aujourd’hui qu’Emmanuel Macron disposait de plus d’une année pour lancer des réformes importantes pour la France sans avoir à se préoccuper outre mesure des contraintes politico-électorales. Et l’on constate dans le même temps qu’il a gaspillé toutes ses cartouches en discours, en com’ et en réformettes qui n’ont pas fondamentalement changé les choses :

· Nous avons toujours un État parmi les plus dépensiers du monde (57 % du PIB), très endetté (pas loin de 100 % du PIB) et toujours plus avide d’impôts et de cotisations sociales (45 % du PIB) pour boucler un budget 2019 acrobatique dont la réduction radicale du déficit s’éloigne avec la fin de la petite période d’embellie sur la croissance que la France a connue fin 2017.

· Nous avons toujours un chômage durablement accroché à 3,7 millions de chômeurs en catégorie A et à plus de 5,9 millions pour les catégories A, B et C (chiffres à fin juin 2018 en France entière).

· Nous avons toujours un système de santé et un système éducatif hyper étatiques et coûteux qui ne remplissent plus leurs missions et qui ne prennent pas franchement le chemin de les remplir en desserrant le carcan au lieu de le consolider.

Le prélèvement à la source, dont les inquiétants cafouillages politiques, techniques et philosophiques sont très bien expliqués ici, est particulièrement emblématique de l’activisme de façade qui occupe ce gouvernement depuis le début.

Alors qu’il y a tout lieu de simplifier la démente fiscalité française et ses mille et une niches, alors qu’il y va du dynamisme de notre économie de réduire son poids confiscatoire parallèlement à des coupes effectives dans les dépenses, la mesure envisagée, présentée par Gérald Darmanin comme le nec plus ultra du modernisme fiscal, n’est jamais qu’un changement de calendrier de prélèvement, en aucun cas une vraie simplification de l’impôt et certainement pas l’amorce d’une baisse.

En fait, le dossier en lui-même est déjà un poste de coûts supplémentaires : si Macron décide d’arrêter les frais, l’État aura quand même dépensé 300 millions d’euros pour préparer sa mise en place, dont 10 millions en communication. S’il décide de poursuivre, la gestion des bugs qui se profilent promet une jolie facture supplémentaire. Comme pour l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, l’incurie prolongée de l’État nous plonge de force dans un fiasco insoluble. Payer ou payer, voilà l’alternative.

Quant au remplaçant de Nicolas Hulot, nul doute qu’Emmanuel Macron aura consacré beaucoup de temps et d’énergie pour trouver l’oiseau rare qui lui permettra de redevenir crédible auprès des écologistes (et de Juliette Binoche) tout en restant « en même temps » un petit peu crédible quand même auprès des chasseurs et des agriculteurs. Apprendre qu’il ait pu songer à Daniel Cohn-Bendit, choix évidemment totalement médiatique, n’est pas pour donner l’impression qu’Emmanuel Macron saura prendre de la hauteur scientifique sur les sujets concernés, notamment le glyphosate et le nucléaire.

L’enlisement à prévoir

En cette rentrée 2018, Emmanuel Macron est donc extrêmement occupé à des petits riens coûteux et inutiles au regard de tout ce qu’il faudrait mettre en oeuvre pour voir la France regagner du terrain en compétitivité, prospérité et liberté.

Avec les élections européennes qui se profilent maintenant après le gros coup de semonce de l’affaire Benalla, il est à craindre que le quinquennat Macron entre dorénavant dans l’enlisement caractéristique de ceux qui n’ont pas ou pas assez réformé avant et qui se trouvent privés par leur propre faute de pouvoir de le faire ensuite.

Dans ce contexte, la sortie du Président sur les « Gaulois réfractaires au changement », remarque plutôt mal reçue par les intéressés, serait moins à lire comme une critique que comme une excuse (plausible à bien des égards) pour justifier l’immobilisme réel de ce gouvernement en apparence toujours sur la brèche.

Sur le web

  1. Depuis, Nicolas Hulot a été remplacé par François de Rugy.
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  • le slogan, une autre politique, en réalité, rien ne change,les affaires comme tout parti politique au gré des révélations d’un quinquennat…quand vous avez une majorité absolue ,le débat démocratique est confisqué..faire des lois , et être sourd ,ne résout rien ..bien au contraire ..

  • Macron à ne rien faire est FAUX. Comme il a « FAIT » lorsqu’il était Ministre sous Hollande continue avec des moyens encore et toujours plus importants, « SOIGNER SA PERSONNE » et dépenser l’ARGENT PUBLIC pour se préparer une place pour l’après mandat Présidentielle. Tout le monde connaît la grande prétention de ce personnage et sa grande conviction de devenir « PRESIDENT DE L’EUROPE » ! C’est sa préoccupation première qui coûte très cher au contribuable Français. La seconde occupation est celle de soigner ses amis de la Finance. Et enfin la dernière et non des moindre de ses occupations qui sont de trouver les moyens de maintenir sa réputation d’escroc financier en créant chaque mois au moins une nouvelle taxe ou augmentation des prélèvements existants. Reste que son comportement vis à vis de la population est exécrable mais hélas il n’est pas le seul c’est non seulement un état générationnel mais aussi un état sociétal ou chacun à son niveau dès lors qu’il possède un titre de « petit chef », quelques galons ou un peu plus d’argent que la moyenne tient le même comportement envers la société. La France est un peuple de prétentieux et d’imbéciles qui se prend pour le nombril du monde. Pire encore à entendre par-ci et par là parfois même à travers les médias bon nombre de ces imbéciles sont prêts à déclarer la guerre à l’Allemagne au mieux leur soustraire leur richesse ce que d’autre idiots Français ont fait à une autre époque ce qui a mis en place un certain Hitler. Ces comportements suicidaires deviennent de plus en plus graves au point de prévoir à très court terme l’arrivée d’un nouveau dictateur sanguinaire dans l’un ou l’autre pays Européen avec toutes les conséquences que cela peut avoir.

    • Je suis curieux de savoir ce qu’il a fait pour la finance accessoirement juive qui est le secteur le plus règlemente après le nucleaire.

      • Votre point de vue, respectable, est erroné, je crois. Il n’y a aucune idée de guerre quelque part par ce que les peuples sont désarmés moralement et préfèrent vitre avec le peu que leur laisse les Etats, plutôt que d’aller mourir pour quoi que ce soit. Votre colère est compréhensible mais votre jugement est obscurci par celle-ci. Adoptez plutôt une attitude forte: ne jamais voter, faire des cendre le taux de participation au-dessus de 15%. A ce niveau, les politiques n’auront plus de légitimité, ils seront tentés par le coup de force, alors, l’insurrection sera légitime. Amicalement.

  • nouveau coup au porte monnaie : la fusion des organisme de retraite complémentaires AGIRC ARRCO va entraîner une augmentation des cotisations pour tous les salariés et cadres du privé ; à Default d’être occupé à ne rien faire , ils font ce qu’ils savent faire le mieux : ponctionner …..

  • ils ont pris la décision de l’impôt sur la source ..et bien attendons la suite..nous verrons l’efficacité. plus de nouvelle sur les problémes rencontré sur les cartes grises donc tout va bien !! le probléme récurrent de la dépense public. et du PIB.. Chômage !!
    inflation….perte du pouvoir d’achat…

    • « attendons la La suite » :
      les tickets de rationnement joyeux, festifs et solidaires.

      • Et aussi ‘justes’ et ‘citoyens’…
        Il me tarde d’aller quérir mes rations grâce à une appli sans contact, ça sera ‘cool’ (ludique en français) !

    • Quand je vois le boxon qu’il y a eu à la suite de la création du RSI, issu de la fusion de plusieurs caisse, il faut s’attendre à des bugs rigolos.
      Maintenant que le RSI est à peu près calé, on parle de le fusionner avec le régime général: manifestement, les généraux d’en haut pensent que l’intendance suivra.

  • Si tous se succèdent avec le même effet sur le pays (on pourrait rajouter Mitterand dans la liste) c’est que notre régime politique le favorise. La France a fait la révolution, a inspiré ses voisins pragmatiques, puis s’en est retournée dans ses travers idéalistes.

    • Je doute que ca soit le Regime politique. Ou alors comment expliquer que ca ait commence avec Chirac ?
      J aime pas Mitterrand mais on peut pas dire qu il n ait rien fait (meme si c est des rerformes negatives, il a FAIT)

      Le Probleme n est il pas plutot du cote de l electeur. Car qui vote pour l immobilisme ? On a reelu Chirac alors que son septennat a ete lamentable. Sarkozy a tente de se faire reelire en ne faisant aucune reforme de fond. Hollande a occulte pendant toute la campagne les problemes en assurant que les « riches » paieront.
      Et la Macron semble tetanise par les elections europeenes (quelle importance s il les perd ? le parlement n a quasiment aucun pouvoir et les francais y jouent un role accessoire (en partie car ils se dispersent dans plein de groupes et qu on y envoie des second couteaux type R Dati)
      Il est clair que si la croissance mondiale ralenti ca va etre delicat pour la France. Et helas ca sera au benefice de 3 incapables : Melanchon ou Marine/Wauquiez

      • Le Probleme n est il pas plutot du cote de l electeur

        Non, c’est du système électoral que vient le problème. Essayez de vous présenter comme député. Sans ressources, impossible.

        Faute de merle, on se contente de grive.

      • Comme il a été dit, Macron se voit en empereur européen, donc l’élection européenne est primordiale pour lui!

      • L’état LE PLUS dépensier du monde!

        • @virgile dommage que nous n’ayons pas de Keynes award, on serait premiers tous les ans … et sans se forcer, fortiches les ̶f̶r̶a̶n̶c̶a̶i̶s̶ gaulois

      • Mitterrand a déclenché le cycle du déclin. Il ne connaissait strictement rien à l’économie, ce qui est rédhibitoire de nos jours pour diriger un pays. De plus, il était le politicien le plus pourri depuis Tayllerand, sans l’intelligence de celui-ci.

        • @Virgile Mitterrand se fichait de l’économie comme d’une guigne, il voulait le pouvoir et le garder. Planter le pays après sa mort était le cadet de ses soucis . Ceci dit Giscard avait bien commencé à fabriquer le cercueil.

    • Il y donc quelques questions à se poser sur ce régime politique qui produit systématiquement les mêmes effets.

    • Je pense aussi qu’il y a un problème dans la manièe d’accéder au pouvoir en France. Notre pays a forcément des gens compétents. Pourquoi ne sont -ils pas au pouvoir, à la place de ceux là qui privilégient l’image à l’efficacité ?
      A moins que les rouages de l’état (corps de hauts fonctionnaires inamovibles qui feraient la pluie et le beau temps ?) soient le problème ? Le président n’aurait finalement pas de pouvoir face à ses administrations ? Je ne sais pas, mais il me semble qu’il y a quelques chose à reformer par là…

      • Juppé aurait certainement apporté quelques chose à la France . Là, on a un Narcisse né avec une cuiller d’argent dans la bouche

        • Juppé est trop étatiste et à gauche pour réformer ce qui devrait l’être!

        • Juppé? tellement mou et sans idées qu’il aurait fait du sur place pendant 5 ans, incapable de prendre une décision claire, à toujours vouloir ne froisser personne …….ça aurait été beau.

      • « Notre pays a forcément des gens compétents. Pourquoi ne sont -ils pas au pouvoir »
        Parce qu’en général, ils sont honnêtes et ne veulent rien avoir en commun avec la mafia qui a pris le pouvoir (avec Mitterrand, soit dit en passant).

      • @claire : où est ce que vous avez vu un problème ? Les français sont des socialistes démocrates égalitaristes de gauche (peu importe comment vous appelez cette idéologie) et ils votent pour des gens très compétents représentatifs de cette tendance ! c’est tout.

  • Bien vu !
    En quoi le fait que Hulot préfère se consacrer a la vente de son savon liquide, Va t’il influer sur le sort de la France ! ?
    Les Ferrand, Saal, Kohler, Nyssen, Benalla, et tous les autres, authentiques malfaisant patentés restent en place. Le seul changement c’est ‘l’enfoncement de la France.

  • Je suis surprise par la photo de l’article. Toutes ces fleurs…. : l’équipe gouvernementale est-elle à un banquet de Noces ou à une réunion de travail ? C’est anecdotique, mais y’a pas de petites économies, n’est ce pas ?

    • Effectivement , vous ne verrez jamais un tel apparat dans les démocraties nordiques dont on nous parle sana arrêt mais curieusement on ne met pas en pratique leurs coutumes

      • Devant le déploiement policier et les rues barrées, la Reine des Pays-Bas avait dit qu’elle aurait été aussitôt renversée si elle s’était conduit comme cela chez elle. C’est dire le mépris de nos politiciens pour le citoyen qui n’est qu’un domestique à son service!

    • Ils auraient bien mis des fleurs en plastique réutilisables, mais le gouvernement se doit de donner l’exemple en éradiquant le plastique. Et pour faire des économies, je crois qu’il serait plus efficace de raccourcir drastiquement la table…

  • Au fond, une bonne partie du mal vient de notre constitution, voulue par de Gaulle, modifiée par l’élection du président au suffrage universel. De Gaulle était très influencé par Charles Maurras, monarchiste comme chacun sait.
    A défaut de monarchie de père en fils, il a fait ce qui s’en approche le plus: un monarchie élective.
    Tant qu’on demeurera avec ce système, qu’on laissera les fonctionnaires capables d’être élus et qu’on ne pratiquera pas le « spoil system », rien ne changera.

    • Certes, mais avec l’obligation aux fonctionnaires de démissionner une fois élus et le spoil system, ça changerait, mais rien ne garantit que ça fonctionnerait mieux. Par exemple, l’obligation d’abroger une loi pour en voter une autre, et la limitation du nombre de mots dans l’ensemble des lois en vigueur à 90% en fin de législature de ce qu’il était au début, ça aurait sûrement plus de garanties d’effets positifs.

    • Bof le problème vient plutôt de nos parlementaires qui nous interdisent un autre système.
      Parce que la question à 100 balles c’est : on a la 5ème république parce qu’on a des députés bidons, ou on a des députés bidons à cause de la 5ème répuplique ?
      Pour ma part je penche pour la première réponse.

      • L’horizon des parlementaires est le bocal présidentiel à la française. Pour changer leur horizon, changeons le bocal avec tout ce qu’il y a dedans.

        • C’est pas tant un problème d’horizon, c’est plutôt un problème de responsabilité.
          On nous explique souvent que le peuple français attend débilement qu’un fameux « homme providentiel » vienne le sauver. Les 2 derniers en date étant De Gaulle et Pétain, et c’est bien les parlementaires et non le peuple qui, une foi qu’ils ont mis le pays dans une merde noire, on cherché un type pour, au mieux les en sortir, au pire s’essuyer les mains dessus. Et l’un des premiers trucs qu’on fait les types en questions, c’est de se débarrasser ses parlementaires, par des moyens différents certes 🙂

          • Président, ministres, parlementaires, haut fonctionnaires ou électeurs, si l’organisation est mal fichue ou obsolète, ils deviendront tous médiocres. Il n’y a pas assez de contre-pouvoirs et de concurrence dans notre système. Sachant que la majorité d’entre nous acceptent les réglages par défaut de nos vies rien de change ou presque..

  • Macron fait de plus en plus penser à Gorbatchev avec ses tentatives de réformettes, menées non pour renverser avec volontarisme et fermeté les structures étatiques néfastes, mais seulement pour ripoliner l’Etat collectiviste obèse en fin de vie, dans l’espoir de sauver le parasite qui saccage le pays avec toujours plus d’impôts et de réglementations mais toujours moins de services fournis. Macron, le Gorbatchev français, pourrait bien finir de la même manière, coupé du monde dans sa datcha de Brégançon.

    Si Macron échoue, ce n’est pas parce qu’il réforme mais parce qu’il fait semblant de réformer. Dans le droit fil de ses prédécesseurs, il refuse obstinément les bonnes réformes, celles qui font vraiment mal aux dépenses comme aux effectifs publics, celles qui mettront réellement un terme à la collectivisation de la France en tournant le dos à 50 ans de gabegie publique.

    Où sont les entailles profondes dans les dépenses publiques ? Où sont les coupes franches et nettes dans les effectifs pléthoriques de faux fonctionnaires ? Où sont les privatisations dans les 7 secteurs économiques qui doivent impérativement être rendus au privé et soumis à une bienfaisante concurrence (santé, retraite, éducation, énergie, logement, transports, culture) ?

    Salauds de Russes qui ont refusé les Soviets et fait sombrer l’URSS !
    Salauds de Gaulois qui refusent de se soumettre à l’Etat socialiste obèse, petite URSS franchouillarde !

  • Après la vaisselle, ce sont les bouquets de fleurs…

  • Avant Ferrand il ne faut pas oublier « aprés Bayrou » qui reste le premier et le plus beau couac qui pourrait bien faire que celui plus tiré par les cheveux de Fillon ne soit jamais jugé !!

    • @tabourin Bayrou un couac ? Non, Bayrou c’est l’idiot utile qui a permis de ratisser les voix du centre et qui a été mis en orbite comme prévu.

  • Ce « gaulois réfractaires au changement » est proprement à vomir. Comprend-il seulement qu’il fait référence à lui même et ceux de sa caste de protégés ? sans doute pas. Saisis-t il que « les gaulois » du privé bougent tous les jours comme des malades pour pérenniser le statut de ces enkystés . Prend-il plaisir à salir le gaulois ?utiliser le mot « français » aurait sans doute été stigmatisant pour une population arrivée plus récemment j’imagine. On est en revanche heureux d apprendre qu’à défaut de culture française, il nous reste encore quelques travers gaulois .

  • Toutes ces fleurs sur la table sont(elles vraiment nécessaires quand on demande aux retraités d’accepter la baisse d’un revenu qu’on leur avait garanti ?

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