Concours de l’ENA : l’obéissance est un métier bien rude

La qualité attendue du candidat à l’ENA n’est pas tant l’esprit du service public et de l’intérêt général que le conformisme.

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Concours de l’ENA : l’obéissance est un métier bien rude

Publié le 28 août 2014
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Par Roseline Letteron.

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Il faut remercier bien vivement les Chevaliers des Grands Arrêts qui, sur leur blog, ont fait connaître à la Ville et au monde les sujets de droit public proposés aux trois concours de l’ENA. Ces trois sujets sont respectivement : pour le premier concours, « Le juge administratif, juge de l’économie » ; pour le deuxième, une note relative « aux mutations de la relation entre l’administration et les usagers, telles qu’appréhendées tant par le législateur que par le juge » ; pour le troisième, « rédiger une note permettant d’évaluer les marges de manœuvre des pouvoirs publics pour restreindre les libertés publiques ».

En apparence, des questions techniques de droit administratif qui n’appellent pas de commentaire particulier. En réalité, ces sujets sont tout simplement admirables, admirables de sincérité désarmante, admirables de transparence sur la manière dont est perçue la formation des hauts fonctionnaires. Certes, on objectera qu’il s’agit de sujets de concours, d’abord destinés à évaluer les connaissances des candidats en droit public. Sans doute, mais en principe destinés à ne circuler que dans le cercle étroit des hauts fonctionnaires, ils révèlent aussi la culture dominante d’un milieu.

Souvenons-nous que lors de sa création, par une ordonnance du 9 octobre 1945, l’ENA avait pour objet de démocratiser l’accès à la haute fonction publique. Dans l’esprit de Michel Debré, l’École n’était pas dissociable de la notion de méritocratie, et moins encore de celle de service public. Les trois sujets de droit public nous révèlent pourtant bien autre chose. Observons d’abord qu’ils sont trois parce qu’il y a trois concours, pour trois types de candidats, qui n’ont pas les mêmes espérances et dont le jury n’attend pas des qualités absolument identiques.

Le cercle enchanté

Les candidats du premier concours, dit externe, sont ceux qui empruntent la voie royale. Bébés Cadum de la République, ils sont les purs produits des bonnes écoles, sont passés le plus souvent par les IEP (surtout celui de Paris). Leurs parents ont accepté de payer très cher une scolarité qui met leur progéniture à l’abri de toute promiscuité avec la plèbe universitaire.

Ceux-là ont composé sur « Le juge administratif, juge de l’économie ». N’est-ce pas une préoccupation bien naturelle, si l’on considère que l’objectif du candidat du premier concours est de sortir de l’ENA dans la botte, c’est-à-dire dans les grands corps. Après quelques années au Conseil d’État ou à la Cour des comptes, il espère bien sortir de la fonction publique peu rémunératrice pour aller pantoufler dans quelque entreprise publique ou privée. Il faut donc l’initier au droit public économique, lui faire connaître les bienfaits des partenariats public-privé, ces célèbres « ppp » qui diluent le service public dans la finance et offrent des perspectives de carrière fort alléchantes ?

Les candidats du second concours ont un handicap sérieux, car ils peuvent être issus, même si ce n’est pas toujours le cas, de la méritocratie. Ils sont entrés dans la fonction publique à un niveau moins élevé et visent une accélération de carrière. Tout fonctionnaire en poste depuis quatre ans peut se porter candidat à ce concours (art. 15 du décret du 10 janvier 2002). Cette année, le sujet invitait à rédiger une note relative « aux mutations de la relation entre l’administration et les usagers, telles qu’appréhendées tant par le législateur que par le juge ».

Évoquer les « mutations », c’est déjà répondre à la question. Il y a trente ans, on invoquait le droit à l’information de l’administré, le droit d’accès aux données personnelles le concernant. Aujourd’hui, il doit renoncer à sa vie privée au nom de la lutte contre le terrorisme et des préoccupations sécuritaires. Autant dire que le candidat est invité à prendre conscience de cette évolution et à montrer qu’il est parfaitement prêt à sacrifier les droits du citoyen sur l’autel de l’intérêt de l’État. S’il y parvient, on ne doute pas que son origine plébéienne sera oubliée et qu’il sera jugé digne d’entrer à l’ENA, de pénétrer dans le cercle enchanté, celui qui donne accès aux ors de la République.

La culture de la soumission

Passons enfin, et c’est le plus intéressant, au 3è sujet, celui qui concerne le troisième concours. Celui-là a été créé par la loi du 2 janvier 1990, et est ouvert « aux personnes justifiant de l’exercice, durant huit années au total, d’une ou plusieurs activités professionnelles ou d’un ou plusieurs mandats de membre d’une assemblée élue d’une collectivité territoriale ». Horreur ! Ceux-là ne viennent même pas de la fonction publique, ont généralement été éduqués à l’École de la République. Ils peuvent avoir exercé n’importe quelle profession ou avoir acquis une expérience de la chose publique comme élus locaux. Personnages hautement suspects, mais heureusement peu nombreux (moins d’une dizaine de postes ouverts au concours).

Il convient de s’assurer que ceux-là sont prêts à tout pour entrer à l’ENA, prêts à se soumettre aux directives de l’Exécutif, quel qu’en soit le contenu. Le sujet qui leur a été proposé est un jeu de rôle tout à fait réjouissant. Le candidat au 3è concours est invité à se mettre dans la peau d’un « chargé de mission auprès de la direction des libertés publiques au ministère de l’intérieur ». Il ne va tout de même pas s’imaginer en conseiller du Premier ministre. Chargé de mission, c’est bien suffisant.

Quoi qu’il en soit, notre candidat est donc sollicité par un préfet territorial « souhaitant interdire la tournée d’un spectacle controversé (…) ». Pour l’aider dans cette tâche délicate, il doit « rédiger une note permettant d’évaluer les marges de manœuvre des pouvoirs publics pour restreindre les libertés publiques ». Quel aveu ! Inutile de dire que le sujet est directement inspiré de l’affaire Dieudonné. L’unique argument juridique permettant de « restreindre les libertés publiques » pour « interdire un spectacle controversé » est de s’appuyer sur l’ordonnance de référé du Conseil d’État de janvier 2014, celle-là même qui remet en cause la jurisprudence Benjamin et accepte un retour à la censure préalable.

Observons que le candidat n’a pas le choix. Il serait suicidaire d’écrire sur sa copie que le rôle d’un chargé de mission à la Direction des libertés publiques n’est pas de « restreindre les libertés publiques » mais au contraire d’en permettre l’exercice par l’application de ladite jurisprudence Benjamin. Pour le cas, bien improbable, où le candidat hésiterait, le sujet lui explique qu’il « s’agit de mettre en évidence les conditions de validité de protection de l’ordre public et les garanties apportées par le contrôle juridictionnel ». Le contrôle juridictionnel, celui du Conseil d’État, ne saurait donc apporter que des « garanties », sans jamais concourir à la restriction des libertés. Celui qui ne présente pas la jurisprudence Dieudonné comme une formidable avancée de l’État de droit n’a rien compris. Celui qui ne présente pas le Conseil d’État comme le protecteur naturel des libertés n’a rien compris non plus. Il ne mettra sans doute pas les pieds dans l’École qui forme l’élite de la fonction publique.

On pourrait en rire tant ces sujets étaient prévisibles. Ils révèlent pourtant une triste réalité : la qualité attendue du candidat à l’ENA, surtout celui qui n’est pas le pur produit du milieu, n’est plus tant l’esprit du service public et de l’intérêt général que le conformisme. Il doit exécuter sans poser de question l’ordre qui lui demande de restreindre les libertés publiques. Il ne lui appartient pas de demander au préfet si, par hasard, il ne disposerait pas de forces de police suffisante pour garantir à la fois la liberté d’expression et l’ordre public. Son seul travail est de trouver un fondement juridique à la décision d’interdiction, pas de la discuter. Triste fonction qui assimile le haut fonctionnaire à un domestique de grande maison. Corneille n’avait-il pas affirmé que « l’obéissance est un métier bien rude » ? (Nicomède, Acte II, scène 1).

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  • Cet école doit être fermée, c’est une des causes de ce que les politiciens sont devenus, ce genre d’école qui réunit les politiciens et leur progéniture est à bannir, qu’ils ne vivent plus dans une bulle.
    Aux US les grands politiciens ont été dans différentes universités et ils n’en sont pas morts pour autant.

  • Bonjour,

    Vous êtes un des meilleurs contributeurs de ce site et j’apprécie grandement le regard que vous portez, et que vous nous aidez à porter, sur le monde juridique et son évolution.
    Votre article est passionnant et ses attendus plutôt terrifiants (surtout le troisième sujet). Pour faire un parallèle sur un milieu que je connais bien, l’armée, sous ses dehors formels, offre des espaces de libertés sans commune mesure avec le cadre étriqué de la haute administration et le culte de l’obéissance servile n’est pas celui qui est le plus prégnant.
    La question se pose en effet de la fermeture éventuelle d’une telle école. Doit-on y voir la cause profonde de la catastrophe que vit actuellement ce pays? Je n’irai pas, encore, jusque là mais dans les 80 dernières années, l’Histoire montre que chaque fois qu’on a donné les leviers de commande d’un pays à des technocrates (et sur ce point, je me dois de souligner que Vichy était avant tout une gouvernement de technocrates, la IVème république n’ayant fait, avec la création de l’ENA, qu’officialiser cette dérive débutée dans les années 20-30, cf la Synarchie), ce dernier a connu des catastrophes.

    Bonne journée

    • Alors si on en est arrivé à un stade où les militaires ont plus de liberté d’expression que les hauts fonctionnaires, on est quand-même bien foutus.

  • 1) cela fait quelques décennies que cela dure.
    2) c’est consubstanciel au système français de recrutement et de sélection : le mandarinat.

  • Je vous rassure, les autres écoles de l’administration française, telle l’ENFIP (école nationale des finances publiques), fonctionne dans leurs principes comme la mère des mères de ces dernières : l’ENA.

    J’ai été fonctionnaire aux impôts, et lors de ma préparation au concours interne d’inspecteur, l’on a eu de cesse de nous répéter qu’ils cherchaient dixit « des esprits formatés ».

  • S’il faut fermer une école, alors pourquoi ne pas fermer toutes les écoles spécialisées ?
    – école de journalisme
    – école de la magistrature,
    – école des arts,
    etc…

    Le problème, si on le reconnaît car après tout la diversité des domaines d’enseignement permet à l’auteure de sélectionner ses cibles, est que la spécialisation, la concentration en une unité de temps, lieu et d’action de l’enseignement d’une génération permet de la formater et de la rendre prévisible.

    La solution n’est pas d’interdire ces écoles, ni de les « rééduquer » (tentation progressiste constatée dans de nombreux pays et époques, dramatiquement mises en oeuvre…), mais c’est d’éviter que leurs « produits » soient favorisés dans leur domaine !
    Pourtant de très nombreuses activités verrouillent leur entrée à la voie unique d’écoles spécialisées.
    Ce qu’on peut gagner par efficacité, on le perd par formatage de la pensée, le pire étant la formation d’une confrérie qui se préempte…

    Mais on peut aller aussi vers la dénonciation politique comme l’auteure se plait à répéter dans ses articles, si orientés qu’ils en deviennent suspects quelque soient leur contenu.

    • Tout simplement parce que l’ENA n’est pas une école spécialisée, au sens où elle donnerait une expertise nécessaire pour administrer. Elle donne, on le sait, un vivier de copains, des méthodes pour l’intrigue courtisane, et un entrainement à la manipulation. Donc si lui ôte le formatage, il ne reste rien. Il faut, je suis d’accord, également l’ôter dans d’autres écoles, mais celles-là peuvent survivre en n’enseignant que la partie technique de leur domaine, pas l’ENA.

    • Oui pourquoi ne pas fermer toutes ces écoles dites spécialisées où l’Etat forme :
      – les journalistes qui sont censé être le quatrième pouvoir au de lieu de « bien penser » dans des média subventionnés
      – les juges sois-disant indépendants qui condamnent sur l’intime conviction ou sur ordre d’un parquet qui fait appel quand un verdict déplait à l’administration.
      – et pourquoi pas aussi les artistes à qui l’on apprend de qui ils pourront se moquer sans risque sur scène… sous peine d’être interdits avant même de donner leur spectacle.

      Non c’est vrai il est difficile d’interdire le totalitarisme.
      Merci, Amike, pour votre précieuse pensée… très unique.

  • Je pense que, non seulement Les Hauts fonctionnaires doivent être dans le « Moule », mais aussi les petits fonctionnaires.
    Pour avoir passer les concours du Capes et de l’agrégation, j’ai vu que les candidats recrutés n’avaient aucun libre arbitre, acceptaient de transmettre sans sourciller les idéologies les plus liberticides ou les théories les plus controversées (théorie du genre, du Réchauffement Climatique…).

    Enfin, il est ressort aussi de ces sujets un point qui me froid dans le dos : la volonté du l’Etat de réduire / détruire les libertés individuelles et donc de mettre en place une dictature : Enarchie !!!

  • il ny a pas d ena en allemagne,et pourtant…..!

  • L’ENA est une école d’Administration, donc forme des administrateurs, des gens qui connaissent parfaitement les rouages de l’Etat (des supers techniciens ou mécaniciens de l’Etat français). Elle ne forme pas des chefs mais des serviteurs de l’Etat, donc ce n’est pas une formation à la gouvernance (ce ne sont pas des pilotes de F1).

    • Oui, l’ENA pourrait fabriquer des techniciens acceptables. Sauf que dans la vie réelle, bricolo et bricolette se retrouvent au sommet de la pyramide de l’Etat simplement parce qu’ils sont passés dans les cerceaux de l’ENA.

  • Un étudiant m’a confirmé, en passant récemment le concours de l’ENA, la consanguinité des élites au sortir de l’IEP de Paris . Il alla jusqu’à me dire que lors des examens écrits, la mode vestimentaire était très stricte, quasi militaire. Noir pour les garçons cheveux cours et tailleur Channel pour les filles cheveux attachés, disciplinés. Le code vestimentaire étant lui-même un motif de sanction (officieux mais réel) lors des oraux (dont le grand qui est très coefficienté). Les esprits sont dès lors passés à la moulinette, les corps deviennent après logiquement des robots dont toute aspérité caractérielle a été, gommée, supprimée. Après, on siffle et le chien de meute accourt en masse ordonnée sans la laisse pour la pâtée. L’ordre physique et mental sont intégrés sans marquage au sol. La carotte et le bâton, dans ce qu’ils ont de plus propre, de plus élitiste, de plus (f)rigide, deviennent l’objectif par lequel l’impétrant accède à son rang mais aussi à la norme qui dirigera désormais sa conscience. La laisse est au niveau du cortex cérébral, plus besoin d’injonction cerfa.

    Pour le chasseur de tête lambda, ce n’est pas ici qu’on ira chercher les Compagnons de la Libération mais plutôt les serviteurs zélés du pétainisme collaborationniste. Ici pas de problème de moralité ou d’humanisme, on obéit aux consignes hiérarchiques, quelles qu’elles soient. Pas étonnant que le socialisme totalitaire ait recruté ses meilleurs éléments dans cette écurie pour elfes déshumanisés. Benoît Hamon allant jusqu’à théoriser en direct sur France 2 lors de l’élection présidentielle 2012 son historique : « Quoi de mieux que l’ENA pour imposer définitivement le socialisme en France ! »

    Il ne faut pas chercher bien loin alors pour comprendre pourquoi notre pays est à ce niveau de totalitarisme communiste et d’étatisme, de privation des libertés publiques et d’économie en déroute. Par ses ordonnances de 1945 signée par notre bon ministre communiste Thorez tout juste revenu de ses stages (vacances pour éléments prometteurs des partis frères) aux frais du Politburo et du KGB pendant la période d’occupation, jugé quand même au retour pour désertion mais amnistié pour raison d’état (sic! laquelle ?), le Général de Gaulle n’a rien trouvé de mieux que de lui donner les clés de la maison administration afin d’avoir la paix sociale au sortir de la guerre et d’éviter la guerre civile suivante dans une phase de reconstruction bien indigente marquée par les restrictions et les tickets alimentaires. Connaissant le modèle du grand frère moscovite, notre généreux (donateur) camarade avait les coudées franches pour implanter dans notre cher pays le modèle idéal pour reproduire à terme la structure idoine qui là-bas contribua fièrement à la dictature du prolétariat.

    Il ne faut jamais oublier non plus au passage que ces ordonnances de 1945, dans lesquelles figurent aussi celles sur la Sécurité Sociale (la bien nommée Securitate Sociâle dont une de ses filles porte le doux nom euphémique d’URSS-AF ; on ne se refait pas, ça fait tellement de bien de se sentir chez soi, entre camarades), n’ont jamais été entérinés et confirmés par l’Assemblée Nationale ou le Congrès. Depuis 70 ans, cela aurait été la moindre des choses dans une contrée dite « des pays libres » ! Qu’à ce titre, ils figurent donc parmi les avatars (« les machins ») de notre pays les moins démocratiques, les moins légaux, les moins défendables donc les moins souverains. Il est donc devenu de plus en plus nécessaire de les remettre drastiquement en question.

    Froidement, si l’on veut que la liberté revienne un jour en France, cela passera obligatoirement par la suppression de cette école et la mise à pied hors état de nuisance de ses anciens élèves, tous corps confondus. Au moins les mettre en état de neutralisation politique par l’interdiction d’exercer un mandat d’élu. Qu’ils redeviennent ce qu’ils sont dans la lettre initiale et auraient du le rester par leur formation et l’exercice de leurs compétences, des toutous d’élite bien obéissants, mais dont le rôle n’est en aucun cas de devenir des chefs de meute, rôle pour lequel il faut avoir une conscience et une vision éclairée de l’avenir. Ce qui n’est évidement pas leur cas, comme on avait fini par tous le comprendre.

    De droite comme de gauche, ce sont tous des apparatchiks. C’est largement suffisant comme condamnation définitive pour préparer l’avenir libéral inexorable de notre pays.

    C’est aussi très simple parce qu’il n’y a pas d’autre solution.
    L’équation est incontournable.
    Avec l’ENA, la France est morte.
    Pour qu’elle revive, cela se passera sans.

    L’épisode Dieudonné a été de fait un tournant dans le passage à l’abjection du régime.
    Mais l’esprit de cette forfaiture était déjà en germe dès 1945 par les conditions de naissance du petit monstre froid et zélé (digne de l’esprit d’un gestapiste ou d’un kagébiste) et la présence de parrains si particuliers (des mafieux marxistes-leninistes, quoi !) au-dessus de ses fonds baptismaux.

    • Très belle prose !

    • Hélène Carrère d’Encausse avait avancé que le KGB était un peu l’ENA russe. Ce à quoi Fedorovsky répond qu’à son avis c’est l’ENA français qui est plutôt le KGB français.

    • L’interdiction de mandat pour les enarques est en effet une exellente idee.

    • Oh fraserve, ben il est en forme, et l’article est intéressant, c’est vrai! Après si le costume est de mise, ils vérifient pas ce qu’il y a en dessous, à priori…;)
      Mais deux questions naïves ( voire un peu conne):
      – pourquoi les étudiants continuent de passer ce concours alors? Enfin on peut avoir un peu de réflexion, ce qui passe ceux concours ont minimum 24/25 ans.Je ne peux pas imaginer qu’ils soient formater à ce point là, si?
      – pourquoi votre prénom, enfin pseudo, il est souligné? ( c’est pas pour tous)

      • il est souligné, le site de l’auteur 🙂

      • Article intéressant oh que oui ! et aussi la photo du chien
        ceux qui qui passent ce concours bon ….
        fraserve le nom est souligné bonne question ! pourquoi ? c’ est le chef du site ?

        • Mais non, ça y est j’ai compris, merci Michel, ça veut dire que si on clique sur leur prénom/pseudo cela nous envoie sur leur page perso/blog, je vais découvrir pleins de choses ajd 😉

      • Pourquoi ces étudiants continuent à passer le concours ? Beaucoup de réponses.

        – elle forme une élite intellectuelle et sociale, le fameux entre-soi
        – c’est l’école du pouvoir par excellence
        – c’est l’école grâce à laquelle vous ne serez jamais au chômage, non seulement par les privilèges professionnels ou de titres quasi nobiliaires qu’elle apporte mais aussi par son réseau de relations qui est d’une puissance phénoménale
        – enfin, dernier dévoiement, elle inocule désormais sa culture dans le privé aux plus hautes fonctions des entreprises majeures françaises du CAC40 qui sont prescriptrices de toute l’économie française
        – …

        Ces raisons non exhaustives sont aussi celles qui contribuent à sa nocivité sur l’économie française.
        Elle tétanise et sclérose la liberté d’entreprendre et les rouages financiers. Parce qu’elle suggère implicitement que pour devenir chef d’entreprise de très haut niveau, il vaut mieux devenir fonctionnaire…

        Allez donc demander à Carnegie ou à Rockefeller ce qu’ils en pensent ?

        • Quelle est la nécessité d’avoir une telle oligarchie au pouvoir ?

          Du moment ou le chef d’état dispose du feu nucléaire il est de mon avis fort probable qu’il soit impossible d’organiser une démocratie.
          Le contrôle du type qui a le bouton ou une partie du bouton est essentielle.

          Évidemment, il ne faut pas croire que seul le président peut lancer des missiles mais la question mérite d’être posée.
          L’ENA agirai alors comme une sorte de sélection.

          Tout cela ne sont que des humbles réflexions et interrogations personnelles dans le vent.

          • C’est vrai que l’ENA sélectionne, mais la vie professionnelle aussi. Je vous rappelle au passage que, par son unique mérite, Mr Pierre Bérégovoy est devenu 1er Ministre de la France (diplôme de CAP de tourneur-fraiseur). Les énarques ne lui ont jamais pardonné sa non appartenance au corps d’élite. Mitterrand dans son discours d’inhumation les a appelé « les chiens » (cf. la photo de l’article).

            Le sort réservé à Monsieur Pierre Bérégovoy motive à lui seul la fin de cet élitisme républicain uniquement par le diplôme.

            Imaginez-vous la compétence et le travail qu’il a fallu à cet homme le long de sa carrière professionnelle pour franchir tous ces paliers depuis son enfance !

            Les questions posées sont donc :

            – peut-on franchir par le mérite professionnel tous les paliers de la société ?
            – où est-ce réservé uniquement à des gens qui obtiennent un diplôme d’élite à l’orée de leur 20 ans ?

            La France dit non à la première question et oui à la deuxième.
            Les pays anglo-saxons disent oui à la première question et non à la deuxième.

            • désolé de vous contredire mais les « chiens » en question c’étaient les journalistes.

              et pour clore la parenthèse, ce discours m’avait choqué de la part de quelqu’un qui n’avait pas soutenu une seule seconde son 1er Ministre.
              De la part de FM, de toute façon l’abjection a connu des records.

              • Complètement d’accord avec le niveau d’abjection… Mais « les chiens » étaient bien l’ensemble (la meute) de la classe politico-médiatique dont les énarques qui n’ont pas trouvé de meilleure occasion pour le descendre à partir de l’histoire du prêt de Roger-Patrice Pelat à taux 0.

      • Mathilde, le soulignement de mon pseudo, c’est vous qui me le faites découvrir. No sé !

        • Eh bien coup double !
          Avez vous remarqué que le symbole a gauche du nom avait changé de forme ?
          Vous vous êtes sans doute connecté avec une autre boite mail.

          • Non mais c’est vrai que j’avais fait une erreur de frappe sur le nom de mon site en intervertissant deux lettres à cause de la frappe TGV. Heureusement qu’il y a la correction automatique sur la zone de frappe, sinon… j’aurais pas pu être greffier à l’AN ou dans les tribunaux… J’écris trop vite… Une fois sorti le premier jet, il y a du boulot !

          • Ahhhh ben vous voyez que mes questions idiotes vous font parler 😉
            Mais j’ai bien l’impression que pour cette élite, ça commence bien avant l’ENA…

    • L’ENA nous la devons à MM Michel Debré et Maurice Thorez (juste de retour de Moscou après la guerre)… Comme nous devons aussi la Sécurité Sociale aux partis dont ces deux tristes sires sont issus : un modèle soviétique de plus…..

      Tant que cette oligarchie ne sera pas chassée RIEN ne changera dans ce pays.

    • Merci pour ce post fraserve. Mais que faire ? Les democrates sont tres désarmés face aux totalitaires organisés et soumis . Sortir d’une telle mainmise ne peut malheureusement se faire que par une révolte qui sera forcément elle même violente et totalitaire … Bien sûr les démasquer est déja un pas dans la bonne direction.

      • Votre interrogation est légitime et elle pose de sérieux problèmes, nous met tous au pied du mur, nous, les lucides, actifs, expatriés, non inféodés au pouvoir, suffisamment éclairés pour connaître les bonnes solutions, rassemblés entre-autres sur Contrepoints… Car elle renvoie à la réponse : qu’ont fait les peuples dans l’histoire pour se libérer d’un pouvoir totalitaire, d’une oligarchie par définition anti-démocratique ?

        Les livres d’histoire sont remplis des réponses apportées par les peuples.

  • Les juristes de droit public et beaucoup de français constatent un recul des libertés dans notre pays depuis trente ans. La scolarité a l’ENA n’est pas seule en cause loin de là. Ce qu’il faut comprendre c’est que ce ne sont pas les politiques qui tiennent le pays, mais les technocrates. La marge de manoeuvre du politique face au technocrate est faible. Le système en place a pour principal objectif sa propre conservation. Les français dans leur ensemble semblent apprécier ce mode de gouvernance.

    • Je ne crois pas que les technocrates tiennent quoi que soit, mais s’ils le faisaient, ce serait la preuve évidente que les politiques n’ont pas reçu la formation technique adéquate. Il est très simple de ne pas se laisser tenir par un technocrate, un patron d’entreprise n’est pas supplanté par son directeur technique, sauf parfois quand il a été parachuté par népotisme.

      • Votre parallèle avec le monde l’entreprise est séduisant. Mais là il s’agit des ministères, où les purs politiques se heurtent a une armée de technocrates. Ils n’ont pas la connaissance de sujets de plus en plus techniques et décident sur la base des rapports d’une technocratie qui a tjrs des arguments pour faire passer ses propres priorités.

        • Oui, mais le problème étant que ces mêmes personnes sont issues du même moule, majorité si ce n’est tous ENA. Les ministres ne sont donc que les garants de leur système sans avoir à proprement parler de trouble-fêtes pour leur mettre les points sur les i
          Un ministre pas chef de son ministère n’est qu’un gars qui se complaît dans le système actuel. C’est bien pour cela qu’on doit ne plus avoir d’Enarques ou professions juridiques à ces postes. Pour avoir des personnes reprenant le contrôle du bordel et plus réticent à accepter tous ce que les conseillers ministériels peuvent proposer.

        • @Alexis , tout à fait d’accord . Le vrai pouvoir est chez les technocrates , dans l’ombre . Ce modèle est calqué sur celui de l’europe de l’Est : le vrai pouvoir était dans les mains du KGB (ou autre service local) il était caché , les dirigeants apparents étaient des fantoches . Tout comme chez nous . La chute du mur a eu le mérite de les faire sortir du bois , ils sont devenus visibles .
          Chez nous j’ironise un peu , mais le mur n’est pas tombé , les hommes de pouvoir sont dans l’ombre . Le reste n’est que de l’enfumage pour la galerie.

      • Je pense qu’Alexis a raison. Un ministre n’est absolument pas le chef de son ministère et son administration le lui rappellera clairement le cas échéant.. Tous les témoignages que j’ai pu entendre à ce sujet vont dans le même sens.

        • C’est triste mais c’est vrai. Les directeurs d’administration centrale (énarques obligatoirement et exclusivement, un comble et un déni démocratiques insupportables qui interdisent la promotion par le mérite républicain) ont plus de pouvoir qu’aucune personne en France, même plus que le PM et le président, sauf quand celui-ci est Président. Alors, il devient bien avant d’être le chef des Français et des armées, celui des énarques. Il est donc légitimé dès lors par l’administration et a moins de problème d’opposition interne, voire plus du tout, étant reconnu par ses pairs.

          Cette perspective d’analyse fait froid dans le dos car elle suppute que toute personne non énarque élue au poste de Président de la République en pourra pas aller au bout de sa politique si celle-ci va contre le système administratif central et énarchique. Nous sommes donc bien dans un système oligarchique totalement indépendant des élections de nos représentants, voire plus pour les paranos dont je fais partie.

          On s’en est rendu compte quand il a fallu à Sarkozy donner des ordres de réquisition administrative pour faire passer certaines lois anti système et anti énarchiques. Là fut par ailleurs une des causes de sa non réélection en 2012. L’administration, dont il voulait la peau comme celle de l’ENA (1 fonct./2), lui a rendu la monnaie de sa pièce en brouillant son message, en n’obéissant pas aux injonctions du conseil des ministres ou en faisant trainer les circulaires (tous les moyens sont bons), en détruisant sa crédibilité et son image comme on l’a vu dans tous les médias de gauche à la botte de Solférino, repère d’énarques s’il en est.

          L’ENA tire toutes les ficelles en France, même au niveau des médias.
          Ce n’est pas un scoop.
          Je n’ai pas peur de le dire, je connais le système de l’intérieur et je n’ai rien à perdre.

          • Je voulais dire : même plus que le PM et le Président « sauf quand celui-ci est énarque »

            • Est-il possible (si non-confidentiel) de savoir comment vous avez pu connaître le système de l’intérieur ?

              Loin de moi l’idée de mettre en doute ce que vous dîtes, c’est juste pour mieux comprendre encore de quel(s) point(s) de vue vous avez pu l’analyser, et donc pour tenter de mieux se mettre « à votre place » encore.

              • Je pourrais vous répondre facilement mais j’ai peur que vous soyez une taupe. Il y en a tellement partout aujourd’hui qui prêchent le faux pour savoir le vrai. Des très proches (1er degré relationnel) ont travaillé au plus au niveau de l’Etat. Quand je dis le plus haut niveau, c’est le top. Moi même j’ai travaillé au contact de ce milieu de pouvoir depuis 30 ans sans cesse.

                • Taupe ? je ne pense pas que vous faites allusion aux rg qui connaisse sans avoir à poser ce genre de question votre identité la mienne aussi , votre prénom est bien François ?

    • Le problème est que la classe politique se confond de plus en plus avec l’énarchie quasiment dans tous les partis ils occupent le haut du pavé (même au Front National); ils constituent de fait une élite autoproclamée dans premier temps puis élue dans un deuxième. Et en général quand ils ont fini de mettre le bordel dans poste au gouvernement ils vont le continuer à la tête de grandes entreprises.

      En n’oubliant jamais au passage de s’en mettre plein les poches.

  • Vieux problème : que faire face à la toute puissance de la hiérarchie, des khons et des salauds; qui, évidemment, arrivent toujours au pouvoir.

  • Extraordinaire en effet, ces sujets. Merci ! Le juge administratif… là encore une institution qu’on feint de respecter… et qui est-il au juste, pour l’économie ? A-t-il travaillé, d’ailleurs ?
    Le mal français: l’institutionnalisation de la conscience.

  • Nous avons un systeme educatif qui a reussi a inverser les valeurs en toutes choses.

    Une ecole publique, qui ne prepare plus les enfants et les adolescents a devenir des etres humains a part entiere, et qui nous produit bien souvent des petits barbares inemployables – un peu de conformisme, ici, ne gaterait pas – et de l’autre cote, made in ENA, ces petits conformistes deshumanises, betes a concours, comme Francois Holland, imitateurs convaincus au radar etroit, qui participent ensuite, des leur sortie de formation, a pepetrer le mecanisme meme qui les a formates, et dont ils beneficieront leur vie durant. A l’identique.

    « La possibilite d’une ile » – Michel Houellebecq ?

    • C’est assez caricatural quand même. Il n’y a pas de formatage, seulement des êtres serviles. Je pense principalement que ceux qui vont à l’ENA sont déjà pré-disposés à cet état d’esprit et peu sont vraiment idéalistes à l’entrée. S’il y en a, ils se feront rabotés à la sortie de celle-ci (cf le concours) ou au cours de leur carrière (physiquement ou psychologiquement).

      • C’est precisement ce que j’avancais. Bien sur que c’est une caricature, Houellebecq est un artiste et nous sommes dans le domaine de la parabole. Avec un double aspect de sociologie-fiction : premonitoire et caricatural.

        Pour le reste, je ne parlais pas ici de l’intention mais de la necessite qui fait l’intention. Ceux qui rentrent a l’ENA ne sont peut-etre pas, cyniquement, conscients du choix de servilite qu’ils decident de faire a l’entree de l’ecole, mais a voir la nature des questions, soit il faut etre un(e) rare conformiste, soit il faut faire un effort conscient pour reussir a se conformer au standard – je suis persuade que celui ou celle qui va se mettre dans les rangs se seront precisemment prepares a cela. Il faut aussi avoir ce genre de cerveau predestine qui vous donne la capacite de pouvoir y verser n’importe qu’elle ineptie et de le refermer ensuite sans etat d’ame. Ce n’est pas donne a tout le monde et je trouve ce genre de personnes inquietantes. Je m’accorde a fraserve pour affirmer que les chemins de la politique devraient leurs etre fermes.

        • Houellebecq est trop bon !

          Votre commentaire est primordial car il monte un aspect particulièrement déroutant de l’intelligence :

          Comment peut-on être intelligent, cultivé, curieux, bardé de diplômes et en même temps être conformiste ? La servilité à l’esprit de diplôme (aux honneurs) ne constitue-t-elle pas en elle-même la servilité au système qui le propose ? Dans ma prime jeunesse, je croyais que plus on était diplômé, plus on devenait libre et lucide, cultivé donc intelligent… non non servile… Et puis on rencontre de plus en plus de gens sur-diplômés dans sa vie et on constate que la structure sociale/mentale mise en avant par la trilogie diplômes/obéissance au système/honneurs est un cercle vicieux endogène, une prison.

          Il faut être fort mentalement pour, une fois acquis les diplômes supérieurs ou les honneurs, leur tourner le dos ainsi qu’à tous les avantages qu’ils représentent. De Gaulle aura été jusqu’à la prise de risque maximum de la peine de mort par contumace à la suite de l’Appel du 18 Juin, jusqu’à la radiation de son corps d’origine pour assumer ses opinions. C’est la raison pour laquelle il est le modèle français par excellence. Il représente le courage dont est capable le peuple français dans ses périodes les plus troubles et les plus noires.

          En cela, je dirais que Contrepoints est gaulliste d’esprit.

          • Déjà ceux qui vont dans cette école sont ceux pour ou en accord avec ce système ou alors faut faire agent double. Car à la sortie, ce qui est requis est de continuer à le faire marcher, et non à le réformer car les réformes sont décidées et appliquées à un échelon supérieur (gouvernement, asssemblée). D’ailleurs parler « d’élite » pour ces gens est quelque incompréhensible, c’est une école d’administration, pas dédiée à une quelconque révolution scientifique ou philosophique ou etc (sérieusement on a connu mieux comme élite)

            « Dans ma prime jeunesse, je croyais que plus on était diplômé, plus on devenait libre et lucide, cultivé donc intelligent…  »
            Parler d’intelligence n’est pas pertinent. Vous les considérez idiots car n’allant pas dans votre sens. Mais ils peuvent se sentir et parfois être intelligents. Ils savent comment faire fonctionner la machine et la connaissent, ce que presque tous les libéraux attendent d’une école et qui est le but de l’ENA. Ce n’est pas d’élever des cadors de la réforme ou de la pensée idéologique quelconque.

            En revanche, je suis d’accord que l’accès aux fonctions de gouvernances devraient être restreintes mais ca serait aller contre leur liberté :D. Déjà un bon point (et peut-être solution) serait de briser son monopole.

            Par contre Contrepoints d’esprit gaulliste, elle est bien bonne celle-là !

            • « Par contre Contrepoints d’esprit Gaulliste, elle est bien bonne celle-la ! »

              Fraserve parlait ici du de Gaulle de l’appel de Londres, a la resistance contre l’occupation, vous preferez peut-etre Philippe Petain ?

              • J’avais bien compris merci. Je ne préfère aucun des deux car le parallèle n’a pas lieu d’être.
                Allez, à bientôt dans le maquis ! 😀

            • Je suppose que vous les avez côtoyés de (très) près, à la mêlée, moi (aus)si.

            • Une fois que l’énarque est dans le système, d’une certaine façon il est prisonnier du système. Celui qui exprimerait sa pensée sur un mode divergent serait de fait marginalisé par une mise au placard. C’est pourquoi, chez ces personnes à qui il faut reconnaitre un certain talent, vous trouverez des auteurs de romans et d’essais, mais jamais l’expression d’une critique indépendante du pouvoir.

          • Tout a fait. Le diplome etant la recompense la plus ultime a la conformite au standard. Il serait donc essentiel pour des citoyens desireux de conserver leur liberte de surveiller les standards de tres pres…

            • A l’evidence, mon commentaire ne s’adressait pas a Fabien mais a fraserve…

            • On en revient au problème du contrôle citoyen de l’Etat, dont il est nécessaire de renforcer (créer ?).
              Cependant, cet effet est mis en exergue dans le cas présent car c’est un concours dont le sujet est ouvert mais déjà orienté, et dont on ne connaît pas les critères de notations des correcteurs. (Oui, bon… je ne me fais guère d’espoir de ce côté là :D)

          • C’ est une croyance qui est fort habilement ancrée dans l’ opinion française l’ intelligence est une et unique
            mais non il y a des variétés ces gens ont une ou des variétés d’ intelligence personelement je n’ en suis pas jaloux
            j’ ai bati ma maison en pierres entre autre de la belle architecture linteaux , corniches etc tout fait main
            ils ne l’ ont pas fait …. je ne me sens pas inférieur à ces gens /

            • Bonjour Noe,

              Et vous avez entierement raison. Mieux vaut encore savoir construire, en bel ouvrage, une belle maison en pierres de pays. Vous avez construit. Ces gens detruisent ou hypothequent. D’autre part, le grand avantage que j’y vois c’est que vous n’aurez eu a payer aucune taxe, aucun impot, sur votre propre labeur, a la sueur de votre front. Encore quelques dizaines de milliers d’euros que les gabeloups ne verront pas !

      • http://www.atlantico.fr/decryptage/quand-rentiers-capturent-etat-charles-gave-750624.html

        Il ne faut pas s’étonner que la France a été le pays où la collaboration avec l’occupant a été la plus zélée.

        • Bonjour Theo31,

          Je me rappelle maintenant avoir lu cet article splendide sur Atlantico, je l’avais semble-t-il perdu dans mon grenier. C’est avec un tres grand plaisir que je l’ai retrouve grace a vous. Merci.

        • Pas très gentil pour les Pays-Bas où plus de 75 % des juifs ont été déportés…

          • Bonjour Thibs,

            Rappellons que la collaboration, que ce soit en France, aux Pays-Bas, ou ailleurs, fut surtout le fait de personnages pour le moins conformistes, souvent tres proche des appareils d’etat autoctones. J’ai d’exellents amis Juifs Hollandais qui me l’on confirme lors de conversations au sujet des membres de leurs familles qui ne survecurent pas a l’holocauste. Aux Pays-Bas, la deportation de 75% des juifs nationaux s’est realisee en effet grace a la collaboration active des autorites locales. C’est pour cela-meme qu’elle y fut si effective.

            Alors quant a dire que ce n’est pas tres gentil pour les Pays-Bas…

          • @ Thibs,

            Je viens de realiser que votre commentaire, au sujet des Pays-Bas, s’adressait a Theo31 et que nous parlons donc de la meme chose. Vous l’avez dit en quelques mot, il m’aura fallut un paragraphe complet. C’est sans doute le syndrome du samedi matin…

            Autant pour moi et bon week-end.

      • Il y a une prédisposition psychosociologique à l’origine de toute évidence.

        Elle tient au formatage social du milieu d’origine par la reproduction des élites chère à Bourdieu. Les chats ne font pas des chiens. Et puis il y a aussi un formatage par la scolarité particulière qui est bien effectif à l’ENA.

        Les IEP (Rue Saint Guillaume en particulier car peu d’autres IEP fournissent autant l’ENA ; il faut préciser aussi ce détail, avant le déménagement à Strasbourg, l’ENA était aussi rue Saint Guillaume, donc l’élu ne faisant que traverser le jardin intérieur pour passer de l’IEP à l’ENA) laissent des étudiants formés, intelligents, cultivés, heureux, ouverts sur le monde (tous les stages et échanges vers les écoles et universités à l’étranger en cours de cursus le démontrent). Rien que par l’attitude, l’étudiant à l’IEP est encore ouvert, potache, camarade, rieur, fatigué par tant de travail mais encore léger. Celui admis à l’ENA vient de rentrer dans l’aristocratie, dans l’entre-soi par le tamis encore plus serré, jusqu’à la « garote » espagnole.

        Entré à l’IEP, vous êtes parmi les 2000 meilleurs élèves de France, l’IEP de Paris étant considéré comme la meilleure école par le classement de Shangaï et les journaux spécialisés français. A l’ENA, vous faites partie des 120 (et des brouettes) meilleurs élèves français. De l’IEP à l’ENA , vous passez de la plèbe de l’élite à l’Olympe. Les élèves ne s’y trompent même pas, car même dans les groupes d’étudiants, l’énarque se remarque parce qu’il a le torse bombé alors que celui qui a juste un concours annexe a le dos courbé, comme si le règne animal avait là aussi définit ses dominants et ses dominés. Les uns seront par ailleurs plus tard les subalternes des autres, quoi qu’il arrive dans la vie active et quel que soit le mérite des uns et des autres. Enfin, après deux ans de scolarité à l’ENA, le rang de sortie détermine aussi l’élite de l’élite de l’élite (France, IEP, ENA, Grands Corps) et affecte les premiers aux Grand Corps et les autres aux ministères les moins dotés, dont le pire étant celui du travail. L’Inspecteur des finances (sorti dans la botte) méprise copieusement l’énarque de l’Inspection du Travail, peut en faire son directeur de cabinet parvenu à la tête d’un ministère. On ne renverse pas la table même après 30 ans de carrière parallèle.

        Mais nous avons affaire ici à la sélection par l’absurde, car les plus dotés deviennent les super eunuques de l’Etat. Il y a aussi différentes castes chez les eunuques. Nous avons affaire à une caste d’esclaves aveugles et insensibles et plus ils montent dans l’appareil d’Etat par uniquement leur rang de sortie (et non leur mérite), plus nous avons affaire à des êtres froids, distants, zélés, sanglés, bottés, insensibles, méprisants, supérieurs… Mais esclaves de leur système et de leur mode de pensée, de fonctionnement. Vous ne pourrez plus jamais attendre d’eux dans la vie une quelconque once de variété, de vie, de dérapage, de frivolité, de… tout ce qui fait un humain, imparfait par essence, celui qui fait par ailleurs toute la richesse d’un être humain, d’un bon compagnon, d’un ami.

        Et la tendresse, bordel !

        L’énarque qui dérape (vous avez remarqué que je ne suis par énarque par ce simple fait) aura perdu le contrôle, de soi et du système. Il n’en sera donc plus un au regard de ses pairs. Le déclassement commence alors pour lui. Cela tombe bien, la sélection se fait encore à partir de là pour monter au-delà du K2 et de l’Everest, pur la cordée finale. Mais au-delà c’est le mont Olympe… Dommage que celui-ci soit sur Mars ?

        Conclusion, je propose une affectation supérieure pour les énarques. Au-dessus encore de l’inspection des finances : affectation directe aux voyages interplanétaires pour peupler la planète rouge. Y a des postes libérés à affecter de toute urgence. Et puis enfin quelle promotion ! Inspecteur général de Mars.

        Tant mieux ! Là-bas il n’y a pas besoin de relations humaines. On gère des cailloux, des déserts et des ressources. Cela tombe bien, cela ne faisait pas partie des prérogatives, de la formation, de la psychologie de l’élu.

        • « … les plus dotés deviennent les super eunuques de l’Etat. Il y a aussi différentes castes chez les eunuques. Nous avons affaire à une caste d’esclaves aveugles et insensibles et plus ils montent dans l’appareil d’Etat par uniquement leur rang de sortie (et non leur mérite), plus nous avons affaire à des êtres froids, distants, zélés, sanglés, bottés, insensibles, méprisants, supérieurs… »

          Mais des êtres équipés de toutes leurs dents !!!
          Qui plaisantent sur les « sans »

          • Je vous jure que je n’étais pas au courant de l’impression du livre à 200.000 exemplaires en Allemagne, qui s’arrachent en librairie actuellement…

            • Reconnaissons que l’opération a été bien réalisée. Pauvre MoiJe qui s’en est expliqué en conférence de presse à l’étranger et qui déclare aimer tant les pauvres.
              Mao mettait les intellectuels aux champs (il n’y allait pas de main morte comme d’usage en Chine) nous devrions mettre toute cette oligarchie hors d’état de nuire avant que tout ne s’effondre vraiment

  • Le sujet d’économie est encore plus savoureux : « Faut-il s’endetter pour croître ? ».
    A vos crayons.

  • Article édifiant. Merci.
    On se doutait largement de ce qui se passait à l’ENA mais des exemples concrets sont indispensables.

    Au passage, merci à Fraserve de ses interventions avec lesquelles je suis le plus souvent d’accord.

  • Une blague que j’avais entendu:

    Un ours et un serpent tombent dans un trou et se cognent la tête 10 mètres plus bas. Ils se retrouvent dans le noir total amnésiques et seuls.

    L’ours dit au serpent: « Dis moi ce que je suis et à quoi je ressemble! »
    Le serpent s’execute et s’enroule autour du plantigrade pour mieux saisir la situatio:

    « T’es tout poilu, tu dois vivre dans un endroit froid. T’es cosaud, tu dois devoir faire de gros efforts, T’as un gros nez et des grandes dents. Tu dois beaucoup chercher ta nourriture et tu dois beaucoup manger. t’as des enormes griffes, tu dois etre dangereux, tu dois être un ours.
    -Merci mec.
    -Et moi, tu veux bien me dire qui je suis?
    -Pas de problème, laisse moi tâter…
    -merci ec
    -Alors voyons voir… T’as pas de bras, tu dois pas beaucou bosser… T’as pas de jambe, tu dois jamais avoir à te bouger le fion. T’es tout froid, tu dois etre du genre à bouffer la chaleur des autres. T’as des crocs qui puent le poison et une langue fourchue, tu dois être un sacré menteur. T’as pas couilles non plus, t’es un énarque à coup sûr. « 

  • Voilà encore la preuve éclatante que ces écoles conformistes (ÉNA, ÉNM notamment) qui forment les (déjà et) futurs roquets de la République doivent être fermées; que les universités doivent être le plus autonomes possibles, voire privées, et leur liberté de sélectionner établie; et que les accès à la haute fonction publique doit se faire sur la base d’élection (pour les procureurs ou/et les juges) et par concours (et non en fonction du range de sortie dans ces écoles élitistes). C’est de cette seule façon que l’on parviendra à insuffler un peu de diversité d’opinion et de parcours dans la technostructure d’État.

  • le problème n’est pas tant la façon dont on sélectionne ou dont on forme les « hauts fonctionnaires » (finalement toute proportion gardée, les sujets du bac sont année après année assez similaires dans l’esprit) mais le fait qu’ils aient in fine le pouvoir réel de mise en œuvre des politiques et de décision de ces politiques (puisqu’ils font aussi de la politique).
    Soit on passe au « spoil system », soit et c’est plus souhaitable encore, on interdit les mandats électifs aux fonctionnaires. Ou, mais d’aucuns trouveraient ça excessif, on supprime le droit de vote des fonctionnaires (quand on vit de la manne publique, on ne peut pas aussi décider d’elle).

    • Il suffirait sans doute d’obliger les élus à démissionner de l’administration et à repasser par le concours s’ils veulent y revenir ensuite.

      • Il y en a 1 qui vient de le faire – c’est suffisamment rare pour être souligné : c’est Bruno Le Maire.

        Il vient de démissionner de l’administration : rien que pour ça je pourrai voter pour lui

  • Vous ne pouvez pas vous battre contre cette oligarchie: Elle fonctionne en castres et a organisé le systeme pour ce defendre.
    Seule une revolution permettrait de la faire sortir de l’ombre, et c’est pas pour demain…
    Tout est fait pour qu’ils se reproduisent et entretiennent leurnmain-pise sur le pouvoir, a commencer par les, conditions dont beneficient les fonctionnaires pour se presenter en politique: tres incitatif par rapport au privé. ..
    Leurs pouvoir s’ auto-entretient parnl’entre-soi et les opportunités de connivence entre grands groupes et Etats…
    Bref, helas rien de nouveau et cela serait probablement plus facile pour un homme politique de faire changer un peu l’ENA que de le faire disparaitre.

  • Excellent article, quoique assez terrifiant.

  • Excellent. Bravo !

  • Le jeune ministre de l industrie Madelin dans les années 80 s’ était parait il attiré l’ hostilité des caciques de son ministère il me semble qu ‘il n ‘a gardé son poste que peu de temps
    nos politichiens savent reprendre la main ! comme on l’ a observé dans le mariagepourtouss …

  • OK … et alors ? Bien sur que l’État cherche des serviteurs dociles, comme l’Armée recherche des soldats disciplinées (TTA 101 : « la discipline est la force principale des armées ») ! quel scoop …

    L’État français a des écoles spécifiques pour former ses serviteurs depuis avant la Révolution.
    Pourquoi ?
    Parce qu’il ne veut pas aller les chercher à l’université.
    Pourquoi ?
    Parce que l’Université est un repère de gauchiss. Déjà chez Rabelais, l’étudiant est un fripon, branleur, voleur, fainéant ; et désobéissant. Idem chez Hugo. L’étendu de la connerie universitaire et estudiantine s’est vu à de nombreuses reprises depuis 68.

    Supprimer l’ENA ? OK, et alors, il se passera quoi ? Tant qu’il y aura des inspecteurs de finances et des conseillers d’Etat, et des concours pour les recruter, il y aura une école leader pour les préparer à ce concours.

    Les USA n’ont pas d’ENA, certes, mais ils ont des « skulls and bones » qui ne fonctionnent pas différemment.
    Idem en Angleterre, qui n’a pas dissous son aristocratie et sa « bonne société ».
    Rome avait ses affranchis, la Sublime Porte et la cité interdite leurs eunuques.
    etc.

    L’alternative n’est pas « ENA ou pas ENA ». La question est de savoir qui a le choix dans le recrutement : le chef (qui recherche des gens dociles) ou le subordonné (par droit héréditaire, par exemple) ; cela peut aussi être un tiers irresponsable (enseignant, jury de concours…) mais alors la question est seulement déplacée à celle du choix du tiers …

    Bref : ne vous focaliser pas sur l’ENA, c’est un faux problème.

    • « Ne vous focalisez pas sur l’ENA, c’est un faux problème ».

      Votre rappel historique est de toute évidence instructif et démonstratif. J’irai pourtant dans le sens inverse de votre conclusion trop facile et digne d’un néophyte qui vient de débarquer au royaume des bisounours.

      Vous faites la démonstration d’une élite formée par et pour l’État par opposition à l’Université qui forme des hommes libres, par essence « universels ». Dont acte. Il n’empêche, à partir du moment ou seuls les énarques peuvent accéder aux hauts rangs des ministères et de la Présidence et d’y rester d’une manière seule souveraine et légitimisée par leurs pairs, hors tous les autres, c’est qu’il y a réellement un problème majeur. Peut-être pas supprimer l’ENA où la supprimer seulement de manière symbolique pour évacuer comme en URSS on évacua le symbole KGB pour le rebaptiser le lendemain le FSB, mais en tout cas empêcher les énarques d’accéder aux fonctions éligibles par un empêchement contractuel de facto à la carrière d’élu sauf démission du corps des hauts fonctionnaires (COMME PARTOUT AILLEURS) serait la meilleure des solutions pour que notre pays et son élite ne deviennent pas une oligarchie étanche à toute autre formation. Les trente dernières années ayant montré, comme avec Poutine en URSS, comment le pouvoir obtenu par une caste unique dérivait immanquablement vers l’ABUS DE POUVOIR et une dictature, soft ou hard, je vous laisse estimer le degré de nuisance.

      • D’ailleurs, votre commentaire est tellement comique et par ailleurs cultivé sur la légitimité et l’historique des formations d’élites nécessaires au fonctionnement d’un état centralisé, qu’il semble être celui d’un nouvel admis parmi la caste… Alors, heureux de faire partie de l’élite de l’élite de l’élite de l’élite de l’élite de l’élite de l’élite…?

        « Arrêtez, n’en jetez plus, la cour est pleine, je suis satellisé !  »
        « C’est bien ce qu’on attend de vous ! »

      • bien sûr qu’il y a un problème. C’est l’Etat, le problème. Ou, plus précisément c’est l’idée que le pouvoir peut et doit être utiliser pour faire le bien, coute que coute, et que la fin justifie les moyens. Après, que les serviteurs de cette idée mortifère soit cooptés, issu de l’ENA, du KGB, d’Oxbridge, ou d’ailleurs, ça n’a aucune espèce d’importance. L’Etat trouvera toujours des gens pour faire le boulot qu’il attend.

    • Excuser moi de changer de sujet
      si ma mémoire est bonne vous aviez pronostiqué il y a quelq mois un effondrement des marchés cet été non ?

  • Votre opinion est intéressante en ce qu’elle est révélatrice d’une façon de penser l’ENA et les grandes écoles qui, bien que datée, est toujours très présente chez certains, notamment à l’université.
    Je me permettrai quelques remarques en tant qu’ancien étudiant de Sciences Po et de Faculté.

    Tout d’abord, votre description des candidats au concours externe est parfaitement infondée. Sciences Po, qui demeure effectivement le vivier des candidats à l’ENA, recrute aujourd’hui de plus en plus de boursiers, comme je l’étais, qui se présentent, comme les autres, à ce concours. Ainsi, une grande partie des candidats n’est pas issue des milieux favorisés et n’a pas étudié dans les lycées prestigieux de la capitale, qu’ils soient publics ou privés. Leur mérite ne saurait être nié par des propos réducteurs peut-être parfois emprunts d’une jalousie refoulée.

    Ensuite, votre analyse des sujets est partiale et semble même trahir une incompréhension des sujets. Votre analyse du sujet de droit public externe sur le « juge administratif, juge de l’économie » trahit une démagogie malhabile. La connaissance de l’économie est aujourd’hui particulièrement utile au haut fonctionnaire, tant elle imprime sa marque sur les décisions publiques et juridictionnelles. Elle n’implique pas forcément de vouer un culte aux PPP, dont certains Professeurs d’université se sont d’ailleurs faits les chantres. Du reste, ne critique-t-on pas souvent les décideurs publics sur la base d’une prétendue méconnaissance de l’économie ? Par ailleurs, le jury de l’ENA attend toujours une mesure dans la réponse dont l’utilité semble vous échapper.

    En outre, vous semblez ignorer la fonction même du fonctionnaire. Les décisions du juge administratif, pour critiquées qu’elles soient par la doctrine, à tort ou à raison, s’imposent par nature aux pouvoirs publics et particulièrement à l’administration. Le fonctionnaire ne saurait s’y opposer, surtout pas dans une note. Il n’en demeure pas moins que le format de la dissertation, peu adapté au 3e concours, aurait permis au candidat de présenter une analyse éventuellement critique, ce qui témoigne d’une certaine liberté des candidats. Je vous renvoie, pour une meilleure compréhension, à la lecture des meilleures copies…

    Je n’évoquerai finalement pas le mesquinerie de votre propos en ce qui concerne le pantouflage censé être recherché par les haut fonctionnaires. La présence de certains cas, en fait très isolés, ne saurait justifier des affirmations péremptoires sans aucun fondement qui nuisent à l’immense majorité des hauts fonctionnaires qui choisissent de travailler pour l’intérêt général, en dépit d’une faible rémunération par rapport aux diplômes obtenus.

    Madame le Professeur, je vous renvoie à vos études…

    • Pour la scolarité à l’ENA, que penseriez-vous de réserver 1/4 des places pour les candidats extérieurs (y compris 3ème concours) et 3/4 pour les fonctionnaires en poste ? Ceci pour huiler un peu l’ascenceur social car le plafond de verre est une réalité, non ?

      • Et la suppression pure et simple ça vous dis rien ?

        Les foncsio sont déjà une caste si en plus l’ENA est réservée au foncsio, l’endogénéité sera totale.

        • Vous avez une vision trop monolithique du fonctionnariat. Il y a 3 fonctions publiques : Etat, santé, territoriale et 4 niveaux hiérarchiques, de « bas » en « haut » qui sont : exécution C, technicien B, cadre A et cadre de direction A+
          Ensuite il y a une subdivision entre personnel administratif et personnel technique. Ce sont là comme autant de cultures d’entreprises. Chaque ministère, tant a son niveau central qu’a ses échelons régionnaux et locaux a là aussi des variations sensibles.
          Une ENA qui formerait des personnes se dédicaçant à travailler au profit de la population dans une administration réduite à ses fonctions régaliennes ne serait pas pour me déplaire.
          Par contre, l’oligarchie, le copinage et la porosité fonctio/carrière politique et retour : niet !!!

    • Cette façon de « penser » l’ENA n’est pas datée. Elle est particulièrement moderne et partagée par bon nombre de concitoyens de la rue.

      Quelques remarques:

      – science po n’est plus ce qu’il était. L’ouverture aux élèves issus de la « diversité socio-culturelle et économique » ne traduit pas une politique éducative de lutte contre les discriminations mais le déclassements de science po comme outil de reproduction sociale pour l’élite du pouvoir et comme classes d’excellence.

      – La connaissance de l’économie pour un haut-fonctionnaire s’apparente plutôt a des techniques de spoliation des biens au nom d’un intérêt général inventé par ceux qui veulent percevoir les dividendes du rapt imposé à la population. Laissez-nous tranquille, ce sera bien mieux.

      – Il y a des gens de valeur dans la fonction publique. Mais par pitié ne nous ressortez pas le couplet de l’intérêt général, surtout en ce qui concerne les plus hauts niveau de pouvoir. La réalité parle contre vous. Les résultats économiques du système bureaucratique correspondent à un gaspillage honteux des forces vives des citoyens que le fonctionnaire au nom de sa mission de service public administre ( vol serai bien mieux ).

      -« Le fonctionnaire ne saurait s’y opposer, surtout pas dans une note. » Tout est dit ici, le culte de la note de service… sortez le borderau XBZ-37 alinéa 4 chapitre 12 de la commission d’étude du vivre-ensemble qui dynamise le pôle participatif des synergies inter-services.

      C’est le corps des hauts fonctionnaires qui nuisent à l’intérêt général. Il n’ y pas que le salaire mais toutes les dépenses afférentes: voiture, escorte, retraite, avantages divers et varié, frais de fonctionnement etc… Sans parler à certains endroit des rétrocommissions, des magouilles etc… les diplômes sont en toc ( ce qui ne veut pas dire que les gens sont sans valeur mais que leur énergie pourrait être autrement mieux utilisée ).

      Monsieur le foncsio, le citoyen qui vous paye pour être à mon service voudrait vous renvoyer purement et simplement mais il ne peut pas.

      • M. Haddock, je suis personnellement favorable à une plus grande ouverture de l’ENA à des profils divers. L’ENA elle-même apporte d’ailleurs une attention particulière à la diversité des profils, comme en témoigne la forte augmentation du nombre de candidates reçues et des candidats provenant d’autres écoles que Sciences Po. Toutefois, il conviendrait sûrement de renforcer la connaissance du monde « privé », par exemple en allongeant la durée des stages en entreprise dans le cadre de la scolarité. Je suis plus mesuré en ce qui concerne les quotas, la sélection devant se faire selon moi au mérite conformément à la DDHC et à l’intérêt du pays, mais un mérite plus largement entendu que les seuls résultats académiques.

        M. ou Mme Romaric, je tiens à souligner que je ne suis personnellement ni fonctionnaire, ni « foncsio » selon votre élégante terminologie. La virulence de votre propos, qui ne parvient pas à dissimuler la faiblesse de votre argumentaire, m’incite à ne pas vous répondre. Je le ferai néanmoins.
        Concernant Sciences Po, je ne comprends pas si vous concevez le prétendu déclassement corrélé selon vous à l’ouverture à la diversité comme une mauvaise ou une bonne chose. Je me contenterai donc de souligner l’augmentation constance du nombre de candidats à Sciences Po et la reconnaissance internationale de son diplôme…
        Concernant la spoliation des biens, votre propos vire à la caricature…
        Il en va de même sur l’intérêt général. Votre intérêt particulier Monsieur, si grand soit-il dans votre coeur, et si bénéfique soit-il à notre économie, ne justifie pas de remettre en cause que l’intérêt de tous est supérieur, surtout que ces notions ne sont pas incompatibles.
        La soumission du fonctionnaire à la hiérarchie est un principe de base de l’Etat de droit. Il est du ressort du citoyen de définir la politique de la Nation, appliquée par les politiques, que le fonctionnaire n’a pas à remettre en cause. Vous confondez autorité politique et administration. Du reste, appartient-il au salarié de remettre en cause les ordres de ses supérieurs ?
        Par ailleurs, la complexité du cadre administratif français justifie sa simplification et non la remise en cause de son existence.

        Votre tirade finale prête à sourire. Là encore, vous cédez à al démagogie. Les abus des uns n’enlèvent pas l’honnêteté de tous les autres. Quant aux diplômes, si vous le dites…

        • Merci de vous abaisser à me répondre. Cependant je vous ferai remarqué que c’est vous qui avez tiré à boulet rouge en premier sur la teneur de l’article et sur sa rédactrice. Ne prenez pas la posture de la jeune fille effarouchée, s’il vous en plaît….

          Science Po c’est plus ce que c’était. Et pas forcément à cause de la diversification des élèves. Sur ce dernier point je n m’avancerai pas.
          La multiplication des IEP à créé une perte de valeur du diplôme. Son intérêt principal se constitue du réseau d’ancien élève et des rencontres possibles pendant les études avec de futurs dirigeants, de la cooptation future en somme. La multiplication des diplômés dilue le pouvoir endogène du diplôme, du groupe.

          Les impôts que l’état me prélèvent c’est de la caricature ? Vous plaisantez ? C’est 50 à 80% de ma vie professionnelle qui part pour les autres et pas forcément pour les gens que j’aime ou j’apprécie.

          Concernant l’intérêt général c’est à moi et à chacun qu’il revient de le définir et surtout pas à d’autre de dire ce qu’il doit être.

          Vous semblez confondre plusieurs notions: l’intérêt général d’un groupe comme la somme des intérêts individuels et l’intérêt public qui est sa mise en œuvre.

          Sur le premier point nous pourrions avoir un dialogue sociologique ou politique sur les différents centres d’intérêts des individus et leurs aspirations collectives et individuelles.

          Sur le second point, il est évident que faute de pouvoir cerner clairement ce qui est collectivement partagé par tous et plus important encore, les différentes modalités d’application et d’existence des intérêts individuels et collectifs, leur traduction en droit public m’apparaîtssent parfaitement illégitimes. Cela s’apparente a une tentative d’orienter au nom d’un prétendu bien une communauté d’individus.

          Mais comme ces gens ont fait l’ENA sans doute qu’ils savent ce qui est bon pour moi…. D’ailleurs pourquoi irai-je voter puisqu’ils se chargent de tous…?
          Autant mon propos peut vous apparaître démagogique autant il pose une question qui gagnerai à être méditée dans les classes de nos élites. Pourquoi les Français désertent les urnes ? Si ce n’est parceque justement une caste de hauts foncsio tient le pouvoir, se coopte, s’accapare le politique par le biais du noyautage des appareils de partis politiques.
          Mais en France, il suffit de tirer sur des foncsios pour être démago….

      • Bravo Romaric. Enfin du bon sens ! C’est ce qui manque le plus à cette fausse élite.

      • Zoé Shepard a décrit avec talent toute ce cynisme en forme d’institution. Et pourtant, son niveau de compétence « n’était que » régional. Mon coiffeur qui le fut autrefois dans le quartier des ministères voyait défiler des employés de Matignon à la semaine. L’un d’eux lui dit un jour : « Vous savez, si la population savait comment est dépensée l’argent des impôts, il y aurait une révolution » Ne sont-ce pas les quartiers où, non contents d’avoir les meilleures cantines de la République, ceux qui sont le plus près des sources de financement se permettent de vaquer quotidiennement jusqu’à des heures indues (15-16 heures) dans les meilleurs restaurant qui pullulent en ces lieux, où le montant de l’addition permettrait à une famille de manger pendant 1 mois.

        Une révolution est en marche, de toute évidence. Ces privilèges et cette outrecuidance de caste sont devenus intolérables, insupportables. L’ENA en est malheureusement la plus belle et désastreuse expression.

        • M. ou Mme Romaric, mon propos, certes incisif, à l’égard de l’auteur de ce post ne répondait qu’à son ton outrancier à l’égard des étudiants de Sciences Po et des candidats à l’ENA. Vous n’étiez pas concerné par mon propos – est-ce une preuve de plus de la haute opinion que vous vous faites de vous-même et de votre intérêt ? – et n’aviez donc aucunement à vous adresser à moi en ces termes.

          Ce détail réglé, vous répétez encore une fois les mêmes anathèmes que vous n’étayez d’aucune façon…
          Vous vous érigez en défenseur de l’individu face aux fonctionnaires, méchants spoliateurs de la propriété privée, en vous plaignant de payer beaucoup d’impôts, au sens large. Ne pensez-vous pas que la majorité de la population s’accorderait, au moins au premier abord, à vous en faire payer encore davantage ? Ne vous rendez-vous pas compte que la défense de l’intérêt général, qui sous-tend l’existence d’un Etat de droit, défend au législateur de prendre des dispositions confiscatoires ? En sens inverse, ne comprenez-vous pas que vous ne pouvez gagner autant d’argent que parce qu’il existe des infrastructures, des écoles, et des institutions à même de rendre cela possible ? Et qu’autrement, non seulement vous n’auriez sans doute pas pu en arriver là (à moins que vous soyez un héritier), mais qu’en outre votre niveau de vie apparaîtrait comme illégitime au lieu de la population ? Que penser à cet égard de l’important débat qui bouscule aujourd’hui l’Amérique à propos des inégalités ?

          En outre, le fait que vous n’appréciez pas les bénéficiaires de vos impôts -remettriez-vous en cause l’essence même d’une cohésion sociale? -, dont vous faites grandement partie, n’est pas de nature à faire obstacle au système d’imposition qui, outre une fonction de redistribution, revêt surtout une fonction d’allocation de court et long termes.

          Enfin, là aussi, le rejet que vous exprimez à propos des politiques, qui est aujourd’hui généralisée à l’ensemble des pays démocratiques – et non, la France n’est pas seule… – est là aussi hors de propos…

          Vous semblez avoir une faible connaissance du système de Sciences Po et des IEP de province. Par pitié, n’exprimez donc pas d’opinion.

          Concernant l’intérêt général, vous affirmez « c’est à moi » – décidément !! « et à chacun qu’il revient de le définir et surtout pas à d’autre de dire ce qu’il doit être ». Je n’ai jamais dit le contraire, en tant que citoyen. Et c’est d’ailleurs aujourd’hui le cas. Arrêtez de croire en la surpuissance des fonctionnaires et haut fonctionnaires. Ils sont entièrement soumis au pouvoir politique, lui-même issu d’élections ! Les fonctionnaires ne disposent en aucune façon du pouvoir de définir l’intérêt général. Si, par hasard, un énarque devenait politique, il n’agirait dès lors plus au nom de l’administration mais au nom des citoyens qui l’auront choisi… A l’électeur de se faire son opinion…

          Votre définition de l’intérêt général en tant que somme des intérêts particuliers est contraire à la tradition française consacrée par la DDHC. Elle n’en est pas pour autant philosophiquement illégitime. Mais je suis obligé là aussi de vous rappeler que ce ne sont pas les fonctionnaires qui définissent l’intérêt général, mais les citoyens via les politiques. Votre propos est donc hors sujet.

          Par ailleurs, « fraserve » votre notion de « fausse élite » semble intéressante. Si les fonctionnaires constituent une fausse élite, c’est en premier lieu qu’ils seraient illégitimes peut-être parce qu’incompétents malgré les forts avantages que vous décrivez. Mais dès lors, pourquoi ne changez-vous pas l’ENA de l’intérieur ? Le concours est ouvert, montrez à la France ce que vous savez faire ! En second lieu, cette notion implique qu’une vraie élite pourrait se faire jour ? Mais laquelle ? Chaque gouvernement produit une élite, plus ou moins démocratiquement choisie, qui le conseille. Par ailleurs, les hauts fonctionnaires sont politiquement très divisés, comme la population.

          Avec tout le respect que j’ai pour votre coiffeur, je pense qu’à supposer cette situation véridique, elle doit être relativisée. L’existence de PDG comme M. Messier ne me conduit après tout pas à croire à l’incapacité des entrepreneurs privés. Pourquoi un cas particulier devrait-il à chaque foisêtre généralisé ?La plupart des haut fonctionnaires travaillent beaucoup + que les 35h hebdomadaires, et cela même si vous aimeriez croire le contraire… Il est si facile de rejeter la faute sur l’autre, c’est vieux comme le monde…

          • Quel est le pourcentage d’imposition que vous souhaitez pour les français ? 0% ? 10% ? 20% ?…

            Vous ne répondez pas à l’essentiel: qu’est ce que l’intérêt général sorti de la définition qu’en donne un pouvoir, fusse ce dernier élu par un peuple?

            Pour éviter de répondre à la question qui fait mal vous répandez l’idée que je me lance dans des anathèmes à l’égard des fonctionnaires. Ce qui est en partie vrai et qui s’explique par une certaine expérience personnelle de la chose et d’une réflexion nourrie depuis un certains temps.

            Je connais bien la philosophie qui sous tend toute la réflexion républicaine à la Française. J’en connait aussi tout le verbiage et le vernis de légitimité qu’elle tente de propager. Il m’a fallut des années pour m’extraire de la pensée officielle et dogmatique telle que propagée dans le temple de la république qu’est l’école.

            Pour l’exemple, votre tirade sur l’état défenseur de mes intérêts face à la dictature d’une majorité qui me clouerai au pilori fiscal est fausse. Elle n’est pas vérifiée. De plus il y fort à parier que ce soit justement plutôt l’inverse.

            Cette idée que vous véhiculez est très malsaine car elle sous-entend que mon prochain me veut systématiquement du mal. C’est tout l’inverse. La plupart des gens souhaitent commercer et s’enrichir en paix. L’état, et ses représentants, s’appuient sur une philosophie qui considère mauvais l’homme ?
            Dés lors, vous ne pouvez que m’affirmer que cet état en place est le moins pire des systèmes. Est-ce cela la légitimité de cet état ? L’état s’apparenterait plus au comportement d’un voyou mafieux qui m’offrirai sa protection en échange d’un racket !
            D’ailleurs l’argument qui consiste à littéralement m’arroser de la redistribution des impôts via les aides sociale peut là encore s’apparenter aux techniques mafieuses qui consistaient a donner des cadeaux à certains politiciens pour les mouiller et les faire chanter si le besoin s’en faisait sentir. Mais je ne boit pas de cette eau…

            L’état c’est bien une mafia qui a réussie: Il est le plus grand faucheur de vie au travers des multiples guerres, massacres, génocide, asservissement commis en son nom et au grand jour. Sans doute parfois au nom de l’intérêt général…Racket, pyramide de ponzi etc….

            Quand l’état se mêle des affaires de ses administrés c’est très souvent calamiteux et contre-productif.
            Les écoles, les hôpitaux et tous le reste ne sont pas la création de l’état mais le fait d’hommes industrieux et savants. L’état à repris à son compte ce que d’autre ont fait. D’ailleurs mon boulanger aussi œuvre pour l’intérêt général….

            En France l’état au nom de l’intérêt général peut prendre des mesures confiscatoires. Les textes de lois sont clairs là-dessus. Votre propriété privée est une illusion. L’état vous concède ce droit en échange d’un impôt.

            Combien de fonctionnaires et d’enseignant à l’assemblée nationale?
            http://www.assemblee-nationale.fr/qui/xml/cat_soc_prof.asp?legislature=14

            Combien de président sortis de l’ENA, combien de premier ministres, de ministres de préfet ( non-élus ) ? Etc… Etc… vive les appareils de partis et l’alternance simulacre de démocratie !

            On ne peut bâtir une certaine conception de l’intérêt général sur une démocratie en toc. A mon sens on ne peut même pas parler d’intérêt général hors de la somme des intérêts particulier. Ce qui demeure encore trop flou.
            C’est bien souvent le concept brandit pour limiter la propriété privée, porter atteintes aux libertés individuelle etc…
            Les liberté et les droits sont souvent des éléments définis et clairs… qu’est ce que l’intérêt général concrètement ?

            A mon sens, c’est la marge de manœuvre que se donne toute structure illégitime pour assurer sa propre survie. L’intérêt général correspond à un idéal à géométrie variable qui, en définitif, servira l’intérêt particulier d’un ou de plusieurs individus ou d’un groupe.

            Le service de l’état c’est mettre l’état à son service. Le pouvoir politique doit respecter le droit naturel et ne pas céder à invoquer l’intérêt général pour restreindre les libertés individuelles.

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