La fausse bonne idée de la décroissance

Les prévisions apocalyptiques malthusiennes dont s’inspirent les partisans de la décroissance sont sans fondement.

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La fausse bonne idée de la décroissance

Publié le 12 novembre 2022
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Par Germain Belzile et Alexandre Moreau, depuis le Canada.
Un article de l’Institut économique de Montréal

 

Récemment, une série de capsules vidéo sur la « décroissance économique » et ses bienfaits a enflammé la toile québécoise. Cette série, produite par Radio-Canada, suggère que nous vivons sur une planète de moins en moins propre, plus pauvre, mal nourrie et que la santé des humains diminue.

Il n’y aurait qu’une minorité de riches qui tirent profit de la situation actuelle et ceux-ci alimentent une croissance effrénée qui nous pousse à demander à la Terre davantage que ce qu’elle est capable d’offrir. En somme, notre existence est actuellement insoutenable et seule la décroissance permettrait de vivre en harmonie avec notre planète.

 

Le triomphe de Malthus

Ce discours alarmiste repose sur les idées de Thomas Malthus, un démographe anglais du XVIIIe siècle. Malthus affirmait que la croissance de la population et celle de la production étaient insoutenables et que les ressources de la planète seraient bientôt épuisées. Ultimement, il prédisait des famines, une croissance importante de la pauvreté et rien moins que la fin de l’humanité,= si rien n’était fait pour contrôler l’augmentation de la population.

En agriculture, les rendements ont tellement augmenté que l’on peut nourrir un nombre croissant de personnes avec une superficie équivalente : la production mondiale de céréales a presque quadruplé en 50 ans alors que la superficie des terres cultivées est demeurée relativement stable. Pourquoi ? La recherche du profit a incité les agriculteurs à augmenter leur productivité, les fournisseurs de machinerie et de semences à offrir des produits améliorant l’efficience du travail et le rendement des céréales.

 

Une décroissance aux prévisions sans fondements

Dans la logique malthusienne, pour quadrupler la production, il aurait fallu quadrupler la superficie des terres cultivées, ce qui aurait accru la déforestation. Au contraire, l’innovation a permis de la réduire alors même que le niveau de développement économique augmente. C’est d’ailleurs principalement dans les pays moins développés que l’on observe une diminution du couvert forestier.

Les prévisions apocalyptiques malthusiennes sont sans fondement. L’idée de la décroissance peut paraître séduisante à première vue ici, dans l’une des sociétés les plus riches au monde, mais elle ne ferait certainement pas consensus dans les pays en développement, aux économies peu productives, et où les gens vivent malgré eux selon l’idéal des disciples de Malthus.

Pourquoi ? Parce que plus un pays s’enrichit, plus le taux de mortalité infantile diminue, plus le travail effectué par des enfants diminue, plus le niveau de pauvreté absolue diminue (il est passé de plus de 80 à seulement 10 % en deux siècles), plus le nombre d’heures travaillées diminue, plus les inégalités entre les hommes et les femmes diminuent, plus le taux de mortalité lié à la malnutrition diminue, plus l’espérance de vie augmente, etc.

La théorie économique explique ces relations par la division et la spécialisation du travail qui sont rendues possibles par les échanges commerciaux.

 

Un meilleur environnement

Au bout du compte, grâce à la hausse du niveau de vie nous avons davantage de temps pour notre famille et nos loisirs tout en ayant une meilleure qualité de vie, ce qui serait impossible dans un monde où les idées malthusiennes triompheraient.

Et l’environnement ? La croissance économique nous permet de consacrer davantage de ressources à la recherche afin d’innover, et cette innovation nous permet d’en faire plus avec moins. Dans une société plus riche, où les besoins de base sont couverts, l’environnement devient une plus grande source de préoccupation, favorisant ainsi le développement d’un cadre réglementaire minimal qui protège à la fois la propriété privée et nos écosystèmes. Ainsi, une entreprise qui pollue doit rendre des comptes, ce qui contribue à la protection de nos cours d’eau et de nos forêts.

Ce cadre réglementaire est souvent absent dans les pays moins développés. Dans cette perspective, on est moins surpris d’apprendre que plus de la moitié des déchets polluant nos océans proviennent de cinq pays où la propriété privée et le niveau de développement économique sont relativement faibles (Chine, Indonésie, Philippines, Vietnam et Sri Lanka).

Tout cela ne signifie pas que nous ne devons pas faire d’efforts supplémentaires pour être plus écologiques dans notre consommation et réduire la quantité de déchets que nous produisons. Par contre, il va de soi que les solutions proposées par des entrepreneurs seront beaucoup plus utiles que des prévisions apocalyptiques qui proposent un système contraignant et appauvrissant.

 

Article initialement publié en août 2018.

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  • Il est clair que pour ces « sectes millénaristes » la nature n’est qu’un moyen, le but premier étant la destruction du monde occidentale, auquel s’ajoute le Japon et Israël.

  • Mouais … je me méfie autant de ceux qui disent « il faut de la croissance », que de ceux qui disent « il faut de la décroissance »

    • Comme d’habitude je trouve que les libéraux ont la position de loin la plus morale: il faut de la liberté point.
      Les échanges volontaires et mutuellement bénéfiques feront aller l’humanité dans le sens du plus grand bénéfice pour les humains et la planète.

  • cette décroissance pourrait bien se faire à marche forcée si not bon gouvernement continu à nous pomper l’argent tiré de notre travail…..pour remplir les caisse de l’état toujours vides ….

    • La France est déjà depuis 1981 en décroissance. Notre industrie a pratiquement disparu, ce qui explique les 7 millions de gens sans emploi. Maintenant écologistes et politiciens s’attachent à détruire notre agriculture, seule source de devises qui nous reste!

  • Jusqu’ici, le pessimisme de Malthus n’est pas confirmé. Mais qui peut affirmer qu’il en sera toujours de même ?
    « La prévision est un art difficile, surtout si elle concerne l’avenir » (généralement attribué à Woody Allen).

    • Vous avez bien raison, en prédisant toujours l’apocalypse pour demain, les prophètes de malheur auront forcément raison un jour. Est-ce une raison valable pour baser votre mode de vie sur leurs élucubrations ?
      En termes de probabilités, la chute d’une météorite semble représenter un danger plus grand pour l’humanité que la surpopulation – ou la « surcroissance ».

    • Vous n’avez pas compris l’article? Parce que le progrès scientifique et technique améliore et fournit de nouveaux procédés! Exemple: les nouveaux avions fabriqués ne sont plus en aluminium mais en fibre de carbone. Quant à la population elle diminue en Occident car la prospérité ne pousse pas à pondre des gosses. Dès que les Africains seront sorti de leur misère la natalité stoppera. Quand à la nourriture aucun problème non plus. En France les surfaces cultivées ont énormément diminuées par l’abandon des fermes. La surface boisée et en friche est en pleine expansion. L’Afrique en est encore à l’agriculture de subsistance, primitive, et des surfaces gigantesques sont sous exploitées, en Bulgarie, Roumanie, Ukraine, Russie et au delà en Asie. Donc la terre peut facilement nourrir plus de 10 milliards d’individus.

      • @virgile. Vous faites plusieurs paris:
        1) l augmentation du niveau de vie fera que la natalite diminuera suffisament pour que la population n explose pas. Ca a ete vrai en europe. Rien ne prouve que c est vrai ailleurs : par ex en chine ca a ete fait grace a des mesure tres coercitives. Signalons d ailleurs que si la prosperite implique une baisse de la natalite, l inverse n est pas vrai (hausse de la natalite si baisse du niveau de vie). Pour ceux qui en doutent, veuillez consulter le taux de fecondite de l URSS/russie.

        2) rien ne prouve que le progres scientifique et industriel va etre capable de faire face une croissance exponentielle de la population. Dans le cas de malthus on a eut la machine a vapeur, la Revolution industrielle, l electricite. Qu a t on de nos jour capable d avoir un tel potentiel (voire plus car la population double bien plus vite qu a son epoque) ? l informatique ? l impact sur la productivite n a rien a voir avec celui de la machine a vapeur. Les OGM ? Quelque chose qu on a pas encore decouvert ou qi est dans les labos (supra conducteur) ? Mais dans ce cas, comment faire car entre une decouverte et son utilisation massive il faut des dizaines d annees. Dizaines d annees que nous n avons pas si la pupulation augmente

        La terre peut en effet supporter 10 voir 20 millards d humains. Apres c est un choix de vouloir vivre comme a Bengladesh dans des villes surpeuplees avec une bonne partie de la population ayant juste de quoi vivre et plus aucune zone sauvage ou peuvent vivre des animaux

        • la croissance de la population n’est pas exponentielle ; elle est linéaire, et ce depuis 1970.

        • Bons arguments…

          1) Dans le cas de la Chine, la baisse de natalité dans les villes n’est pas entièrement imputable aux politiques. La prospérité, mais aussi le coût relatif du logement et de l’éducation font que les gens préfèrent investir dans une petite famille, même lorsque les règles sont assouplies. Bien d’accord avec vous qu’il reste à voir si ce schéma est applicable à toutes les cultures.
          2) Rien ne prouve, en effet. C’est cependant comme ça que l’histoire de l’humanité a fonctionné jusqu’ici. Il peut paraître préférable d’extrapoler sur la créativité humaine plutôt que sur des effets mécaniques d’épuisement des ressources.
          3) Oui, c’est un choix, par exemple pour les Bangladais, qui repose sur l’idée que leurs enfants auront une vie meilleure (on y mourait littéralement de faim il n’y a pas longtemps.) La philosophie inverse me paraît teintée d’un singulier désespoir.

        • @cdg
          Je ne fais aucun paris car je n’énonce que des faits, facilement vérifiables. La natalité baisse déjà dans certaines régions d’Afrique et dans les villes. Ehrlich avait déjà prévu des famines extrêmes pour les années 1970. Il n’y en a toujours pas, sauf dans les régions en guerre ou dévastées par une catastrophe. Les démographes prévoient un pic de 9 milliards d’habitants. Les ressources de la population augmentent contrairement à ce que vous pensez. Le seuil de pauvreté a été porté de 1 à 2 dollars par jour par l’ONU.

      • Quand et surtout comment voyez vous l’Afrique sortir de sa misère noire….????

      • Quand et surtout comment voyez-vous l’Afrique sortir de sa misère noire ???

    • Les prévisionnistes sont prétentieux et leurs prévisions ne se vérifient pas souvent mais « comme expert », ils font « l’important » en prévoyant la catastrophe bien plus vendeuse (de papier) que le « tout va bien »!

    • Tout les Malthus de l’histoire se sont trompés ça devrait nous donner une indication…

      • Remarquez que si un seul prophète apocalyptique ne s’était pas trompé, nous ne serions pas là pour le féliciter de sa clairvoyance.
        L’oiseau de mauvais augure est d’autant plus utile qu’il nous incite à le démentir.

  • @Cachou42, il faut de la croissance, pour que ceux qui n’ont pas encore « plus besoin de rien en plus » , comme vous, puissent arriver à votre niveau.

  • La décroissance ce n’est pas que le désenrichissement des riches, pour parler le hollandais, mais c’est surtout la stagnation des pauvres au statut de pauvre. La chine a obtenue une classe moyenne gràce à sa croissance, plusieurs centaines de millions de personnes sorties du tiers-monde. Il en reste juste quelques milliards….

  • Moins de boulot, moins d’industrie, moins de services, moins de retraite, moins de médecins, la décroissance, on la vit depuis les années 80.
    Et ça ne va pas mieux…

    • ca va vous sembler bizarre mais depuis 1980 le PIB de la France a augmente (et meme le PIB par tete).
      La decroissance c est ce qu on vecu les grecs ou les argentins (ou en France ceux qui vivaient en 1940) : une chute drastique du PIB et un serrage de ceinture generalisé

      • Je vis de revenus disponibles, et non de PIB. Pour augmenter le PIB, il suffit de faire circuler des sommes entre les différents services de l’état, ou de reprendre par l’impôt ce qui vient par la subvention…

        • je viens de trouver sur le site de l INSEE
          revenu annuel moyen en 1979 :29630, median 25320. en 2015 36300 et 30040 pour le median (tout ca exprime en euro de 2015).
          Les chiffres sont a https://www.insee.fr/fr/statistiques/fichier/2411341/reve-niv-vie-menage.xls

          Autrement dit, il y a une augmentation du revenu. Apres on peut discuter vu que certaines depenses inexistante en 1980 sont quasiment obligatoire en 2015 (ex telephonie/internet) ou que le logement coute bien plus cher.

          Mais il n en reste pas moins qu on a pas subit une decroissance comme l ecrivait Leipreachan.

          • Si vous utilisiez votre téléphone il y a 40 ans, vous en aviez pour 1000-1500 FF. Aujourd’hui, mobile illimité et internet à 2*30 € soit 400 FF (pas constants).

          • Soit une progression annualisée de l’ordre de 0.56%. Le PIB, hors inflation, a une progression de l’ordre du triple ou du quadruple au moins, de 3.5% voire 4.1 suivant le mode de calcul pour la décennie 70 à 1.2% pour la décennie en cours…

          • Vous oubliez de tenir compte de l’inflation. Augmentation du PIB ne veut pas dire celle du niveau de vie!

      • Permettez moi ici de citer Charles Gave:
         » Le PIB est une ânerie comptable. Pour arriver au PIB, on additionne la valeur ajoutée créée par le secteur privé aux frais de fonctionnement de la sphère étatique.
        Comme personne ne sait calculer la valeur ajoutée créée par des fonctionnaires, puisqu’il n y a pas de prix de marché pour leurs services, on prend simplement leurs coûts que l’on additionne à la valeur ajoutée créée par le secteur privé.
        En fait, il faudrait les soustraire et si l’on fait cela, on se rend compte que la seule explication à la prétendue croissance française a été une expansion continue de la sphère publique, financée par la dette.  »
        D’autres libéraux ont démontré, basé sur le ‘Sophisme de la vitre brisée’ de Bastiat, que détruire tous les ponts dans un pays pour les reconstruire à l’identique ferait faire un bon fantastique au PIB, tout en appauvrissant le pays.

        • Oui, et toutes les incivilités, vols et agressions en tous genres, et pas seulement en provenance de Bercy, sont d’excellents stimulants du PIB puisqu’il faut bien s’en protéger et que cela coûte de plus en plus cher.
          Se servir du PIB comme jauge de la prospérité voire de la qualité de vie est un non-sens absolu.

      • « le PIB de la France a augmente »

        C’est sûr avec trois millions et demi de fonctionnaires en plus depuis 1980. On peut faire dire n’importe quoi aux stats.

      • Etant donné que dans le PIB on compte le budget de l’état et les dettes, la croissance est plus que virtuelle…

  • Que Malthus se soit planté en sous estimant les progres de l agriculture est un fait. De la a dire que le raisonnement complet est faux est aller vite en besogne.
    Deja, nous avons un rendement agricole bien meilleur grace a la mecanisation (tracteur, engrais …). Mais pour cela on a besoin de ressource naturelle non renouvellable (petrole, phosphate)

    Autre probleme tout simple, nous avons qu une seule terre et si la population augmente, il y a forcement moins de superficie pour chacun. On peut evidement faire comme en chine (des immeubles de 30 etages et une dictature feroce pour que les gens entasse les uns sur les autres se tiennent tranquille) mais je doute que ca soit une vision qui dechaine l entousiasme

    PS: il y a 1 sciecle, il y avait 1.5 millards d humain sur terre. A ma naissance, environ 4, nous sommes maintenant 8 et plus de 10 lors de mon deces .. penser que tout va bien se passer si on continue comme maintenant est faire preuve d un optimisme debridé

    • Pour le phosphore, les scientifiques ont déjà des idées avec le phosphite qui est une forme de phosphore du sol actuellement inexploitable par les plantes, mais qui pourrait l’être grâce au génie génétique.
      http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2116

      Déjà, en production animale, nous utilisons des phytases qui permet aux animaux d’utiliser une forme de phosphore des végétaux inexploitable par les enzymes du tube digestif: cela permet de réduire drastiquement les apports de phosphore dans les aliments (donc les rejets). Ironiquement, le cahier des charges « bio » interdit ces phytases qui sont pourtant une réelle avancée pour la protection de l’environnement…

      On ne peut pas résoudre les problèmes de demain avec les outils d’aujourd’hui.
      Malthus n’en savait rien.

      • Les phytases et autres enzymes sont des inventions formidables, que l’Europe et la France en tête veut interdire, comme ils ont interdit les facteurs de confort digestif au nom de la « lutte » contre l’utilisation d’antibiotiques en élevage….Ces facteurs de confort digestif avaient certes des propriété antibiotiques, mais n’avaient aucune chance de figurer un jour dans la pharmacopée humaine…Et surtout ils permettaient de sécuriser l’animal et ses produits finaux (viande, œuf,lait) contre un tas de germes indésirables dans l’alimentation(coli,salmonelles,spirochètes…et j’en passe des masses);

    • Vous occultez carrément, comme Malthus et Marx, le génie humain qui produit le progrès scientifique et technique qui nous a permis de surmonter les craintes et les problèmes, justifiées s’il n’existait pas!

    • @cdg
      Je vous conseille de lire les revues scientifiques, vous constaterez à quel point la science évolue vite de nos jours, car il y a des millions de chercheurs dans le monde qui travaillent d’arrache pied pour découvrir de nouveaux procédés. Cela éteindra votre pessimisme débridé!

      • @virgile
        Je ne doute pas qu il y ait des millions de chercheurs et que de nouveaux procedes, technologie soient inventees. Par contre pour qu elles aient un impact significatives, il faut qu elle passe ensuite a l etape industrielle (ce qui est mon domaine). Entre un process qui marche dans un labo et celui qui permet de produire en masse a un prix correct, il s ecoule souvent des dizaines d annees…
        Par ex, les premiers ordinateurs datent de la seconde guerre mondiale (par ex celui qui cassait le code egnima des allemands). c est reste dans un cercle tres restreint jusqu aux annees 60
        et c est vraiment diffusé avec les PC (fin des annees 80). autrement dit 40 ans apres.

        • Dès les années 60, l’ordinateur a révolutionné la vie et multiplié la puissance des chercheurs. Les inventions sont devenues si courantes qu’on n’en connaît même plus l’auteur. Quand bien même la longueur du tuyau jusqu’à la production de masse serait restée la même, son diamètre a augmenté de manière explosive, il y a des millions de découvertes qui s’en déversent là où n’en sortaient que quelques douzaines il y a un siècle. La tablette que nous utilisons pour lire Contrepoints et envoyer des mails est aussi puissante que le Cray de ma jeunesse, dont il fallait faire instruire un dossier pendant des mois pour bénéficier d’une ou deux heures d’utilisation. Un article qui vous intéresse vous est accessible dans l’heure grâce à internet, quand il fallait 3 à 6 semaines au système de prêt inter-bibliothèques pour vous le faire parvenir. Etc. Ces changements ont eu lieu dans les 40 dernières années, donc ce que vous voyez sortir du tuyau de l’industrialisation de l’innovation n’est qu’un infime début, il y a dans ce tuyau, dès à présent, de quoi nous noyer, vous et moi, des milliers de fois…

        • Entre l’invention du smartphone et sa diffusion il ne s’est pas passé des dizaines d’années. Citer des exemples vieux de 80 ans n’est pas valable!

    • Huh. L’image d’Epinal de la Chine comme exemple infernal de tout ce qui va mal m’agace un brin. N’y voyez rien de personnel, j’ai juste envie de me lâcher un peu, je risque donc un hors sujet:

      Vivre dans de vilaines tours de 30 étages, cela n’entraîne pas forcément des larmes et de la criminalité, contrairement à un discours bien rodé en France. Les Chinois ont vu leur niveau de vie augmenter drastiquement. Les Chinois saisissent toutes les opportunités d’améliorer leur sort, travaillent, font des économies et envoient leurs gosses à l’université. L’appartement dans la tour, ils sont fiers de se l’être acheté. Ils sont aussi viscéralement fiers de leur pays.

      Contrastez, s’il vous plaît, avec les habitants de tours « populaires » de 20 étages en France. Comparez leurs perspectives d’avenir. Leur envie d’améliorer leur condition. Leur foi en l’avenir. Leur contribution à la société. Les opportunités offertes par cette société.

      Au final, un peu d’optimisme, ça ne fait pas de mal, quand même.

    • @ cdg
      Le génie humain est l’adaptation aux circonstances, ce qui s’accélère drôlement!
      On oublie aussi que plus les gens vivent bien, moins ils font d’enfants: pour ça, l’immigration a du bon!
      https://www.topsante.com/forme-bien-etre/bien-avec-les-autres/famille/de-plus-en-plus-de-personnes-vivent-seules-en-france-620211

  • Malthus s’est trompé , au moins dans le timing. Il ne pouvait pas intégrer la découverte de cette formidable source d’énergie et de matière première qu’est le pétrole.
    Tout le fonctionnement de notre société repose sur lui , 80% de notre énergie primaire provient des combustibles fossiles et en premier lieu du pétrole. La production des engrais ( et pesticides ? )vient également des hydrocarbures .
    Pour l’instant nous n’avons aucun moyen de le remplacer de manière industrielle, et nous ne savons toujours pas quel est l’état réel des stocks accessibles , ni pour combien de temps nous en avons. L’état réels des stocks des pays comme l’Arabie Saoudite sont gardés secrets , par un grand mystère ils n’ont toujours pas diminué depuis le temps que l’on pompe.

  • Pourquoi l’auteur en appelle-t-il à un « cadre réglementaire » qui nous protégerait ? Avec le début de son article il est déjà condamné par les khmers verts, alors à quoi bon essayer de donner des gages à la pensée unique ?

  • En économie, en aucun moment les ressources et l’énergie entre en compte dans la production, pourtant l’économie n’est qu’une énorme machine qui transforme des ressources naturelles en produits finis grâce à l’énergie, le recyclage n’y échappe pas non plus. Il y a 150 ans le prélèvement était minime ce qui n’est plus le cas aujourd’hui, mais la théorie n’a pas évoluée. La production devrait être facteur des ressources, du travail (01 pour les hommes e 200 pour les machines qui consomment de l’énergie), le capital est une boucle interne au système et simplement l’accumulation du travail passé. Quand un agriculteur monte sur son tracteur, il remplace 200 personnes qui peuvent aller dans les villes travailler dans les services ou l’industrie. C’est cela que nous a fourni l’abondance de l’énergie. Une contrainte en volume sur l’énergie ou les ressources aura un effet de contraction de l’économie, or cela n’apparait nullement dans les théories économiques qui ne considèrent que les prix. C’est donc de l’économie hors sol, en lévitation, les seules capables de prévoir depuis 40 ans ce qui va se passer est le club de Rome avec le rapport Meadows pages 124 à 126.
    http://www.donellameadows.org/wp-content/userfiles/Limits-to-Growth-digital-scan-version.pdf
    https://imgur.com/a/6dEDt

    • « les seules », non, il y a aussi les Prophéties de Nostradamus…
      Et en quoi ça vous gêne de ne pas comprendre comment notre économie subsisterait « hors-sol » depuis des décennies ? Comme la majorité des Français, profitez-en donc sans rien y comprendre !

    • Vous êtes sur de ce que vous avancez ?
      Les prélèvements minimes il y a 10 ans ?
      Vous savez dans quel état se trouvaient le massif de l’Aigoual à la fin du XIX ème siècle ? C’est un des nombreux exemple ds rupture d’équilibre :
      https://arbresetpaysages11.fr/3-12-projection-aigoual/
      Et le charbon de la révolution industrielle, il venait d’où ?
      ET la force de travail, elle allait à l’esclavage de bon coeur ?
      Reste à espérer que l’épisode covid (qui est juste un épisode sur une longue série) ait mis du plomb dans la cervelle de certains.

      -1
      • @ JMMAD
        L’esclavage? Fin XVIIIe et au XIXe siècle 90% de la population n’avait pas de travail faute d’emplois, et vivaient donc dans la misère. Ils étaient heureux de pouvoir enfin gagner de l’argent! Et ne galvaudez pas l’esclavage qui affecte encore de nos jours dans les 40 millions de personnes. C’est un état où la personne est privée de tout droit, elle devient un objet, rien à voir avec celui de salarié! Les excès outranciers communistes sont grotesques!

    • J’ai lu Limits to growth. Le club de Rome s’est déjà planté sur plusieurs points. Que le pétrole sera un jour épuisé tout le monde le sait, pas besoin de savants pour cela. L’énergie n’est pas un problème, on passera au nucléaire malgré les écolos.

  • la pensée malthusienne prétend s’appliquer à un collectif… pas à l’individu qui la promeut et ça reste son gros défaut..

    on ne pense pas comme droit fondamental celui d’avoir des gosses… et c’est ce droit que les promoteurs de cette idée finissent toujours pas mettre en place..
    ils n’aiment pas cette critique évidente, commence par toi..

    pas besoin d’aller jusque malthus, tourisme de masse, surconsommation..

  • Mathus….. Un voyant qui comme tous les voyants longtermiste c’est trompé. Ceux d’aujourd’hui ne valent pas mieux, genre giec par exemple. Toutes prévisions au delà de 1 an sont fausses.. Ou une semaine d’ailleurs… Ou vraies.. Elles ne peuvent donc que s’appliquer à un individu pas à un groupe d’individus, les dégâts seraient trop graves en cas d’échec.

  • Pour faire le point de manière scientifique et non à base d’élucubrations ou de pseudo théories de personnes financées par des groupes ayant un intérêt au statu quo (l’exemple de l’industrie du tabac aux Etats-Unis est le plus criant et le plus médiatisé), je vous renvoie à un article de fonds. Il permet aussi de répondre aux interrogations posées dans un autre article publié sur ce site par un ingénieur (dont on ne trouve aucune autre publication, ni mention de ses titres ni de ses activités actuelles……).
    https://jancovici.com/recension-de-lectures/societes/rapport-du-club-de-rome-the-limits-of-growth-1972/

    Pour l’essentiel, Jancovici (qui est ingénieur et accessoirement pro nucléaire) remet les choses à leur place sur le sens du rapport de 1972, ses conclusions et surtout ce qu’on a voulu lui faire dire.

    Le rapport actualisé par le chercheur Turner en 2008 montre bien la qualité du rapport et ses prédictions car il sortait du cadre étroit des prédictions économiques.
    La partie la plus intéressante est en fin de texte dans le sous-titre :
    Le Club de Rome, encore plus fort que le GIEC et Total réunis ?

    Ca concerne tout un chacun qui se ent concerné par ce qui l’entoure (enfin, sauf celles et ceux qui pensent vivre dans une bulle à l’abri des virus, des conséquences du réchauffement climatique, etc).

    • Qui c’est qui élucubre en venant nous troller du tabac et du virus à propos de limites à la croissance ?

      • 1. Celà s’appelle  » faire un un parallèle  » ou ‘ faire une comparaison « , on le fait en général pour faciliter la compréhension.
        Mais c’est accessoire en effet.

        2. L’essentiel est dans le texte en lien.

        3. Quel rapport avec un troll ?

        • « Quel rapport avec un troll ? »

          – Vous accusez les auteurs d’être payés par des lobbies (en citant le lobby du tabac).
          – Vous suggérez un rapport entre le Covid et une nécessité de décroissance sans aucune justification mais en accusant ceux qui ne voient pas le rapport d’être des irresponsables.

          • Sans compter qu’on se demande si notre nouvel intervenant J’Ai Mon Mot A Dire ne serait pas un troll bien connu ici revenu sous un autre pseudo. Roule, c’est du Belge !

        • En général, on fait des « parallèle » et des « comparaisons » dans la vulgarisation scientifique. Le problème est que cette « connaissance vulgarisée » est fausse et ne peut en aucun cas servir de base pour établir un raisonnement scientifique.

          En outre, la vulgarisation scientifique « médiatisée » sert principalement à embrouiller l’auditeur. (Exemple : l’effet de serre).

    • Jancovici est X-Télécom, et ne semble jamais avoir participé à un quelconque travail d’ingénierie. Il a donc la même légitimité pour parler que son ancien camarade VGE…

      • Et donc ce n’est PAS un voyant. Son analyse de la situation est bonne. Ses prévisions de l’avenir des spéculations !

        • Je ne sais pas si son analyse de la situation est bonne, seul l’avenir le dira. Elle n’a aucune raison spéciale de l’être, et il n’est pas pertinent de s’appuyer sur sa formation d’ingénieur pour la juger. S’il avait par exemple complété sa formation d’ingénieur par un travail d’ingénierie, dans un domaine soumis aux risques climato-météorologiques et où la fiabilité joue un grand rôle, son analyse mériterait qu’on s’y arrête. Enfin, ça c’est monanalyse…

      • Si on est capable de juger sur pièces de la validité de son œuvre, je ne vois pas ce qu’apportent de plus les considérations sur son pedigree.

        • Certes, mais pour qui n’est pas très versé dans la chose, et cherche malgré tout à déterminer, d’après le pedigree, si la personne est digne d’être suivie, il me paraît sain de rappeler que mettre en avant son pedigree est le plus souvent une forme méprisable d’argument d’autorité. Ca ne sert justement qu’à éviter que les considérations sur la validité de l’oeuvre ne viennent sur le tapis. Jancovici se définit comme un écrivain, alors faisons lui la grâce de le traiter comme tout autre auteur de contes fantastiques et de ne pas mettre en avant sa formation d’ingénieur restée inutilisée.

          • Sans être un Jancoviciste expert, j’ai assez lu sa prose pour constater que non seulement elle est claire et bien écrite sans jargon dissuasif mais que c’est un travail d’ingénieur sans concession et suffisamment honnête pour reconnaître des doutes sur certains points importants. Je pense qu’il corrigera tôt ou tard ses prévisions erronées.
            Je ne vois pas ce que ça changerait qu’il ait ou non traîné ses savates dans un quelconque bureau d’études ou labo de recherches.

            • Difficile de vous l’expliquer sans recourir justement à des arguments d’autorité… Une expérience de terrain d’ingénieur permet de voir les modèles comme des outils et non comme des objets à analyser. En ingénierie, une étude biblio est le début obligé de tout projet sérieux, mais avec Jancovici, on a l’impression qu’il n’y avait pas de projet, et que l’étude biblio est devenue le projet. Du coup, il n’y a pas la hiérarchisation des risques, la mise en concurrence des solutions, les arbitrages d’incertitudes qu’on a dans un projet réel. Il faut avoir été confronté à une exigence de résultat et d’efficacité pour que le diplôme d’ingénieur devienne un atout. Jancovici m’évoque le dicton « Ceux qui savent faire font, les autres vulgarisent et enseignent ». Sauf qu’apparemment, lui, ça ne l’a jamais spécialement intéressé de faire… S’il s’y était frotté, il serait plus crédible. S’il expliquait sur son site pourquoi il ne s’y est pas frotté, je changerais peut-être d’avis. Mais j’ai tendance à ne pas trouver anodin que cette information manque justement dans sa bio.

    • Ah voila! On nous ressort le poncif éculé du réchauffement climatique! Vous croyez que le climat de la Terre est stable? Les romains qui vivaient dans une période plus chaude (globalement ce qui ne veut pas dire localement) ne s’en plaignaient pas, ni les Bretons qui cultivaient la vigne en Angleterre! Certaines gens prennent les délires des gourous pour la réalité, et ceux-ci les plument.

      • Il me semble que l’OCR se situait au niveau de notre climat actuel avec peut-être plus de précipitations régulières en été notamment avec des innondations fréquentes du Tibre par exemple. C’est aussi le cas de l’optimum médiéval au moins en température. Je ne pense pas qu’on soit obligé de rajouter #plus# chaude pour relativiser le réchauffement actuel et le rôle anthropique, car les refroidissements et les réchauffements se succèdent.Ce n’est pas les comparaisons qui comptent mais les dynamiques liées aux cycles.
        Ensuite on peut admettre que l’homme joue un rôle favorable ou défavorable localement (déforestation par exemple) dans un mouvement de fond climatique.

  • La fausse bonne idée de la décroissance.
    Mort de rire.
    Ma foi, écrire de telles aneries ne peut pas conduire au bucher dans une démocratie libérale.
    Pardon, mais pouvez-vous préciser comment vous allez VIOLER LES LOIS DE LA PHYSIQUE : dans un monde fini, les ressources sont par définition limitées et limitantes.
    Comment les auteurs prennent-ils en compte cette loi de la physique ? Aucunement, tout comme la plupart des économistes et des prévisions qui servent de base à la conduite de l’économie.
    Comment sortir du pétrole puisque le PIB a une très faible élasticité vis à vis des fossiles (le principal responsable du réchauffement climatique anthropique) ?
    Donc, je renvoie encore à cet article très riche de Jancovici :
    https://jancovici.com/recension-de-lectures/societes/rapport-du-club-de-rome-the-limits-of-growth-1972/
    Extrait :  » En outre, ce modèle a beau être rudimentaire, il reste considérablement plus sophistiqué que ceux qui sont utilisés pour les « prévisions » diverses qui servent de base aux politiques publiques, lesquelles prévisions sont assises sur des prolongations tendancielles de variables économiques – donc purement conventionnelles – sans aucune boucle de rétroaction explicite. C’est notamment le cas pour les « prévisions » concernant l’énergie, dont personne ne suppose que leur usage sans cesse croissant puisse avoir des conséquences limitantes sur la consommation future tant que cela est compatible avec les réserves. En d’autres termes, les « prévisions » sont généralement faites sans qu’il soit envisagé un quelconque effet perturbateur résultant de l’évolution prévue qui viendrait en changer le cours. »

    -1
    • Un monde fini ? Source ?
      Deux choses sont infinies: l’univers et la bêtise humaine, en ce qui concerne l’univers, je n’en ai pas acquis la certitude absolue. — Albert Einstein

    • Ce qui est limitant c’est le niveau de connaissances. Alors oui on peut écrire que pour chaque stade de connaissances nous avons un monde fini. Or les connaissances s’acquièrent avec le progrès qui se manifeste grâce à la croissance = création de richesses. En fait la croissance n’est que la mesure de cette dynamique c’est à dire que la décroissance reviendrait à un monde statique (ce qui violerait les lois physiques).

      • Tout à fait. Il faut avouer qu’il est possible que la connaissance croisse moins vite que le besoin que nous avons de cette connaissance pour faire face aux défis.

        Mais le plus sur moyen d’arriver dans cette impasse est la décroissance.

    • « Comment les auteurs prennent-ils en compte cette loi de la physique ?  »

      Peut-être qu’ils on lu Einstein : E=mc2 signifie que la matière est de l’énergie et que l’énergie est de la matière. Mais vous avez raison puisque les ressources sont limitées par le refroidissement de l’univers.

      • Déjà Lavoisier (et même semble-t-il Anaxagore) : Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.

        • Heureusement, car pour la transmutation on a un peu perdu la main depuis Flanel et il va falloir de gros progrès en physique atomique pour retrouver le niveau.

    • « il reste considérablement plus sophistiqué que ceux qui sont utilisés pour les « prévisions » diverses qui servent de base aux politiques publiques »

      C’est assez cocasse sur un site libéral de se servir des modèles étatiques comme référence pour valoriser les modèles du club de Rome.
      D’ailleurs les dites politiques économiques se trompent régulièrement, mais l’état persiste à croire à son rôle moteur de l’économie.

      • Alors que tous les exemples du passé montrent qu’il est une catastrophe pour l’économie. L’URSS et les pays communistes en sont morts!

    • « Comment les auteurs prennent-ils en compte cette loi de la physique ? »

      Facile, on prend en compte la science biologique : les humains ne sont pas des virus, 4 continents ont déjà fait leur transition démographique, fin du sketch.
      Les projections démographiques sont optimistes pour 2100 SAUF pour le continent africain qui est très peu libéral, très peu capitaliste, très peu consumériste, très peu consommateur de pétrole.
      .
      le principal responsable du réchauffement climatique anthropique ?

      Non, le RCA fait toujours débat chez les scientifiques.
      Croire qu’une augmentation de 150 particules par million conduit un emballement du climat, c’est de la pseudo-science. Nous avons eu jusqu’à 3000ppm dans le passé sans emballement et l’histoire des glaciers alpins nous apprend que des oscillations rapides ne sont pas anormales.

  • Les temps changent les vues à court-terme restent.

    Hier, c’était l’agriculture qui était sensée stopper la croissance. Aujourd’hui, c’est « l’énergie » ou les infâmes esclavagistes empoisonneurs capitalistes accapareurs de richesses.

    Au moins, invoquer l’humain est un peu plus futé qu’invoquer des ressources qui n’en sont pas ou sont substituables. On peut en effet tabler sur une nature humaine indépendante de l’époque (sauf chez les (néo) communistes qui prétendent changer l’homme). Mais si on veut parier sur des catastrophes provoquées par la bêtise humaine, il faudrait peut-être ne pas faire l’impasse sur les effets de l’étatisme et des sectes.

    • On peut voir les choses positivement l’agriculture n’ayant pas suivi le raisonnement de Malthus. Personnellement que la pensée explore toutes les pistes ne me gêne pas, c’est même stimulant, en revanche que certains esprit radicaux en font une doctrine à imposer apr la suite est un risque, d’où l’importance des gardes fou des contre-pouvoirs.

  • C’est tellement clair que je me demande pourquoi tant gens croient à l’apocalypse des écologistes !

  • Cet article et les commentaires mais je me fais l’avocat du diable.
    On critique la décroissance mais je vais faire un récapitulatif de la croissance sans limite.
    > Pollution de l’air, des sols, de l’eau avec des centaines de milliers de morts ou de malade …. ce sont des faits réels
    > Délocalisation du travail et de la pollution dans des pays pauvres qui sont devenus le dépotoir des pays soient disant développés, je dirais plutôt hypocrite ‘…… c’est une honte
    > Un modèle qui entraîne l’extinction des espèces, un génocide animal dramatique qui nous donnant le titre de criminels…..bravo … et ceci ce sont faits.

    Tous ces faits sont scientifiques et connus.

    J’ajouterais que ce modèle est incapable de résoudre le problème de la pauvreté en restant dans une hypocrisie absurde fermant les yeux sur la souffrance de certains et l’inégalité.

    La croissance nous a apporté beaucoup de belles choses. Mais nous avons perdu notre âme avec au profit de l’argent et du confort. Nous ignorons les dégâts à l’autre bout de la planète.

    Le fond du problème n’est pas qu’une question de ressources, c’est la moralité qui est en cause, ainsi que notre hypocrisie à croire que tout va bien alors qu’il y a des inondations à l’autre bout de la planète, ou encore des sécheresses, ou encore des sols et des eaux polluées par des toxines et des microplastiques (et ça ce sont des faits).

  • Les commentaires sont fermés.

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