Énergie : une seule planète suffit

Au lieu de paniquer les populations avec des prophéties d’empreintes insoutenables, nous devrions nous concentrer sur les problèmes à portée de main, comme sortir des millions de personnes de la pauvreté.

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Énergie : une seule planète suffit

Publié le 11 août 2017
- A +

Par Bjorn Lomborg.

Nous entendons souvent dire que les humains exploitent voracement les ressources du monde et vivent au-delà des moyens que prodigue la Terre. Pour le « jour du dépassement des capacités de la planète », des militants tels que le Global Footprint Network affirment que, à partir du 2 août, nous avons déjà épuisé les ressources naturelles de cette année et que la Terre passe maintenant en « dette écologique » pour le reste de 2017.

Depuis plus d’une décennie, le World Wildlife Fund (WWF) et d’autres organismes de l’environnement ont réalisé des calculs compliqués pour déterminer notre «empreinte écologique» globale de la planète.

 

L’épuisement des ressources

D’après leurs commentaires, l’augmentation des populations et des niveaux de vie implique que nous utilisons désormais 1,7 planète et que nous épuisons les ressources si rapidement que, d’ici 2030, nous aurions besoin de deux planètes pour nous perpétuer.

Si tout le monde devait soudainement atteindre le niveau de vie américain, nous aurions besoin de près de cinq planètes.

Le message est sans équivoque : le WWF nous dit que nous sommes confrontés à une imminente « crise du crédit écologique », en risquant « un effondrement à grande échelle de l’écosystème ».

Mais cette peur est presque totalement fallacieuse. La mesure de l’empreinte écologique tente d’évaluer nos besoins et de les comparer avec la quantité disponible sur Terre.

 

Ne pas simplifier

C’est un exercice utile, et comme toute mesure qui tente d’agréger de nombreux aspects du comportement humain, elle tend à en simplifier les données. Certaines de ces simplifications sont valides. Il est clair que les routes, le développement du logement et la production alimentaire occupent tous un espace précieux sur notre planète.

Cette partie de l’empreinte écologique est une mesure pratique de notre trace sur Terre. Mais les routes et le logement ne représentent que 3,8 % d’après leurs derniers chiffres.

Et même la production alimentaire n’utilise qu’un tiers de toutes les terres productives. De plus, comme une meilleure technologie permet des rendements toujours plus élevés, il est probable que cette superficie totale n’augmentera pas beaucoup et pourrait même diminuer avec le temps.

 

Des forêts et des prairies

Les zones utilisées par les forêts et les prairies présentent des simplifications moins évidentes. La production de bois et de papier absorbe 16 % de la superficie mondiale, mais représente moins de la moitié des forêts existantes dans le monde. Ces 16 % suggèrent que la zone des forêts est en quelque sorte occupée et bloquée pour d’autres utilisations.

La vérité est que, pendant que les arbres grandissent, ils forment toujours de véritables forêts qui font partie de la beauté planétaire. Il en est de même avec les prairies, qui sont estimées à environ 9 % de la superficie mondiale.

Les pêcheries sont encore moins intuitives, car les zones de pêche sont proches des zones terrestre. Alors que nous cherchons toujours une estimation de la surface nécessaire à une pêche durable pour chaque pays, on sait que le total actuel est de 5 %, ce qui est relativement peu.

 

Une seule Terre est suffisante

Au total, toutes les zones quelque peu problématiques correspondent à 67 % de la zone biologiquement productive de la planète. Ce qui ne semble pas poser de problème – une Terre est donc nettement suffisante.

Ce sont les émissions de CO₂ qui font que l’empreinte écologique dépasserait les terres disponibles. Manifestement, il n’est pas évident de traduire le CO₂ en zone terrestre.

Ainsi, pour calculer l’empreinte écologique il a été décidé de contourner ce problème en définissant la zone d’émissions de CO2 comme la zone de forêt nécessaire pour absorber le CO2 supplémentaire.

Ce facteur à lui seul représente 101 % de la superficie planétaire et c’est la seule raison pour laquelle nous aurions soudain besoin de plus d’une planète.

 

Un message déraisonnable

Essentiellement, on nous dit que nous devrions réduire le CO₂ à zéro et planter des arbres pour y parvenir, ce qui signifie que nous devrions planter aujourd’hui des forêts dans toute la zone disponible de la planète. Comme nous en utilisons déjà 67 % ils peuvent nous dire que nous sommes en train d’épuiser notre planète. Mais ce message est manifestement déraisonnable.

Non seulement il est douteux que nous devrions réduire le CO₂ à zéro (bien que nous devions certainement le réduire significativement à long terme). Mais, choisir les forêts pour absorber le CO₂ est le moyen le plus inefficace pour réduire le CO₂.

L’évaluation classique constate que chaque année, chaque personne émet une tonne de CO₂, nous devrions planter 2000 m2 de forêts pour l’absorber. Mais si nous plantons des éoliennes ou des panneaux solaires à la place, nous n’avons besoin que de 30 m2 ou moins pour absorber une tonne de CO₂ émise.

 

Le talon d’Achille

Et nous n’aurions même pas besoin de les placer sur des terres biologiquement actives (nous pourrions placer les panneaux solaires sur les toits ou dans le désert et les éoliennes dans l’océan). Soudain, les 101 % tombent à moins de 2 % – et peut-être même à zéro.

La littérature académique autour de l’empreinte écologique connait ce talon d’Achille depuis de nombreuses années. L’un de ses défenseurs convaincus avait déclaré en 2002 que la définition de l’empreinte de CO₂ comme  « une superficie de terrain nécessaire pour absorber le CO2 de la combustion de combustibles fossiles est considérée par la plupart des écologistes, dont nous-mêmes, comme difficile à défendre ».

C’est pourtant la base des articles académiques intitulés : « Pourquoi l’empreinte écologique est une mauvaise économie et une mauvaise science de l’environnement ».

Une étude récente a révélé que « les mesures de l’empreinte écologique, telles qu’elles ont été habituellement construites et présentées, sont tellement trompeuses qu’elles empêchent leur utilisation dans une science sérieuse ou dans un contexte politique. »

 

Nous utilisons moins d’une planète et pouvons regarder vers l’avenir

Et, avec une meilleure technologie agricole et renouvelable, l’exploitation va probablement diminuer.

Au lieu de paniquer les populations avec des prophéties d’empreintes insoutenables, nous devrions nous concentrer sur les problèmes à portée de main comme sortir des millions de personnes de la pauvreté tout en finançant les innovations qui élimineront les risques de pollution et rendront notre Terre plus productive.

De cette façon, nous nous assurerons qu’une seule Terre continuera à être suffisante pour nous tous.

Bjorn Lomborg est l’auteur de L’écologiste sceptique, 2004, éditions Le Cherche-Midi.

Traduction Contrepoints

Sur le web

 

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  • En y réfléchissant entre la poire et le fromage…c’est une bonne nouvelle , si on continue comme cela , on n’aura plus besoin de planète pour vivre.
    Vous ne me voyez pas ? Pourtant c’est très simple ,au début des temps on se contentait de ceuillir ce que nous offrait la terre , aujourd’hui , on cultive ce que nous mangeons et parfois hors sol…
    Un jour viendra où la terre ne sera qu’un support à nos pieds un paysage à nos yeux mais ne sera rien pour notre bouche.

  • Franchement j’aurais aimé vous suivre mais si l’on s’en tient à l’énergie, fondation de notre civilisation, plus de 80% de l’énergie consommée est fossile carbonée.
    https://www.connaissancedesenergies.org/sites/default/files/album_images/chiffres-production-energie-monde-2012_texte.png

    Or, les énergies fossiles carbonées sont non-renouvelables aux échelles de temps qui nous intéresse.
    Par conséquent, pour les énergies fossiles carbonées, le jour du dépassement est le 1er Janvier de chaque année.
    C’est bien pourquoi il faut s’orienter vers un monde pérenne bâtit sur du sain et du durable.
    Libre de le refuser, libre de l’accepter, libre d’agir, libre de ne pas agir.

    • C’est sûrement pour cela que le cours du pétrole est si bas, c’est parce que c’est un produit rare en cours d’extinction…
      Nibor libre de raconter n’importe quoi.

      • Il faut transiter vers le sain et durable pendant que les fossiles carbonées sont en relative abondance, pas quand il n’y en aura plus.
        je précise que toute transformation et donc transition nécessite énergie.
        par conséquent ce n’est pas lorsque qu’on ‘aperçoit qu’il n’y en a plus qu’on s’inquiète.
        On peut… mais ce n’est pas mon choix.

        • Tant que les énergies fossiles sont abondantes, leur prix est bas. Quand elles commenceront à manquer, leur prix s’élèvera progressivement ce qui rendra rentable d’autres sources d’énergie actuellement trop chères et cela stimulera automatiquement la recherche dans ce domaine. Les énergies fossiles ne s’épuiseront pas d’un seul coup en 7 ou 10 ans.
          Consacrer dès maintenant de l’argent à ces recherches ne peut être fait que par des Etats car sans rentabilité à cours ou moyen terme. Ce sera autant d’argent étatique pris dans la poche des citoyens qui ne pourra pas servir à autre chose et qui aurait été bien plus utile s’il avait été laissé à l’endroit où il a été pris.

          • Je comprends bien votre argumentation Cyde, qui se tient si l’on néglige le temps nécessaire pour transiter vers autre chose que les fossiles carbonées.
            .
            imaginez mettre à la poubelle tous les véhicules (voitures, avions; bateaux) ou simplement leur motorisation et renouveler tout le parc
            cela pendant que l’énergie se raréfie, même faiblement et cela pendant qu’on cherche une nouvelle source ou met en place cette nouvelle source.
            il faudra de l’énergie pour ces nouveaux véhicule et aussi pour les fabriquer.
            Pas si simple que sur un tableur.
            .
            Effectivement seuls les états peuvent aider les recherches voire la transition.
            Le financement ne sera plus un problème lorsque nous serons sorti du système actuel de l’argent rare.
            alors, libre de prendre les meilleures options pragmatiques, quitte a froisser quelques principes libéraux ? 😉
            Personnellement je suis libre d’opter pour la meilleure solution suivant le cas qui se présente.

            • « Le financement ne sera plus un problème lorsque nous serons sortis du système actuel de l’argent rare. »
              Détrompez-vous, actuellement, l’argent n’est pas rare. Il y a même une disponibilité majeure d’argent de par les politiques actuelles des banques centrales.
              Ce qui est rare et le sera toujours, c’est de l’argent pour des projets non rentables à court ou moyen terme.
              Là encore, ne vous méprenez pas. Quand je parle de financement étatique, c’est pour des projets lourds de recherche fondamentale, dont les aboutissements économiques sont sur le long terme (ex : recherche sur la fusion nucléaire). Et donc surtout pas pour financer à fonds perdus une « transition énergétique » non rentable actuellement sans subvention. Il n’y a pas eu besoin de subvention pour passer du bois (ou charbon de bois) au charbon minéral ni pour passer de ce charbon au pétrole. Et ces transitions énergétiques se sont faites sur plusieurs décennies.
              Il en sera de même pour les ressources énergétiques carbonées fossiles dont les réserves sont importantes (200 ans de consommation actuelle pour le charbon) et les ressources encore plus grandes.
              https://www.contrepoints.org/2012/06/03/85558-pourquoi-nous-ne-serons-jamais-a-court-de-petrole
              https://www.contrepoints.org/2013/01/23/112278-tiens-encore-du-petrole-et-du-gaz
              Donc, je suis désolé mais pour l’instant, rien ne justifie une marche forcée et subventionnée vers cette transition post énergie fossile. Elle se fera certes un jour, mais spontanément et progressivement comme toutes celles qui l’ont précédées.

              • « actuellement, l’argent n’est pas rare. Il y a même une disponibilité majeure d’argent  »
                Oui dans la sphère financière mais pas chez ceux qui en auraient besoin pour consommer, pour eux, il reste rare.
                .
                Ou se trouve l’argent par exemple : »14 banques constituent un oligopole en détenant des produits dérivés dont le montant des valeurs assurées atteint 710 000 milliards de dollars, soit plus de dix fois le PIB mondial »
                https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9ories_sur_les_risques_d%27effondrement_de_la_civilisation_industrielle
                .
                « Il n’y a pas eu besoin de subvention pour passer du bois (ou charbon de bois) au charbon minéral ni pour passer de ce charbon au pétrole. Et ces transitions énergétiques se sont faites sur plusieurs décennies. »
                Vrai, nous étions alors en phase ascensionnelle vis a vis des pics sur toutes les énergies fossiles carbonées, la demande était faibles par rapport à aujourd’hui, donc aucun souci, tout pouvait transiter tranquillement.
                Ce que vous refusez, ou ne voyez pas, est que les fossiles carbonées vont décliner en volume de production dans un avenir pas si lointain, ce qui déjà va limiter nos capacité à produire les consommations courantes et d’autant plus limiter notre capacité à transiter.
                C’est pour ces points raisons qu’une anticipation pour transiter avec ce que nous connaissons me parait salutaire.
                Tant mieux si une recouverte majeure vient tout bouleverser d’ici là mais on ne peux miser dessus tant qu’elle n’ a pas eu lieu.
                Toute la difficulté est de faire comprendre qu’il y a nécessité à transiter vers le sain et durable alors que l’on n’en voit pratiquement aucun signe avant coureur.

                • découverte pas recouverte…:-)

                • « Ce que vous refusez, ou ne voyez pas, est que les fossiles carbonées vont décliner en volume de production dans un avenir pas si lointain, »
                  C’est un des points où nous différons. Votre « pas si lointain » est simplement lointain (voire très lointain) pour moi et je ne vois pas dans toutes les données actuelles concernant les ressources (et non réserves) en énergies fossiles ce qui pourrait me faire changer d’avis.
                  De plus, nous avons le nucléaire encore sous utilisé et dont les possibilités d’optimisation et de développement sont majeures.
                  Désolé, mais la transition énergétique verte, coûteuse et subventionnée avec l’argent des autres… cela n’a aucun intérêt dans le contexte actuel si ce n’est accroître encore l’interventionnisme étatique dans l’économie et, de facto, le pouvoir de l’Etat et de ses sbires sur la vie des gens.

                  • « je ne vois pas dans toutes les données actuelles concernant les ressources (et non réserves) en énergies fossiles ce qui pourrait me faire changer d’avis. »
                    Je ne comprends pas la distinction que vous amenez, entre ressources en énergies fossiles et réserves ?
                    Incertitude sur les données mais le pétrole va être un problème (raréfaction) d’ici une ou quelques décennies.
                    Ça ne me parait pas si lointain.
                    .
                    « Désolé, mais la transition énergétique verte, coûteuse et subventionnée avec l’argent des autres… cela n’a aucun intérêt dans le contexte actuel si ce n’est accroître encore l’interventionnisme étatique dans l’économie et, de facto, le pouvoir de l’Etat et de ses sbires sur la vie des gens. »
                    Nous sommes d’accord, de mon point de vue l’ecolo-cosmetique ne sert a rien si ce n’est se donner bonne conscience.
                    solaire thermique individuel :oui
                    solaire PV haut rendement 46% (bientôt): oui si nucléaire insuffisant la journée
                    éolien, gros bof, vu les nuisances occasionnée, à voir au cas par cas.
                    Nucléaire propre et secure :oui
                    Un monde énergétique sain et durable est possible, ça prend du temps à mettre en place, pourquoi attendre les problèmes occasionnés par la raréfaction du pétrole ?
                    c’est gaspiller de l’argent ? Transiter a un prix qu’il faudra payer un jour ou l’autre, de gré ou de force.
                    Le pétrole ainsi épargné ira aux pays en croissance qui n’ont pas les moyens de transiter pour l’instant.

                    • Réserves, ce sont les stocks connus, explorés et non encore extraits. Les ressources, ce sont les gisements connus ou supposés, non encore explorés car pour l’instant techniquement inaccessible et/ou économiquement non rentable (soit parce que la technique existe mais est trop chère soit parce que la technique n’est pas encore au point). Il y a 30 ans, les schistes bitumineux étaient considérées comme une ressource, maintenant certains d’entre eux, devenus exploitables, font partie des réserves…
                      Il y a eu récemment un article sur le sujet dans Contrepoints:https://www.contrepoints.org/2017/07/06/294094-combien-reste-t-de-ressources-minieres-beaucoup

                    • @Cyde
                      Ah OK, merci pour cette nuance.
                      Les gisements non conventionnels font quand même payer un lourd tribu à l’ environnement: dégradation des sols, de l’eau…
                      C’est bien mais chez le voisin 🙂
                      Si on pouvait éviter ça serait bien
                      .
                      Je préfère encore une petite centrale au thorium qui fait de l’hydrogène, ça me parait plus sain (localisé et à priori pas de risque de dissémination en cas d’accident) et durable.

        • C’est pour ce genre de raison qu’il ne faut pas écarter le nucléaire.
          Et les véhicules pourraient très bien être propulsés au gaz naturel pendant des centaines d’années, de quoi voir venir.

          • Ça implique de faire un énorme bon sur le nucléaire et d’adapter les véhicules mais pourquoi pas.

            • Sans faire un bond énorme, ne pas tout jeter du nucléaire, faire avancer la technologie c’est possible mais pas donné. Une cuve qui résiste à 1000 degré, cela vaut largement son poids en or.
              Quand aux voitures, les modèles au gaz existent déjà, donc surcout = 0 🙂 Et rien n’interdit que les supercapacités deviennent moins chères, plus performantes et sures. On aurait le choix entre gaz naturel et électricité. Mais il faut laisser le marché décider.

              • Il faudra tout de même faire un bon quantitatif significatif sur le nucléaire (ou n’importe quelle autre source) et ça ne se fait pas en 5 mn.
                C’est bien pour ça que l’anticipation me parait salutaire.

    • Quelle différence il y a t il entre un monde où une ressource est absente et un monde où l’on s’interdit d’y toucher ?

      • Aucun mais vous extrapolez à tort mes propos …
        Ai je recommandé de pas toucher aux énergies fossile ? NON
        Ai-je préconisé de mettre en place des solutions saines et durables ? OUI
        Ai- je dis quelles solutions mettre en place ? NON, libre à chacun.
        Simplement là pour rappeler l’essence ciel.

        • Vous manquer pas d’audace ni d’aplomb. Vous venez dans le post initial de dire le contraire;
          ‘les énergies fossiles carbonées sont non-renouvelables..C’est.. pourquoi il faut s’orienter vers un monde .. durable.’

          • En quoi est ce contradictoire avec le fait d’utiliser les fossiles carbonées pour y parvenir.
            A l’instant t nous les utilisons bon alors ?!
            Il faut transiter vers le sain et durable pendant que les fossiles carbonées sont en relative abondance, pas quand il n’y en aura plus.

            •  » Il faut transiter vers le sain et durable pendant que les fossiles carbonées sont en relative abondance, pas quand il n’y en aura plus.  »

              Et c’est quoi pour vous transiter vers le sain et le durable pendant que les fossiles carbonés sont en relative abondance? L’éolien? Le solaire? L’hydraulique? l’Hydrogène? A vous croire et cela depuis plusieurs articles sur le même sujet que ces nouvelles orientations durables n’auraient pas été encore amorcées. Et pourtant il me semble que c’est déjà en train de se faire et cela depuis un bon moment à coup de subventions même si l’on peut douter de leurs efficacités actuellement.

              • « c’est quoi pour vous transiter vers le sain et le durable »
                Tout ce que vous citez plus, le nucléaire mais en plus sain et en plus durable(thorium par ex).
                Innovation fondamentale inconnue bien venue, difficile de s’accrocher à cette idée tant rien ne pointe le bout de son nez.
                L’expérience et le progrès fera la sélection parmis toutes ces sources d’énergie.
                « ces nouvelles orientations durables n’auraient pas été encore amorcées »
                Si mais si peu, regardez le mix énergétique mondial.
                https://jancovici.com/wp-content/uploads/2016/04/energie_graph1.jpg
                Il faut bien imaginer qu’il s’agit de remplacer à terme le pétrole, charbon et gaz, une paille et pas dans mille ans !
                Ce qui est fait à coup de subvention reste minable vis à vis des ordres de grandeur dont nous avons besoin.
                Mon discours est pour pondérer le » je vais bien tout va bien » local et que vous soyez conscient des enjeux sur l’énergie.

    • Non-renouvelable ne veut pas dire non-substituable, ni que la terre se porterait plus mal parce qu’elle aurait été purgée de son pétrole et de son gaz (ce qui au rythme actuel ne se produira pas du vivant d’aucun d’entre nous). La croyance que nous devions laisser les lieux dans l’état où nous les avons trouvés est irréaliste : c’est ce genre de recommandation qui interdit l’apparition de sanisettes. La réalité pragmatique qui a prévalu jusqu’au milieu de 20e siècle et qui a très bien fonctionné, c’est que nous laisserions les lieux dans un état forcément différent de celui dans lequel nous les avions trouvés, et que moyennant quelques précautions il y ferait bien meilleur vivre. Personne ne voulait de la pérennité de la corvée d’eau, de la cabane au fond du jardin et du lavage du linge au lavoir. Personne ne s’est enquis de l’empreinte écologique des substituts trouvés, non par négligence coupable, mais par confiance justifiée par l’expérience dans l’ingéniosité humaine. D’après le Club de Rome, nous n’aurions plus d’aluminium depuis 2005, de plomb ni d’essence depuis 1993, etc. Au lieu de retourner dans nos taudis d’avant-guerre en arrêtant de consommer, nous avons inventé sans la moindre incitation publique des substituts rentables et nous vivons incomparablement mieux qu’alors. Ayons confiance, nos descendants ont pris un peu l’habitude de gober les alouettes toutes rôties qui leur tombent dans le bec depuis l’Olympe, mais ils ne manqueront pas plus d’ingéniosité que nous pour développer un monde différent et meilleur. Chaque jour, les disettes, famines et pénuries diminuent à l’échelle mondiale, sans qu’intervienne pour cela la planification étatico-écolodogmatique.
      Les énergies 100% renouvelables, ça a conduit au début de la révolution industrielle à une impasse, pénurie de charbon de bois et smog londonien. Nous avons su imaginer ce qu’il fallait pour sortir de cette impasse, nous saurons imaginer ce qu’il faudra pour sortir de la prochaine que nous rencontrerons, et je peux vous garantir que ce ne sera pas le durable, mais le révolutionnaire.

      • Tout à fait d’accord. J’ajoute que la consommation de non renouvelable est aussi une forme d’investissement pour faire apparaitre ce qui s’y substituera. La révolution industrielle liée à l’énergie abondante et peu chère a libéré des quantités de ressources humaines considérables (agriculture, artisanat…). Il est vraisemblable que ces ressources libérées ont largement contribué au développement sur d’autres axes. La révolution du transistor (la dernière révolution car l’informatique n’en est qu’une conséquence directe) aurait été inconcevable dans un monde médiéval même s’il avait disposé de la connaissance nécessaire. Imagine t on les usines nécessaires pour purifier le silicium avec seulement des moulins à eau et du charbon de bois comme source d’énergie ? Le corollaire pour que la consommation des non renouvelables soit un investissement et non un gaspillage est bien sur que l’on soutienne les innovateurs et entrepreneurs. Si on se contente de distribuer du pain et des jeux, le déclin est inéluctable. Tout cela peut être vérifié facilement. Les pays riches en matière premières peuvent aussi être d’une pauvreté extrême s’ils n’exploitent pas cette richesse pour progresser. Les pays développés qui privilégient la redistribution « sociale » vers des catégories de population contribuant peu au progrès sont également sur une mauvaise pente.

      • Il est amusant que mes propos soient systématiquement détournés vers ce que je n’ai jamais dis.
        Vous avez un problème les gars , non ? 🙂
        .
        Bref, je suis assez d’accord avec vous.
        .
        N’épiloguons pas sur un détails, le club de Rome n’a jamais rien prédit, il a cherché à modéliser le monde et comprendre les interactions et les mécanismes qui le régissent.
        Que se passe t il lorsque…? les dates sont sans importance, voilà le travail que revendique Dennis Meadows.
        Seul le quidam, et c’est bien normal, aimerait connaitre son avenir avec précision, sauf que ce n’est pas le travail que revendique le Club de Rome.
        .
        « je peux vous garantir que ce ne sera pas le durable, mais le révolutionnaire. »
        j’imagine que le bain de sang n’est pas votre propos avec le mot révolutionnaire ?
        Oui je comprends, une ou des innovations révolutionnaires dont nous n’avons pas idée aujourd’hui voire un mode de vie révolutionnaire par rapport à l’actuel,
        Ce serait bien, en fait nous n’aurons pas le choix.
        J’aime cette citation qui illustre la problématique actuelle : » nous sommes montés dans un avion dont la piste d’atterrissage n’a pas encore été construite »
        .
        Le charbon n’a pas laissé la place au pétrole, ils se superposent:
        https://jancovici.com/wp-content/uploads/2016/04/energie_graph1.jpg
        Si’ l’on avait continué avec les renouvelables de l’époque (1850) le développement actuel aurait été impossible.
        Aujourd’hui nous avons en plus, le nucléaire et des ENR en progrès (PV 46% notamment).
        Personnellement j’attends soit une progression de ces alternatives soit une découverte révolutionnaire.
        difficile de miser sur ce qui n’existe pas encore (la découverte révolutionnaire), le bon sens réclame de prévoir avec ce qui existe, qui est améliorable, c’est a dire glisser majoritairement vers un nucléaire sain et durable et les ENR idem.
        La tache est rude vue l’ampleur de notre consommation énergétique mondiale.
        C’est pour cette raison que je préconise d’agir avant que les contraintes maximales ne se manifestent, qui de facto nous mèneraient probablement à la « révolution sanglante » ou au dépérissement d’une part importante de la population, ce que personne ne souhaite.
        Comme vous voulez mais sain et durable, le plus tôt possible…

        • Je ne pense pas que vos propos soient détournés, ils nous servent de piste de décollage, nous ne pensons pas la même chose que vous, mais nous respectons votre opinion et vos craintes.
          Accessoirement, on a inventé l’avion avant la piste d’atterrissage, ça n’a pas empêché son succès.

          • « nous ne pensons pas la même chose que vous »
            A quel niveau exactement ?
            Seule l’anticipation pour une transition semble nous séparer.
            La nécessite de bâtir un monde sain et durable, je pense que vous ne percevez pas encore l’urgence mais vous êtes pour, non ?
            Sinon expliquez moi je n’ai pas compris.

            • Les anticipations n’ont jamais fonctionné.
              Le bonds technologiques se font par « hasard et nécessité », comme en biologie.

            • Je crois que c’est une affaire de sérendipité. Pour moi, le monde qui viendra sera sain et équilibré, non parce que nous l’aurons planifié ainsi, mais parce que les réactions naturelles à l’apparition des progrès conduisent à favoriser ceux qui sont bénéfiques et qui répondent aux insuffisances et aux pénuries quand elles se déclarent. Je pense que l’anticipation est quelque chose de très différent de l’extrapolation du présent, qu’elle doit répondre à la question « que fais-je demain si … ? » et non à la question « comment fais-je pour que demain … ? ». Ce qui m’ennuie le plus dans le manque de confiance dans l’ingéniosité et l’inventivité humaine pour résoudre les problèmes au fur et à mesure qu’ils deviendront vraiment urgents, c’est la facilité avec laquelle ce manque et ces craintes sont exploités pour satisfaire le dirigisme et les intérêts particuliers de certains. L’expérience montre que les solutions surviennent par hasard et que les efforts doivent porter non à les susciter en orientant la recherche et la vie en société, mais à les reconnaître quand elles se présentent. Les craintes qu’il ne s’en présente pas ont toujours été vaines, pourquoi se livrer à des régulateurs au prétexte que cela pourrait changer ?

              • Merci de votre réponse MichelO et gillib, j’entends bien.
                Je ne peux assurément pas vous prouver qu’aucune découverte salvatrice n’émergera jamais à temps, et vous le contraire.
                1 partout.
                Le raisonnement inductif sur lequel vous basez votre opinion tombe dès qu’un contre-exemple le remet en cause.
                ça a toujours eu lieu ne prouve pas que ça aura toujours lieu.
                Je trouve cela dangereux de traiter ainsi le problème de l’énergie vu son importance qui croit de jour en jour.
                Mieux vaut s’être inquiété et avoir anticipé pour rien que ne pas s’être inquiété du tout et n’avoir rien anticipé.
                .
                Ce qui est ennuyeux est qu’il y a des travaux sur le pourquoi ça pourrait mal se passer, je n’en ai jamais vu sur le pourquoi ça pourrait bien se passer.
                https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9ories_sur_les_risques_d%27effondrement_de_la_civilisation_industrielle
                A mon sens, je heurte votre système de croyance et vous refusez de voir car ce que je dis est anxiogène.
                Vous trouvez le prétexte de dirigisme pour évacuer le problème de fond qui reste notre dépendance aux énergies fossiles et leur raréfaction à venir.
                Personnellement je préfère focaliser sur le challenge, la solution: Sain et durable.
                .
                Je ne sais pas comment vous faites pour baser tout votre optimisme sur la sérendipité, je dois dire que ça me dépasse.
                La sérendipité, si elle a lieu, tant mieux mais ce n’est pas une règle qu’elle ait lieu au bon moment.

                • Comment je fais ? Je me retourne vers ma carrière dans la recherche et ses relations avec l’industrie pétrolière. C’est contre-intuitif, parce qu’on imagine que la sérendipité serait de trouver par hasard, et que la probabilité est infime que la solution se présente ainsi. Mais la sérendipité, relisez bien l’histoire des princes de Serendip, c’est de se rendre compte que la réponse est là, sous votre nez. De telles solutions sont innombrables, existent partout, la seule rareté de l’histoire est la capacité de s’en rendre compte, une capacité qui est stimulée notamment quand le problème devient urgent et ne quitte plus votre esprit (Archimède, Flemming, etc.)

                  • « une capacité qui est stimulée notamment quand le problème devient urgent et ne quitte plus votre esprit (Archimède, Flemming, etc.) »
                    Oui je vous suis parfaitement.
                    Rien ne garantit que tout se passe bien, vous entrez dans le domaine de la croyance intime, et l’auto persuasion, peut être aurez vous raison, qui sait ?
                    ce que vous dites ne m’est pas étranger.
                    Ceci non plus 😉 :La prudence réclame d’agir avec ce qui est connu.
                    Ça va prendre du temps (transition), si entre temps quelque chose émerge , tant mieux !

                • @nibor

                  Merci pour votre attachement à la courtoisie quant à vos réponses.
                  Le fait de constater que « nous autres civilisations savons maintenant que nous sommes mortelles »peut-être anxiogène mais aussi vecteur d’espoir.
                  -Faut-il ignorer le chemin parcouru depuis un siècle seulement, en matière de découvertes scientifiques?
                  L’avènement d’une nouvelle physique avec d’autres lois sera probablement nécessaire pour résoudre les problèmes qui se posent pour pérenniser notre avenir sur cette planète.
                  Certes la prospective n’est pas une science exacte, mais ne serait-il pas possible d’agir dans certains domaines comme celui de la croissance démographique mondiale devenue exponentielle?
                  Résoudre le problème de la pauvreté dans le monde est bien fonction des politiques économiques, sous réserve d’une meilleure maîtrise de la démographie.
                  Après la découverte du boson de higgs LHC(CERN), des extraordinaires expériences Philae sonde spatiale Rosetta, et Mars Curiosity tous les espoirs ne sont-ils pas permis?
                  Cordialement

                  • Quand le climat est courtois, aucune raison de ne pas l’être. 😉
                    .
                    « L’avènement d’une nouvelle physique avec d’autres lois sera probablement nécessaire pour résoudre les problèmes qui se posent pour pérenniser notre avenir sur cette planète. »
                    J’ai le secret espoir que ça débouche dans cette voie, ce serait une sortie par le haut, ce qui rejoins la sérendipité mise en avant par MichelO.
                    La prudence réclame de ne pas tout miser sur de l’ hypothétique et donc d’anticiper avec de l’actuel amélioré, quitte à avoir perdu son temps et son argent à la fin.
                    On joue gros avec l’énergie…
                    cdlt.

                    • « quitte à avoir perdu son temps et son argent à la fin. »
                      Sauf qu’il s’agit de l’argent du contribuable. Nos politiciens acceptent de s’en servir pour cette fameuse transition énergétique que parce qu’ils n’en sont pas responsables. Si on leur demandait d’en être responsables et de le rembourser sur leurs deniers en cas d’échecs, il y aurait beaucoup moins de candidats… Les entreprises privées acceptent de travailler sur cette transition énergétique que parce qu’il y a un subventionnement publique sinon aucune ne le ferait.

                    • Dans le cas pressent de l’énergie, à mon sens il s’agit d’une responsabilité collective.
                      On ne peut demander à des hommes politiques de prendre toute la responsabilité de s’engager dans une transition et ensuite de leur reprocher si une découverte majeure vient tout chambouler.
                      Ils auront fait ce qui était le mieux à l’instant t de la décision.
                      .
                      Attention je ne dis pas que saupoudrer de l’eolien et du petit PV est la panacée.
                      Il faudrait un moratoire et une information d’envergure, une consultation d’envergure sur le sujet et que ça devienne des enjeux nationaux.
                      Personnellement je verrais bien du PV haut rendement la journée (en complément) et du nucléaire plus sain et plus durable, via le thorium par exemple.
                      Reste a savoir si le nucléaire suffirait pour se passer de PV.

                    • @nibor
                      « Dans le cas présent de l’énergie,à mon sens il s’agit d’une responsabilité collective. »
                      Tout est relatif car vous passez sous silence le rôle connu des lobbies.
                      La responsabilité collective ne serait elle pas une abstraction?
                      cdlt.

                    • @XERAVIAN
                      Dans le meilleur des mondes j’imagine un public informé de manière impartiale, les lobbies étant rapidement repérés par un public averti et éclairé, voire des lobbies inexistants puisque chacun serait lui même impartial.
                      Cette action de lobbying est liée au sentiment de rareté, initié par le système de l’argent rare.
                      Dans un monde d’abondance, il me semble que chacun pourrait plus facilement être impartial, il n’aurait aucune raison, sauf maladive, à vouloir promouvoir exagérément son propre intérêt.
                      (je ne dis pas non plus de nier son propre intérêt, tout est question d’équilibre, à trouver personnellement )
                      .
                      Bon, je n’y crois pas une seconde à l’instant t et vous avez raison les lobbies, les connivences feront que le résultat d’une consultation sur le sujet de l’énergie risque fortement d’être biaisé…
                      .
                      M’enfin si on part tous pourris, plus rien n’est possible, autant se tirer une balle ! 🙂
                      .
                      Je crois malgré tout à la venue d’un meilleur pour l’humanité.
                      Tant pis pour les déconvenues en chemin, jouons le jeux et allons vers plus de démocratie directe, comme nous le pouvons, en partant de maintenant, allons vers une société humaine saine et durable.
                      Autorisons nous à y aspirer, au moins, ce sera déjà bien.
                      L’état d’esprit influence le réel et vice versa. Le monde change.

                      Cdlt.

    • Votre conviction n’est pas basée sur une étude des faits. Certes les énergies fossiles seront épuisées un jour. Mais leurs cours actuels prouve que nous en sommes loin. De toute façon d’ici là nous aurons d’autres moyens de produire de l’énergie. Le nucléaire est toujours valable, bien que boycotté sous la pression des écologistes! Lesquels ont obligé l’Allemagne à polluer davantage l’Europe en brûlant de la lignite!
      Méfiez vous de ce que vous lisez sur internet où les militants déversent une foule de contrevérités pour tromper le public.

      • @Virgile
        internet n’est qu’un outil parmi d’autres permettant d’échanger et de s’informer.
        Le nucléaire est une réalité mondiale indépendamment de toute considération « écolo »en Allemagne ou ailleurs.
        La seule question sérieuse qui se pose est de savoir s’il s’agit de la solution pour le moyen long terme.
        Seuls les scientifiques et autres décideurs peuvent répondre à cette question qui concerne pourtant tout un chacun.

      • « Mais leurs cours actuels prouve que nous en sommes loin »
        Je ne le pense pas, le prix est multifactoriel.
        Difficile de vous le prouver, il faudrait être dans le sérail politique pour en avoir la preuve formelle:
        « Après les chocs pétroliers de 1973 et 1979 et l’envolée du prix du baril, la surproduction de pétrole due au ralentissement de l’économie a entrainé une baisse brutale du prix du brut dans la première moitié des années 1980. Cette période, souvent qualifiée de « Contre-choc pétrolier » a vu le prix du baril de pétrole atteindre un minimum de 10 dollars en 1986.
        .
        Cette baisse est le résultat d’un accord politique entre les États-Unis et l’Arabie saoudite, visant à augmenter la production de pétrole, en vue de satisfaire les besoins occidentaux en énergie. D’autres considérations géopolitiques étaient également prises en compte : la baisse des prix du pétrole entraînerait avec elle la diminution des revenus de l’Union soviétique, à l’époque fortement exportatrice de pétrole, l’empêchant d’entretenir les pays satellites du bloc communiste. »
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Contre-choc_p%C3%A9trolier
        .
        Mon petit doigt me dis que le forcing des états unis sur les non conventionnels malgré un prix bas, n’est pas étranger à la déstabilisation de régimes politiques jugés non-compatibles, Russie en tête, Venezuela n’en parlons pas.
        La crise 2008 aussi est passée par là, la demande a chuté, le prix avec.
        Multifactoriel.
        .
        « Le nucléaire est toujours valable, bien que boycotté sous la pression des écologistes!  »
        La solution technique du nucléaire actuel à été promue dans l’objectif de produire du plutonium pour les bombinette et pas parce que c’était la solution technique la plus sure. Apres on savait faire alors on a fait.
        A mon sens il faut finir avec ce type de centrale ,les laisser mourir de leur belle mort et en parallèle construire de nouvelles plus sures. Les écolos n’ont pas totalement tort, à moitié seulement, leur manque le volet remplacement. 😉
        .
        La vérité n’est pas facile à extraire, je vous le concède, et subsiste des incertitudes, il faut faire avec…
        Nous progressons tous chaque jour.

        • @nibor

          Analyse détaillée de la situation,commentaire intéressant.
          cdlt

        • +1
          Presque d’accord avec tout.
          Sauf que le nucléaire a été poussé en 1973, suite au choc pétrolier.
          Il est clair que les militaires étaient contents pour le plutonium.

  • Le titre est un peu réducteur : « Énergie : une planète suffit »…
    Car il ne s’agit pas seulement ici d’énergie mais de tous les aspects de la consommation des hommes comme les pêches, les champs, les forêts, les routes, les habitations, comme dit plus loin dans le texte.
    Ce texte montre comment une vulgaire élucubration du WWF puisse être présenté au monde, par tous les médias, TV, web, journaux papier, comme la vérité vraie révélée, sans qu’aucun journaliste ne se pose la moindre question sur un début de véracité…
    Religion quand tu nous tiens…

  • « Pour ceux qui croient, aucune preuve n’est nécessaire ; pour ceux qui ne croient pas, aucune prevue n’est possible.  » (Stuart Chase)

  • Paniquer les humains est une technique. Peu importe la vérité sous jacente. Jusqu’ici, le résultat est faible, ou nul, car chacun compte sur « l’autre » pour faire les économies.

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