Italie : l’adaptation des pizzerias locales met à bas Domino’s Pizza

Domino’s Pizza a fermé ses succursales en Italie. La cause : une forte concurrence des pizzerias locales qui ont su s’adapter lors des confinements et de la réouverture de l’économie italienne.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Sausage Pizza By: andersbknudsen - CC BY 2.0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Italie : l’adaptation des pizzerias locales met à bas Domino’s Pizza

Publié le 11 août 2022
- A +

Domino’s Pizza a fermé ses succursales en Italie. L’entreprise américaine s’était installée dans ce pays en 2015 a été obligée de fermer ses portes. La cause : une forte concurrence des pizzerias locales qui ont su s’adapter lors des confinements et de la réouverture de l’économie italienne.

Une situation qui montre l’importance de l’adaptation et surtout de répondre aux besoins spécifiques locaux. Cela démontre également que la grande taille d’une entreprise n’assure pas son succès face à des concurrents plus modestes.

 

L’implantation difficile de Domino’s Pizza en Italie

Comme le fait remarquer le New York Times : Domino’s Pizza Italia a ouvert son premier point de vente à Milan en 2015, via un accord de franchise avec une entreprise locale, ePizza.

Les avocats d’ePizza ont déclaré que la société avait été optimiste quant à son entrée sur le marché italien en 2015, « le deuxième plus grand marché au monde » de mangeurs de pizza, après les États-Unis. Lorsque l’entreprise a décidé de s’installer en Italie, le pays ne disposait pas d’un modèle de livraison à domicile structuré et à grande échelle, comme celui de Domino’s Pizza.

Mais, l’entreprise a émis un dépôt légal de bilan à Milan en avril.

 

Une adaptation des pizzerias locales face aux crises

Les confinements ont changé la donne.

En effet, pour survivre les pizzerias locales ont dû développer le secteur de la livraison à domicile. Si cet aspect était très certainement présent avant la crise liée au covid, il s’est intensifié suite à cette dernière. Les pizzerias locales ont su tisser des liens avec les entreprises de livraisons de nourriture.

Dès lors, le modèle que Domino’s pizza voulait mettre en avant en Italie a été récupéré par l’ensemble des commerces locaux.

Enfin, une autre explication donnée est l’attachement des Italiens aux pizzas locales, d’où une difficulté pour des entreprises comme Domino’s Pizza qui proposent des produits plus standardisés.

Au final, c’est la capacité des entreprises à bien identifier leur marché et à satisfaire leur clientèle qui l’emporte.

Voir les commentaires (9)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (9)
  • Il ne viendrait à l’idée de personne de vendre un substitut de sable de synthèse aux habitants du Sahara …

  • On attend la suite logique, la disparition en France de Mac-Do et KEF.

    • Pas pareil ! Mcdo n’a pas tué le sandwich bien au contraire.

      • Exact : Mac-Do n’a pas tué « Que » le sandwich !

        • Oui, Mac-do avec son pain mou, ses sauces plein de sucres a tué le burger et les frites sont salés ( chez Quick, si ca existe encore, ils ne salent pas, ils donnent des petits sachets mais tu peux les refuser ). Pire, ils se sont tous ( Mac do, kfc etc…) ligués pour tuer le coca qui est encore plus infecte dans leurs établissements qu’en bouteille. Je ne pige pas comment coca laisse faire cette infamie !
          Bon après je m’en fous un peu en vrai -c’est parce que vous en parlez – de ce que l’on sert dans les endroits où je ne suis allé que de rares fois sous la contrainte du désir de mes enfants. Verdict, ils préfèrent mes burgers et chez moi c’est du pepsi les rares fois où l’on mange des burger en buvant du sucre.
          Moi si j’ai le choix, je suis heureux. J’ai beaucoup de choix en matière de nourriture. Après le goût des autres…

          • Néanmoins je ne comprends pas, c’est pas bon ( c’est une histoire de goût ) mais c’est surtout très cher ( on me dira que c’est une question de moyen ) et t’attends ( tu fais plus la queue avant de payer mais après lol…ils sont forts 👏 tu peux plus te barrer)
            Mais ce sont les pauvres qui y vont surtout parmi mes connaissances, moi qui le suis de temps en temps ( c’est variable mes revenus et comme je ne cotise pas, bin je reçois pas logique ) je préfère me faire un jambon-beurre si le temps me presse. Comment avons réussi réussi à ne pas vendre ce concept merveilleux au reste du monde ? Du pain, du beurre, du jambon. C’est tellement beau, c’est presque aussi beau que des olives, des tomates de la fêta des concombre, un peu d’huile…temps de préparation 15 secondes…
            En fait j’ai un grosse opinion sur le Mac do, j’y vais pas, c’est cher et degueu. Mais je me battrai pour qu’il puisse continuer de vendre leur soupe…euh je sais pas en fait…je vais peut être m’abstenir sur ce coup, je ne peux pas défendre toutes les causes perdues non plus même si je ne souhaite rien interdire.
            Mais n’est pas la croix des libéraux de défendre des causes perdues ? Oui, je doute de mon libéralisme, de ma force plutôt, c’est trop difficile d’être libéral, moi aussi je veux interdire tout ce que je n’aime pas, j’en crève d’envie, c’est trop dur les copains, je vais flancher…

    • Tiens ! José Bové lit contrepoints…

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Par Connor Vasile.

 

Si vous cherchez « le capitalisme combat le racisme » dans Google, les premiers résultats de recherche seront des articles comme : « Le capitalisme est-il raciste ? » ;  « Le capitalisme sans racisme : Science ou fiction » ; « L'essor du capitalisme et l'émergence du racisme ».

À la lecture de ces titres, on pourrait croire que le modèle économique le plus triomphant que le monde ait jamais connu est enraciné dans un environnement raciste et hégémonique destiné à profiter aux seigneurs de la soci... Poursuivre la lecture

Tout avait pourtant si bien commencé. Le 17 mai 2011 étaient déposés au greffe de Bruxelles les statuts de la coopérative NewB, visant à « préparer la fondation d’une nouvelle banque coopérative en Belgique » (article 3).

Parmi les parents statutaires de cette belle et noble initiative, la fine fleur de la gauche bien-pensante belge : Bond Beter Leefmilieu-Vlaanderen, Caritas Catholica, CND-111111, Greenpeace Belgium, Inter-Environnement Bruxelles, Médecins du Monde, Vredeseilanden, etc. Comment un enfant né de la morale pourrait-il ne... Poursuivre la lecture

Le besoin des entreprises de répondre aux nombreuses ruptures de leur environnement les amène souvent à créer une entité spécifiquement consacrée à cette question. Le nom peut varier, mais ces entités innovation rencontrent très souvent le même problème : leurs belles idées ne donnent pas grand-chose sur le marché, quand elles atteignent cette étape. Comme souvent, cela tient à la façon dont elles sont conçues et au modèle qui sous-tend leur activité.

J’avais il y a quelques semaines l’occasion d’intervenir dans une très belle ETI indu... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles