Âge de départ en retraite : supprimons-le !

Il est temps d’adapter l’âge de départ en retraite aux réalités démographiques.

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Âge de départ en retraite : supprimons-le !

Publié le 18 mai 2022
- A +

C’est un poncif de déclarer que les Français sont très attachés au système de retraite par répartition et que pour cette raison, il est vital de le conserver.

En réalité, les Français ne sont pas plus attachés à ce système qu’à un autre. Du moins si l’on se réfère, aux discussions de comptoir, la majorité d’entre eux reste d’ailleurs attachée à une autre idée fausse, à savoir que la retraite qu’ils percevront provient de l’argent qu’ils mettent de côté de façon plus ou moins forcée par prélèvement sur leur salaire.

Nous avons donc là une double méprise : d’une part on peut déduire de cette deuxième affirmation que les gens pensent que leur système de retraite est déjà fondé sur la capitalisation, ce qui est complètement faux ; d’autre part, d’après la première, ces gens sont supposés être attachés au système de retraite par répartition, ce qui est également faux.

En réalité, ce sont les politiques qui sont très attachés au système par répartition, pour la bonne raison que celui-ci leur donne un pouvoir tout à fait exorbitant sur l’ensemble de la population qui est celui d’avoir la main sur des sommes d’argent très importantes. Les salariés qui se déclarent attachés actuellement au système par répartition sont en réalité conditionnés par le discours permanent de ceux qui y trouvent des avantages : les politiques et les syndicats.

Une telle double méprise ne pouvait que conduire à l’impasse à laquelle sont arrivés les négociateurs de cette réforme. Et si un changement fondamental n’est pas apporté à l’information des Français dans ce domaine, on ne peut que s’attendre à ce que l’impasse se prolonge, évidemment au détriment en premier lieu de ces pauvres salariés qui se font plumer avec leur accord apparent.

Enfin, pas tous, car les bénéficiaires des régimes dits spéciaux, et aussi les fonctionnaires ont tout intérêt à ce que la situation actuelle de blocage s’éternise : en effet, ils ne peuvent, ou du moins le pensent-ils majoritairement, que perdre à la modification du système vers plus de justice.

Les syndicats contre le rallongement de l’âge du départ à la retraite

D’ailleurs la réaction récente de Laurent Berger sur France-Inter il y a quelques jours, montre que les représentants des syndicats connaissent parfaitement la perte que peut représenter pour les fonctionnaires l’alignement de leur système de retraite sur celui du privé. Et en déclarant que déplacer l’âge de la retraite à 65 ans, comme veut l’imposer le président Macron, constitue pour lui une déclaration de guerre, alors qu’il est parfaitement informé du fait que la répartition démographique actuelle et son évolution prévisible imposent une modification de ce type. Cela montre qu’il désire tout simplement bloquer les négociations, puisqu’il s’oppose absolument à une mesure évidemment nécessaire.

Lorsqu’ils désirent bloquer les négociations les syndicats de notre pays ont la triste habitude de transformer en principes sacrés des considérations complètement techniques fondées sur des calculs relativement simples qui devraient conduire à un consensus automatique : en effet, si l’on décide de conserver le système par répartition, ce qui apparait comme aller de soi puisqu’un consensus semble exister sur le sujet entre les parties négociantes, l’âge de la retraite peut s’obtenir très simplement en examinant la répartition démographique existante, afin de rendre égales la masse des cotisations et la masse des retraites. C’est tout. À la rigueur, on peut finasser sur l’évolution à la marge dans le temps de ce chiffre : un mois ou un trimestre de plus ou de moins, histoire de pouvoir montrer à ses camarades syndiqués qu’on fait bien son travail. Il serait pourtant plus intelligent de faire preuve d’imagination quant à la grosseur du gâteau, en essayant d’utiliser aussi rationnellement que possible une masse impressionnante de capital, au lieu de l’utiliser tout entière (et même pire) à simplement boucher les trous mensuels des pensions.

Triste système par répartition, où l’on ne peut que gérer la pénurie, comme dans les pays socialistes pour l’économie, tandis qu’une nomenklatura vorace se sert en priorité.

Si la CFDT voulait réellement défendre les intérêts de TOUS les salariés, elle commencerait par défendre un système que pour le moment les parties négociantes refusent, à savoir le système par capitalisation.

Outre son rendement, qui majore sensiblement la grosseur du gâteau, et donc, à cotisation égale, le montant de toutes les retraites, le système de retraite par capitalisation a en effet l’immense avantage, une fois lancé, de s’adapter automatiquement à la courbe démographique. Ce miracle est obtenu tout simplement par le fait qu’à l’inverse de la répartition, le capital est personnalisé. Ainsi, chaque cotisant connait en permanence le montant de son capital, et peut donc calculer le montant de la retraite qui lui reviendra.

À l’inverse de la répartition, le montant des retraites par capitalisation est indépendant du nombre de cotisants. En effet, même si le risque sur le capital-retraite est mutualisé, tout se passe comme si chaque cotisant constituait son propre capital retraite, et celle-ci ne dépend finalement que du montant de ce capital, quel que soit le nombre de cotisants et le nombre des pensionnés. Cet énorme avantage devrait, à lui seul, faire pencher la balance du choix des systèmes. Si les Français étaient simplement bien informés à ce sujet, il est très probable qu’ils choisiraient naturellement la capitalisation à une large majorité. En même temps, la mutualisation des risques et le temps long, tous les deux caractéristiques de cette forme de retraite, garantissent mieux que tous les autres la pérennité de la retraite.

Plus de liberté dans l’âge de départ à la retraite

Mais ne nous arrêtons pas en si bon chemin.

Dans un système respectueux des idées libérales, pourquoi ne pas donner aussi à chaque cotisant une certaine latitude sur montant cotisé ? Et tant qu’on est parti dans la bonne direction, pourquoi pas oublier carrément ce bâton que constitue la notion même d’âge de départ à la retraite et laisser au cotisant le choix de l’âge auquel il pourrait décider de changer de statut pour passer à celui de pensionné ? Restant entièrement propriétaire de ses économies capitalisées, il apparait en effet comme normal qu’il puisse en disposer quand bon lui semble sous réserve que soient observées quelques règles de base pour le bon fonctionnement du système : un minimum de temps de cotisation, par exemple, ainsi que le respect de l’adéquation entre le droit d’exercer une activité et la capacité physique et/ou intellectuelle de le faire dans le respect de la sécurité de chacun, ce qui est d’ailleurs déjà le cas pour certaines professions.

Allons droit vers ce qui est le plus profitable pour chacun, et cessons de donner crédit à des grands principes largement répétés comme « la répartition, système préféré des Français qu’il faut absolument conserver » mais qui cachent, en réalité, des intérêts qu’il ne faut pas que les Français découvrent. La répartition a été choisi par la Résistance parce que la démographie permettait de faire, sans débourser un centime, des cadeaux à ceux qui n’avaient jamais cotisé. La démographie a changé : elle ne permet plus ce genre de libéralités. Sachons nous adapter aux circonstances en passant à un système vertueux insensible au changement de démographie : le système de retraite par capitalisation.

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  • Ouais mais, un age de taux plein est indispensable, ce qui veut dire qu’il faut absoluement conserver le départ à la retraite à 62 ans pour un taux plein à 66 ans des carrières incomplètes.

    -1
  • Une question toute bête : combien d’années de PIB représente le capital de l’ensemble des entreprises ? Ou à un niveau plus micro quel est le ratio capital/valeur ajoutée annuelle de chaque entreprise ? En admettant qu’un futur retraité accumule du capital jusqu’à la retraite et le consomme ensuite, il est douteux que cela lui assure 20 ou 30 ans de consommation.
    Sauf bien sur si le partage de valeur ajoutée se faisait plus en faveur du capital (dur à faire passer dans notre pays où il y a un tollé dès que les dividendes représentent quelques % de la production !). Le retraité ne vivrait alors pas exclusivement en consommant son capital mais aussi en recevant des dividendes conséquents. Mais même cela pose problème car si une entreprise s’attribue des bénéfices trop importants, il y a toutes les chances pour que des concurrents moins gourmands apparaissent !
    Le problème n’est pas capitalisation ou répartition, il est avant tout dans la prétention à passer 20 ou 30 ans de fin de vie dans l’oisiveté alors même que beaucoup de retraités sont parfaitement capables de travailler quelques années de plus.

    -3
    • On n’accumule pas du capital, mais de la propriété qui croît et fructifie. Ne raisonnez-pas comme si la capitalisation était confier votre argent à l’état en achat de dette publique, mais comme si c’était l’achat de plants et d’un verger. Que les bénéfices passent en dividendes ou soient réinvestis dans la même entreprise est secondaire. Si l’entreprise ne distribue pas de dividendes, le retraité revendra quelques parts dont la valeur aura intégré les dividendes non distribués, c’est équivalent.

      • Et comment expliquez vous que la croissance des pays développés se traine autour de quelques % par an ? Le capital immobilisé et en gros proportionnel à ce qu’il permet de produire. Cela signifie donc que le capital immobilisé augmente très peu. Peut être même diminue t il car les entreprises modernes (numérique en particulier) n’ont pas besoin de moyens aussi pharaoniques que les hauts fourneaux du début de l’ère industrielle. Et plus près de notre époque que l’on compare les gigantesques usines d’enrichissement de l’U par diffusion gazeuse (avec plusieurs réacteurs nucléaires rien que pour les faire tourner) du début avec les centrifugeuses d’aujourd’hui bien plus légères !

        -1
    • « Peu importe que les prélèvements soient effectués dans un système de répartition ou de capitalisation, le problème ce sont les autres vieux oisifs. ».
      Vous oubliez dans votre raisonnement que l’épargne, contrairement à la redistribution, est créatrice de richesse. C’est peut être un détail pour vous mais pour moi ça veut dire beaucoup 😋

      -1
  • bonjour, si le système de retraites doit être adapté, il ne faut pas oublier le passé. La capitalisation prônée par certains ne doit pas faire oublier ce qui c’est passé en 2008 aux USA. Effectivement, dans certains cas on peut trouver des exemples où la capitalisation est meilleure globalement. Par expérience la répartition est plus « égalitaire » (équitable ?), or la capitalisation individuelle ne donne pas forcement le même résultat au termes d’une durée et d’un montant global cotisé . Comment être sur qu’à grande échelle d’assurer la pérennité des placements ? Toutes les entreprises ne sont pas capitalisées en bourse pour un périmètre donné, alors où placer l’argent? dans des fonds qui vont investir avec une demande de rendement parfois élevé? hors du périmètre des « épargnants »? . Les calculs théoriques et les plans sur la comète ne sont pas d’une grande fiabilité sur le long terme, car se sont des calculs macroéconomiques qui peuvent se révéler désastreux à titre individuel. En tous cas, un système hybride répartition /capitalisation serait peut-être meilleur, mais surtout, même en continuant avec la répartition, la gestion doit être significativement améliorée.

    -3
    • On peut trouver certains cas où une capitalisation mal conçue et mal diversifiée a mal marché. Mais jamais aussi mal que d’avoir laissé le fric à l’Etat avec la promesse qu’il en trouvera pour vous entretenir 40 ans plus tard. Encore une fois, réfléchissez à ce que devient le fric que vous capitalisez, à ce qui permet à une boite d’acheter des machines et de les faire tourner. Si vous ne voulez pas en être, et que vous préférez les promesses étatiques, libre à vous mais regardez comment ça se passe en vrai à l’étranger plutôt que de clamer des craintes injustifiées et de chercher à décourager ceux qui capitalisent.

  • On pourrait commencer par introduire une dose de capitalisation dans le système et donc faire cohabiter capitalisation et répartition.

  • Le dialogue de sourd vient du fait que l’on veut résoudre (avec le même outil) deux problèmes dont les logiques sont différentes :
    1/ « Assurer à tous un revenu minimum, quoi qu’il arrive » et quelles que soient ses cotisations passées (une nécessité sociale, qui justifie l’intervention de l’État).
    2/ « Assurer à chaque retraité le maintien de son niveau de vie d’activité », financé par ses cotisations passées (ce qui justifie les calculs compliqués, et opaques, en termes de trimestres cotisés).
    => En mélangeant les deux, cela donne idéalement : « assurer à chaque retraité (le plus tôt possible) son niveau de vie d’activité, indépendamment des cotisations qu’il a pu verser » (ce qui nous donne le système « par répartition » actuel).

    => Pour la clarté de la discussion, les personnes de bonne foi doivent séparer les deux problèmes :
    1/ « Assurer à tous un revenu minimum quoi qu’il arrive », cela n’est pas un problème spécifique aux retraités ; cela doit se résoudre par la redistribution des revenus (l’allocation universelle, identique pour tous, financée par l’impôt universel, payé par tous selon un taux de prélèvement identique pour tous).
    2/ « Assurer à chaque retraité le maintien de son niveau de vie d’activité », cela doit se résoudre par une logique de capitalisation des cotisations, comme le préconise très justement l’auteur, M. Pierre Allemand.
    => Mais le dialogue de sourd persistera tant que les nantis nieront l’existence du problème social (le problème 1/), et que les démagogues nieront la réalité des contraintes économiques (le problème 2/).

    • Je ne veux rien assurer à qui que ce soit par principe. Le problème de ceux qui le veulent, c’est qu’ils le font avec l’argent des autres. Il se peut que si je vois un retraité que j’estime mal traité par le sort, je cherche à adoucir ses jours. Mais ce sera volontairement et avec mon argent.

      • @MichelO
        « Je ne veux rien assurer à qui que ce soit par principe ».
        Je respecte votre choix. Dans ma logique, vous avez le droit de plaider pour que le taux de prélèvement de « l’impôt universel de redistribution nationale » soit de 0%. Et si vous arrivez à convaincre la majorité, l’allocation universelle ne sera pas financée et elle sera donc de 0 euros.
        Conséquence : en France, il deviendra possible que des personnes soient à l’abandon, sans aucune ressource.
        Mais que se passera-t-il quand vous serez vous-même dans la difficulté ?
        Comment vivrez-vous le fait de tendre la main, pour que les gens vous donnent (ou pas), selon leur bon plaisir ?
        Et si votre amour propre vous interdit de tendre la main ? Vous laisserez-vous mourir ?

  • « La répartition a été choisi par la Résistance parce que la démographie permettait de faire, sans débourser un centime, des cadeaux à ceux qui n’avaient jamais cotisé. »

    Cette phrase me fait me demander comment, concrètement, nous pourrions à présent passer d’un système par répartition à un système par capitalisation ?
    Les retraités actuels n’ont pas de capital, puisque tout ce qu’ils ont cotisé pendant leur vie active a déjà été versé aux retraités de l’époque, et les cotisants actuels cotiseraient pour leur propre capital.
    Comment gérer cette transition sans léser personne ?

    • à jd666
      Que l’on me corrige si je me trompe : le but, au sortir de la guerre, était d’assurer un revenu minimum à toutes les personnes âgées. (Il n’était pas question, à l’époque, d’assurer à chacun le maintien de son niveau de vie d’activité). La logique aurait voulu que ce « revenu minimum » avant la lettre soit financée par l’impôt (un impôt payé par tous et pas seulement par les salariés), et que la somme distribuée à ce titre, à chaque retraité, soit la même pour tous.

      Or, l’erreur (ou la tromperie) a été d’appeler faussement « cotisation » ce qui est en réalité un impôt (un impôt sur les seuls revenus du travail !), et de faire croire aux gens que ces « cotisations » financent pour chacun sa propre retraite future. Or, chacun sait que juridiquement il n’en est rien. Ce système « par répartition » est malhonnête.

      Donc, pour résoudre votre dilemme, je suggère que l’on sépare deux problèmes :
      1/ S’il s’agit d’assurer à tous un revenu minimum, donnons ce revenu minimum à tous et finançons le par un impôt payé par tous (et pas seulement par les salariés).
      2/ S’il s’agit d’assurer à tous le maintien de son niveau de vie d’activité, incitons chacun à capitaliser de vraies cotisation, qui seront gérées dans une vraie logique de capitalisation.
      Les deux buts sont légitimes ; simplement il faut qu’ils soient assurés par deux dispositifs bien distincts.

      Donc, concrètement :
      1/ Créons l’impôt universel (évolution de l’IRPP) pour financer le revenu minimum assuré à tous.
      2/ Créons un fond souverain, où chaque salarié actif aura un compte, et où toutes les cotisations versées depuis le début de sa carrière seront considérées comme une véritable épargne et donc comme une dette de l’État envers le salarié.

  • Excellente analyse !

  • Il serait judicieux de casser l’ idée que la retraite est une fin en soi, l’ âge a finalement beaucoup moins d’ importance que la valeur qu’ on lui attribue sur le dos du travail des autres.

    -1
  • Les commentaires sont fermés.

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