La servitude volontaire au temps du covidisme

Si les progrès favorisés par la mondialisation ont permis de mettre au point très rapidement des vaccins efficaces contre ce mal récent, il n’en va pas de même du covidisme.

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La servitude volontaire au temps du covidisme

Publié le 26 août 2021
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Par Gérard-Michel Thermeau.

La servitude volontaire participe de ces expressions à la fois célèbres et méconnues. Elle est associée au nom d’Étienne de La Boétie, le fameux ami de Montaigne. Le Discours de la servitude volontaire a été publié en 1576.

En ces temps de covidisme – je parle ici de l’affection dégénérative qui affecte le débat public, non de la pandémie provoquée par la Covid-19 -, ce texte vaut d’être rappelé. En effet, si les progrès favorisés par la mondialisation ont permis de mettre au point très rapidement des vaccins efficaces contre ce mal récent, il n’en va pas de même du covidisme.

Cette dégradation de l’intelligence et de l’esprit critique entraîne cependant de graves séquelles : restriction très importante des libertés individuelles et extension de la censure des opinions « non respectables ». Mais la mise au point de vaccins ne paraît guère à l’ordre du jour. Peut-être dès lors, pouvons-nous chercher quelques remèdes dans les écrits du passé comme ce Discours de la Servitude volontaire de La Boétie.

Covidisme et servitude volontaire

Un des avisés lecteurs de Contrepoints estime que les articles vont de pire en pire. Non pas « sont » mais « vont ». Ils vont donc mal. Il s’agit visiblement d’un virus qui contamine les textes dans leur qualité. Je ne sais si c’est le virus de l’anachronisme qui entacherait, parait-il, gravement les articles où j’aime bien remettre en perspective historique notre peu joyeux présent. Mais je veux bien encore prêter le flanc à la critique.

J’avais évoqué dans un article précédent la question de la dictature, accusation pointée contre notre président bien-aimé, puis je me suis penché sur le despotisme éclairé dont il me paraissait être l’héritier. Pour en rajouter, exaspérer les uns ou ravir les autres, j’ai donc décidé de me replonger dans le Discours de la servitude volontaire d’Étienne de la Boétie dont tout le monde parle mais que personne ne lit.

Gaspard Koenig, une des rares figures médiatiques à défendre un point de vue libéral au temps du covidisme, avait utilisé l’expression dans un entretien accordé au Figaro il y a quelques mois.

Tyrannie et servitude volontaire

Dans les colonnes de Contrepoints, Johan Rivalland avait célébré autrefois La Boétie, constatant que la liberté n’était pas la chose la mieux partagée au monde.

Pour La Boétie, il est trois sortes de tyrans. « Les uns règnent par l’élection du peuple, les autres par la force des armes, les derniers par succession de race. » On ne peut rien attendre des conquérants ni des monarques héréditaires, La Boétie glisse donc rapidement dessus pour s’attarder davantage sur le prince élu démocratiquement : «  il semble qu’il devrait être plus supportable ; il le serait, je crois, si dès qu’il se voit élevé au-dessus de tous les autres, flatté par je ne sais quoi qu’on appelle grandeur, il décidait de n’en plus bouger. »

Mais malheureusement, ce n’est pas le cas. « Ceux qui sont élus par le peuple le traitent comme un taureau à dompter. » Ainsi la démocratie pour La Boétie n’est qu’une forme de tyrannie parmi d’autres.

Pourquoi les humains acceptent-ils la servitude ?

«  Il est incroyable de voir comme le peuple, dès qu’il est assujetti, tombe soudain dans un si profond oubli de sa liberté qu’il lui est impossible de se réveiller pour la reconquérir. »

Mais pourquoi les humains acceptent-ils la servitude ?

D’abord par habitude, ensuite par la ruse des tyrans soucieux d’avachir leurs sujets. « Il est certain qu’avec la liberté on perd aussitôt la vaillance. » La Boétie considère aussi le peuple des villes comme particulièrement ignorant, « il est soupçonneux envers celui qui l’aime et confiant envers celui qui le trompe ». On asservit facilement les gens par « la moindre douceur qu’on leur fait goûter ».

Comme tous les écrivains des temps anciens, La Boétie utilise des exemples tirés de l’Antiquité :

« On raconte que Lycurgue, le législateur de Sparte, avait nourri deux chiens, tous deux frères, tous deux allaités au même lait. L’un était engraissé à la cuisine, l’autre habitué à courir les champs au son de la trompe et du cornet. Voulant montrer aux Lacédémoniens que les hommes sont tels que la culture les a faits, il exposa les deux chiens sur la place publique et mit entre eux une soupe et un lièvre. L’un courut au plat, l’autre au lièvre. »

Ne penserait-on pas à la fable du Loup et du Chien du bon La Fontaine dont on célébrait d’ailleurs cette année le 400e anniversaire de la naissance ?

Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
Où vous voulez ? Pas toujours, mais qu’importe ?

La servitude volontaire devient naturelle

En effet, qu’importe ? En fait, « toutes choses deviennent naturelles à l’homme lorsqu’il s’y habitue ». Ne voit-on pas des gens se promener seul dans la rue avec un masque sur le visage alors que rien ne les y oblige et que rien ne le justifie sur le plan médical non plus ?

Et comme je me sens en état d’anachronisme persistant, je vais ajouter ce passage du Discours :

« Les tyrans faisaient largesse du quart de blé, du septier de vin, du sesterce, et c’était pitié alors d’entendre crier : « Vive le roi ! » Ces lourdeaux ne s’avisaient pas qu’ils ne faisaient que recouvrer une part de leur bien, et que cette part même qu’ils en recouvraient, le tyran n’aurait pu la leur donner si, auparavant, il ne la leur avait enlevée. »

Seuls de mauvais esprits y verraient le moindre rapport avec le « quoi qu’il en coûte ».

Doit-on être optimiste ?

La Boétie était pourtant optimiste : « Il s’en trouve toujours certains, mieux nés que les autres, qui sentent le poids du joug et ne peuvent se retenir de le secouer, qui ne s’apprivoisent jamais à la sujétion. » Le seul fait que cet adolescent doué ait pu écrire ce Discours le souligne assez.

Je recommanderais bien la lecture obligatoire de ce Discours de la servitude volontaire. Mais combien d’injections seraient nécessaires ? Et combien de rappels envisageables ?

Non finalement, laissons le libre choix à chacun.

Ce sera mieux pour tout le monde.

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  • J’ai cessé de lire après « des vaccins efficaces ».

    • Vous savez en médecine il existe même des opérations chirurgicales efficaces bien que parfois avec fâcheux effets indésirables.

    • Ne niez pas la réalité. Les vaccins sont efficaces pour éviter un covid grave. C’est déjà pas mal. Pour la contagion, c’est moins sûr.
      Ceci rappelé, on en a trop fait avec les vaccins. On a fait croire qu’on allait éradiquer le virus (par immunité collective), qu’ils permettaient de limiter les variants (c’est le contraire quand on vaccine en pleine épidémie), qu’ils étaient foncièrement altruistes, etc.
      Qui trop embrasse mal étreint.
      Le vaccin est très efficace pour soi, moyennement efficace pour les autres, et inefficace pour éradiquer le virus.
      Il faudra apprendre à vivre avec le virus, en espérant que celui-ci finisse comme les autres coronavirus, cad par donner de simples rhumes…

      • « …[que les virus] permettaient de limiter les variants(c’est le contraire quand on vaccine en pleine épidémie)… »
        Je serais ravi de savoir d’où vient cette idée. Je fais bref.

        Une fois dans la cellule, le virus fait des copies de lui-même. Normalement, la copie est conforme à la souche d’origine. Mais il y a quelquefois des différences (du fait, principalement, de la radioactivité naturelle). Cela se produit de façon aléatoire, le vaccin n’y est pour rien. Cela peut fragiliser la copie vis à vis du vaccin, comme cela peut renforcer sa résistance ou ne rien changer. Cela aussi, c’est aléatoire.

        La suite dépend du vaccin et de la vaccination.
        Si le vaccin est administré à temps et élimine la souche d’origine, cette dernière ne donne pas de mutants.
        Sans vaccination, ou chez les personnes chez lesquelles le vaccin est inefficace, l’organisme a l’embarras du choix entre la souche d’origine et les mutants.
        Je passe sur les autres cas possibles.

        Donc, autant que je sache, il faut vacciner même en pleine épidémie, et plus vite on le fait, mieux cela vaut.

        • Vacciner en pleine épidémie favorise l’émergence de variants résistants. Ça s’appelle « pression de sélection ». L’effet est maximal quand environ 60 % de la population est vaccinée.
          Dans l’idéal, il faudra pouvoir vacciner toute la population en quelques jours seulement. Hélas ça n’arrive jamais.
          Les vétérinaires connaissent bien ce principe.

      • Le problème ne vient pas de leur efficacité sur une certaine partie de la population mais de leur efficacité sur toute la population

        Il semble établi qu’il permet de réduire les forme graves. Néanmoins des données récentes, que vous ne verrez évidemment pas à la télé française, semblent indiquer que son action n’est pas si efficace que ça concernant les hospitalisations.

        Ce n’est qu’un exemple et non une preuve, mais sur la tranchée des 50-59 ans en Israel, on retrouve la même proportion de vaccinés / non vaccinés (85%/15%)

        Sans conclure sur ces chiffres que le vaccin ne sert à rien, puisqu’on peut supposer qu’il permet d’éviter des formes graves à certaines de ces personnes, on est en train de se questionner sur la pertinence de la vaccination (surtout quand elle tend à devenir obligatoire). On peut aussi se poser la question de l’état des patients qui développent une forme grave (carence en vitamine C, zinc etc). Malheureusement cela n’est jamais debattu

        • « Ce n’est qu’un exemple et non une preuve, mais sur la tranchée des 50-59 ans en Israel, on retrouve la même proportion de vaccinés / non vaccinés (85%/15%) »
          Lu ou entendu dans les médias français : Aux Antilles pourcentage de personnes vaccinées : 25 ou 28% avant la grosse crise. Pourcentage de personnes vaccinées en réanimation : 30%…
          Cela la laisse dubitatif sur la protection du vaccin.

    • Quand on se refuse à lire, on devrait, si l’on était logique, s’interdire d’écrire.

    • Les vaccins sont plus ou moins efficaces et sans doute dangereux. L’auteur ne pense peut-être pas autre chose et vous pouvez lire la suite, elle le mérite.

    • … et c’est bien dommage pour vous, la plume de l’auteur ne se plaçant absolument pas sur le domaine médical.

    • Vous devriez vous intéresser à ce qui se passe en Martinique et Guadeloupe.

  • en parlant d’injections , le directeur général pfizer , Albert boula , estime ne pas avoir besoin d’être vacciné car , je cite :  » je suis en bonne santé , je ne travaille pas au front , donc le vaccin n’est pas recommandé dans mon cas « ….voilà , voilà , voilà ….

    • C’est un fake. Bourla a bien été vacciné.

      • Si la vaccination médiatisée induit le même effet de pensée magique que le masque, où les gens se croient protégés efficacement et dispensés de précautions élémentaires, alors le vaccin peut être efficace mais aggraver le problème.

        Et dans ce cas, inutile de réviser vos cours de stats …

      • Les fakes, c’est comme les trains. Un peut cacher l’autre…

    • Bourla a souhaité, quand le vaccin n’était pas disponible pour tous, que des catégories plus prioritaires passent avant lui. Ce fut sa position personnelle, elle est parfaitement respectable même si certains ici vont l’accuser de couver un mauvais socialisme…

  • Je l’ai lu en classe prépa (scientifique) et c’est un des meilleurs ouvrages philosophiques que j’ai pu lire.

  • l’idée de cet article n’est pas l’efficacité de la vaccination mais une critique de la démocratie et comment asservit on les peuples et pourquoi ils acceptent d’être asservis. même si je le présupposais avant, cette crise m’a montré qu’on pouvait faire gober n’importe quoi à 95% de la population même et je dirais surtout aux plus diplomés malheureusement. effectivement l’ouvrage est excellent. Comme quoi on n’ a rien inventé et si on lit Machiavel on aura compris nos technocrates et nos présidents

    • La servitude a -comme son stade ultime le socialisme-, l’immense avantage d’être reposante. On a pratiquement plus rien à gérer de son existence. Tout est fléché, balisé, imposé ou interdit, on n’a plus que de toutes petites décisions à prendre, et c’est reposant. C’est pour ça que les gens adorent…

  • Au fait, que ferez les chiens, dans l’exemple de La Boétie, si on leur rendait la liberté ? Eduquer un individu pris isolément et des individus qui vivent en société ce n’est pas pareil. Je suis persuadé que si on parvenait à éduquer chaque individu à la liberté, une fois tous réunis en société, on retrouverait de la servitude volontaire en général, beaucoup pour certains et peu pour d’autres. C’est une propriété de la vie en société, le problème n’est donc qu’il existe de la servitude volontaire mais son niveau dans une société.

    • Que fait un chien quand il a fait l’expérience de la liberté?

      Dressez un chien avec un très bon rappel. Puis laissez ce rappel se perdre (parce que vous étes inconsistent, ou que le chien est gardé par un autre…)

      Une fois le rappel perdu, bonne chance pour le faire revenir. Le chien sait qu’il est en fait libre de revenir ou pas (il ne connaissait pas ça avant). Désormais, il ne répondra plus à vos ordre que s’il en a envie, plus jamais par pur réflexe. Si une odeur de lapin lui plaît plus que la vôtre, tant pis…

      • Les hommes qui aiment le pouvoir prendront un chien, ceux qui aiment la liberté prendront un chat. Et pour le bien-être de vos animaux, ne le faites qu’en disposant d’un jardin (quel enfer d’être enfermé en appartement pour un animal j’imagine)

        • j’aime la liberté et les chats ne présentent pour moi aucun intérêt.
          Une peluche quand il en a envie…

          • J’ai toujours eu des chats, dont quatre aujourd’hui, totalement libres en pleine campagne. Ce sont de vrais petits félins et non des peluches, mais ils me démontrent chaque jour leur affection et même leur amour.

            Quant aux chiens, leurs liens avec moi sont plus démonstratifs, mais pas forcément moindres.

        • Je ne déteste pas les gens mais je préfère les chats ( J’en ai eu jusqu’à 6 en même temps). La liberté des chiens, c’est avoir un collier et une laisse tenue par un maître, et même si leurs démonstrations d’attachement sont souvent exagérées, ça n’a rien à voir avec la liberté des chats ( moins visiblement démonstratifs, mais beaucoup plus attachés pour certains, non pas à leur maître, mais à un humain -qu’ils considèrent comme un égal et non un maître.

          • Mon chat ne sort qu’en laisse dans mon jardin ou quand on l’emmène en chambre d’hôtes car on ne veut pas le perdre ou qu’il soit volé ou qu’il ait un accident.

            Et il est super heureux, il ronronne et fait des câlins tous les jours.

            Moi aussi j’ai une laisse :
            celle du gouvernement, qui me dit où aller et comment (Rayon des 100km pendant le confinement, voitures thermiques bannies, etc.)
            Par contre je ne ronronne pas.

      • « Que fait un chien quand il a fait l’expérience de la liberté? »

        Il erre ?

        Les chiens ont une conscience de clan qui les poussent à obéir ou dominer. (Mais comment peuvent-ils être assez stupide pour prendre des humains pour des mâles dominants ?)

        J’ose franchement espérer qu’on n’est pas des chiens – en tous cas je ne me ressens pas comme tel.

    • « éduquer chaque individu à la liberté »

      C’est un oxymore.

      Enseigner la liberté répondrait très modestement mais mieux à la question.

      • La connaissance est une quête. Elle nécessite un maître au sens de « sage » et surtout pas au sens de « chef ».

        (Commentaire que j’aurai voulu faire dans les articles sur l’EN et les MOOCs – mais auquel j’ai renoncé devant l’ampleur du problème actuel).

  • Le plus improbable dans la fable du Loup et du Chien n’est-il pas qu’ils se rencontrent et puissent discuter en toute amitié ?

  • Mais, l’usage de la liberté ne réclame t’il pas plus d’efforts que la servitude?
    Dans une société où l’effort n’est pas à la mode (et de plus mal récompensé) faut il s’étonner que la masse choisisse la servitude?

  • Mais pourquoi les humains acceptent-ils la servitude ?

    Ma réponse dans un vieil article, mais qui me paraît toujours d’actualité
    https://www.contrepoints.org/2012/04/07/76448-desir-de-providence-et-servitude-volontaire-2

  • Je ne connais personne qui n’aime pas la liberté;

    Mais il y a les libéraux, qui la réclament pour tous, et puis cette majorité d’autres qui ne la réclament que pour eux même…

  • « Ne voit-on pas des gens se promener seul dans la rue avec un masque sur le visage alors que rien ne les y oblige et que rien ne le justifie sur le plan médical non plus ? »

    Ces gens s’attendent peut-être à en croiser d’autres au coin de la rue, et se masquent avant qu’il ne soit trop tard par simple politesse à leur égard.

    Pour ce qui est du masque, je pense que l’auteur expliquera à son dentiste, lors de sa prochaine consultation, qu’il peut s’en passer avec lui.

    • « Pour ce qui est du masque, je pense que l’auteur expliquera à son dentiste, lors de sa prochaine consultation, qu’il peut s’en passer avec lui. »

      N’importe quoi. Comme si, en rappelant l’inutilité du masque pour se balader seul dans la rue, l’auteur expliquait qu’un masque chirurgical ne sert à rien…

      • Ben quand même, pour aller fouiller dans la bouche des patients, un dentiste aurait besoin d’un peu plus qu’un masque chirurgical.

        Et venir masqué pour l’enlever quand le dentiste est à 20 centimètres et que le système de ventilation n’a pas éliminé les miasmes des patients précédents ?!?

    • Donc vous confirmez que le masque en extérieur n’a absolument aucune utilité sinon une « simple politesse ». Cela en dit long sur le niveau de soumission de la population…

      « Avant qu’il ne soit trop tard » => Trop tard pour quoi ? Ce n’est pas en croisant un passant isolé pendant trois secondes que vous contracterez la moindre maladie…

      Quant à l’analogie avec une consultation chez le dentiste, cela relève du sophisme bas-de-gamme.

    • Ne voit-on pas des passantes se promener seules dans la rue avec autour du cou un collier alors que rien ne les y oblige et que rien ne le justifie sur le plan médical non plus ? Doit-on en effet pour autant les traiter de chiennes ? L’exemple du masque dans la rue est mal choisi, porter un masque dans la rue n’est nullement un signe d’asservissement. Ce qui n’enlève rien à la valeur de l’article.

      • idem pour ralentir là où la DDE a posé un coussin berlinois contre-productif. Ca ne signifie nullement qu’on accepte la servitude des ralentisseurs, mais qu’on n’a pas trouvé comment s’en débarrasser.

      • Un collier est un bijou décoratif dont la finalité n’a absolument aucun rapport avec un masque. Porter un masque ne rend pas plus élégant. Le porter sans autre but que de « suivre le troupeau » fait donc de nous… des moutons.

  • Effectivement j’avais exprimé ma déception au sujet du titre de votre article. Comparer Macron à un despote éclairé fait autant de sens que comparer une ampoule grillée au Soleil

    Pour rebondir sur l’article je conseillerais la lecture du Prince de Machiavel, qui est à mon sens plus profond que La Boetie. Les sujet sabords ne sont pas exactement les mêmes mais on peut retrouver la conclusion de La Boetie à partir de Machiavel

    • vous savez les despotes éclairés….

      un despote foule au pied la liberté de ceux qu »ils dominent … éclairé ou pas..

      c’est l’histoire e qui dit si tel despote peut être qualifié d’eclairé.

      ce jugement est fortement dépendant des valeurs en cours sinon en vogue.

      • la vaccination obligatoire foule au pied la liberté des gens…

      • « c’est l’histoire e qui dit si tel despote peut être qualifié d’eclairé.

        ce jugement est fortement dépendant des valeurs en cours sinon en vogue. »

        +1

        J’ai toujours été choqué par les journalistes qui adulent sans aucun recul les politiciens qui sont leurs contemporains.

        • Je suis en pleine relecture des « Nouveaux chiens de garde » de Serge Halimi. So vous ne l’avez pas lu vous comprendrez la raison de cette servilité

  • Cette année 2021 est l’année La Fontaine, mais hélas je constate au hasard de mes conversations que l’immense majorité de mes compatriotes n’ont lu ni La Fontaine, ni La Boétie, ni Montaigne, .. ni aucun des auteurs qui composaient autrefois la base de « nos humanités », ce socle d’intelligence qui nous était transmis par l’école. C’est l’origine du drame actuel, les gens sont devenus incapables d’analyser les situations, de filtrer l’information, de faire preuve d’analyse critique et de penser par eux mêmes. Ils sont devenus perméables à la propagande et restituent plus ou moins fidèlement les « vérités » assénées par des chaînes d’info permanente toutes plus inféodées les une que les autres à la Doxa officielle.

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