La mondialisation : le meilleur remède contre la crise sanitaire

La mondialisation doit être perçue comme une solution pour lutter contre la crise du coronavirus, et non comme une cause de l’ampleur qu’a pris celle-ci.

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La mondialisation : le meilleur remède contre la crise sanitaire

Publié le 25 juin 2020
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Par Justine Colinet.

La mondialisation a souvent été accusée d’être la cause de la crise sanitaire, économique et sociale que l’humanité connaît aujourd’hui, plus particulièrement lorsque l’on parle de la rapidité de l’extension du virus, de la dépendance du monde envers la Chine, ou de l’incapacité du capitalisme à produire les équipements médicaux.

Les altermondialistes et autres écologistes ont pu également se réjouir de constater la baisse des émissions de dioxyde de carbone que les confinements et restrictions à travers le monde ont engendré. Implicitement, ce qui était en cause, c’est l’immense activité et le dense réseau d’échanges qui font circuler les hommes… et les maladies. La mondialisation est-elle pour autant une des causes de l’étendue qu’a pris la crise du coronavirus ?

Non, la mondialisation n’est pas une cause de la crise

D’autres épidémies se sont répandues très rapidement avant la mondialisation que nous connaissons actuellement, avant que les marchés et le tourisme ne s’étendent à toute la planète. Cela a été le cas pour la peste bubonique au XIVe siècle par exemple. Les virus n’ont jamais attendu le capitalisme ou l’industrie pour ravager les populations humaines aux quatre coins du monde.

Quant à la dépendance du monde envers la Chine, même s’il est vrai que la Chine exporte des milliers de marchandises partout dans le monde et représente une puissance économique incontestable, elle est tout aussi dépendante des autres pays du monde. La mondialisation permet de mettre chaque secteur en concurrence pour offrir des services variés et abordables pour tous.

En ce qui concerne les lacunes en termes d’équipements médicaux, c’est précisément la mondialisation qui permettra la coopération de milliers de scientifiques et d’industries pharmaceutiques pour contrer l’épidémie. C’est grâce à la mondialisation et à la concurrence qu’elle organise que des vaccins ou traitements antiviraux pourront être trouvés et circuler dans le monde et que la recherche avance.

L’ouverture des économies nationales sur un marché mondial, qui entraîne une interdépendance croissante des pays tout autour du globe, doit être perçue comme une solution pour lutter contre la crise du coronavirus, et non comme une cause de l’ampleur qu’a pris celle-ci. C’est bien en mobilisant les ressources de la planète que nous pourrons lutter de manière sérieuse contre la crise.

Les initiatives se sont développées partout sur la planète grâce à la mondialisation pour lutter contre le virus, pour organiser l’entraide, et pour gérer au mieux les répercussions directes.

La théorie qui s’y oppose est celle de la priorité de la souveraineté nationale. Mais les États en général n’ont pas anticipé le choc de la crise. Les pénuries que nous avons connues, comme les pénuries de masques ou de gels hydroalcooliques, résultent notamment de la défiance envers un marché que nos édiles sont incapables de contrôler.

Les innovations et la décentralisation des processus de recherche grâce à la mondialisation

Nous l’avons souvent entendu dernièrement : les pandémies ont touché le monde de tout temps. Si on nous laissait le choix de l’époque à laquelle nous aurions du subir une épidémie, nombreux d’entre nous choisiraient l’année 2020. Pourquoi ? Grâce aux innovations que la mondialisation a permis.

Certes, nous avons eu besoin de plus de respirateurs pour prendre en charge les malades et cela a eu des conséquences malheureuses, mais en 1950, le monde ne comptait qu’un seul respirateur en tout et pour tout. Nous pouvons lire le génome du virus en une semaine, ce qui n’avait jamais été fait avant 1995.

Les équipes de recherche, les entreprises pharmaceutiques et les autorités sanitaires, où qu’elles se trouvent dans le monde, ont pu entrer en contact, se concurrencer mais également collaborer et confronter leurs idées pour mettre au point notamment un test de dépistage en seulement six jours.

Il a fallu 3000 ans à l’humanité pour mettre au point des vaccins contre la variole et la poliomyélite, mais trois mois seulement après la découverte du Covid-19, la Bibliothèque nationale de médecine américaine a dressé une liste de 282 médicaments et vaccins potentiels.

Les avantages d’un monde ouvert sont nombreux, qu’il s’agisse de la recherche scientifique, de l’exportation de matériel ou de la communication entre les pays. Un autre exemple flagrant de ces bienfaits des économies ouvertes est la dépression économique causée par les fermetures de frontières, par le fait que nous ne nous rencontrons pas, que nous n’allons pas au travail, que nous ne commerçons plus ou moins, et que nous ne voyageons pas.

L’importance des sociétés ouvertes et des marchés libres

La mondialisation est le fruit du progrès humain. C’est ce progrès qu’il faut continuer d’encourager et de soutenir.

Nous devons impérativement être libres d’explorer de nouvelles connaissances, de nouvelles sciences et de nouvelles technologies pour en échanger les résultats entre eux, par-delà les sociétés et les frontières. C’est ce qui permet à chaque secteur d’innover et d’être efficace tant en termes de production que de partage.

Même si depuis toujours les crises déclenchent des mécanismes de peur ou de fuite qui poussent les autorités à fermer des frontières et à chercher des boucs émissaires,  nous devons nous battre pour des sociétés ouvertes et des marchés libres, avec des gouvernements limités qui protègent l’État de droit.

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  • La mondialisation sanitaire… Ce n’est sans doute pas le meilleur choix pour vanter la mondialisation.
    Y a pas que des gentils dans le monde, ils en profitent aussi.
    Bref, la mondialisation ne date pas d’aujourd’hui mais aujourd’hui elle est arrivée à un point où elle devient néfaste, on mondialise la production et la consommation mais on mondialise aussi les problèmes. Un problème peut rapporter gros.

    • Les pas gentils sauront tout aussi bien profiter de la démondialisation, et ce sera encore plus facile pour eux.

      • En effet les pas gentils sont plus intelligents que les pas méchants pour deux ronds. ça me fait penser, si peu, aux baisés du parrain, si il donne des bisous, c’est un gentil dehors mais très méchant dedans… Je retourne dans mon trou de souris des fois que les vilains chats rôdent et veuillent croquer un avorton.

        • Votre commentaire est asin, reflet de la nourritue médiatique officielle.
          Il y a les méchants qui disposent du monople de la violence, et ceux qui n’en disposent pas.
          Ces derniers ne sont pas dangereux et disparaissent d’autant plus vite que la société est libre et donc mondialisée.
          Seuls les premiers présentent le véritable danger.
          Mais vous ne vous en rendrez compte que quand votre voyage vers la servitude sera arrivé à son terme.

          Monsieur Avorton doit d’abord tenter de comprendre les principes de base de l’économie, qui est la science qui a pour objet l’étude de la rareté.

          • L’économie n’est pas une science c’est de la sociologie. Comment convaincre Paul que ce que vend Jacques est indispensable.
            La rareté c’est similaire à une minorité mais cela n’explique pas tout , l’abstrait est bien plus puissant que le concret, l’espoir que le maintenant. Promettre une augmentation est plus fort que de la donner…
            De quoi parle t on déjà… Ha oui, la mondialisation, des centaines de pays interconnectes, 7 milliards de consommateurs et producteurs …. Et un seul donneur d’ordres parceque ce monsieur est le plus fort. L’économie n’est pas une science, c’est un combat et sans doute que le fort d’aujourd’hui n’a plus longtemps à vivre, un vieux dragon se réveille, un ours sort d’hibernation, un tigre.., non lui il est très sage, il compte les points.

  • Vu qu’il n’y a pas eu de pénurie de gel hydroalcoolique, il est difficile d’accuser l’Etat. Pour les masques, en effet, ya eu des fameux couacs, et j’espère que certains comptes seront rendus. MAIS pour l’anecdote, quand des milliers d’immondes socialistes / de formidables libéraux prenant leurs responsabilités vis-à-vis de la société, deux amies m’ont demandé « est-ce que tu saurais trouver des élastiques en Belgique ? Ya pénurie chez nous » (En Belgique aussi d’ailleurs). Mon dieu, l’Etat a organisé la pénurie de bandes élastiques ou bien le Saint-Marché ne fait pas de miracle ? Selon certains, des usines entières se seraient naturellement reconverties dans la fabrique d’élastique en moins de 3 jours. Lol diront les gens qui touchent encore terre.

  • Un détail, qui, pour moi, a son importance: il faut écrire « état de Droit » et non « Etat de droit ».
    En effet la deuxième forme se rapproche plus du « droit de l’Etat », c’est à dire du totalitarisme puisque rien n’est au dessus de l’Etat. Alors que dans un système libéral le Droit est au dessus de l’état.

    • ‘état de Droit’ et séparation de pouvoir. C’est-à-dire un gouvernement qui gouverne ET une assemblée qui fait des lois (le moins possible).
      La V° fusionne l’exécutif et le législatif, allant même à une horreur d’un gouvernement qui gouverne avec des

      • ..lois.
        Quant au président, c’est une bizarrerie de la V°, un monarque élu, fait pour de Gaulle.

      • Rappelez nous les délires de la IV° ?
        Le problème est que les évolutions de la V° ont retiré les pouvoirs aux élus – exécutifs ou législatifs – pour les corps, conseils et autres hautes autorités, nationaux ou internationaux.

        • Je n’ai jamais compris cet argument de la IV° et de son instabilité chronique. Il y a autre chose que la Vie et la IV.
          Je suis contre un pouvoir fort ( le coup d’état permanent), je suis pour la négociation. Mais négocier n’attire pas les politiques avides du pouvoir. Ils veulent tout le pouvoir sans partage, alors que la confédération suisse(par exemple) a un conseil fédéral avec une présidence tournante et une recherche de consensus avec tous les partis.
          En France, on a une minorité qui concentre les pouvoirs sans partage pendant 5ans, mais en faite très fragile car sans soutien de la population.

  • Dans ce débat sur la « mondialisation », j’ai toujours la désagréable impression d’avoir affaire à deux pôles opposés, aussi extrémistes l’un que l’autre :
    – un pôle protectionniste à outrance, où le pays (la France en l’occurrence, soyons concrets) se devrait d’être autonome en tout ; ce protectionnisme à outrance ayant le fâcheux défaut de protéger au moins autant des politiques socialistes ineptes que les citoyens du pays
    – un pôle mondialiste à outrance, où les frontières sont systématiquement vécues comme autant de barrières à la prospérité et au bonheur * ; cette approche ayant le fâcheux défaut de nier la spécificité de la civilisation occidentale – d’être très relativiste, pour le dire autrement. Le bonheur par l’économie, et par l’économie seulement. Comme si l’Occident, locomotive du développement mondial, ne s’était construit que sur des bases matérialistes et une vision réduisant l’être humain à l’économie.

    N’y a-t-il pas un « juste milieu » entre ces approches ? Une approche pragmatique, au cas par cas, en fonction des pays, et/ou des produits et services en jeu ? Je suis convaincu que si.

    * je ne peux m’empêcher de me poser la question, quand je lis « mondialisation » sans plus de précisions, de savoir si la personne appelle de ses vœux :
    1- une suppression unilatérale des droits de douane et de toute forme d’avantage, fiscal ou autre, dont bénéficieraient certains secteurs économiques ou entreprises sur son territoire – suppression unilatérale pas forcément récompensée par des actions similaires des autres pays
    2- l’installation d’une structure supranationale chargée d’imposer (tiens, tiens : imposer) des réductions ou suppressions de barrières douanières et de tous avantages concurrentiels locaux à tous les pays

    • +1000
      La sauvegarde de la liberté n’est-elle pas que chaque pays reste maître de ce qu’il veut produire, importer et exporter, avec de nécessaires réciprocités? Le terme de mondialisation ne sert-il pas justement à masquer l’imposition de décisions supranationales non soumises aux processus démocratiques? Mais alors, quelles entités, quels pouvoirs sont favorisés par ces décisions?

    • Moi, je dois avouer mon ignorance et mon esprit borné pour ne jamais avoir cherché à comprendre ce que les « anti » proposaient à la place de la mondialisation : la guerre économique ? La géopolitique pour l’appropriation des ressources ? Le rejet culturel ? Afin de préparer la 3e guerre mondiale ?

      Mais je suis surement naïf, car je ne prends pas en compte le fait que les autres vont nous idolâtrer, fascinés par la réussite de notre système de santé, notre prospérité économique et notre vert-ue.

      • Comment voyez-vous la mondialisation, concrètement ?
        Suppression des droits de douane : unilatérale, ou imposée par une structure supranationale ?
        Connaissez-vous un seul pays qui ait supprimé à la fois toutes ses barrières douanières et toutes formes d’aides à ses entreprises ?
        La mondialisation sans plus de précisions (ou telle que vous la définissez, par opposition à la « non-mondialisation) n’aboutit-elle pas logiquement à a disparition des nations ? Qu’en pensez-vous ?

        • « Comment voyez-vous la mondialisation, concrètement ? »

          Comme un fait historique, au même titre que la découverte des Amériques, l’extinction des dinosaures ou l’invention du fil à couper le beurre.

          Cela ne veut pas dire que c’est un changement anodin. Il faut s’adapter sans chercher vainement à la contrer, ni faire l’amalgame entre une guerre commerciale et une influence géopolitique qui tourne au tourne au désavantage pour l’Europe (à cause de son manque de dynamisme) avec un complot du capital contre le peuple.

          L’Europe a justement été construite pour ça : faire face aux autres grands blocs pour défendre nos intérêts. Elle a failli car elle s’est dispersée dans la satisfaction des intérêts des lobbies. Faire du protectionnisme français, c’est rejeter l’Europe et nous rendre impuissants face aux changements géopolitiques ; se perdre dans des considérations européennes oiseuses bobo-socialo-écolo, c’est affaiblir l’Europe au point de rendre inutile sa fonction première.

          La disparition des « nations » au profit d’un autre concept se fera d’ici plusieurs générations. Alors ce n’est qu’une discussion philosophique.

      • Encore en modé… ça devient gonflant.

  • « même s’il est vrai que la Chine exporte des milliers de marchandises partout dans le monde »

    Un extrait significatif de l’intérêt de l’article…

  • « Les altermondialistes et autres écologistes ont pu également se réjouir de constater la baisse des émissions de dioxyde de carbone que les confinements et restrictions à travers le monde ont engendré… »
    Ah bon?
    https://www.esrl.noaa.gov/gmd/ccgg/trends/

  • Le meilleur remède en cas de crise reste la souplesse et l’adaptabilité sur fond d’analyse intelligente du problème. Il est certain que nous ne retrouvons pas là des qualités de l’Etat français.
    Mais la mondialisation, quand elle est enserrée dans des traités et des accords rigides, n’est pas, de soi, efficace…

  • Cesser de produire tout ce que l’on consomme, produire à l’autre bout de la terre ce qui pourrait être fabriqué sur place, voilà une aberration à la fois économique et écologique, propre à la mondialisation. Réfléchissez un peu. Par nos comportements, notre voracité irréfléchie, nous sommes le virus le plus dangereux pour nous mêmes. « Dame la terre », qui en souffre terriblement. considère le coronavirus plutôt comme un remède..

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