Libéralisme imaginaire et libéralisme réel

Pour le libéral, les missions de l’État doivent se limiter strictement aux activités qui par nature ne peuvent pas être exercées sans la coercition, sans le monopole de la violence légale.

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Libéralisme imaginaire et libéralisme réel

Publié le 26 février 2021
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Par Pierre V.

Dans un article récent, Gaspard Koenig soutient la thèse qu’un autre libéralisme, distinct de l’utilitarisme, peut et doit exister. Étant donné la vision toute personnelle que Gaspard Koenig se fait du libéralisme, il m’a paru utile de rappeler ce qu’est cette doctrine pour un grand nombre d’entre nous (lecteurs et contributeurs de Contrepoints), et surtout pour ses pères fondateurs.

Dans un autre article récent dans lequel il commente le dernier roman de G. Koenig (L’enfer, éditions de l’Observatoire, 2021, 139 pages), déjà Pierre Bentata constatait un certain nombre de contresens chez G. Koenig qui « sont révélateurs de son incompréhension profonde du système de marché et par extension de ce qu’est une société libérale ».

Dans sa réponse à P. Bentata, G. Koenig nous explique qu’une vie bonne est une vie qui « est davantage fondée sur la réduction stoïcienne des besoins que sur l’accumulation matérielle. »

Il ajoute qu’il « ne fait aucun doute que Tocqueville […] aurait détesté les duty-frees » Qu’en sait-il ?

Puis il pose la question :

« Les marchés tels qu’ils sont structurés aujourd’hui nous offrent-ils vraiment le choix ? Un aéroport est une sorte de monopole naturel : difficile de choisir son aéroport quand on veut prendre l’avion. Avons-nous le choix de contourner le duty free ? […] De même […] les outils numériques, en particulier, tendent à nous piéger dans un tunnel de données… »

Le monde idéal de Gaspard Koenig

En le lisant, on comprend que G. Koenig tombe dans le même travers que bon nombre de critiques du capitalisme : il compare la réalité d’un système, celui du  capitalisme, au monde dans lequel il rêverait de vivre, et il attribue les différences entre les deux aux imperfections du système actuel.

En effet, G. Koenig rêve d’un monde dans lequel les consommateurs auraient un plus grand choix d’aéroports, où nous ne serions pas obligés de passer devant les boutiques de duty free pour accéder aux salles d’embarquement, un monde où la publicité n’aurait pas le rôle invasif qu’elle a aujourd’hui, où il n’existerait pas d’entrepreneurs exploitant les découvertes scientifiques dans le domaine neuronal à des fins bassement marchandes etc.

Le problème de son approche est que, si tout est possible dans les rêves, dans le monde réel, il n’est pas possible de faire comme si nous n’étions pas contraints par la rareté des facteurs de production.

Mais on comprend que dans l’esprit de G. Koenig, ceux qui calculent sont précisément ceux-là qui pervertissent et dénaturent le libéralisme :

« Il existe aujourd’hui un complexe économico-administratif, regroupant les grandes entreprises et la technocratie, qui est obsédé par l’élimination du risque. »

« En revanche, je revendique le droit de m’écarter du néolibéralisme, bien décrit par Michel Foucault comme une forme de gouvernance mêlant utilitarisme économique et contrôle d’État »

« Le libéralisme est une philosophie souple et diverse qui couvre tous les domaines de la vie en société et ne peut se réduire à un économisme étroit »

Ce que G. Koenig dénonce sous les termes « d’obsession de l’élimination du risque », « d’utilitarisme économique », ou « d’économisme étroit », n’est rien d’autre que le fait de tenir compte de la rareté, de l’effort continu des entrepreneurs (et parfois des décideurs publics) pour ne pas gaspiller de ressources rares et pour les affecter à la satisfaction de ce qu’ils anticipent comme étant les besoins les plus urgents des consommateurs.

Mais dans le monde de G. Koenig où la rareté n’existe pas, on peut construire deux ou trois aéroports dans la même zone géographique, cela ne pose aucun problème. Autrement dit, en plus du fait que ce type d’investissement ne va pas forcément dans le sens d’une réduction de l’émission des gaz à effet de serre, G. Koenig n’envisage pas une seule seconde qu’un tel investissement pourrait détourner des facteurs de production d’emplois où ils servent des besoins considérés comme plus urgents par les consommateurs.

Tout cela révèle que G. Koenig fait peu de cas des enseignements de la science économique. Il rêve d’un monde dans lequel la rareté n’exercerait pas ses contraintes sur nos choix et dans lequel l’Homme serait libre de choisir l’aéroport qui conviendrait le mieux à ses aspirations philosophiques, libre d’aller sur des réseaux sociaux gratuits sans subir par la suite de publicités personnalisées etc.

En résumé, Gaspard Koenig illustre parfaitement le fait qu’il est très compliqué de ne pas se fourvoyer dans ses jugements sur le libéralisme quand on n’a pas reçu une solide formation en économie.

Par ailleurs, pour G. Koenig, une société libérale a le devoir d’assurer certaines tâches. Parmi celles-ci : « rendre l’individu libre, en lui donnant non seulement la possibilité mais aussi les capacités d’être autonome […] la société doit permettre à ses membres de s’émanciper d’elle-même et donc de subvenir aux besoins du surfeur de Malibu ! » ; assurer « une instruction que l’on pourra souhaiter plus décentralisée qu’aujourd’hui, mais qui n’en relève pas moins d’une école publique, gratuite et obligatoire ».

Voilà comment G. Koenig conçoit une société libérale. Cette vision du libéralisme n’a évidemment rien à voir avec celle de ses grands théoriciens (John Locke, Benjamin Constant, Frédéric Bastiat, Ludwig von Mises etc.).

Aux yeux de tous ces penseurs, ce qui fait l’essence du libéral n’est pas de revendiquer que la société lui garantisse une « autonomie » (laquelle, sous la forme du revenu universel, n’est rien d’autre que l’institution d’un nouveau « droit à » socialiste, censé remplacer les autres) mais sa profonde aspiration à gérer sa vie lui-même dans tous les domaines :

« Prions l’autorité de rester dans ses limites ; qu’elle se borne à être juste. Nous nous chargerons d’être heureux » – Benjamin Constant.

Libéralisme réel : c’est l’État qui est au service du peuple, et non l’inverse

Pour les libéraux, c’est le peuple qui est souverain et les hommes de l’État qui sont à son service, et non l’inverse.

Le libéral ne veut pas d’une société où ce sont les hommes de l’État qui décident de ce que l’on doit enseigner aux enfants, de qui doit l’enseigner ou de comment on doit l’enseigner. Le libéral ne veut pas d’une société où les assurances maladie, retraite etc. sont largement collectivisées. Le libéral ne veut pas d’une société où les hommes de l’État ont le pouvoir d’imposer à la population des couvre-feux, des confinements etc., parce qu’ils ont arbitrairement décidé qu’en période de pandémie les avantages de ces mesures l’emportent sur leurs inconvénients.

Il faut comprendre que ces atteintes exorbitantes à nos libertés individuelles que sont les couvre-feux et autres confinements en période de pandémie sont la conséquence logique de l’interventionnisme étatique dans le domaine de la santé. Dans la mesure où des pans entiers d’activités relèvent aujourd’hui de la responsabilité de personnes morales publiques (État national, collectivités locales, établissements publics, Union européenne etc.), quand le service attendu n’est pas au rendez-vous, c’est logiquement contre ces décideurs publics que l’opinion publique se retourne.

Ainsi, dans un système dans lequel la santé est publique, cela devient la faute du gouvernement si les hôpitaux publics ne sont pas en capacité de prendre en charge la totalité des patients covid.

Et c’est précisément parce que les citoyens leur mettent cette responsabilité sur le dos que les hommes de l’État s’arrogent le droit de nous imposer des règles, en bafouant nos libertés, censées contribuer au fait que les services attendus par les usagers des services publics seront bien délivrés.

Les citoyens ne peuvent pas à la fois tout attendre des hommes de l’État et dans le même temps leur reprocher la mise en place de ces mesures attentatoires à nos libertés.

La seule façon d’en sortir est que l’État et les autorités publiques en général se retirent de la gestion de tous ces secteurs d’activité et laissent la société civile s’en charger.

De la même manière, le libéral ne veut pas non plus d’une société dans laquelle les hommes de l’État décident, à la place des individus, ce que doit être la « générosité citoyenne », c’est-à-dire décident de l’aide qu’il convient d’apporter aux nécessiteux, aux individus en quête d’autonomie etc.

En bref, pour le libéral, les missions de l’État doivent se limiter strictement aux activités qui par nature ne peuvent pas être exercées sans la coercition, sans le monopole de la violence légale, lesquelles se réduisent à l’armée, la police et la justice et éventuellement le financement de quelques infrastructures.

Précisons qu’en ce qui concerne l’armée (équipements militaires et soldats), aux yeux des libéraux son utilisation doit être strictement limitée à la défense du territoire national (à l’image des pays neutres comme la Suisse) et non pour faire régner une justice ou un ordre  international, dont l’Histoire montre qu’il aboutit surtout à instaurer du désordre un peu partout…

Pour en revenir au libéralisme tel que le rêve G. Koenig, il faut rappeler ceci : le libéralisme n’est pas et n’a jamais été la promesse d’un monde fraternel, sans égoïsme, sans cupidité, sans bêtise, sans superficialité, sans matérialisme etc.

La métamorphose du « vieil homme » en « Homme nouveau » (pour reprendre les termes de Saint Paul) ne relève pas du champ du libéralisme dont les ambitions sont beaucoup plus modestes : la paix, la prospérité (qui n’est pas la promesse de la disparition de toute misère et de toute pauvreté sur Terre), et la liberté de gérer sa vie soi-même dans tous les domaines (hormis les trois exceptions précitées), ce qui passe par le plus grand champ d’application possible et par le plus grand respect possible du droit de propriété privée.

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  • La richesse du pluralisme des individus contre la pauvreté, et la médiocrité, de l’égalitarisme des citoyens

    Malheureusement, c’est de plus en plus la deuxième partie de l’alternative qui s’applique

  • A chaque fois que je lis « le libéralisme c’est … », ou « le libéral pense … », je me méfie.

    • Après avoir lu le texte, je confirme que j’avais raison de me méfier.

    • Il faut bien donner des définitions, redresser des idées fausses.
      Oui le libéralisme, c’est le respect des individus, c’est l’état qui oeuvre pour faire respecter ces droits.

      • A croire que Koenig a pondu son bouquin uniquement pour se faire remarquer

      • « Oui le libéralisme, c’est le respect des individus, c’est l’état qui oeuvre pour faire respecter ces droits. »
        Bravo.

        « Oui le socialisme, c’est le respect des individus, c’est l’état qui oeuvre pour faire respecter ces droits. »
        Oups …. ça marche aussi.

      • « Oui le libéralisme, c’est le respect des individus, c’est l’état qui oeuvre pour faire respecter ces droits. »
        Ah bon ? Le libéralisme c’est l’état qui oeuvre sur quelque chose ?

        • Le socialisme considère que l’intérêt collectif prime sur les intérêts particulier. L’état socialiste oeuvre pour l’intérêt général.
          On peut noter que le ver est dans le fruits dans la DDHC puisque il est dit que; « La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n’est lorsque la nécessité publique .. l’exige.. »

    • Je vous rejoins totalement… Et pour tout dire, je n’aime guère lire ici des règlements de compte entre différents contributeurs…

  • Le monde idéal de G. Koenig: avoir le beurre et l’argent du beurre, profiter des avantages du capitalisme et en critiquer le fonctionnement ( imparfait évidemment, mais quelque-chose de parfait existe-t-il en ce bas monde?), vouloir son petit confort quoi qu’il en coûte ( aux autres?). Syndrome du passager clandestin! A soigner de toute urgence.

    • Se prétendre libéral et critiquer le libéralisme à partir de M. Foucault gauchiste universitaire notoire, il fallait oser.
      G. Koenig a t’il vraiment compris le sens de duty-free? Un libéral devrait apprécier ces zones commerciales libres de taxes.

  • Un des défauts du libéralisme est d’augmenter les inégalités, qui si elles deviennent trop grandes (et ce même si elles sont justes!), poussent les pauvres à utiliser la force sur les riches, et ainsi à rétablir l’extorsion redistributive.
    Ce risque, imaginons des hordes de personnes sans instruction (sans espoir d’avenir amélioré) et crevant de faim (car sans aucun revenu), n’hésitant pas à utiliser la force (légale, ou non, ou légale après coup…).

    Quelle est la quantité minimale de socialisme qu’une société peut supporter?
    C’est je pense dans le cas de la France une question peu pertinente, car la France cherche au contraire à maximiser le socialisme. Les débats de la pureté de telle ou telle opinion sur le libéralisme ne sont pas pertinents en France, car nous sommes tellement loin du libéralisme que tout pas dans la bonne direction est bon à prendre. Rassemblons nous et marchons dans la bonne direction, il sera toujours temps plus tard de se séparer.

    • Le libéralisme n’oeuvre pas, même à son corps défendant, à l’augmentation des inégalités. C’est même tout le contraire. Voyez la DDHC de 1789, texte éminemment libéral : « tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit… ».
      Et la France ne cherche absolument pas à maximiser le socialisme (voyez le score du PS à la dernière présidentielle) sauf à donner une définition au socialisme qui n’est pas la bonne. La France est étatiste, profondément étatiste (depuis Colbert ?). Ne nous trompons pas d’ennemi.
      De fait malgré vos prémisses que j’estime fausses, je vous rejoins sur votre conclusion : le débat sur la véritable nature du vrai libéralisme, sur les libéraux pur sucre ou pas, est pour l’instant totalement hors sol. Et ces chamailleries donnent au contraire l’impression que les libéraux ne savent même pas se définir eux-mêmes, ou pire qu’il existerait un faux libéralisme, puisqu’on dénie à ceux qui se proclament libéraux le droit de le prétendre…

      • C’est effectivement sur le dernier paragraphe que nous pouvons nous entendre : tout pas dans la bonne direction est bon à prendre comme le dit titi et les chamailleries donnent l’impression que les libéraux ne savent pas se définir eux-mêmes comme vous le dites.

        Car je suis persuadé, un peu comme titi, que le libéralisme n’est pas exempt d’effets pervers. Soit dit en passant, la définition du chapeau de cet article veut à la fois tout et rien dire : « se limiter strictement aux activités qui par nature ne peuvent pas être exercées sans la coercition, sans le monopole de la violence légale ». Tant que ces activités n’auront pas été définies, on ne sait pas de quoi on parle : pour certains ce sera uniquement justice et défense, pour d’autres comme moi il faudra y ajouter ce que j’appelle des garde-fous pour justement se prémunir d’effets pervers : abus de position dominante par exemple.

        Cela dit, même si beaucoup ne sont pas d’accord avec moi (il suffit de voir mon score de « moins »), j’estime très précieux tout pas dans la direction du libéralisme. Notre société est tellement collectiviste qu’avant que nos divergences nous séparent, nous aurons profondément modifié la société en question dans le bon sens.

  • Je dois rappeler hélas ce que je disais sous l’article de GK : – quelle tristesse de ne pas savoir reconnaître un libéral quand on a la chance d’en croiser la route…
    Et j’ajoute que la promotion du libéralisme en France risque de devenir bien difficile si les libéraux commencent à se chercher mutuellement des poux dans la tête. Cette philosophie politique n’est pas si repandue qu’on veuille déjà y créer des mini-courants, entre libéraux pur sucre et ceux à l’aspartam…

    PS : la liberté de gérer sa vie soi-même ca s’appelle la propriété de soi et pas la propriété privée, qui n’en constitue qu’un élément…

  • je vois pas en quoi le sacro-saint régalien devrait etre appliqué; protéger ses fesses est personnel, le « droit à » la sécurité ? N’est ce pas un droit-créance. Pourquoi payer des impots pour entretenir une armée quand j’estime que nourrir un miséreux ferait plus de bien que de rester dans une conception hobbésienne d’une société ?

    • La réponse à votre question est dans vos mots : vous estimez.

      Le socialisme se base sur ce que d’autres estiment bon pour vous et certains, dont moi, trouvent insupportable que d’autres estiment pour moi. Je suis majeur et vacciné et j’entends conduire ma vie comme je le désire, dans le respect mutuel. Le mot important dans la phrase est mutuel : le « miséreux » qui ne fait que tendre la main en attendant l’aumône ne fait pas preuve de respect. Tu viens me donner un coup de main et je serai généreux, voilà ma vision. Mais je ne l’impose à personne et je n’aime pas qu’un état m’impose de nourrir une frange d’oisifs qui en plus me culpabilisent. Tandis que ceux qui estiment qu’on ne doit pas manger de viande, qu’on doit vivre dans 30 mètres carrés à 14° (voir novethic), qu’on est riche à partir de 1500 €/mois (c’est de Raoul Hedebouw, porte-parole du PTB, Parti du Travail de Belgique), que je peux me faire tondre à raison de 50 % de ma tranche de revenus qui dépasse 40 480 € (barème officiel de la fiscalité belge), j’aimerais qu’ils estiment beaucoup moins et qu’ils s’occupent beaucoup plus de ce pour quoi je les paie et pour lequel ils ont le monopole de la violence : la sécurité. Si en protégeant mes fesses j’égratigne celui d’un malandrin, c’est encore moi qui vais avoir le mauvais rôle. Alors que l’état se montre à la hauteur dans son rôle plutôt que d’estimer dans ce qui n’est pas le sien, le plus souvent à-côté de la plaque.

    • Eh bien, le libéral vous dit : protégez vos fesses, nourrissez un miséreux et ne restez pas dans une conception hobbesienne de la société (qui de toute façon n’est pas celle du libéral)

  • Le rôle de l’État est d’assurer la sécurité des citoyens, de veiller à ce que les libertés de chacun ne soient pas nuisibles aux autres, de faciliter le développement économique, de servir et non d’asservir.

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