La redistribution ne satisfait personne et entretient la défiance

En étendant son intervention bien au-delà de ses fonctions régaliennes, l’État amenuise les engagements communautaires privés mais érode aussi l’esprit civique des Français.

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La redistribution ne satisfait personne et entretient la défiance

Publié le 15 janvier 2019
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Par Frédéric Mas.

À écouter les Français, tous sont matraqués par le fisc, que la pression fiscale se fasse directement ou indirectement. Emmanuel Macron a beau affirmer que la France est l’un des pays les plus égalitaires du monde, les Français se plaignent quand même de l’inégale redistribution de la charge de l’impôt comme de la pression fiscale en général.

Les chiffres leur donnent d’ailleurs totalement raison : la France se place en peloton de tête de la pression fiscale en Europe tous secteurs confondus. La pression fiscale devenue insupportable n’est que la partie émergée de l’iceberg. C’est l’ensemble des relations sociales qui semblent s’être dégradées. Plus personne ne veut cotiser au pot commun parce que personne n’a plus confiance en personne. Les Français seraient-ils devenus subitement égoïstes ? Demanderaient-ils plus de redistribution, mais à condition de faire porter le fardeau fiscal sur les autres ?

Pour cerner le problème, il convient de faire un autre constat sur l’État-providence : plus on redistribue, plus on détruit le tissu social nécessaire à la formation d’un esprit civique commun au bon fonctionnement des institutions, État redistributif compris. Non seulement ce dernier érode systématiquement la confiance dont il a besoin pour fonctionner, mais il fait prospérer la défiance qui détruit sa propre autorité.

L’effacement de la confiance

Dans Bowling alone, le sociologue américain Robert Putnam observe qu’en 40 ans, la confiance s’est amenuisée entre les institutions politiques et les citoyens américains. À ce déclin correspond tout autant un taux inquiétant de désengagement des citoyens pour les activités de groupes ou les appartenances communautaires. En quelque sorte, le chercheur assiste à la régression d’un phénomène qu’observait au XIXe siècle Alexis de Tocqueville : le bon fonctionnement de la démocratie américaine a besoin de la communauté, qui crée et encourage les individus à la coopération.

Son étiolement témoigne à l’inverse de la difficulté grandissante à fabriquer des citoyens libres et responsables. Qui dit moins de confiance envers les institutions et moins de confiance envers ses voisins dit aussi plus de problèmes d’insécurité, de criminalité, et perte de ces réflexes de civisme qui facilitent les rapports ordinaires entre citoyens.

Le phénomène n’est pas réservé à l’Amérique seule, et, comme le rappelle Francis Fukuyama1, il est observable dans tout le monde occidental. La crise des Gilets jaunes que traverse la France en est un épiphénomène : les corps intermédiaires ne fonctionnent plus, et les personnes qui aujourd’hui défilent dans la rue rejettent en bloc médias, politiques et syndicats.

Mais qu’est-ce que la confiance ? C’est un élément de ce que les économistes nomment « capital social », ces normes sociales nécessaires pour établir la coopération entre individus. Elle est le produit d’un environnement social et politique stable, et constitue cet élément impalpable qui fait qu’une société d’individus — qui pourtant ne se connaissent pas nécessairement — fonctionne, au-delà du petit cercle familial ou clanique. C’est ce qui fait que vous faites confiance à votre boucher sans craindre l’arnaque, que vous traversez la rue sans craindre de vous faire attaquer ou que vous investissez dans une association au niveau local en étant à peu près certain du même degré d’engagement des autres participants.

Paroisse, entreprises, clubs, vie associative participent à leur niveau à la création des vertus sociales, à la meilleure circulation des idées et des capitaux. La confiance permet de faire des économies en termes de politique, de législation et de bureaucratie : c’est un fluidifiant social nécessaire à la vie en société. Les sociétés où la confiance est élevée sont notoirement plus prospères que celles où elle est basse.

L’effet délétère de l’État-providence

Malheureusement, la confiance ne se décrète pas. Il n’est pas possible de l’implémenter depuis un ministère ou de la décréter par la loi. C’est même le contraire : plus l’État progresse, plus il tend à défaire le tissu social pour le réorganiser en fonction des groupes d’intérêts qu’il veut favoriser, au détriment d’autres.

Dans un essai intitulé Losing Ground paru en 1984, le politologue Charles Murray a ainsi montré que les programmes sociaux aux États-Unis avaient généré de la pauvreté et de l’exclusion. En subventionnant certains groupes sociaux au détriment du reste de la communauté nationale, l’État a encouragé le court-termisme et dévalorisé l’effort, là où l’inverse aurait dû être fait. Les politiques publiques ont créé une véritable culture de la pauvreté qui fonctionne comme un piège. Non seulement il est devenu difficile de s’en sortir pour les plus pauvres, l’étiolement durable de la confiance a détruit la famille, la vie de voisinage et fait le lit de la criminalité. L’État social n’a pas encouragé par son intervention la confiance, mais l’a détruite et encouragé les comportements criminogènes ou parasitaires.

La situation française n’est pas sans similitude avec le cas américain. Pour Yann Algan et Pierre Cahuc2, la nette dégradation de la confiance comme du civisme intervient après la seconde guerre mondiale. À l’origine du problème, il y a le mélange de corporatisme et d’étatisme qui fonde le modèle social national.

La logique de la défiance

La logique profonde de la défiance en France est la suivante : le marché et les échanges nécessitent confiance mutuelle et respect des règles. Seulement, le manque de confiance les pousse à se méfier de l’économie de marché et à réclamer l’intervention de l’État pour établir le dialogue social.

Ceci accroît la présence de l’État qui est forcé d’intervenir pour mettre d’accord des partenaires sociaux incapables de s’entendre entre eux. La logique dirigiste et corporatiste de l’État lui fait favoriser certains groupes au détriment du dialogue social, du respect des règles de la concurrence et de la transparence des mécanismes de solidarité, ce qui en retour ne fait qu’entretenir la défiance envers autrui, l’économie de marché, les syndicats et les pouvoirs publics. La boucle est bouclée, et l’État social français détruit son capital social au nom de la justice sociale ou de la solidarité.

En étendant son intervention bien au-delà de ses fonctions régaliennes, l’État amenuise les engagements communautaires privés mais érode aussi l’esprit civique des Français, ce qui se répercute nécessairement sur le fonctionnement de l’État-providence : pourquoi devrais-je contribuer au bien-être de gens qui me sont totalement étrangers ? Pourquoi serais-je solidaire d’inconnus qui profitent autant que moi, peut-être même plus, des largesses de l’argent public ? La crise de confiance qui touche à l’État-providence n’est pas seulement une crise des solidarités et des échanges entre individus, elle atteint le cœur même du consentement aux institutions. C’est aussi pour cette raison que la crise actuelle des Gilets jaunes doit être prise au sérieux, et doit être l’occasion de sortir de la logique mortifère de la défiance portée par l’étatisme généralisé.

  1. Francis Fukuyama, Le grand bouleversement. La nature humaine et la reconstruction de l’ordre social, Paris La Table ronde, 2003.
  2. Yann Algan, Pierre Cahuc, « La société de défiance », in Philippe Askenazy, Daniel Cohen, 16 nouvelles questions d’économie contemporaine, Paris, Albin Michel, 2010.
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  • « l’État amenuise les engagements communautaires privés mais érode aussi l’esprit civique des Français »

    Mais c’est précisément le but principal de l’état.
    Tout dans l’état, rien en dehors de l’état comme disait une des idoles des socialistes.

    Et au final cela marche plutôt bien, il n’y a qu’à voir les revendications des gilets jaunes et ce qui se profile avec le pseudo débat national.
    On aurait pu espérer que les gens disent « ça suffit, marre de l’état, laissez les gens faire ».

    Mais évidement non, comme la population est lobotomisée par les idées socialo-coco, le débat s’est transformé en : il faut faire payer les autres et taxer et augmenter la redistribution.

  • Il ne reste plus, en France, qu’à faire ce qu’on fait toutes les républiques démocratiques et populaires : disposer d’organes de prévention et de répression des pensées déviantes, type Stasi ou Guépéou, et d’interdire, et violemment réprimer, toute manifestation contre l’état ( mais où restent les chars des pays-frères ? cfr le printemps de Prague en 1968 ou le soulèvement des ouvriers à Berlin-est en 1953 )

  • les joies de la sortie du socialisme sont intenses

  • comment ça  » la redistribution ne satisfait personne  » ? il y a quand même des millions de personne qui profite sans vergogne de l’argent gratuit distribué par l’état ;

    • Oui mais ils ne sont pas satisfaits parce qu’ils en voudraient plus.

    • Une certaine catégorie de population particulièrement méritante et républicaine semble sous-représentée dans le mouvement GJ. La même qui fait preuve d’une grande émotivité lorsqu’on touche à l’autonomie morale et judiciaire de ses territoires semi-souverains et fortement arrosés de pognon gratuit.

      • Cette population est par contre très bien représentée en fin de journée, lorsqu’il faut vérifier la bonne fermeture des locaux commerciaux.

  • « plus l’État progresse, plus il tend à défaire le tissu social pour le réorganiser en fonction des groupes d’intérêts qu’il veut favoriser, au détriment d’autres. »
    C’est la politique de Bonaparte, toujours actuelle sinon plus.
    Pour l’Amérique et les occidentaux, à lire : Catholique et libéral de Robert Sirico***

  • « L’Etat fait prospérer la défiance qui détruit sa propre autorité »
    Très bien vu!

    « les Français se plaignent quand même de l’inégale redistribution de la charge de l’impôt comme de la pression fiscale en général. »
    Il faut disjoindre les deux questions. L’originalité du mouvement actuel, au moins partiellement, c’est qu’il dénonce le fait de ne pas pouvoir vivre de son travail à cause de la pression fiscale. Pas à cause des riches ou des entreprises, mais à cause de l’Etat. Evidemmet, les « luttes de gauche » ne sont pas lin et nul doute que ça arrange le gouvernement.

    Enfin, si le rôle délétère de l’Etat est une évidence, ne faut-il pas évaluer la cause structurelle qu’est l’individulisme largement importé par la culture anglo-saxonne, où les contrats librement consentis entre les individus sont l’alpha et l’omega de la vie sociale, au détriment des associations naturelles (la famille) ou héritées du passé que l’on disqualifie?

    • A mon sens, il y a trois couches à la crise actuelle révélée par les GJ :
      – une grogne des automobilistes (90 % au moins de la population, toute mesure anti-bagnole affecte donc une proportion élevée de Français)
      – un problème récurent de pouvoir d’achat
      – un problème de démocratie, amplifié par le quiquennat, une enarchie autiste, et des représentants pas représentatifs…
      Sans réponse sur ces trois niveaux, l’insurrection n’est pas prêt de s’arrêter. Il faudra en passer par une révolution démocratique.

    • @La petite bête
      1) L’individualisme est l’une des conséquences du socialisme. Comme le disait Frédéric Bastiat vers 1849 : « L’Etat est cette grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre au dépens de tout le monde ».
      2) Les contrats librement consentis et respectés sont au contraire l’un des fondement de la vie sociale, basée sur la confiance entre individus.
      3) La disqualification des associations naturelles ou héritées du passé, c’est plus facile quand on peut utiliser l’argent des autres, notamment celui de ceux qui y croient, pour parvenir à ses fins. La destruction de toute forme d’autorité qui n’émane pas de l’État fait partie intégrante du programme socialiste.

  • « La Redistribution » ne peut-être, et ne doit être, qu’un outil correctif marginal. Si cela devient le principe principal, ce qui le cas de la France par les taux de prélèvements, alors, cela signifie que le sytéme économique global est totalement vérolé, puisqu’il ne peut pas fonctionner sans béquilles, et que le terme « Redistribution » est impropre et mensonger.
    Il faut dire « Distribution », et la république n’est plus que des mains tendues,
    Et sans frontière je te laisse imaginer ou on va …..

  • Ce sont aussi nos libertés que l’état rabote jour après jour, au gré de son besoin d’argent qui n’a pas de limites. Regardez ce que vient de décréter l’administration fiscal en ce qui concerne la notion « d’abus de droit ». Un changement radical, fait en catimini, et qui va précipiter des dizaines de milliers de contribuables dans les filets du fisc. A moins que le conseil constitutionnel intervienne…

  • Question analyse, je fais plutôt confiance à Harari : au-delà d’une centaine de personnes, en gros le petit cercle de nos connaissances à qui l’ont peut faire confiance individuellement, la cohésion du groupe ne peut être assurée que par un « mythe ». Celui-ci peut être le communisme, le capitalisme, le liberalisme, le rêve américain, ou le peur collective d’une invasion extra-terrestre qu’il faudrait contrer…
    Le problème n’est pas tant celui de l’État, trop ou pas assez présent, ni des choix politico-économiques de nos décideurs. La vérité est que nous n’avons plus de mythe (je parle surtout pour les pays européens). Même si nous prenions d’autres mesures économiques, irions-nous mieux pour autant ? J’en doute…

    • un passé mytheux, mythique, mythifié? un avenir miteux

    • Oui je suis d’accord l’Europe se meurt de mythe non assouvie, du peuple de l’Europe .
      Ou sont les grandes idées d’avenir qui ont forgés nos nations ?
      Bah perdu disparus au profit du social zéro investissement.
      Bien triste de voir se pays mourir et l’avenir s’assombrir.

    • Un mythe est une chose imaginaire, un pari sur le futur en l’occurrence. Le capitalisme ou le libéralisme sont des modes de fonctionnement, qui peuvent être aisément constatés et jugés là où ils s’appliquent. Nul besoin d’un mythe commun pour faire aux gens la confiance nécessaire à la plupart des actes de la vie quotidienne. Vous vérifiez le crédo « mythique » des sites internet auxquels vous commandez avant de leur faire confiance pour vous livrer, vous ?

      • Un mythe, pour Harari, est la croyance commune dans une idéologie qui fait sens pour un groupe, un pays, ou une civilisation. De ce point de vue, la nation, l’argent, la société anonyme, les droits de l’homme sont aussi des mythes, cad des constructions humaines qui permettent de faire confiance à des tiers inconnus, dont on sait qu’ils « fonctionnent » comme nous.
        C’est la raison pour laquelle je ne me pose pas de question quand je commande sur Amazon : je sais que je serai livré moyennant une somme prédéfinie, même si je ne connais aucun des salariés d’Amazon. Je « sais » qu’ils ne s’enfuiront pas avec mon argent.
        Bien évidemment, il y a des mythes auxquels il est plus facile de croire, à un moment donné de notre histoire : celui du liberalisme ou des droits de l’homme nous est bien plus accessible que celui de la divinité de Kim-il-sung. En Corée du nord, c’est l’inverse.

        • Une « idéologie » est aussi une chose imaginaire, si on se tient à la définition du dictionnaire. Ne serait-ce pas plutôt question d’un « concept », si on parle de « nation », « argent » ou « droits de l’homme » ? Tout ça ne m’a pas trop l’air d’idéologie…
          Quant à Amazon, il y a aussi le Droit, le fait que vous savez que des possibilités de recours existent si vous êtes lésé dans votre échange avec Amazon (ce qui peut très bien arriver, d’ailleurs). Et ça, ce n’est plus du mythe, peu importe l’interprétation de ce terme, mais du concret, du réel.

        • Excusez mon outrecuidance mais le texte que vous nous proposez me semble être un salmigondis sans queue ni tête dont il n’y a pas grand chose à en tirer. C’est beau, ça brille mais c’est creux. Il n’y a nul besoin d’en appeler à une quelconque idéologie pour comprendre pourquoi les hommes coopèrent, c’est parce que c’est efficace.

          • C’est efficace… Personne ne dit le contraire [encore que ça ne tombe pas sous le sens – cf la theorie des jeux]. Harari n’explique pas pourquoi on coopère mais COMMENT on peut coopérer, au-delà de quelques dizaines de personnes de confiance, par millions d’individus.

  • Il ne sort jamais rien de bon de la guerre civile permanente promue par l’Etat-providence.

    Merci aux collectivistes d’avoir fait de la solidarité et la fraternité des termes obscènes.

    Le socialisme est bien la pornographie de la solidarité.

  • Bastiat : l’état est une fiction ou chacun essaie de vivre au dépend des autres … (de memoire)

  • « la France est l’un des pays les plus égalitaires du monde »
    La passion française pour l’égalité n’a nullement empêché l’égalitarisme idéologique de traiter en réalité les gens de façon… inégalitaire.

    • Une inégalité est un privilège autre qu’ octroyé par l’état…

    • @JG2433
      Effectivement !
      Plus une société est socialiste (plus l’État y intervient dans tous les domaines, plus les droits de propriété des propriétaires légitimes sont bafoués), plus elle est inégalitaire.
      Dans une société capitaliste prospère, les « inégalités » portent sur la question de savoir si vous roulerez en 2CV ou en Ferrari. De plus, il y a une très grande mobilité sociale. Dans une société socialiste, elles portent sur la survie (Cf Cuba, ex URSS, Chine Maoïste, Venezuela…). On y arrive en France ou il devient, par exemple, de plus en plus difficile de se soigner, d’avoir un toit, de se chauffer, de se déplacer…

  • La logique et le rationalisme du socialisme, tout comme le libéralisme, peuvent être réduits a un fondement, une croyance initiale, une opinion, sur lesquels tout le reste repose. J’ai confiance en mon voisin, de façon générale et sans aucune preuve mathématique du bien fondé de cette croyance. La croyance initiale d’un socialiste est que le voisin est mauvais, voué a sa perte en tant qu’espèce (socialiste vert), et prêt a tout pour vous soumettre, de façon générale et sans aucune preuve mathématique. La meilleure façon de communiquer avec un bébé du socialisme, c’est a dire, a peu près tout le monde en Europe, c’est d’admettre que le libéralisme repose sur cette croyance, invérifiable. Mais, dans la meme foulée, de demander, en toute honnêteté, si c’est a l’état de remplacer nos boussoles éthiques, si c’est a nous, individus, de démissionner commodément de décisions difficiles, s’il ne vaut pas mieux avoir moins peur d’un individu, aussi puissant qu’il puisse être, que d’un état, qui a depuis longtemps franchi le pas de notre porte d’entrée sans y être invité. La confiance ne se dicte pas, comme dit l’auteur de ce très bel article. Il vaut mieux prouver aux autres que le moteur principal de leur vie est la peur. A eux ensuite d’en faire ce qu’ils en veulent. Merci Mister Mas pour cet article magistral.

  • Je demande les mêmes droit à la retraite que nos députés c’est a dire 100 % de mon dernier salaire . je ne vois pas pourquoi , nous ne sommes pas pour un même droit .un député pour 3 mandats de 5 ans touche 100 % et bien un travailleurs pour une carriere a taux pleins doit toucher le même droit . Il est
    inscrit sur le fronton de l’assemblée nationale
    le mot et ce n’est pas du chinois «  »EGALITE «  »

    • Marre de l’égalité. Moi je réclame que chacun reçoive selon ses mérites, et pourvu que cela soit respecté, je suis prêt et enthousiaste pour payer les députés des fortunes !

    • Absolument. Et ca fait partie du programme macronien. A cotisations identiques, droits identiques. On verra bien si les regimes spéciaux des députés entreront ou pas dans la même lessiveuse…

  • @ Michel0 , un député payer à 5000 euros est mauvais , il le saura aussi payé au SMIC !!! En finalité , c’est le peuple qui paye la note !!!
    Quand une loi est voté, elle doit être égalitaire , sinon , elle va créer la suspission !!! Dans ces conditions le mot ÉGALITÉ doit être supprimé dans la Constitution !!!

    • Je vous dit qu’un député payé 5000 euros devrait avoir mérité d’être payé 5000 euros, et qu’un qui serait payé 15000 devrait mériter ses 10000 de plus, et qu’alors, je serais prêt à le payer 100000 s’il les avait mérités. Le truc n’est pas de payer les députés actuels à ce qu’ils valent, mais d’avoir des députés qui vaillent enfin qu’on les paie encore bien plus !

  • @ Michel0 , j’ai regardé le debat avec les Maires , le contat est consternant .. nos très
    chers députés font des lois inapplicables , sans concertation , sans moyen financier ,
    bref du temps perdu et d’argent !!! j’avais l’impression être à la foire de paris !!!

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