Pour 2021, il faut réduire de 30 % le nombre de fonctionnaires

Vouloir privilégier l’embauche de fonctionnaires à la mise en place d’un environnement pro entreprise, c’est a minima une méconnaissance de l’économie, voire de la lâcheté.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
tampons administration bureaucratie credits frederic bisson (licence creative commons)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Pour 2021, il faut réduire de 30 % le nombre de fonctionnaires

Publié le 12 janvier 2021
- A +

Par Claude Goudron.

En ces temps bouleversés de l’économie, principalement en France, nos dirigeants ne doivent pas se tromper dans les mesures à prendre pour relever notre économie en 2021.

Au préalable, il est indispensable de faire un état des lieux sans concession de notre situation, principalement de notre industrie. Je connais bien ce domaine pour en avoir subi les délires fiscaux et administratifs en créant en 1972, ULTRALU, une entreprise maintenant référente dans la fabrication de matériel d’accès en hauteur en aluminium.

Le plus crédible est de nous comparer, sur une période suffisamment longue, à des pays qui ont réussi, en l’occurrence l’Allemagne et les États-Unis.

Un constat évident

En premier lieu, faisons la comparaison, souvent occultée, de l’évolution des valeurs boursières sur le long terme, disons de 2000 à 2020 avec la valeur du CAC 40 qui représente les quarante premières entreprises françaises.

En 2000 nous étions à environ 7000 points (j’arrondis volontairement à la centaine), le DAX pour l’Allemagne à 8100 points et le Dow Jones aux États-Unis avec 12 000 points.

Nous constatons que proportionnellement à notre positionnement mondial nous étions dans les clous.

En 2016, à 4400 points nous avons perdu, par rapport à 2000, -37 % alors que le DAX augmentait de +21 % à 9800 points (les réformes Schroeder étant passées par là), et le Dow Jones de +34 % à 16 000 points : donc un delta de 58 % avec l’Allemagne et 71 % avec les États-Unis !

Nous pouvions déjà constater un décrochage inquiétant.

En 2020, avec 5500 points, nous avons repris un peu de couleur en réduisant la perte, toujours par rapport à 2000, à -21 %.

Mais là où le décrochage devient catastrophique, c’est en continuant la comparaison du delta. En effet nous passons à 86 % d’écart avec le DAX (13 300 points) et 170 % avec le Dow Jones (29800 points).

La raison de cette Bérézina est évidente : faute de compétitivité la part de l’industrie dans le PIB a été divisée par plus de deux, passant de 22 % à 10 %.

Un résultat prévisible

Autre comparaison, financière cette fois-ci, celle de la valeur du PIB par habitant ; elle est là aussi sans concession :

France 40 494 dollars, Allemagne 48 196 dollars (+19 %), États-Unis 62 641 dollars (+55 %)

À qualification égale, cela nous amène à avoir un salarié allemand qui gagne 25 % de plus qu’en France dans un pays où le coût de la vie est de 15 à 20 % moins élevé !

Une analyse assurée

Ces deux comparaisons nous prouvent que nous n’avons pas fait le bon choix économique. Vouloir privilégier l’embauche de fonctionnaires à la mise en place d’un environnement pro entreprise, c’est a minima une méconnaissance de l’économie, voire de la lâcheté.

Cela aboutit à ce que malheureusement l’on constate aujourd’hui, une pléthore d’administratifs d’une inefficacité indéniable et, hélas, pas uniquement dans les services de santé.

En privilégiant le nombre de fonctionnaires, dont on peut affirmer aujourd’hui qu’il est plutôt signe de désorganisation, à un investissement dans les moyens mis à leur service (moins coûteux, plus efficaces et limité dans le temps), nous sommes arrivés à en créer six millions, soit un sureffectif de deux millions qui, pour se protéger et se rendre indispensables, s’inventent de nouvelles fonctions. Déjà Georges Pompidou, avec alors seulement trois millions de fonctionnaires, disait devant la prolifération des créations administratives : « Mais arrêtez donc d’emmerder les Français ! »

Un gaspillage monstrueux

Il est reconnu que de son embauche à sa mort, un fonctionnaire coûte 3,5 millions d’euros. Avec deux millions de fonctionnaires en trop sur les  cinquante dernières  années, nous avons donc gaspillé 7000 milliards d’euros, un pactole que nous aimerions bien avoir aujourd’hui pour soutenir notre économie durant la crise du Covid-19 et réduire de moitié les charges sur les entreprises pour retrouver notre compétitivité et damer le pion à nos amis allemands en retrouvant le rang qui devrait être le nôtre.

Cette somme peut paraître colossale mais elle est en dessous de la réalité car selon l’adage reconnu, « un fonctionnaire en plus, c’est la perte de deux emplois privés ». Inverser la tendance ferait baisser de deux millions le nombre des chômeurs et donnerait du travail pour le reclassement des deux millions fonctionnaires remerciés.

Nous comptabiliserions alors moins de 5 % de chômeurs, c’est-à-dire un gain annuel sur les indemnisations de 25 milliards d’euros, et pratiquement 10 % de rentrées de cotisations sociales supplémentaires soit… une centaine de milliards par an.

Ces chiffres pourront vous sembler ahurissants, mais c’est la stricte réalité. Ceci démontre bien l’absence totale de culture économique de nos dirigeants, à moins que ce ne soit la concrétisation de notre dernière place européenne en mathématiques dénoncée dans la dernière enquête TIMSS !

Une décision plus qu’urgente

Pour 2021 l’alternative est claire : réduire rapidement de 30 % le nombre de fonctionnaires afin de se donner les moyens de baisser charges et contraintes sur nos entreprises, ou continuer notre inexorable descente aux enfers.

L’entreprise industrielle française est capable d’exploits… mais pas de miracles !

Sources : Indices boursiers officiels 2000, 2016 et 2020 et inpots.gouv.fr

Voir les commentaires (63)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (63)
  • « Réduire de 30% le nombre des fonctionnaires… »
    Il est encore permis de rêver… à un moment ou on assiste à une accélération d’un déclin économique inéluctable.
    Dans la réalité, une majorité de français ne comprendrait pas qu’il y ait une volonté politique de mettre un terme à un cocooning Étatique auquel beaucoup aspirent…
    Ce pays est foutu!

    • 1980 : 2,5 millions de fonctionnaires
      2018 : 6,5 millions !

      • il y avait 3.8 millions en 1980 et nous sommes à 5.6 millions aujourd’hui. C’est beaucoup trop mais pas tant que vous semblez le suggérer

    • Déjà abolir le statut de la fonction publique ferait avancer le schmilblic. Et interdire à vie à tout fonctionnaire l’exercice d’un mandat politique, ou alors qu’il démissionne pour toujours de la fonction publique.

    • « Réduire de 30% le nombre des fonctionnaires »

      J’aurais précisé: « réduire le nombre des bureaucrates« .

      Et peut-être même augmenter le personnel des missions régaliennes essentielles qui ne sont plus assurées.

  • Puisque rien ne marche, c’est la preuve qu’il n’y a pas assez de fonctionnaires.

  • n’importe quel prétendant au trône qui parlerait de réduire le nombre de fonctionnaires est sur de perdre ;

    • Les Français sont dans le choix suivant:
      Ils acceptent un candidat qui veut réformer en ce sens ou c’est le FMI et la BCE qui nous l’imposera comme en Grèce!

  • Je suis tout à fait d’accord avec l’opinion de l’auteur, et tous les commentaires précédents, mais alors, c’est quoi la solution? On fait tout péter? Je n’ai jamais été pour la violence, mais là, je me demande bien comment on va s’en sortir.

  • Une correction : le DAX mesure la performance d’un panier d’actions, dividendes inclus : il n’est donc pas directement comparable ni au DOW ni au CAC40. En considérant un dividende moyen de 2 %, ce qui est proche de la réalité, et vingt ans de dividendes, le DAX doit être réduit en le divisant par 1.49 – ce qui réduit très fort l’écart avec la France

    • C’est drôle, mais a DAX, il faut y aller au moment de la Feria, l’ambiance y est sympa. Je recommande.

    • La comparaison se fait en% d’augmentation elle est donc justifiée.

      • Sur une année, pour une augmentation moyenne de la valeur des titres de 5%, le Cac 40 monte de 5 %, le DAX de 5 + 2 = 7 %
        Le différentiel de croissance, à croissance égale de la valeur des actions est donc de 1.02 exposant 20 – soit les 1.49 cités

    • pinailler les détails ne change rien au fait que nous ayons perdu globalement en richesse et en compétitivité et que pour donner l’illusion d’une richesse que nous n’avons plus nos socialistes de droite comme de gauche nous endette chaque année un peu plus !!!!

      • Le détail en question montre que même le pays européen le plus performant reste proche de la France ( et des autres pays européens ) là où les USA s’envolent

    • Il existe un indice dividendes inclus. Je ne sais plus comment il se dénomme.

      • Il faut comparer le DAX TR avec le CAC GR (dividendes réinvestis)
        ou le DAX PR avec le CAC 40.

        Le DAX tout court est le DAX TR.
        Comparer l’évolution du DAX et du CAC 40 n’a pas de sens comme le fait justement remarquer Lucx.

  • Réduire le nombre de fonctionnaires, c’est incontestablement ce qui aurait dû être fait depuis fort longtemps mais c’est exactement le contraire qui se passe !
    Bayrou a été casé dans au haut commissariat au plan, Macron a créé des sous-préfets à la relance dans chaque département, la fin de quinquennat arrive et il va falloir recaser les amis de la république à la tête de comités bidons…
    Toutes ces personnes ont, bien sûr, besoin de sous-fifres pour exister et voila la spirale infernale enclanchée à nouveau.

  • Les fonctionnaires c’est pas cher c’est l’Etat qui paye comme a dit le précédent locataire de l’Elysée.
    Réduction nécessaire et indispensable mais irréalisable au point ou nous en sommes cela ne peut que s’écrouler comme l’ex URSS.

  • Détruire le thermomètre ne supprime pas la fièvre.. . Derrière le sureffectif fonctionnaire il y a toutes les réformes structurelles connues de l’Etat (organisation administrative, suradministration, jacobinisme, inflation règlementaire, management inadapté, défaut de moyens modernes..) non seulement pas faites depuis 40 ans, mais ayant conduit à une détérioration accrue de son efficience. Probablement plus de 30 % , ce qui est également le taux de trop payé de nos impôts. La mère des réforme c’est celle de l’Etat mais aucun élu ou membre du gouvernement ne s’y risquera.

    • Il n’est jamais trop tard pour bien faire, je suis d’accord avec vous que ce sera difficile mais c’est ça où la fin de notre Pays!

  • Constat lucide et realiste mais solution impensable,les politiques ne vont pas scier la branche sur laquelle ils sont assis et accrochés,ils sont tous issus de la fonction publique ou presque et leur electorat aussi!Et meme quand le pays va s ecrouler,ils seront incapables d’en analyser les causes,ce sera encore la faute au choix: de l ultraturbo liberalisme,de la mondialisation,des riches, de la finance…Meme Rocard dénonçait dejà l inculture economique des français.

  • I have a dream, that one day…
    Ha non, ça c’est pas pour nous en France. Chez nous ce serait plutôt « I made a nightmare that one day the number of public servants started to decrease »

  • Comme si cette année 2021 allait se prêter à des politiques libérales…

    Je crains que ce soit tristement l’inverse. Pour compenser l’explosion du chômage, le gouvernement pourrait nationaliser de nombreuses entreprises, surtout non stratégiques, et inventer de nouveaux postes inutiles dans la bureaucratie.

    Ça a même déjà commencé avec Pôle Emploi qui embauche massivement des conseillers qui ne servent plus qu’à gérer la paperasse démentielle des allocations chômage.

    Tout cela avant de pouvoir mettre en place le revenu universel et imposer la domestication totale d’un tiers des Français.

    • N’oubliez pas qu’un fonctionnaire de plus ce sont deux emplois privés détruits, en rembaucher (ce que fait M. Macron) augmente le chômage!

      • La France importe bien peu pour « macron » : ce qui l’intéresse c’est son « boulot de dans deux ans », sa gloire. Tout cela l’amène à se concentrer sur la gestion de sa « com » pour faire illusion deux ans de plus…et se faire ré-élire. Ensuite il partira auréolé de gloire (narcissique) avec une retraite de 30.000 euros par mois + divers frais payés…

  • Réduire rapidement de 30% le nombre de fonctionnaires est techniquement impossible, à moins de privatiser des pans entiers des services publics (éducation plus santé par exemple).
    Cependant, même si cela était fait (utopique!), cela ne résoudrait pas le problème.
    Ces 30% de fonctionnaires ne font pas rien, les cerfas, ils doivent être écrits, lus, formatés, tamponnés, approuvés. Cela prend du temps, c’est du travail (mais improductif). Une privatisation massive ne permettrait que le départ des fonctionnaires productifs, mais la masse dédiée à la bureaucratie resterait. Il faut d’abord diminuer la réglementation, décentraliser pour que le travail de « contrôle par l’état » diminue.

    • c est pas 30 % des fonctionnaires qu il faudrait viser mais 30 % de la masse salariale. Autrement dit garder 3 cantonniers mais virer un enarque parisien de type Agnes Saal

      • ce qui se passe actuellement c’est qu’ils ne reprennent pas des catégories c mais dupliquent des cat b ou a , en gros ils réduisent les exécutants mais mettent des cadres sur les mêmes postes ou renforcent les décisionnaires qui nous coûtent un bras inutilement.

    • Privatisons l’éducation et la santé, puis le reste sans licencier.
      On est pas obligés de tout faire du jour au lendemain, cela peut être étalé sur quelques années.

      • Privatiser la santé tout en réduisant les charges sociales pour les entreprises signifiera que les faibles salaires ne pourront pas s’offrir une assurance privée. Pour rappel, les charges sont de 400€ sur un smic; impossible de payer une assurance, économiser pour la retraite, cotiser pour une assurance chômage

        • Si on réduit les charges dites patronales, la concurrence entre entreprises fera monter les salaires nets (tout en laissant baisser le coût du personnel). Les assurances privées concurrentielles et mieux gérées que la Sécu deviendront abordables et le revenu disponible après cotisations d’assurance devrait augmenter.
          Ce nouveau secteur privé créera peut-être même des emplois lucratifs pour recycler les bureaucrates de la Sécu qui auraient envie de commencer à travailler.

        • 400€ ?? Pardon ??
          Le net c’est 1,2 du brut lui lui-même 1,6 du total
          Les charges c’est 2x le net versé a un salarié (sauf en dessous de 1,6x le smic ok mais on est encore tres au dessus de 400€)

  • Je suis d’accord avec cet article sur le fond. Le malheur résulte de la conjonction de deux phénomènes.
    Le premier, l’emploie par l’état de fonctionnaires avait le mérite pour nos gouvernant de justifier leur politique économique par des statistiques du chômage enjolivées. Le second d’offrir une sécurité de l’emploi intouchable car il est évident dans leur esprit que le secteur privé est l’ antichambre de l’enfer où a minima de l’esclavage. Leur pouvoir ainsi posé jamais il n’ont eu la force mentale d’imaginer que soutenant le secteur privé et le travail des richesses insoupçonnées se seraient révélées pour le plus grand bien commun.

  • La comparaison des indices boursiers ne veut rien dire. Le CAC ou le dax ont changé depuis 2000 (certaines actions y sont entrees, d autres sorties)

    Proner la reduction du nombre de fonctionnaires sans dire ou on va faire la reduction est sans interet. Faire -30 % partout est l assurance d avoir tout qui fonctionne encore moins bien !
    Il faudrait dire clairement ce qui doit etre abandonné (quitte a avoir un service privé et payant s il y aune demande), ce qui doit etre transfere au privé (avec le personnel afferant) et ce qui sera conservé.

    Sur le fond, l auteur se trompe quand meme de cible. Le gros des depenses de l etat c est pas le paiement des fonctionnaires mais les prestations sociales. C est la dessus qu un gouvernement qui voudrait redresser la France devrait taper. Mais c est explosif electoralement: le premier poste c est le paiement des pensions de retraite, le second l assurance maladie. Si on fait comme en RFA ca veut dire que les retraités verront leurs pensions baisser et leurs primes d assurance maladie monter. Allez vous faire reelire apres ca et vous etre mit a dos 16 millions d electeurs …

  • « réduire de 30 % le nombre de fonctionnaires »
    Au ministère de la santé et agence diverses, 80 % de réduction est possible, avec en prime, une hausse de l’efficacité.

  • Je n’ai pas lu l’article car je suis contre la diminution du nombre de fonctionnaires. Totalement impossible, il en manque, je suis pour les faire bosser, oui, bosser à des choses utiles puis on verra si on peut en diminuer le nombre, sans doute en virant leur statut au prealable.
    Sinon, si en virant des fonctionnaires l’état ponctionne toujours autant cela ne fera que des chômeurs supplementaires, ça sert à rien un chômeur, ça n’allege pas le travail des fonctionnaires encore en place et ça n’a aucune influence sur le coût du travail, les pays l’est sont la !

    • L’idée est a creuser, plus de fonctionnaires, payés au smic ou un peu moins, avec des statuts d’intérimaires du privé de plomberie polonaise.
      L effet pédagogique induit serait un plus.
      Il faut rêver !

    • Faut juste privatiser les ministères non régaliens, mais d’abord faut passer par les élus diviser /10 , les régions en 4 les départements fini, on fusionne tous ca et ensuite vous verrez 4 administrateurs dans le même bureau pour le même travail Oups.
      Dans tous les cas ce n’est pas envisageable, et totalement utopique alors que faire bah rien , faut juste aller vivre ailleurs ….
      Ce pays est gangréné et n’est plus réformable.

    • Je ne sais pas ou vous avez trouvé qu’il manque des fonctionnaires, mais moi qui en suis un depuis 15 ans, je n’ai pas vu un seul service en métropole ou outremer ou on ne peut pas en supprimer du jour au lendemain 30 % (dont ceux qui ne viennent même pas sur le lieu de leur supposé travail).
      Pour mettre au travail des personnes à qui il est interdit toute initiative et à qui on a demandé pendant 30 ans de tamponner en rouge le papier bleu et en noir le papier blanc sans contestation possible, je vous souhaite bien du plaisir parce si ce n’est pas de leur faute, le pli est quand même bien marqué.
      Ensuite, en réorganisant l’armée mexicaine des cadres sup, qui ne pensent qu’à ne pas faire de vague pour avoir prime et promotion vous pouvez en supprimer 30 autres % dans chaque strate.
      Enfin dans la haute administration, il faut cesser tout recrutement automatique et interdire de revenir ceux qui sont partis en disponibilité plus d’un an.
      enfin fermer l’ENA.

    • Essayez d’oublier ce pur raisonnement « socialiste » que l’on a vu à l’origine des 35h et de la réduction de la durée du travail :
      – la suppression de fonctionnaires augmentera le chômage !!

      Ce raisonnement est basé sur un postulat farfelu :
      – le travail est un gâteau constant qu’ON DOIT SE PARTAGER !

      A noter que c’est aussi la base du raisonnement corollaire :
      – l’immigration prend le travail des français !

      On l’a bien vu avec l’arrivée des pieds noirs en France dans les années 60 pendant lesquelles le chômage n’a pas bougé, pas plus qu’en Floride quand les cubains exilés ont débarqué…

  • Le mal français principal c’est celui de la fonction publique pléthorique et omnisciente avec en lien un étatisme hystérique. Tous les autres maux du pays en découlent, hormis les problèmes d’immigration.
    La principale inégalité et de très loin en France reste celle entre le secteur public obèse et le secteur privé rachitique. Inutile de rappeler ici les privilèges et les prébendes incroyables que se sont accordés au fil du temps depuis la libération les fonctionnaires et qui continuent chaque année à augmenter. Seule la faillite de l’état pourra y remédier ou une révolution, sachant que les assemblées sont majoritairement constituées de fonctionnaires comme tous les gouvernements et presque tous les présidents qui se succèdent à la tête du pays. Donc ils se votent en permanence des améliorations de leur situation entre une ou deux petites amnisties pour leurs méfaits divers et variés.
    Il faut remarquer l’extraordinaire conspiration du silence qui règne dans ce pays, pour ne pas dire l’omerta sur cette inégalité scandaleuse.
    Mais on comprend bien pourquoi : une haute fonction publique qui contrôle l’assemblée, des politiciens et élus majoritairement fonctionnaires et surtout 30% des salariés dans ce pays sont fonctionnaires ou assimilés (source étude le Point). Donc une immense majorité des français ont des fonctionnaires dans leur famille proche quand ce n’est pas leur conjoint, enfant ou parent.
    Excellent papier de Claude Goudron qui rompt l’omerta qui règne sur ce sujet dans à peu près tous les médias.

  • Soyons certains que nos élites se trompent encore pour tenter de préserver un électorat peau de chagrin dans le pays du « chagrin pour soi » car nous n’aurons plus que nos yeux pour pleurer et encore pas les gilets jaunes que nous zélus ont accusé d’avoir le mauvais oeil (pardon pour ce mauvais jeu de maux )

  • Soyons certains que nos élites se tromperons une fois encore pour tenter de préserver un électorat peau de chagrin dans le pays du « chagrin pour les autres vaut mieux que chagrin pour soi » car nous n’aurons plus que nos yeux pour pleurer et encore, pas tous, pas les gilets jaunes que nos zélus zélès ont accusé d’avoir le mauvais oeil (pardon pour ce mauvais jeu de maux )

  • Solution:
    un référendum posant la question suivante:
    Voulez vous naitre fonctionnaire (ou vos enfants…..)?
    Si le oui l’emporte, un délais sera accordé à tous ceux qui ne le veulent pas pour quitter corps et biens le pays (les pays voisins ou autres pourront en profiter comme ce fut le cas lors de la révocation de l’édit de Nantes).
    Si le non l’emporte, il sera mis immédiatement en oeuvre une politique réformant le statut de la fonction publique; réduction des effectifs avec mise à la retraite anticipée des bureaucrates inutiles et nuisibles, suppression de l’emploi à vie, etc…
    Soit enfin l’entrée de la France dans le monde réél!

  • Fillon jouait donc petit bras avec sa réduction de 600000 fonctionnaires sur 5 ans !!! quand on a vu les réactions des autres candidats de son camp on imagine le succès qu’aurait l’auteur avec sa proposition de renvoyer 2 millions d’inutiles !!! Et pourtant il a certainement raison mais je serai mort avant qu’un énarque envisage seulement même le dixième en exécution réelle !!!!

  • Quand vous dites « un delta de 58 % avec l’Allemagne », ça veut dire quoi ? Que l’indice allemand a pris 58% de plus que le français ? J’ai du mal à comprendre.

    • Le delta 58% est obtenu en calculant la différence -37 de la France à +21 de l’Allemagne soit un écart de 37 + 21 = 58 donc l’écart est bien de 58%

      • Excusez-moi, je suis limité (c’est la faute de mes parents…). Si une grandeur baisse de 37% et que l’autre augmente de 21%, l’écart de croissance est de 1,21/(1-0,37)-1=92% et non 58%. Pourriez-vous me dire où je me trompe ? Ou bien alors, peut-être faut-il parler de points de pourcentage… On ne peut ajouter algébriquement des % que s’ils ont la même base, ce qui n’est pas le cas ici. Non ?

  • Le clientélisme mitterandien se perpétue avec sa masse de fonctionnaires et d’assocs. parasites qui bloquent le pays et ceux qui créent l’emploi et donc la richesse….

    • Vous avez raison, on devrait rajouter une grande partie des employés d’association dans le nombre de fonctionnaires puisqu’ils sont payé en grande partie par nos impôts.
      Sachant qu’il y a 1 500 000 associations avec qui emploient 1 900 000 personnes salariée!

  • Votre comparaison CAC / DAX est erronée. Ce ne sont pas des indices comparables. Le DAX est équivalent au CAC GR. Entre 2010 et 2016 le CAC GR a pris +/-35% (ça dépend bcp du mois choisi) soit nettement plus que le DAX.

  • Je suis fonctionnaire depuis 3 ans.
    Je ne peux qu’être d’accord avec le constat de l’article malgré mon métier.
    Il est d’une absolue nécessité que de dégraisser l’Etat et d’alléger massivement les réglementations ( ce qui ne semblent pas être la priorité de les collègues). Les conditions de travail là où je suis sont très tendues , la réglementation y est lourde et rendent le pilotage compliqué.
    Je ne parle même pas de la gestion des ressources humaines. La notion d’adaptation au besoin et de performance c’est pas ça …

    Je tiens à préciser aussi que beaucoup d’agents ( de catégorie inférieures sont sous payés au regard de leur fonction et temps de travail).
    Je sacrifierai volontiers les vacances que j’ai au profit d’un meilleur salaire. Quand je regarde la paye dans certains pays européens, c’est rageant.

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Bruno Le Maire a tout à fait raison de refuser l’indexation des salaires sur l’inflation. Le problème est de savoir s’il sera entendu par le gouvernement.

 

Un peu d'histoire récente

Afin de démontrer la nocivité de l’indexation des salaires sur l’inflation, il suffit de faire un retour aux années 1960-1980. En voici les conséquences.

En 1967, l’inflation en France était maîtrisée à 2,7 % mais a commencé à déraper l’année suivante pour atteindre 13,7 % en 1974.

Que s’est donc-t-il passé ?

Tout d’abord, ... Poursuivre la lecture

Par Nathalie MP. 

Après « Qu’est-ce que vous faites du pognon ? » dont la réponse est toute l’histoire de la France championne du monde des taxes et des dépenses publiques, autre question mystérieuse : « D’où vient l’argent ? » Là, je risque de décevoir : l’argent compris comme la richesse réelle ne pousse pas sur les arbres… Mais où, alors ?

Vous vous souvenez certainement de Jacline Mouraud. En novembre dernier, elle allumait la révolte fiscale des Gilets jaunes en lançant à Emmanuel Macron sa désormais célèbre – et judicieuse... Poursuivre la lecture

Par Ryan Bourne.

 

Cinquante jours seulement après avoir perdu contre Liz Truss lors d'une élection à la direction du parti conservateur, Rishi Sunak se retrouve tout de même Premier ministre du Royaume-Uni.

Le Parti conservateur avait initialement rejeté Sunak en raison de ses politiques fiscales en tant que chancelier de l'Échiquier et du rôle qu'il aurait joué dans la chute de l'ancien Premier ministre Boris Johnson. Mais après la tourmente financière qui a suivi le "mini-budget" de Truss, les députés conservateur... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles