Le virus mute, pas les reconfinements

En traversant la Manche, la mutation du virus va-t-elle amener avec elle son lot de nouvelles mesures liberticides comme en Grande-Bretagne ?
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Le virus mute, pas les reconfinements

Publié le 7 janvier 2021
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Par Jonathan Frickert.

« Tout esclave tient dans sa propre main le pouvoir d’annuler sa captivité », faisait dire le dramaturge britannique William Shakespeare à un des deux assassins de Jules César dans sa tragédie éponyme et dont les premières représentations auraient été jouées en pleine épidémie de peste.

Parfois, le pouvoir de briser ses chaînes n’est pas dans les mains, mais dans les bras, à la manière de l’exquise coïncidence du 8 décembre dernier. Ce jour là, un homonyme du dramaturge est devenu le deuxième patient à recevoir un vaccin contre la Covid-19. La campagne de vaccination a fait naître chez beaucoup l’espoir d’une sortie des mesures liberticides qui ne cessent de s’enchaîner.

La découverte d’une nouvelle variante du virus a toutefois rapidement douché cet optimisme retrouvé. En traversant la Manche, la mutation du virus va-t-elle amener avec elle son lot de nouvelles mesures liberticides en vigueur en Grande-Bretagne depuis mercredi ?

Une vaccination contre le virus inutile

Découverte en septembre outre-Manche, la variante britannique rejoint plusieurs mutations du virus et notamment celle détectée en octobre en Afrique du Sud. Pour cause, comme le rappelait en début de semaine la virologue Anne Goffard, plus un virus circule et plus il mute.

Une circulation que le gouvernement britannique a été incapable de maîtriser malgré la campagne de vaccination. Depuis mercredi minuit, l’archipel a ainsi démarré un nouveau confinement.

Un reconfinement annoncé en début de semaine et bien plus dur que celui du printemps. Outre la fermeture des commerces dits « non-essentiels » et les déplacements réservés aux motifs impérieux, le Premier ministre britannique a également fermé les écoles, mesure inédite depuis un an.

L’Angleterre rejoint le reste du pays. Nicola Sturgeon, Première ministre écossaise, avait décidé de reconfiner la province du nord du pays dès lundi soir, alors même qu’une deuxième campagne de vaccination était lancée.

Dès le lendemain de Noël, ce sont les provinces d’Irlande du Nord et du Pays de Galles qui avaient décidé d’assigner leur population à résidence.

Pas de reconfinement… pour l’instant

Si l’Angleterre est le cas le plus médiatisé de reconfinement, il n’est malheureusement pas le seul. Plusieurs pays suivent le même chemin. En Europe, c’est notamment le cas de l’Allemagne et de l’Autriche. La première a décidé de durcir ses restrictions lorsque la seconde a décidé de reconfiner sa population durant les fêtes de fin d’année.

La tentation liberticide n’est donc pas réservée aux Britanniques, dont le reconfinement ne devrait être levé que de manière progressive à compter du mois de mars. Une méthode qui rappellera sans doute à certains ce qu’il en est depuis deux mois de notre côté de la Manche avec l’idée d’un déconfinement progressif depuis décembre dernier. Pour cause, il y a fort à parier que les mesures britanniques fassent également des petits dans l’Hexagone.

En cette fin de l’année, la Grande-Bretagne a surtout été mise en lumière par l’entrée en vigueur du Brexit, après plusieurs années d’âpres négociations.

La sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne et la fermeture des frontières subséquentes n’aura cependant pas empêché la variante du SARS-Cov2 d’arriver dans nos contrées dès le 25 décembre.

Une importation de la nouvelle souche qui inquiète. De passage chez nos confrères de RTL mardi, le ministre de la Santé a tenu à rassurer. Olivier Veran a évoqué une situation suivie « de très près » par les autorités, d’où la question que beaucoup, depuis lundi, se posent : après avoir importé la variante du virus, peut-on voir la France importer l’idée d’un reconfinement total sur le modèle anglais ?

Les mesures britanniques ne sont pas sans rappeler les mesures demandées par Jeunes Médecins et l’InterSyndicale Nationale des Internes (ISNI) fin mars.

Les syndicats avaient en effet saisi le Conseil d’État le 19 mars afin que la juridiction enjoigne le gouvernement de prononcer un confinement total de la population. La requête demandait notamment une interdiction totale de sortie, l’arrêt des transports en commun, activités professionnelles non vitales et la mise en place d’un système de ravitaillement des populations.

La demande avait été fort heureusement rejetée par les juges administratifs aux motifs qu’un tel dispositif menacerait gravement la santé des populations et qu’il exigerait des moyens humains et matériels dont ne dispose pas l’État.

Pas de « prédictologie »

Mais si un confinement total est peu envisageable à court terme, la perspective de nouvelles mesures inspirées directement de l’exemple britannique est loin de relever de la science-fiction.

Toujours sur RTL, Olivier Veran a tenté de rassurer en rappelant que l’exécutif souhaite « éviter le confinement total et la fermeture des commerces », tout en se refusant à fermer la porte à une telle perspective, estimant prendre le risque de passer pour un « prédictologue ».

La précaution oratoire est de rigueur quand on se souvient que quelques-unes des dernières fois où un ministre avait utilisé d’expression « nous voulons éviter », la suite n’a pas été heureuse.

Début juillet, seulement quelques jours après son entrée en fonction, Jean Castex avait annoncé vouloir éviter une deuxième vague avant d’indiquer, deux mois plus tard, vouloir éviter un nouveau confinement. Fin septembre, la deuxième vague frappait de plein fouet le pays. Un mois plus tard, l’Hexagone était reconfiné.

Outre-Manche, une sémantique similaire a été employée.

Boris Johnson n’a guère connu un autre destin. Opposant notoire au confinement avant de s’y résoudre fin mars, le Premier ministre britannique a suivi les pas du chef du gouvernement français. Il avait ainsi annoncé mi-octobre vouloir éviter un nouveau confinement national. Nous connaissons désormais la suite.

Mutation du virus : des restrictions attendues

Difficile dans ces conditions d’être optimiste pour l’avenir des libertés publiques.

Alors que les restaurateurs et exploitants de salle sont au bord de l’implosion devant l’absence de perspective de réouverture, le cumul de la rentrée des classes et des fêtes de fin d’année fait dire à plusieurs spécialistes que nous sommes aujourd’hui à un point d’équilibre entre une troisième vague brutale imposant un nouveau confinement d’un côté et un maintien du statu quo actuel de l’autre.

La situation semble toutefois pencher pour la première option. En témoigne l’avancement du couvre-feu à 18 heures depuis le 2 janvier dernier dans 15 départements de l’est de la France.

Autre signe des difficultés qui s’annoncent : cette avancée du couvre-feu devrait incessamment sous peu être décrétée dans les départements du sud-est du pays.

Ce mercredi s’est tenu le premier Conseil de défense de l’année avant une conférence de presse prévue le lendemain. Après un point sur une stratégie vaccinale erratique critiquée y compris à l’étranger, Jean Castex et Olivier Veran devraient y annoncer de nouvelles restrictions.

La situation des libertés publiques ne devrait donc pas s’améliorer à court terme dans l’Hexagone. La doctrine de stop-and-go épuise de plus en plus de Français soucieux de retrouver leurs libertés et un minimum de visibilité sur leur avenir.

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  • TOUJOURS se préparer au pire imaginable est simplement invivable et impossible. c’ets pourtant le discours tenu par une majorité de gens, qui attention au concept inepte de santé qui n’auraitpas de prix..
    On se prépare à une couille possible si on a la quasi certitude que la couille se produira que ça sera « grave » et que ça ne coute pas trop cher… les mots importants étant « quasi, grave et trop »..

  • Confiner et fermer, ils ne savent faire que ça.
    Quand arriveront-ils à une analyse plus globale (pas uniquement « sanitaire tout Covid  ») et à des décisions plus sensées ? Nul ne le sait. Les États s’entraînent entre eux dans cette spirale infernale et l’OMS agite de temps en temps le chiffon rouge pour s’assurer qu’ils restent dans les rangs, surtout dans les périodes plus clémentes.
    La grippe et le rhume ne sont plus des maladies ordinaires et saisonnières : Elles sont devenues permanentes et une affaire d’état à traiter en conseil de défense.

  • Jerémy Lapurée
    7 janvier 2021 at 8 h 07 min

    « La demande avait été fort heureusement rejetée par les juges administratifs aux motifs qu’un tel dispositif menacerait gravement la santé des populations et qu’il exigerait des moyens humains et matériels dont ne dispose pas l’État. »

    L’impuissance de l’Etat a parfois du bon !

  • « le gouvernement britannique a été incapable de maîtriser malgré la campagne de vaccination. » : la circulation du virus ne se maitrise pas par décret et loi, et la vaccination doit atteindre un certain niveau de la population pour être efficace. C’est une attaque gratuite, facile et de mauvaise foi.
    (et lire l’expression « incessamment sous peu » ne fait pas plaisir de grand matin…)

    • le problème est que le gouvernement prétend pouvoir maîtriser ce virus par des mesures liberticides.

      • Eh bien il est difficile de mettre en place des mesures de limitations de circulations des personnes (c’est-à-dire du virus) sans restreindre temporairement la liberté. Certes, tout n’est pas très malin dans ces mesures, mais elles sont plus efficaces que ne rien faire. La limitation des contacts est utile pour limiter les contaminations car il est impossible que ce ne soit pas utile en raison de l’intrinsèque définition du mot « contamination ».

        • C’est un choix. On peut aussi laisser le virus vivre sa vie et traiter les malades, c’est-à-dire ne pas tester à tout va mais tester les personnes présentant des symptômes et, si positifs, leur donner HCQ + AZT ou ivermectine.
          C’est un choix, encore faut-il ne pas se laisser embobiner ou acheter.

  • C’est effectivement fort probable que la France reconfine.
    Et pourtant, les chiffres sont loin d’être catastrophiques, le nombre de patients en réa est stable, voire en légère baisse, et le nombre de nouveaux cas ne signifie rien puisqu’il dépend du nombre de tests réalisés.
    Pourtant, les médecins, qui sont à mi-temps dans les médias, nous préparent au pire en se plaignant sans cesse de leurs conditions de travail, alors que la réserve sanitaire se propose de les aider, à vacciner par exemple.
    On ne sait d’ailleurs pas si la vaccination donnera les résultats escomptés, même si on nous affirme qu’il n’y a aucuns effets secondaires pour l’instant…
    Les mesures de confinement ne servent à rien, il suffit de comparer les taux de mortalité entre pays pour faire la démonstration de son inefficacité.
    Le seule manière réaliste et courageuse de sortir de cette crise est de nous rendre nos libertés.
    Que ceux qui souhaitent se confiner se confinent mais qu’ils n’imposent pas leur choix aux autres.
    Il faut arrêter de donner la parole aux seuls médecins catastrophistes, qui sapent le moral des troupes et qui redoutent la fin de la crise, tellement ils se sont enivrés de leur propre notoriété.

    • Le problème est celui de la saturation du système de soins. Lorsqu’elle est devenue menaçante, le confinement a toujours permis ou semblé permettre de l’éviter. Donc, simpliste ou pas, vous ne ferez pas sortir le gouvernement de son idée que le confinement sauve le système de santé sans des arguments autrement plus solides que ceux que vous avancez ici.

      • Exact. Il s’agit de gérer les penuries génèrees par 80 ans de collectivisme.

        Il s’agit aussi d’empêcher la deuxième vague de gilets jaunes et autres révoltés.

      • Je ne suis pas d’accord avec vous.
        La « saturation » des systèmes de soins est l’idée que veut imposer le gouvernement et vous gobez cette fable.
        Mais il n’y a aucune saturation des soins. On a un hôpital public qui a une offre rigide de soins, d’autant plus qu’avec le plan blanc une part importante des soignants est restée inactive ET la part des soins privés a été empêché de travailler.
        Il n’y a pas de saturation des soins, les cliniques privés proposant d’ouvrir 5000 lits de réa que les ARH ont refusé, et les MG mis hors jeu car sans masques, et le gouvernement conseillant de ne pas aller voir son MG. A chaque épidémie de grippe les MG voient leur activité doubler, et bien, ils finissent plus tard et travaillent plus, et voient leur chiffres d’affaires augmenter.

        • En théorie, vous avez peut-être raison. Mais en pratique, l’organisation de la chose avec recours au privé est comme le reste, tests ou vaccination, quelque chose qu’on ne sait pas organiser en France quand bien même ça paraît très simple. Par exemple, ici, je connais un endroit où il y a une bonne trentaine de congélateurs -80°, croyez-vous qu’ils aient été recensés et mis à contribution ? Pour les lits privés, c’est pareil, ils existent mais pour que le malade y arrive, il faudrait plus qu’une simple déclaration « on va faire appel au privé ». Et je reste convaincu que pour les Anglais et les Chinois, c’est la mesure de ce risque qui a conduit au confinement.

          • « quelque chose qu’on ne sait pas organiser en France quand bien même ça paraît très simple ».
            Effectivement, la simplicité voudrait que l’on libère toutes les volontés que l’Etat entrave, mais comme vous dites, ça parait simple!

      • Une surprenante saturation. La jauge semble toujours calée sur 5000 lits de réa… alors que Veran nous en annonçait 12000 cet été !
        Un mensonge de plus du sinistre de la Santé ou une incompétence supplémentaire de son administration ?

        • @Jerémy Lapurée

          Le vaccin ayant été trouvé en un temps record ,ce qui représente un véritable exploit scientifique sans précédent,il est en effet « surprenant » que ce problème de saturation puisse perdurer après plusieurs mois de crise.
          Un état des lieux régulièrement actualisé devrait être porté à la connaissance du public à ce sujet, à l’instar d’autres données statistiques qui abondent dans les médias donnant lieu aux décisions de confinement souvent controversées.
          L’information objective la plus complète ne pourra que contribuer à l’éradication de ce fléau.
          https://fr.statista.com/infographie/23134/niveau-saturation-capacites-de-reanimation-en-france-par-departement/

    • « Les mesures de confinement ne servent à rien, il suffit de comparer les taux de mortalité entre pays pour faire la démonstration de son inefficacité. »
      Cette comparaison ne démontre rien.
      Trop de facteurs entrent en jeu dans les écarts de taux de mortalité entre les pays, et on ne sait pas quel serait le taux de mortalité sans confinement dans les pays où il a été appliqué.

  • le vaccin ne permettra pas de sortir de cette situation, la désobéissance et révolte pacifique des peuples.

    • Bah, le vaccin de la grippe n’a jamais arrêté une épidémie de grippes. Seule une décision de l’état peut arrêter cette fausse pandémie.

      • Il l’a diminue. Environ 50 % de gens se font vacciner chaque année en France. Sans cela, le nombre de morts serait supérieur.
        Néanmoins, même si tout le monde se faisait vacciner, il se trouverait encore chaque année des gens à l’immunité affaiblie, pour lesquels l’efficacité du vaccin est faible.
        Donc le vaccin ne peut enrayer une vague épidémique, mais abaisse le nombre de victimes.

        • Oui mais il y a une grande différence, la grippe, les médecins la soignent, les victimes en fait, on ne peut rien pour elles. Autre phénomène , on nous gave chaque jour avec les tests positifs, combien de tests positifs aurions nous pour la grippe annuelle ? Je ne sais pas, on ne test pas, a quoi bon, aux symptômes on soigne, les a symptomatiques, on les ignore. Le monde change…

          • On ne soigne pas plus la grippe que le coronavirus, et sans doute moins même, si l’on croit aux vertus de l’HCQ…
            On donne du paracétamol contre la fièvre ou des anti-inflammatoires et sans doute du Tamiflu (antiviral à réserver au tout début de l’infection) dans des proportions et à un public (*)
            que j’ignore et c’est à peu près tout.

            (*) des millions de doses de Tamiflu avaient été commandées en 2009 lors de la vraie-fausse pandémie de H1N1

        • René-Pierre Alié
          7 janvier 2021 at 17 h 10 min

          « Le nombre de morts serait supérieur ».
          Qu’en savez-vous ?
          Affirmation gratuite, qui à force d’être répétée, devient une sorte de vérité.

  • Laurent Lenormand
    7 janvier 2021 at 10 h 14 min

    2020 a été l’année du choc, 2021 va être l’année de la nouvelle normalité. Il va devenir pleinement normal que l’Etat décide, quand ça lui chante, d’enfermer les populations. Les « libertés publiques » vont devenir des parenthèses rares, accordées parcimonieusement par le gentil pouvoir aux citoyens irresponsables.
    Les mesures liberticides accumulées depuis un an n’ont en rien permis d’influer sur la circulation des virus, mais le pouvoir fait comme si et beaucoup de gens ont pris l’habitude de cette nouvelle servitude.
    Bienvenue dans « le monde d’après ».

    • De toute façon, vu la pénurie de liquidité peu de personnes pourront financièrement se deconfiner.

      • Les seuls déconfinés ( déconfinables) seront ceux qui auront encore un boulot « essentiel ». Les autres resteront confinés et mourront chez eux d’ennui, de dépression, de manque de soins, de faim etc… ( rayer les mentions inutiles). Le drame, c’est qu’ils déconfineront les fonctionnaires qui nous font chier ( les administratifs), les autres, seront payé à ne rien faire. Il est pas beau » le monde d’après? »

        • sauf qu’au bout d’un moment, il n’y a plus d’argent…

        • Je confirme: il m’est rapporté via ma banque, un nombre grandissant de séparations de couples dans la clientèle professionnelle depuis le début du confinement.
          Je ne sais pas si c’est significatif, mais c’est une petite musique lancinante qui semble s’amplifier.
          N’avoir comme horizon, qu’un reconfinement potentiel est catastrophique.

      • Pierre Henri DREVON
        7 janvier 2021 at 12 h 57 min

        « Pénurie de liquidité » ???? Vous plaisantez ?

        • Mon porte monnaies commence à être sec archi sec, j’ai évite de justesse la capture de mon livret de caisse d’épargne par la caisse de dépôt et consignation.. Pour la banque, les frais et les restrictions commencent à gêner ma consommation… Mon fai me vol comme au coin d’un bois, EDF se goinfre à mes depends etc. Ils raclent et raflent tout pour payer des homards à.. Oublions le, les autres aussi sont gourmands.

    • Il convient de distinguer deux choses, rarement différenciées par le gouvernement, et pour cause…
      Deux choses donc :
      – la date et durée de la vague épidémique
      – la « hauteur » de celle-ci.
      Nous ne maîtrisons pas la première, qui dépend en grande partie de conditions climatiques (températures entre 3 et 10 C et hygrométrie sup. à 70 %). Ainsi pas de vague cet été, et un plateau, certes haut, à partir du moment où nous sommes entrés en hiver. Les deux vagues ont eu lieu au printemps et à l’automne.
      Nous pouvons maîtriser la seconde en prenant des mesures qui permettent pendant le pic épidémique de limiter les contaminations à titre individuel. Porter un masque, se laver les mains, limiter les actions sociales, voire fermer les lieux où l’on vit sans masque, rendent plus difficile de se faire contaminer.
      Ainsi, la fermeture des bars, discothèques, salles de sport n’arrêtent pas les vagues mais freinent les contaminations. En ce sens il est faux de prétendre que le confinement (arrêt extrême des interactions sociales) stoppe l’épidémie ; on l’a vu en novembre, le pic a été dépassé avant le jour du deconfinement ; mais il joue un rôle certain dans la diminution du nombre de victimes. Encore faut-il fermer les « bons » lieux ! Fermer un musée, un cinéma, où l’on porte un masque, un resto, si l’éloignement des tables est suffisant est un non-sens. De même que laisser ouvertes les classes sans masques, les cantines scolaires sans précautions, et sans doute les transports en commun. Enfin, hélas, on se contamine beaucoup à l’hôpital, mais là on n’a pas le choix.

      • C’est quoi, cette affirmation débilitante ?
        Dans les classes, les élèves portent un masque.

      • Entièrement d’accord avec vous, sauf pour les classes où effectivement le port du masque est obligatoire (dès 6 ans, hein, pourquoi pas 4 d’ailleurs)

  • Pierre Henri DREVON
    7 janvier 2021 at 12 h 56 min

    Je ne vois pas ce qu’il y a de « liberticide » a décréter un confinement pour protéger la population d’une pandémie…

    • ah? ben si vous le dites…

    • Pandémie…. Dans ma province je n’ai rien vue, d’ailleurs ce mot n’est plus prononcé depuis longtemps sauf, peut être dans les journaux, histoire d’entretenir le mythe chez les âmes sensibles. D’ailleurs il y a eu moins morts de ce virus que du cancer par exemple ou du tabagisme.

    • C’est liberticide de contraindre la population à rester chez elle, comme c’est liberticide de mettre quelqu’un en prison.
      Vous êtes en plein déni. Après cela peut être légitime, c’est une décision politique, mais c’est liberticide.
      Il faut commencer par ne pas tordre le sens des mots.

  • René-Pierre Alié
    7 janvier 2021 at 17 h 05 min

    Éviter la deuxième vague… J’ai l’impression que le monde est devenu fou, et que cette folie se propage ici.
    Quelle deuxième vague ? Où sont les morts ?
    Qu’on me montre les convois funèbres, les hôpitaux remplis d’agonisants ! En réalité, il n’y a que des gens qu’on teste, et chez qui on détecte un virus ; des gens qui n’ont rien de plus, sauf exceptions, que ce qu’ils avaient les années précédentes, en hiver, et qui se réglait avec une semaine de fièvre, quelques douleurs dans les articulations, etc.
    De l’air pur, un peu d’exercice, une bonne hygiène, et surtout un bon moral, voilà les meilleurs remèdes contre tous les virus, dont les seules victimes sont des gens très âgés et/ou atteints d’autres maladies. Pour préserver cette partie infime de la population, on rend maboule la majorité, à mi-chemin entre « Knock » et « Vol au-dessus d’un nid de coucou ».

    • Il y a quand même 60 000 morts de plus. 10% de surmortalité. Il y a des jeunes en réa. Ce n’est pas rien. Mais les gesticulations du gouvernement ne servent à rien. Laissons tous les médecins tester, soigner, vacciner et tout ira mieux. Laissons les commerces , les restaurants, les stations de ski rouvrir, à la population de décider s’il veuille se confiner ou non.

    • @René-Pierre Alié,

      Apparemment votre région est épargnée et c’est tant mieux.Ce n’est pas le cas de la mienne,je confirme.
      Nous ne vivons pas dans une société où la mort est visible comme dans les siècles passés.
      Au contraire ce qui est désagréable est à éviter, et n’existe pas psychologiquement aujourd’hui…sauf pour les personnels médicaux, (et autres exposés),qui sont en première ligne et ne devraient pas être ignorés.
      La maladie est considérée comme les accidents de la route…toujours pour les autres… »De l’air pur, un peu d’exercice, une bonne hygiène, et surtout un bon moral, voilà les meilleurs remèdes contre tous les virus »: Personne n’est contre évidemment et c’est bien le minimum,convenons en…Pourquoi ne pas y avoir pensé avant?étonnant non?

    • Je veux bien croire qu’on en fasse trop, notamment en ce qui concerne confinements et couvre-feu. Je veux bien croire qu’un style de vie sain avec une alimentation correcte qui préserve une bonne immunité (vitamine D, zinc…) puisse apporter un plus indéniable.
      Mais on ne peut nier deux choses :
      – une surmortalité globale par rapport aux années « normales »
      – et surtout, et c’est une grosse différence avec la grippe, des services de réa fortement engorgés lors de la première vague, et pour des durées d’hospitalisation bien plus importantes ; la grippe envoie aussi en réa, mais moins et moins longtemps.
      Tout le monde connaît dans son entourage des malades qui ont été « lessivés » par le Covid, et c’est aussi une autre différence avec la grippe, par des symptômes extrêmes.
      Heureusement, le Covid a tué bien moins que la grippe espagnole (H1N1), même si, face à l’incurie de notre système de santé (lits de réa bien insuffisants), face à une société qui ne se résout plus à la fatalité de la maladie, on utilise bien trop d’hyperboles (guerre, armes, etc).
      Le Covid est une maladie qui reste peu contagieuse et peu mortelle (R0<3 et létalité<2%), mais arrivant, pour la première fois dans nos sociétés, ce coronavirus fait statistiquement des dégats importants, même si à titre individuel, le risque reste très faible, particulièrement pour les jeunes adultes…

      • La surmortalité réelle ne sera pas connue avant mi-2022 car il faut tout additionner et calculer une mortalité finale sans covid pour 2020, puis 2021. On devra notamment tenir compte de la compensation probable entre Covid et Grippe…

  • « Une circulation que le gouvernement britannique a été incapable de maîtriser malgré la campagne de vaccination » dixit l’auteur… I’ fait être vraiment éloigné des réalités pour pondre un truc pareil. Pathétique… Et la suite est un beau Blabla sa queue ni tête. Le silence est d’or…

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Ce 20 janvier, à l'occasion d'une conférence de presse le Premier ministre Jean Castex, a présenté aux côtés d'Olivier Véran un calendrier de levée des restrictions liées au covid. Néanmoins, comparé à  certains pays européens, cet allègement est faible et une vraie sortie de crise semble encore loin.

Levée de certaines restrictions

En matière de levée de restrictions, le calendrier est le suivant :

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S’il est bien une chose qui frappe l’opinion publique française avec la violence d’une charge de nitroglycérine, ce sont les révélations de privilèges dont jouiraient ceux qui nous dirigent. Ça ne manque jamais. Jean Castex pris en flagrant délit de masque dans la poche, Jean-Michel Blanquer surpris à Ibiza, Olivier Véran testé positif ou plus anciennement, les costumes sur mesure offerts à un ancien Premier ministre candidat à l’élection présidentielle.

Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais.

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Par Christophe de Brouwer.

Il m’a été demandé d’aborder la problématique du port de masque dans des lieux non clos, en extérieur.

Je ne traiterai pas ici des autres gestes barrières (lavage des mains, distanciation, confinement, etc.).

Je voudrais aborder la question sous l’angle du risque.

Le risque se définit, sur le plan international, comme la probabilité d’un effet. En effet, le risque est la probabilité de contracter le covid, et le masque est un facteur du risque qui modifie, en la diminuant, la relation Sar... Poursuivre la lecture

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