Socrate : guide d’autodéfense contre l’idéologie sanitaire

Face à un fil de nouvelles aussi inquiétant que celui de la pandémie de Covid-19, il devient essentiel de sensibiliser le public à l’utilisation judicieuse du questionnement socratique.

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Socrate : guide d’autodéfense contre l’idéologie sanitaire

Publié le 29 décembre 2020
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Par Gabriel Lacoste.

Le 11 mars 2020, l’Organisation mondiale de santé a lancé une vaste campagne de lutte contre la Covid-19. Depuis, autorités sanitaires et journalistes appellent à réduire nos contacts sociaux et à obliger la fermeture de commerces. En tant que citoyens, nous sommes bombardés d’histoires dramatiques accompagnées de déclaration d’experts nous communiquant l’urgence de modifier radicalement nos habitudes de vie.

Face à cette situation, nous pouvons nous sentir dans l’inconfort. Imposer à autant de gens le chômage, créer une énorme dette publique pour subvenir à leurs besoins, isoler des personnes vulnérables, culpabiliser la jeunesse pour sa vie sociale normale et perturber leur année scolaire nous semblent brutal. Nous doutons. Cependant, nous n’avons pas étudié le sujet. Qui sommes-nous pour en juger ? En nous exprimant ouvertement, nous nous exposons à des humiliations publiques.

Voilà un moment opportun pour revenir aux sources de la sagesse en Occident : Socrate.

Le questionnement socratique

Socrate ne prétendait pas à la connaissance. Il entendait discourir sur le beau, le bien et le vrai sur la place publique d’Athènes. Comme nous, il avait ses doutes. Sa stratégie ? Il se présentait comme un élève désireux d’en apprendre davantage.

En agissant ainsi, il dévoilait ironiquement au public l’ignorance des élites intellectuelles de son temps. À la fin, c’est lui qui apparaissait comme le plus sage d’entre tous. Cette tactique lui a valu un procès et la peine de mort. Pourtant, l’idée qu’il incarnait lui a survécu en donnant naissance à la philosophie.

Dans ce qui suit, je vous proposerai des moyens d’utiliser cette technique envers vos protagonistes dans le contexte de la pandémie.

La surcharge des hôpitaux

Les journaux sont remplis de nouvelles du genre « les hôpitaux fonctionnent à x de leur capacité », « les infirmières sont à bout de souffle » ou « monsieur Y, gestionnaire du réseau, a peur d’une catastrophe. »

En quoi consiste la capacité d’un hôpital ? Jusqu’à quel point est-elle flexible ? Les surcharges se présentent-elles dans toutes les unités de chaque hôpital ou seulement à certains endroits ?

Existe-t-il des moyens de déplacer des ressources sans supprimer 15 321 chirurgies par million d’habitants ? Si vous répondez Non, avez-vous usé suffisamment d’imagination ? Quels sont les scénarios que vous avez imaginés, puis rejetés et pour quelles raisons ? L’épuisement des infirmières est-il une variable ou une constante ? Est-ce que nous pourrions les compenser d’une prime au lieu de nous priver aussi radicalement ?

La dangerosité du virus

Différentes variantes nous sont proposées sous le thème d’un virus très dangereux, dont il faut avoir peur. Monsieur ou madame Z, 40 ans, a perdu un être cher, éprouve de la difficulté à respirer depuis qu’il/elle a contracté le virus. L’expert nous présente un modèle savant, fondé sur une formule mathématique. Il nous montre deux courbes, l’une avec restriction, et l’autre sans. Le résultat est l’équivalent d’un génocide dans un cas, mais pas dans l’autre.

Combien sont morts hier de consommation d’alcool ou de tabac, du cancer, de suicides, d’accidents de la route, de malnutrition ? Estimez-vous que la Covid-19 est en ce moment et comparativement le plus grand défi médical ? Maintenant que vous êtes résolu à interdire des comportements médicalement risqués pour autrui, avez-vous l’intention d’interdire la vente d’alcool, de cigarettes et de malbouffe, de réduire la circulation routière ? Si vous estimez que la liberté individuelle justifie de tolérer ces comportements, pourquoi avez-vous tracé la ligne aussi fermement sur ce virus ?

Qu’est-ce qui a tué le plus cette année ? Les erreurs médicales ou la Covid-19 ? Dans quelle proportion l’un par rapport à l’autre ? Avez-vous envisagé que la stratégie mondiale de lutte contre la pandémie en soit une, en la diagnostiquant trop tard ?

Que pensez-vous du cas des habitants de Manaus ? Ils n’ont pas suivi vos conseils et ont maintenant 70 % de personnes infectées. Leur mortalité est plus élevée (1193 par million d’habitants), mais est-ce dans les proportions que vous avez présentées au public (9310 par million d’habitants : voir le graphique qui suit) ? D’ici au vaccin, est-ce que nous les rattraperons, prenant en compte qu’ils ont maintenant une immunité dont nous ne bénéficions pas ?

Que disent de votre science ces graphiques du gouvernement canadien datant du 9 avril 2020 ?

Pourriez-vous chiffrer plus précisément les effets durables de la Covid-19 sur la santé au lieu de nous présenter des témoignages émouvants ?

L’efficacité des mesures

Lorsque les autorités annoncent une restriction au public, elles présument qu’elles vont influencer significativement les infections. Comment se comportent les pays avec plus ou moins de restrictions ? Dans ce débat, ma suggestion est très simple : montrez ce tableau à votre ami qui pense que la Suède est une catastrophe :

Demandez-lui ensuite de classer ces cinq pays du plus sévère au moins sévère en devinant lequel est la Suède. Le pays moins sévère n’est pas la Suède, il correspond à la courbe d’infection la plus basse, celle du Japon. Les autres sont la France, l’Espagne et les États-Unis.

Cet exercice peut ne pas suffire, car la majorité pense que l’efficacité des restrictions est une évidence. Dans ce cas, présentez-lui le graphique suivant, qui vient de l’institut national de la statistique du Québec et qui rapporte des observations sur les contacts sociaux des Québécois dans le temps.

Demandez-lui, ensuite, s’il est évident que c’est en s’attaquant principalement aux rectangles bleu-verts et bleus que le gouvernement fera une différence ?

Le calcul des utilités

Les journaux décrivent des problèmes sociaux et médicaux autour du virus. Cependant, ils en attribuent la cause à la pandémie et non à des choix politiques et journalistiques. S’il est question de faire un calcul des partisans et des opposants, la vie a la priorité sur l’économie.

Combien sont mort chez eux de peur d’attraper la Covid-19 en allant à l’hôpital ? Dans quelle mesure les activités de dépistage du cancer ont été affectées par cette peur ? La crainte mutuelle des patients et des médecins tue combien de gens annuellement ? Quelle est la part de responsabilité des choix éditoriaux des médias ?

Est-ce que la seule chose qui compte, c’est la vie ? Combien vivront du chômage chronique ? Parmi eux, combien de jeunes ? Le drame des entrepreneurs qui voient leur projet partir en fumée, ça compte ? Le sort des personnes isolées pendant plus de 18 mois mérite-t-il d’être considéré ? Et celui d’un jeune qui voit son année scolaire détruite, qui ne peut se faire des amis dans une période importante de son développement ? Comment allons-nous faire avec une économie fragilisée pour financer le système de santé sur le long terme ? Et la démocratie ? Est-ce que la vie est plus importante ? Si oui, qui décide ? Les médecins ?

Les alternatives

Le débat prend rapidement la forme d’une opposition entre « ne rien faire » et « ce que le gouvernement demande ». Entre ceux qui pensent que la Covid-19 est une grippe et ceux qui veulent nous isoler jusqu’à un vaccin, quel est le spectre des nuances ?

La pandémie fonctionne par vagues. Un quadragénaire a 6 risques sur 1000 d’en mourir. Est-ce qu’il aurait été plus utile d’encourager les bien-portants ne présentant pas de risque à s’infecter pendant le creux de la vague afin de favoriser l’immunité collective ? En quoi ce sens du sacrifice serait-il moins altruiste que nos efforts actuels ?

L’expertise

Dans les années 1960, l’expérience de Milgram a permis de démontrer qu’une majorité peut se plier à l’injonction d’un homme en blouse blanche. L’actualité s’apparente à cette expérience. Régulièrement, les journalistes nous raconte : « M. Z nous dit que…. » ou « les experts affirment que… » La demande n’est pas d’administrer des chocs électriques, mais de séquestrer des populations, puis de détruire des commerces. Comment y répondre ?

L’expert invité sur les plateaux de télévision a-t-il étudié abondamment la pandémie sous toutes ses facettes politiques, économiques, morales, médicales et philosophiques ou ne fait-il juste qu’exprimer l’intérêt stratégique de sa corporation ou son opinion de citoyen ?

S’il exprime qu’il existe un consensus, peut-il me montrer la revue de littérature ou la méta-analyse sur laquelle il s’est appuyé ?

Actuellement, dans quelle mesure les attentes du public exercent-elles une pression sur la science, nuisible à l’objectivité et à la discussion rationnelle entre points de vue divergents ?

Lorsque cet expert dit être obligé de faire quelque chose, est-ce qu’il informe le public ou bien défend-il son image et sa position ? S’il demande autant de restrictions, à qui appartient le fardeau de la preuve : les citoyens qui en doutent ou lui ? Dans quelle mesure la désinformation et les théories délirantes circulant sur les réseaux sont-elles causées par son comportement qui inspire légitimement la méfiance du public ?

L’éthique

Les défenseurs des restrictions sanitaires se perçoivent comme moralement supérieurs à leurs opposants . De plus, ils valorisent la prudence dans la situation.

Quel est le scénario le plus prudent ?

Imaginer le pire, pousser des populations entières à chômer et à s’isoler plus d’un an en attente d’un vaccin inconnu pour prévenir le mal inconnu d’un virus imprévisible ?

Continuer de travailler et de rencontrer nos amis en prenant des précautions ? La prudence, est-ce agir dès que nous imaginons le pire, en ignorant les conséquences de nos actes ?

Est-ce que ceux que vous essayez de sauver valent plus que ceux que vous tuez avec vos restrictions et votre discours ?

Une personne âgée risquant de mourir de la Covid-19 peut-elle perturber le développement des jeunes en interrompant leurs activités scolaires, en les isolant de leurs amis et en créant un environnement économique qui rendra difficile leur entrée sur le marché du travail ? Est-ce que son instinct de survie et son envie de vivre plus longtemps lui donnent ce droit ? Aurait-elle aimé que sa jeunesse soit à la merci de la santé de ses grands-parents ? Ne peut-elle s’isoler si elle le souhaite et laisser les autres prendre leur décision ?

Si vous êtes un journaliste, un chercheur et/ou un intellectuel qui enseignez dans nos écoles et traitez avec condescendance un opposant moins éduqué que vous, car il échoue à se référer à des études pour se défendre, êtes-vous à la hauteur de vos valeurs égalitaires ou êtes-vous devenu votre propre ennemi ?

Quand on lutte contre des monstres, il faut prendre garde de ne pas devenir monstre soi-même. Si tu plonges dans l’abîme, l’abîme finit par ancrer son regard en toi.
Nietzsche

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  • La mesure la plus efficace c’est de fermer les grandes surfaces et les transports en commun: les régions avec peu de transports et peu de métropoles sont quasiment indemnes

    • La mesure la plus efficace c’est que les gens qui veulent se protéger se protègent. Qu’ils restent chez eux et se fassent livrer à manger devant leur porte. Et qu’ils laissent ceux qui ont besoin de travailler, payer des impôts pour financer toute cette gabegie.
      Et accessoirement de pouvoir dépenser ce qui leur reste comme ils veulent.

    • C’est bien une vision constructiviste que de penser qu’il existe des mesures efficaces. On voit bien que le virus se propage d’une manière inexorable quel que soit la politique imposé à la population.
      Seuls les pays qui ont réussi à stopper la première vague s’en sortent; Japon CoréeN NZ Australie. Mais ces pays ont eu un virus qui se répliquait moins.
      Comme l’OMS le dit, on peut instaurer des mesures liberticides au début pour bloquer le virus, mais ensuite c’est inefficace.

      • Et hormis la Corée ce sont ….Des Iles….!!!

        • @sainté
          Bonjour,
          « Et hormis la Corée ce sont ….Des Iles….!!! »
          Et ?
          La Grande Bretagne aussi est une île, vous avez vu ses résultats ? L’Italie est une presqu’île, vous avez vu ses résultats ?
          Le Japon compte plus d’habitants que les îles britanniques et la France réunies. Le graphique canadiens montre qu’au Japon il y a eu environ 6000 cas au 29ème jour après le 500ème cas confirmé, quand dans les autres pays on dépasse allègrement les 50 000 pour flirter avec les 100 000 (France, RU, Allemagne, Italie, USA, Espagne). Le Canada dépasse les 10 000 en 22 jours quand la Corée du Sud ne les franchit pas en 40.
          Le Japon a des frontières plus marquées parce qu’elles sont naturelles (vu que c’est un amas d’îles)… comme les îles britanniques.

          • @STF
            Bonjour ,
            le Japon a eu le célèbre bateau et a fermé ses frontières très rapidement…idem pour l’Australie et la NZ…Ne comparez pas avec la Grande Bretagne et Londres Hub aérien européen comme le sont Paris et Milan..Tout s’est joué au départ ….imaginez les japonais laissant sortir les voyagistes du croisiériste et ces derniers déambulant dans Tokyo…Le Japon ne serait pas bien du tout…!!!

            • @sainté
              Bonjour
               » Londres Hub aérien européen »
              Ah ? L’aéroport de Tokyo est un aérodrome ?

              Le Japon, la Corée du Sud, Taïwan, et autres pays d’Asie ont eu un épisode de SARS avant celui de l’an dernier. Ils avaient déjà une longueur d’avance sur nous. Au lieu de faire comme eux, on a fait à notre manière et ils s’en sortent beaucoup mieux.
              Comme vous le soulignez, la fermeture des frontières était un point primordial. La France a rapatrié des ressortissants français à Wuhan en France dès le début de cette année, sans suivi. Ses frontières sont restées poreuses toute l’année.

              • Les lignes chinoises font Milan puis Paris puis Londres…Il arrive sûrement que des avions chinois aillent sur Tokyo…;Mais vous avez raison les SARS ils connaissent…!!!

                • L’aéroport Tokyo-Haneda est juste le 5ème aéroport mondial, celui de London-Heathrow est 7ème, Paris-Charles de Gaulle est 9ème. Celui de Milan n’est pas dans le top 20.

        • Et la Corée du Sud, en bout de péninsule, avec un « tampon » hermétique au nord s’apparente, en terme d’échanges, totalement à une île.

    • la mesure la plus efficace face à la grippette de tous les ans est de faire comme tous les ans jusqu’en 2019 : rien de spécial pour les gens normaux, ce qu’ils veulent pour les hypocondriaques.

    • La mesure la plus efficace est de revenir au bon sens paysan et au respect d’autrui tel qu’ils prévalent dans les régions quasiment indemnes. Essayer de ne pas contaminer son prochain, en évitant de devenir contagieux et de lui souffler dans les bronches, ça n’est pas une bien grande contrainte, c’est la moindre des politesses, mais c’est un superbe oxymore que d’appeler ça « urbanité ».

  • « Pourriez-vous chiffrer plus précisément les effets durables de la Covid-19 sur la santé au lieu de nous présenter des témoignages émouvants ? » Mille fois oui !
    J’aime beaucoup également le graphique des interactions sociales des Québéquois.
    Oui, il y a plein de choses à imaginer. Et déjà, qu’on ouvre les terrasses ! Dans la plupart des villes, on a toujours pris un verre dehors en toute saison. J’ai même le souvenir d’un déjeuner très agréable à Francfort en décembre sur une place (le restau fournissait des plaids à placer sur nos genoux). Et comprendre que plus on réduit les horaires, plus il y a de monde ! A Paris, depuis que le couvre-feu est à 20 h, il y a du monde devant les ventes à emporter et les caisses de supermarché et le métro est bondé à 19 h 45. Logique, sauf pour ceux qui ne quittent pas leur grand bureau de ministère et leur voiture de fonction.
    Et si dans six mois, un nouveau virus arrive ? Où trouvera-t-on les sous ? On fait comme si cette histoire était la dernière et qu’on pouvait vider les caisses et emprunter encore.
    Et merci pour cet article, je partage tout.

    • Dans la continuité de sa bonne gestion de l’épidémie, l’OMS vient d’annoncer que d’autres virus, plus graves, allaient arriver et que nous n’étions pas prêts… J’approuve la décision de Trump de ne plus subventionner un organisme qui utilise la peur pour asseoir son pouvoir et probablement pour accroître son compte en banque.

    • « Et si dans six mois, un nouveau virus arrive ? Où trouvera-t-on les sous ? On fait comme si cette histoire était la dernière et qu’on pouvait vider les caisses et emprunter encore. »

      Alix, vous m’ôtez les mots de la bouche ! C’est aussi ce qui m’inquiète le plus dans cette histoire. Le gouvernement crée un dangereux précédent. Ceci n’est pas la première épidémie qu’on se mange, ça ne sera pas non plus la dernière… Si pour chaque virus du futur le gouvernement réagit de la même façon, on est fichue !!!

  • C’est quand même la première fois que l’on entend cette connerie monumentale que la vaccination, c’est pour protéger « les autres ». On se vaccine pour se protéger de la maladie apportée par « les autres », non vaccinés ( c’est leur choix tout à fait respectable de ne pas croire en l’efficacité de la vaccination, et ce n’est pas à moi de leur imposer mon choix). Si se vacciner permet de diminuer l’occurence de la maladie ou son extension, c’est un bénéfice collatéral, mais ce n’est pas le but premier recherché.
    Certains se gargarisent de leur grande générosité envers autrui et de leur altruisme en se protégeant eux-mêmes de la maladie, mais en fait, ils se donnent le beau rôle à moindre frais en présentant leur vaccination comme un geste courageux ( puisque implicitement, ils pensent quand même qu’il y a un risque!). Par exemple:
    Si je suis sous mon parapluie par une pluie battante, cela flattera mon ego d’accueillir sous mon abri un( une) malheureux(se) imprévoyant(e), mais je me réserve le choix de qui je vais protéger, et je n’entends pas me faire imposer qui que ce soit par quiconque estimerait avoir une quelconque autorité en la matière.
    Ceux qui veulent se protéger ont le choix des moyens: confinement, masques, vaccins, isolement social, et ils peuvent le faire même s’ils sont dans un lieu totalement isolé, au milieu de nulle part. Choisir un moyen de protection est une décision personnelle. Depuis des années, on incite la population des seniors à se vacciner contre la grippe saisonnière ( qui revient donc chaque année en hiver, bizarre non?), mais on n’a jamais entendu dire que c’était pour protéger « les autres »!

    • Nous ne devons pas vivre dans le même monde : la grande majorité des gens que je connais qui se vaccinent contre la grippe le font pour ne pas risquer de contaminer leurs proches âgés.

      • Tout à fait vrai mais le discours entendu avec ce vaccin ARNm si je ne me trompe est: il vous évite des formes graves mais rien ne laisse penser actuellement qu’il vous évite de propager la maladie car son impact est pulmonaire et peu sur les voies respiratoires hautes..Du coup vacciner les agés parait sensé…Le vaccin classique qui arrivera d’Angleterre ( adenovirus modifié) sera plus « interessant » car il s’attaquera au virus où qu’il soit…Après je peux me tromper..

        • Je suis tout à fait d’accord sur l’utilité d’un vaccin quand il a été testé, que son efficacité est validée (même si pas 100%) que ses effets secondaires sont connus et maîtrisés et que le rapport bénéfice/risque est largement favorable. Par contre avec ce nouveau vaccin à ARNm, on sait ….. qu’on ne sait à peu près… rien!
          Bénéfice: il est peut-être efficace avec une immunité à 50%, 70%, 95%, il rend les vaccinés peut-être moins contagieux…
          Risques: Efficacité inconnue, contagiosité des vaccinés inconnue, durée de l’immunité inconnue, effets secondaires inconnus (quelques cas graves recensés sans que l’on sache exactement si ce sont des allergies, des réactions plus liées au vaccin lui-même ou à des caractéristiques personnelles des patients traités). Comme dit Sainté, le vaccin classique qui arrivera sera sans doute plus « secure » car résultant d’un process connu et éprouvé pour de nombreuses infections. AMHA, le seul moyen d’éviter les « formes graves », c’est d’attaquer le virus très précocement dès les premiers symptomes de la maladie, sans attendre d’envoyer les malades à l’hôpital pour être intubés en réa.

          • Vous avez parfaitement le droit de réagir de manière conservatrice et timorée. Il est en revanche surprenant qu’en France, ce type de réaction soit réservé au vaccin et n’affecte pas les comportements face à la maladie elle-même. « Inconnu » ou « novateur » devient synonyme de risque important. Pourtant, le risque et l’incertitude sur ce risque sont deux choses bien différentes, savoir les distinguer et les évaluer a été un facteur essentiel du progrès depuis la révolution industrielle, et c’est aussi un moyen irremplaçable de résister aux propagandes.

            • Je ne suis ni timoré ni conservateur, mais puisque vous revendiquez et préconisez « le bon sens paysan », informez vous préalablement pour savoir si nos paysans sont timorés ou conservateurs! Il me semble que le fameux (fumeux) principe de précaution a fait plus de mal que le bon sens de nos agriculteurs, bien malmenés par les décisions de bureaucrates parisiens qui ne connaissent rien à rien et se permettent d’émettre des oukases au gré de leurs fantaisies escrologiques. Maintenant, sachez que je suis pour la vaccination, mais pas n’importe comment et avec n’importe quoi. Quand on modifie l’intégrité du corps humain (comme pour une opération chirurgicale par exemple) en lui injectant une poudre de perlimpimpin on vous demande « un consentement éclairé » ce qui veut dire que l’on vous explique de façon compréhensible ce que l’on va vous faire, les avantages et les risques. Je ne pense pas que ce soit être « timoré » que d’exiger préalablement à toute intervention de ce type une information claire et précise. Maintenant, si vous avez cette information, libre à vous de faire ce qui vous semble bon pour vous, et si votre altruisme vous l’autorise, faites nous en profiter! Merci.

              • Puisque vous tenez à transformer les arguments en questions de personnes, sachez que mes camarades de classe étaient à 95% paysans et fils de paysans, et qu’eux avaient assez de bon sens pour distinguer les arguments et les personnes, et ne pas répondre à côté en se sentant insulté à tout bout de champ.

                • Un argument incomplet ou insuffisamment développé amène inévitablement des questions ( de personnes????) auxquelles on peut répondre sans insulter ni se sentir insulté. Personnellement je ne me sens nullement insulté. Je pose des questions. Si quelqu’un a des réponses ( vraies c’est-à-dire vérifiées) je suis preneur.

      • ça fait des années que je me vaccine contre la grippe saisonnière parce que je suis âgé ( 72 ans), pour moi, pas pour me valoriser aux yeux des « autres ». Creusez un peu la question auprès des gens que vous connaissez, vous arriverez peut-être à déceler chez eux ce petit éclair de vanité qui trahit la motivation profonde qui guide leurs actions. Les êtres humains sont toujours motivés in fine par ce qui les valorise, pas par ce qui les rabaisse. ceux qui prétendent le contraire sont des faux-C*ls!

        • Non mais je suis d’accord avec vous , l’altruisme très en vogue actuellement a ses limites …Si je me vaccine c’est pour ne pas être malade…Si de surcroît cela évite à d’autres de l’être tant mieux..Si je fais mes PSA régulièrement c’est pour m’éviter un pb de prostate pas pour que mes proches me gratifient narcissiquement de mon geste préventif..

        • @MichelO : Effectivement, vous ne vivez pas dans le même monde ! Votre monde utopique -irréel- est peuplé d’altruistes… Il est vrai qu’il faut de tout pour faire un monde…

          @C2MR29 : C’est la raison même de la vaccination : SE protéger MALGRÉ le risque inhérent à toute vaccination. L’effet bénéfique collectif de celle-ci est d’éliminer peu à peu la maladie en cause dans la population (Rougeole, Variole, Poliomyélite…), SAUF pour certaines viroses, dont la grippe ET la 2019-nCoV parce qu’elles MUTENT.

          • Comment, je vivrais dans une utopie irréelle, et je ne m’en rendrais pas compte ?
            Non, je vis dans un monde où les valeurs de réciprocité, le gagnant-gagnant n’ont pas encore disparu. Ca n’est pas de l’altruisme, mais de l’optimisation sous le principe gagnant-gagnant. Je reconnais que les égoïstes « ôte-toi de là que je m’y mette », confiants dans l’Etat ou la société pour leur apporter quand même par la force ce que nous aurions pu échanger en toute réciprocité, sont de plus en plus nombreux. Il y a peut-être un rapport avec le manque de succès des idées libérales, vous ne croyez pas ?

          • Je n’ai jamais dit le contraire à propos de la vaccination. Le bénéfice collectif, c’est bien si ça permet d’éradiquer la maladie, mais le bénéfice est d’abord individuel, et le risque lui exclusivement individuel aussi. Donc peser le rapport bénéfice individuel/risque individuel est quand même ce que font l’ensemble des gens ( en principe, car ceux qui fument 3 paquets/jour et picolent comme des trous ne l’ont certainement jamais fait.)

        • @C2MR
          Bonjour,
          « Bénéfice: il est peut-être efficace avec une immunité à 50%, 70%, 95%, il rend les vaccinés peut-être moins contagieux… »
          Le « vaccin » est soit-disant efficace à 95% quand sans ce « vaccin » la population est préservée naturellement à 97% (Santé publique France recense, ce jour, un taux de positivité des tests de 2,8%, et un taux de létalité de 2,46%, un taux de mortalité de 0,094%)

          • Le 95% se calcule en comparant les cas dans les groupes placebo et vaccin. 162 contre 8, dans des groupes de plus de 20000 personnes, pour le vaccin Pfizer, par exemple.
            La préservation d’une population « naturellement » à 97% n’a rien à voir avec cette efficacité, et elle est parfaitement utopique si on se réfère, par exemple, aux enseignements du Diamond Princess.

            • @MichelO
              Bonjour,
              Le cas du Diamond Princess nous montre qu’il y a eu un taux de létalité de 2% (14 morts pour 712 contaminés, et une total de 3711 passagers et membres d’équipage) quand en France nous en sommes à 2,46% (avec le meilleur système de soin que le monde nous envie);
              Il n’y a eu aucun mort parmi l’équipage du Charles de Gaulle malgré les 1046 marins du porte-avions testés positifs. (sur les 2010 tests effectués.). Le Charles de Gaulle compte 1910 membres d’équipages. Le taux de contamination était élevé : 54,7%. C’est peut-être les Armées qui auraient dû gérer la crise sanitaire comme elles l’ont fait sur le CDG.

              • Si je me fais l’avocat du diable, je vais considérer que le CDG et le Diamond Princess sont des cas particuliers non représentatifs, parce que les échantillons ne sont pas représentatifs de la population française en général. ( Bateau de croisière: des gens plutôt âgés, peut-etre avec des comorbidités, CDG, des marins plutôt jeunes et en bonne santé). Si l’on reste dans la logique: 2% de morts sur le Diamond et 0 sur le CDG, ça reste cohérent. Maintenant, peut-on savoir de quels traitements ces deux échantillons ont reçu respectivement? Et quels enseignements nos gouvernements en ont tiré?

                • ^@C2MR
                  « Et quels enseignements nos gouvernements en ont tiré? »
                  Apparemment aucun.
                  Les marins ont été soignés dans des hôpitaux militaires, donc on ne le saura pas. Quant aux passagers et membres d’équipage du Diamond Princess, ils ont été soigné dans des structures japonaises, et d’autres ont été rapatriés. On ne saura pas non plus. Le Japon, ayant connu un précédent « SARS », avait une longueur d’avance sur l’Europe et le reste du monde. Raoult s’est inspiré des travaux asiatiques pour son protocole. Le traitement à l’HCQ ne sort pas de sa barbe.

          • Le « vaccin » est soit-disant efficace à 95% quand sans ce « vaccin » la population est préservée naturellement à 97% ».
            Expliquez vous, car moi ce vaccin « soi-disant » ne me dit rien de particulier. Quant aux chiffres donnés en %, on peut leur faire dire ce que l’on veut quand on ne connait pas l’échantillon testé ni la fiabilité de la méthode de test. Le résultat d’une mesure « scientifique » est toujours affecté d’une marge d’erreur (+/- quelque chose) que l’on doit connaître si l’on ne veut pas qu’elle soit supérieure à la précision de l’appareil ou de la méthode de mesure.

            • @C2MR
              Bonjour,
              C’est ce qui a été annoncé par les médias et les tout vaccin. Le vaccin est d’ailleurs passé de 90% d’efficacité à 95% en quelques jours.
              « l’Agence européenne des médicaments (EMA) a annoncé avoir reçu les demandes d’autorisation sur le continent de Pfizer/BioNTech et de Moderna pour leurs vaccins respectifs, qui affichent tous deux un taux d’efficacité proche de 95%. » (https://actu.fr/societe/coronavirus/vaccin-contre-le-covid-19-emmanuel-macron-precise-le-calendrier-envisage-en-france_37830283.html)

              Je ne mesure rien du tout. Je lis, j’analyse, je compare, et je tire des conclusions. Les données sont celles disponibles, et officielles (pour Santé publique France et l’EMA).

              • Lisez les compte-rendus de phase 3, plutôt que les communiqués de presse. L’efficacité de 90% signifie que le vaccin réduit d’un facteur 10 le risque d’être atteint, 95% qu’il s’agit d’un facteur 20. Donc si vous aviez un risque de 3% de chopper le virus dans les années qui viennent, et donc de 3% des 3% (cf. les 1.78 millions de morts contre 57.9 guéris dans le monde), soit 1 chance sur 1000 d’en crever, vous divisez ça par 20 en vous faisant vacciner, vous passez à une chance sur 20000.

                • Et, même si ici ça a l’air de considérations oiseuses, vous réduisez d’un facteur 20 votre risque de vous trouver dans une chaîne de contamination qui aboutira à la mort d’une personne. Et si d’autres font comme vous, le facteur est bien supérieur à 20 parce que le Reff est aussi diminué.

                  • D’accord mais naturellement, pour ce virus-là, nous sommes à 97% d’efficacité. (De plus, j’émets un gros doute sur les produits américains, qui ne me semblent pas être des vaccins dans la compréhension générale qu’on s’en fait.)
                    J’admets l’efficacité des vaccins DT Polio, coqueluche, oreillons, rubéole, rougeole, varicelle, dites maladies infantile (j’en ai eu 3 sur les 4 avant on entrée en C.P) mais la grippe revient chaque année. J’en ai eu 2 bien carabinées jusqu’ici, dont la « grippe jaune » début des années 90 et une autre à la fin de la même décennie.

      • Vous ne devez pas vivre dans le monde normal: tous les gens que je vaccine le font car ils ont la trouille de la grippe. Ils n’ont rien à faire des « autres ».

  • Un petit lien passionnant sur la « peste » d’Athènes….Socrate…y en a pas deux ..!!!

    http://chaerephon.e-monsite.com/pages/histoire/peste-d-athenes.html

    • Je ne vous propose pas d’autres liens mais les « voix » de Socrate ont animé les cercles psychiatriques pendant longtemps ..Il entendait sa ou des voix et déambulait dans les rues d’Athènes redoutable dans sa dialectique..;tout comme cet article qui en définitive ne pose que des questions vous laissant juge des réponses en apparence car la question en définitive est redoutablement orientée dans le sens voulu par notre rédacteur socratique…Très malin …!!!!

  • Le début du chapitre « l’éthique » me rappelle la célèbre phrase de VGE face à Mitterrand : «  Vous n’avez pas le monopole du cœur » !

  • Ah bin ça manquait..!!! pouvez pas vous en empêcher…!! Sur le marché de COTONOU que je connais bien , il y a toute une rangée d’étals où des béninoises et des beninois vous vendent les médicaments que vous voulez….faut pas être trop regardant sur les dates de péremptions et sur les comprimés qu’il y a vraiment dans lesdites boites….( l’ECG c’est avec votre smartphone…???)

  • Pour avoir fait quelques séjours en Afrique équatoriale au début de ma vie professionnelle, à l’époque on nous prescrivait de la Nivaquine, et on ne m’a jamais prescrit un ECG de contrôle préventif. On devait être beaucoup plus cons qu’aujourd’hui, car on prenait la dose prescrite sans se poser de questions, et jamais de problème. Evidemment les petits malins d’aujourd’hui vont prendre 10 fois la dose et se retrouver à l’hosto! C’est ballot!!!!

    • Vous n’avez pas de problème cardiaque avec la nivaquine à posologie habituelle..Pas besoin d’ECG ….Mais vous pouvez en avoir avec son dérivé l’HCQ et là vaut mieux en faire un..!!!

  • Oh la la !Vous vous en posez des questions!En ce moment ,on ne vous demande pas de reflechir en vous posant des questions mais de croire!
    Aldous Huxley disait »la philosophie nous enseigne à douter de ce qui parait évident.La propagande au contraire nous enseigne à accepter pour évident ce dont il serait raisonnable de douter »
    De toute façon,ce n est plus l école qui va apprendre aux petits français les bases de l esprit critique et à se poser des questions:cela fait longtemps que l education nationale fait du lavage de cerveau et de l endoctrinement ideologique!Le pire autour de moi c est que je rencontre des gens tres diplomés qui ne se posent plus de questions,n ont plus ce questionnement philosophique confondent l opinion(qui est un cri disait Platon) fruit de leurs prejugés et une idee,fruit d un travail reflexif

    • Tout à fait d’accord, moi je suis de la vieille école ( études supérieures terminées en 1973). Et j’ai le cerveau difficile à laver, quoique au karcher ou à la disqueuse comme aujourd’hui, ça risque d’arriver, mais en mettant le patient sérieusement en danger!

  • « Je suis responsable de ma santé, pas celle de mon voisin », en fait si (que vous le vouliez ou non). Dans une société, les responsabilités sont nécessairement croisées. Si vous contaminez votre voisin, vous êtes bien responsable de sa santé (et inversement). Le libéralisme ne dédouane pas de la responsabilité. N’instrumentalisez pas le libéralisme pour justifier des comportements bassement individualistes ou égoïstes.
    Je ne comprends pas la mentalité française actuelle de refuser tout, par principe: on veut pas le masque, pas le confinement , pas le couvre-feu, pas le vaccin, et ne pas être malade. A un moment, il faut réfléchir à ses contradictions.

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Pascal Salin est économiste, professeur émérite de l’université Paris-Dauphine, et fut président de la société du Mont-Pèlerin de 1994 à 1996.

Parmi les ouvrages qu’il a publiés, citons notamment La Vérité sur la monnaie (Paris, Odile Jacob, 1990), Libéralisme (Paris, Odile Jacob, 2000), Français, n’ayez pas peur du libéralisme (Paris, Odile Jacob, 2007), Revenir au capitalisme pour éviter les crises (Paris, Odile Jacob, 2010), La T... Poursuivre la lecture

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