État d’urgence sanitaire : l’autorité centrale est totalitariste (1/2)

Le projet de loi instituant un régime pérenne de gestion des urgences sanitaires montre que les politiciens français sont étatistes. Ils croient en la nécessité d’une autorité centrale pour contrôler les rapports entre les êtres humains.

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Screenshot_2020-12-28 (4) A l'Assemblée, colère d'Olivier Véran après le vote sur l'état d'urgence sanitaire AFP - YouTube - https://www.youtube.com/watch?v=XTTP65Pylsg

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État d’urgence sanitaire : l’autorité centrale est totalitariste (1/2)

Publié le 29 décembre 2020
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Par Patrick de Casanove.

Il est important de différencier deux choses qui sont souvent confondues :

  • la covid-19 qui est une épidémie d’infections virales à SARS-coV2 ; une épidémie relève de la médecine ;
  • la crise sanitaire, qui est la catastrophe planétaire et en particulier française, liée au traitement politique de l’épidémie ; en France, elle a commencé les 12 mars et 16 mars : nos libertés se sont trouvées réduites de manière pire qu’en temps de guerre.

Une fois enclenchée, cette dynamique ne s’arrête plus. Le lundi 21 décembre était présenté au Conseil des ministres le projet de loi nº3714 instituant un régime pérenne de gestion des urgences sanitaires.

La levée de boucliers

Suite à une levée de boucliers, le mardi 22 décembre sur TF1 Olivier Véran décidait de ne pas présenter ce projet de loi au Parlement avant plusieurs mois. Cela dit, il faut bien l’écouter. Il précise que « ce projet n’est pas retiré ». Il est plus que probable qu’il revienne à un moment ou à un autre, sous une forme ou sous une autre.

Comme raison, il évoque l’incompréhension de la politique de vaccination contre la covid. Les autres atteintes à la liberté ne sont pas abordées et encore moins remises en cause.

Cette levée de boucliers est partielle car beaucoup de députés y sont favorables (LREM n’a pas protesté) ou partisans de l’obligation sournoise de la vaccination.

Cette idée de « passeport santé », qui n’est en aucun cas une incitation mais une contrainte, est d’ailleurs souvent reprise depuis le début de l’épidémie.

Elle est limitée car elle ne concerne que l’atteinte aux libertés par l’article L. 3131-9. 6, qui rend la vaccination obligatoire dans la vraie vie. Les autres atteintes aux libertés ne choquent aucun politicien, quoi qu’ils en disent.

Ceux qui protestent ne contestent que la forme et pas le fond.

La forme consiste à exclure le Parlement du processus de privation de libertés. Quand on connaît l’autonomie plus que réduite, et l’esprit godillot qui règnent sur les chambres d’enregistrement que l’on nomme Parlement, on est rassuré.

À la vérité, il devrait être impossible à quiconque de priver quelqu’un de liberté, hors décision de justice pour sanctionner une atteinte à un des droits naturels d’autrui (« Personnalité, Liberté, Propriété, — voilà l’homme. » – Frédéric Bastiat, La Loi, 1850).

Elle consiste également à créer une inégalité entre les citoyens, tarte à la crème française.

La conclusion que l’on peut en tirer est que les politiciens n’ont pas confiance dans le vaccin, l’idée qu’il pourrait être obligatoire les fait bondir, mais les atteintes aux libertés sont partie intégrante de leur fonctionnement intellectuel.

Les atteintes aux libertés de ce texte

« Mais ils ne font guère mieux ceux d’aujourd’hui qui, avant de commettre leurs crimes les plus graves, les font toujours précéder de quelques jolis discours sur le bien public et le soulagement des malheureux. »
– Étienne de La Boétie, Discours de la servitude volontaire (1576)

Ce projet de loi fait référence à la santé. Avant toute chose, il est utile de rappeler ce qu’est la santé. Pour l’OMS :

La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité.

Dans le cas de la covid-19, la santé ce n’est pas être « non mort », exempt de SARS-coV2, dans un milieu asocial, aseptisé, stérile. La santé est gravement mise à mal par les atteintes aux libertés induites par l’état d’urgence sanitaire, le confinement, le couvre-feu. Elle est donc gravement compromise par ce projet de loi supposé la protéger.

Leurs motivations sont floues

« Art. L. 3131-5. – L’état d’urgence sanitaire peut être déclaré sur tout ou partie du territoire […] en cas de catastrophe sanitaire mettant en péril, par sa nature et sa gravité, la santé de la population. » 

Il y a de quoi s’inquiéter quand on voit par quels artifices (litanie des morts dits du covid, puis litanie des positifs, avec confusion volontaire entre tests positifs, cas, malades, etc., chiffres non fiables, projections fantasques), une épidémie somme toute peu grave et gérable a été transformée par les politiciens en catastrophe sanitaire, sociale, économique et humaine d’un niveau planétaire.

Il y a de quoi s’inquiéter car une fois que la machine est lancée, sa nature et sa  gravité sont jugées à l’aune des mesures gouvernementales. Le gouvernement prend des mesures sévères, donc l’épidémie est grave. Plus les mesures sont sévères, plus l’épidémie est grave.

« L’état d’urgence sanitaire est déclaré par décret en conseil des ministres pris sur le rapport du ministre chargé de la Santé. […] Les données scientifiques disponibles sur la situation sanitaire qui ont motivé la décision sont rendues publiques. »

Jusqu’à ce jour, les données scientifiques rendues publiques étaient orientées afin de créer la panique et justifier la dérive totalitaire de l’État.

Les Art. L. 3131-6. et L. 3131-7 donnent un rôle majeur à un Comité de scientifiques. Quand on connaît les remarquables performances du Conseil scientifique et du CARE, nous sommes encore plus rassurés.

Leur domaine d’action n’a pas de limite

« La section 3 transforme le cadre juridique applicable aux systèmes d’information, […] Compte tenu de cet objectif, les dispositions proposées ne fixent pas les caractéristiques essentielles d’un ou plusieurs systèmes d’information mais donnent compétence aux autorités sanitaires pour créer des traitements de données à caractère personnel pouvant déroger au secret médical. » 

« Art. L. 3131-2. – … « 1° Le Premier ministre peut, par décret pris sur le rapport du ministre chargé de la santé : 

« a) Prendre des mesures temporaires de contrôle des prix…

« b) Prendre des mesures de réquisition…

« Art. L. 3131-9. … Le Premier ministre peut également, par décret pris sur le rapport du ministre chargé de la Santé, prendre aux seules fins de garantir la santé publique les mesures suivantes : 

« 1° Réglementer ou interdire la circulation des personnes et des véhicules et réglementer l’accès aux moyens de transport et les conditions de leur usage ; 

« 2° Interdire aux personnes de sortir de leur domicile, sous réserve des déplacements strictement indispensables aux besoins familiaux ou de santé ; 

« 3° Ordonner la fermeture provisoire et réglementer l’ouverture, y compris les conditions d’accès et de présence, d’une ou plusieurs catégories d’établissements recevant du public ainsi que des lieux de réunion, en garantissant l’accès des personnes aux biens et services de première nécessité ; 

« 4° Limiter ou interdire les rassemblements sur la voie publique ou dans un lieu ouvert au public ainsi que les réunions de toute nature, à l’exclusion de toute réglementation des conditions de présence ou d’accès aux locaux à usage d’habitation ;  

« 5° En tant que de besoin, prendre toute autre mesure limitant la liberté d’entreprendre. 

« 6° Le Premier ministre peut, le cas échéant dans le cadre des mesures prévues aux 1° à 5°, subordonner les déplacements des personnes, leur accès aux moyens de transports ou à certains lieux, ainsi que l’exercice de certaines activités à la présentation des résultats d’un test de dépistage établissant que la personne n’est pas affectée ou contaminée, au suivi d’un traitement préventif, y compris à l’administration d’un vaccin, ou d’un traitement curatif. » 

« Art. L. 3131-12. – I. – Les mesures individuelles ayant pour objet la mise en quarantaine ou le placement et le maintien en isolement mentionnées au a du 2° de l’article L. 3131-4 sont prononcées par décision individuelle motivée du représentant de l’État dans le département sur proposition du directeur général de l’agence régionale de santé. » 

« Le texte n’est pas là du tout pour créer des pouvoirs exceptionnels pour le gouvernement ni pour pérenniser l’état d’urgence, il est là pour renforcer notre gestion de crise », a soutenu la ministre de la Fonction publique, Amélie de Montchalin. Elle n’a pas dû lire le texte, ou n’est pas choquée par les atteintes aux libertés conçues comme seuls instruments de gestion de la crise.

Ce texte montre que les politiciens français sont étatistes. Ils croient en la nécessité d’une autorité centrale pour contrôler les rapports entre les êtres humains. Ils ne croient pas en la libre entreprise. Ils considèrent leurs concitoyens comme des enfants incapables de gérer leur vie, inaptes à affronter l’inattendu. Ils considèrent les êtres humains comme des rouages d’une mécanique sociale dont ils sont les mécaniciens.

L’État se mêle de tout et intervient partout. Il n’y a plus de domaine privé. L’autorité centrale est totalitaire par essence.

« L’action gouvernementale se généralise par la contrainte. Elle invoque nécessairement le compelle intrare. Elle procède en vertu d’une loi, et il faut que tout le monde se soumette, car loi implique sanction. »
– Frédéric Bastiat, Services privés, service public (1850)

Toutes ces mesures de restrictions de déplacement, de circulation, de réunion, de rassemblements, d’ouverture de lieux y compris privés, de limitation de la liberté d’entreprendre, le contrôle des prix, la fin du secret médical, portent atteinte aux droits naturels individuels mais ne soulèvent aucun tollé. Seul le paragraphe 6 entraîne des protestations, comme nous l’avons vu.

« Un peuple qui souffre ne peut s’en prendre qu’à son gouvernement ; et son seul remède comme sa seule politique est de le renverser. De là un inévitable enchaînement de révolutions. »
– Frédéric Bastiat, Services privés service public (1850)

L’État en est conscient, il prend ses précautions. Ces restrictions enlèvent de fait des moyens de contestation légaux à la population (manifestations, rassemblements), ne lui laissant, in fine, que des moyens illégaux. Dans nos pays de vieille civilisation, pour les braves gens, il y a une barrière psychologique à les utiliser. S’ils l’étaient, l’État pourrait alors réprimer sans retenue.

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  • « Plus les mesures sont sévères, plus l’épidémie est grave. »
    Cela me fait penser à l’histoire « drôle » de l’homme blanc qui demande à l’indien si l’hiver sera rude…ce dernier juge la dureté de l’hiver à la quantité de bois de chauffage que l’homme blanc a stocké…
    On peut légitimement se demander si ce gouvernement (PR + assemblée godillot) n’a pas une arrière pensée, peut-être inconsciente mais pour autant réelle (?) de vengeance sur ce peuple qui ne l’apprécie pas malgré ses efforts de « pédagogie » des sachants (sic) au pouvoir.
    Thiers faisait tirer sur le peuple…il y a désormais plus sournois !

    • définissez le peuple…  » le peuple uni vaincra »…

      dites simplement que vous voyez le gouvernement comme un ennemi qui cherche à vous nuire..(plus que d’ordinaire) et que vous pensez appartenir à une majorité…

  • le totalitarisme en gants blanc …..une dictature sournoise qui ne dit pas son nom ….

  • Urgence sanitaire.. En effet, il est urgent de ne pas soigner mais d’enfermer et de masquer les gens, et il paraît qu’ils n’ont pas vraiment envie de vacciner les francais avec un vaccin étranger… Cette situation leur donne bien du plaisir…

  • À l’échelle mondiale, la grippe espagnole aurait selon l’Institut Pasteur causée entre 20 et 50 millions de morts, le covid-19 moins de 1,8 millions !

    • Et pour une population mondiale au moins quadruple de ce qu’elle était alors.

    • Et si elle survenait aujourd’hui, combien de morts ferait la grippe espagnole, et regrettez-vous que ce soient des millions de moins ?

      • C’est loin d’être clair, car aujourd’hui les populations sont mieux nourries, on a des antibiotiques, des respirateurs, on comprend bien mieux la propagations des épidémies, bien plus d’informations etc.. En fait rien ne dit qu’une épidémie « similaire » à la grippe espagnole ferait bien plus de morts que le covid 19, c’est pure spéculation.

      • une petite différence entre les deux épidémies. la grippe espagnole a fait beaucoup de morts vu les conditions d’hygiene de l’époque qui plus est en sortie de guerre: On ne connaissait pas ou tres peu la salle de bains. avec le covid c’est totalement différent: nombre de morts sont des gens en obésité morbide

    • Probablemnt plus on évoque jusque 100 millions de morts .Fort heureusement à l’époque l’aviation commerciale n’existait pas et les échanges commerciaux étaient très limités limitant de facto l’expansion du virus . le même virus aujourd’hui aurait fait bien plus de dégâts probablement le triple.

      • les échanges commerciaux étaient déjà suffisants pour que la population qui puisse ne pas entrer en contact se résume à quelques endroits indemnes..

        sur le bilan…la population totale devait être de moins de 2 milliards… mas aussi beaucoup plus jeunepar exemple..

        La grippe espagnole tuait des jeunes avec impact énorme sur l’espérance de vie.. j’attends de voir l’impact sur l’esprance de vie du covid..pour juger …

        incomparable.

        la question n’est pas la réponse que « nous » adoptons, sil elle est pertinente ou pas..la question est celle de la légitimité des limitations de liberté.
        Penser qu’un petit malin va être capable de définir « c’est vachement grave » ..

  • Ce n’est, je le crains, qu’un jalon de plus.
    L’épidémie a démontré à l’exécutif que les gens ne se soumettent docilement à la privation de liberté que s’ils ont peur pour leurs propres miches (perdre un proche ou sa santé fait « encore » plus peur que perdre son job).
    Le changement / réchauffement / dérèglement climatique qui n’aurait prétendument que des conséquences négatives procède de la même chose. Déjà essayé en fin de siècle dernier avec le trou dans la couche d’ozone, sans succès car la science n’avait pas été assez bâillonnée à l’époque.
    Ces jours-ci, on entend de certains experts que l’épidémie serait liée au climat, pris au sens climat « local » (tropical, tempéré,…) pour l’instant mais le glissement sémantique ne tardera pas.
    La boucle se referme progressivement, par addition d’activismes, de frustrations, de lâchetés et de propagande sans que personne ne soit aux manettes (même si beaucoup feignent de l’être), pour former une « démocrature » (merci contrepoints) éco-sanitaire.
    Quand on aura l’urgence sanitaire, l’urgence environnementale ne sera pas bien loin et pas trop dure à faire avaler …
    La suite ne sera pas rigolote.

    • L’épidémie a surtout démontré à l’exécutif que ceux qui s’opposent aux mesures étatiques liberticides n’obtiennent pas de soutien dans l’électorat faute de crédibilité. C’est d’abord à eux de sortir du culte du par dessous la jambe. L’électorat qui voit les embrassades dans les gares et les masques ôtés dans les trains « parce que ça me gonfle et que moi je ne risque rien » devient demandeur de privations de libertés pour les inconscients, quitte à en souffrir lui-même.

      • michel ceux qui manifestent contre les mesures arbitraires sont souvent des partisans de mesures arbitraires…mais autres..
        la réalité est qu’il ya un GOUFFRE entre les mesures et la perception de leurs effets sans compter un véritable et légitime doute sur l’exitence d’un effet!

        Premier problème le manque d’humilité de ceux qui prennent les mesures.
        Second problème la confiance perdue que les mesures ont juste un OBJECTIF « sanitaire »..

        et guère de moyens de vérifier les effets…

        donc..;tu n’as pas à t’attendre à ce quels gens ne se rebellent pas.. que les rebelles ne fassent pas mieux au point de vue sanitaire n’est pas faux..

        sauf que les gens ne prennent pas de décisions « sanitaires  » dans leur vie..
        ils mettent leur santé en balance avec tout le reste.

        Commencer par expliquer les objectifs…
        les expliquer..admettre que c’est arbitraire admettre que certains vont devoir subir plus que d’autre
        expliquer aux gens où l’etat va arbitrer entre santé et liberté, et donc économie et pourquoi. etc etc…

        Macron peut il restaurer la confiance? douteux…

        • ils e prennent pas mille euros ..ils foutent la vie de certaines personnes en l’air!!! et pas un petit nombre, ceux là au moins peuvent gueuler…ils le doivent!!

        • C’est sûr, Macron ne gouverne pas par la confiance ! Mais l’humilité ne crée pas la confiance ni ne permet de gouverner non plus. Je me demande même si depuis que les réseaux sociaux permettent à n’importe qui d’apparaître comme un expert à grands coups d’indignations et d’affirmations gratuites, il est encore possible de construire de la confiance.
          Les explications, l’humilité, la reconnaissance de ses erreurs et la certitude d’en avoir beaucoup appris, c’est devenu trop compliqué et pas assez apporteur de prétendues solutions instantanées. Tandis que s’indigner, ça soulage… mais ça ne résout rien, et surtout ça ne développe en rien les alternatives crédibles.

      • Toujours cette inversion des valeurs. L’électorat est massivement étatiste (+ de 50% des électeurs dépendent de l’état).
        Quand il y a une élection les qq libéraux recueillent – d’1%.
        Ne trouvez pas d’excuses aux hommes d’état. Ils détestent le libéralisme. Ils se sont battus pour le pouvoir, une fois obtenue, ils ne vont pas se faire hara-kiri.

        • Toujours cette incompréhension… Je ne trouve pas d’excuse aux hommes d’état, j’en trouve à leurs électeurs faute d’opposants libéraux crédibles. Pour beaucoup d’électeurs, le libéralisme est un égoïsme brutal, un peu comme un politicien en pire. Pour réussir, le libéralisme doit défendre le respect et la responsabilité. Les subsidiés de l’état ne montrent pas spécialement de reconnaissance dans les urnes, mais il faudrait au moins se montrer attirant.

          • Mais c’est vous qui êtes incohérent. Les français ne veulent pas du libéralisme, massivement. Le libéralisme a été inventé au XVIII°, par une bourgeoisie éclairée. La révolution française était libérale… au début et elle a basculé dans la terreur, puis Napoleon, puis la restauration puis Napoleon III. La fin du XIX° a vu la montée du socialisme que les français adorent.
            Il faudra vous y faire, les français adorent le socialisme.

  • « Tout gouvernement qui au lieu d’offrir des garanties aux lois fondamentales de la société, transgresse lui-même les lois de l’équité, les règles de la justice, n’existe plus et rend l’homme à l’état de nature. Il est licite alors de se défendre comme on peut, de recourir aux moyens qui semblent les plus propres à renverser la tyrannie, à rétablir les droits de chacun et de tous. » (Chrétien-Guillaume de Lamoignon de Malesherbes, cité par Chateaubriand, « Mémoires d’Outre-tombe »)

  • ben d’abord « l’autorité… » article défini..

    justement .. qui a fait de vous l’autorité et au nom de quoi?

  • Cette épidémie est devenue un schisme entre les pro-vax et les anti-vax . Or, quelle est l’utilité d’un vaccin bricolé en toute hâte pour des gens jeunes et en bonne santé sans comorbidité ? Devraient ils se laisser injecter pareille substance??

    • les anti vax définis comme ceux qui rejettent touted vaccinations sont rares…
      les pro vax…je n’en ai jamais vu…

      Le débat qui importe a toujours été la liberté de choix.
      On en revient toujours au même point au nom de quoi a t on le droit d’obliger une personne à se vacciner?
      A t on le droit d’obliger une personne à donner son sang à inconnu?

      On ne force pas une société au civisme…surtout quand on met en place des politiques qui nient l’individu..et pallier tous les problèmes par la contribution collective obligatoire.

      Ona donc la france telle qu’elle est…avec un civisme moribond ou perverti..

      le bordel est inévitable…et le gouvernement ayant lié son destin à la crainte du covid.. . tout est possible politiquement..

    • Au train où vont les choses, la vaccination pour ma tranche d’age sera disponible bah… dans peut être 1 ans… je vais avoir du temps pour me poser ces questions 🙂

  • Exact. La différence française est liée au fait qu’il leur suffira de rassembler les données de la sécurité sociale pour établir leur registre.

    • dans ce cas ils sauront certainement rassembler les données de la sécu, ce qu’ils sont incapables de faire (ou ne veulent pas faire) concernant la foultitude de prestations sociales indûment versées

  • Stop à la promotion de ces politiques profiteurs et castrateurs de nos libertés.
    Ces gens là Monsieur ….Ils ne travaillent pas pour nous mais uniquement pour eux afin de continuer à vivre confortablement toute leur vie sur notre dos sans jamais rien réussir d’autre que de nous diviser toujours plus…

  • Voilà un scoop : l’autorité centrale est autoritaire et centraliste, et les apparatchiks de l’Etat sont étatistes. Les courtisans courtisent et les bouffons bouffonnent. Vive la république !
    Le fait est qu’il n’y a plus aucune séparation des pouvoirs ni d’opposition dans ce pays.
    L’assemblée nationale est un club privé réservé à la nomenklatura, d’ailleurs si un seul d’entre eux ne va pas dans le sens du vent un ministre peut venir impunément leur claquer le bec comme à des sales gosses. Ce jour-là, Mirabeau s’est retourné une dizaine de fois dans sa tombe…

    Comble de l’ironie, on se perçoit comme un peuple révolutionnaire et rétif à l’autorité (les gaulois réfractaires). C’est une grosse fable. A titre d’expérience, essayez d’évoquer une approche libérale, même limitée, dans une réunion de famille, de collègues ou d’amis. Il y a une grosse probabilité qu’on vous regarde comme le type qui veut allumer un feu d’artifice dans un dépôt de munitions… Car TOUT doit être encadré, même si c’est fait par des gens qui sont honnis. This is the way.
    Si une loi nous oblige à marcher à quatre pattes dans la rue, vous verrez la moité de la population en train de ramper au sol sans discuter. Nous sommes un peuple majoritairement étatiste. Et ceci pour la simple raison que nous sommes tous, à différents degrés bien sûr, imbriqués dans cette construction. Les jacqueries de l’année dernière le prouvent, qui sont parties d’une grogne antifiscale pour se transformer au bout d’une semaine en revendication fiscale pour les autres. On n’en sortira pas sans un effondrement général, ce que personne ne souhaite.

    Donc à virus chinois, méthodes chinoises, et les moutons seront bien gardés.

    • Bien vu. Les français adorent obéir et faire la leçon à tout le monde, au lieu de s’occuper de leur problèmes.

    • Les autres sont plein de penchants réfractaires et rétifs à l’autorité, donc il faut les encadrer. Personne n’a idée que l’on pourrait plutôt les éduquer et les conduire à abandonner d’eux-mêmes ces penchants. Encore le principe de précaution : rendez-vous compte, et s’ils restaient déraisonnables, qui sinon l’Etat pour les ramener à la raison ?

  • « totalitariste »

    Patrick c’est quoi cette novlangue ?? Le mot totalitaire existe arrêtez un peu là

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