Douce France, cher pays de la défiance

À force de nourrir les fantasmes d’un passé glorieux, la France en oublie de regarder l’avenir, et ne voit pas passer le train du changement.

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Douce France, cher pays de la défiance

Publié le 17 décembre 2020
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En 1976, était publié Le Mal français.

Dans cet ouvrage de 600 pages, Alain Peyrefitte – ancien diplomate, ministre, essayiste et académicien – s’interrogeait sur le manque de confiance collectif qui semble habiter la France depuis toujours.

Souvent critiqué et caricaturé en monsieur Censure, Peyrefitte fut pourtant un formidable penseur, avec notamment à son actif le concept de société de confiance. Caractéristique de pays où la décentralisation des pouvoirs est suffisamment poussée et où l’initiative est laissée aux individus, la confiance serait à ses yeux l’un des facteurs clé du développement économique et technologique.

À l’opposé, il existerait selon lui un autre type de sociétés, beaucoup plus figées du fait d’une trop forte hiérarchie sociale et politique, où la décision émane systématiquement d’en haut, et où l’appareil bureaucratique vient étouffer à la base toute prise d’initiative.

Inutile de préciser qu’il classait la France dans ce second groupe.

Les causes du mal

Avec la bienveillance de celui qui aimait son pays, Peyrefitte s’est longuement interrogé sur les causes profondes de ce mal français, émettant l’hypothèse d’une structure intersubjective héritée de l’Église catholique romaine, institutionnalisée sous le règne Louis XIV sous la forme d’un système hypercentralisé, largement confirmée par les révolutionnaires de 1789 puis le Premier Empire, sans jamais être réellement remise en cause par la suite, bien protégée derrière des murailles de tabous collectifs.

À défaut de confiance, Peyrefitte a perçu au fil du temps un véritable climat de défiance. Défiance vis-à-vis des autorités, mais aussi vis-à-vis de l’autre, et vis-à-vis de l’avenir. Un terreau propice à la haine et à l’insurrection.

Force est de constater que ce diagnostic n’a pas pris une ride. Non seulement la France n’a pas changé depuis 1976, mais le pays paraît plus bloqué que jamais. Une nation sans cesse en train de se réfugier dans un passé idéalisé pour ne pas avoir à affronter un avenir qui lui fait peur.

Quarante-quatre ans après son livre, le phénomène de centralisation et de concentration des pouvoirs que redoutait Peyrefitte s’est aggravé. Au fil des septennats puis des quinquennats, la France s’est muée en régime présidentiel à la légitimité douteuse, dont le plus haut représentant est élu par défaut, lors d’un second tour visant essentiellement à départager de façon binaire les deux moins mauvais candidats, chacun représentant une part très faible de l’ensemble des Français en âge de voter. Un Président aux allures de monarque, mais dont le poids face au Léviathan administratif n’a paradoxalement jamais paru aussi faible.

Loin de l’idéal démocratique d’un État au service de ses citoyens, ce sont au contraire ces derniers qui semblent être au service d’une République française élevée au rang de chose sacrée par ceux qui la dirigent. Un système à la fois omnipotent et faible, car sans cesse contraint de contenter les uns sans pour autant froisser les autres, pour ne pas risquer l’embrasement social.

Et si l’administration française n’a jamais semblé aussi imposante – financée par des taux de prélèvements records – cela s’est fait essentiellement aux dépens de la réactivité et de la capacité d’adaptation du pays. En témoigne l’inertie qui a prévalu au début de la crise sanitaire et qui a fait perdre à la collectivité de précieuses semaines.

Le rêve égalitaire français

Sur le plan économique, le navire France fait du surplace depuis des décennies, avec d’un côté l’éternel rêve marxiste d’une société parfaitement égalitaire, et de l’autre un capitalisme patriarcal inefficient, débouchant in fine sur un système de rentes qui vient décourager les plus volontaires. Et cette absence de direction claire se traduit dans les faits par une explosion des déficits et des taxes, par la désindustrialisation du pays, et par un chômage structurel jamais résolu.

En parallèle de cela, l’observateur attentif est frappé par la paupérisation d’une part croissante des classes populaires et moyennes, asphyxiées par l’absurde hyperinflation immobilière des métropoles et par la ruine de l’épargne financière. Deux phénomènes indirectement entretenus par les politiques économiques et monétaires mises en œuvre depuis plus de vingt ans, visant à sauvegarder quoi qu’il en coûte un modèle sur le déclin au détriment de l’avenir du pays.

Sur le plan technologique, la France est passée à côté des dernières grandes avancées, comme l’électronique, l’internet et l’intelligence artificielle. Et sauf miracle, le pays risque d’être également en retard sur la 5G, la blockchain, ou encore l’ordinateur quantique.

Pourtant la France ne manque pas de talents et de cerveaux. Là où certains finissent par se décourager, d’autres choisissent d’aller vivre dans d’autres pays bien plus en mesure de les laisser s’épanouir.

La France face à l’avenir

L’innovation technologique ne se décrète pas. Comme l’a montré Peyrefitte avec l’exemple de la suprématie nucléaire dans Le Mal français, elle n’est pas le fruit de décisions prises en conseil des ministres. Aussi noble soit-elle, la volonté récente du gouvernement de faire émerger l’hydrogène comme source de carburant alternatif risque fort de rester un vœu pieux si elle ne s’accompagne pas d’un changement radical de logiciel au sein de l’administration française.

À force de nourrir les fantasmes d’un passé glorieux, la France en oublie de regarder l’avenir, et ne voit pas passer le train du changement. Elle ne voit pas que le XXIe siècle sera celui de l’Asie, un continent où la confiance semble s’exprimer depuis plusieurs décennies. Et elle ne prend évidemment pas le temps de s’interroger sur sa place dans ce monde qui avance beaucoup plus vite qu’elle. Ni de réfléchir au rôle d’une Union européenne qu’elle a largement inspiré dans son fonctionnement et qui est aujourd’hui au bord de l’effondrement.

Soyons clairs sur le fait qu’il n’existe aucune solution miracle, contrairement à ce que racontent bon nombre de démagogues. Beaucoup agissent avec sincérité et la volonté de bien faire, y compris aux plus hautes fonctions de l’État. Néanmoins, l’organisation collective est intrinsèquement défaillante, nécessitant de penser en dehors du cadre pour espérer enrayer cette implacable dynamique du déclin.

Dans ces conditions, est-il encore possible d’inverser le cours de l’Histoire, ou bien le pays est-il condamné à multiplier les Grenelle de forme et sans substance ?

Y a-t-il d’autres perspectives d’avenir pour la France du XXIe siècle que l’exil pour les uns et le chaos pour les autres ?

Comme l’écrivait déjà Peyrefitte en 1976 :

Saurons-nous retenir aussi nos fils et nos filles devant la tentation, qui déjà les étreint, du désespoir, du refus de la vie devant l’attrait du vide ?

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  • Grand témoin du gaullisme, Alain Peyrefitte a su ne pas tomber dans l’idolâtrie et conserver une grande lucidité sur les travers de la société française.
    Un passage de ce livre m’avait marqué, quand il parle du « ils » qui hante le discours des gens: « qu’est-ce qu’ILS vont encore trouver? », « ILS ont annoncé que… », etc. Ce « ils » mystérieux, inaccessible mais omniprésent, incarnait à ses yeux la schizophrénie française: râler contre un « autre » qu’on rend responsable de tous les maux mais qui permet de se défausser de ses responsabilités individuelles.

    • L’analyse de Peyrefitte est frappante de lucidité et sa pertinence actuelle m’inquiete au plus haut point. Il n’y a plus d’intellectuel de ce gabarit ( ou comme Aron) pour éclairer notre société et ses dirigeants. Bennala n’est pas au niveau 🙁

    • Oui, je voudrais citer deux autres ouvrages: « C’était de Gaulle » et « Quand la Chine s’éveillera ».
      Deux ouvrages qui permettent aussi de mieux comprendre l’actualité.

      • Tout à fait. « Quand la Chine s’éveillera » m’avait beaucoup surpris par son contenu – beaucoup plus élogieux qu’on pourrait croire à l’égard du maoïsme. Il est vrai que c’est un livre écrit suite à une mission diplomatique… Encore très stimulant à lire, de toute façon.

  • Comment ne pas être défiant quand on écoute nos merdias qui se réjouissent des « difficultés » de l’Allemagne depuis quelques jours face à une poussée épidémique du virus?On a entendu « la chancelière en pleurs » alors qu’images à l’appui elle était juste un peu plus expressive que d’habitude et qu’ils sont à 18 500 morts contre près de 60 000 chez nous avec près de 17 millions d’habitants,1,6 millions d’hab à Berlin intra muros qu’à Paris, en plus sur un territoire d’une surface totale inférieure de 35%(notion de densité qu’on nous oppose souvent avec la Suède par ex.) le tout sans avoir confiné jusqu »à maintenant…
    Comment ne pas être défiant quand on nous présente un graphique sur les intentions de vaccination avec 49% de non et 38% de favorables et comme commentaire des journalistes présentant ce graphique »les anti vaccins sont minoritaires »…BFM ce matin.
    Comment ne pas être défiant quand on entend le ministre de la santé présenter les avantages du vaccin et fustiger les arguments contre,c’est le médecin ou le socialiste (élu en tant que tel qu’il a été ) ou le young leader de France for China (ou l’inverse…) qui parle?Et qui traite un de ses confrères professeur de médecine d’âne?et qui ne daigne même plus venir dans les assemblées.
    Cela en fait des biais(notion chère à certains sur ce site) pour ne pas être défiant.

    • @PCC , et comment ne pas hausser le sourcil avec défiance quand macron dit , je cite :  » je me ferais vacciner quand cela aura un sens … » ; tiens donc , monsieur aurai de la défiance envers le vaccin ?

    • hors propos de l’artcilen il ne faut pas accepter le comptage des morts CAUSES par la covid sans confirmation et jusque lors si on regarde la mortalité en allemagne hesse et berlin donnée sur eu momo, on ne voit RIEN. Ils ont peut être ou sans doute une reprise épidémique et c’est pour ça qu’ils confinent mais le comptage des morts covid doit être confirmé en ce qui concerne la causalité..

      • Comme en France et dans d’autres pays. Il n’y a pas de semaine où je n’entende un ou plusieurs témoignages de personnes dont l’un des proches décédé a benéficié, à tort, d’un certificat de décès « Covid ».

        • bah normal si je me trompe pas , il y a une ptite ligne dans un cerfa qui donne une ptit subvention pour le Covid ……

        • à tort??? vous avez AUSSI des morts causés par le covid non comptées covid… les exemples illustrent..les stats importent.

          la causalité n’est PAS TRIVIALE..je me fiche des intentions que vous prêtez aux gens qui comptent ;. .on a des données de surmortalité et on aura des données de longévité ..

          le doute sur la causalité date du début…parce que ce n’est pas facile..
          regardez les données les données françaises elles sont plus « cohérentes » que les données allemandes, celles dont je dispose pour etre précis.

  • Oui, mais…
    Peut-on encore avoir une telle vue globale sur la population française après l’épisode gilets jaunes (du moins le mouvement originel: moins d’impôts, plus de liberté et de démocratie.
    Il est cependant certain au jourd’hui que c’est l’Etat et sa haute administration qui cherche à faire perdurer, à son profit, un système étouffant.
    Quant à l’aspect économique, il n’est pas certain que ce soit « un capitalisme patriarcal inefficient » qui débouche sur « un système de rentes qui décourage les plus volontaires ».
    Les politiciens savent aussi très bien jouer du capitalisme de connivence pour servir leurs intérêts. D’ailleurs, pour entrer en connivence, il faut au moins deux parties!

  • La France, le pays, la France, le pays, la France, la France….
    La France : 10 occurences
    Le pays : 10 occurences

    Mais c’est quoi cette France/pays ? Ça vit ? Ça existe ? C’est une réalité ?

    La vérité c’est que la France est une fiction conceptuelle. Cette fiction, cette tentative de représentation mentale, n’a pas de volonté, pas de comportement, pas d’objectif, pas de moyens etc. On ne peut pas parler de la France/du pays en disant : il a fait truc, il n’a pas fait machin etc

    Cet article n’ayant pas compris ceci (ou en faisant fi volontairement) explique donc des choses qui ne correspondent à rien.
    Par ailleurs la grave erreur dénoncée par Bastiat à plusieurs reprises est faite qui consiste à confondre le gouvernement et la société.

    • La société, unie par une histoire commune et un destin commun, c’est peut-être ça, la France?

      • @ la petite bête : vous reprenez la définition d’Ernest Renan sur qu’est ce qu’une Nation ? mais une histoire commune et un destin commun, cela n’a pas de sens quand on y réfléchit : quoi de commun dans l’histoire et dans le destin commun entre des corses, des bretons, des alsaciens ou des basques ? rien … l’avenir est aux petites communautés où le contrôle social des élites est très fort et les empêche de faire n’importe quoi, cf la Suisse.

      • La France, c’est le No-man’s-land entre la Bretagne et l’Alsace …

        😉 😉

    • « le pays risque d’être également en retard sur la 5G, la blockchain, ou encore l’ordinateur quantique. »

      L’auteur tombe lui même dans le travers qu’il dénonce : penser que l’avenir est écrit (et simple) et donc que ON peut le préparer.

      Oui ! « ON » (la France) est une fiction conceptuelle. Et j’ajouterai nombriliste (éternellement) et passéiste (nouvellement). Ce qui est probablement l’une des causes de problème.

      Si la taille de sa population et son appartenance à un club restreint de nations avancée lui a permis dans le passé de se tailler une place dans l’exploitation de la connaissance, il n’en est plus de même aujourd’hui : les autres innovent plus et son plus puissants et plus libres pour s’imposer économiquement en profitant de l’innovation mondialisée.

      • Je ne comprends rien à ce que vous dites.

        Il n’y a pas de « France » au-delà du simple fait de dire qu’il existe des prétendues frontières (notion conceptuelle aussi) au sein desquelles des hommes indéterminés ont appelé le territoire correspondant « France ». Il n’y a rien d’autre que ça. Ceci est dit pour réfuter intégralement votre troisième paragraphe qui ne veut rien dire du tout par ailleurs.

        Une fois qu’on a dit ça, il faut comprendre que les individus qui vivent sur un territoire arbitrairement délimité n’ont rien à voir les uns avec les autres, et que c’est pareil dans le monde entier. Le monde est peuplé d’individus qui sont uniques et qui interagissent essentiellement volontairement avec d’autres individus (et sous la contrainte avec les hommes de l’État).
        Mettre intellectuellement dans un gros sac des millions d’individus choisis arbitrairement et qui ne se connaissent pas pour en tirer des généralités (au-delà de celles applicables à tout être humain, ou de celles éventuellement connaissables par différents moyens) est purement communiste et absurde. Comparer ce sac à un autre gros sac d’individus qui ne se connaissent pas et arbitrairement choisis aussi n’a donc aucun sens.
        La seule et unique raison pour laquelle on observe des caractéristiques « économiques », entrepreneuriales et patrimoniales communes au sein de frontières définies, réside dans les trucs et machins imposés par les hommes de l’État et qui sont généralement (mais pas toujours d’ailleurs) imposés sur tout le territoire qu’ils revendiquent. Ceci est dit pour réfuter votre quatrième paragraphe que vous inscrivez non dans la perspective étatique, mais dans la perspective où les individus auraient des caractéristiques communes sous prétexte qu’ils vivent sur un territoire arbitrairement défini. Vous faites par ailleurs comme les hommes de l’État en faisant volontairement une confusion entre les deux aspect des choses, ce qui rend les tentatives de remise en ordre des choses toujours très difficiles.

        • Ben j’ai du mal m’exprimer car je pensais dire la même chose que vous en insistant sur le fait que c’est la politique qui anéantit la capacité des individus à tirer le meilleur parti de leurs compétences.

        • il n’existe pas de prétendues frontières…mais de vrai je pense…

          l’auteur fait de la politique..ou sa langue fourche, on le fait ou on le subit tous…
          on dit la france pour son gouvernement ou la majorité de sa population ou de celle qui a voté …

    • Ouais la France est un pays fantastique sur bien des points, mais surtout parce qu’il est habité par les Français.
      Or, les politiques se foutent des Français. Si en une nuit, on les remplaçaient par des Espagnols ou des Chinois, ça ne changerait rien pour ceux qui gouvernent.

  • Je ne suis pas certain que « le moins d’impôts des gilets jaunes originels » soit bien interprété.
    C’était surtout moins d’impôts pour eux puisqu’ils se sont manifestés quand ils ont été rattrapés par ces taxes ,tant qu’ils n’en payaient pas tout allait bien pour eux alors qu’ils se foutaient bien que toute une catégorie se fasse défoncer par la fiscalité du fait de sa concentration sur celle-ci.

  • Voilà ! Restaurer une confiance perdue est une tâche ardue, chacun devra y mettre du sien sans attendre de l’autre. Mais surtout, qu’on en finisse avec le mythe des dirigistes géniaux, qui ne font que du vide derrière eux, et qu’on élise un anti-dirigiste génial qui laisse le génie créatif des autres faire le travail. Tout le monde comprend que la création diffuse mieux du bas sur les côtés et vers le haut que l’inverse.

    • voila..élire un anti-dirigiste…
      mais en conservant une constitution qui permet le dirigisme outrancier ça laisse une épée de damocles… de ceux qui ont pris des risques..

      ça me fait penser aux périodes de « relâchement doctrinaire » dans les pays communistes..

  • Quelques exemples des maux qui participent au déclin français….l’utopie de l’égalité de tous en tout, les 35 heures, la décentralisation vue par la gauche comme l’occase en or pour gonfler les effectifs et rétribuer son clientélisme, la détestation de la réussite sociale et des riches, l’opposition stupide a toute évolution ou changement, un individualisme qui rejette tout consensus et encourage l’égoïsme, une manie des débats oiseux sur le sexe des anges…il y a du boulot…

  • Peyrefitte, gaulliste étatique de 1er ordre, qui a écrit « quand la Chine s’éveillera » à la fin des années 60, typique de l’admiration béate des pseudo intellectuels français pour le Maoïsme, après avoir été déçus par le stalinisme, mais toujours dans le faux.
    Assez hallucinant l’aveuglement de ce monsieur sur la Chine et le socialisme, il croyais encore, comme toute l’intelligentsia française d’alors (et de maintenant !) que le socialisme/l’étatisme et l’avenir du monde …

  • L article est interessant car il pointe les problemes et montre que c est pas recent.
    Par contre, il n evoque helas aucune piste pour changer de cap a part dire, ce qui est vrai, qu il ny a pas de remede miracle.
    Personellement je suis assez pessimiste car je vois pas ce qui pourrait etre l electro choc qui permettrait d inverser la situation.
    Nous coulons lentement et une bonne partie de la population n a d autre but que de repousser les decisions afin de profiter d une position indue.
    C est pour ca que nous accumulons des deficits depuis 40 ans et qu il y a un concensus pour faire payer les jeunes generations (qui sont trop jeunes pour voter ou votent peu)

    Si on regarde derriere nous, c est l incapacité des dirigeants de la IV republique a larger l algerie et on ne pas ceder au lobby pied noir qui a permis a De Gaulle de revenir au pouvoir et d enclencher la modernisation de la France.
    Quel evenement permettra a la france d arreter le declin et de remettre en cause son etat providence ?
    Sachant que les 2 premiers postes de depenses sont le paiment des pensions de retraite et la securité sociale et qu il y a 15 millions de retraités, c est quand meme mal barré 🙁

  • Les Français veulent le communisme, ils vont l’avoir. Ça sera pas beau et faudra pas s’en plaindre.

  • Défiance : suite à une élection truquée, un incompétent manifeste a pris le pouvoir. Depuis, il fait n’importe quoi, le pire en priorité, raconte bêtises sur calembredaines, et erre dangereusement au bord du gouffre. Il paraît qu’il aurait chopé la covid. Tiens, c’est curieux, on aurait plutôt pensé à une autre infection en première intention.

    L’Etat obèse, c’était déjà pas beau à voir. On pensait avoir touché le fond depuis longtemps mais désormais, on creuse frénétiquement.

    L’Etat obèse socialoïde est non essentiel. Tôt ou tard, d’une manière ou d’une autre, il faudra mettre un terme à la nuisance publique.

  • Vous oubliez une des causes fondamentales de cette défiance généralisée:l étatisme et le corporatisme du modèle social françaisCeci a tres bien été étudié et démontré par deux auteurs d un petit livre intitulé »la societé de défiance,comment le modèle social français s autodétruit »,prix du livre d économie 2008.Ils prouvent avec justesse et chiffres à l appui que défiance et incivisme loin d etre des traits culturels immuables sont le fruit de notre systeme social instauré à l apres guerre.La France est engagée dans un cercle vicieux dont les couts économiques et sociaux sont considerables.lLe corporatisme qui consiste à octroyer des droits sociaux associés au statut et à la profession institutionnalise la segmentation des relations sociales;Il cree un enchevetrement de dispositifs particuliers à chaque corps qui favorise la recherche de rentes et entretient la suspicion mutuelle.L étatisme qui consiste à réglementer l ensemble des domaines économiques et sociaux dans les moindres détails vide le dialogue social de son contenu et favorise la corruption.Ce type d interventionne peut qu entretenir la défiance envers autrui, l economie de marché,les syndicats et les pouvoirs publics!A l inverse les modeles sociaux universalistes type pays du Nord de l europe sont plus favorables à la confiance.Un petit livre a lire ou relire d urgence!

  • La France est une surface d’environ 550 000 km2 administrée par des gens qui savent. Cette surface est divisée en territoires administrés par d’autres gens qui savent. Ces territoires sont divisés en d’autres plus petits et administrés par des gens qui savent aussi, mais moins que les autres. Et ainsi de suite. Ceux qui savent le mieux vivent à Paris, la capitale. les autres vivent dans les territoires de la république. Les habitants de cette grosse surface sont appelés des ressortissants. On les reconnait par une carte d’identité et un tas d’autres cartes, de papiers et de formulaires qu’il faut remplir et montrer aux gens qui savent.
    Les ressortissants essaient de gratter du pognon par le biais des gens qui savent, parce qu’ils ont des droits. De leur côté, les gens qui savent ramassent presque tout le pognon que les ressortissants arrivent à gagner parce qu’ils savent mieux comment le dépenser utilement (pour le bien des ressortissants). Ensuite ils distribuent une partie du pognon pour acheter les votes des ressortissants et ils crament le reste de façon savante avec plein de mots super bisous qu’ils ont inventé pour le bien de tout le monde et de la planète entière.
    Les gens qui savent font plein de trucs pour montrer qu’ils savent et que tout se passe bien grâce à eux. On appelle ça des lois, des décrets, des règlements, des normes. Et il en faut beaucoup parce que sinon tout va s’effondrer, ça sera l’injustice et le pognon ne sera pas bien distribué. Mais ça ne marche jamais à cause des chinois, d’internet et des américains qui pensent qu’à faire du bizness sur le dos de la France. Quand il n’y a plus assez de pognon, ce qui arrive tout le temps, les gens qui savent vont en demander à une grosse banque qui leur en prête des tonnes. Ils en prennent aussi aux ressortissants qui en ont encore, parce qu’ils savent qui en a trop. Les gens qui savent interdisent plein de trucs aux ressortissants parce que sinon ça serait la loi de la jungle et ça c’est dangereux et pas bisou du tout. Il y aussi plein de trucs qui sont obligatoires, c’est la solidarité inclusive écologique et citoyenne bio de proximité. Ça coûte un bras mais c’est très important. Les ressortissants n’aiment pas que d’autres ressortissants n’obéissent pas à ceux qui savent, même si ils essaient de faire pareil mais là c’est pas grave.
    Les ressortissants deviennent de plus en plus pauvres mais ils ne savent pas pourquoi, ils attendent qu’un grand type qui sait mieux vienne les sauver des autres gens qui savent. Il parait que ça arrive une fois par siècle… lol

  • J’ouvre mon exemplaire du « Mal Français », chez Plon, et je lis en page 528 : « achevé d’imprimer le 18 mai 1977″…
    Cela me fait penser, une fois de plus, au mot de Bainville : « Ce qui est étonnant, ce n’est pas qu’on ait déjà tout dit. C’est qu’on ait déjà tout dit en vain. »

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