Un second tour Macron Le Pen ? « Normal »

Le Pen et Macron au second tour ? Même si cela peut surprendre en première analyse, en réalité, tout ceci est parfaitement "normal".
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Un second tour Macron Le Pen ? « Normal »

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 24 avril 2017
- A +

Encore une fois, le peuple français se caractérise en faisant systématiquement à l’inverse du peuple anglo-saxon. Alors que ce dernier est toujours resté conscient de la manipulation des médias lorsque cette intelligentsia tentait de leur faire gober un « Remain » encombrant ou une Clinton corrompue, le peuple français, lui, a sagement choisi d’aller dans le sens désigné et de porter aux nues la création médiatique qui leur était offerte. Macron se retrouve donc au second tour.

Or donc, tout se déroule comme prévu : François Hollande, incapable de se faire réélire pour cause de quinquennat catastrophique, de bilan abyssal et de popularité microscopique, aura quand même réussi le tour de force de propulser son factotum au second tour de l’élection présidentielle. Chapeau, l’artiste politique !

On peut espérer que les deux semaines qui s’ouvrent à présent seront mises à profit par François Macron pour récompenser son électorat en livrant les points saillants de son programme, sans se contredire trois fois dans la même phrase et en donnant enfin quelques éléments tangibles, chiffrés et solides.

Plus probablement, on devra simplement se coltiner les tombereaux d’articles lacrymogènes d’une presse transie d’effroi à la perspective (largement fantasmée) d’une accession au pouvoir de Marine Le Pen : au moins notre petit marcheur pourra-t-il mener un âpre combat, repousser la bête immonde, son ventre fécond, ses heures les plus sombres et tout le tralala républicain, ce qui ne devrait guère lui laisser le temps de préciser sa vaporeuse pensée.

Quoi qu’il en soit, et au-delà de l’incroyable pari hollandesque réussi, on peut d’ores et déjà retenir quelques autres grandes leçons de ce scrutin.

L’effondrement des vieux partis

D’une part, le Parti Socialiste et Les Républicains ont vécu. Ces deux partis, fossilisés sur des paradigmes poussiéreux, viennent de s’effondrer. Si le score de Fillon laisse encore des espoirs à la droite de se recomposer pour les législatives, le score du Schtroumpf Frondeur atteste assez radicalement de la scission claire entre les vieux débris socialistes menés par Aubry et les brontosaures du même tonneau d’un côté, et l’aile sociale-démocrate, plus centriste, largement incarnée par un Macron qui peinera vraiment à faire croire qu’il est autre chose qu’au centre mou.

Une France encore plus pleine de collectivistes

D’autre part, Le Pen à plus de 20%, Mélenchon qui flirte avec ce chiffre, cela nous fait tout de même une belle brouettée de collectivistes qui rêvent humidement de prendre le pouvoir pour, enfin, faire rendre gorge qui à la finance apatride, qui à l’immigration patricide. Cela fait près de 40% d’électeurs encore et toujours attirés par l’impôt, la taxe, la ponction et un État fort. Cela fait toujours plus de monde délicieusement enivré à l’idée de pouvoir foutre (au choix) les noirabesétrangers ou les juifsbanquiers dehors. Ce n’est vraiment pas réjouissant.

Ce qui l’est en revanche, ce sont les petits couinements de déception des mélenchonistas : eh non, le Grand Soir, ce n’est pas encore pour cette fois-ci. Bien évidemment, leur vision de la démocratie se heurte assez violemment à l’exercice démocratique réel, ce qui provoque des petits prurits violents chez certains d’entre eux, ce qui n’étonnera que les plus naïfs.

Une trudeautisation de la vie politique française ?

Le second tour n’est pas joué et des surprises sont toujours possibles (depuis l’attentat en passant par des événements extérieurs majeurs, personne n’est à l’abri). Mais si l’on part sur l’hypothèse d’un Macron élu, on se retrouve dans une situation assez comparable avec ce que vivent nos amis Canadiens avec leur Trudeau Premier ministre : un social démocrate mou, qui ne propose à peu près rien de concret et a beaucoup misé sur son physique de jeune premier. Trudeau a tout de même marqué les esprits en favorisant la légalisation du cannabis et en ouvrant la possibilité d’exploitation des gisements de gaz de schiste. En France, rassurez-vous, il n’y aura rien de tout ça : les Français devront se contenter de jolies photos diplomatiques avec Manu et Brigitte, ce qui promet de bousculer du caniche, on en conviendra aisément.

Et au-delà, les législatives promettent à la fois une recomposition massive du paysage, et une probabilité non nulle d’une cohabitation ou d’un gouvernement mi-chèvre mi-chou dont on se demande exactement comment il pourra piloter la France vers la moindre réforme.

Un vrai bon retour au Normal.

La campagne, à présent, revient sur un mode normal, aussi normal que jadis le président Hollande : simple opposition entre un vrai bon petit gars républicain et l’hydre fasciste, il suffira de nous tympaniser sur ce thème pour que l’élection du Choisi se déroule sans problème. Ceux qui, à l’extrême-gauche, n’avaient que le peuple à la bouche en seront pour leur frais et montreront tout leur amour de la démocratie en grandeur réelle. Ceux qui attendent un grand procès Fillon où l’on y parlera du président à titre costume en seront eux aussi pour leur frais : il est assez probable que l’impétrant ne représentant plus une menace, ses ennuis judiciaires s’évaporeront gentiment.

La France pourra revenir à ses habitudes : le patinage artistique sur la dette, la gréviculture délétère, la taxation tous azimuts et le rattrapage budgétaire à coups d’impôts plus ou moins violents. Et comme je le disais dans un précédent billet, l’immobilisme faisant rage, on peut s’attendre à cinq nouvelles années d’illusions brisées et de déconfiture continue. Bref, le retour à la normale.

Chirac nous a fait regretter Mitterrand. Sarkozy aura relevé le défi avec brio et nous aura fait regretter Chirac. Hollande n’a pas baissé les bras et nous a largement fait regretter Sarkozy. Ne vous inquiétez pas : Macron sera à la hauteur et nous fera regretter Pépère ; maintenant, c’est en marche. Ou crève.
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  • Je commence à croire que ce pays est foutu….

    • Peut-être ou peut-être pas !
      C’est facile de tomber dans le défaitisme un peu comme le « tous pourri » et ne voir dans les candidats que leurs aspects collectivistes. Personnellement je n’ai pas voté mais je ne lapide pas Macron sur les simples faits électoraux programme compris. D’abord parce que le programme électoral est une chose -hein on devrait le savoir maintenant- ensuite parce que le bonhomme peut réserver de bonnes surprises puisqu’il n’est pas issu du sérail politicard idéologique classique, ce qui lui donne quelques libertés. Alors avant de sombrer éventuellement dans le pessimisme j’ai envie d’être optimiste d’autant qu’au libéralisme bien propre appliqué tout de suite avec des résistances de partout puis suivi d’une alternance en sens inverse, je préfère une progression graduelle mais durable.

  • Sauf si…
    Les italiens décident de sortir de l’UE en mars 2018…
    Alors peut-être verra-t-on les failles du systèmes apparaitre au grand jour

  • Pas grave ! On a déjà vendu les enfants pour supporter la dette, il suffira de vendre les petits-enfants aussi.

  • On commence avec le président Choisi ❗
    On fini avec un président Moisi ❗

    CPEF.

  • Je ne vois vraiment pas ce qui vous déplaît, quoi qu’il arrive, la finance libérale règne en maître:

    Le libéralisme passe en force.
    certes il n’est qu’économique…soyez patient.

    • Oui oui…

      sur 148 pays la France est classée:
      -137ème pour la fiscalité défavorable à l’investissement privé,
      -130ème place pour le poids global des réglementations
      -134ème pour les prélèvements obligatoires.
      -137ème pour les règlementations liées au fait d’entreprendre.
      -135ème pour la dette publique,
      -134ème pour le taux d’imposition en pourcentage des profits,

      • Oui oui…et 6 ème puissance économique mondiale.
        c’est bien que la soupe ne doit pas y être si mauvaise.

        • @leham
          6ème, 5ème pour certains, voire 9 ème pour d’autres.
          En même temps pour être Champions du Monde de la dépense publique et sociale, il faut bien une puissance économique.

        • leham: Oui oui…et 6 ème puissance économique mondiale.

          Je vous signal que 183 pays ont beaucoup moins de population, Youpie, la France est plus « puissante » que le Palaos et ses 21’000 habitants !


          Elle est aussi deuxième par la population des pays développés et malgré cela et tous ses atouts elle tombe à la 20ème place pour le PIB Par habitant en PPP et 13ème pour le pouvoir d’achat en Europe le tout en empruntant 4 milliards d’euros par semaine !

          • Voilà où je voulais en venir, suivant comment on utilise les chiffres, on leur fait dire ce qu’on veut.

            Intéressez vous donc un peu à la condition humaine plutôt qu’aux chiffres comme justificatifs de tout.
            L’homme n’est pas qu’un cerveau calculateur, enfin normalement.

            • Pour un type dont l’idéologie repose entièrement sur le racket des biens des autres, c’est plutôt amusant… 🙂

              suivant comment on utilise les chiffres, on leur fait dire ce qu’on veut.

              T’a pas fini de troller …

    • « la finance libérale règne en maître »
      Les ravages du mass media…

    • @leham
      WHAHAHAHA !!! « la finance libérale » « Le libéralisme passe en force. »
      Le document interne sur lequel est fondé la vidéo n’est rien d’autre qu’une prévision de ce que FH fera pendant sa campagne, et non un « plan » à faire appliquer à/par FH. Comme le dit le l’interviewé « Les marchés auront raison,peut-être pas moralement », parce qu’ils sont plus pragmatiques, et que pour faire de l’argent (dont les Etats sont hautement friands !) il leur faut comprendre les tendances politiques, sans filtre idéologique.
      Quoiqu’il arrive, le marché sera plus réactif qu’un gouvernement /Etat embourbé dans son idéologie, car si le marché ne s’en sort pas et s’effondre c’est la merde égale/équitable pour tous.

      • Vous ne faites que confirmer que la finance dite « libéralisée » dirige le monde quelque soit les choix de vie des peuples.
        Je vous l’accorde ce n’est pas très libéral au fond mais la réalité est ainsi, telle que vous la décrivez, des hommes cyniques et résignés devant les puissances financières.

        • J’ai écrit « pragmatique » concernant les financiers. Quand on a des politiciens résignés et cyniques c’est qu’on a des corrompus et des incompétents, alors qu’ils doivent être droits et intègres. J’ai aussi écrit « prévision », qui est nommée « scénario » par l’interviewé, alors je ne confirme rien du tout.
          De plus, ceux qui gouvernent devraient avoir honte de dire que d’autres qu’eux gouvernent (dans l’ombre/dans leur dos/à leur place/ mieux qu’eux… ah tiens ! ce dernier ils ne l’ont jamais dit !), comme le dit FH dans l’intro de votre vidéo.
          Quel que soit le choix de vie des peuples, ceux qui ne le respectent pas, ce choix, ce sont les gouvernements et les Etats pour lesquels ils officient.

          • « Quel que soit le choix de vie des peuples, ceux qui ne le respectent pas, ce choix, ce sont les gouvernements et les Etats pour lesquels ils officient. »
            Absolument, que fait la police !

            et les pragmatiques financiers sont ils blancs comme neige ? 🙂
            ce sont quand même eux à la base qui tentent d’imposer leur pragmatiques points de vue, contre vents et marrées…

            • leham: et les pragmatiques financiers sont ils blancs comme neige ? ?

              Non, mais quel rapport avec les 25% de jeune chômeur et les bas salaire français ?
              Quel rapport avec le fait que la France avec 57% du PIB de dépense contre 50% pour la Suède socialiste à des prestations sociale catastrophique en comparaison ?

              • ça je vous laisse chercher, je suis sur que vous allez trouver tout seul.
                l’indice est pourtant dans la vidéo…

                Bon aller, Rep: la finance pragmatique, sans état d’âme, est un rouleau compresseur.
                Si on ne joue pas le jeu de la finance/capitalisme on perd, et c’est le cas de la France, c’est simple, là voilà l’explication que vous ne voulez pas voir.
                « on ne peux pas vivre en France comme on le souhaite, la voilà la réalité, nous sommes contraints par la finance/capitalisme et donc à la base par la monnaie et le capitalisme , à vivre d’une certaine façon qui ne convient pas à une part importante de la population Française.

                C’est pas comme si tout était rare et que nous étions obligé de nous conformer à la finance/capitalisme, seul l’argent est rare au bon endroit et abondant au mauvais endroit, justement le dit système finance/capitalisme.

                Ça n’enlève rien au fait que nous ayons des efficiences à améliorer, on peut toujours faire mieux.

                • leham: Si on ne joue pas le jeu de la finance/capitalisme on perd

                  Toujours aucun rapport…
                  Les PME sont imposée à 65% et ce fric est pillé par les politiques et toute sorte de corporations.

                  • Don’t feed the troll

                  • Bah si vous venez de l’écrire le rapport…

                    La finance/capitalisme ne tolère pas que les PME payent 65% de charges liées à ce que les Français sont attachés à un certain modèle social.
                    La finance/capitalisme contraint par la force a alléger tout ça pour que le dit modèle social soit privatisé et qu’elle puisse se gaver au passage.
                    et vous « réaliste et pragmatique » d’acquiescer…

                    En fait la seule différence entre vous et moi est que vous préférez que se soit des intérêts privés qui se gavent et moi je préfère que se soit l’état qui se gave.
                    sauf que l’état c’est tout le monde et les intérêts privé restent bien privés, la différence est juste là.

                    • @leham
                      « La finance/capitalisme ne tolère pas que les PME payent 65% de charges liées à ce que les Français sont attachés à un certain modèle social. »
                      « Modèle social » qui coûte une fortune à ceux qui le financent et qui ont très peu de retour sur investissement, l’argent qu’ils versent disparaissant avant d’arrivée à sa destination.
                      La « finance/capitalisme » fuit les pays qui pratiquent ce modèle social. Il y en a encore en France parce qu’elle bénéficie d’une image ou d’une réputation de « pays libre » antérieure aux années 80.
                      Seul l’Etat impose et contraint par la force, et il ne tolère AUCUNE concurrence à son égard. Notre Etat est le premier financier/capitaliste de France, et il est nul dans ce domaine. (cf les résultats des entreprises d’Etat : S.N.C.F, E.D.F, etc…)
                      « et moi je préfère que ce soit l’état qui se gave. Sauf que l’état c’est tout le monde et les intérêts privé restent bien privés, la différence est juste là. »
                      Dîtes-nous ce que « tout le monde » a gagné avec les 100 milliards de pertes/dette des seules S.N.C.F et E.D.F ? J’ai une réponse déjà à vous fournir : des factures rétro-actives, belle inventions de l’Etat.

                    • leham: La finance/capitalisme ne tolère pas que les PME payent 65% de charges liées

                      Il faut être parfaitement stupide pour rendre moins efficaces voir tuer ses producteurs de richesses et d’emplois. Comme si un paysan vendait ses graines ou coupait ses arbres fruitiers avant la récolte.

                       
                      Ça n’a rien à voir avec la finance, mais avec le parasitisme qui dans la nature tue aussi l’hôte qui le fait vivre. Enfin, le parasitisme ça vous connaît n’est-ce pas, monsieur le rentier désœuvré.

                      leham et moi je préfère que se soit l’état qui se gave.

                      Vous choisissez le pot de fer, celui qui a le monopole de force, qui fait les règles du jeu sans contre-pouvoir et tire tous les bénéfices du détournement de l’état. Quelle bonne idée encore…


                      La France claque 7 points de PIB de plus que la Suède ultra-sociale et ce sont des privés qui doivent loger et nourrir les SDF… un comble ! Surtout vu les privilèges que s’accordent les élus et les corporations sur le dos des autres et en particulier des plus pauvres.

                    • @Ilmryn
                      Lorsque se sont 1% de la population mondiale qui détient plus que les 99% restant ça ne vous gène pas , vous justifiez que les richesses captées sont réinjectée dans l’économie,( ce n’est pas faux mais c’est parcellaire et partial, ça ne profite pas directement aux 99% restant, seulement indirectement )
                      je peux vous proposer exactement le même raisonnement pour l’état. Ce qu’il capte est réinjecté dans l’économie mais là ça ne vous convient pas…
                      Le système économique est un système fermé et non ouvert, rien ne part en fumée, juste que les richesses ne sont pas aux bons endroits pour que l’humanité vive sereinement, c’est tout ce qui m’importe.
                      Je vous laisse sortir votre joker argumentaire, je ne vais pas tout faire non plus 😉

                      Petite précision je suis simplement autoentrepreneur et non rentier désabusé lol et vous que faites vous dans la vie, car je m’interroge sur le profil psychologique qui mène a votre positionnement si pugnace. 🙂

                      PS: j’ai répondu 2 fois à STF mais ça ne passe pas, alors je laisse tomber.

                    • Pas de réponse sur le « flinguage des arbres fruitiers » et le « parasitisme » qui explose, encore, tes arguments. Leham tu es le champion du trolling.

                      leham: Ce qu’il capte est réinjecté dans l’économie, mais là ça ne vous convient pas…

                      Tu parles, si ça marchait la France serait un paradis et voilà pourquoi c’est stupide :
                      -L’argent est volé à des acteurs privés qui, eux, auraient eu à cœur de le faire fructifier efficacement et en toute responsabilité, c’est le leur.
                      -Au contraire cet argent est utilisé n’importe comment par des politiques dont le seul intérêt est de le distribuer à des amis, des corporations ou des électeurs à soudoyer.


                      7 points de dépense de plus que la Suède hyper-socialiste alors que les SDF et très pauvres sont abandonnés aux soins de la charité privée c’est un exploit, mais ils ne votent pas et ne manifestent pas n’est-ce pas. Tu n’as vraiment aucune empathie.

                      leham: je suis simplement autoentrepreneur

                      Tu parles, ça change à chaque fois, mais on t’avait bien coincé.

                      leham: Lorsque se sont 1% de la population mondiale qui détient plus que les 99% restant

                      Et c’est reparti, slogan no3 … Ce n’est pas la condition des pauvres qui t’importe, mais la seule jalousie qui te motive.


                      Bis repetitas. L’argent de ton « 1% » est entièrement dans des entreprises qui produisent salaires et richesses, en fait il ne les « possèdent » pas vraiment et leur valeur peut être parfaitement virtuelle à l’instar de Facebook. Ce chiffre est grossièrement faux comme tout ce que produisent les socialistes motivés par la jalousie et le pillage.


                      La preuve, le continent le plus pauvre, et de très loin, est celui où ton « 1% » est quasiment absent. En bref, tu n’as vraiment aucune empathie et juste de la place pour les trois mêmes slogans indigents qui reviennent en boucle.

            • Les financiers n’imposent rien du tout. Ils n’ont ni l’Assemblée Nationale ,ni la Police, ni l’Armée. Si vous pensez que les financiers vous imposent d’acheter quelque chose c’est que vous êtes un mouton.
              « Ce sont quand même eux à la base qui tentent d’imposer leur pragmatiques points de vue, contre vents et marrées… »
              Tout comme les juifs qui s’accaparaient les richesses des allemands, pour ensuite les dominer, grâce à des stratagèmes vicieux, etc… Allons rendez-vous compte de ce que vous écrivez.

              Pour revenir à ce que vous avez écrit plus haut, à 11h34 : où la finance gagne-t-elle quelque chose avec Macron, ou même le « libéralisme économique passé en force », quand E.M. veut « fixer le juste prix de l’alimentation » dès le mois de juillet ? Ici c’est l’exact opposé du libéralisme. La « finance libérale », je rigole encore !

            • @leham
              « Absolument, que fait la police ! »
              Rien ! La police n’est pas au service du peuple.

        • « Vous ne faites que confirmer que la finance dite « libéralisée » dirige le monde quelque soit les choix de vie des peuples. »
          Quels choix des peuples ? Le votre qui doit s’appliquer à tous car votre idéologie est la meilleure ? Ou un choix global respecté dans toute la richesse de ses différences ?

          Si la « finance » tient aussi longtemps dans l’histoire, c’est peut etre (hélas ou heureusement ?) que ça fonctionne ainsi ! Quoi qu’en veulent les idéologues !

          Quel que soit le nombre de référendums ou de majorités que vous pouvez obtenir aux élections, si vous lachez votre stylo, il tombe par terre. Loi de la gravité.

          Quel que soit le nombre de référendums ou de majorités que vous pouvez obtenir aux élections, si vous n’avez pas d’argent pour acheter un objet, vous ne pouvez pas l’acheter.
          Et si vous parvenez à le voler, d’une manière (vol) ou d’une autre (loi/impot), ça ne durera qu’une fois : Votre vendeur refusera de vous vendre la fois d’après. Et même si vous parvenez à le mettre en prison (loi encore) par ce qu’il aura refusé de vous le vendre, vous n’aurez même plus de vendeur…
          Et vous vous retrouverez seul avec votre idéologie.

          On n’aime ou on n’aime pas, mais la « finance » est un outil, et n’est qu’un outil.
          Mieux vaut la comprendre et l’utiliser à ses fins que la rejeter.

  • la finance socialiste (ou capitalisme de connivence, c est pareil) règne en maître, le libéralisme imposant nécessairement l’ indépendance des différentes parties, la finance ne peux pas être libérale

  • « Encore une fois, le peuple français se caractérise en faisant systématiquement à l’inverse du peuple anglo-saxon »
    Je serais beaucoup moins catégorique que vous H16, le 2ème tour, abstention et dégoût aidant, peut encore « surprendre ». La manipulation et gros moquage de visage sont tout de meme bien compris, meme par les français.
    En revanche, ce qui ne souffre d’aucune contestation, ce sont les 40% d’adultes français prêts a aller encore plus loin dans la distribution de richesses des autres, et plus loin dans les programmes liberticides.
    Ne plus payer impôts et autres gadgets -rackets fiscaux pour ces 40% est ma seule très maigre consolation du jour.

  • Merci h16 pour vos articles. Même dans ces circonstances, la lecture de textes lucides rédigés avec la juste dose d’humour corrosif fait chaud au coeur.

  • Je ne m’inquiète pas pour le petit Macron ,il finira par faire la fête comme les autres à la lanterne….Avec ses potes de promo et ira rue du cirque en Tesla sport goûter au chaud bizness.

  • En marche vers l’abîme ….

  • Excellent article de H16 !
    Cela dit, une fois le retour à cette inévitable et médiocre normalité, un sujet finira par refaire surface : les calomnies dont Fillon a été victime, car s’il n’est pas condamné, ça va faire du grabuge dans le petit monde politique. Et les manipulations de Hollande/Taubira sur la magistrature et l’appareil d’état vont éclabousser tout ce qui s’apparente de près ou de loin à la tribu socialiste….

  • Excellent article de H16 !

  • Pas « anormal » dans les circonstances, en tous cas.

    La contradiction fondamentale entre « modèle social et fiscal français » et participation à des systèmes commerciaux et monétaires européens et internationaux dysfonctionnels qui se traduit en chômage de masse structurel et endettement croissant est laissée inchangée. Normal, car aucun des représentants des partis dits de gouvernements n’a oser s’y attaquer.

    La contradiction perdure donc mais il faut un nouveau visage pour l’incarner, histoire de faire croire à un changement. Macron était le mieux placé pour faire office de nouvelle façade. Normal. Si la façade est nouvelle, la substance est bien sûr la même que celle des Giscard, Fabius, Rocard, Balladur, Chirac, Juppé, De Villepin, Hollande, bref celle de « l’énarwchie compassionelle de marché » qui n’a pas attendu Macron pour transcender les partis de gouvernement et se maintenir au pouvoir en toutes circonstances malgré des résultats très faibles qui ont fait gagner aux extrêmes des parts de marché inespérées. L’oligopole de « l’énarchie compassionelle » avait déjà dans les faits rendu obsolète la segmentation gauche – droite de gouvernement, dépourvue depuis un moment de valeur explicative et opérationnelle Et se réduisant à la manipulation de totems purement symboliques. Les institutions ne font que s’adapter avec retard aux faits et le nouveau parti qui va se reconfigurer autour de Macron aura au moins le mérite d’une plus simplification du paysage politique : le parti du « consensus de Paris » s’unifie au centre pour se consolider et se maintenir au pouvoir malgré ses pertes de parts de marché au profit des extrêmes. La reconfiguration se formalisant post et non pas pré-élection présidentielle, Macron devait nécessairement rester vague sur le programme, histoire de laisser le plus de marge possible. Le parti du « consensus de Paris » devient ainsi le seul parti de gouvernement, flanqué par les extrêmes de chaque côté. Normal.

    Il me semble en effet peu probable que Le Pen l’emporte même si son score pourrait doubler par rapport à son père en 2002 et que l’abstention pourrait augmenter au second tour. Dans cette hypothèse, ainsi élu sur une plateforme de demi-mesures vagues et ambiguës, et coincé des deux côtés par des extrêmes qui aboient d’autant plus fort qu’ils se rapprochent inexorablement du pouvoir à mesure que la contradiction fondamentale persiste, le gamin qui parle pour ne rien dire a une marge de manœuvre des plus étroites. La même politique qui a échoué ces 43 dernières années continuera d’être mise en œuvre. Aux fluctuations du cycle européen et mondial près, aucun changement de tendance ne devrait donc être perceptible en France, la synthèse d’objectifs internes et externes incompatibles restant impossible. Il faut donc s’attendre à ce le parti désormais unique du « consensus de Paris » continue de générer déceptions et frustrations et continuent de se faire rogner des voix par les deux extrêmes. Et ce jusqu’à ce que, d’une façon ou d’une autre, la contradiction fondamentale soit résolue.

    Pour résoudre la contradiction fondamentale de façon satisfaisante de leur point de vue, les libéraux français devraient doser différemment leur appréciation des facteurs internes, européens et internationaux susceptibles de mener au redressement. Pontifier en permanence sur les bienfaits du libre échange intra-européen et international déséquilibré en proposant de faire porter tout le point de l’ajustement sur les facteurs internes ne peut qu’être une stratégie perdante dans ce débat qui sera celui des prochaines années. Relire Maurice Allais qui avait tout prédit.

    En attendant, souhaitons tout de même bonne chance au gamin qui parle pour ne rien dire car nous sommes tous, in fine, dans le même bateau.

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