Quand Macron voulait rendre la vie des Français plus facile…

Ce qu’il faut craindre, c’est qu’avec le temps les Français finissent par s’habituer à ce que les hommes de l’État agitent la carotte et le bâton pour les faire avancer.

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Quand Macron voulait rendre la vie des Français plus facile…

Publié le 13 décembre 2020
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Par Francis Richard.

Dans son programme de candidat à l’élection présidentielle de 2017, Emmanuel Macron disait, entre autres promesses, vouloir rendre la vie des Français plus facile (page 22) : eh bien, c’est « en marche » !

Lire aujourd’hui ce point de programme confirme, s’il en était besoin, que les promesses n’engagent que ceux à qui elles sont faites et surtout pas ceux qui les font : les hommes de l’État souvent varient, bien fol qui s’y fie.

Il était dit notamment dans ce point du programme : « Que de temps perdu en démarches administratives, en renouvellements de papiers »… Depuis, la vie des Français s’est effectivement beaucoup simplifiée…

Vos papiers ! Pour simplifier la vie des Français ?

Sous prétexte de virus, pour ne pas perdre la main, les hommes de l’État ont décidé de continuer à compliquer la vie des Français. Ainsi les attestations ne disparaîtront-elles pas à la date du 15 décembre.

À partir de 20 heures jusqu’à 6 heures du matin, Jean Castex dixit, il faudra en effet disposer des bons Ausweis pour circuler pendant la Sperrstunde1 faute de quoi, ce sera encore et toujours 135 euros qu’il faudra casquer.

Le couvre-feu aurait dû débuter à 21 heures. Ce sera 20 heures. Se posent alors des questions que ne désapprouverait pas Roland Magdane : Que se passe-t-il entre 20 heures et 21 heures ? Est-ce que le virus attaque juste après 20 heures ?

Quoi qu’il en soit, ça peut rapporter gros. Il n’y a pas de petits bénéfices. Depuis le début du deuxième confinement, à la date du 10 décembre, 2 924 775 contrôles ont été effectués et 285326 procès-verbaux dressés…

Cette fois, juré, craché, ce sera fait « avec tact et mesure, mais il n’y aura pas de consigne d’indulgence », dixit Jean Castex.

La crise économique n’est pas due au virus !

Dans le point de programme sus-dit, il était écrit, à la même page, que « certains [entrepreneurs] passent plus de temps à lutter contre les contraintes administratives qu’à développer leur entreprise ».

Aujourd’hui c’est encore mieux, les hommes de l’État tuent les entreprises en les contraignant à s’arrêter. Bien sûr, ils les aident avec un argent qu’ils n’ont pas mais qu’ils dépensent sans compter.

Or l’argent gratuit n’existe pas. Tôt ou tard, il faudra payer. Ils commencent par la dette, mais ils savent pertinemment que les impôts suivront pour la rembourser et/ou que les épargnants trinqueront.

La crise économique est donc due non pas au virus couronné, qui a bon dos, mais aux erreurs de l’État commises au printemps et qui n’ont pas servi de leçon pour endiguer la contamination de l’automne.

Une stratégie perdante

Pour en finir avec le confinement, le docteur Macron a fixé un seuil : pas plus de 5000 cas par jour. Jean Castex, la voix de son maître, a confessé le pourquoi du comment de ce nombre fatidique :

« C’est le niveau à partir duquel nous pouvons réduire durablement le niveau de pression sur nos services hospitaliers et reprendre le contrôle de l’épidémie en traçant et cassant toutes les chaînes de contamination sans recourir à des mesures de confinement ou de freinage. »

Comment ce nombre est calculé ? Mystère. Ce qui demeure, c’est l’aveu que les services hospitaliers ne sont toujours pas à même de faire face à un nombre de patients qui n’est pourtant pas énorme.

La réponse se trouve dans la bouche d’Olivier Véran. La stratégie perdante adoptée est la suivante : Tester, alerter, protéger.

La stratégie gagnante

La stratégie gagnante de quelques pays asiatiques et du Pr. Didier Raoult est, dans l’ordre :

  • Protéger : il faut porter le masque quand on est malade ou que la distanciation physique ne peut être respectée (le cas des soignants), se laver régulièrement les mains à l’alcool etc.
  • Tester : il faut procéder à un dépistage massif.
  • Isoler les malades : il faut le faire pour éviter la contamination des autres.
  • Traiter : il faut soigner les malades et laisser aux médecins la liberté de prescrire et aux patients de choisir le traitement après avoir été informés.

Manque cruellement dans la stratégie française le dernier verbe d’action : au lieu de traiter les malades à un stade précoce de la maladie, on attend, jusqu’à ce qu’ils soient en détresse respiratoire, doivent être hospitalisés et viennent finalement occuper les lits de réanimation…

L’État s’immisce dans chaque moment de la vie des Français

Les hommes de l’État, qui ont choisi, sans que leur soit donné mandat, de privilégier le sanitaire à l’économique, se croient permis, pour leur bien, de s’immiscer dans chaque moment de la vie des Français.

Comme vu plus haut, ils leur donnent la permission de 20 heures (il est loin le temps de la permission de minuit…).

Dans la journée, parce qu’ils ont été sages, ils leur permettent de faire ce qu’il leur plaît.

Ils fixent le nombre de convives adultes qu’ils peuvent avoir à leur table, six tout au plus, indépendamment de l’espace disponible chez eux.

Ils les privent de musées et de spectacles, que ce soit le cinéma ou le théâtre : ils n’ont qu’à regarder la télé pour bien se faire laver le cerveau par les valets de presse.

Ils leur disent comment traiter leurs anciens (les remiser à la cuisine par exemple).

Ils ne leur donnent pas encore la permission d’aller au restaurant ou dans un bar, mais ça viendra s’ils sont sages.

L’habitude

Comme ils auront pris goût à soumettre les Français, les hommes de l’État ne sont pas prêts à leur rendre toutes les libertés individuelles qu’ils leur ont confisquées. Il leur suffit de prendre le bon indicateur.

Au début de la crise sanitaire, c’était le nombre de morts ; puis ce fut le nombre de patients admis en réanimation ; enfin ce fut le nombre de cas. Encore que tous les doutes soient permis sur l’exactitude de ces nombres.

Ce qu’il faut craindre, c’est que les Français, avec le temps, finissent par s’habituer à ce que les hommes de l’État agitent la carotte et le bâton pour les faire avancer. Étienne La Boétie disait :

La première raison de la servitude volontaire, c’est l’habitude.

Sur le web

  1. Couvre-feu en allemand.
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  • Emmanuel Macron restera comme l’une des plus grandes impostures de l’Histoire de France. Présenté à son avènement comme l’agent du renouveau, il n’était que le produit de la caste énarcho-affairiste qui voulait préserver ses prébendes. Censé redynamiser le pays, il l’a définitivement mené à la ruine. Prétendant incarner l’ouverture et le dépassement des clivages, il a instauré une authentique dictature. Supposé être d’une intelligence supérieure, il n’incarne en définitive que la bêtise et l’arrogance.

  • quand on n’est pas capable de diriger un pays avec intelligence , on le fait avec la menace ; c’est ainsi que le font les dictateurs , quel que soit le niveau de la dictature , douce ou dure ;

  • Le bâton… ou la matraque?…

    • Peu importe. Le titre est très adapté à la situation. À un détail près : Est-ce que l’âne est du bon côté de l’histoire ?

  • « En politique, rien n’arrive par hasard. Chaque fois qu’un évènement survient, on peut être certain qu’il avait été prévu pour se dérouler ainsi. » (Roosevelt)
    Cette crise est politique et non sanitaire. N’oublions pas que, lorsque Macron a arrêté le pays, nous avions moins de 100 morts.
    Même si l’épidémie était réelle, ce sont des décisions politiques et un gonflement artificiel des chiffres qui ont justifié, a postériori le confinement. Qui était une décision politique rise au niveau mondial.

    • Pour compléter mon propos,…
      Avez-vous remarqué que l’on parle de distanciation sociale alors que, si le problème êtait médical, on parlerait de distanciation sanitaire? C’est bien un nouveau oaradigme social qu’ils veulent instaurer.
      Et ce dès la petite enfance. En témoigne le spectacle musical imposé à des élèves de maternelle avec la « chanson des gestes barrière ».
      Leur inculquer qu’il faut instaurer des barrières entre les gens, quelle belle façon d’instaurer dans les jeunes cerveaux les bienfaits du « diviser pour régner ».
      Autre chose aurait été de leur apprendre à se laver les mains régulièrement. Le pire est que beaucoup de parents et d’enseignants n’y trouvent rien à redire.

      • @la petite bête ! + 1000 – Ils se sont trahis eux-mêmes en utilisant ce terme, car en effet ce serait distanciation sanitaire qui est adapté. Séparer les gens, les rendre méfiants les uns vis à vis des autres, (c’est distanciation sociale) leur apprendre la peur du gendarme, (c’est didacture) leur apprendre les bonnes manières – Tu t’opposes ? allez 135 € d’amende ! C’est plus de 10 % d’un smig ! dans ces conditions tout le monde ou presque file doux ! C’est une situation dingue ! mais le dire c’est être complotisme, alors chut!!!! dormons !

  • tant que la peuple accepteras la situation, ça ne changera pas même avec le vaccin. Et il faudra changer de gouvernement, pour amélioré le pays.

  • La discipline des Français est incroyable. Dans mon quartier, ils se promènent tous avec le masque et probablement l’Ausweis dans la poche.

    • Ils n’ont peut-être pas compris en quoi ne pas le faire changerait ce qu’il faudrait changer…

    • Pour bcp de gens, 135€, c’est dissuasif…

      • + 1000
        Et c’est la VRAIE raison de la « discipline » des Français : la PEUR (de l’amende s’ils n’ont pas l’Ausweis, de la mort qui les menace s’ils ne suivent pas les consignes -absurdes-). Tout le reste n’est que fariboles en Absurdistan.

      • A mon avis, ça n’a pas d’importance et c’est sans aucun doute contestable en justice puisque l’état ne fournit pas les cerfa, la parole de la personne est donc valable même sans écrits.. Tout le monde n’a pas forcément d’imprimante, ni la possibilité d’écrire sans fautes le document plus l’absence de connaissance du document.
        Cette attestation n’a donc pas d’existence legale.

        • Vous ne voudriez pas tenter l’expérience ? Afin qu’un tribunal se prononce. Si vous avez raison, vous passerez pour un héros auprès de (quasi) tous les français. Dans le cas contraire ……..

      • @LeGoret
        Bonjour,
        C’est dissuasif car les français sont fauchés.
        Pour ma part, 135 euro représentent 16% de mon salaire.
        Les racailles de ma commune sortent sans papier, ni Ausweis, ni d’identité. Les policiers les laissent circuler puisqu’ils ne peuvent pas remplir le P.V.

      • Eh oui !
        Et ça n’empêche pas nos Tartuffes au pouvoir d’en appeler à la responsabilité des gens…
        Mais quelle responsabilité à part celle d’obéir aux contraintes strictes qui sont fixées ?

    • Le pire, c’est que, si vous lisez le célèbre décret du 29 octobre 2020, modifié plusieurs fois depuis, il ne parle JAMAIS de l’attestation !
      Il dit au contraire qu’il faut pouvoir justifier que la raison de son déplacement est une de celles autorisées, par un document quelconque.
      Nos technocrates sont allés jusqu’au bout (encore que, ils ont probablement encore de la ressource…) de l’absurdité, en remplaçant en pratique la fourniture d’une preuve du respect des règles (discutables), par une auto-attestation de ce respect.
      Certes certains policiers demandent des justificatifs (une fois, on m’a demandé de justifier que mon père était bien vivant et avait 94 ans, donc je pouvais aller le voir chez lui).
      Mais la plupart se contentent de scanner le QR code.
      Ce système est donc encore plus pervers car ce sont les Français eux-mêmes qui s’auto-enferment dans cette logique absurde.
      Mais, soyons honnêtes, on ne peut pas demander aux Français de se battre sur cet aspect, au risque d’avoir les 135€ d’amende, alors qu’ils sont souvent dans la mouise depuis le début de ce bazar.

  • « rendre la vie des Français plus facile… » En prison, la vie est plutôt facile…?

  • La stratégie gagnante de quelques pays asiatiques et du Pr. Didier Raoult est, dans l’ordre :
    Protéger […] Tester […] Isoler les malades […] Traiter…

    En début d’épidémie oui, quand on ne connaissait pas bien le virus.
    Aujourd’hui qu’on le connaît mieux, et que l’on sait que sa dangerosité est de l’ordre de celle d’une bonne grippe saisonnière, il faut juste informer les Français, et les laisser libres – et responsables – comme on le fait pour la grippe saisonnière.
    Et bien entendu libérer la médecine à tous les niveaux : de ville, comme hospitalière.

    La stratégie suivie par les hommes de l’État est exactement inverse : elle consiste à profiter de l’occasion pour s’approprier un maximum de pouvoir (et des avantages qui vont avec) au détriment des Français, traités comme des enfants, voire du bétail. On est même en droit de se demander si la destruction de l’économie dont nous sommes témoins (et victimes) n’est pas voulue, dans le sens où cela ne peut que conduire à rendre les Français encore plus dépendants financièrement de l’État.

    Je partage la conclusion de l’auteur : le fait que les Français s’habituent à ces restrictions de libertés, à la perte de leurs emplois et de leur autonomie financière, est redoutable ; nous nous habituons à la servitude.

    • « nous nous habituons à la servitude. »

      Il n’y a pas trop le choix à part l’exil, vu la violence qu’emploie l’Administration pour soumettre les citoyens et l’absence complet de contre-pouvoirs.

    • Jacques B. Les fonctionnaires et les retraités eux ne sont pas impactés par la crise économique due aux décisions du gouverne-ment. Et si on y ajoutent les chômeurs, on arrivent à plus de 50% du corps électoral qui veut être protéger quoi qu’il en coûte pour les autres…

    • « on sait que sa dangerosité est de l’ordre de celle d’une bonne grippe saisonnière »
      Pas tout à fait: beaucoup plus dangereuse pour les personnes âgées (>65/70 ans), et moins grave qu’une grippe (qui n’est pas une maladie bénigne) en dessous.

      • Ma réponse a été supprimée, apparemment… pas d’accord avec vous, en substance : je maintiens ce que j’ai écrit plus haut, que vous n’avez pas bien compris, apparemment.

    • L’analyse de Charles Gave : https://institutdeslibertes.org/covid-ils-nous-prennent-vraiment-pour-des-imbeciles/

      Remarquez les courbes de mortalité comparées de la France, de la Suède, du Danemark.

  • « La stratégie gagnante de quelques pays asiatiques et du Pr. Didier Raoult est, dans l’ordre :

    Protéger : il faut porter le masque quand on est malade ou que la distanciation physique ne peut être respectée (le cas des soignants), se laver régulièrement les mains à l’alcool etc.
    Tester : il faut procéder à un dépistage massif.
    Isoler les malades : il faut le faire pour éviter la contamination des autres.
    Traiter : il faut soigner les malades et laisser aux médecins la liberté de prescrire et aux patients de choisir le traitement après avoir été informés.
    Manque cruellement dans la stratégie française le dernier verbe d’action : au lieu de traiter les malades à un stade précoce de la maladie, on attend, jusqu’à ce qu’ils soient en détresse respiratoire, doivent être hospitalisés et viennent finalement occuper les lits de réanimation  »
    Le quatrième point est peut-être le plus important : d’après le professeur le nombre de morts serait diminué de moitié , et la peur aurait disparue de la tête des français

    • Le Pr D Raoult refuse de se p^lier au serail , il n’a que sa science et son expérience a mettre au profit des pâtients, pour leur guerison; Il n’a pas les puissances d’argent pour lui; Le poête a dit .. la verité , il doit etre éliminé !

  • Les commentaires sont fermés.

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