Covid, couvre-feu, hôpital, étatisme : ils n’ont toujours rien compris !

Aucune leçon n’a été tirée de la manière dont l’Allemagne s’en est sortie, par comparaison à la France !

Par Nicolas Lecaussin.
Un article de l’Iref-Europe

On pensait que la terrible crise provoquée par la pandémie au mois de mars avait enfin appris à nos politiques l’humilité et la lucidité. Que face à l’impréparation et à la désorganisation d’un État obèse et impuissant, ils avaient compris que les solutions se trouvaient ailleurs, dans le secteur privé et concurrentiel qui, lui, avait continué à fonctionner normalement.

Malgré le confinement, c’est grâce aux entreprises privées du secteur alimentaire et des communications que la vie s’est maintenue vaille que vaille et qu’on a pu même travailler à distance. L’État a failli au printemps, c’est un constat qui paraissait plutôt partagé par de nombreux analystes et plusieurs politiques.

On réforme rien, on ne change rien !

Mais non. Comme si de rien n’était, on ne réforme rien, on ne change rien. Dans le secteur hospitalier, on accorde des primes mais on ne change pas un système qui, contrairement à ce qui est souvent dit, dispose d’un budget plus élevé que tous les autres pays européens. On ne touche pas à la bureaucratie ou aux 35 heures, principaux coupables des dysfonctionnements. Aucune leçon n’a été tirée de la manière dont l’Allemagne s’en est sortie, par comparaison à la France !

Pire encore, les politiques deviennent de plus en plus « protecteurs ». Ils savent tout et s’occupent de tout à notre place. L’intervention télévisée d’Emmanuel Macron le 14 octobre dernier est symptomatique. Comme d’habitude (une tradition « monarchique » française), il s’invite au journal de 20 heures. Les « journalistes » face à lui ne sont que des ramasseurs de balles. Il dit que nous devons aérer nos logements (!) et décrète le couvre-feu, sans aucun débat, ni avec le Parlement, ni avec les spécialistes.

D’ailleurs, pourquoi n’a-t-il pas créé une Assemblée ou un Grand Débat sur ce sujet ? Très inquiétantes, ces paroles sur les libertés individuelles qui sont passées comme une lettre à la poste : « On s’était habitués à être une société d’individus libres. Mais nous sommes une nation de citoyens solidaires. »

Non, nous sommes et nous serons toujours une société d’individus libres. Ce n’est pas à l’État de décider à notre place et la solidarité ne se décrète pas. C’est la responsabilité qu’il faut encourager.

Macron aurait du lire (et combien de médias en ont parlé en France ?) La Déclaration de Great Barrington

Plus de 10 500 scientifiques et plus de 29000 médecins ont signé ce texte dans lequel ils déclarent :

« Inquiets des impacts physiques et mentaux causés par les politiques actuelles contre le Covid-19 [et] nous recommandons une approche alternative que nous appelons Protection focalisée (Focused Protection). »

Ils plaident pour plus de lucidité, pour une vie normale, contre le confinement ou des mesures excessivement restrictives :

« Conserver ces mesures en attendant qu’un vaccin soit disponible causera des dégâts irréparables. Les couches sociales les moins favorisées seront les plus touchées.[…]Heureusement, notre compréhension du virus s’améliore. Nous savons que la vulnérabilité à la mort par le Covid-19 est plus de mille fois plus haute parmi les personnes âgées et atteints de certaines maladies que chez les jeunes. En effet, pour les enfants, le Covid-19 est moins dangereux que bien d’autres maux, y compris la grippe. »

Il faut protéger les plus vulnérables mais la vie doit continuer normalement. Pourquoi instaurer un couvre-feu à 21 heures qui ne sera de toute façon pas respecté, alors que l’on se bousculera le lendemain dans le métro, les bus, les tramways ? À quoi sert de sonner la fin des repas au restaurant à 21 heures, s’il remplace celui qu’on aurait pu prendre au même endroit deux heures plus tard ou si le déjeuner du lendemain peut durer toute l’après-midi ?

Nous déresponsabiliser, les politiques savent faire. Comprendre que cela nous exaspère à juste titre, c’est au-delà de leurs capacités cognitives, Ils ne sont pas formatés pour comprendre qu’ils n’ont rien compris, et cela risque de nous coûter très cher.

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